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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Protégeons nos écosystèmes. Ce combat est vital pour nous tous. Et je le dis ici avec force, les abysses ne sont pas à vendre. Et pas plus que le Groenland n'est à prendre. Pas plus que l'Antarctique ou la haute mer ne sont à vendre. Pas plus que les licences de pêche des pays en développement ne sont à donner. Pas plus que les données scientifiques ou la sécurité des populations littorales ne sont à sacrifier.
réalité, les deux causes principales de destruction de l'océan, du climat et donc de l'humanité, parce qu'il s'agit de nous maintenant. C'est vital pour l'espèce humaine. C'est vital. La première cause de destruction aujourd'hui, c'est évidemment les émissions de CO2 emportent des tas de conséquences dramatiques. Et la deuxième cause de destruction historique de l'océan, c'est la pêche industrielle. Eh bien, figurez-vous que ces deux éléphants dans la pièce, que sont les émissions de CO2 et la pêche industrielle, ne sont pas adressées, ne sont pas prévues de façon ambitieuse dans les négociations. Donc c'est, je pense, un moment de lamentation des ONG qui sont d'ailleurs parquées. Dans une zone à part de la conférence, histoire que vraiment on se tienne sagement, éventuellement déguisé en baleine pour quelques images d'illustration des journaux télévisés. Pourquoi c'est
si difficile d'obtenir des signatures ? Il y a une trentaine de pays, je crois, qui l'ont déjà signée pour le traiter. Et il en faut 60. Il faut 60 États. Pourquoi c'est difficile vu le peu d'ambition que vous décrivez ? Pourquoi ils ne répondent pas et vu la gravité de la situation
? De toute façon, le traité haute mer, c'est un traité qui ne règle pas du tout les problèmes qu'on vient d'évoquer. Le traité haute mer, c'est globalement un traité qui va servir à plein de choses sans doute, mais certainement pas à régler le problème de la pression de la pêche parce que le mot pêche... cité une seule fois dans tout le traité. Donc les lobbies de la pêche industrielle, les mêmes qui nous mettent une telle pression, y compris physique, aujourd'hui qui nous menacent de mort en permanence, etc., ces mêmes lobbies, en fait, se sont arrangés pour que le traité international sur la haute mer soit une coquille vide, en fait, qui ne les concerne pas. Ça ne sera même pas une avancée si ce traité était signé ? En fait, ils sont en train de remplir le sommet international de l'océan de ce traité-là qui a sa vie de toute façon. Bien sûr, c'est très bien qu'ils le signent. Mais vous voyez, ce n'est pas ça un progrès. Parce que ça, ça a eu lieu, ça a été 20 ans de négociations, ce traité haute mer. Donc c'est quelque chose d'onusien, c'est quelque chose de très long. En fait, on voit bien qu'on ne règle aucune des urgences. L'urgence, c'est d'avoir des aires marines vraiment protégées. Et la France s'accorde vraiment à faire en sorte que le mot protection... ne protège en réalité que les destructeurs de l'océan. Donc si on veut gagner quelque chose de concret, c'est d'avoir une exclusion des navires industriels de plus de 25 mètres, de toutes les eaux côtières du littoral mondial. Donc d'enlever en fait les unités industrielles qui font plus de 25 mètres, qui vont jusqu'à 140 mètres, qui viennent... piller les eaux des pêcheurs cotiers du monde entier. Il y a des emplois, des usines qui sont menacées. D'une part, et aussi, juste pour terminer ma pensée, sinon les gens pensaient que je... Mais la deuxième vraie victoire, ce serait d'avoir des airs marines protégées où les méthodes de pêche destructrices, comme le chalutage pélagique, le chalutage de fond, c'est des méthodes qui raclent tout, qui attrapent tout, sont interdites. Et ça, ça voudrait dire que la France fait enfin ce qu'elle clame faire, c'est-à-dire... Écoutez la science, parce que la science mondiale a dit très clairement qu'une aire marine protégée ne peut pas s'appeler protégée si on fait passer en permanence des méthodes de pêche destructrice. Et sur ces deux enjeux, que sont le fait d'avoir d'une part des aires marines réellement protégées qui interdisent les pêches destructrices et de l'autre, d'interdire les bateaux de pêche industrielles dans les zones côtières, ce qui permettrait de régénérer les écosystèmes marins. proches des côtes, qui sont les plus fragiles, mais aussi les plus productifs, et de mettre à l'abri les pêcheurs côtiers de cette concurrence déloyale au niveau mondial, ça permettrait justement de retrouver de la vitalité dans les ports de pêche en France comme au Sénégal, vous comprenez ? Et ça, ce serait sérieux. Ça, ce serait à la hauteur du défi. Eh bien, au lieu de ça, on continue à prendre ces grands éléments de langage, à utiliser les traités qui ont lieu et qui sont donc des processus onusiens très longs, comme le traité haute mer ou le traité contre la pollution plastique, mais ils ont une vie. A eux, en fait, ces traités-là.
Où est l'ambition ? Il y a quand même 8 millions de tonnes de plastique chaque année. Juste pour revenir sur les aires marines protégées, le prénom n'en est loin parce que le président américain Donald Trump vient d'autoriser au mois d'avril la pêche commerciale dans de larges portions d'une énorme aire marine protégée du Pacifique. C'est une violation du droit de la mer ? Alors
pas du tout. Ça veut dire que simplement, imaginez-vous que ce que Trump vient de faire dans un de ses actes de démence, on va dire, il vient en autorisant la pêche dans les zones protégées. Ce que ça nous dit, c'est qu'aux États-Unis, il y avait des aires marines vraiment protégées. C'est-à-dire que la France n'est même pas au niveau de ce qu'aujourd'hui Trump peut casser. On n'arrive même pas. C'est-à-dire que nous, aujourd'hui, ce que Trump fait, c'est ce que la France fait. C'est-à-dire que c'est ce que la France... Nous, on a... Pas d'air marine protégé, à part des minuscules confettis qu'on ne peut pas avoir sur une carte. On a moins de 0,1% de nos eaux qui sont protégées dans nos eaux territoriales autour de la France, dans nos eaux métropolitaines. On est la seconde puissance maritime. On a une responsabilité absolument gigantesque. Si nous, on avait dit à la communauté internationale, écoutez, on a des objectifs, 30% de protection d'ici 2030, c'est merveilleux, mais il va bien falloir définir ce que ça veut dire protéger, parce que sinon, ça reste des coquilles vides. Eh bien, on a fait le contraire. En fait, on a utilisé cette plateforme. 'avoir l'ensemble des États qui viennent à nous pour s'assurer que protéger ne veuille jamais dire protéger, et que maintenant, on pousse les éléments de langage copiés-collés des lobbies de la pêche industrielle qui disent « on va faire de la protection au cas par cas ». Et on voit en fait que ces éléments de langage des lobbies sont passés entièrement dans les éléments de langage de la présidence de la République et maintenant de la Commission européenne. Enfin, vous voyez en fait, la France, au lieu d'être sérieuse et de prendre sa responsabilité... vis-à-vis des humains, en fait. Je ne vous parle même pas des baleines, quoi. Juste des humains stabilisés, le désastre empêché qui n'empire, en fait. Au lieu de faire ça, on utilise notre force diplomatique pour détruire l'ambition des autres pays. Et on a même attaqué le Royaume-Uni parce que le Royaume-Uni avait eu le toupet d'interdire les méthodes de pêche destructrices dans ses airs marines protégées.
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