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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
On a un message politique de la part notamment de l'extrême gauche qui vise vraiment à diviser les Français, à les rappeler sans cesse à leur origine. Et donc je pense que j'ai été la victime de ça. Ça vous gonfle Ça me gonfle, voilà. Comme on est sur les grandes gueules, je me permets un peu de parler très sincèrement, très ouvertement. Mais oui, ça me gonfle, parce qu'en réalité, moi, je suis française, au même titre que n'importe qui. Je suis née en France, j'ai fait toutes mes études en France, et je n'ai pas à me justifier aujourd'hui de me retrouver dans le camp patriote, parce que ce sont les valeurs qui nous font.
Et pour cela, on a une invitée avec nous, Anna Mansoury, qui est députée UDR de l'ISER. Bonjour. Bonjour.
Mais au-delà même des sénatoriales, c'est que là, ça sent bon, j'ai envie de dire, pour vous, vous qui êtes dans le parti des Ricciotti, pour le Rassemblement National, donc un groupe pour la première fois au Sénat. Et puis je regardais ce sondage, le dernier en date publié ce matin, sondage Harris sur la présidentielle, avec Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon au second tour, dans tous les cas de figure, et surtout Marine Le Pen qui écrase la concurrence, et même Edouard Philippe. Ça sent bon ?
Bien sûr, pour nous c'est une victoire vers la victoire présidentielle. On a un objectif. un premier objectif qui a été atteint, celui de constituer un groupe au Sénat. Donc on est ravis de pouvoir avoir 14 sénateurs qui rentrent et qui vont former un groupe d'alliance UDR-RN. C'est aussi la preuve de notre ancrage dans les territoires, puisqu'on a fait un record, ou en tout cas on a posé une première pierre au moment des municipales avec beaucoup de conseillers municipaux, RN-UDR, qui ensuite nous a permis de créer ce groupe-là au Sénat.
'est-ce qui pourrait enrayer la machine ?
Rien. Vous savez, moi, je suis une grande optimiste. Je crois qu'en faisant une campagne de terrain comme le fait actuellement Marine Le Pen, en se basant aussi sur des alliés que nous sommes avec Éric Ciotti au sein de l'IDR, je crois qu'on va réussir à parler à la majorité des Français. Et puis, en tout cas, on le fait avec beaucoup de sincérité. Et Marine l'a montré ces derniers temps en allant à la rencontre directement des Français, ce que très peu, voire zéro candidat d'autres partis ont fait jusqu'à présent.
Ça me zira. Enchantée. Elle a beaucoup soutenu votre candidature à Marine Le Pen, je crois,
pour
devenir députée.
Oui, bien sûr, moi j'ai fait partie du coup, j'étais chez les Républicains à l'époque et donc j'ai suivi Éric Ciotti dans cette grande alliance et donc j'ai eu la chance bien sûr de pouvoir être soutenue par le rassemblement national.
C'est incroyable je trouve quand même le parcours, vous avez 25 ans, vous êtes déjà députée, une des plus jeunes je crois. La plus jeune. La plus jeune députée. Moi ce qui m'intéresserait c'est de savoir comment vous avez vécu quand vous avez été traité de beurette, d'arabe de service, de serpillère, en mode on ne comprend pas, en mode on met tout le temps vos origines en avant, votre prénom. en avant. Pourquoi elle est avec Eric Ciotti ? Pourquoi elle accepte d'être supportée par Marine Le Pen ?
Aujourd'hui, on a un message politique de la part notamment de l'extrême gauche qui vise vraiment à diviser les Français, à les rappeler sans cesse à leur origine. Je pense que j'ai été la victime de ça. Ça vous
gonfle
Ça me gonfle, voilà. Comme on est sur les grandes gueules, je me permets un peu de parler très sincèrement, très ouvertement. Mais oui, ça me gonfle parce qu'en réalité, moi, je suis française au même titre que n'importe qui. Je suis née en France, j'ai fait toutes mes études en France et je n'ai pas à me justifier aujourd'hui de me retrouver dans le camp patriote parce que ce sont les valeurs... Mais dans ce camp-là,
c'est un accélérateur de carrière, ça vous permet d'être députée à 25 ans ? Ça n'aurait pas été le cas si vous étiez restée au LR ?
Alors, la question, c'était... Il y a deux ans, je ne pensais absolument pas être députée, bien entendu. Je me suis engagée... Chez LR, c'est
toujours un peu les mêmes, c'est pour ça. Oui,
bien sûr. C'est sûr qu'en tout cas, au sein de l'UDR et du Rassemblement National, oui, ils valorisent en tout cas l'engagement des jeunes. Ça a été le cas notamment avec Charles Aloncle qui a bénéficié de la confiance d'Éric Ciotti. Donc bien sûr que les jeunes sont mis en avant et à condition bien sûr qu'ils travaillent autant que les autres, sont dignes de confiance. Maintenant, moi je me suis engagée très tôt, donc ce n'était pas un objectif à court terme.
Si Marine Le Pen devient présidente, il y a une bonne partie des LR qui va vous rejoindre. Et là, vous allez retrouver les anciens qui vont vous... prendre votre place.
Comme Macron avec le PS. Déjà, je vais vous dire très franchement, on ne s'engage pas pour garder des places ou en piquer à d'autres, parce que sinon je serais restée chez les Républicains en réalité. Moi, ce que je souhaite maintenant, c'est que la majorité de la famille politique, la grande famille politique de droite, parce qu'aujourd'hui, il reste encore des Républicains qui partagent les mêmes valeurs que nous en réalité, mais qui ont malheureusement participé à cette espèce de cordon sanitaire, ce barrage républicain en 2024. Et pour moi, c'est ça le plus mandat. Qui pourriez
-vous récupérer parmi les personnalités LR ?
La question, ce n'est pas sur les personnalités. on parle et quand on fait de la politique, on s'adresse d'abord aux électeurs, aux électeurs LR du coup, qui pourraient nous rejoindre et qui pourraient se retrouver dans nos discours. Si on reprend juste l'exemple des sénatoriales, il y a un fait qui a été très intéressant, notamment en Gironde, là où Edwige Diaz a été élu. Sur le papier, elle n'avait qu'une centaine de grands électeurs qui devaient voter pour le RN et pour sa candidature. Et en réalité, elle a réussi à atteindre les 450 qui ont permis son élection. Donc c'est bien la preuve que dans les grands électeurs, mais aussi chez les Français, il y a une grande partie. de personnes qui seront amenées à voter pour nous. Retailleau, il devrait vous rejoindre
? Est-ce que vous êtes Rotaillot compatible ?
Moi, encore une fois, je ne raisonne pas en personnalité politique. Si vous voulez mon avis sincère. Est-ce que pour vous, Bruno
Rotaillot, il est compatible avec l'UDR et il devrait vous rejoindre ? Je crois
que dans son discours, il l'est effectivement. Maintenant, il a pour moi commis une erreur en rejoignant un gouvernement macroniste. Il a persisté, il est resté plus d'un an au sein d'un gouvernement qui était incapable de mettre en place une politique, notamment migratoire de fermeté. Il a été désavoué à plusieurs reprises par le... président de la République et il est resté avec un Premier ministre, parce qu'il avait utilisé l'excuse de Michel Barnet à l'époque, mais il est resté aussi avec un Premier ministre, quand même, M. Bayrou, qui a largement aidé Emmanuel Macron à atteindre le pouvoir. Donc ça me pose un problème. Charles
Consigne. J'ai deux remarques. D'abord, vous êtes très jeune député. Est-ce que vous n'auriez pas été intéressé d'avoir une expérience professionnelle avant de devenir député ? Parce que quand on est député, on vote des lois qui s'appliquent à toute la population, on a influence importante sur la vie des gens. Est-ce que vous ne pensez pas que c'est mieux avant de devenir député d'avoir été... Boulanger, médecin ? Je vais
vous répondre très précisément. Vous n'y voyez aucune offense. Moi, je travaille depuis que j'ai 16 ans. En réalité, je ne viens pas d'un milieu favorisé qui pousse à avoir une carrière politique dès son plus jeune. J'ai commencé à travailler à 16 ans pour payer mes études dans des fast-foods, dans des restaurants. J'ai fait serveuse, j'ai été à la plonge, j'ai travaillé, j'ai été caissière. J'ai 25 ans, donc j'ai fait mes études. mes études ensuite, j'ai pu effectivement trouver des travails de collaboratrices avec des élus locaux. Des travaux. Pardon, des travaux, oui. Le droit de se tromper, peu cher. Ça arrive. Non, mais moi, je le dis sans malice. Je pense
que ça nous ferait du bien d'avoir moins, parce que je vous entends parler depuis tout à l'heure, vous vous exprimez comme une apparatchik, et c'est juste ce que je dis, c'est que ça nous ferait du bien d'avoir des gens. qui commence par avoir une vraie expérience professionnelle avant de prétendre imaginer les lois qui s'appliquent aux autres. Ça ne vous convient pas d'avoir vécu la
vie normale de la majorité des étudiants de France, c'est-à-dire de faire un petit boulot à côté de les études. Mais c'est là, en fait, on dit la France du réel. Je
vous dis juste, je pense que ça ne suffit pas. Mais
comment on renouvelle, Charles ? Je ne comprends pas, parce que si à la fois tu demandes que les gens aient une longue expérience dans le privé, avant d'être député, et qu'ils soient jeunes, ça va
être compliqué. devient pas un apparatchik. Moi je pense qu'on meurt des apparatchiks. Quand je vous entends, quand j'entends Aurore Berger, quand j'entends les uns et les autres, et jusqu'aux énarques d'ailleurs. Non mais n'importe laquelle. Par exemple quand je vois Philippe Juvin qui est médecin, cardiologue, chef de service, je trouve que c'est un élu de qualité et je me dis ça me fait du bien d'avoir quelqu'un comme ça. Je pense qu'il faut juste un minimum.
Mais en fait on est aussi une chambre qui représente le peuple et on est... Il n'y a pas un seul profil qui est le même à l'Assemblée nationale. Et moi, je suis très heureuse aujourd'hui de pouvoir représenter aussi cette jeunesse qui a travaillé tôt, qui a travaillé tôt pour financer ses études. Et j'en suis particulièrement fière. Après, s'il fallait faire... Non mais le problème, Charles, je
ne fais pas de démagogie non plus. Et travailler pendant 10 ans avant de... Non mais Charles,
c'est l'inverse. C'est-à-dire que tu peux très bien commencer par faire de la politique et ensuite quitter la politique. Le problème, c'est ceux qui font la politique toute leur vie. C'est un Jean-Luc Mélenchon qui était sénateur alors que quasiment personne n'était né au... Non, je pense que franchement, vous
pouvez vous satisfaire de la situation actuelle. Moi, je pense qu'on a trop d'apparat chics, de militants professionnels en politique, et que ça abîme beaucoup la politique. Deuxièmement, le parcours de Ciotti, moi, vous l'avez rejoint, etc. Est-ce que quand même, vous n'avez pas le sentiment, mais c'est une question un peu rhétorique, que ce qu'il a fait a porté un coup très dur à sa famille politique. En réalité, il a assez largement trahi la famille gaulliste, la famille de la droite traditionnelle, puisque pour sauver sa circonscription de Nice, ce qui était son objectif premier, il n'a pas hésité à passer par perdre des profits le parti qu'il présidait. Ce qu'on voit maintenant, le résultat, il était attendu, c'est qu'en fait, le petit bout de droite qu'il a apporté au Rassemblement National, se fait absorber par le Rassemblement national. C'est évidemment le Rassemblement national qui a autorité aujourd'hui sur Ciotti, sur ses militants. Je vous laisse terminer, mais je
pense que tout ce que vous avez dit... Ça paraît assez manifeste.
D'ailleurs, j'ai lu ce week-end même dans la presse qu'il était engagé dans un combat de titan avec Marion Maréchal pour savoir qui aurait le plus d'influence auprès de Marine Le Pen. Donc, est-ce que, voilà, vous dites que vous êtes... Enfin, vous avez parlé tout à l'heure des électeurs, etc. Est-ce que vous n'avez pas contribué à s'aborder la droite ?
Alors un, si on parle de trahison, rappelons quand même qu'en 2024 il y a eu un choix qui devait se faire extrêmement rapidement quand Emmanuel Macron a annoncé la dissolution. C'était celui de savoir est-ce que soit on poursuit avec une politique macroniste qui nous envoie dans le mur depuis maintenant près de dix ans, soit est-ce qu'on prend le risque que LFI accède au pouvoir et puisse constituer un gouvernement, soit est-ce qu'on se rassemble en fait le camp des patriotes avec effectivement tous les partis qui partagent des valeurs patriotes qui sont favorables aux français ou pas. Et donc Eric Ciotti a fait ce choix-là. Les Républicains. ont choisi de ne pas y participer, non pas parce qu'ils ne partagent pas des convictions avec le Rassemblement National ou parce que Marine Le Pen est complètement à l'opposé de ce qu'ils pensent, mais bien précisément parce qu'ils voulaient conserver leur siège. Et c'est ce qui s'est passé dans leur circonscription. Le barrage républicain a permis à ce que, notamment, Laurent Wauquiez, qui est le président du groupe Les Républicains, puisse rester en place puisque la gauche s'est désistée. C'était un candidat à LFI ou écolo, je crois, qui s'est retiré pour faire gagner Laurent Wauquiez. Donc si on parle de trahison... sur les valeurs, c'est plutôt du côté des Républicains qu'il faudrait chercher.
Zora Bitant.
Alors, qu'est-ce qui vous a séduite dans les valeurs que porte cette union des droites ? Qu'est-ce qui, à votre âge, vous a fait pousser la porte et même devenir députée ? Ça, c'est la première question. Et la deuxième question, et là, c'est même pas une question, c'est de dire que... Là où vous êtes intéressante, c'est qu'en fait, on essentialise souvent les Français issus de l'immigration. Et l'assignation identitaire, elle ne vient pas du tout des Français, entre guillemets, de longue date et blancs. Elle vient surtout de la communauté. Je suis autant victime que vous. On ne supporte pas qu'on puisse être divers et varié et pluriel dans nos idées. C'est-à-dire qu'on peut être à droite, à gauche, au centre, non encarté, croyant, pas croyant, etc. Nous sommes peut-être... je mesure mes mots, la seule origine en France qui n'avons pas le droit d'être plurielle et diverse. assigné par, entre guillemets, notre propre communauté. Parce que, j'illustre mon propos. Quand tu es italien et que tu deviens français, ça ne pose pas de problème. Quand tu es argentin et que tu deviens français, il n'y a pas de problème. Quand tu es brésilien et que tu es migre en Italie, tu peux devenir italien. Nous, nous naissons issus de l'immigration maghrébine et nous devons le rester toute notre vie. Et donc, ce que vous subissez, moi je le subis depuis au moins 30 ans. Et donc, vous venez vous contredire qu'en fait, on est assigné à rien. en fait on fait ce qu'on veut on a le droit de penser ce qu'on veut et c'est là où je trouve je vous trouve hyper courageuse et je vous encourage à continuer maintenant voilà qu'est ce qui vous a conduit à aller dans ce parti
Alors moi j'ai essayé de regarder, comme je vous ai dit, je me suis engagée très tôt, mais en tout cas les sujets qui m'intéressaient le plus et les enjeux pour moi de notre pays et de ma génération aussi bien entendu, c'est les enjeux de sécurité déjà et de pouvoir savoir si demain est-ce qu'on va réussir en fait à trouver de l'emploi et à pouvoir vivre dignement de notre travail. Ça pour moi c'était les deux piliers essentiels que je retrouve parfaitement dans l'alliance que nous avons formée, l'UDR et le Rassemblement National. Et sur la deuxième partie de votre question, je suis... Je suis totalement d'accord avec vous, je vous suis depuis longtemps et je tiens à dire aussi que vous êtes extrêmement courageuse et je suis très touchée par les mots que vous avez dit à mon égard. Effectivement, il y a cet enjeu communautaire, mais il y a aussi encore une fois une récupération politique et un vrai cheminement politique de la part de l'extrême gauche qui vise à diviser les Français pour mieux régner en réalité.
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