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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Madame la directrice générale de l'Agence régionale de santé, mesdames et messieurs les parlementaires, mesdames et messieurs les élus, et spécialement ceux avec qui j'ai mené beaucoup de combats dans l'histoire, mesdames et messieurs les professionnels de santé, et mesdames et messieurs, nous sommes venus aujourd'hui... à Puigapel, pour traiter de la question des déserts médicaux. Les déserts médicaux sont, à notre avis, le symptôme le plus grave, le plus aigu et le plus insupportable de la fracture que nous avons laissée se créer au travers du temps sur notre territoire. C'est ce symptôme que nos concitoyens des zones concertées demandent avoir traité avec le plus d'urgence et d'efficacité. Alors je sais qu'ils ont souvent entendu ce constat, formulé souvent avec sympathie et sincérité, avec beaucoup d'annonces, beaucoup de discours, on a dit qu'on allait s'en occuper, et puis les choses ne changent pas vraiment, et nous sommes là pour qu'elles changent tout de suite. Nous pensons qu'on n'a plus le temps d'attendre et que des solutions doivent être apportées et apportées immédiatement. Le plan que nous allons annoncer aujourd'hui, il est fait pour aboutir à des résultats rapides que les Françaises et les Français concernés pourront constater dans leur quotidien. pour notre système de santé, qui repose pour une part très importante sur l'exercice libéral de la médecine. Si ce plan ne marchait pas, si on continuait à avoir des zones entières, des millions de nos concitoyens qui ne peuvent pas trouver de médecin, 6 millions de Français qui ne trouvent pas de médecin, Alors je crains qu'un changement plus radical ne devienne nécessaire et inéluctable. Ce manque de médecins est un problème intolérable. Je disais qu'il y a 6 millions de Français partout dans notre pays. Vous avez maintenant affiché sur les écrans la carte de France de ceux qui ne trouvent pas de médecins traitants. dont 620 000, je m'adresse aux professionnels de santé qui sont là, qui souffrent pourtant d'une maladie chronique. 87% du territoire est classé en désert médical, et vous voyez la carte, c'est toujours la même diagonale du vide que notre pays rencontre. Le taux des patients sans médecin traitant y est plus élevé. que partout ailleurs, c'est-à
-dire supérieur à 7,5%. C'est évidemment la
population vivant loin des grandes villes qui est la plus touchée. 61% de la population qui a des difficultés pour consulter un médecin généraliste habite à la campagne. Il en va de même pour l'accès aux spécialistes. 37 départements métropolitains. Pour l'essentiel des départements ruraux, compte par exemple moins de 5 dermatologues. Et tout à l'heure, nous parlions avec des professionnels diabétologues qui disaient que pour l'ensemble du département du Cantal, il n'était que 3. Elles n'étaient que 3. Et comme vous le savez, la difficulté à accéder à un médecin généraliste ou spécialiste... crée, emporte des conséquences lourdes et parfois dramatiques. Des pathologies qui pourraient être traitées rapidement, perdues ou s'aggravent, faute d'avoir été soignées à temps. Les patients se tournent et c'est compréhensible vers les services d'urgence qui sont devenus au fil des années le premier point d'accès au système de santé alors que leur rôle devrait être au contraire un rôle de recours. En 20 ans, le nombre de visites aux urgences a tout simplement doublé pour atteindre aujourd'hui 20 millions de passages par an. Et cette situation qui traduit un manque, une difficulté pour certains territoires ne peut pas durer. Et pour nous, pour le gouvernement, pour notre communauté nationale qui est fondée sur la solidarité, elle est intolérable et intolérable à au moins deux titres. La première raison pour laquelle elle est intolérable, c'est qu'elle met d'abord en jeu la santé des Français. Je le disais, et je pense en particulier aux plus âgés qui sont proportionnellement plus nombreux à vivre en zone rurale et qui ont davantage besoin de soins. Or, nous sommes en train de vivre une transition démographique, j'allais dire une révolution démographique, avec l'allongement de la vie et l'affaissement du nombre de naissances. qui crée pour notre pays une situation qui risque de détériorer encore l'accès aux soins si nous ne faisons rien. Il y a une deuxième raison pour laquelle c'est insupportable, c'est que la France s'est bâtie sur des principes, et le principal principe de notre identité républicaine, c'est l'égalité. l'existence de déserts médicaux donne à nos concitoyens l'impression qu'ils ne comptent plus pour ces concitoyens abandonnés, que leurs vies, leurs soucis de santé, ne sont plus une priorité. Or, c'est une part essentielle de la promesse française, l'égalité de tout ce qui est ainsi rompu. Pour assurer cette égalité, la politique d'aménagement du territoire a été pendant des décennies un outil puissant et efficace, avant d'être quasiment abandonné au fil des décennies. C'est cette politique d'aménagement du territoire, de volonté de rééquilibrage du territoire, de volonté de la présence des services élémentaires sur le territoire, que nous reprenons aujourd'hui, c'est un renouveau de l'aménagement du territoire auquel le gouvernement appelle. Et ce n'est pas un hasard si un grand nombre de membres du gouvernement ont occupé des responsabilités d'élus locales en province. Si l'on veut poser un diagnostic complet du problème des déserts médicaux, il faut aussi en évoquer les causes historiques. Alors je vais vous montrer un diagramme, un schéma. ce qu'a été l'erreur, et j'ai même arrivé de dire que c'était un crime, lorsqu'on a créé, il y a 50 ans, le numerus clausus. L'idée était simple en apparence, elle est extrêmement choquante dans son énoncé. J'ai entendu de mes oreilles des responsables défendre cette idée, ce principe, c'était moins il y aura de médecins, moins il y aura d'ordonnances à rembourser. Et cette idée était largement partagée. Je suis obligé de dire qu'elle a été partagée dans l'administration, qu'elle a été partagée dans ceux qui s'occupaient de l'organisation de la santé. Je suis obligé de dire qu'elle a été partagée aussi chez les médecins. Et donc cette raréfaction du nombre de médecins, vous avez la courbe sous les yeux, on est descendu dans les années 90 à 3 500 médecins par an alors qu'on était à 8 500. Et cet effondrement explique évidemment en partie les difficultés que nous rencontrons aujourd'hui. Le numerus clausus a été heureusement relevé par la suite, a été supprimé en 2020 à l'initiative du président de la République au profit d'une définition régionale des besoins en formation. En 2024, 2400 généralistes se sont installés en France, soit deux fois plus qu'en 2011, en 12 ans. Et les installations compensent désormais les départs à la retraite, mais tous dans cette salle, nous savons que ça ne suffira pas. Ça ne suffira pas parce que le mode d'exercice de la profession médicale et même de la vocation médicale a changé, comme toute la société a changé et comme la vie, et on a entendu tout à l'heure, les médecins de cette commune favoriser. Une commune où on a réalisé une organisation exemplaire. Mais il y en a tant d'autres, et c'est pourquoi nous sommes venus parler ici, il y a tant d'autres qui n'ont pas la même chance. La suppression du numerus clausus commence seulement à porter des fruits. Il y a des réponses nouvelles, par exemple la création des infirmiers de pratiques avancées, des assistants médicaux. Il y en a 8000 assistants médicaux qui ont déjà été mis en place, mais je suis obligé de dire qu'il y a des régions et des zones de France, tout à l'heure responsable de la CPAM me disait ça, dans lesquelles ça n'est pas encore... mise en place ou acceptée, ou ça ne prend pas, c'était l'expression que vous utilisiez. Et puis, comme ici, 2700 maisons de santé pluriprofessionnelles à Calvigny, tout ça est très important. Donc, cette maison de santé a été créée en 2018, et je veux les en remercier par deux médecins généralistes. avec l'aide de la région et de l'agence régionale de santé. Elle regroupe 11 professionnels de santé, généralistes et spécialistes, notamment un chirurgien dentiste venu de Pas-de-Calais, un orthoptiste, trois masseurs kinésithérapeutes, trois infirmières. Grâce à la formation reçue par ces deux médecins généralistes, elle assure des soins d'urgence vitale et elle participe aussi à la permanence des soins le week-end. Mais les chiffres que j'ai évoqués tout à l'heure, les demandes qu'expriment nos concitoyens montrent qu'il faut apporter des réponses vraies, encore plus rapides et encore plus massives. Notre volonté et l'engagement que nous prenons ici, c'est la résorption immédiate des déserts médicaux en situation les plus difficiles. à commencer par les zones où le besoin est le plus criant et la population le plus en manque de soins. Donc, nous allons commencer par identifier, par cartographier les zones qui ont le plus besoin, qui sont le plus en manque, et que nous puissions ainsi honorer la promesse d'égalité devant l'accès aux soins. Alors, nous avons employé pour cela une méthode. que nous avons mis en place pour traiter plusieurs problèmes urgents, comme la reconquête de l'écrit ou l'assurance des communes qui ne trouvaient pas d'assurance pour leurs bâtiments. C'est une méthode commando, une équipe resserrée, travaillant hors des processus habituels de l'administration et qui est en lien avec les organisations représentatives pour aboutir dans des délais brefs à des résultats tangibles. Et ce, sans forcément passer par de grandes lois, trop de grandes lois ont été annoncées ou même votées et ont promis un changement radical sans que rien ne change. Le plan que nous présentons aujourd'hui marque l'aboutissement d'une deuxième de ces opérations commando menées en concertation avec les professionnels de terrain. avec les représentants de patients et les élus locaux réunis depuis plusieurs semaines par les ministres chargés de la santé. Ils s'inspirent des travaux parlementaires réalisés ces derniers mois, tant au Sénat qu'à l'Assemblée nationale, qui sont en cours et qui vont poursuivre leur cheminement parlementaire. Et si ces cheminement parlementaires peuvent enrichir... La situation à laquelle nous voulons répondre, c'est très bien. Ce plan est fait pour obtenir des résultats rapides. L'ensemble des actions qu'il comporte doit, dans délai bref, rendre disponible 80 millions de consultations supplémentaires par an, dans les zones les plus en difficulté. Et sa mise en œuvre sera portée par tous les professionnels de santé dont je salue l'engagement. Alors, il y a quatre grands axes. Le premier de ces axes, c'est mettre en place un nouveau principe de responsabilité et de solidarité territoriale avec tous les professionnels de santé et notamment tous les médecins. Le deuxième principe, c'est de permettre à plus de jeunes d'accéder aux études de santé partout sur le territoire national. Le troisième principe, c'est unir les compétences pour soigner davantage de patients. Et le quatrième principe, c'est avec les élus locaux, créer les conditions d'accueil attractives pour les étudiants et les professionnels de santé. Alors tout d'abord, la situation est si urgente, les déséquilibres si grands et si insupportables que nous croyons. indispensable de mettre en place au plus vite un nouveau principe de responsabilité et de solidarité de l'ensemble de la communauté médicale. Toutes ces dernières semaines, nous avons consulté, nous avons entendu les alertes de médecins, les élus locaux sur certains effets négatifs des contraintes à l'installation. beaucoup ont dit que ces contraintes à l'installation, ces obligations d'installation, notamment discutées dans une proposition de loi à l'Assemblée nationale, n'étaient pas ce que les médecins souhaitaient, n'étaient pas ce que les médecins voulaient. Nous tenons compte de ces remarques et nous disons que cette voie de la régulation autoritaire ne sera donc pas celle que nous retiendrons dans l'étape que nous ouvrons aujourd'hui. Même si nous savons, et l'adoption de l'article 1er de la proposition de loi à l'Assemblée nationale dit quelque chose de très important sur ce sujet, que si ce plan d'urgence immédiat ne réussit pas, nous savons bien qu'au bout du compte le jour viendra où les principes de ce système fondé sur le choix libre des médecins devront changer. Et donc, pour moi, c'est cette certitude que nous ne pouvons plus laisser nos concitoyens attendre 3, 4 ou 6 mois pour être reçus en consultation ou devoir faire des dizaines et des dizaines de kilomètres quand ils ont les moyens de se déplacer pour trouver un médecin. Des mesures de solidarité sont déjà prévues par la convention médicale signée le 4 juin 2024. qui incitent les médecins à réaliser des consultations à un tarif opposable en dehors de leur cabinet. Mais nous avons la certitude désormais qu'il faut aller encore plus loin. Donc la solution de solidarité que nous choisissons aujourd'hui, elle partira d'une cartographie complète des zones rouges. Ce que nous appelons zone rouge, c'est celle où l'accès aux soins est aujourd'hui le plus critique. à l'aune d'un certain nombre de critères, la densité de médecins, les départs à la retraite qu'il est possible d'anticiper, les distances et le nombre de patients chroniques. Pour agir efficacement, c'est du terrain que nous devons partir. Cette cartographie sera réalisée dans le mois qui vient par les agences régionales de santé, en lien étroit avec leurs préfets. et les élus locaux qui seront consultés et associés. Elle sera actualisée régulièrement, en temps réel, en fonction de l'évolution des situations locales, sans attendre de mise à jour nationale. Ces zones rouges seront notre absolue priorité et le but du plan que nous présentons est d'y apporter en un temps très court des solutions d'accès à des soins de qualité. Pour cela, nous allons introduire dans la loi pour la première fois dans l'histoire de notre pays le principe d'une solidarité de l'ensemble de la communauté médicale pour assurer l'accès aux soins. De par leur formation, de par les services qu'ils peuvent rendre, de par leur appartenance au système de solidarité fondé au temps du Conseil national de la résistance, les médecins ont une obligation de fraternité. dont je sais l'immense majorité d'entre eux sont pleinement conscients. Ainsi, chaque médecin généraliste ou spécialiste qui exerce dans un territoire bien pourvu devra consacrer un ou deux jours par semaine à des consultations dans les zones qui sont les plus en difficulté, que nous appelons les zones rouges. Ces consultations avancées... seront des réponses concrètes aux besoins de santé de nos concitoyens. Les modalités d'organisation, les plannings seront construits dans un esprit de confiance à l'égard des professionnels de terrain. Bien entendu, la mobilisation solidaire des médecins sera faite avec pragmatisme et bon sens. Il s'agira de demander leur aide aux médecins. pour qui il est raisonnablement facile de se rendre sur les territoires prioritaires à proximité de chez eux ou à proximité d'autres zones qui les intéresseraient pour des raisons familiales ou amicales, je ne sais. Et je redis ma confiance dans la solidarité des professionnels de santé pour que ces organisations se mettent en place rapidement. Il s'agit donc dans un premier temps d'une proposition et d'une incitation. Les préfets et les agences régionales de santé n'interviendraient qu'en l'absence de réponse locale. Et il nous paraît également normal, et cela sera prévu, que des contreparties financières soient mises en place. Mais je veux insister sur notre détermination. Nous n'accepterons plus que des millions et des millions de Français se retrouvent sans accès normal aux soins. Et si chaque médecin se mobilise en solidarité, ne serait-ce que un ou deux jours par mois, parfois quelques jours seulement par an, alors nous apporterons une solution originale et puissante, le temps que le nombre, les quelques années qu'il faut attendre pour que le nombre de soignants formés augmente et pour que les autres mesures de ce pacte portent leurs fruits. La remontée des médecins sur le territoire, elle est inscrite dans les décisions d'ouverture des formations. Elle s'accomplira, elle se réalisera dans les 5, 6 années qui viennent. C'est cette période de 5 ou 6 ans dans laquelle des régions entières sont en détresse. Partout où je me déplace, je rencontre, je le ferai tout à l'heure aussi, les maires. J'ai vu des maires pleurer parce que dans leur commune, pleurer au sens propre du terme, parce que dans leur commune, en dépit de tous les efforts qui sont faits, mettre en place des cabinets, proposer des logements, proposer parfois des facilités ou même des aides financières, ils ne trouvent pas de médecin. Et ceci est pour nous, pour un citoyen français, pour quelqu'un qui croit. au message d'égalité et de fraternité de la France, il est impossible d'accepter cela plus longtemps. Le deuxième levier
que nous allons... 50% d'entre eux exercent
à moins de 40 km de leur lieu de formation, de leur lieu d'internat. Alors nous allons rééquilibrer structurellement la formation aux études de santé pour qu'elle concerne davantage de jeunes provenant des territoires les plus en difficulté, en difficulté géographique et en difficulté sociale aussi. Nous voulons des médecins sur tout le territoire. Et si nous voulons des médecins sur tout le territoire, il faut des médecins venus de tout le territoire, formés sur tout le territoire, issus de toutes les origines sociales. Notre but est donc de permettre à davantage de jeunes d'accéder aux études de santé, et ce, dès la rentrée 2026. Nous allons ouvrir dans chaque département une première année d'accès aux études de santé. C'est l'objet depuis longtemps d'une demande de beaucoup d'élus locaux et d'un effort de la part d'un grand nombre d'entre eux. Nous allons également augmenter peu à peu les places en études de santé en fonction des besoins régionaux. Nous allons déployer les 3 700 internes de 4e année de médecine générale en priorité sur les zones où le besoin de soins est le plus important grâce à une valorisation de leur engagement. Et enfin, nous allons créer les conditions du retour des jeunes Français partis se former à l'étranger et qui sont d'une certaine manière une hémorragie de notre capacité à former des médecins. Nous avons conscience que les mesures qui touchent à la formation sont fondamentales, mais nous savons aussi qu'elles prennent quelques années à porter leurs fruits. Nous apportons donc une troisième réponse à la situation inacceptable que nous connaissons de façon à augmenter le temps de soins disponibles pour les patients. Nous réunissons et mobilisons à plein les compétences de chaque profession de santé pour que davantage de patients puissent être traités. Les médecins nous ont dit encore tout à l'heure dans le tête-à-tête que nous avons eu avec eux Ils nous ont dit à quel point ils sont surchargés de tâches administratives, de certificats à rédiger, de paperasse, ce qui réduit d'autant le temps qu'ils peuvent consacrer à leurs patients. Et ils nous ont expliqué ça avec une vigueur et une éloquence, j'allais dire, qui est tout à fait émouvante. En 2018, les assistants médicaux ont été créés pour alléger ces tâches administratives. Et je le disais, 8000 d'entre eux ont été créés. Mais c'est loin de suffire. Nous allons accélérer et amplifier leur déploiement tout en leur délégant davantage de compétences. Nous allons également faire l'effort de supprimer les certificats inutiles qui encombrent l'activité des médecins. Tout le monde a en tête les associations sportives qui requièrent des certificats dont on ne peut pas dire que l'utilité soit marquante et qui sont le plus souvent sans fondement juridique. Et nous allons aussi encourager, alors là je m'adresse aussi aux médecins, à confier de nouveaux actes à d'autres professionnels de santé, multiplier le nombre des intervenants potentiels. qui peuvent relayer l'acte médical ou le dupliquer. Pharmacien, on a tout à l'heure rencontré la pharmacienne depuis Capel. Infirmière, assistant dentaire, afin d'utiliser pleinement les compétences qui sont les leurs et de mobiliser pour les patients le temps médical disponible et qui n'est pas extensible. Pourquoi ne permettons-nous pas à des professionnels de santé extrêmement bien formés, présents sur tout le territoire, comme les pharmaciens d'officine ? Je rappelle qu'il y a 20 000 officines bien réparties sur notre territoire. Pourquoi ne leur permettons-nous pas de délivrer des médicaments courants, par exemple contre les rhinites allergiques, c'est la saison, par exemple pour soigner les plaies simples ou les conjonctivites ? À ces professionnels, nous choisissons de faire confiance pour multiplier la capacité de prise en charge par des soins médicaux. C'est le choix qui avait été fait en 2023 pour la délivrance en pharmacie sans ordonnance de traitement contre, par exemple, les infections urinaires ou les angines. Et les patients témoignent aujourd'hui que cette action a été parfaitement intégrée et parfaitement efficace dans ses résultats. Enfin, quatrième axe de notre réponse, nous allons mettre en valeur les efforts des élus locaux et créer avec eux les conditions d'accueil attractives pour les professionnels de santé et les étudiants. Beaucoup est déjà fait par les collectivités, beaucoup de dispositifs existent, par lesquels les communes ou les communautés de communes proposent aux soignants des conditions de travail et un cadre de vie agréable. Mais ces dispositifs sont devenus si nombreux que les principaux intéressés eux-mêmes ont dit mal à s'y retrouver. Le guichet unique numérique qui rassemble déjà les dispositifs d'aide de l'État sera complété pour présenter pour chaque collectivité les aides à l'installation et les conditions d'accueil. Les collectivités locales jouent aussi un rôle essentiel dans l'accueil des étudiants puisqu'elles créent des conditions favorables à la vie loin de leurs proches. Les dispositifs qu'elles proposent seront mieux mis en valeur. Enfin, nous allons renforcer partout sur le territoire la sécurité des soignants, confrontés, vous le savez bien, à une hausse inacceptable dans certains territoires des violences à leur encontre. le gouvernement suivra avec la plus grande précision la mise en œuvre et les effets de l'ensemble de ces mesures. Un compte rendu au niveau départemental et national sera publié chaque trimestre. en toute transparence à partir de 10 indicateurs clés qui permettra de juger si les mesures que nous annonçons aujourd'hui sont suffisantes ou si des mesures plus radicales s'avèrent nécessaires. Ce pacte d'action traduit la volonté du gouvernement, en concertation avec les organismes représentatifs du monde de la santé, de mettre fin tout de suite, sans attendre... sans discours mais par des actes, au scandale des déserts médicaux, scandale pour la santé publique, scandale pour l'égalité républicaine. L'accès aux soins est au sommet des priorités du gouvernement et notre détermination collective à la garantir sera la mesure de notre solidarité. Je vous remercie. Et les ministres autour de moi vont maintenant expliciter chacun de ces axes d'action et de ces objectifs. Et je donne d'abord la parole à madame Catherine Vautrin.
Merci monsieur le Premier ministre. A mon tour de vous saluer toutes et tous. Monsieur le maire bien sûr, mesdames et messieurs les parlementaires, mesdames et messieurs les conseillers. départementaux, régionaux, mes chers collègues, mesdames et messieurs. Monsieur le Premier ministre vient de le rappeler, ce pacte pour les secteurs en difficulté repose sur trois convictions majeures. D'abord la nécessité d'accompagner mieux, la nécessité de répondre à tous les territoires et la nécessité de former davantage. Je vais me consacrer sur ce sujet qui est de garantir à chaque Français un égal accès aux soins. quel que soit son lieu de vie. Cette démarche, évidemment, ne peut exister qu'avec l'engagement de chaque professionnel de santé. Et je voudrais à ce moment redire, bien évidemment, La reconnaissance qui est la nôtre quant à leur professionnalisme, leur implication et bien évidemment la confiance qui nous anime au moment où nous cherchons des solutions. Ce pacte finalement c'est le fruit d'une concertation, monsieur le Premier ministre l'a rappelé. de l'ensemble de nos équipes avec des médecins de terrain, des représentants des médecins, des élus, des représentants de patients, finalement toutes celles et ceux qui forment cette communauté, parce que c'est ensemble que nous pouvons trouver les solutions. Et ce que nous avons en commun... C'est notre système de santé. Les Français y sont particulièrement attachés, c'est leur préoccupation numéro 2. Et donc, quelque part, notre responsabilité commune, c'est bien évidemment de prendre soin à ce système et d'apporter des réponses. Alors, notre proposition, qui peut-être va s'afficher, est extrêmement simple. Elle est basée sur un principe de responsabilité et de solidarité. Pour ce faire, nous allons commencer par faire un diagnostic. Nous ne sommes pas dans une démarche médicale pour rien. Nous allons sur chaque territoire à l'échelle du bassin de vie. Ce qui nous intéresse, c'est le bassin de vie. la communauté de communes ou la communauté d'agglomération, incontestablement l'intercommunalité, de réaliser une cartographie complète des besoins, là où l'accès aux soins est le plus difficile. Cette carte, le crayon, évidemment, il est tenu par l'Agence régionale de santé avec les élus locaux et le préfet. Et bien évidemment, pour bâtir cette carte, nous allons partir d'un certain nombre d'indicateurs. La densité de généralistes au moment où on en parle, l'âge des généralistes et notamment celles et ceux qui ont plus de 60 ans, le nombre de patients en affection longue durée, l'âge global des patients, l'évolution de la démographie. Et à partir de cette photographie, nous serons en capacité de définir ces fameuses zones que nous qualifions. de zone rouge. L'idée, c'est de faire ça dans les semaines qui viennent, puisque fin mai, nous devons avoir cette cartographie qui sera établie. Moins d'un mois. Moins d'un mois. Et donc, à partir de là, nous pourrons déterminer la réponse. Cette réponse, c'est que chaque médecin, qu'il soit généraliste ou spécialiste, consacre quelques jours par an, c'est-à-dire deux jours maximum par mois, pour accompagner les territoires en difficulté. Évidemment, la méthode va se décliner très concrètement, l'idée étant de jouer la proximité pour la faciliter. Nous sommes finalement dans un principe que beaucoup d'entre vous connaissent, qui est le principe de la consultation. La seule chose, c'est que cette consultation avancée va changer un peu d'approche géographique pour être au plus près des territoires, avec bien évidemment un accompagnement qui permette aux patients d'avoir une réponse au moins 5 jours sur 7 dans la commune, et avec un accompagnement administratif pour le suivi du dossier. Voilà le principe, vous l'avez compris, monsieur le Premier ministre vient de le rappeler, moins d'un mois. pour le mettre en place, parce que la santé des Français ne peut pas
Merci beaucoup à Catherine Dautron. Vous vous êtes entendu sur l'ordre de passage ? Alors, M. Philippe Baptiste, de l'Université de la Recherche.
Merci beaucoup. Monsieur le Premier ministre, monsieur le Préfet, mesdames et messieurs les élus, on sait, vous l'avez souligné, que l'origine géographique et le lieu de formation sont des déterminants essentiels pour le futur du lieu d'exercice. C'est pourquoi nous souhaitons agir sur deux aspects, le recrutement d'étudiants et le déploiement de formation dans tous les territoires. Si nous pouvons passer au transparent suivant, vous voyez sur cette carte les points rouges qui sont les points importants ici. 24 départements qui sont identifiés par les points rouges sont dépourvus d'une première année d'accès aux études de santé. Alors certes, on a à peu près 75% des départements de France métropolitaine et d'outre-mer qui sont pourvus 'une faculté de santé ou d'une antenne universitaire, mais il reste les autres. Et la réforme de l'accès aux études de santé qui a été mise en place en 2020 a contribué à avoir des antennes un peu partout, mais pas suffisamment. Et il faut aller plus loin et couvrir le territoire et permettre à plus de jeunes d'avoir accès aux études de santé. Alors, quelques mesures spécifiques avec quatre leviers, et je vais revenir sur ce point. Le premier de ces leviers, c'est d'encourager les jeunes lycéens des territoires ruraux, quel que soit leur milieu social, à s'engager vers des études de santé. Et pour ça, nous allons généraliser une expérimentation qui a été menée ces dernières années. qui est la préparation aux études de santé, l'option santé dès le lycée, dans les lycées ruraux, qui pourrait être étendue à toutes les régions. C'est une acculturation au métier de la santé qui est faite au sein des lycées et qui permet à des jeunes de découvrir des vocations alors qu'ils n'avaient pas forcément cette idée en tête. Deuxième levier pour aller vite, c'est de recruter plus d'étudiants issus de territoires ruraux ou moins dotés en professionnels de santé, des étudiants qui seront plus à même de s'installer dans leur territoire d'origine à la fin de leurs études. Et notre volonté, c'est bien d'offrir une voie d'accès aux études de santé dans chaque département de France métropolitaine et d'outre-mer. Cette première année doit être adaptée à chaque territoire. soit à travers une antenne universitaire, d'un parcours adapté au sein de formations existantes ou éventuellement au sein de campus connectés, mais il faut en avoir un dans chaque département et aller progressivement vers une licence, un premier cycle disponible dans chaque département. Le troisième levier, c'est celui de la simplification des modalités d'accès aux études de santé. Le système PASLAS qui a été mis en place en 2020 est trop complexe et surtout trop hétérogène aujourd'hui d'une université à l'autre. Si l'on veut permettre à plus d'étudiants, un plus grand nombre d'étudiants d'accéder aux études de santé, il faut le simplifier et simplifier les modalités sans revenir évidemment à la PACES dont les limites ont été... très largement identifié. C'est pourquoi nous allons rapidement évaluer la faisabilité d'un modèle harmonisé sur l'ensemble du territoire national et qui laissera plusieurs chances à chaque étudiant. Le quatrième levier est essentiel parce qu'il conditionne l'exercice professionnel à l'issue de la formation. Le choix de la spécialité, vous le savez, du lieu d'exercice peut être fortement influencé par les rencontres au cours de la formation. Je crois qu'on l'a entendu tout au long de cette matinée avec les professionnels de santé avec qui on a pu discuter. Et il faut évidemment sortir de l'idée qu'il faut être absolument dans un chute tout le temps, partout, tout le temps, pour tous les stages. Découvrir l'écosystème de santé et les acteurs d'un territoire au cours de sa formation, c'est lever les peurs et les craintes d'exercer en dehors de l'environnement du choix. Découvrir la pratique médicale en dehors des centres, pratiquer une médecine de proximité et trouver de grandes satisfactions personnelles. Actuellement, une proportion insuffisante de stages est réalisée en dehors des villes de Chux. Et si l'on exclut la médecine générale, les postes ouverts en dehors des Chux représentent moins de 40% de l'offre de stages pour les spécialités. C'est très peu aujourd'hui. L'objectif de cette mesure est de favoriser la découverte de l'exercice médical en dehors des métropoles. Notre volonté est que 100% des étudiants en médecine réalisent au moins un stage en dehors des Chux lors de leur deuxième ou de leur troisième cycle. Cela voudra dire que mécaniquement, nous devrons renforcer nos capacités d'encadrement universitaire dans les territoires et accompagner aussi à travers des aides logistiques pour les étudiants lors des stages.
Alors comme je me bats contre les sigles, CHU, ça veut dire centre hospitalier universitaire. C
'est un très vieux sigle,
monsieur. Oui, c'est un très vieux sigle, mais si nous prenions l'habitude... Vous avez raison. Mais à l'endroit de nos concitoyens, d'utiliser des mots compréhensibles, ça serait formidable. Merci, M. le ministre. M. Noderre.
écoutez, bonjour à tous. Très heureux d'être ce matin dans le Cantal, aux côtés du Premier ministre, de mes collègues ministres et surtout de l'ensemble des élus locaux, de retrouver finalement ma région, où j'ai été vice-président pendant 8 ans à la Santé. Je suis très heureux de voir que... Ce que nous avions pu imaginer, notamment sur les maisons médicales, je regarde Stéphane, le sénateur, le conseil régional également, était une des premières briques pour favoriser l'exercice médical, paramédical de façon coordonnée. Je remercie le Premier ministre de se saisir. de ce sujet qui est vraiment la principale source de préoccupation de nos concitoyens. On l'a redit, 6 millions de Français sont en souffrance de médecins traitants et puis des délais qui s'allongent. Donc on a bien compris aussi que la régulation n'est pas la situation et la solution à une pénurie. Une pénurie reste une pénurie et donc il nous faut former plus de médecins. Alors les différentes solutions, ça vous a été dit, c'est d'augmenter les capacités de formation de notre système. Clairement il faut reconnaître ce constat. perdu le contrôle de notre système de formation de nos études médicales et paramédicales en France. Plus de 50% des dentistes qui s'inscrivent au Conseil de l'Ordre ont été formés à l'étranger. Nous avons globalement le même nombre de formations de médecins que dans les années 70, à l'épaisseur du trait, alors qu'on sait que nous avons 15 millions de Français en plus, avec des patients qui ont plutôt vieilli, qui sont polypathologiques. Ça nous a été redit tout à l'heure par notre confrère diabétologue. Et puis surtout, un rapport au travail qui a complètement changé, puisque quand un... généralistes part en retraite, et bien maintenant il faut 2,3 médecins pour les remplacer. Donc fort de ça, il faut augmenter notre capacité de formation. Une première étape avait été franchie avec la suppression du numerus clausus qui devient apertus, donc un changement significatif, mais qui n'est pas suffisant. Donc on proposera, dans les délais impartis qui nous ont été donnés par le Premier ministre, de pouvoir changer les choses et de définir le capacitaire de l'université en fonction des besoins du territoire qui seront naturellement... réellement recensés par les élus locaux et par les agences régionales de santé, donc augmenter les capacités de formation pour pouvoir prendre et former plus, former mieux par rapport au vieillissement de la population aux maladies chroniques. Ensuite, la deuxième solution, vous l'avez compris, et c'est inadmissible, c'est de voir nos étudiants partir à l'étranger, en Roumanie, en Espagne, en Belgique, au Portugal. Donc nous avons à peu près 15 000 étudiants qui sont dans un certain nombre de pays. dont 5000 particulièrement dans les études médicales proprement dites, les autres sont des études paramédicales. Donc nous allons construire un parcours d'atterrissage pour pouvoir récupérer... Ces étudiants qui sont déjà en 4e, 5e, 6e année, donc nous avons gagné du temps aussi dans la formation de ces étudiants, de leur proposer, et je sais que déjà les maires ruraux le font beaucoup, particulièrement ici en Auvergne, je me suis déplacé il n'y a pas si longtemps que ça, à Moulins et à Vichy, où on voit déjà les hôpitaux de proximité solliciter les étudiants français qui sont à Cluges en Roumanie et qui viennent effectuer leur stage d'été dans les services hospitaliers. J'accueille moi-même à Grenoble, avant que je sois ministre, j'accueillais des étudiants. qui venaient faire leur Erasmus, des petits étudiants grenoblois qui venaient faire leur Erasmus dans mes services, alors qu'ils sont étudiants en Roumanie. Je crois qu'il faut promettre le bon sens au bon endroit. Nous avons une situation d'un tel désert médical en France que nous n'avons pas loisir d'envoyer nos étudiants français étudiés à l'étranger. Donc nous allons, la deuxième mesure, réintégrer les étudiants chez nous dans notre système. Ça sera fait par un examen d'une proposition de loi que j'avais fait voter en décembre 2023 et qui est inscrite au Sénat. au mois de mai, le 19 mai. Nous allons, avec le ministre de l'Enseignement supérieur, faire évoluer le système PASLAS, ce qui n'a pas donné satisfaction. Et surtout, je crois, le gros message, on l'a tous vécu, soit personnellement, soit avec bon nombre d'étudiants, c'est qu'il faut qu'un étudiant ait plusieurs chances quand il veut faire médecine. On ne peut pas jouer sa vie professionnelle sur un examen, ce n'est pas possible. Donc il ne faut pas que ces années soient perdues, mais il faut qu'il y ait plusieurs possibilités d'avoir le droit à l'échec et de pouvoir... pour pouvoir faire de bons médecins. À l'époque où j'ai passé, moi, ma médecine, le parrain de mon troisième fils, par exemple, avait fait plusieurs fois sa première année et c'est actuellement un médecin très reconnu parce qu'il y a différents facteurs qui peuvent jouer. La quatrième chose, c'est naturellement de simplifier les médecins qui sont formés hors Union européenne, les PADU. Il faut avoir aussi le courage de reconnaître que ce n'est pas un sujet d'immigration. Il ne faut pas mélanger les problèmes. Il faut qu'on les prenne les uns après les autres. Bon nombre de nos hôpitaux font... fonctionnent grâce à nos médecins qui ont été formés hors Union européenne. Dans certains de nos centres hospitaliers, c'est 30 à 40 % de médecins qui sont formés hors Union européenne. Donc il faut que naturellement, du moment qu'ils ont les connaissances requises, les qualifications requises, pouvoir reconnaître pour qu'ils puissent... Donc, on va supprimer dans un souci de simplification, comme l'a annoncé le Premier ministre, toutes ces commissions nationales pour qu'il y ait naturellement un contrôle des connaissances, mais aussi un contrôle des compétences qui seront faits localement dans les hôpitaux par les médecins qui les encadrent. Je valide moi les externes, je valide les internes, je pourrais valider les palus et tous les collègues de France pourront le faire également. Donc, simplification. Et puis, le cinquième point, c'est les passerelles. Je crois qu'on a vu tout à l'heure, ça nous a été dit. D'ailleurs, par un des médecins qu'on a rencontrés, la formation continue est un sujet important. On peut commencer ses études par des études d'infirmiers et puis ensuite de pouvoir faire des passerelles pour pouvoir devenir médecin. On a vu aussi qu'avec le Covid, beaucoup de professions étaient en quête de sens et qu'on a vu aussi des ingénieurs vouloir aussi changer de filière et devenir aussi médecin ou professionnel de santé. Je crois qu'il ne faut pas opposer ces passerelles. Ces passerelles, elles sont complémentaires et on a besoin aussi de... diversifier les profils et d'avoir aussi des profils divers face à de nouveaux outils qui vont aussi permettre de travailler plus efficacement, qui vont rendre du temps de soignants auprès des patients. J'évoque naturellement l'intelligence artificielle qui doit se pénétrer naturellement dans nos organisations hospitalières, qu'elles soient publiques ou privées. Nous avons besoin de tout le monde. La médecine en France fonctionne avec du public, avec du privé, avec de la médecine de ville et toutes ces organisations pourront bénéficier de l'intelligence artificielle. Ensuite, nous avons un certain nombre de mesures, si on peut passer la piapo suivante, c'est les docteurs juniors, qui sont donc la quatrième année de médecine générale. Conformément aux engagements que nous avions pris, les décrets sortiront donc bien avant l'été pour rassurer l'écosystème. Voilà 3 700 docteurs qui vont s'installer sur nos territoires à partir du mois de novembre 2026. Ça fait à peu près 40 par département en fonction de la taille et de la population. des départements. Je sais que les élus locaux, les maires, élus départementaux, régionaux, présidents d'intercommunalité vont pouvoir se mobiliser aux côtés de monsieur le préfet, puisque c'est quasiment un aménagement du territoire, mais aux côtés de l'ARS pour l'offre de soins, pour trouver les meilleurs endroits où ces docteurs juniors vont pouvoir augmenter l'offre de soins et pouvoir prendre davantage de patients. Vous comprenez, dans les mesures que nous proposons ce matin, Il n'y a pas une mesure qui va permettre de régler les déserts médicaux, mais un ensemble de mesures que nous allons surtout accélérer, avec des premières mesures visibles dans les zones rouges dès septembre, et puis ensuite des mesures que nous allons construire, mais que nous allons construire aussi ensemble. Donc il est hors de question de fracturer la communauté médicale. Donc vous l'avez compris, il ne s'agit pas de s'opposer à la proposition de loi de Parlement, mais de... de pouvoir effectivement expliquer une bonne foi que la coercition, la régulation n'est pas la solution à la pénurie. Par contre, construire des lieux de stage avec les docteurs juniors qui vont peaufiner leur formation, qui vont s'acculturer à la pratique de médecine libérale avec des maîtres de stage. On doit aussi préciser dans les décrets que nous prendrons avant l'été et les décrets et les arrêter aussi le statut du maître de stage parce qu'il faut que ça soit aussi incitatif. Il faut qu'un médecin généraliste installé puisse bénéficier. de remplaçants, même quand il est encore là, pouvoir bénéficier de docteurs juniors, bénéficier d'assistants médicaux pour pouvoir libérer du temps médical et pouvoir prendre plus de patients. Ça fait partie des 80 millions de consultations qui ont été évoquées par le Premier ministre, par toutes ces organisations que nous allons mettre en place. Donc 3 700 docteurs juniors. répartis correctement sur le territoire avec toutes les mesures qui seront faites avant l'été pour que tout ça puisse se faire dans la concertation. Et nous comptons naturellement sur les élus locaux, mais je ne vois pas un maire, un président d'intercommunalité, refuser d'avoir les mesures d'accompagnement pour permettre d'avoir un médecin supplémentaire dans son territoire. Ensuite, sur la simplification, je reprends un certain nombre de sujets qui ont été dits. C'est naturellement, je l'ai fait moi-même pendant de nombreuses années, de ne pas faire tous ces certificats médicaux, notamment au moment des rentrées des classes, pour pouvoir faire toute activité sportive dans tous les clubs sportifs. Je crois que tous ces certificats médicaux sont une perte de tente conséquente pour les praticiens, pour les médecins. C'est aussi de l'argent pour de la sécurité sociale, une consultation de 30 euros pour un certificat pour avoir le droit de jouer au... foot le mercredi après-midi, je crois que ce n'est pas du tout de l'argent bien utilisé et effectivement ça n'empêche pas qu'il y ait naturellement un avis médical, mais ces certificats inutiles doivent être... supprimés quand ils n'ont pas de fondement juridique ou médical. C'est de pouvoir aussi déployer davantage les assistants médicaux. Nous en avons à peu près 8 000. Nous avons un objectif de 15 000 qui permet de soulager l'équipe médicale de toutes les tâches administratives. Ça permet aussi d'avoir des relevés de décisions, d'une prise de constante, de prise de tension, de réalisation d'un certain nombre d'actes, de déshabiller le patient, de prendre aussi les éléments dans le dossier médical. Tout ça fait gagner du temps. aux médecins qui permet d'augmenter sa patientèle. C'est permettre aussi de mobiliser l'ensemble des compétences des acteurs. On l'a dit, les pharmaciens comme les biologistes sont des marqueurs du maillage territorial extrêmement important. Une pharmacie dans une zone de désert médical comme partout en ailleurs, mais particulièrement, c'est extrêmement important à préserver. Donc il y aura des mesures d'accompagnement pour permettre que les pharmacies restent des lieux où on peut trouver aussi des conseils. On peut trouver des conseils de prévention. On peut faire de la vaccination, on peut récupérer les kits, notamment de dépistage pour le cancer colorectal. On peut naturellement réaliser des trottes. C'est des tests rapides pour savoir si vous avez une angine, si vous avez une infection urinaire qui, derrière, déclenche la prescription d'antibiotiques. Ça participe aux bonnes prescriptions des antibiotiques, ça lutte contre l'antibiorésistance et puis ça permet surtout aux patients de trouver une solution très adaptée plutôt que de... d'attendre toute une nuit, d'aller embouteiller les urgences. Dans le dernier rapport qui est sorti avant de la Cour des comptes, on voit que 40% des patients qui vont aux urgences et on ne leur jette pas la pierre, c'est qu'ils n'ont pas trouvé de solution dans les territoires. Donc nous avons des marges aussi. 40%. Ce qui permet aux hôpitaux aussi de se restructurer. Quand vous avez des urgences qui ne débordent pas, ça vous permet de mieux organiser le travail. Ça renforce aussi les conditions de travail au sein des urgences. Ça renforce aussi l'attractivité des professionnels de santé dans nos hôpitaux parce que les deux systèmes sont complètement liés. On ne peut pas avoir les déserts médicaux d'un côté en ville et puis l'hôpital de l'autre côté. Tout ça sont des vases communiquants pour le parcours du patient. Donc renforcer le rôle du pharmacien comme un acteur. central de proximité, de maillage du territoire, avec des travails qui sont faits avec les ordres, avec les URPS et avec les syndicats, et puis favoriser des accès directs, des décrets. On a parlé des pratiques avancées. J'avais signé le 20 janvier dernier le décret sur les infirmiers en pratiques avancées et d'ici quelques jours, je vais signer le décret qui va permettre effectivement la primo-prescription et le renouvellement des médicaments. C'est même fait, mais je voulais l'annoncer. Nous avons signé avec Catherine ces décrets pour permettre justement de favoriser la prise en charge des patients sur la délivrance de leurs médicaments, ce qui est extrêmement important. Et nous aurons aussi un certain nombre d'expérimentations pour permettre l'accès direct, notamment au kiné, dans un certain nombre de départements. Une vingtaine de départements sont en expérimentation. Diapo suivante. Nous aurons aussi des activités médicales secondaires qui sont à encadrer. Je pense notamment à la médecine esthétique. On peut comprendre qu'il y a besoin de chirurgie réparatrice, notamment au décours d'un cancer, au décours notamment de traumas faciaux ou autres. Mais il y a aussi beaucoup de médecine esthétique qui peut correspondre à un besoin, mais qui nécessite en lien avec le Conseil national de l'ordre d'être encadré, réglementé. Il y a aussi beaucoup d'exercices illégales de la médecine. de sujets catastrophiques avec des mauvaises pratiques. Donc il y aura ces pratiques pour encadrer la médecine esthétique et aussi pour plafonner, pour rendre du temps, encore une fois, rendre du temps des médecins généralistes qui pratiquent ces actes. C'est de ne pas les interdire, mais que ça ne soit pas la totalité de leur temps, parce qu'on comprend bien que nous avons de telles difficultés de prise en charge des patients qu'il n'est pas acceptable d'avoir des délais à un an pour une prise en charge, notamment en dermatologie, alors que si c'est pour une injection. de Botox, ça peut être une semaine. Je crois qu'il faut avoir le courage et on ne stigmatise personne, mais il faut qu'on puisse travailler sur ces sujets-là. Le mélanome est un véritable sujet qu'on doit prendre en charge et qu'on doit prendre en charge prioritairement par rapport aux injections de Botox. Je pense qu'il faut avoir à un moment le courage de dire ces choses-là. Et ça, nous le construirons avec la profession. Il s'agit de ne pas fracturer, mais de pouvoir répondre aux besoins des Français sans fracturer la communauté médicale. Ensuite, c'est de pouvoir utiliser... Les téléconsultations qui doivent être aussi utilisées, mais dans de bonnes conditions. On ne peut pas se satisfaire de téléconsultations qui puissent ne pas apporter des solutions aux patients. C'est de pouvoir aussi permettre à un certain nombre de médecins retraités de reprendre une activité médicale. Je crois que beaucoup de médecins, après une vie professionnelle souvent bien remplie, apprécient quelques mois peut-être pour se soulager. Mais après, on sait bien que le naturel reprend le dessus et que... Quand on a été beaucoup stimulé durant sa vie professionnelle, on peut reprendre une activité, mais une activité simplifiée, probablement dans une maison médicale avec un exercice coordonné où il n'y a pas trop de paperasserie, moins de papier, plus de simplification. Et puis surtout, que ça soit aussi avantageux en termes de retraite. Je crois que c'est quelque chose qu'il faut faciliter. C'est beaucoup de temps médical gagné. Et puis le dernier point, ça sera l'intelligence artificielle qui naturellement doit être utilisée par les besoins du terrain. Il ne s'agit pas d'avoir une dimension pyramidale et d'imposer ça au niveau national. C'est les équipes, que ce soit à l'hôpital, que ce soit en ville, que ce soit dans les cabinets médicaux, dans les maisons de santé pluridisciplinaires, qui vont utiliser ces... Il y en a un notamment qui m'intéresse particulièrement, c'est celui qui permettra de sécuriser la lecture des électrocardiogrammes, par exemple, qui permettra, comme la lecture de certains actes d'imagerie, qui permet de sécuriser, parce que c'est des lectures qui sont compliquées d'utiliser, ces outils qui restent des outils, l'intelligence artificielle reste un outil, jamais ça ne remplacera un soignant au lit du malade ou en consultation dans un bureau médical, mais ça permet surtout de libérer du temps et de participer à l'attractivité. de sens parce que parfois quand on voit des professionnels de santé se détourner du soin, c'est que justement la paperasserie, l'administratif a pris trop de temps par rapport au temps que l'on souhaite passer avec les patients et je crois que c'est le plus beau des métiers du monde, c'est de pouvoir avoir ce lien quand même avec les patients et cet engagement. Je crois qu'après c'est Françoise. Voilà, c'est Françoise.
Monsieur le Premier ministre, si vous me permettez, pour gagner du temps, je vous salue en vos grades et qualités. Les grades sont nombreux, les qualités tout autant. Je veux dire, en regardant les élus qui sont là, et à vous, monsieur le Premier ministre, le plaisir qui est le mien. d'être ici pour la deuxième fois en 15 jours. Dans ma Bretagne, on dit que la Bretagne, ça vous gagne, mais je vous assure que le Cantal, ça vous gagne aussi, on l'a vu avec la maison de santé que nous avons visitée tout à l'heure. Monsieur le Premier ministre, moi je veux saluer ici notre venue collective, parce que quand nous nous sommes rencontrés, et dans tous les départements où je vais, une des premières préoccupations des élus, c'est l'accès aux soins, et ils portent là. à ceux de leurs concitoyens, a fortiori dans des territoires ruraux où il y a... On le sait, une rareté des services de santé et une population qui vieillit, qui a envie aussi de rester à domicile. Et monsieur le Premier ministre, la méthode que vous proposez, c'est celle qu'adorent les élus locaux, c'est la responsabilité, la solidarité. Et aujourd'hui, la responsabilité, la solidarité pour que nous relevions ensemble le défi de l'accès aux soins. C'est une chaîne de solidarité entre l'État, tous les acteurs du soin, mais aussi les élus locaux. Et les élus locaux n'ont pas attendu que les choses deviennent extrêmement difficiles ou impossibles, parce que nous savons qu'ils se sont largement engagés, parfois pour salarier des médecins. construire des maisons de santé et s'engager dans des communautés territoriales de santé. Et donc je crois qu'aujourd'hui nous apportons là une méthode de réponse quand nous savons qu'au-delà de la difficulté de l'accès aux soins en ruralité, nous avons une inégalité d'écart d'espérance de vie, parce qu'il y a un écart d'espérance de vie de deux ans pour les hommes et un an pour les femmes entre le milieu urbain. et le milieu rural ? Et la réponse, elle est dans l'engagement de l'État et la proximité, la proximité dans la formation. Nous savons que 42% des étudiants en médecine formés dans les territoires vont venir s'installer dans les territoires, alors que le pourcentage sera plus faible si la formation a lieu en ville. Donc il s'agit pour nous de reconnaître l'engagement des élus locaux d'une manière très officiel et très responsable, puisqu'on peut former des médecins, leur demander de venir s'installer dans nos territoires, mais il faut des conditions d'accueil, et il s'agit de leur donner envie de venir dans nos territoires, de faciliter leur installation dans des conditions qui sont des conditions... de vie favorable pour eux, mais aussi pour leur famille. Beaucoup de départements se sont engagés dans un marketing territorial pour attirer les entreprises et les cadres en disant venez vivre chez nous, vous allez voir et le paysage, mais les services que nous avons en matière d'accès aux écoles, aux collèges, aux lycées, mais aussi des services pour la garde des petits-enfants. Il faut aujourd'hui que ce marketing territorial se fasse. pour attirer des médecins, et que ce soit simple, c'est un guichet unique que l'on mettra en place, enfin, qui sera mis en place au niveau territorial, avec l'aide naturellement de l'ARS, et les élus locaux qui expliqueront les services qu'ils peuvent proposer, les conditions de vie qui seront celles des médecins qui viendront s'installer, mais aussi les aides financières qui existent, n'est-ce pas, et je regarde les parlementaires dans le Cantal, puisque... Toutes les communes du Cantal sont couvertes d'un dispositif que les élus locaux connaissent bien et je vois leur satisfaction. C'est ce qu'on appelle le dispositif de zone de revitalisation rurale ou de France de revitalisation rurale. Donc c'est, je crois, quelque chose qui leur va bien. Les élus locaux se sont aussi engagés dans le financement des études de certains jeunes issus de leur territoire. et je l'ai dit, dans les maisons de santé. Il faut aussi qu'on travaille avec les départements et les intercôts sur les internats ruraux, je l'ai dit, et les hébergements territoriaux. On a vu ici, dans cette maison de santé, qui a été conçue. Ce n'est même pas la proximité, c'est-à-dire qu'il y a dans la maison de santé un logement pour accueillir les médecins qui peuvent venir en stage. Donc il nous faut augmenter cette offre. Et puis je crois qu'il y a un deuxième sujet en ruralité, c'est non seulement la présence des médecins, mais c'est l'éloignement et la dissémination des habitants. Nous avons des territoires, et dans le Cantal c'est vrai. où nous avons beaucoup d'habitants qui sont loin d'un centre-bourg, d'une petite ville de demain, et que nous n'aurons pas des professionnels de santé dans toutes nos communes. Alors il y a une organisation à prévoir à l'échelle d'un territoire, mais je crois aussi qu'il nous faut conforter ce qui a été mis en place, c'est ce qu'on appelle la médecine itinérante ou foraine, avec des médicobus. Il y a aujourd'hui une trentaine de médicobus qui sont... partiellement financées par l'État ou la MSA ou les ARS. Nous devons aller plus loin, on a un objectif de plus de 100. Et nous avons également des bucobus. Le bucobus, ce sont des cabinets dentaires qui circulent. Et il nous faut aujourd'hui, à partir de l'hôpital, dans un lien médecine de ville, médecine hospitalière, avoir aussi dans ces médicobus. des permanences délocalisées, de spécialités. Je pense aux gynécologues, je pense aussi à la médecine psychiatrique qui a beaucoup d'importance. Donc je crois que c'est ensemble, d'une manière solidaire et responsable, que nous construirons des solutions. Elles existent ici, c'est remarquablement exemplaire. On doit les uns et les autres, et c'est votre volonté, monsieur le Premier ministre, accompagner les élus locaux dans leur quête. de l'accès aux soins qui est la réponse à l'angoisse des habitants et c'est aussi une réponse indispensable pour que nos ruralités soient fortes et vivantes. Je vous remercie.
Merci beaucoup. Cette rencontre prend fin. Il n'y a eu que quatre utilisations de sigles non expliquées. Mais ça changera, par exemple, le PASLAS, vous saurez ce dont il s'agit, le 4, j'ai compté. La prochaine fois, on fera beaucoup mieux. En tout cas, pour nous, c'est évidemment très important qu'on ait pu vous présenter cela. Est-ce qu'il y a des questions
j'ai une question pour le ministre de la Santé.
Les ministres peuvent venir tous autour. Ça évitera d'avoir à se lever.
Monsieur le ministre, bonjour. Gaëtan Lecointe pour TF1 LCI. Vous avez annoncé un projet qui va demander aux médecins de donner jusqu'à deux jours par mois un désert médical. Pourriez-vous nous expliquer concrètement comment ça va s'organiser ? Est-ce que ça veut dire qu'un médecin parisien va devoir aller à plusieurs kilomètres de son cabinet ? Comment seront payés les frais des médecins ? Y aura-t-il des incitations ? Et combien ça va coûter ? Merci.
je crois que... L'idée, c'est aussi de construire tout ça avec la profession. Donc là, c'est un certain nombre d'annonces qui sont faites. Maintenant, nous avons au moins un mois, comme l'a redit Catherine Vautrin, pour organiser justement les zones. Ça va se faire par porosité. Il ne s'agit pas de déplacer un médecin du nord de la France pour venir dans le sud ou inversement. Sauf s'il le souhaite. Sauf si, naturellement, le médecin le souhaite. C'est de pouvoir faire par porosité, par bassin de vie et de pouvoir permettre deux jours par mois, pour pouvoir permettre aussi aux remplaçants peut-être de faire... un petit peu plus s'ils ne sont pas fixes par cabinet. Ensuite, il y aura des mesures incitatives qui sont à définir avec les professionnels de santé et puis aussi avec la Caisse nationale d'assurance maladie puisque nous allons trouver des discussions avec les ordres, avec les syndicats. Donc nous avons aussi encore quelques semaines pour pouvoir peaufiner ces dispositifs. vous permettez mot de
réponse à votre question, c'est la première fois qu'on prend cette orientation au lieu de vouloir intervenir autoritairement pour obliger les médecins à s'installer quelque part ou à ne pas s'installer dans d'autres zones, ce qui était évoqué ces temps-ci. Nous faisons cette dernière tentative qui consiste à demander à l'ensemble de la communauté médicale de consacrer... Un ou deux jours par mois, si besoin, pendant les quelques années où on n'aura pas les médecins en nombre nécessaire, à ce qu'ils prennent, si j'ose dire, un tour de garde partout où il n'y a pas de médecin. Choisiront avec les autorités de santé la zone qui les intéresse. Les élus locaux mettront en place un cabinet et un logement. si nécessaire, de manière qu'ils seront naturellement indemnisés comme il convient, de manière qu'il y ait une réponse immédiate. Ça fait des années et des décennies que sur ce sujet des déserts médicaux, on fait des discours, on prend des engagements et on fait des promesses. Le choix que nous avons fait, c'est de mettre tout de suite des actes pour que, dès le mois de septembre, les zones les plus critiques, celles qui n'ont absolument aucun recours médical, puissent avoir une réponse. On va les cartographier tout de suite et on apportera la réponse dès le mois de septembre, ce qui est un effort sans précédent, inédit, original, je crois. mais qui est la seule réponse avant que n'intervienne l'obligation de s'installer ou l'interdiction de s'installer dans quelques zones, ce qui porte atteinte, beaucoup de médecins nous l'ont dit, toutes les organisations de médecins se sont exprimées, ce qui porte atteinte au principe de liberté d'installation auquel les médecins, et spécialement les jeunes médecins, sont le plus attachés.
Si vous me permettez, c'est pour compléter, sans paraphraser le président de Médecins solidaires, le principe c'est de demander... Peu à beaucoup de médecins plutôt que demander beaucoup à peu de médecins. C'est ça le principe. C'est aussi la solidarité et la prise de conscience. Et moi, je crois beaucoup à la prise de conscience de l'ensemble des confrères de France pour justement éviter la coercition et s'engager pour pouvoir apporter cette prise en charge médicale dont 6 millions de nos concitoyens ont besoin.
Et avec un élément très important, c'est que ça nous permet une présence tout au long de la semaine. En d'autres termes, ce n'est pas quelqu'un qui viendrait un jour de la semaine. L'intérêt, c'est que cette mobilisation permet qu'on soit opérationnel tout au long de la semaine sur chacun des territoires.
faut ajouter que c'est le choix de ne pas faire peser sur les internes qui sont en de formation. Tout l'effort pour les déserts médicaux. On répartit l'effort sur l'ensemble de la communauté médicale, généraliste et spécialiste, parce qu'il y a besoin de spécialistes aussi dans ces zones. Alors, ce ne sera pas tous les jours, les spécialistes.
Bonjour, Lise Roseveille pour France Inter. Toujours sur la question de la solidarité territoriale, est-ce que vous nous confirmez qu'il y aura des pénalités pour les soignants qui ne participent pas ? Et si oui, quelle forme ça prendra ? Alors, je vous
confirme quelque chose de simple. Nous allons commencer par l'incitation. par la discussion bienveillante en demandant à chacun de faire cet effort. Mais vous comprenez bien que si jamais il n'y avait pas de réponse, on passerait de l'incitation à l'obligation. Ça se fait, comme vous savez, pour les gardes. Il y a des principes d'intervention de l'autorité médicale. pour obliger à des gardes. Je pense que là, la démarche progressive que nous proposons c'est proposer avant d'obliger.
Bonjour, Hugo Capelli, BFM TV. Pour poursuivre, est-ce qu'il y a une date précise de l'entrée en vigueur ? Vous parlez du mois de mai, si j'ai tout bien suivi, peut-être que vous pouvez juste me le repréciser. Et puis également, vous parliez de rémunération supplémentaire pour les médecins qui jouent le jeu. Est-ce qu'on sait à peu près à quoi ça va ressembler ? Merci beaucoup.
On va en parler avec eux pour la rémunération, parce que tout ça, c'est une mise au point avec les professionnels. Quant à la mise en œuvre, le mois de mai, c'est pour établir la cartographie des zones qui sont le plus en difficulté. Et notre idée est de commencer avec les zones rouges dès le mois de septembre.
le mois de mai sera un mois important, puisqu'il y aura trois sujets particulièrement importants qui seront évoqués au Sénat. La proposition de loi infirmier qui participe grandement et qui porte aussi beaucoup d'attention à la profession. Il y aura aussi une proposition de loi, on n'a pas évoqué, pour pouvoir renforcer la tolérance zéro vis-à-vis des agressions des soignants, qui est un sujet extrêmement important sur lequel les élus locaux sont particulièrement mobilisés. Donc il y aura une proposition de loi qui, je l'espère, sera validée au Sénat pour renforcer... justement les peines pénales vis-à-vis des agresseurs de soignants, ce qui est intolérable, de pouvoir permettre effectivement que les soignants puissent déposer plainte de façon anonyme et permettre aussi toute déclaration pour endiguer le phénomène. Et puis il y aura la proposition de loi qui permettra le retour des étudiants qui étudient français, qui étudient à l'étranger, de faire supprimer le numerus apertus pour définir le capacitaire en fonction des besoins du territoire, et puis le renforcement des passerelles, comme ça a été évoqué. Tous ces outils législatifs auront lieu durant le mois de mai.
Président de la commission des affaires sociales du Sénat, le sénateur Moulier, qui peut nous permettre de servir de véhicule pour les quelques éléments législatifs dont nous aurions besoin pour mettre en place ce que nous avons annoncé ce matin.
Notamment pour les praticiens diplômés hors Union européenne, nous aurons besoin d'un certain aspect qui sont réglementaires, que nous prendrons, et puis d'autres qui seront législatifs. Donc ces différents outils seront pour qu'avant l'été, tout soit effectivement posé.
Dernière question peut-être ? Bonjour Monsieur le Premier ministre, Charles Ducrot pour RTL. Si vous me permettez une question liée à l'actualité, elle concerne les suites de l'attaque au couteau dans un lycée à Nantes hier. Vous évoquiez des mesures pour mieux contrôler les entrées dans les établissements, empêcher le port d'un couteau, la piste notamment des portiques, ces portiques qui sont coûteux. Je voudrais savoir où en êtes-vous dans cette réflexion et est-ce que vous avez aussi pu évaluer avec votre gouvernement l'efficacité des mesures qui sont déjà en vigueur ? Je vous remercie.
Je m'étais déjà exprimé il y a deux mois sur ce sujet quand il y a eu cet autre drame d'un jeune garçon qui sortait du stade de l'établissement scolaire à Paris et que nous n'oublions pas. Je trouve inacceptable qu'on puisse avoir des couteaux. avec ce genre de menace qui est une menace mortelle, dans les cartables scolaires. Donc il faut dire deux choses. Un, qu'il faut qu'efficacement ce soit interdit. Deux, que les contrôles puissent être exercés autour des établissements scolaires. Et trois, pourquoi pas. qu'il y ait des portiques à l'entrée, de manière que ce genre d'armes ne puissent pas circuler aisément. Encore une fois, combien avons-nous de décès de jeunes garçons, là, hélas, dramatiquement de jeunes filles, dans des rixes ou dans des établissements scolaires, avec comme arme des couteaux ? Pour moi, je suis désolé, mais je pense aux parents de ces enfants qui sont victimes. On ne peut pas rester sans rien faire, les bras croisés en disant « c'est comme ça, il y a toujours eu des couteaux ». Non ! Ce genre d'arme, elle est vendue, elle est achetée. Est-ce qu'elle correspond à la réglementation ? Non. C'est interdit et il faut faire respecter cette interdiction. Alors je sais bien que ce n'est pas facile, mais notre devoir est d'affronter cette question. Merci. C'est fini. Merci beaucoup. Merci, M. le maire, de votre accueil. Nous n'oublierons pas Pucapel. et donc ni les puits capellois, ni les deux communes qui se sont jointes.
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