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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
pour commencer, le challenger Nicolas Maillard-Rossignol, maire de Rouen, est en train d'arriver sur ce plateau. Bonsoir, merci d'être avec nous. Bon, vous espériez le ralliement du troisième homme, Boris Vallot. C'est raté, il va voter pour Olivier Faure. C'est perdu d'avance pour vous, demain, vous rentrez à Rouen sans accéder à la tête du Parti Socialiste
? Non, d'abord, je suis très heureux d'être à Rouen, mais non, ce n'est pas du tout perdu d'avance. Comme il l'a dit, vous parlez de Boris Vallot, c'est une décision personnelle. Il y a plein de soutien de Boris Vallot. premier tour, qui ont déjà exprimé leur soutien à ma candidature pour le second tour. Pour une raison très simple, c'est que ce parti doit changer. Il doit changer, il doit s'affirmer par le travail, par les idées. Qu'est-ce qu'on a vu là ? De moins en moins de militants, on n'en a jamais vu aussi peu, des débats. Des débats quand il y en a, parce que même le premier secrétaire les esquive. Vous auriez aimé qu'il y ait un débat, mais pourquoi il n'y en a pas eu alors ? Il faudra demander à celui qui les a refusés. Moi j'ai toujours dit, quand le parti socialiste était fort, quand il gagnait des élections, il y avait des sensibilités différentes. Emmanueli, Strauss-Kahn, Aubry, Royal. Et il y avait des affrontements idéologiques. Quand on interroge sur les débats,
il dit « mais moi j'ai débattu dans les fédérations, il n'y a pas besoin de faire un débat sur un plateau de télévision ».
Moi je crois au contraire qu'on a besoin d'un parti socialiste qui s'affirme par ses idées, par ses propositions, et que la confrontation des idées, qui serait respectueuse sur la forme, ce n'est pas une question de… Évidemment, on partage évidemment des valeurs, elle est essentielle pour montrer qu'un parti, ce n'est pas juste un appareil. Il ne faut pas confondre les deux. Moi, je veux un parti qui vive une famille politique. Et une famille, on peut s'engueuler des fois sur le fond, mais on vit ensemble et on bosse ensemble surtout. Qu'est-ce que vous dites à celui qui va vous succéder
dans un instant, Olivier Faure ? Est-ce que si vous gagnez, vous l'associerez ? Et si vous perdez, est-ce que vous travaillerez avec
lui 'abord, moi je l'ai proposé, je crois que je suis le seul d'ailleurs à l'avoir dit très clairement. Je veux une direction qui fasse toute sa place à toutes les sensibilités. Parce que ce qu'on a vu, écoutez, on est si peu nombreux, on ne va pas commencer à se taper entre nous. C'est idiot. On a besoin d'être ensemble. Et moi j'ai envie que justement on ait un parti qui s'affirme. Donc tout le monde a sa place. dans la direction. Et on a besoin de cette complémentarité. Moi, mon objectif, c'est de faire émerger une équipe, une dream team. Il faut un premier secrétaire de mission. Il faut aussi qu'il soit clair sur les ambitions personnelles. Moi, je n'ai pas d'ambition personnelle. C'est-à-dire qu'il soit clair ? C'est que Olivier Port... L'élection présidentielle. Ah, il veut être candidat avec son présidentiel ? Là encore, il faut lui demander. Je lui demande régulièrement. Il ne ferme pas la porte, mais il ne dit pas qu'il va être candidat avec son présidentiel. Tour de France. Vous avez vu que c'était un Tour de France un peu particulier. Non, mais je ne veux pas faire de procès d'intention. Non, non, non, soyons clairs. Vous expliquez qu'il y a des ambitions cachées. Non, non. Chacun a le droit d'avoir des ambitions personnelles. Moi, je n'ai jamais été pour cette forme de façon jésuite de dire qu'on fait de la politique, qu'il n'y a pas d'ambition des personnes. Bien sûr qu'il y a des ambitions des personnes. Simplement, je dis que l'état du parti socialiste aujourd'hui est si grave qu'on a besoin d'un premier secrétaire qui soit complètement à cette tâche-là. C'est quoi votre principale différence avec Olivier Faure, Nicolas Maier-Rossignal ? La clarté et l'affirmation. C'est ça la première grande différence. La clarté sur les alliances en particulier, sur les valeurs. C'est-à-dire que vous ne le trouvez pas clair sur les alliances ? Les Français ne nous le trouvent pas clair. Les Français nous le disent tous les jours. Il lui dit qu'il n'y aura plus d'alliance avec la France insoumise. Claire sur la ligne, d'abord. Et il faut poser les questions clairement aussi, si demain il y a une dissolution. sait, d'ailleurs, est-ce qu'on est prêt ? Parce que, franchement, est-ce que le Parti Socialiste est prêt sur le fond ? Aujourd'hui, s'il y avait une dissolution, ça pourrait arriver dans un mois. On ne l'est pas. Donc, clarté et affirmation. Moi, je suis maire, donc je sors dans la rue à Rouen ou ailleurs, les gens m'interpellent. Et quelle est la ligne du Parti Socialiste ? Sur les retraites, sur la sécurité, on parle de sécurité, sur l'immigration, sur l'écologie, sur le pouvoir d'achat, sur l'économie, sur la production. sur l'industrie. C'est intéressant que vous parliez des
retraites. Vous, votre position sur les retraites, c'est quoi ? Un projet porté par un patron du Parti Socialiste, Nicolas Maier-Russignol, est-ce que c'est le retour à 60 ans ? Est-ce que c'est le retour à 62 ans ? C'est quoi la réforme des retraites ?
Moi, je pense qu'il faut dire deux choses. D'abord, la réforme d'Emmanuel Macron, elle est injuste. Pourquoi ? Parce qu'elle a supprimé des critères de pénibilité. Donc, vous revenez dessus. Ah oui, bien sûr. Donc retour à 62 ans. Non, je vais être très précis. Un, il y a un conclave en ce moment. En fait, je reprends à peu près ce que dit Marie-Lise Léon ou Laurent Berger à l'époque. C'est-à-dire d'essayer de trouver un compromis sur l'âge légal de départ à la retraite. Et effectivement... on peut le faire revenir vers 62 ans, plus en sport. Mais si 63, ça vous irait ? Mais ce que j'essaye de dire, c'est qu'il y a 6 à 10 ans de différence, d'espérance de vie, d'espérance de vie entre un cadre et un ouvrier. C'est là qu'on doit travailler. Tout le monde comprend bien, franchement. Moi, à Rouen, les ouvriers à Rouen comme ailleurs, ils vous le disent tous les jours, tout le monde comprend bien. selon votre parcours de vie, et aussi selon que vous êtes un homme ou une femme, parce qu'il y a aussi cette inégalité-là. Si vous allez travailler comme cantonnier, si vous avez transporté des charges lourdes, si vous avez été exposé aux hydrocarbures, ce n'est pas la même chose que si vous avez travaillé dans des bureaux. Tout le monde comprend bien ça. Et donc il faut moduler. la durée de cotisation, pour pouvoir partir de façon différente, y compris moins de 60 ans, pour certains métiers extrêmement pénibles. En tout cas, dire on revient à tous, tout le monde revient à 62 ans, ce n'est pas raisonnable. Je pense que dire que pour tout le monde, ce que disait la NUPES, revenir à 60 ans pour tous, c'est mentir. Et 62 aussi ? 62, ça peut être une barrière générale, mais il faut moduler pour que certains qui ont une carrière... et qui ont bien gagné leur vie, qui ont eu une carrière moins pénible, puissent partir plus tard, et ce n'est pas grave, et qu'à l'inverse, qu'on ajoute des critères de pénibilité. Je vous donne un exemple. Vous travaillez aux urgences au CHU, vous ne croyez pas que ce n'est pas pénible ? C'est extrêmement dur, y compris mentalement. Est-ce que c'est pris en compte aujourd'hui ? D'ailleurs, ce sont souvent des femmes. Est-ce que c'est pris en compte ? Pas du tout. Voilà ce genre de pénibilité-là qui devrait être pris en compte. J'ai encore deux
questions à vous poser, Nicolas Maillard-Rossineau. La première, est-ce que Olivier Faure, puisque vous le... pas que vous l'accusez, mais en tout cas vous expliquez qu'il faut qu'il y ait de la clarté sur les ambitions, est-ce que ça ferait un bon candidat à l'élection présidentielle
sera aux Français d'en juger. Ce que je sais en tout cas, c'est qu'aujourd'hui nous sommes dans un congrès pour élire le premier secrétaire du Parti Socialiste, qui est dans un État qui n'est pas bon. Il y a de moins en moins de militants, il n'y en a jamais eu aussi peu. C'est
quoi le
candidat
idéal pour vous ? C'est quoi ?
C
'est Raphaël Glucksmann plutôt ?
Moi, je n'en sais rien à ce stade. Ce que je sais... Attendez, on va être clair. Si vous voulez être patron du Parti Socialiste. Non, excusez-moi, mais aujourd'hui, la gauche, elle est nulle part à l'élection présidentielle. Moi, je ne fais pas de langue de bois. La gauche, elle ne gagne pas à l'élection présidentielle aujourd'hui. Elle pèse moins de 30% en reprenant tous les partis ensemble et elle n'atteint même pas le second tour. Donc, la vraie question... 'est est-ce qu'on continue dans cette stratégie qui jusqu'à présent a été plutôt dominée par la France insoumise, mais qui au final est perdante, ou bien est-ce qu'on fait émerger à gauche une gauche qui est clairement à gauche, moi j'ai aucune leçon de gauche à recevoir, et je demande d'être jugé sur les actes des politiques que je mène. Moi je mène l'union de la gauche tous les jours à Rouen, avec des écologistes, avec des communistes, j'ai même élevé dans mon conseil de la métropole rouennaise, avec Place Publique. Émerger un pôle de gauche, clairement à gauche, mais clairement républicain, sans compromission sur la laïcité, sur l'universalisme, ce sont des sujets absolument majeurs, pro-européens, et qui n'ont pas de tabou sur des questions qui sont au cœur des préoccupations des Français, la sécurité
par exemple. Une dernière question, est-ce que vous considérez comme Olivier Faure que Bruno Rotaio, le ministre de l'Intérieur, attise ce qu'il appelle un racisme d'atmosphère ?
pense, et en cela je partage une partie de... Je n'aurais peut-être pas utilisé cette expression, mais je pense que quand on est ministre, et en particulier ministre régalien, on doit faire attention aux mots qu'on emploie. Et j'observe depuis maintenant plusieurs mois, plusieurs années, et pas seulement de la part de M. Retailleau, mais effectivement... Mais racisme d'atmosphère, c'est la bonne expression ? Cette tendance à, vous savez, c'est ce qu'on appelle la fenêtre d'Overton, à mettre dans le débat, comme si c'était des mots acceptables... le sentiment de submersion, les barbares. Barbares, ça veut dire étrangers quand même, alors que je signale quand même que les auteurs des troubles et des dégradations sont des jeunes Français. mettre des civilisations, attaquer le voile en sous-entendant, en gros, que tous les Arabes seraient musulmans et que tous les musulmans seraient islamistes. C'est ça, l'espèce de doxa qu'on entend derrière. Je ne dis pas que c'est dit explicitement, je dis que c'est insidieux et que quand on est ministre, on doit faire très attention aux mots que l'on emploie. Et on observe clairement une dérive là-dessus, qui d'ailleurs profite à qui ? Profite à l'extrême droite. Et ça, c'est très grave.
Merci Nicolas Maillard-Rossinol d'être venu ce soir dans Tout le monde veut savoir. Vous pouvez donc laisser votre place à celui qui est le favori de cette élection. Allez-y, on va avoir cette chorégraphie entre vous deux. Ah voilà, il y a une accolade, il n'y a pas de poignée de main, mais bon, en même temps, non, c'est une accolade.
Là parce qu'en tête on est devant vous, mais la réalité c'est qu'on n'a effectivement aucune raison de ne pas se saluer, de ne pas s'apprécier et avoir aussi à gérer nos différences parce qu'on est dans un parti démocratique. et que c'est pas mal la démocratie.
Oui, mais alors, bonsoir Olivier Faure, merci d'être avec nous. Pour revenir tout de suite sur ce que vient de dire Nicolas Maier-Hussineud sur la question du débat, pourquoi vous n'avez pas voulu débattre avec lui une grande formation politique qui a donné deux présidents à la Ve République qui ne veut pas faire de débat sur un plateau de télévision ?
Mais d'abord, je l'ai déjà fait à plusieurs reprises. Et j'ai toujours pensé, oui, pas cette fois-ci. Oui, moi là, je parle de cette élection. Je l'ai fait dans les autres congrès. Pourquoi je ne veux pas le faire ? Parce que je ne veux pas rendre les positions des uns et des autres irréconciables. Je connais les vertus de la télévision, j'en connais aussi les défauts. Et je sais que dans ces cas-là, le ton monte, qu'on cherche à faire le gros bras. Et puis à la fin... On ne peut plus se parler et on n'arrive plus à travailler ensemble. Moi, ce que je veux, c'est rassembler les socialistes. Ce que j'ai fait depuis deux ans, figurez-vous. On avait dit que le Congrès de Marseille, c'est horrible, c'est affreux, il s'entretue. Mais la réalité, c'est que depuis deux ans... Non, pas du tout, mais le débat, on l'a eu tous les soirs. Cette semaine encore, j'étais avec Nicolas Méliès-Rossignol en débat à Amiens. C'est vous dire à quel point je ne crains pas le débat et je l'ai eu pendant ça fait deux mois qu'on est sur les routes et tous les soirs, on se retrouve les uns et les autres pour débattre et je l'ai fait parce que c'est un débat interne. Mais vous n'avez pas eu de débat Rotaillot-Wauquiez non plus parce que nous n'avons pas forcément... intérêt à exposer aux yeux du monde des désaccords qui sont des désaccords parfois assez incompréhensibles du point de vue de l'extérieur. Donc voilà, mais bien sûr que le débat est parfaitement légitime et reconnaissez que ce parti socialiste est un parti de débat.
En
quatre ans... C'est le troisième congrès que nous organisons.
Olivier Faure, vous êtes premier secrétaire du Parti Socialiste depuis 2018. Je vais redonner les quelques chiffres du premier tour, ce qu'on appelle les votes sur les textes d'orientation. 23 000 votants, à peine 40 000 militants. Quel échec ! C'est votre échec d'avoir un parti réduit à seulement à peine 40 000 militants, là où il y a 20 ans, ils étaient plus de 200 000, seulement 23 000 votants. Quand on sait que les Républicains, il y avait quasiment 100 000 personnes qui ont voté pour départager Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau, vous prenez votre part dans cet échec
Mais d'abord, je vais commencer par vous dire que les règles sont différentes. Si on avait accepté l'idée que tout le monde peut voter en adhérant la veille, nous aurions certainement eu des milliers de militants supplémentaires. Il y avait des règles aussi
pour les Républicains ? Non, pas du tout.
La règle, c'était 15 jours avant. Non, non. C'était quelques jours avant. Sur les Républicains. J'en ai parlé avec eux, ils m'ont dit quelles étaient leurs règles. Chez nous, c'est six mois de cotisation. Enfin, c'est six mois. pour arriver à être votant, et c'est des cotisations, et ce n'est pas des cotisations mineures. Et donc c'est la raison pour laquelle, effectivement, il y a moins de personnes. Mais la réalité, quelle est-elle ? C'est que nous avons perdu des militants. À quel moment, à votre avis ?
Quand
je suis arrivé, moi ? Non. On a perdu les militants, on en a perdu 100 000
pendant
le quinquennat 2012-2017. Donc vous en êtes encore
à jouer le coup de l'inventaire de François Hollande, alors qu'on est en 2025 ? Mais vous
m'interrogez, je vous réponds. Et je vois bien que certains auraient envie de pouvoir m'attribuer, en fait, y compris les échecs des autres. La réalité, c'est que nous avons, au contraire, reconstruit un parti, renouvelé les générations, renouvelé les équipes, fait en sorte de faire émerger de nouveaux talents aussi, ce qui est une des grandes fiertés de ce mandat. Mais donc la situation du PS aujourd'hui, c'est à cause de François Hollande ? Mais pas du tout, ce n'est pas ce que je vous dis. Ce que je vous dis, c'est que si vous voulez comparer... Comparé avec la République en marche, combien il y a eu de votants à leur congrès pour élire Gabriel Attal ? Très peu. Très peu. Autour de 10 000. Bon, voilà. Écoutez, je suis fier d'être dans un parti qui, même si c'est dans l'opposition,
fait mieux. Là encore, puisque on n'a pas pu organiser de débat, mais j'imagine que vous avez entendu ce qu'a dit Nicolas Maillard-Rossignol, il dit, moi, dans les différences que j'ai avec Olivier Faure, c'est qu'il faut de la clarté sur les ambitions des uns et des autres. Et au fond, il dit, Olivier Faure, en fait, il fait tout ça parce qu'il a envie d'être candidat à l'élection présidentielle. Non,
Je veux bien entrer dans ces débats qui n'ont aucun sens pour les gens qui nous regardent. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, les socialistes, les communistes, les écologistes, les ex-insoumis, Raphaël Luxman, aucun d'entre nous n'est en mesure de prétendre à quoi que ce soit. Enfin, on est très très loin du compte. On est dans une situation où l'extrême droite est à 40% dans les sondages. Et vous pensez que c'est le moment pour tout le monde de s'égayer ? J'en vois d'ailleurs beaucoup qui soutiennent Nicolas Mérot-Rossignol en pensant eux-mêmes que s'ils prenaient le parti demain, ils pourraient être candidats. je pense à France Hollande, je pense à Carole Delga, je pense à Karim Boehramran, qui ont tous fait état de leurs ambitions présidentielles. Ce n'est pas mon cas. Ce n'est pas mon cas. Je n'ai jamais dit ça. Vous n'avez aucune ambition présidentielle. Je vous ai dit la chose suivante. Je vous ai dit, moi, je souhaite un candidat commun à tout cet espace qui va de Ruffin à Glucksmann. Et le moment venu, on choisira le meilleur ou la meilleure. Et à ce stade, je ne sais pas qui sera le meilleur ou la meilleure, mais pour l'instant, ce que je vois, c'est que personne n'est en mesure de... contrecarrer les ambitions de l'extrême droite, ce qui me navre, et c'est la raison pour laquelle je me bats de toutes mes forces pour que nous arrivions d'abord à une plateforme commune et ensuite à un candidat commun. Et donc, en vous disant que je veux un candidat commun, c'est bien l'expression de quelque chose de clair, c'est vous dire que je suis loin de chercher à imposer une candidature, je cherche encore à dire qu'il faudra faire le choix parmi celles et ceux qui, nombreux, de toute la gauche,
peuvent
être en mesure de nous
faire gagner. Autre reproche qui vous est fait, une forme d'ambiguïté vis-à-vis de la France insoumise, je voudrais vous faire écouter ce que disait Manuel Bompard. le coordinateur de l'FI ce matin chez nos confrères de TF1.
deux disent qu'ils ne veulent plus travailler avec la France insoumise. Il y en a un qui le dit plus fort que l'autre. Ah bon ? Vous avez l'impression ? Je ne sais pas, je lis ce que les gens disent. Les deux disent que c'est un parti rabougri et divisé et qui prendra en tout état de cause une décision de rabougrissement et de division.
Décision de rabougrissement et de division. Je laisse ces mots-là pour Manuel Bompard. Moi, je souhaite au contraire faire émerger une offre politique qui ne se limitera d'ailleurs pas au seul Parti Socialiste, je vous l'ai dit, parce que je souhaite que toute la gauche qui refuse l'alignement sur Jean-Luc Mélenchon puisse se retrouver et puisse faire émerger une offre qui soit de la nature à aborder le second tour et à gagner le second tour. Jean-Luc Mélenchon est un candidat. qui est parfaitement capable d'atteindre effectivement des scores importants sur un premier tour. Mais chacun le sait bien, il est celui aussi qui au second tour est le plus mauvais candidat pour la gauche parce qu'il est celui qui coalise la droite avec l'extrême droite. Et moi ce que je veux, ce n'est pas simplement témoigner, ce n'est pas simplement faire un tour de piste avec l'idée que ce serait déjà pas si mal. Ce que je veux... Ce n'est pas résister, c'est gagner pour demain. Gouverner et faire en sorte que nous puissions changer effectivement la vie des Français. Est-ce que vous
pouvez dire avec beaucoup de certitude qu'il n'y aura plus jamais d'alliance avec la France insommite
Mais je vous ai dit de Ruffin et de Glucksmann, qu'est-ce qui n'est pas clair ?
jamais. C'est-à-dire que si demain il y avait une dissolution, si demain il y avait de nouveau un péril d'une victoire du Rassemblement national, est-ce que vous excluez tout à fait la possibilité d'une nouvelle alliance avec la France internationale ? J'ai
écouté tout à l'heure ce que disait en fait Nicolas Maillard-Rossignol. Et j'ai écouté surtout ce que tous ces gens-là ont pu dire. Parce que quand j'ai proposé le nouveau Front populaire avec François Ruffin, c'est comme ça que c'est né le Front populaire, eh bien qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce qu'il y en a un seul d'entre eux qui a dit non, non, je ne veux pas rentrer dans le nouveau Front Populaire ? Ils sont tous venus de François Hollande à Carole Delga. Et je continue en vous disant que quand le 7 juillet, le nouveau Front Populaire est en tête et que tout le monde pense que... la tradition républicaine soit respectée par le président de la République. Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que vous croyez que ces gens-là boutent quelque part ? Non, Nicolas Mérocinel, il est derrière moi, juste derrière moi, et il est bien entendu prêt à venir gouverner avec les uns et les autres. Alors, ce que je vous dis, c'est que moi, j'ai une grande fierté. Je finis d'un mot en vous disant que si je suis face à l'extrême droite, comme c'était le cas au mois de juillet, il y avait une possibilité pour l'extrême droite de gagner. Et grâce au Front populaire, puis grâce au Front républicain, nous avons conjuré cette perspective-là. Je n'en ai aucun remords. Au contraire, j'en suis fier. Et donc, je le dis, je me battrai toujours face à l'extrême droite et je ferai toujours tout ce que je peux pour éviter à la France
ce cauchemar. Un mot encore avec vous, Olivier Faure. Vous avez reproché à Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur, d'être responsable, je cite, d'un racisme d'atmosphère. Est-ce que vous considérez qu'il y a un racisme systémique en France ?
Je ne dirais pas qu'il est systémique, je dirais qu'il est très important et que malheureusement, il y a des gens qui flattent ces sentiments. Et il suffit de reprendre toutes les déclarations de Bruno Rotaio depuis des années pour voir qu'il a à chaque fois cherché à lier immigration et insécurité, qu'il a cherché à dire, y compris parfois, qu'il y avait même des régressions ethniques. Il est raciste,
Bruno Rotaio ?
Je ne dis pas qu'il est raciste, je n'en sais rien. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il est clientéliste. Et qu'aujourd'hui, il cherche une chose, c'est effectivement à flatter. un électorat dont il pense qu'il pourrait le récupérer demain, celui de l'extrême droite, raison qu'il fait tout pour ça. –
Il accuse la gauche et la France Saint-Louis de la même chose, de clientélisme vis-à-vis d'un certain électorat. – Prouvez-moi que je suis clientéliste. – Ce n'était pas vous, j'indiquais la réponse que faisait Montretaillot. – Peut-être, mais
qu'il me prouve en quoi je serais clientéliste. Moi, je n'ai jamais cherché à flatter quiconque. Quand je dois dire la vérité à quelqu'un sur son comportement, je le dis. Je ne suis pas à chercher à lier tel ou tel comportement. à telle ou telle ethnie ou religion. Ce n'est pas mon cas. Donc je ne vois pas en quoi je pourrais être accusé de clientélisme et ni même je ne défends jamais quiconque alors même qu'il est coupable. Donc ça me paraît évident.
En fait, j'ai encore une autre dernière question. Pour un parti progressiste comme le Parti Socialiste, est-ce que c'est dommage que les deux candidats à la tête du parti, et il y avait d'ailleurs Boris Vallaud juste avant, soient tous des hommes
c'est dommage. C'est dommage. Mais reconnaissez aussi que nous avons aussi eu une femme comme première secrétaire, une très belle, très grande première secrétaire Martine Aubry. Nous avons eu deux candidates à l'élection présidentielle. Ce n'est pas le cas de tout le monde.
Donc la prochaine fois, vous laisserez votre place à une femme. C'est bien possible. Merci beaucoup Olivier Faure d'être venu nous voir ce soir dans Tout le monde veut savoir.
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