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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Monsieur le Président, enchanté. Très belle rénovation. Très bien. Si vous pouvez remettre ça à votre réponse, je serai ravie.
Je suis
désolée, j'ai vu ce que j'ai vu.
Merci. C'est gentil. Merci beaucoup.
Vous allez bien ? Ça va, je vous remercie. Enchanté. Mais
pas
dans les logements rénovés, par contre, monsieur le président. Donc nous, on aimerait aussi qu'on oblige un peu les bailleurs. Parce qu'il y a besoin, il y a un grand besoin. Il y a besoin de rénovation. Oui. On a froid l'hiver.
C'est vrai qu'on a très très peu de maison là-dessus, et donc du coup on a quelques difficultés, notamment de capillarité.
Je suis moins content d'être là parmi vous. Ça va ? Bonjour. Bonjour. Tout va bien
?
Oui, ça va.
Merci.
Aide-soignant ? Enchanté. Vous êtes aide-soignant ? Dans un foyer d'accueil médicalisé.
Juste pour dire,
les accords de branche, la convention 66. Oui, je travaille de nuit, 5 heures, 2 week-ends par mois. Je touche pas plus de 1900 euros net. Et en fait, pourquoi ? Parce que votre accord de branche, la convention 66, c'est une convention qui ne paye pas. Donc je suis obligé de faire de l'intérim en plus. Il faut qu'on pousse pour gagner un peu plus. Alors c'est quelle convention ? La 66. Convention 66. Oui, c'est avec d'autres employés d'envie.
Oui,
il
faut que ça se refait derrière.
Merci,
parce qu'on a besoin de soigner comme vous. madame, vous allez bien ? Oui,
ça va bien. Bonjour ma fille.
Vous allez bien ? Oui. C 'est vrai, vous avez aidé. Et vous êtes bien suivi ? Oui,
ça
va. À l'hôpital ? ça nous ferait plaisir.
Merci
beaucoup. Merci à vous, monsieur le Président.
Merci, M.
Président.
Sauf qu'on arrive à renouveler les médecins qui se portent à la tête.
Puis les pompiers et tous ceux qui ont besoin d'être aidés. Parce que dans le vol, le résultat pari, c'est désastreux. C pas ça, M. le Président, mais il y a un moment, les gens, ils sont... On ne l'a dit pas crête.
On ne lâche pas, il faut continuer de
se battre, c'est ce qu'on fait. Puis il faut fermer le rugby pour certains.
Bon courage. Merci, monsieur. Bon courage à vous. Bon courage à vous. courage à vous. Bon courage à vous. Bon courage
à vous.
Bon courage. ...
Monsieur le Président de la République, il me revient l'honneur de vous accueillir ici aujourd'hui dans cette salle. Je vous laisse saluer également Madame la Ministre Valérie Létard. Monsieur le ministre Marc Férachy, mesdames et messieurs les parlementaires, mesdames et messieurs les élus. Bienvenue ici dans cette salle Pierre d'Arambert, sur le bassin minier. Salle qui a été rénovée en 2015. Et pour la petite anecdote, il y a neuf ans, pile, jour pour jour, que nous avons inauguré cette salle. En présence du prince d'Arambert, qui était l'arrière-petit-fils du directeur de la compagnie des mines dans un. Voilà donc on vous souhaite la bienvenue et je vous laisse la parole.
beaucoup monsieur le maire pour l'accueil. Madame, monsieur le ministre, mesdames, messieurs les parlementaires, monsieur le président de la région, monsieur le président du département, mesdames, messieurs les présidentes. et président, maire, élu, mesdames et messieurs, en vos grades et qualités. D'abord, je suis très heureux de vous retrouver et d'être à vos côtés en cette journée. Pardon de vous avoir fait attendre. Ça, c'est les cadeaux du président du département. Mais ça dit un peu quelque chose, d'abord de l'explication de mon retard, puisqu'on était adoués chez Envision, et c'est au fond notre histoire, l'histoire de cette terre, du bassin minier. dont nous sommes collectivement fiers. Et puis c'est une partie de son avenir, c'est-à-dire d'un renouveau économique, mais aussi éducatif, social, culturel, en matière de logement, d'urbanisme, qu'il nous faut construire. Et je sais combien, ici je parle devant des élus qui se sont battus depuis des décennies, pour certains d'entre vous, des entrepreneuses et entrepreneurs, pour tout faire pour qu'en quelque sorte... le bassin minier, l'arrêt de son activité, les difficultés ne soient pas une fatalité et qu'on construise justement un avenir. Et je veux remercier toutes celles et ceux qui, ces dernières années en particulier, n'ont pas ménagé leurs efforts. Et moi, je suis heureux de vous retrouver ici, à Amber, après Bully-les-Mines, Lens, Liévin et beaucoup d'autres de nos déplacements pour... consacrer ce projet commun. Alors l'engagement pour le renouveau du bassin minier, puis après on aura l'occasion d'échanger ensemble, et je voulais faire un peu le, si je puis dire, le point des travaux. C'est ce que j'aime bien faire pour voir ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, et voir comment faire évoluer les choses. Donc l'engagement pour le renouveau du bassin minier est signé en 2017 par l'Etat avec 11 collectivités locales, un pacte de 10 ans, reposant sur... cette confiance dans la capacité justement à innover, à embarquer public et privé. Et depuis 2017, ce sont 1,3 milliard d'euros qui ont été engagés. Et pour le bassin minier, donc pour sa transformation. Et je voudrais revenir sur chacun des grands chantiers, des piliers de ce projet. D'abord, le premier chantier, c'est la rénovation des cités minières. Et j'étais là à l'instant avec quelques habitants. Les uns... Félicitant d'ailleurs, vous félicitant pour les travaux qui ont été faits et heureux d'habiter dans des logements rénovés, les autres demandant que leurs logements puissent être éligibles maintenant à la procédure. Alors je parle sous contrôle de Madame la ministre, mais le RBM visait la rénovation de 23 000 logements et met l'accent donc sur les 35 cités qui sont les plus dégradées. A ce jour, on a 15 500 logements qui ont été entièrement remis à neuf. et près de 10 000 logements qui sont en chantier. Ce qui veut dire que nous dépasserons d'ici à deux ans les engagements qui avaient été fixés en 2017. Par ailleurs, et je sais que c'était une des inquiétudes qui étaient relayées tout à l'heure, je m'étais engagé en 2022 à ce que les 100 millions d'euros d'aide à la pierre annoncés en 2017 soient consommés à fin 2023. Ça a été réalisé. Et nous arrivons à un cumul de 124 millions d'euros fin 2024, avec encore 7,5 millions d'euros qui seront prévus pour 2025. Ce qui représente un total engagé à la fin de l'année de 131,5 millions d'euros, ce qui veut dire qu'on a déjà dépassé d'un tiers les montants qui avaient été annoncés en 2017 sur la partie logement. Ça ne faut pas lâcher, et ce n'est pas ici que je vais dire que c'est à la fois... Un élément clé sur le plan social, pour le bien-être des familles, c'est un élément clé quand on veut recréer des emplois et l'attractivité, ce qu'on est en train de faire. Et puis c'est un élément clé parce que c'est la cohérence avec notre agenda de rénovation énergétique et de diminution de la consommation, parce qu'on le sait bien, c'est là où il y a la plus grande injustice. Alors à côté de ça, il y a les espaces publics des cités minières. En matière de financement, ce chantier, on l'a démarré ensemble, on en était quelques-uns. dans cette salle, à Liévin, en février 2022. Puisque, à juste titre, c'était un retour des maires, qui était de dire très bien, vous refaites les logements, mais il y a des espaces publics, on ne met pas assez, on n'arrive pas à transformer assez vite, il faut avancer. Et donc, en matière de financement, ce chantier qui a été démarré, accéléré après 2022, représente aujourd'hui 63,5 millions d'euros engagés, sur les 100 millions d'euros qui avaient été... annoncé au départ. Et donc on tiendra la trajectoire, et je veux ici vous confirmer, pour lever tous les doutes s'il y en avait, que les 36,5 millions d'euros restants seront bien totalement engagés pour financer justement les espaces publics sur les 35 cités minières prioritaires définies telles qu'en 2018. Je sais que les parlementaires qui sont là, en particulier dans les commissions ad hoc, suivront la bonne réalisation de tous ces travaux. Donc ça c'est sur la partie logement. On a fait mieux que prévu sur la rénovation des logements, mais il ne faut pas lâcher. Et sur espace public, on ira au bout de ce qui a été engagé et on doit continuer ce travail. Côté insertion, tout ce travail représente 1,1 million d'heures d'insertion réalisées depuis 2017. Ce sont environ 1 600 bénéficiaires depuis 2018 grâce au partenariat qui a été mené avec le Conseil départemental du Nord, mais également du Pas-de-Calais. et au marché public de rénovation des cités. L'Etat a également ouvert un dispositif expérimental de 2000 contrats initiative emploi ERBM, ce qui représente une opportunité inédite pour l'embauche justement dans le bassin minier et un vrai levier de dynamisme. C'est pourquoi sur la période 2025-2027, là aussi je parle en regardant ce qu'on a su faire ensemble, le préfet de région... en lien avec le Conseil départemental, va prolonger cette expérience avec 400 contrats ERBM supplémentaires qui seront cofinancés. Parce qu'on a vu que ça marchait, que c'était quelque chose qui nous permettait d'aller de l'avant et justement d'avoir des résultats. La deuxième priorité... du programme ERBM, c'est la transition écologique et énergétique dans le bassin minier. C'était celle qui avait été fixée en 2017. Avec d'abord tout ce qui est la question des transports, des mobilités. Et là, je veux vraiment saluer l'engagement de votre... De votre région qui a été, qu'il s'agisse du Sambre à Vénois-Tirach, ici le reste, ou des grandes infrastructures, y compris à vocation européenne, que nous financerons jusqu'au bout. Je tiens ici à le dire parce que je suis comme président de région, je tire mes engagements et je ne les lâche pas. On a lancé là aussi, grâce à l'ERBM, beaucoup de choses qui ont permis d'avancer. Sur le routier, la rénovation de la 21 entre 2018 et 2021. et plus généralement tous les projets de réduction de saturation des axes sud-nord, ce qui n'était pas un petit sujet, ce n'est pas à vous que je vais ici le dire. S'agissant des transports, là aussi, en février 2022, un engagement avait été pris à Liévin, qui était de lancer le grand projet Service Express Régional Métropolitain. Ça fait partie de ces grands services. Je pense que c'est un point très important. C'est un vieux rêve de la région, de connecter tout le bassin minier jusqu'à Lille. Et une pensée pour Daniel Percheron aussi, qui a beaucoup porté tout ça, puis Xavier Bertrand aujourd'hui. Depuis trois ans, je veux vraiment saluer l'engagement qui a été le vôtre collectivement. Les avancées sur le sujet justement ont permis d'aller de l'avant. Il y a une loi qui a été votée sur les services express régional métropolitain en décembre 2023. Et avec ici tout un travail qui a permis de concrétiser les choses, ce qui fait que je peux vous dire que l'Etat va dans les prochaines semaines confirmer son engagement, financer la phase de préfiguration d'un peu plus de 12 millions et demi d'euros et signer la convention de deuxième phase pour pouvoir justement aller de l'avant. Et maintenant, on doit résolument accélérer. Pourquoi ? Parce que c'est véritablement un projet qui permet de désenclaver les territoires. qui permet d'avoir de la mobilité là aussi décarbonée et collective, qui est exactement ce qu'on cherche, et qui permet de redonner des perspectives d'emploi à beaucoup de nos compatriotes qui sont encore dans des bassins d'emploi difficiles, quels que soient les efforts qu'on fait, et pour qui faire parfois 15-20 km est clairement une barrière au retour à l'emploi. Et donc ce service express métropolitain, c'est là aussi un vrai levier pour aider à réindustrialiser et à permettre beaucoup de familles de retrouver l'emploi. A côté de ça, et donc de tout ce qui est relatif au transport, il y a cette réindustrialisation décarbonée. du bassin minier. Et je dis bien réindustrialisation décarbonée, je le disais tout à l'heure à Douai dans l'usine, parce que j'entends parfois les débats qu'on a en ce moment, là, beaucoup de choses sont détricotées qui concernaient l'écologie. Je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure idée du siècle, parce qu'on fait rarement les projets d'avenir en revenant sur ce qu'on vient de faire. Je le dis en général de là où je suis, parce qu'on a eu beaucoup de constance depuis 8 ans. C'est-à-dire qu'on a dit qu'on peut faire en même temps l'écologie et l'économie. Et je trouve que ce qui a été fait ici montre que ça a plutôt marché. Simplement, on a fait à peu près le contraire de tout ce que sont en train de faire les gens qui veulent le détricoter. C'est-à-dire qu'on a dit que c'est bien beau de dire que c'est terrible la désindustrialisation, mais personne ne voulait justement baisser les impôts de production, voulait avoir un cadre fiscal qui permette de réattirer de l'investissement et voulait faire les réformes du marché du travail qui permettaient de faire ça. C'est ce qu'on a fait il y a 8 ans. Puis à côté de ça, les fameux Chouz France, qu'est-ce que j'ai pas entendu sur les Chouz France ? C'était terrible, c'était l'argent qui venait du bout du monde, c'était du show, etc. Il y a 4 ans, Chouz France, on a annoncé une vigile, aujourd'hui, à la fin de cette année, 900 emplois, 650 déjà sur site. Mais on l'a fait parce qu'on a eu de la constance, politique fiscale, politique économique, parce qu'on a eu de la constance, attractivité des investissements internationaux, puis parce qu'on a eu de la constance, c'est-à-dire qu'on a dit on veut décarboner notre économie. Et donc, on se donne les moyens de créer des filières pour la décarboner. Et donc, on incite les gens, en effet, à progressivement changer leurs véhicules, mais on les accompagne. Le bilan des courses, votre région peut en témoigner. Là où on nous expliquait que les petits véhicules, il y a 8 ans, c'était impossible à faire chez nous. Là où les constructeurs automobiles me disaient, il y a 7 ans, vous ne ferez jamais une batterie électrique en Europe. Il n'y en a pas. Il y avait zéro. Vous avez dans votre région, ici... des gigafactories de batteries qui créent des emplois et nous recréons ici des emplois industriels parce qu'on a décarboné et qu'on a justement la R5 électrique qui est maintenant faite à Douai et qui sert à nos marchés et au niveau de portefeuille qui correspond à nos demandes et à nos aides et parce qu'on va faire la R4 électrique à Maubeuge pour l'utilitaire. Simplement, il faut de la constance, il faut une stratégie et il faut essayer de sortir du caractère un peu démagogique du quotidien qui consisterait à dire que l'écologie, c'est forcément mauvais. Non, l'écologie, c'est un avenir. Simplement, ce n'est pas l'écologie de décroissance. C'est l'écologie qui bâtit des filières. C'est ce qu'on a su faire avec votre région, vos départements, les élus dont je salue l'engagement. Mais je suis très fier qu'ensemble, on ait réussi à créer ces emplois. Et c'est un enjeu absolument essentiel pour la suite. Il faut tenir et il faut aller jusqu'au bout, c'est-à-dire soutenir les investissements pour décarboner les entreprises existantes. C'est tout le défi qu'on a, on le sait, à Dunkerque, à l'écarcelor Mittal. Et on ira au bout là aussi, avec des engagements qui ont été pris. Mais c'est tout faire aussi pour continuer d'accompagner les entreprises du bassin minier pour se décarboner. Et cela, avec elles, permettra de créer de la valeur. En tout cas, cette stratégie, très clairement, a permis de créer des emplois. Le solde en emplois industriels est positif de 2200 emplois pour le territoire sur la période 2022-2024. Et donc, il nous faut continuer, mais il faut de la constance. Il ne faut pas partir dans un tête à queue à chaque instant. Et il ne faut pas céder à la moindre démagogie, parce que c'est aussi vrai que nous sommes fiers de cette lampe de mineurs. On sait aussi, derrière toute la difficulté, j'ai eu encore une dame qui me parlait de son père à l'instant avec nos élus, on peut être fier aujourd'hui de pouvoir produire ça sur votre territoire. Parce que c'est décarboné, parce que c'est aussi avec les meilleures conditions de robotisation, c'est-à-dire aussi un bien-être au travail et un souci des salariés, des travailleurs, une qualité du travail qui est assurée par celles et ceux qui investissent, les élus et les services de l'Etat qui les accompagnent. La troisième priorité... C'est le soutien au développement humain. Le RBM agit depuis 2017 en faveur de la jeunesse, de la santé, de la lutte contre la pauvreté et la culture. Et là, on sait aussi l'immensité de ce défi. Et on ne doit pas lâcher nos efforts. Le bassin minier est un territoire jeune, mais encore marqué par des inégalités très fortes. Ce n'est pas à vous que je vais le dire. Et il doit redevenir une terre d'opportunités, ce qui suppose un engagement différencié. Merci le rectorat de Lille, qui a maintenu les effectifs d'enseignants dans un contexte de démographie qui était difficile et marqué par la baisse du nombre d'élèves et la fermeture de classes. Et donc là, c'est ce qui a permis, je donne aussi les chiffres, j'essaie de voir les faits, où on en est, ce qui a été fait, mais ce qu'il faut aussi continuer à améliorer. Le taux d'encadrement est passé de 21,83 élèves par classe en 2018 à 19,24 élèves par classe en 2024. Ce qui veut dire qu'on a fermé beaucoup moins de classes qu'on aurait dû en fermer parce qu'il y a une déprise démographique et qu'aujourd'hui on a un taux d'encadrement, c'est-à-dire on a moins d'élèves par classe que dans le reste du département et encore plus par rapport au reste du niveau national. C'est un investissement qui est légitime parce que c'est ce qui permet aussi d'avoir des meilleurs résultats et parfois aussi de compenser les difficultés familiales qui existent. Donc ça on ne va pas lâcher cet effort, il faut le maintenir et on se donnera les moyens, il faut le suivre. En parallèle, je veux saluer le foisonnement des dispositifs pour rapprocher les établissements d'enseignement et les entreprises. Les campus des métiers et qualifications qui se spécialisent dans des domaines comme le ferroviaire, industrie automobile, écomobilité, avec là aussi un lien très étroit avec la région, avec tous les entrepreneurs. Les secteurs tourisme et innovation, autonomie, longévité, santé ou encore bâtiments et systèmes énergétiques intelligents qui sont, on le sait, des filières d'avenir. Et donc ça, ce sont des filières sur lesquelles l'ensemble des entrepreneurs qui sont là... avec justement le MEDEF, la région, la CPME ont pu identifier des besoins et l'UDEP. Ça s'est remonté et on a fait justement ces campus pour pouvoir rapprocher les offres de formation de ces besoins. Soit parce que ce sont des métiers déjà en tension, soit parce que ce sont des métiers où on a des perspectives sur les 5 à 10 ans qui viennent de recrutement fort. Donc là, toutes ces formations maintenant sont parties. C'est ce qui permet justement d'améliorer nos résultats, d'impulser. Et c'est au cœur aussi des résultats qu'on peut obtenir. Un exemple qu'on vient de voir sur les 600 emplois qu'on crée à AESC Adoué. 85% c'est des gens qui n'avaient pas d'emploi avant, avec des gens qu'on a fait revenir de très loin de l'emploi. Et donc ça c'est le travail qui est fait avec les équipes de France Travail et l'ensemble de l'offre de formation pour pouvoir obtenir ces résultats. Ça c'est sur la partie insertion des questions en matière de santé. Le bassin minier là demeure une des zones de la région Hauts-de-France où les indicateurs sont clairement les plus dégradés. Et même si on a amélioré les choses, je vais y revenir, là on est très loin de pouvoir dire qu'on a réussi ou qu'on est à un niveau satisfaisant. Et donc il faut démultiplier nos efforts parce qu'on sait aussi, je vais y revenir, que ça prend beaucoup plus de temps parce que c'est former des professionnels de santé, c'est les ramener sur le terrain. Mais où on en est ? On sait que les habitants sont confrontés à une mortalité évitable, élevée. Par exemple, je ne prends qu'un exemple, ça montre l'injustice qu'il y a derrière cette situation. On a une mortalité par diabète qui est supérieure de 44% pour les hommes et de 57% pour les femmes par rapport à ce qu'on devrait connaître. Donc ça veut dire qu'on a une situation de prévention qui est insuffisante, mais on a un accompagnement qui est aujourd'hui défaillant. Alors c'est pas par manque de mobilisation ou d'investissement, mais c'est parce qu'on part, on le sait, de très loin, qu'on a des fragilités sociales qui sont là, historiques, c'est aussi les conséquences de ce qu'on a vécu ces dernières décennies. Et on observe à la fois des addictions, parfois des mauvaises alimentations, la sédentarité qui s'est installée dans certains territoires, qui sont très préjudiciables, et une offre de soins qui s'était beaucoup dégradée. Et si je puis dire, l'alliance des deux a fait qu'on a des indicateurs de santé publique qui s'étaient extrêmement dégradés dans le bassin. Alors face à ça, il y a une action des services qui a été démultipliée et je veux remercier l'ARS et l'ensemble des services de l'Etat pour ce qui a été fait ces dernières années. Je vais ici en rappeler les choses. L'ARS continue de soutenir la formation des médecins, là aussi avec votre région, votre département et les communes. On a plus de 700 internes qui ont été accueillis en 2024 sur le territoire. ce qui est une augmentation de plus de 15% par rapport au chiffre de 2019. Donc on arrive à faire venir de plus en plus d'internes dans le cadre de leurs stages pour essayer d'abord de les fidéliser, de les stabiliser sur le territoire, et puis surtout pour aider aussi à en charge des patients. On accompagne aussi la modernisation de l'offre et des établissements hospitaliers. Je vais ici vous donner un chiffre qui montre... La nature de l'engagement de l'Etat en matière de santé. Depuis 2017, on a 23 établissements de santé qui ont été soutenus, avec entre autres, évidemment, le nouveau centre hospitalier métropolitain à Lens, qui doit ouvrir à l'horizon 2027. Ça représente 934 millions d'euros d'investissement, d'investissement, ce qui est inédit en termes territorial. Et c'est légitime, mais ce qui montre que... On n'a pas fait semblant par rapport aux besoins qui étaient identifiés. On a des soins de ville qui ont été aussi renforcés, avec 22 nouvelles maisons de santé qui ont vu le jour, en plus des 11 qui étaient en activité au moment du lancement de l'ERBM, ce qui veut dire qu'on a multiplié par 3 le nombre de maisons de santé. A côté de ça, les 6 maisons sport santé, et puis les 2 maisons des adolescents à Hénin-Beaumont et Valenciennes pour pouvoir accompagner, et puis la maison des femmes à Valenciennes. Le défi, qu'est-ce que c'est ? C'est de mettre en œuvre de manière accélérée le plan qui a été présenté par le Premier ministre et le ministre de la Santé pour permettre de dégager du temps médical sur le bassin minier. C'est-à-dire qu'on arrive à mobiliser davantage des médecins qui sont installés sur le bassin et même plus largement pour qu'ils viennent prendre des heures. Parce qu'une fois que j'ai dit tout ça, notre vrai problème, c'est que nous n'avons pas assez de médecins formés sur le terrain. On a rouvert le nombre en 2018. Mais ceux qu'on a commencé à ouvrir et puis on a accéléré et accéléré, ils vont sortir de leur formation en 2028. Et en parallèle, vous avez des médecins, compte tenu de la pyramide des âges, qui ces dernières années ont continué de partir à la retraite. Donc c'est pour ça que c'est toujours très difficile d'expliquer ce mouvement. On a donné une impulsion politique, mais elle mettra 10 ans à avoir un impact sur le territoire. Et après, il ne faut pas qu'on la lâche. Mais à côté de ça, on a une pyramide des âges qui fait qu'on a une dégradation qui continue de se sentir sur le territoire. Parce qu'on a des médecins qui sont plutôt au-dessus de 55 ans et qui étaient déjà au-dessus de 55 ans en 2017. Donc là, on doit avoir ces sucres rapides, si je puis dire, un mauvais jeu de mots, qui est dégager du temps médical, mettre en place les réformes qu'on s'est données pour que les médecins puissent prendre plus de patients, donc les dégager des tâches administratives, mettre en place justement le soutien, avoir plus d'internes qui viennent rapidement et avoir ces services de garde au niveau d'un bassin de vie. Et puis à partir de 2028, faire en sorte qu'on priorise le bassin minier. Et donc ça, c'est tout le plan que j'ai demandé qu'on puisse décliner et vous présenter dans les prochains mois pour que commune par commune, en lien avec la région et le département, on puisse vraiment vous donner une visibilité et planifier le retour justement des nouveaux médecins. Parce que les maisons de santé, on a l'équilibre, il faut mettre les médecins dedans. Et quand je dis médecins, c'est médecins et paramédicaux. En matière de lutte contre la pauvreté, ici c'est 1 million d'euros par an de financement distribué au bassin minier sur la période 2018-2023, aux côtés des conseils départementaux pour renforcer les actions, et je veux saluer vraiment la mobilisation qui a déjà été mise en place, et le combat, mais ce combat n'est pas terminé, et ça on ne doit rien lâcher. En matière culturelle, là aussi, je veux mentionner plusieurs réalisations importantes. Le déploiement de contrats territoire lecture, les contrats d'éducation artistique, la création et la modernisation, avec les maires ici présents, de 18 bibliothèques. Et dans le bassin minier, comme partout ailleurs en France, notre jeunesse en effet a besoin de continuer, de s'évader, de créer, de pouvoir avoir accès à la culture. Et je veux vous remercier pour cette mobilisation. Tous les chiffres que je viens de citer sont des réalisations. Je souhaite qu'on puisse aller plus loin et répondre avec le préfet Drac à toutes les demandes des élus qui veulent continuer à avancer sur ce volet. Je veux aussi ici affirmer le soutien de l'État à un magnifique projet. Monsieur le Président, qui est le projet à la fois du territoire, mais aussi de notre imprimerie nationale, qui, Madame la Présidente-Directrice Générale, est une fierté adouée pour tout le pays, parce qu'elle s'exporte maintenant, et qui est tout à la fois une entreprise qui est à la pointe de la technologie et qui sécurise des titres de transport partout dans le monde. On était ensemble à l'autre bout du monde et on... On négocie des contrats qui font travailler Adoué dans tous les sites, mais qui a aussi une histoire, un patrimoine, et qui est un vrai trésor culturel qu'on veut pouvoir montrer à la planète toute entière. Et c'est pourquoi l'atelier du livre d'art et d'estampes Adoué, en lien avec l'imprimerie nationale, est un projet qu'on veut soutenir. Et en plus de ce qui a déjà été décidé, ce sont 6 millions d'euros supplémentaires qu'on va apporter pour boucler le financement du projet. et au sein duquel les artisans de l'imprimerie nationale pourront exposer leur savoir-faire, leur patrimoine, et qui prendra place en lien avec un espace de lecture publique. C'est votre projet. Et je souhaite aussi que notre préfet de région puisse s'assurer qu'il y ait un lien tout particulier avec Villers-Cotterêts, autre projet qui nous tient à cœur, où on a mis au cœur du projet, sur un autre territoire qui était en difficulté, la langue française, la lecture et le livre. A ça s'ajoute l'inscription du bassin minier au patrimoine mondial de l'UNESCO ainsi que le soutien accru au Louvre-Lens avec un cofinancement de 600 000 euros pour la galerie du temps et une augmentation des aides de l'Etat à 500 000 euros. Pour le bassin et pour tout le pays, c'est un enjeu de culture, de fierté et donc je voulais aussi insister sur ce point. Alors au-delà de tous ces résultats que nous avons obtenus sur chacun de ces piliers de l'ERBM depuis 2017 qui sont tangibles, Avec des vrais chiffres. Je veux qu'on puisse se dire qu'on ne s'arrêtera pas là. Le bassin minier peut être légitimement fier. Les créations d'entreprises ont augmenté de 77,8%. Ils sont passés de 6151 à 10939 par an. C'est une dynamique qui est plus forte qu'à Lille. Et vous avez déjà une région qui est très dynamique. Ce qui montre que le booster qu'on a mis fonctionne. On observe également une baisse de 13% des demandeurs d'emploi en un an. 19% si on part de 2017. Mais on a des difficultés qui persistent et donc il ne faut pas considérer que très loin de là, tout est réglé. On a un taux de pauvreté qui est encore un taux de 21% dans le bassin minier. C'est 4 points de plus que dans le reste de la région. Et donc très clairement, ça veut dire qu'il faut poursuivre cet effort et continuer partout où il y a des difficultés qui persistent à le redoubler. Alors pour conforter les bons résultats et appréhender les défis restants, depuis fin 2024, vous avez travaillé sur plusieurs nouvelles propositions qui concernent justement la poursuite de ces travaux en matière de transition écologique, santé, culture, éducation, mobilité, emploi, économie. Et donc le gouvernement va terminer son travail et moi je vais là maintenant échanger avec chacune et chacun d'entre vous pour pouvoir répondre aussi aux demandes très concrètes. Mais sous la coordination du préfet de région, en lien avec le président de région, le président de département et l'ensemble des maires, je veux qu'on puisse justement finaliser sur les années qui viennent une série d'actions pour finir notre décennie de travail qui vont pouvoir répondre à vos demandes et permettre d'accélérer les choses. Mais d'ores et déjà, je veux dire que la sécurisation des engagements financiers sur la rénovation des espaces publics des cités minières de 36,5 millions d'euros. est acquise. Je souhaite que le gouvernement puisse apporter, sous la lettre du Premier ministre, une réponse très concrète à ce que porte votre ministre, parce qu'elle a raison, c'est-à-dire de continuer, même si on est déjà à 130 millions sur le logement, on doit aller plus loin et on a une politique du logement sur ce volet-là qui doit conduire à réinvestir quelques dizaines de millions d'euros. Parce que c'est aussi du retour en termes d'activité, il ne faut pas se tromper. C'est une politique sociale, c'est une politique d'amélioration de l'habitat, c'est une politique de dignité, c'est une politique écologique. Mais ça crée des retours pour l'État. Parce qu'à chaque fois, derrière, c'est de la main d'oeuvre, c'est du retour de TVA. Donc je souhaite que là aussi, on puisse continuer d'aller plus loin parce qu'on a besoin de poursuivre les chantiers. Et puis les mobilisations de 6 millions d'euros du ministère de la Culture sur le projet que j'évoquais, eux sont aussi actés. Mais je souhaite qu'en matière en particulier de santé, de transport, d'accompagnement de vos projets économiques et la poursuite de nos initiatives d'éducation, on puisse finir dans les deux mois qui viennent la concrétisation d'une liste de projets qui vous sera ainsi communiquée et sur laquelle vous aurez la garantie des financements et ce qui permettra de donner de la visibilité à l'intégralité du territoire et aux projets économiques qui sont les nôtres. Par ailleurs, sachez qu'on continue d'accompagner les grands projets économiques, qu'on est en train de travailler sur la phase 2 sur les batteries, sur plusieurs grands sites qui touchent le bassin directement, et qu'on est en train de déployer là aussi jusqu'au bout les volumes sur la partie... véhicules électriques avec nos industriels qui, d'ici la fin de l'année, donneront leur pleine visibilité et permettront d'avoir de nouveaux emplois. Voilà, je veux m'arrêter là, maintenant échanger avec vous. Mais ce que je voulais vous dire, c'est que tout ce que je viens d'essayer de rappeler, c'est le fruit de votre engagement collectif, de notre travail depuis maintenant un peu plus de 8 ans. Et ça n'aurait pas été possible s'il n'y avait pas eu... Ce travail acharné, mais cette constance qui est la vôtre. Et avant vous, de beaucoup d'élus, d'associations, de femmes et d'hommes qui n'ont jamais voulu céder à la fatalité sur le territoire. Et de ça, je veux vous dire ma très grande reconnaissance. C'est aussi le fruit de la mobilisation de tous les services de l'Etat, des collectivités territoriales, des entrepreneuses, entrepreneurs qui sont présents dans cette salle, qui veulent voir un avenir dans le bassin minier. Et je partage cette ambition. Et donc oui, il y a des difficultés qui continuent. On a encore des logements à réhabiliter. Oui, on a encore des situations qui, sur le plan sanitaire, sont inacceptables. Oui, on a encore des familles qui vivent dans la très grande difficulté et on a encore un taux de pauvreté que rien ne s'est justifié. Mais je sais d'où on part et je sais tout le chemin qu'on a effectué ces dernières années. Et moi, je ne me suis jamais nourri de la misère ou de la dénonciation de la misère. mais toujours de la capacité collective à ne rien céder et à ne rien lâcher. Ce qu'on a montré depuis huit ans ensemble, c'est qu'on peut y arriver, c'est qu'il n'y avait aucune fatalité, c'est qu'on peut rénover des logements, c'est qu'on peut faire des maisons France Service même améliorées et des espaces de proximité qu'on en vient d'en inaugurer à l'instant. C'est qu'on peut changer le destin d'une famille, d'une commune, si on se retrouche les manches et qu'on travaille ensemble. Si on avance et si on propose un vrai projet cohérent à nos compatriotes sans leur mentir, il n'y a pas de solution facile. Mais ce que je sais, c'est que la dénonciation des difficultés n'est pas un projet. C'est le début d'un constat lucide. Pour le reste, il faut que tout le monde soit au rendez-vous de la responsabilité. On n'a qu'une chose à faire, être unis pour continuer d'avancer. On a des bons résultats, on doit simplement faire une chose, ne rien lâcher, les démultiplier et réussir à sortir tous nos compatriotes qui y sont de l'ornière. leur permettre d'avoir une vie meilleure, c'est ce qu'ils méritent, et c'est ce que mérite notre bassin minier. Et croyez-moi, jusqu'à la dernière seconde, à vos côtés, je ne lâcherai rien. Vive la République et vive la France.
Merci.
Bonjour à tous et bienvenue sur BFM2. On va reparler du scandale des eaux en bouteille avec notre invité Magali Butta, responsable du service juridique UFC Que Choisir. Bonjour. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Alors, on va rappeler rapidement les faits. Plusieurs minéraliers, dont Nestlé Waters, ont utilisé des systèmes de purification interdits pour décontaminer leurs eaux de source. Il y a donc eu une commission d'enquête sénatoriale pour déterminer le rôle de l'État dans cette affaire. Et voici ce que dit le rapport de conclusion. Je cite l'État. a délibérément dissimulé la fraude à grande échelle de Nestlé. Malgré ces révélations qui sont extrêmement graves, aucune mesure ne semble avoir été prise contre le géant Nestlé pour garantir sans délai la protection des intérêts des consommateurs. Magali Butard, c'est dans ce contexte que l'UFC Que Choisir a décidé d'engager plusieurs actions de justice ?
Exactement, vous avez parfaitement bien résumé les faits de ce scandale. Une fraude massive, une stratégie de dissimulation à grande échelle et à tous les échelons étatiques. Vous avez un industriel leader du marché, Nestlé Waters, qui depuis des années et continue encore aujourd'hui, produit et commercialise des eaux perillées qui l'estampillent aux minérales naturelles. Alors qu'en fait, elles n'ont plus rien de naturel, puisqu'elles pratiquent sur ces eaux des traitements illicites, qui sont contraires à la réglementation. Initialement, des traitements qui sont clairement des mesures de désinfection de l'eau. Puis, c'était des traitements par ultraviolet, des traitements par filtre au charbon actif. Ensuite, des traitements par une microfiltration de l'eau, mais qui n'est toujours pas conforme à la réglementation. Et donc, nous, aujourd'hui, au regard de... de l'historique de ce scandale qui a été révélé au public en janvier 2024 par vos confrères du Monde, France Info et Radio France, et surtout au regard de la teneur du rapport de la commission d'enquête sénatoriale, nous on constate une chose, c'est qu'en dépit de toutes ces révélations, en dépit des faits qui sont accablants, il n'y a absolument aucune mesure qui a été prise pour assurer la protection du consommateur. Protection du consommateur à double titre, d'une part par rapport aux infractions dites économiques, que sont la tromperie, la falsification, les pratiques commerciales trompeuses qui existent de façon évidente dans ce dossier, et c'est clairement établi par le rapport d'enquête sénatoriale, mais également la question du risque sanitaire. qui ne peut être exclu au regard des conclusions de cette commission d'enquête et des nombreux documents et notamment des rapports scientifiques qui sont produits. Donc là, nous, on dit stop. Il est temps de marquer un coup d'arrêt à ce scandale. Et il faut que Nestlé Water cesse la tromperie à l'égard des consommateurs. Et ça, ça passe par plusieurs mesures qu'on demande au juge des référés dans le cadre d'une première action. à savoir qu'ils puissent ordonner des mesures de retrait du marché, des eaux perillées qui continuent à être estampillées aux minérales naturelles, un rappel des produits pour toutes les bouteilles qui sont encore chez les consommateurs et qui n'ont pas été consommées, et puis qu'on arrête dans les supports de communication la publicité de continuer à appeler ça des eaux minérales naturelles. Ça, c'est le premier volet de notre action. Et ensuite, il y a un second volet, un volet pénal, où là, effectivement, on... Il y a déjà des plaintes qui ont été déposées, il y a déjà une instruction qui est en cours devant un juge d'instruction du TG de Paris, mais nous, là, par notre plainte devant le parquet de Nanterre, on élargit... à tous les nouveaux faits et toutes les nouvelles révélations qui résultent de cette commission d'enquête sénatoriale. Et on vise évidemment Nestlé Water et ses dirigeants, mais pas que, puisqu'on vise un certain nombre de membres et anciens membres des cabinets ministériels, des autorités de contrôle, notamment l'ARES Occitanie, la Direction Générale de la Santé. Enfin, je ne vais pas... Tous vous les citer parce que malheureusement, la liste est extrêmement longue et c'est toute la nature de ce scandale aussi. Soit pour des faits de complicité par rapport aux acteurs tiers, soit évidemment pour le fait d'avoir potentiellement commis ces infractions en ce qui concerne Nestlé Water. Et puis la dernière action, c'est une plainte devant la Cour de justice de la République. Puisque comme vous le savez, la Cour de justice de la République, c'est une juridiction spécialisée qui est spécifiquement compétente pour connaître des délits qui ont été commis par des membres de l'exécutif, du gouvernement, dans le cadre de l'exercice de leur fonction et lorsqu'ils étaient encore en fonction. Et là, par cette plainte, on vise quatre anciens ministres. Alors, certains sont encore ministres, mais avec un autre portefeuille. Mais en l'occurrence, sur la période concernée, donc de 2020 à 2024. Vous parlez d'années sur le panier Renaché, notamment ? notamment Mme Pannier-Runacher, qui a été ministre déléguée à l'Industrie entre 2020 et 2022, son successeur, M. Lescure, et puis du côté du ministre de la Santé, M. Rousseau, et Mme Firmin-Lebaudot, qui lui a succédé. Il est temps que la question de la responsabilité de ces membres du gouvernement soit clairement posée, soit clairement examinée, et que la justice puisse faire toute la lumière sur les différentes responsabilités et le rôle des différents acteurs. mais à tous les échelons, notamment étatiques, parce que très clairement on ne peut pas admettre l'existence d'une telle collusion entre un industriel, leader sur son marché et des autorités publiques, des pouvoirs publics, tout ceci au désert. ... du consommateur et en plus avec potentiellement une question de sécurité alimentaire, de sécurité sanitaire qui
se pose. Ce que vous dites en fait c'est que l'État a cédé au lobbying du géant agroalimentaire Nestlé avant même la protection des citoyens français ou même des consommateurs en France, en Europe et partout dans le monde.
tout cas, le rapport de la commission d'enquête sénatoriale appuie ce point, c'est-à-dire que manifestement, un choix a été fait, et en tout cas, ce n'est pas le choix de la protection des intérêts du consommateur qui a été fait dans ce dossier, et on le regrette.
En revanche, effectivement, la fraude de Nestlé lui aurait rapporté, c'est ce que dit aussi le rapport, plus de 500 millions d'euros. Donc on voit que c'est effectivement l'économie qui a été mise en avant. D'ailleurs, le rapporteur de la commission d'enquête, le sénateur socialiste Alexandre Ouizi, dit que la présidence de la République le savait au moins depuis 2022 et que rien n'a été fait. Est-ce que vous avez été en lien avec le sénateur socialiste, aussi rapporteur de la commission d'enquête ? Alors,
on a évidemment suivi les travaux de cette commission d'enquête depuis qu'elle a été créée, notamment sur les différentes auditions qui ont été menées. Il n'y a pas eu de lien direct avec le rapporteur qui a procédé à ses investigations et qui a procédé… à ces auditions dans le strict cadre du fonctionnement d'une commission d'enquête. Mais bien évidemment, on a suivi de très près les travaux de cette commission. Et assez rapidement, d'ailleurs, on regarde les déclarations publiques qui ont été faites, notamment par M. le rapporteur. La fraude massive et l'effet de tromperie au préjudice des consommateurs ont été assez rapidement établis. Ensuite, il y a eu d'autres révélations qui ont été encore plus... accablantes. Nous, on pensait sincèrement que des mesures seraient prises à l'issue de la publication de ce rapport. Mais manifestement, il n'y a pas eu de volonté, même après. Mais comment est-ce qu'on peut expliquer ça ? Justement,
il y a un rapport quand même, une commission d'enquête, un sénateur. Donc voilà, on reste dans l'aspect étatique. Il y a des choses qui sont vraiment mises en avant, des risques sanitaires pour le consommateur, des rapports officiels qui sont tronqués, voire falsifiés. On met l'État face à ses responsabilités. Et là, on est plus de deux semaines après le rapport. Il n'y a rien qui se passe, à part vous qui décidez d'engager certaines actions en justice.
Exactement. Très clairement, on a attendu aussi de voir si des mesures allaient être prises et constatant que rien n'était fait. Et surtout, et c'est ce qui ressort du rapport aussi, c'est qu'il n'y a jamais eu aucune volonté de la part des pouvoirs publics et des autorités politiques, surtout en particulier, de prendre ces mesures de protection du consommateur. Il y a un moment, nous, en tant qu'association de consommateurs, on ne peut pas attendre éternellement, d'autant que la tromperie continue, et d'autant que le risque sanitaire ne peut pas être exclu. Ça résulte très clairement du rapport. Donc à partir de là, on va attendre combien de temps, et on va laisser combien de temps le consommateur face à une eau qu'il achète en pensant que c'est une eau minérale naturelle, alors qu'en fait elle ne l'est pas, et qui... potentiellement, pose un problème de sécurité en termes de qualité de l'eau. D'où notre action et notre articulation avec un arsenal d'actions lancé aujourd'hui, parce qu'il est temps que la justice se saisisse de l'ensemble des aspects de ce dossier. Je pense que le consommateur a droit à la vérité, désormais, et sous tous ses aspects.
Est-ce que vous pensez que la justice est plus à l'écoute que l'État, puisque vous avez quand même été autorisé à saisir en urgence, par la voie d'une procédure de référé, le tribunal judiciaire de Nanterre ? On
espère que la justice, effectivement, l'autorité judiciaire sera un peu plus à l'écoute des intérêts des consommateurs. Nous, notre action en référé d'horreur, elle est aussi fondée sur un grand nombre d'éléments qui permettent d'établir qu'il y a un certain nombre de faits qui posent question, et en tout cas, il y a urgence à ce que les mesures dont on demande l'édiction aujourd'hui soient discutées devant un juge. pour qu'ils puissent apprécier si, effectivement, il y a matière à les ordonner ou pas. Nous, on considère évidemment que oui, mais la justice fera son travail de ce point de vue-là.
Est-ce que c'est, selon vous, aussi une affaire qui révèle l'importance des associations comme l'UFC Que Choisir, l'importance des associations qui mettent en avant les consommateurs, les citoyens et qui... permettent de faire marcher une démocratie. Puisque là, on a le droit de se poser des questions face à un Etat et des pouvoirs publics qui ne font rien face à un scandale sanitaire de grande ampleur.
à fait. C'est l'une de nos missions. C'est-à-dire que là, très clairement... On est obligé d'agir pour pallier l'incurie et la défaillance des autorités de contrôle, des pouvoirs publics, des politiques. Ça ne devrait pas fonctionner comme ça. Normalement, les mesures devraient être prises et auraient dû être prises dans ce dossier depuis très, très longtemps. Ils avaient le moyen de le faire, puisqu'il y a un dispositif dans le Code de procédure pénale qui s'appelle l'article 40 et qui permet, notamment aux fonctionnaires, aux ministres, à tous ces acteurs, acteurs-là, de pouvoir, lorsqu'ils soupçonnent la commission d'infraction, de pouvoir saisir les autorités judiciaires, saisir le parquet pour que la justice puisse se pencher et investiguer. Rien de ça n'a été fait et pourtant l'occasion s'est présentée à maintes reprises. Donc oui, heureusement qu'il y a des associations comme l'UFC que choisir pour pouvoir pallier la carence
des autorités. Alors, on le rappelle, deux plaintes déposées, dont une contre des membres du gouvernement de la part du FC Que Choisir. Est-ce qu'on sait quand il y aura l'audience qui va commencer en juillet
? Alors, il y a un aspect civil, un aspect pénal. Sur l'aspect civil, c'est-à-dire notre action en référé d'extrême urgence, on a été autorisé à signer pour une audience du début du mois de juillet. Donc, la décision qui tente à obtenir des mesures provisoires urgentes de cessation de rappel de produits et de suspension de la commercialisation... Donc au rang du mois de juillet, a priori, je n'ai évidemment pas la date du rang de la décision en avance, mais c'est tout l'intérêt de cette procédure et c'est pour ça aussi qu'on a choisi cet outil procédural. Sur le volet pénal, là naturellement, le temps judiciaire est potentiellement un tout petit peu plus long, puisqu'il va appartenir à l'autorité judiciaire de décider des suites qu'elle entend donner à ces deux plaintes. en termes de poursuite et en termes de suite possible. On va laisser la justice travailler et effectivement, on espère qu'elle va saisir à bout de bras ce sujet pour que ça puisse mener rapidement vers des décisions exemplaires parce qu'il est impératif que la confiance soit restaurée, la confiance des consommateurs soit restaurée sur ce marché des eaux en bouteille et puis qu'un message fort soit adressé aux industriels également de ce secteur, mais pas uniquement pour qu'ils puissent comprendre que... on ne peut pas faire n'importe quoi. Même en ayant un certain soutien des pouvoirs publics, on ne peut pas faire n'importe quoi. On ne peut pas tromper impunément les consommateurs.
Merci beaucoup Magali Butard d'avoir répondu à notre invitation sur BFM2. Je le rappelle, vous êtes responsable du service juridique de l'association UFC Que Choisir, qui a pris la décision d'engager plusieurs actions en justice suite au scandale des eaux en bouteille, notamment concernant Nestlé ou Waters. On va continuer à suivre l'évolution de ces actions sur BFM2 et on se retrouve très bientôt pour un nouveau direct.
de nombreux véhicules modernes, les derniers Peugeot 3008, 5008, ils intègrent un assistant vocal qui est boosté à l'intelligence artificielle, en l'occurrence Chad GPT. Et donc là, il me suffit d'appuyer sur ce petit bouton à l'écran tactile. J'ai également un raccourci au niveau du volant et je peux l'invoquer aussi par la voix en disant OK Peugeot ? Raconte-moi une blague.
Le 1er avril 2014, France Inter annonce que la mairie de Paris a décidé de vendre la tour Eiffel au Qatar pour des raisons budgétaires.
n'était pas vraiment la blague attendue, mais on va dire que ça fait partie de l'expérience. Un niveau d'humour assez limité, mais qui pourra quand même égayer certains trajets. Ok Peugeot, qu'est-ce que je peux faire actuellement dans la forêt noire allemande
la forêt noire, vous pouvez faire de la randonnée, du vélo.
Des suggestions à priori appropriées, même si on s'attendrait peut-être à avoir un petit peu plus de détails, comme c'est le cas sur les versions plus avancées actuellement disponibles de chaque GPT. Si on a des enfants à bord, cette intelligence artificielle va permettre par exemple de générer une petite histoire à raconter assez facilement. Raconte-moi une histoire avec un lion et une voiture.
jour, un lion nommé Léo se promenait dans la savane quand il aperçut une voiture brillante garée sous un arbre. Je trouve que même les rois de la jungle peuvent apprécier un peu de folie.
Ce qui pose problème, je trouve, c'est quand même la synthèse vocale qui n'est pas très naturelle, encore une fois, par rapport aux dernières versions d'intelligence artificielle qu'on peut tester aujourd'hui. Sur les autres aspects de ce nouveau Peugeot i5008, on vous en parle dans un numéro complet d'En route pour demain.
a appris il y a quelques minutes que le policier qui a tiré sur Nel sera jugé pour meurtre. Souvenez-vous, la mort de ce jeune homme à Nanterre en juin 2023 avait provoqué des semaines d'émeutes. Il y aura donc un procès aux Assises ?
Oui, il y aura bien un procès. En tout cas, les juges d'instruction viennent de clôturer l'affaire et ils disent qu'ils renvoient devant la cour d'assises des Hauts-de-Seine pour un procès le deuxième ou le troisième trimestre de l'année 2026. Bien sûr, il y a encore un temps de recours. Les avocats, vous savez, peuvent faire des recours contre cette décision des juges d'instruction. C'est conforme à ce qu'avait demandé le parquet. Souvenez-vous, c'était le 4 mars dernier que le parquet avait rendu son réquisitoire définitif. C'est le document, la synthèse en quelque sorte de l'enquête que rend le parquet à la fin. Et le parquet avait dit, voilà, au vu des éléments, le tir était dangereux. Le policier n'aurait pas dû tirer. Il savait qu'il pouvait tuer Naël. D'ailleurs, il ne voyait... pas forcément où il pouvait tirer. Il disait aussi que Naël, au moment où le policier avait pris la décision de tirer, était arrêté, même s'il avait effectivement eu une conduite dangereuse et mis en danger la vie des piétons avant. Il n'était pas en danger à ce moment-là. Bref, pour tous ces éléments, le parquet disait que ce n'était pas la bonne décision de tirer, que le policier, selon le parquet, a tiré juste à cause de la situation d'extrême tension et que par sa qualité de fonctionnaire, il n'aurait pas dû tirer. Donc le parquet avait demandé à ce qu'il soit... jugé pour homicide volontaire, pour meurtre. Et ça va donc être le cas d'après les juges d'instruction. Petite parenthèse sur le deuxième policier, vous savez, on en voit deux sur la vidéo. Pendant toute l'instruction, s'est posé la question de savoir s'il était complice ou pas. Le parquet n'avait pas demandé à ce qu'il soit poursuivi. Et là, les juges d'instruction suivent l'avis du parquet encore une fois.
quatre hommes sont jugés pour tir de mortier ou jet de projectile en direction des forces de l'ordre. Tous sont primo-délinquants. Leurs casiers judiciaires sont vierges. Le premier à comparaître hier, Aurélien P, 20 ans. Il a acheté des mortiers la semaine dernière. D'une voix très timide, il s'excuse à la barre en face de la présidente.
regrette ce que j'ai fait. Je ne suis pas quelqu'un de violent.
peut fêter une victoire sans mortier, non ? On ne vous l'a pas mis entre les mains, vous l'avez acheté en amont sur Snapchat. C'est la bêtise. La bêtise humaine, il s'est rendu compte après coup de
la gravité des effets qu'il venait de commettre. A la barre, Bayo Air, 22 ans, reconnaît avoir fait une grossière erreur. Il a utilisé un mortier retrouvé, dit-il, dans un buisson. Son ami de longue date, Lucas, est venu le soutenir. Il
n'y a eu aucunement l'intention de blesser un fonctionnaire de police, ni même qui que ce soit. C'est dangereux. Et il est clair que c'était stupide de faire ça, mais je ne pense pas que c'est quelqu'un de méchant. Donc finalement, je pense que lui-même, il a pu en retirer des leçons, évidemment.
Dans la salle d'audience, Sarah écoute son fils s'excuser, installé sur le banc des accusés. Brahimde, 21 ans, avoue avoir été influencé par d'autres personnes qui lui ont donné un mortier. Sa mère témoigne hors caméra.
Je pense qu'il n'a pas pensé aux conséquences, comme il a dit. C'est après qu'il a réalisé la gravité. Je pense que ça lui servira aussi des
leçons. La quatrième personne, Ali A, est jugée pour avoir lancé une bombe lacrymogène sur des policiers. Comme pour leur offrir une seconde chance, tous ont été condamnés à du sursis.
les vidéos qu'il a publiées avant et après le meurtre, le terroriste présumé assuré avoir prêté allégeance au drapeau français, affirmé vouloir tuer des étrangers. Et ne cachez pas son admiration pour Jean-Marie Le Pen.
Selon une source qu'on a pu interroger, ses propos avaient pour intention de sommer la terreur, de terroriser la population, ce qui signe véritablement le caractère politique et terroriste de son acte.
Sur ses réseaux sociaux, Christophe Bé publie depuis plusieurs années des messages à tonalité xénophobe.
Béloubet confirme la sortie de prison de 450 détenus radicalisés en 2019.
Eh bien, il y a intérêt à bien graisser les fusils. Au lieu de vous insurger pour un SS qui a pris deux claques dans sa gueule, regardez plutôt le nombre de voitures brûlées par notre superbe jeunesse issue de l'immigration.
'est un crime raciste. Le racisme, en France et ailleurs, c'est un poison. On le voit bien, c'est un poison qui tue. Chaque acte raciste est un acte anti-français.
A proximité du lieu du crime, cette voisine croisait régulièrement le tireur présumé.
Il était très raciste et il voulait tuer les Noirs et les Arabes. Et ouvertement, apparemment, il ne voulait plus voir ni les Arabes ni les Noirs ici.
Le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'affaire.
fouilles vont durer 4 jours, à proximité immédiate de la résidence de vacances où séjournaient Maddy McCann et sa famille lors de sa disparition le 3 mai 2007. Autre lieu qui sera inspecté, la maison de Christian Bruckner, un Allemand désigné comme le principal suspect depuis 2020.
'est un délinquant sexuel. Il est en détention présentement en Allemagne. Il vivait tel un marginal au Portugal dans les années 2000. Les Allemands le suspectent d'être à l'origine de la disparition de cette petite fille et donc ont demandé aux Portugais de conduire des investigations complémentaires, ce que les Portugais vont faire.
A l'époque des faits, Christiane Bruckner vivait sur la côte portugaise de l'Algarve, à quelques encablures de la résidence des McCann. Le soir de la disparition de la fillette, son téléphone portable a borné près de leur logement. Âgé de 30 ans à l'époque, l'homme a été poursuivi pour d'autres affaires de pédocriminalité et de délinquance sexuelle. Certains experts psychiatres le décrivent comme un dangereux sadique psychopathe. Il purge actuellement une peine de 7 ans de prison pour le viol d'une septuagénaire en 2005. Sa peine court jusqu'en septembre. Après, il sera théoriquement remis en liberté.
La justice portugaise pourrait très bien demander à l'Allemagne, en vertu de ce qu'on appelle le mandat d'arrêt européen, lors de la remise en liberté de ce monsieur. de le remettre aux autorités portugaises pour des poursuites. Cette coopération européenne prend tout son sens dans cette affaire notamment.
Christiane Bruckner a toujours ni à être à l'origine de la disparition de la petite Maddy McCann.
premiers résultats des vœux sur Parcoursup sont disponibles à partir de ce lundi soir. On vous explique les 4 réponses qui se présentent à vous pour chacune des formations souhaitées et la marche à suivre. Première réponse, oui, ça veut dire que votre candidature est acceptée par la formation. Deuxième réponse, oui, si, elle correspond aux filières qui demandent de suivre un parcours d'accompagnement pédagogique ou personnalisé. Troisième réponse, en liste d'attente, vous n'êtes donc pas encore admis dans cette formation. Et quatrième réponse, refusé, vous n'êtes donc pas admis dans cette formation. Les 980 000 candidats peuvent commencer à répondre aux résultats. Entre le 6 et le 10 juin inclus, tous les candidats devront classer par ordre de préférence leur vœu en attente qu'ils souhaitent conserver. Ceux qui ne sont pas classés seront supprimés dès le 11 juin. Pas de panique si vous êtes sur liste d'attente, puisque jusqu'au 8 juillet, des propositions d'admission arriveront sur la plateforme en fonction des mises à jour des listes d'attente. Pour que ces mises à jour se fassent, chaque candidat doit obligatoirement répondre à chacune des propositions d'admission dans le délai indiqué. Un candidat ne peut accepter qu'une... seule formation. Il renonce donc à ses autres vœux, ce qui libère de la place pour les autres élèves en attente. Toute cette procédure reste conditionnée à l'obtention du bac, dont les résultats seront communiqués le 4 juillet.
Anti-avortement, eurosceptique, admirateur de Donald Trump, qui est Karol Nawrowski, le nouveau président polonais. Le candidat nationaliste, soutenu par le principal parti d'opposition droit et justice, a remporté l'élection présidentielle lors du second tour ce dimanche avec 50,89% des voix, contre 49,11% des votes pour son rival, le maire libéral de Varsovie, Rafał Czawczowski. Âgé de 42 ans, Karol Nawrowski est un historien nationaliste spécialiste du monde criminel et admirateur du président américain. Comme son idole, il a largement repris le thème de l'immigration durant sa campagne. Avec son slogan « La Pologne d'abord, les Polonais d'abord », il a ciblé le million de réfugiés ukrainiens vivant dans le pays. Il a déclaré que les prestations sociales étaient avant tout destinées aux Polonais. Si Karol Navrovsky s'est engagé à maintenir le soutien de la Pologne à l'Ukraine dans la guerre face à la Russie, il s'oppose cependant à l'adhésion de Kiev à l'OTAN. Il a de plus reproché à l'Ukraine de ne pas avoir fait preuve de gratitude pour ce que les Polonais ont fait et a accusé le président ukrainien Volodymyr Zelensky d'un... à l'égard de la Pologne. Pendant la campagne, l'ex-historien également prônait la mise en place de contrôles à la frontière avec l'Allemagne afin d'empêcher l'entrée de migrants refoulés selon lui par ce pays. Sa victoire inquiète par ailleurs Bruxelles, qui craint un retour des tensions sur les questions d'État de droit. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, très critique lui aussi à l'égard de l'Union européenne, a salué la fantastique victoire du candidat nationaliste. L'arrivée de Karol Nawrowski à la tête du pays risque de bloquer le programme progressiste du gouvernement en place concernant notamment l'avortement et les droits LGBT+. Car le président polonais dispose d'un pouvoir de veto au niveau législatif qui ne peut être annulé que par une majorité des trois cinquièmes au Parlement, ce dont ne dispose pas le gouvernement en place.
La statue en Syre d'Emmanuel Macron a donc été volée au musée Grévin. C'est dans le 9e arrondissement de Paris. Ça s'est passé ce matin. Deux femmes et un homme se sont fait passer pour des touristes, ont pénétré dans le musée parisien. Puis ensuite, ils se sont changés en se faisant passer cette fois pour des employés de l'établissement. Ils ont réussi à dérober cette statue d'une valeur de 40 000. On en parle avec vous, François Pitrel. Est-ce qu'il y a des premières revendications ? Est-ce qu'on sait ce que ces militants vont faire avec la statue d'Emmanuel Macron ?
Les militants de Greenpeace que j'ai pu joindre revendiquent l'action et vont poursuivre cette action. Elle devrait être ou a été déposée. Ça n'a pas été encore confirmé devant l'ambassade de Russie. L'objectif de ces militants est de dénoncer le commerce et notamment l'achat de gaz. par la France et l'Europe à la Russie, malgré la guerre et malgré les sanctions qu'on impose à ce pays.
Bonjour à tous, la séance est
ouverte. L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement. La première question va être posée par monsieur Paul Christophe, président du groupe Horizon et Indépendance.
madame la présidente. Monsieur le Premier ministre. Notre pays en est-il rendu ? Avoir chaque effusion de joie, chaque ferveur nationale, être entaché, pollué par des débordements, pire, des délits et des crimes qui viennent gâcher la fête. Après la victoire du Paris Saint-Germain, quel bilan ? Nos policiers et nos sapeurs-pompiers ont été violemment agressés. Nos concitoyens terrorisés face à une société où nous n'arrivons plus à endiguer la violence. 600 personnes interpellées. des dégradations matérielles majeures à Paris et ailleurs. Plusieurs décès, des drames de trop. Nous devons nous battre sur les sujets qui comptent. Chez Horizon, nous refusons l'inaction. Pour reprendre les mots d'Edouard Philippe, la justice, c'est à la fois une valeur et une institution. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que l'institution va mal. Nous nous égarons dans une bataille sémantique absolument inutile, alors que seule compte la réponse pénale. Nous croyons résolument qu'une peine courte, ferme et immédiate a plus d'impact qu'un bracelet ignoré. Avec Loic Hervant, nous avons fait des propositions concrètes visant à enfin faire exécuter les peines d'emprisonnement fermes et à permettre les courtes peines. Cette proposition de loi a même été adoptée par l'Assemblée nationale. Mais où en sommes-nous ? Allez-vous faire en sorte que ce texte soit examiné au Sénat ? Avec Naïma Mouchou, nous avons défendu un texte visant à restaurer l'autorité de l'Etat. Disons-le aux Français, ce texte aurait permis de condamner plus fermement les agresseurs de nos policiers et de nos sapeurs-pompiers de ce week-end. Où en sommes-nous? Pourquoi ce texte n'est-il pas inscrit par le gouvernement à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, malgré un avis favorable de votre garde des Sceaux? Comment justifier de ne pas voir ces mesures concrètes, nécessaires et attendues aboutir ? Gardons-le à notre esprit. Sans justice efficace, pas d'ordre, pas de confiance, pas de lien social. Je vous remercie.
Merci beaucoup, monsieur le Président. La parole est à monsieur François Véroux, Premier ministre.
Merci, madame la Présidente. Monsieur le président Paul Christophe, avant de répondre très directement à la question que vous m'avez posée, je veux simplement que nous ayons une pensée pour les forces de l'ordre, ceux qui font le travail, ceux qui sont sur le terrain, qui subissent ces assauts. Merci de ce mouvement. Ceux qui subissent ces attaques et ces agressions et qui, en notre nom, font l'impossible pour maintenir l'ordre dans le type d'événement que vous avez décrit si justement. Vous avez décrit justement ce qu'est l'exaspération de millions de Français. qui regarde ces scènes avec le sentiment qu'en fait, il n'y a rien à faire, que d'une certaine manière, c'est une fatalité, et ceci est proprement inacceptable. Alors il faut poser les questions simplement. Est-ce que nous pouvons ne rien faire en face de la multiplication de ces événements ? Ma réponse est non. Et je pense qu'il faut, vous en avez indiqué plusieurs pistes, Vous avez indiqué ce qu'était la préparation d'une réponse pénale améliorée. Je vais vous dire deux choses qui sont mon sentiment. La première de ces réponses, c'est peut-être, le garde des Sceaux l'a proposé, que là où dans la loi sont inscrits des peines maximales, on puisse inscrire aussi des peines minimales. Et c'est la première chose. Et deuxième chose. En réalité, ces événements n'ont rien à voir avec une rixe dans un coin de rue. C'est préméditer, préparer, organiser. Ce sont des violences en réunion. Et la loi... prévoit en effet des aggravations de peine. Mais ces aggravations de peine sont extrêmement complexes dans la mesure où elles exigent des accumulations de circonstances particulières, notamment sur la gravité des blessures. Je pense qu'il faut être beaucoup plus clair que cela. Il faut que l'aggravation des peines liées à des violences en réunion... Et à des violences préméditées, que cette aggravation de peine soit plus nette. Et je pense qu'au lieu d'avoir une multiplication de circonstances aggravantes, il faut simplifier cela pour que ça devienne lisible pour tout le monde. Donc peine minimale s'il le faut. Deuxièmement, augmentation ou amélioration des circonstances aggravantes. de manière qu'il soit clair aux yeux de tout le monde que ce type de violence préméditée, préparée, organisée et désormais régulière ne peut pas être acceptée dans un pays comme le nôtre.
La parole est à présent à madame Farida Amrani. La parole est à présent à madame Farida
Amrani. La parole est à présent à madame Farida Amrani. a également été pris pour cible et blessé. Nos pensées accompagnent leurs proches et leurs familles. Ciblés parce qu'ils étaient étrangers, ciblés parce que perçus comme musulmans. Ce terroriste a revendiqué son acte dans des vidéos appelant à tirer sur les maghrébins et à voter pour l'extrême droite. Il l'a fait. sur Facebook, là où plusieurs députés du Rassemblement national ont contribué à propager la parole raciste, islamophobe et antisémite en toute impunité. Il est dit avoir agi au nom du drapeau français. Mais je veux ici le dire, la France, ce n'est pas et ce ne sera jamais le racisme comme étendard. Ce n'est pas un acte isolé. Il y a cinq semaines, Aboubakar Sissé est poignardé à mort dans une mosquée, tué parce que musulman. Le 31 août dernier, Jamel Benjabala, 43 ans, est assassiné par un militant d'extrême droite. Sa famille se bat toujours pour faire reconnaître le mobile raciste. Et dans ce climat, qu'a fait votre gouvernement? Rien. Pire encore, vous portez les idées de l'extrême droite, vous ne faites plus qu'un de Bruno Rotaillot. Emmanuel Valls, en passant par celle censée lutter contre les discriminations, votre gouvernement n'a qu'une seule mission, diviser, stigmatiser et armer l'extrême droite. Alors, monsieur le Premier ministre, quand allez-vous cesser d'alimenter et de flatter les fantasmes de l'extrême droite qui nous mettent une cible dans le dos ? Combien de morts faudra-t-il pour que vous protégiez enfin l'ensemble
des hommes ? Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur.
la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames, messieurs les députés, madame la députée, ce qui s'est produit dans le Var est trop grave pour jeter des accusations sur quiconque, mais sur l'auteur. Je voudrais d'abord avoir une pensée émue pour la victime, celui qui est mort, celui qui est blessé, pour leur famille. que nous allons retrouver. Mais je veux dire aussi pour la communauté, notamment la communauté tunisienne. C'est la raison pour laquelle je me suis rendu à l'ambassade de Tunisie ce matin.
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