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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Rémi Ferron va parler de ces sujets. Vous êtes sénateur socialiste de Paris, candidat à la mairie de Paris. D'abord, on va regarder ensemble les unes de la presse régionale. D'abord, la une de Ouest-France. Budget, le gouvernement se donne jusqu'à mi-juillet. En réunissant hier le premier comité d'alerte sur le budget, François Bayrou a voulu créer un électrochoc. Il en va de la survie de notre pays, dit-il, et donne rendez-vous le 14 juillet. La deuxième une, c'est celle de Varmatin. L'État défiait plusieurs établissements pénitentiaires pris pour cible depuis dimanche. Gérald Darmanin. C'est rendu hier dans le Var. Et puis la dernière une, celle de la Montagne. L'Auvergne veut des actes. Élus, usagers, chefs d'entreprise qui, on l'a vu, ont rejoint la capitale hier pour manifester leur exaspération face à la dégradation des lignes de train. Quelle lune choisissez-vous
sont importantes. J'imagine que nous reviendrons sur l'ensemble de ces sujets. Mais je veux dire par rapport à la une de Var matin. sur l'enjeu du narcotrafic qu'il est extrêmement important que le travail réalisé au Sénat. sur le narcotrafic qui débouche aujourd'hui sur un texte de loi qui est en discussion au Parlement avance et qu'il y ait une forme d'union nationale sur la lutte contre le narcotrafic. Beaucoup de temps a été perdu, y compris depuis l'élection d'Emmanuel Macron en 2017. Ça fait longtemps que les parlementaires, notamment des territoires les plus concernés. On voit ces derniers mois un développement de l'extrême violence partout sur le territoire français. On voit aujourd'hui ces attaques contre les prisons qui sont probablement liées au narcotrafic et à des volontés d'intimider la République. Il faut que nous soyons à la fois très fermes et très forts pour ne pas perdre le contrôle et que la France ne bascule pas comme ont déjà basculé d'autres pays. C'est extrêmement important pour notre société, pour notre démocratie, pour notre pays. Je pense que nous reparlerons des questions budgétaires ensuite, mais c'est un sujet que je voulais aborder. Et autant il y a des différences dans l'approche de la consommation des consommateurs entre la droite et la gauche, on y reviendra peut-être, autant sur la lutte contre le narcotrafic et le développement des mafias dans notre pays, il doit y avoir une possibilité de consensus, en tout cas d'un travail en commun au-delà des frontières partisanes.
Et on va écouter à ce propos Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, qui était hier à la prison de Toulon, dans le Var.
– Plusieurs endroits du territoire national, des prisons, c'est-à-dire un lieu de la République où l'autorité en premier doit être respectée, ont été attaquées. On ne peut pas attaquer à la Kalachnikov impunément un centre pénitentiaire. On ne peut pas brûler des voitures des services de l'État. Et donc oui, le parquet national a eu raison, il s'est saisi tout seul, a eu raison de se saisir et mettre des moyens considérables pour trouver ces personnes.
d'autant qu'on apprend que de nouvelles attaques ont eu lieu cette nuit à Tarascon, en Seine-et-Marne, où c'est le domicile d'un agent pénitentiaire qui a été visé. Le discours de Gérald Darmanin, vous le reprenez à votre compte, il a raison d'être aussi ferme. Et est-ce qu'il a eu raison de créer ces prisons de haute sécurité pour enfermer les narcotrafiquants dans un régime carcéral particulièrement strict ?
Il a raison de vouloir empêcher les narcotrafiquants de continuer leur trafic depuis les prisons. Il a raison d'avoir une réaction extrêmement ferme. Mais Gérald Darmanin était aussi ministre de l'Intérieur avant d'être garde des Sceaux. On croit d'ailleurs parfois à l'écouter qu'il est toujours ministre de l'Intérieur. Or, au-delà de la personne de Gérald Darmanin, je ne sais pas si vous vous rendez compte, et on en parlera peut-être aussi en matière budgétaire, à quel point les 8 ans maintenant depuis l'élection d'Emmanuel Macron ont correspondu aussi à une période de procrastination sur un certain nombre de sujets. Donc il faut reprendre le contrôle maintenant et faire ce qui n'a pas été fait depuis des années.
va revenir sur le discours de François Bayrou en matière budgétaire. D'abord, est-ce que c'est l'heure de vérité, comme il l'a dit hier ?
ne sais pas, c'était déjà le même discours l'année dernière. C'est l'heure de vérité sur l'échec, là aussi, de 8 ans de politique économique et fiscale. Et le Premier ministre pose un diagnostic, mais il refuse d'appliquer les remèdes nécessaires. Il dit qu'il y a beaucoup trop de déficits et de dettes publiques. On sait que c'est largement dû à la politique de l'offre et à la baisse des recettes de l'État. notamment les impôts sur les grandes entreprises, les impôts sur les plus gros patrimoines, sur les plus hauts revenus qui ont été mis en œuvre, mais il dit qu'il n'est pas question d'augmenter les impôts. Pour personne. Or, en fait, on ne résoudra pas la situation budgétaire sans aussi de la justice fiscale, de la mise à contribution des plus aisés des Français. Donc des
augmentations d'impôts ?
Pour certains, dans la justice. Or, c'est une nécessité que pour le moment, le gouvernement exclut.
Il exclut parce qu'il dit qu'on a déjà le taux de prélèvement obligatoire le plus important et ce n'est pas pour ça que les services publics sont les meilleurs du monde. Est-ce que du coup, il faut encore faire des prélèvements obligatoires ?
Là aussi, c'est un constat d'échec. Oui, il faut faire des prélèvements obligatoires supplémentaires, non pas pour tous les Français, non pas pour les plus modestes. Et en réalité, le gouvernement l'envisage, notamment par des déremboursements de la sécurité sociale. Non pas sur toute la classe moyenne, mais sur les plus hauts patrimoines, sur les plus hauts revenus, sur les grandes entreprises qui font des bénéfices records. Il faut absolument que l'État retrouve des marges de manœuvre fiscale sur ceux qui peuvent et doivent... peuvent contribuer davantage à l'effort collectif.
Alors hier, il y avait un constat, mais peu de solutions, pas de pistes. On ne sait pas où vont être pris les 40 à 50 milliards qu'il faut trouver. Est-ce que du coup, cette réunion a été utile pour vous
ne suis pas sûr. C'était de la communication. Et comme souvent avec François Bayrou, il y avait beaucoup de paroles et peu d'actes. Et il annonce des mesures pour quand la session budgétaire sera terminée. Donc on voit le calendrier très politique. Nous verrons bien ces annonces, mais la préparation du budget, en effet, n'augure rien de bon, disons-le, à ce stade.
Est-ce que des pistes qui vont être trouvées pour les 40 milliards, le parti socialiste, les députés en l'occurrence, déposeront une motion de censure ? Est-ce que vous pourriez déposer une motion de censure en fonction de ces pistes budgétaires ?
Je ne sais pas si les députés socialistes déposeront une motion de censure. Je ne sais pas s'ils en voteront une, y compris déposée par d'autres. Ce n'est pas un objectif. L'objectif n'est pas de faire tomber le gouvernement. Non pas qu'il ne le mérite pas, ce gouvernement, mais qu'est-ce que ça amène ? De l'instabilité gouvernementale, le risque d'une dissolution de l'Assemblée nationale, ce n'est pas l'objectif, la censure. Mais ça ne peut pas non plus être « de toute façon, on ne censurera pas ». Il faut faire comme pour la discussion budgétaire au mois de février, un rapport de force avec le gouvernement, pour que les socialistes puissent ne pas voter une censure, non pas soutenir le gouvernement, mais ne pas le censurer. Et pour ça, il faut obtenir aussi des concessions, des avancées de la part du gouvernement. François Bayrou, en matière fiscale, pour la contribution des plus aisés, le soutien aux collectivités locales, le soutien aux services publics. L'école, l'hôpital, on voyait le service public ferroviaire tout à l'heure. Bien sûr qu'il y a des possibilités. La dernière fois au mois de février, si les socialistes n'ont pas voté la censure, c'est notamment parce que des suppressions de postes dans l'éducation nationale ont été annulées. C'est concret le budget, c'est concret la politique. Donc c'est aussi au gouvernement... – De montrer de la bonne volonté dans l'intérêt des Français de faire des gestes puisqu'il n'a pas de majorité absolue à l'Assemblée. – Donc Éric Lombard dit
qu'il faudrait pérenniser la contribution sur les revenus, ça pour vous c'est un geste
C'est une nécessité, mais ça ne suffit pas.
On ne produit pas assez, on ne travaille pas assez, c'est ce qu'a dit hier François Bayrou. Qu'est-ce que vous avez pensé de cette phrase ?
Toujours le même discours. Toujours le même discours, qui vise probablement à ne rien changer à la réforme des retraites, qui vise aussi à mettre en condition les Français sur des sacrifices supplémentaires. En attendant, le taux de chômage augmente à nouveau. Il n'y a pas de mesures concrètes derrière ça. Je préférerais plutôt que ces discours extrêmement idéologiques. du Premier ministre des propositions concrètes pour sortir de la crise et notamment de la crise des finances publiques dans la justice.
Alors sur les pistes, on le disait, vous êtes membre de la commission des finances du Sénat. On va écouter le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson. Pour lui, le gouvernement aurait dû écouter le Sénat plus tôt.
'est un état des lieux, c'est un diagnostic. Je note que ce diagnostic, c'est celui que le Sénat... porte depuis deux ans, notamment dans la dégradation des comptes publics. Plusieurs situations ont été décrites qui montrent le temps qu'on a perdu et la manière dont le pays s'est abîmé, économiquement, mais également le moral des Français.
gouvernement a perdu du temps de ne pas écouter le Sénat
ce que dit Jean-François Husson, c'est à ne pas écouter la majorité de droite du Sénat. Avec lesquels on peut parfois avoir des points d'accord, mais pas sur la politique économique et fiscale en général. Le gouvernement, en tout cas, ou les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron, oui, ont perdu du temps. Bien sûr. Et je pense que le Premier ministre continue de perdre du temps aujourd'hui, malheureusement.
-ce qu'il faut faire contribuer plus les retraités
ça ne peut pas désigner toujours comme ça des... Même les retraités les plus aisés ? Mais dans ce cas-là, dans une mise à contribution de l'ensemble des Français les plus aisés, ça ne peut pas être simplement des retraités les plus aisés, c'est-à-dire qui ont des revenus qui appartiennent à la classe moyenne. Je pense qu'il faut aussi être juste dans la définition de ceux qui... peuvent contribuer davantage. Et donc ça ne peut pas être simplement les retraités les plus aisés. Non, ce n'est pas comme ça qu'il faut aborder les choses. Alors qu'il y a dans ce pays des inégalités de patrimoine qui augmentent considérablement et que les gouvernements refusent depuis 8 ans tout rétablissement d'un impôt de solidarité sur la forte.
va voir s'il faut faire contribuer ou pas les collectivités. François Bayron en a parlé un petit peu dans son discours. Une conférence des territoires aura lieu le 6 mai. Alors seront-elles mises à contribution ? Voici avec Steve Jourdain.
Bonjour Auréane, bonjour monsieur le sénateur.
Steve, il était aussi question des collectivités hier.
Oui, il fallait être patient, étendre bien l'oreille. On va dire qu'il y a eu quelques longueurs, on va dire ça comme ça. Auréane, François Bayrou a vaguement parlé des collectivités locales. Il a dit la chose suivante, nous devons également agir en restant fidèles à notre organisation décentralisée en préservant l'autonomie des collectivités locales. Mais il a fallu attendre François Rebsamen, le ministre de l'aménagement du territoire, pour entrer dans le vif du sujet. On va l'écouter.
La question qu'il faut se poser à cet instant, c'est quelle peut être la contribution des collectivités territoriales au redressement des finances publiques, une contribution qui soit juste et prévisible. La dégradation du solde des collectivités locales en 2024 est inférieure aux prévisions de l'ordre de 600 millions d'euros. C'est la preuve, il faut toujours le souligner, des efforts qui ont été réalisés par les collectivités territoriales.
Alors François-Yves Sabine, il pose la question mais il ne donne pas la réponse.
Non, suspense, il va encore falloir patienter. La date butoir pour connaître les solutions a été fixée au mois de juillet. Une chose est sûre, Auriane, les collectivités vont nous voir d'une manière ou d'une autre passer à la caisse. Un effort de 2,2 milliards d'euros leur est déjà demandé cette année dans le cadre du budget 2025. Mais la facture pourrait encore grimper. Nos confrères de la tribune avancent le chiffre de 8 milliards d'euros d'économies. C'est 4 fois plus que ce qu'il leur est actuellement demandé. 8 milliards pour l'Association des maires de France. C'est niette. Écoutez.
est évident que nous y serons opposés. Ça n'a aucun sens. Ça mettra en panne non seulement nos collectivités territoriales, mais l'ensemble de la France. Si on nous fait une pension de 8 milliards supplémentaires à celle de 7,4 milliards de cette année et qui s'additionne avec, sur les trois dernières années, 5 milliards de transferts de charges à travers les normes nouvelles, vous conviendrez que ça devient totalement impossible et que l'équation est insoluble.
L'AMF qui a boycotté la conférence organisée hier, elle dénonce une énième séquence de communication. A noter qu'une conférence des territoires aura lieu le 6 mai. Monsieur le sénateur, c'était une énième séquence de communication ?
Oui, et puis de mise en condition, comme l'année dernière, pour dire on va vous imposer des efforts complètement déraisonnables pour qu'ensuite pouvoir négocier sur ce chiffre de milliards, 8 milliards, la réalité. Il faut que les Français le sachent, c'est que c'est bien davantage les collectivités locales aujourd'hui qui comblent le déficit budgétaire, le trou budgétaire de l'État, que le contraire. Je prends une ville comme Paris, dont je suis l'élu. La ville de Paris perçoit zéro de dotation de fonctionnement de l'État et verse près de 800 millions d'euros par an de péréquation pour les autres collectivités. Donc il faut revenir à la raison et que les Français sachent aussi que derrière les efforts qui vont être demandés aux collectivités locales, qui sont en fait des privations de ressources, cela va à l'inverse de l'autonomie financière des collectivités locales qu'invoquait le Premier ministre. de la décentralisation et aura des conséquences en termes de services publics locaux, d'investissements locaux. L'argent que dépensent les collectivités locales, ce n'est pas de l'argent jeté par les fenêtres. Oui, mais si l'État laissait vraiment les collectivités locales pouvoir prélever aussi des ressources sur leur territoire, les choses seraient différentes. C'est après avoir supprimé... la plupart des impôts locaux, les avoir mis sous forme de perfusion financière du budget des taxes d'habitation, les taxes sur les entreprises, contributions foncières des entreprises, taxes sur la valeur ajoutée. La contribution des entreprises a été extrêmement réduite. Et aujourd'hui, les collectivités manquent des possibilités de ressources nouvelles. Donc il y a eu des discussions l'année dernière pour le budget 2025 qui ont entraîné un compromis. imparfaits, mais qui ont permis aux collectivités locales de faire face et de faire leur budget pour 2025. – Vous vous dites, la mairie de Paris, Paris, pas touche à Paris, pas touche au budget de Paris. – Non, de toute façon, toucher au budget de Paris, c'est demander à Paris, ce serait demander à Paris de contribuer encore davantage à la solidarité nationale. – Et ça, c'est non ? – Bien sûr, ce n'est pas raisonnable. Paris n'est pas la vache à lait du gouvernement pour combler leur propre déficit. Donc il faut que l'État s'impose à lui-même les efforts qu'il doit faire et non pas les impose aux collectivités locales, faute de vouloir, nous en parlions tout à l'heure, augmenter les impôts sur les plus hauts patrimoines ou sur les entreprises.
on reparle de Paris dans quelques ondes. Le temps de remercier Steve. Merci beaucoup. Merci moi.
Je vous remercie souvent. On parlera des relations entre Paris et Alger tout à l'heure. Ce
sera à suivre effectivement dans une demi-heure. Juste un mot puisqu'on est sur une actue région collectivité. On l'a vu dans le journal les trains de la colère qui sont montés hier à Paris. La colère de ces usagers des lignes Paris-Clairmont, Paris-Limoges, Toulouse. Vous comprenez cette exaspération ? C'est l'illustration énième, illustration de la fracture territoriale.
Oui, et puis c'est aussi l'illustration du manque d'investissement dans le service public, dans le service public ferroviaire. Ça fait là aussi des années. Et des années que les élus, les habitants, les usagers des lignes Paris-Clairmont, Paris-Limoges, Paris-Toulouse disent que les retards sont de plus en plus importants, que les pannes de plus en plus fréquentes, etc. Et ça fait longtemps que les gouvernements d'Emmanuel Macron se sont engagés à investir, à changer cette situation. Or, rien ne change, la situation continue de se dégrader. Je crois qu'il y a une colère face au fossé entre les discours et les actes. Donc bien sûr que ces trains de la colère étaient tout à fait légitimes hier.
On va parler de Paris, vous êtes candidat à la mairie de Paris, on va en parler tout de suite avec Jacques Paquiez. Bonjour Jacques, merci beaucoup d'être avec nous, directeur de la rédaction du journal du Grand Paris. On parle des municipales avec vous et du programme de Rémi Ferrouf.
– Absolument, bonjour monsieur le sénateur. Vous venez de rédiger une note avec d'autres élus pour le think tank Terra Nova, dans laquelle vous dévoilez pas mal de propositions pour le logement, notamment en vous en prenant, si j'ose dire, au logement vacant, dont on ne connaît pas souvent l'ampleur, vous allez peut-être nous le dire, vous proposer notamment… un déplafonnement de la surtaxe d'habitation de 60 à 300%. Vous allez jusqu'à vouloir interdire les résidences secondaires dans les zones tendues et à réduire encore le nombre de jours durant lesquels on peut louer sur Airbnb. Est-ce que vous pouvez nous expliquer vos propositions
Les propositions que j'ai faites, elles visent d'abord à faire campagne à Paris sur le fond, sur un projet, et avec la priorité du logement des Parisiens, ou de celles et ceux qui ont vocation à vivre à Paris, parce qu'ils y travaillent, parce qu'ils y étudient. Et donc, si on veut donner la priorité au logement des Parisiens, et reconquérir une partie. des 300 000 appartements parisiens qui, aujourd'hui, sont soit des résidences secondaires, soit des meublés touristiques, soit vides, soit parfois des situations intermédiaires entre ces trois catégories, alors il faut prendre des mesures. Des mesures qui, d'ailleurs, nécessitent des changements législatifs. Par exemple, le nombre de nuits des AirBnB qui a déjà été diminué très récemment mais qui, à mon avis, reste trop élevé. Par exemple, la taxation des résidences secondaires. qui existe, mais qui aujourd'hui n'est pas suffisamment dissuasif. Et puis, je ne veux pas interdire les résidences secondaires, qu'on ne se méprenne pas. Mais j'ai vu qu'une ville comme Chamonix venait de le mettre en œuvre. Cela existe dans d'autres pays, je crois notamment en Suisse. Quand dans un quartier, il y a déjà un taux de résidence secondaire très important, alors il ne serait pas possible d'avoir des résidences secondaires supplémentaires. d'acheter un appartement pour le transformer en résidence secondaire en plus de celle qui existe déjà. Donc ce serait une mesure qui ne priverait personne de rien, mais qui... orienterait la politique du logement vers le logement des habitants, vers le droit au logement. C'est ça que je veux mettre en œuvre. C'est un combat qui, à mon avis, va être le combat essentiel du prochain mandat. C'est une immense différence entre la droite et la gauche parisienne pour ces prochaines élections municipales. Et donc moi, je veux éclairer cette campagne avec des propositions.
Jacques, une autre question ? Exactement. Parmi les autres propositions qui m'ont semblé très novatrices et intéressantes, il y a celle que vous appelez la prime climat. Expliquez-nous, ce serait une façon de supprimer le reste à charge pour les travaux de rénovation énergétique.
Oui, l'enjeu de la rénovation énergétique, il est encore largement devant nous à Paris. C'est un chantier immense, notamment dans les immeubles anciens. Paris est une ville qui doit continuer de s'adapter aux changements climatiques. Et pour beaucoup de propriétaires, il y a un obstacle financier. Pour beaucoup de copropriétés, il y a un obstacle financier. Donc je fais la proposition d'une prime climat. qui serait une contribution, une aide financière de la ville de Paris pour prendre à sa charge financière le coût des travaux ou une partie du coût des travaux. Il faudra mettre des conditions, notamment de ressources, bien sûr. La ville de Paris récupérerait cette contribution lors de la mise en vente de l'appartement, quelques mois, quelques années, voire quelques décennies plus tard. Ce serait donc un véritable investissement et une capacité de le financer dans la durée. Voilà, je cherche moi à faire campagne avec des propositions. concrète pour un projet global et adapté aux besoins de la ville et des parisiens et je pense que ce soutien raisonnable mais aussi très concret à la transition énergétique et à l'adaptation des logements est extrêmement important parce que à paris il faut à la fois l'accès au logement et en même temps que les logements soient vivables or un certain nombre d'appartements parisiens ne seront plus vivables en cas de canicule
Merci Jacques Paquet, merci beaucoup d'avoir été avec nous. La une du journal du Grand Paris, c'est votre adversaire à la primaire socialiste pour la Vérie de Paris, c'est Emmanuel Grégoire. Je ne critiquerai jamais Anne Hidalgo, ni elle, ni son bilan, ni sa méthode. Ce sont les déclarations d'Emmanuel Grégoire dans le journal du Grand Paris. Justement, on va en parler puisque la primaire socialiste aura lieu le 30 juin. Vous faites face à Emmanuel Grégoire. Les écologistes ont déjà leur candidat, David Méliard, les communistes ont déjà leur candidat, Yann Brossat. Est-ce que vous avez déjà commencé à discuter ? Est-ce qu'il y aura une union dès le premier tour
? Bien sûr que nous discutons. D'abord, nous sommes dans la même majorité au Conseil de Paris. Yann Brossat est président de groupe au Conseil de Paris, comme moi-même, David Béliard est adjoint d'Anne Hidalgo. D'abord, nous entendons bien. Et puis ensuite, nous avons des points d'accord politique qui sont extrêmement importants. J'espère que nous pourrons être ensemble dès le premier tour l'année prochaine pour les municipales. C'est une discussion que nous aurons, mais j'espère que ça peut être le point d'aboutissement parce que notre vision de la ville... Notre volonté de faire gagner la gauche le justifie et peut-être même le nécessite.
Si Emmanuel Grégoire garde le transjoint, vous le soutiendrez sans condition ?
Mais moi, j'ai toujours respecté les règles du Parti socialiste, les décisions des militants socialistes. Je ne comprends même pas que la question se pose.
Il y a encore une inconnue, c'est quel va être le mode de scrutin ? Comment vous votez les Parisiens à ces municipales ? L'Assemblée nationale a adopté la modification du mode de scrutin, la loi PLM Paris-Lyon-Marseille avec une élection ? Plus direct, je dirais, du maire de Paris. Est-ce que c'est un texte que vous allez soutenir ici au Sénat ? Est-ce que vous pensez qu'il va passer au Sénat ?
'espère qu'il ne va pas passer. Nous allons nous y opposer très fortement. Et j'espère que cela sera très large au Sénat. Parce que ça n'est pas un problème droite-gauche. Ce n'est pas parce que la gauche pourrait moins facilement gagner avec un autre mode de scrutin. Personne ne le pense sérieusement. Ça ne facilite
pas la candidature de Rachida Dati, ce mode de scrutin ? Au
sein de son camp. Pas face à la gauche. lui permet de contourner les mers d'arrondissement LR. Ça lui permet de contourner le manque d'implantation de renaissance. dans les arrondissements, dans la proximité sur le terrain. Donc c'est extrêmement important de préserver la démocratie locale parisienne, la proximité et les arrondissements, le rôle politique des arrondissements. Si cette loi passait, ce serait d'abord un tripatouillage électoral moins d'un an avant l'élection, sans aucun consensus, c'est le moins qu'on puisse dire. Au Conseil de Paris, une très large majorité à droite et à gauche s'est prononcée contre ce changement. Et ensuite, il faut que les Parisiens le sachent, c'est la mort programmée des arrondissements. Et eux qui attendent, je le sais, une politique de proximité, de l'équité entre les quartiers, d'être entendus sur leur vie quotidienne. eh bien c'est tout cela qui serait remis en cause par une centralisation de l'élection du maire de Paris qui ne leur bénéficiera pas du tout. Donc nous allons nous opposer fortement et j'espère que François Bayrou va renoncer à ce tripatouillage électoral. Il y a vraiment bien d'autres sujets sur lesquels il devrait se concentrer.
Merci, merci beaucoup Rémi Ferro, merci d'avoir été notre invité. Dans 20 minutes dans le club, on va revenir sur les trains de la colère, puisque le journaliste de la Nouvelle République, Luc Bourriane, était à bord d'un de ces trains, il nous racontera. Mais d'abord, on va revenir sur ce qu'a dit hier François Bayrou, avec la secrétaire générale de la CFDT, Marie-Lise Léon, est avec nous.
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