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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Je dois vous dire tout de suite que je n'ai aucun souvenir d'avoir été informée de l'affaire de l'institution Betaram. Aucun. J'ai interrogé bien sûr anciens collaborateurs. Personne n'a de souvenirs à ce sujet. D'avoir eu communication des documents que nous avons maintenant dans le dossier, c'est-à-dire des rapports du procureur général de Pau à l'époque. Personne n'a le moins de souvenirs. Est-ce que ça veut dire que rien n'a été communiqué à mon cabinet ? Je ne peux pas répondre à cette question. Avec certitude, il faudrait interroger les archives de la direction des affaires communales et des grâces. Le père Caricard avait toujours nié. Et donc c'est quand cette deuxième plainte est arrivée qu'il a déclaré à son avocat de ne pas pouvoir le supporter et qu'il s'est suicidé, qu'on a retrouvé son corps dans le tibre. Si l'action pénale avait pu poursuivre son cours, je pense que j'aurais été informée à ce moment-là.
Ce même courrier évoque, et je l'ai dit, ce même courrier du procureur général daté du 15 juin 1998, Dénoncé par un plaignant qui, entendu par... Les services d'enquête évoquent d'autres faits susceptibles d'avoir été commis par des enseignants religieux sur divers élèves. C'est donc une alerte extrêmement importante. Le procureur général, lui, à l'époque, à Pau, avait-il les moyens, l'obligation, l'instruction de transmettre cette information aux autorités académiques locales
Non, parce qu'il était soumis, comme tous les magistrats, au secret de l'instruction et au secret professionnel et au respect de la présomption d'innocence. Il était soumis, lui aussi, comme moi, comme tous les membres de mon administration, au respect de la loi. En tout cas, ce qui est clair, c'est qu'il était vraiment bien préférable qu'il y ait une prise de conscience beaucoup plus précoce que ça n'a été le cas, à la fois de l'ampleur quand même de ses exactions, parce qu'on n'en avait aucune idée. et du fait que systématiquement, on ne croyait pas les enfants.
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