Chargement...
Chargement...
La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré. Lancez la vidéo : le texte suit la lecture.
Hervé Marseille lors de la soirée électorale sénatoriales 2026 sur Public Sénat
27 septembre 2026
avec nous Hervé Marseille. Bonsoir et bienvenue Hervé Marseille.
Bonsoir.
Vous êtes président du groupe Union centriste et sénateur des Hauts-de-Seine. Un
peu la même question, cette apostrophe signée Yannick Jadot à l'instant. Vous êtes l'allié des LR pour former cette majorité aussi au Sénat. Est-ce que vous serez le garant d'une absence de dérive ?
crois qu'il y a un fait politique qui a été abondamment déjà examiné, c'est la création d'un groupe RN et l'arrivée de deux élus LFI. C'est assez normal quand on voit les scores au plan national de ces deux formations. Quand on voit les succès qui ont été enregistrés au municipal, le prolongement national, c'est qu'il y ait des élus. C'est comme ça. On peut le regretter ou le déplorer. C'est un fait démocratique et politique. Faut-il un cordon sanitaire ? Je ne parle pas de cordon sanitaire. Il y a une majorité, On a l'habitude d'ailleurs de travailler dans le dialogue et le respect mutuel au Sénat. Il faut garder déjà cet esprit. D'une part pour travailler de façon constructive et puis le Sénat plus que jamais va jouer un rôle de stabilisation des institutions. Je veux dire, on l'a fait depuis 2024 parce qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Là, on a encore deux mains devant un budget qui paraît improbable et difficile à voter. Donc nous, notre rôle, c'est le bicaméralisme qui est pertinent et qui l'a démontré, c'est de stabiliser les institutions et de jouer notre rôle. Alors aujourd'hui, il va y avoir des élus, évidemment extrémistes, qui arrivent ici. On s'en accommodera et on fera dans la responsabilité ce qu'on doit faire. Bien sûr, je crains que l'ambiance n'évolue, mais au niveau du chiffre, effectivement... On n'est pas débordé non plus. Il y a une majorité. On doit pouvoir travailler utilement. La
priorité de ce Sénat qui est élu ce soir, c'est aussi qu'il va vivre bien au-delà de la présidentielle. Il va y avoir encore trois années, deux années avec le futur ou la future présidente de la République. C'est peut-être aussi à mentionner. Ça dit quelque chose aussi du positionnement que va avoir le Sénat ? de la stabilité du Sénat? C
'est la stabilité à laquelle je faisais allusion tout à l'heure. Il est stable parce qu'il a une majorité, ce qui n'est pas le cas dans l'autre chambre. Il a du temps devant lui puisque nous ne pouvons pas être dissous, contrairement à l'Assemblée nationale. Donc en termes de perspective, on peut voir les choses un peu plus sereinement et paisiblement. Ce qui ne veut pas dire qu'on est allé... Il y aura encore un groupe après 2029. on ne peut pas rester à l'écart non plus de ce qui se passe et dans le monde, en France et en Europe. Et donc par définition, on est obligé de réagir aussi. Il y a des débats. Donc c'est vrai, il y a des débats sur des faits de société et on voit bien qu'il y a une droitisation du pays. Aujourd'hui, à travers les résultats, on voit dans les chiffres, même de ceux qui ne sont pas élus sur le terrain, un renforcement de la droitisation dans le pays, et ça veut dire quelque chose. Donc il faudra aussi en tenir compte dans les débats, parce qu'il y a des débats qu'on ne peut pas esquiver, parce qu'on voit bien...
Par exemple ? Sur l'immigration ? Sur la préférence nationale ? Sur quel sujet pensez-vous qu'il faut absolument aller pour entendre ce que dit le pays ? On voit bien que dans la ruralité, il y a un mal
-être, il y a un problème agricole, il y a tout un tas de gens qui se sentent écartés de la société, qui sont désespérés. Et je pense qu'il faut qu'on s'efforce d'apporter des réponses, parce que sinon, je pense que ça peut encore aller plus loin. Et je pense notamment à l'agriculture. Songez que depuis l'année dernière, dans ce pays, c'est la première fois depuis 50 ans qu'on est... Plus importateur qu'exportateur. C'est quand même incroyable dans un pays comme la France. Donc il y a des signes qui ne trompent pas. Et donc il nous appartient d'apporter des réponses à travers le budget difficile, puisque encore une fois, il n'y a pas de majorité à l'Assemblée. Et donc nous avons un rôle qui est double et majeur, puisqu'il va falloir aider les institutions à aller jusqu
'au bout. De toute façon, le Sénat peut-il agir en tant que contre-pouvoir dans les mois et voire les années qui nous attendent ?
Le Sénat a déjà montré sa capacité à résister dans l'histoire, et singulièrement ces dernières années aussi. Chaque fois qu'on a voulu toucher à la Constitution et que ça ne correspondait pas... à une préoccupation partagée par le Sénat. Le Sénat s'y est opposé. Il
y a
quelques années encore, après la convention citoyenne, je me souviens que le président de la République actuelle voulait modifier la Constitution. Ça n'a pas pu aboutir. D'ailleurs, il a abandonné l'idée. Et à plusieurs reprises, il y a eu des idées de modification de la Constitution. Et à chaque fois, c'est le Sénat qui a sous-pesé les propositions. On se souvient qu'au début du premier quinquennat, le président de la République voulait diminuer le nombre de parlementaires, voulait modifier le fonctionnement du CSM, voulait modifier... toutes sortes d'institutions, voulaient modifier toutes sortes d'institutions. Et le Sénat avait dit écoutez, nous on peut examiner tout ça, il n'y a pas d'hostilité par principe, mais d'avancer, on va dialoguer et on avait presque trouvé d'ailleurs des éléments partagés sur cette possibilité de modifier la constitution. Et puis il y a eu l'affaire Benalla qui a mis un terme à tout ça. Donc le Sénat... joue un rôle avec le bicaméralisme, qui est un rôle, j'allais dire, d'équilibre des institutions. Il y a une Assemblée, elle est défaillante parce qu'il n'y a pas de majorité, et donc nous nous essayons d'équilibrer, par exemple en examinant l'ensemble du budget, ce que l'Assemblée n'a pas pu faire ces trois dernières années.
Transcription automatique — vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.