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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
André Bercov. Bercov dans tous ses états, ça balance
pas mal sur Sud Radio. C'est quoi une manifestation ? C'est nouveau ce type de réaction ? Une manifestation, c'est des personnes qui défilent dans la rue pour exprimer leur conviction ou leur mécontentement. Les manifestants clament des slogans.
Voilà, Vladimir Poutine, c'était les Femen. Et hier, évidemment, une très grande 4 manifestations en France. Vous voyez, on sent que c'est une France très unie, très pacifiée, etc. 4 manifestations, ce qui n'est pas rien. Je rappelle, manifestation de la France insoumise avec Europe Ecologie Les Verts, c'était pour la Palestine et c'est devenu évidemment pour ce qui se passait vis-à-vis du Rassemblement National et de Marine Le Pen. Privé ou pas d'élection présidentielle, ça on le verra. Et puis il y avait la manifestation du Rassemblement National, effectivement. En solidarité pour Marine Le Pen et contre un certain jugement, il y avait... Effectivement, Gabriel Attal et Renaissance qui étaient aussi sur le terrain pour manifester contre les extrémistes, qu'ils soient de droite le péniste ou de gauche LFI. Et enfin, on en a moins parlé quand même, les manifestations contre les uns à faible émission, les motards, notamment les motards en colère. Jean-Paul Garraud, bonjour. Jean-Paul Garraud, vous êtes député européen, et puis on vous écoute toujours, parce que vous avez au moins une lucidité, on peut être d'accord avec vous, ou absolument hostile, mais vous avez une vraie lucidité, et vous dites, vous employez les mots MOTS sur les mots MAUX. Ces manifestations, et puis reliées à ce qui se passe évidemment en Europe et ailleurs, dont on parlait avec Ludovic Malo, mais ces manifestations qui, avons-le, soyons clairs, n'ont pas rassemblé beaucoup de monde, y compris parce que l'ERN par exemple dit oui, nous avons 11 à 13 millions d'électeurs, il y avait 8000 personnes ou 10 000 personnes. C'est bien, mais ce n'est pas hallucinant. L'LFI, 5000 personnes, rassemblement. Ce qui est intéressant dans cette histoire, c'est qu'on fait des manifestations et qu'on a l'impression que dès qu'il fait beau, qu'il y ait du soleil, la France, ils sont partis taguiner le goujon ou prendre un petit verre de rosé.
Il faut relativiser un petit peu, parce que si vous voulez, cette manifestation, on l'avait organisée en 5 jours. Elle était donc organisée très bien, d'ailleurs, au passage. On a quand même 25 000 nouvelles adhésions en l'espace de quelques jours aussi. On a 500 000 pétitionnaires qui ont signé la pétition de soutien de Marine Le Pen. Donc si vous voulez, je crois qu'il y a un vrai mouvement de fond par rapport à ce qui s'est passé. Après, Paris, ce n'est pas toujours facile pour un provincial d'y venir. Ensuite, c'est compliqué. La région parisienne n'est pas forcément le meilleur vecteur pour le Rassemblement National encore, mais ça va changer certainement, je l'espère. Donc on est quand même dans une situation où il y a quand même eu une forte mobilisation. Et je crois honnêtement qu'il y a une certaine indignation qui dépasse d'ailleurs nos frontières. Parce que je viens d'entendre le juge Di Pietro, qui est quand même un magistrat reconnu en Italie, qui n'a rien à voir avec le Rassemblement National, qui a organisé, vous savez, tout ce qui était la lutte contre les mafias, opération main propre en Italie, très connue en Italie, qui vient de dire que ce jugement c'était n'importe quoi. Donc il y a beaucoup de personnalité en dehors du Rassemblement National. Donc il y a quelque chose, si vous voulez, moi je suis magistrat, donc ça peut être compliqué pour moi. d'être magistrat et de critiquer une décision de justice. Alors d'abord, premièrement, je ne critique pas la justice, bien sûr. Mais ce jugement pose de très gros problèmes de fond, sur les motivations notamment, et on voit bien que ce jugement, on le lit dans ses motivations, ce jugement a été là pour... éviter effectivement que Marine Le Pen se présente à la jugement politique. On en a beaucoup parlé.
Alors si les juges, justement Jean-Paul Garraud, parlons-en. Le vrai problème, c'est que moi je suis frappé, je ne dis pas que c'est votre cas, mais on proteste quand il s'agit de Marine Le Pen, les autres disent très bien, c'est la justice, il faut que la justice se fasse, ce n'est pas en politique, ça doit passer, c'est la justice. Mais moi, ce qui me frappe, notamment ces histoires d'emplois fictifs, qui ne sont pas des emplois fictifs, qu'on emploie... On est député européen, vous l'êtes, on emploie des... Bon. Sauf que tout le monde le fait. En fait, tout le monde. Énormément de gens dans tous les partis le font. Et moi, ce qui me... Vraiment, ce qui me pose question, c'est quand il s'agit d'un parti adverse, on dit, ah là là, regardez, regardez comme ils se comportent, vraiment, c'est dégueulasse, il faut que la justice passe. Et quand c'est les nôtres, et je ne cite... pas de nom, mais vous connaissez mieux que moi. Regardez ce qui s'est passé avec François Fillon, qu'on a proprement tué, qui peut-être s'est tué en 2017. Regardez ce qui se passe avec un centre de gens, que ce soit le Modem, que ce soit, même on parle de Jean-Luc Mélenchon, quand il était député européen. Tout ça me paraît extraordinaire. On ne peut pas dire, mais écoutez, la justice est valable pour tout le monde à égalité. On ne peut pas revenir à cette banalité de base, j'allais dire.
Oui, alors je ne veux pas rentrer dans les détails techniques, mais il y a une évolution jurisprudentielle depuis un arrêt de la Cour de cassation qui permet maintenant à la Cour de cassation et à la justice française d'aller finalement juger des relations qu'il peut y avoir entre un député et son collaborateur. Avant, la séparation des pouvoirs empêchait cela. Et on applique un certain nombre de règlements du Parlement européen qui ne sont plus les mêmes aujourd'hui que ceux qu'ils étaient à l'époque des faits reprochés à Marine Le Pen. C'est-à-dire que les faits reprochés à Marine Le Pen, c'est entre 2004, il y a plus de 20 ans, et 2015, depuis il y a eu toute une série de règlements nouveaux qui imputent maintenant des fautes à Marine Le Pen, alors que les faits reprochés remontent à plus de 20 ans. Il y a quand même de gros problèmes. Et il est vrai que cet empiétement de plus en plus du judiciaire... sur le politique, posent des questions. Là, il faut bien que les gens comprennent qu'il ne s'agit en aucune façon de gens qui se sont mis de l'argent dans les poches. Que ça soit d'ailleurs nous, le modem, ou d'autres. Donc si vous voulez, tout le monde va passer, excusez-moi du terme, ou tourniquet, tout le monde va y passer. Le modem, il y est passé, il est un appel, on va voir. Mélenchon, ça risque
d'arriver maintenant, etc.
Effectivement, Mélenchon, c'est la même chose. Donc si vous voulez, il y a un problème de fond par rapport à cela. Il y a un problème de séparation des pouvoirs. Alors bien sûr, il ne s'agit pas de couvrir des choses illégales. Il y a une question
vraie
de séparation des pouvoirs.
Et vous avez tout à fait raison de le souligner. Qu'est-ce qui fait que le judiciaire, encore une fois, il ne s'agit pas de mettre tout le monde dans le même sac, et surtout pas que ce soit les magistrats ou autres, mais qu'est-ce qui fait que le judiciaire a empiété à ce point sur le politique ? Parce que c'est quand même le politique qui a donné au judiciaire les armes pour...
Vous avez donné la question et la réponse. C'est la faute au politique, naturellement. C'est la faute au politique. Et si vous voulez, il y a une pensée, je dirais, politique des gouvernements, entre guillemets, dits de droite, qui ont fait exactement... comme la gauche judiciaire. Donc il y a une évolution qui est en réalité la même dans ce domaine et dans d'autres domaines.
Mais pourquoi, à votre avis, attendez, le parlementaire que vous êtes, pourquoi le politique a donné des verges aux judiciaires pour se faire fouetter ?
Parce que ça mériterait plus que quelques minutes, naturellement. Mais si vous voulez, pour faire très très simple, la gauche judiciaire a eu la mainmise. Bon, je ne dis pas que le syndicat, la magistrature, je pourrais vous en parler naturellement, mais ça a... Ça a distillé une pensée politique, en quelque sorte, à l'intérieur de la justice. D'ailleurs, à travers des lois, si vous voulez, à travers des lois qui sont allées dans ce sens-là, à travers des formations qui sont faites à l'école nationale de la magistrature, à travers tout un environnement qui fait qu'on n'a jamais, la droite, entre guillemets, n'est jamais allée à culpabiliser. Et ce qu'on voit là, on le voit à l'université, on le voit au niveau médiatique, on le voit dans plein d'autres domaines. Donc cette évolution a touché aussi. la justice et maintenant. À partir du moment où on ne se remet pas en question, naturellement, ça peut continuer. Et la remise en question est absolument nécessaire. Mais ça sera aux législateurs, ça sera aux politiques de reprendre l'offensive.
On va en continuer à en parler avec vous, Jean-Paul Garraud, après cette petite pause. Et on va se demander, effectivement, quel rôle joue le politique aujourd'hui. Parce que c'est vraiment à la racine du problème. Parce que tant que vous donnez des lois, vous permettez à la magistrature d'avancer, et d'avancer en faisant ce qu'elle fait. Donc on va en parler. tout de suite après cette petite pause. Ce sont les bourses du CAC 40 et compagnie, mais ça on en reparlera. Jean-Paul Garot, on était en train de parler, vous êtes député européen, je le rappelle, on était en train de parler des rapports. assez spéciaux, disons, style je t'aime moi non plus, entre le politique et la justice, et la séparation des pouvoirs. Et effectivement, vous parliez de ce qui se passe avec Marine Le Pen et le dernier avatar, mais il y en a eu d'autres et il y en aura d'autres. Qu'est-ce qui fait, effectivement, que droite et gauche confondus, le politique a donné, a tendu le plat et le menu ? à une certaine forme de justice.
Le politique en général a fui ses responsabilités dans un premier temps, n'a pas assumé ses responsabilités, a fait pas mal de démagogie, les choses se sont délitées de plus en plus. D'ailleurs j'étais magistrat et la magistrature m'a permis, la justice m'a permis de voir l'effondrement de la société. Je l'ai vu. Comment
? De quelle manière ? Je l'ai vu,
j'avais de nombreux dossiers et je voyais bien que tout portait. C'était surtout des dossiers effectivement répressifs, j'étais juge d'instruction notamment. Donc je voyais... de l'islamisme, je voyais tous les réseaux qui se mettaient en place. Et donc, naturellement, il faut une solution globale à tout ça. Chacun dans son coin ne peut pas y arriver. Donc la solution globale, c'est la politique, c'est l'une des raisons principales pour laquelle je me suis engagé. Et pendant longtemps, d'ailleurs, je me suis dit, mais le politique fuit ses responsabilités, ses responsabilités, peut-être de l'incompétence. Et à un moment donné, j'ai compris qu'il y avait aussi, quelque part, de la part de certains, la volonté, finalement, d'en rester là. Et ils ont démissionné, en quelque sorte, par rapport à ça. Oui, on laisse faire, pas de vagues, on laisse faire. Parce qu'on n'y arrivera pas de toute façon. Il y a une sorte de fatalité à cette évolution. Ils ont intégré la fatalité, donc
le
renoncement,
en quelque part. Oui, le renoncement
a été intégré. Alors, je ne dis pas, il y a des politiques exceptionnelles, bien entendu, mais ce mouvement général est arrivé, et d'où le décalage de plus en plus important entre le peuple et ses... entre guillemets, élite. Et ce décalage, on le retrouve à tous les niveaux. Et maintenant, il y a une politique quasiment assumée, moi je le vois bien au niveau du Parlement européen, de passer à un autre monde, en réalité. Le mondialisme effréné, qui pourtant a un échec total. Il y a quelque temps, Mario Draghi, qui est de loin, qui n'est pas proche du Rassemblement national, a dressé un constat, un bilan calamiteux de l'Union européenne. Et la solution, c'est de faire encore plus d'Europe, telle qu'elle est. Sans
frontières, démembrement des états-nations, etc.
Donc tout ceci, si vous voulez, il y a une accélération d'autant plus rapide qu'ils sentent qu'ils sont menacés. Donc si vous voulez, actuellement le système... C'est la fuite en avant ? C'est la fuite en avant parce qu'ils veulent se protéger par tous les moyens et ils veulent surtout mettre en place ce qu'ils ont prévu. La fin par exemple du droit de veto, par exemple la mise en place du super état qui va réjonter en réalité tous les états-nations. Madame von der Leyen, il va à fond par rapport à cela. Donc il va faire passer le pacte migratoire, le pacte vert, tout ce qu'en fait les gens ne veulent pas. Donc toute une politique... Les gens ne veulent pas. Et le passé, ils ont une majorité encore là-haut. Donc nous, évidemment, on se bat pour s'y opposer. Donc si vous voulez, c'est la fin, en quelque sorte, de ce cycle maastrichtien qui commence en 1992, très décrié à l'époque par mon ami Philippe de Villiers, par Philippe Seguin, et ils avaient totalement raison. On avait totalement raison. Et là, ce cycle est en train de se terminer, et là, ils se crampognent, ils veulent aller, ils veulent faire passer tout ce que les gens ne veulent pas. Et cette mondialisation, soit disant rose, on le sait bien, personne, maintenant tout le monde a compris que c'était fini, et la réponse c'est le patriotisme économique. Alors, Trump en donne une démonstration brutale, mais nous on a toujours dit que Trump, bon c'était très bien parce que c'était un patriote, parce que voilà, sauf qu'on savait très bien qu'il allait faire une politique pour les américains. Ben oui, mais il a
été élu pour
ça. Bien sûr, donc c'est à nous aussi de nous protéger. Alors qu'au moment où je vous dis cela, Mme von der Leyen, elle multiplie les accords de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande, etc. Mercosur, évidemment, contrairement à ce que le gouvernement de M. Berroux nous dise, non, non, non, non, c'est toujours en route, on continue, on continue à donner des fonds... Au lieu de dire,
produisons européens, produisons français, produisons... Bien sûr, bien sûr, et
par ailleurs, on continue les crédits de préadhésion avec la Turquie, etc., pour qu'elle rentre dans l'Union Européenne, etc. Et l'élargissement à tout crainte de l'Union Européenne. alors que, bien entendu, c'est évidemment l'inverse qu'il faut faire.
Mais alors Jean-Paul Garot, quand même, c'est au député européen que je m'adresse, au-delà même des étiquettes. Mais est-ce que c'est... Comment arrêter cette espèce de... Vous savez, j'ai l'impression que chez Ursula von der Leyen... Si j'en crois ce que vous dites, c'est nous étions au bord du gouffre, mais depuis on a fait un grand pas en avant. C'est ça. Non mais, je veux dire, comment changer ça, que ce soit gauche ou droite ? Comment arrêter
ou endiguer ? Non, non, mais oui, oui. Alors déjà, il y a des éléments qui arrivent. C'est-à-dire que nous, notre pression, elle est beaucoup plus forte au Parlement européen. On a quand même gagné les élections en France et dans d'autres pays. Donc, même si nous n'avons pas encore la majorité au Parlement européen, nous arrivons à faire passer. Par exemple, tout dernièrement, nous évitons... une chose qui tombe de bon sens, le financement par la Commission européenne de promotion en faveur du port du voile. Au niveau européen, oui. Ah oui, ça devait être
financé par le Parlement européen. Mais bien sûr, ils
en ont déjà financé plusieurs campagnes. Et ça, ça s'est arrêté. Ça s'est tombé grâce à nous. Par exemple, c'est le dernier exemple.
Et le financement des ONG pour poser sur les parlementaires européens.
Merci d'en parler, parce que s'il y a des détournements de fonds, c'est bien là. Là, la Commission européenne, et il y a des contrats qui ont été établis, la Commission européenne finance des ONG, dans le cas d'un programme dit Life, la vie. auprès d'ONG à but environnemental, très favorable bien sûr au pacte vert, à tout ce qu'on déteste, en réalité comme contrainte que ça va nous amener, et des coûts considérables, et tout ceci pour influencer des députés européens. Moi j'ai saisi le parquet européen, et là curieusement, le parquet européen, l'OLAF... si rapide dans notre dossier, eh bien là, ne fait rien. Or, des détournements de fonds, il peut y en avoir. En tout cas, il faut une enquête.
On se rappelle de quelques valises bourrées de biais dans certains salons de Bruxelles et appartements de Bruxelles.
Et là, c'est des détournements de fonds qui sont récents, récents de réels, crapuleux. Rien à voir avec ce qu'on nous reproche, bien entendu.
Jean Bolgaro continuera en tout cas d'en parler et en parler avec vous, parce que c'est vraiment, on est dans, on sent, un moment charnière de bouleversement, non pas seulement européen, mais mondial. Donc on va suivre ça. Merci. Merci à vous.
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