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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Je n'ai pas vu, c'est quoi ? Qu'entend qu'il tire sa chaise. Arnaud Ménédé, rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire. Bonjour Arnaud, Emilie Zappelski. Bonjour Emilie, merci d'être la communicante fondatrice de l'agence Emilie Conseil. On va parler avec vous des droits de doigt de cette guerre commerciale lancée par Donald Trump et Emmanuel Macron
qui veut une riposte. Car de nombreuses filières françaises vont être impactées. Et puis on parlera des suites politiques, de l'inligibilité de Marine Le Pen. Et c'est une bataille des meetings qui se joue. Dimanche, rassemblement en soutien à Marine Le Pen organisé par le RN. Un meeting du socle commun. Et puis la gauche qui veut riposter un soumis écologie contre l'extrême droite. Et Quentin, ça va, vous êtes bien installés ?
On
va parler de la relation entre la France et l'Algérie. Oui, bien sûr, on va continuer à évoquer le sort de Boulam sans salle avec vous, Arnaud Benedetti. On va voir effectivement l'évolution du dossier.
voit ça dans quelques instants. Allez, d'abord, c'est l'actualité dans nos régions. Et l'actualité dans nos régions, c'est avec nos partenaires de la presse régionale. On va à Vienne dans l'Isère. On retrouve Guillaume Drevet. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous, journaliste au Dauphine. Et on est ravis de vous accueillir dans cette émission, Guillaume. Vous avez suivi hier un procès crucial qui avait lieu au tribunal de Vienne. Ce procès, il oppose une famille au géant Monsanto. Avant d'en venir à l'audience, d'abord expliquez-nous ce qui est au cœur de cette affaire.
oui, ce procès se tient entre la famille Gratalou et Monsanto. La famille Gratalou, c'est une famille qui est installée dans le Nord-Isère. On a Théo Gratalou, 17 ans, qui est né avec de graves malformations de l'œsophage et du larynx. Malformations dues, selon la maman, à l'usage d'un pesticide, d'un désherbant qui a été utilisé pendant qu'elle était enceinte. C'est le glyphosate qui est à l'origine des malformations de Théo Grattan.
Et Guillaume, le procès avait donc lieu hier. Comment ça s'est passé ? Comment s'est déroulé l'audience
'était un moment qui était très attendu parce que l'assignation en justice, elle date de 2018, donc 7 ans d'attente pour la famille. Les échanges ont duré un peu plus de 3 heures. En amont, il y avait déjà beaucoup de soutien des amis, la famille, l'ONG Génération Futur. Du côté des avocats des parents, on met en avant plusieurs choses, les malformations évidentes de Théo. l'absence de causalité dans la génétique, et puis cette chronologie entre l'usage du glyphosate et la naissance de Théo. Du côté de la défense, c'est un peu plus compliqué, mettant en avant un montage juridique, enfin un montage de sociétés complexes avec plusieurs entités qui fabriquaient du glyphosate. On a notamment entendu un avocat dire « vous ne verrez pas le nom Monsanto écrit sur le produit désherbant » en montrant une photo du produit que la maman explique avoir utilisé. Donc compliqué. Est-ce que le glyphosate est à l'origine des malformations de Théo ? Monsanto peut-elle être mise en cause ? Le délibéré est fixé au 31 juillet. Mais quoi qu'il arrive, la famille se dit confiante et puis il dit surtout vouloir sensibiliser sur les dangers de l'usage du glyphosate. Donc c'est à lire ce vendredi une double page dans le Dauphiné libéré.
Merci. Merci beaucoup, Guillaume. Merci d'avoir été avec nous. Et justement, on regarde la une du Dauphiné, une famille face à Monsanto, une famille déterminée, même face à Monsanto. C'est à la une de votre journal. Merci d'avoir été avec nous. Un petit mot, Émilie, parce que c'est vrai qu'on a beaucoup parlé des conséquences des pesticides sur les agriculteurs
et là, sur un enfant. Oui, oui, tout à fait. On sait que c'est une bataille importante et c'est bien que ça passe au niveau judiciaire pour que ça soit reconnu réellement. Et à côté de ça, il y a quand même aussi un problème, c'est que les agriculteurs, pour le moment, ils n'arrivent pas à se passer de ces produits phyto parce qu'ils n'ont pas tellement d'autres choses à proposer en dehors de ça. Et en même temps, on leur demande de produire toujours plus, de nourrir tout le monde. Donc il y a quand même ce paradoxe. Donc je pense que si on veut se passer de phyto, il faut qu'on puisse faire comme une trajectoire et pouvoir aider ces agriculteurs qui, sans ces phyto, pour l'instant, ils n'ont pas 36 000 solutions.
va parler de l'actualité chargée de cette semaine. On va y revenir. Et d'abord, cette attaque de Donald Trump, cette guerre commerciale lancée avec une augmentation des droits douanés face à cette attaque. La riposte de l'Union européenne et de la France. Emmanuel Macron qui appelle les industriels français à ne rien s'interdire. On voit ça avec Gaëlle Fonseca.
Réunion de crise à l'Elysée ce jeudi. Les principales filières affectées par la hausse des droits de douane aux Etats-Unis sont accueillies par Emmanuel Macron. L'objectif, établir un plan de riposte à la décision de Donald Trump. Et pour ce faire, le président français ne compte pas agir seul.
L'Union européenne, c'est 450 millions de consommateurs. C'est plus que le marché américain. Et donc si les Européens jouent groupés, c'est-à-dire préparent la réponse, qu'elle est unifiée, qu'elle est proportionnée, mais qu'elle est réelle. mais que derrière toutes les filières jouent de manière cohérente et qu'il y ait une vraie solidarité de filière, à ce moment-là, nous saurons avoir ce qui doit être notre objectif, qui est le démantèlement des tarifs.
Dès la mi-avril, une première riposte portera sur l'acier et l'aluminium déjà surtaxés par les Etats-Unis. A la fin du mois, après une étude approfondie, chaque secteur y postera tour à tour. Un plan d'action soutenu par l'Allemagne qui souhaite que l'Union européenne réagisse avec unité. La première ministre italienne, Giorgia Meloni, a soulevé le risque de guerre commerciale et souhaite négocier avec les États-Unis. Des idées portées à l'unisson par Ursula von der Leyen.
Le recours aux droits de douane comme Alpha et Omega ne résoudra pas le problème. C'est pourquoi, depuis le début... Nous avons toujours été prêts à négocier avec les Etats-Unis. En même temps, nous sommes prêts à réagir.
Prêts, car même si l'offensive protectionniste américaine sera mise en place demain, les conséquences touchent déjà l'économie européenne. Le CAC 40 a clôturé en baisse de plus de 3%. C'est le plus fort recul quotidien de la Bourse de Paris depuis deux ans.
– Un mot sur cette guerre commerciale, évidemment, Arnaud et Émilie, on va y revenir. Emmanuel Macron, il parle d'une attaque brutale. Est-ce que c'était si brutal que ça ?
moi, je dis depuis le début que Trump, finalement, a fait ce qu'il a toujours dit qu'il ferait, en l'occurrence. C'est qu'en fait, on est surpris de la politique que mène Trump. Sur tous les sujets, Trump a annoncé ce qu'il ferait, en l'occurrence. Il a, pour ce coup-là, menti à personne. Donc, il applique son programme, tout simplement. La vraie question, c'est de savoir quelle est la capacité des Européens à répondre de manière solidaire, comme le dit le président de la République. En fait, ce que joue Trump, c'est les divisions. des Européens, il a très bien compris que finalement, les conditions de la solidarité n'étaient pas forcément réunies. Et il suffit de voir la réaction de la chef du gouvernement italien, Madame Meloni, qui est très différente de celle, par exemple, de l'Allemagne. Donc on voit bien que c'est bien cette difficulté. D'une certaine manière, il met un coup de pied dans la fourmilière européenne. Et ils sont, quelque part, ils sont délectes d'avance. Alors est-ce que les Européens vont être capables de répondre ? On va le voir. Moi, en tout cas, il y a quelque chose qui me frappe. – Je me souviens de 1989, au moment où le mur de Berlin s'effondre. Il y a eu cette idée, dès le début des années 90, que finalement, il y avait un historien américain, un philosophe américain, Francis Fukuyama, qui parlait de la fin de l'histoire. Il disait, c'est extraordinaire, voilà, c'est le triomphe de l'économie de marché, c'est le triomphe de la liberté des échanges, et c'est le triomphe de la démocratie. – Clairement, plus de 30 ans après, on se rend compte que l'histoire est de retour, et elle est de retour avec tous les ingrédients que l'on a connus au XXe siècle, c'est-à-dire la guerre, la guerre commerciale, le protectionnisme, les frontières, tout ce qui, d'une certaine manière, a rythmé cette histoire du XXe siècle, revient dans cette première partie du XXIe siècle. Donc ça interroge évidemment tous les dirigeants qui ont eu un logiciel depuis les années 90, qui me semble-t-il était un logiciel… extrêmement idéaliste, voire un peu naïf, et c'est à cette réalité aujourd'hui qu'on est confrontés, et notamment, entre autres, sur le plan économique.
– Oui, alors que Trump mette un pied dans la fourmilière, je suis d'accord, européenne, mais elle n'a pas beaucoup besoin de ça, parce qu'elle est déjà très désunie, que ce soit sur le plan commercial ou des décisions, donc c'est vrai que ça ne fait que la fragiliser, et on voit bien les positionnements différents. Je pense que ce qui est compliqué pour les pays autour de Trump, qui décidément, lui, c'est le monde selon Trump, il décide… et puis tout le monde réagit par rapport à lui. Finalement, c'est ça ce qu'on voit, que ce soit au niveau géopolitique, commercial, pour l'instant, voilà, il balance les infos, en effet, il fait ce qu'il dit, donc c'est pour ça que ce n'est pas brutal, c'était connu, mais ce qui est difficile, c'est d'avoir comment réagir. Et moi, j'ai l'impression, alors Emmanuel Macron, très fort encore, c'est comme sur la défense, au niveau européen, il est toujours pionnier, toujours chef pour essayer de mener cette... Union européenne qui n'est pas toujours unie. Donc ça, on peut lui reconnaître ça. Mais le problème, c'est de réagir au même niveau que Trump et de la même manière. Et finalement, c'est ce que fait Emmanuel Macron. C'est brutal ? Je vous réponds brutalement et je vous mets des droits de douane à la même hauteur. Je ne sais pas si… Alors, peut-être que la menace marche parce qu'on sait que Trump, il réagit comme ça aussi. Quand il y a une menace, souvent après il recule ou il renégocie, on le voit avec le Canada, on voit qu'il y a des choses qui se passent derrière. Mais globalement, Georgia Meloni est la présidente de la Commission… européenne disent autre chose, elles disent ok pour afficher une riposte mais négocier et je pense que ça c'est une autre façon de faire avec Trump qui n'est pas la même façon que ce qu'il aborde lui en première face et je trouve que c'est assez intelligent parce que je pense que réagir de la même façon et on l'a vu, Zelensky par exemple, c'était terrible ce qui s'est passé avec Trump, il a réagi au même niveau que Trump, ça marche pas, on se ridiculise et quelque part si on gratte un peu, Trump ce qu'il fait même si c'est inquiétant, c'est pas très différent de ce qu'il fait. que voulait faire l'Union européenne, de ce que veut faire une partie des responsables politiques en France, c'est-à-dire se refermer un peu sur soi, penser à son marché, relocaliser, réindustrialiser. Donc on ne peut pas lui en vouloir de faire ce qu'il fait. Par contre, ça a des incidences. Et comment on protège notre commerce, nos entreprises, c'est ça. Mais moi, je pense que ça passera à terme par de la négociation et sans affect. En fait, c'est comme une relation de divorce. Il ne faut pas d'affect. Et c'est comme ça qu'on négocie clairement les choses. et qu'on peut avancer. Il est business, c'est un homme transactionnel, comme on dit depuis qu'il a été réélu. Il faut arriver à trouver notre façon, nous, d'être dans le business et pas dans l'affect.
– Sur la riposte et la manière dont on doit riposter, on va écouter Patrick Mignola, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, ce fait ce matin.
-ce que le président des États-Unis… Je le répète, a tort d'abord vis-à-vis de son peuple. Il a été élu pour maîtriser l'inflation et faire augmenter le pouvoir d'achat. Il va relancer l'inflation et faire baisser le pouvoir d'achat chez lui. Nous, ce qu'on doit éviter, c'est exactement de ne pas aller vers une augmentation de l'inflation et une baisse du pouvoir d'achat. De
quelle manière il faut riposter à Donald Trump ? Est-ce qu'il faut rentrer dans un bras de fer ou est-ce qu'il faut négocier
? Non mais si vous voulez, la différence entre les États-Unis et l'Union européenne, c'est que les États-Unis, c'est une puissance. Il s'appuie tout simplement sur la puissance américaine, qu'on le veuille ou non. Alors peut-être une puissance en difficulté, une puissance qui n'est plus ce qu'elle était, et encore, ça reste à démontrer. Mais la force de Trump, c'est que, si vous voulez, il va jusqu'au bout de la logique de puissance et de la logique impériale qui est celle des États-Unis. Enfin, ne nous trompons pas, les États-Unis ont toujours défendu leurs intérêts, quel que soit leur président. Donc, sauf que lui, il le fait, j'allais dire, de manière encore plus cash. Et ce qu'il fait, sa stratégie, qui est une stratégie, et je rejoins ce que dit Émilie, c'est-à-dire qu'il met toujours la barre très haut. Et c'est volontaire de sa part. Et contrairement à ce qu'on pense, ce n'est pas si imbécile que ça, en l'occurrence, sur le plan après des résultats, parce qu'il finit toujours par obtenir quelque chose. Donc il est toujours, on le dit, on l'a dit mille fois, c'est un lieu commun, c'est un nombre du deal, c'est un nombre de la transaction. Et il le fait brutalement. Alors après, comment peuvent réagir les Européens ? C'est vrai que c'est une question de savoir s'il faut réagir à la hauteur. de la façon dont lui-même agit, ou est-ce qu'il faut être plus subtil ? Parce que la réalité, si vous voulez, la différence fondamentale entre l'Union européenne et les États-Unis, c'est que d'un côté, vous avez une puissance qui est intégrée, et de l'autre, je veux dire, un conglomérat d'États-nations qui n'ont pas forcément les mêmes intérêts et la même histoire. C'est la différence fondamentale. Il y a une relation qui est totalement asymétrique. Donc en effet, peut-être que, finalement, ce que propose Mme Mélanie ou ce que propose Mme Van der Leyen est peut-être plus adapté, finalement, pour répondre. au coup de boutoir de Donald Trump. – Des États
européens
qui en plus sont en concurrence entre eux
aussi
sur les parts de marché. – On n'est pas encore intégrés pour représenter cette puissance commerciale dont parle Emmanuel Macron, et il n'a pas tort, on est 450 millions de consommateurs et de personnes, donc on devrait avoir cette puissance, mais on ne l'a pas à l'heure actuelle, c'est un rêve, c'est le rêve de Macron, c'est le rêve de beaucoup, mais pour l'instant ce n'est pas une réalité. Moi je reviens sur ce que vous dites, ce côté imbécile ça va loin, mais c'est vrai. qu'on ne prend pas toujours Donald Trump au sérieux. Moi, je me souviens, quand la fin de son premier mandat, on disait, non, il ne reviendra jamais. Mais enfin, on voit bien quel homme c'est. Il rejaillit tout le temps de ses cendres. Il est incroyable. Et même plus que ça, c'est que dans sa politique, je pense qu'on est effrayé parce que dans sa politique, il y a plein de choses terribles, mais il y a des choses qui ne sont pas si idiotes. Et c'est vrai qu'en gros, ce qu'il nous dit, c'est la mondialisation. On a vu que ça avait un peu ses limites. Et donc, moi, je... reviens là-dessus et je protège mes intérêts. Et finalement, c'est très tendance cette politique-là, sauf que c'est le seul à passer à l'acte de cette manière aussi forte.
– Il dit quelque chose de très intéressant sur le plan politique, il dit la politique c'est reprendre le contrôle, clairement. Et finalement c'est ce qu'ont abandonné beaucoup de leaders européens depuis des années en la matière. Et c'est ce qui fait finalement que Trump réussit, et c'est pour ça ce qui explique aussi ses succès électoraux aux États-Unis.
L'actualité politique de la semaine, elle a été marquée par l'inéligibilité de Marine Le Pen et le RN qui poursuit son offensive pour défendre Marine Le Pen alors qu'une partie de la gauche organise dimanche un contre-meeting au rassemblement de soutien du RN. Bruno Retailleau, lui, il s'en est pris hier soir au syndicat de la magistrature. Flora Sauvage.
le jugement qui empêche à ce stade Marine Le Pen de concourir à l'élection présidentielle de 2027, le président du Rassemblement national a rappelé hier soir sa loyauté. Pas question, dit-il, de concourir à l'Elysée à la place de Marine Le Pen.
Ma position est très claire. Il n'y a pas de plan B. parce que le plan A n'a pas encore été mené à son terme. Et donc, moi, je serai à ses côtés jusqu'au bout pour emprunter ce chemin aussi étroit soit-il, qui doit nous permettre non seulement de démontrer notre innocence, mais de faire en sorte que jusqu'à 37% des Français, d'après un sondage IFOP au premier tour, ne soient pas privés de leur candidate.
Henri Poste à la condamnation de Marine Le Pen, jugé coupable de détournement de fonds publics. Dans l'affaire des assistants parlementaires européens, le Rassemblement national organise une manifestation de soutien dimanche aux Invalides à Paris. Après sa condamnation à 5 ans d'inégibilité, le RN dénonce une tentative d'obstruction politique. Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, lance un appel au calme.
C'est un jugement, il faut le respecter. Simplement, une nouvelle a un peu tout changé. C'est lorsque la Cour d'appel de Paris a indiqué que l'appel aurait lieu à l'été, non pas 2025, mais 2026, c'est-à-dire un an. avant la présidentielle. C'est important parce qu'un an avant la présidentielle, cette seconde chance, un appel, c'est toujours une seconde chance. Et ça permet, je pense, d'éclaircir le débat et de détendre peut-être un peu l'atmosphère, j'espère.
gauche, la France Insoumise et les écologistes appellent à leur tour à un rassemblement dimanche, place de la République, à Paris, pour lutter contre l'extrême droite. De son côté Renaissance, réunis ses troupes à Saint-Denis, en présence de François Bayrou et d'Edouard Philippe. Un meeting censé marquer un nouveau chapitre au sein du camp présidentiel.
Émilie, d'abord, qu'est-ce que vous avez pensé de la stratégie de communication de Marine Le Pen et de Jordan Bardella et du Rassemblement national cette semaine après cette condamnation en première instance ? – Alors
c'était compliqué, ils n'avaient pas de 36 000 choix. Elle s'est montrée assez combative et plutôt agressive sur ce jugement. C'était une façon de sortir un petit peu des 4 millions de détournements de fonds et de l'accusation finalement à la condamnation. Elle porte là-dessus, donc ils ont essayé de faire un peu de diversion et d'en faire une bataille comme si c'était une bataille contre le RN que… toute cette affaire mentionnée. Donc c'était ça un petit peu le positionnement. Ils n'en avaient pas beaucoup de choix. Après, c'était sur le duo. Donc elle n'a pas sorti la carte Bardella tout de suite. D'ailleurs, moi, j'ai trouvé que c'était assez dur ce qu'elle a choisi de dire. C'est-à-dire que c'est un atout formidable, mais il ne faut pas l'utiliser. J'ai trouvé que c'était particulier, cette façon de parler. Moi, je pense qu'il y a deux raisons. C'est qu'à la fois, il n'est pas prêt. Et c'est une façon très maladroite de le dire. Mais en tout cas...
Elle l'a vu depuis les coulisses.
– Voilà, et puis nous on l'a vu aussi, parce que pendant la législative, on a vu quand même les limites de ce personnage qui est très jeune, très fort, mais qui a de fortes limites encore sur le plan politique. Et puis de l'autre côté, je pense qu'il y a un côté stratégique aussi pour Marine Le Pen, parce que la guérilla interne, elle va démarrer forcément. On sait qu'ils ne sont pas quand même sur la même ligne. Le duo marche très bien, elle plus sociale, pouvoir d'achat, et lui beaucoup plus sur une ligne identitaire et un peu plus libérale, proche peut-être un peu plus de ce que pourrait représenter. présenter Zemmour, enfin en tout cas on sait qu'il par exemple il assumait le mot le grand remplacement, l'expression le grand remplacement, donc voilà il va y avoir aussi cette bataille interne forcément qui va se mener, on a déjà connu ça au niveau du Front National, donc voilà il voulait éviter ça. Ça va être très compliqué de mener de front la campagne avec cette espèce de duo, plan A, plan B, Marine Le Pen ou Jordan Bardella en fonction de ce qui se passerait si la décision tombait en 2026 comme c'est prévu maintenant.
Vous avez évidemment beaucoup suivi le RN. Vous avez écrit un livre à ce propos. Est-ce que dans l'électorat, Marine Le Pen, Jordan Bardella, c'est la même chose
Non mais l'efficacité, si vous voulez, c'est le duo. C'est le duo Marine Le Pen, Jordan Bardella. Parce qu'ils ne parlent pas forcément à des électorats qui sont toujours les mêmes. Bardella, on l'a dit, amène un électorat plutôt jeune. Il parle plus à la droite conservatrice, notamment sur les questions économiques. Marine Le Pen parle plus à l'électorat populaire. C'est vrai que ce duo a fait preuve d'une redoutable efficacité sur le plan à la fois de l'opinion, de la dédiabolisation et sur le plan électoral. Donc en effet, les juges… Il y aurait beaucoup à dire sur cette décision, mais beaucoup à dire. Moi, je ne partage pas le récit qui consiste à dire que cette décision est en tout point une décision qui n'est pas l'objet de critiques. Elle peut être critiquée en l'occurrence, mais ce n'est pas le sujet. Là, en l'occurrence, la question, c'est de la stratégie. La stratégie, en effet, de Marine Le Pen, c'est d'occuper l'espace politique. Qu'est-ce qu'elle a dit, en fait, finalement, lundi, après la décision des juges qui ont pris cette décision d'exécution provisoire ? Je continue quoi qu'il arrive, c'est-à-dire que je vais utiliser… tous les moyens qui sont à ma disposition, judiciaires et politiques, pour continuer à faire cheminer ma candidature jusqu'à 2027. Et en effet, je rejoins ce que dit Émilie, ce qui est très intéressant dans ce qu'elle a dit. Elle a dit oui, Bardella est constitué un atout formidable pour le Rassemblement national, mais quelque part elle a avoué qu'il n'était pas pris pour faire l'élection présidentielle. Donc c'est vrai que quelque part qu'on le dise, parce qu'il y a un argument qui consiste à dire, oh mais cette décision finalement, elle n'empêche pas au Rassemblement national. d'avoir un candidat à la présidentielle. C'est vrai, indéniablement. Il y aura un candidat à la somme du Rassemblement national à la présidentielle, M. Bardella ou une autre candidate, voire Marine Le Pen, si l'appel infirme la décision de la première instance. Mais une élection présidentielle en France, ou la Ve République, c'est une élection d'incarnation. Donc indéniablement, si vous voulez l'électorat de Marine Le Pen… Quand même, malgré tout, il s'attend à ce que la candidate naturelle du Rassemblement national, ce soit Marine Le Pen, parce qu'elle a l'expérience, parce qu'elle a l'expérience politique en tout cas, parce que c'est une femme pour des tas de raisons qui font qu'elle s'est imposée malgré tout comme une personnalité qui est, pour ce qui concerne la candidature du RN, crédible pour postuler à la présidence de la République. Alors que Bardella, on n'en est pas sûr. On l'a vu lors des élections législatives, quand même, quelque part. Donc, si vous voulez, là, il y a un vrai sujet pour le Rassemblement national.
Et alors, sur la réaction des autres partis, Émilie, on l'a vu, du coup, dimanche, ça va être un peu bataille de meeting. Il y avait déjà depuis longtemps un rassemblement du socle commun qui était prévu, Gabriel Attal, Edouard Philippe. François Bayrou, mais qui là va un peu changer de nature puisqu'il parle d'État de droit, de démocratie. Il y a le meeting de soutien à Marine Le Pen et les écologistes et les insoumis qui organisent aussi un meeting contre l'extrême droite. La bataille pour 2027, elle est lancée ?
Oui, c'est ça. C'est qu'on voit qu'il se positionne par rapport au Rassemblement national et on voit bien qu'il y a probablement à gauche, à droite, quelque chose qui réagit. Après, jusqu'où ça va aller ? On sait que la gauche, c'est encore un peu nébuleux de voir comment ils peuvent réincarner une force un petit peu sociale. ou un petit peu plus stable que ce qu'ils étaient jusqu'à maintenant avec l'alliance avec Jean-Luc Mélenchon. Donc on va voir comment ils se positionnent, c'est intéressant. Après, moi je pense que le risque c'est aussi ça, c'est que cette élection soit encore, toujours ce positionnement vis-à-vis des extrêmes et moi j'aimerais qu'on en sorte et qu'on puisse être un peu sur du fond, qu'on puisse être sur les socialistes ou à gauche si c'est juste un positionnement vis-à-vis du RN, c'est un peu maigre en fait comme programme. On sait que pour l'instant, ils ne sortent pas grand-chose de plus comme thématique. Donc je pense qu'il y a ce risque. Et il y a de l'autre côté, Gabriel Attal, ça va lui permettre de se positionner, parce que pour l'instant, c'est difficile de savoir exactement quelle ligne il a, qu'est-ce qu'il choisit, où est-ce qu'il va. Donc ça lui permet de parler un petit peu plus fort. Je ne suis pas sûr qu'il était si attendu que ça pour son événement de samedi. Et puis, alors, de dimanche, pardon. Et voilà, on ne sait pas si c'est samedi ou dimanche, c'est un signe aussi. Pourtant, il fait de la pub. Et je voudrais parler aussi de, qui était hier à la télévision, Bruno Retailleau, parce que c'est important aussi ce qu'il trace comme sillon. Et quand on disait qu'en effet une candidature Marine Le Pen et une candidature Bardella, ce n'est pas la même chose. Et certains qui ne verraient pas leur candidate Marine Le Pen en qui ils ont cru, pourraient, par rapport au positionnement que représente Bruno Retailleau, choisir cette carte-là qui serait plus raisonnable, plus raisonnée. Parce qu'on a aussi quand même cet éventuel candidat qui… une trentaine d'années, à peine 30 ans. – Donc Bruno Retailleau, il peut
récupérer des électeurs qui sont partagés ? –
Je pense qu'il peut récupérer une partie des électeurs, pas les fidèles de toujours et les très Front National d'avant, mais par contre ceux qui au bout d'un moment se sont mis du côté de Marine Le Pen parce qu'ils considéraient qu'à droite, il n'y avait pas de proposition pour aller aussi loin que ce qu'ils souhaiteraient en matière de sécurité et en matière d'immigration. Pour l'instant, c'est vrai que Bruno Retailleau… dans les mots, parce que ce n'est pas encore dans les actes, il représente ce positionnement un peu plus dur à droite.
– Allez, puisqu'on parle de Bruno Retailleau, il s'est exprimé hier, le ministre de l'Intérieur, sur le sort de Boilem sans salle. D'abord, on va faire un point. Quentin, avec vous, on en est où dans le dossier des tensions entre la France et l'Algérie ?
– Eh bien, lundi, les deux présidents Macron et Théboune se sont parlé au téléphone. L'Élysée a publié un communiqué après cet appel. On y lit. Les deux présidents ont eu un long échange franc et amical sur l'état de la relation bilatérale et sur les tensions qu'il y a. qui se sont accumulés ces derniers mois, ce communiqué publié par l'Elysée. Les deux présidents qui veulent donc reprendre un dialogue fructueux, est-il écrit aussi dans ce communiqué. Première étape donc avec le déplacement du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, qui se rend à Alger ce dimanche, afin, je cite, de détailler un programme de travail ambitieux dont déclinait les modalités opérationnelles et le calendrier de mise en œuvre. Une réunion s'est également tenue mardi à l'Elysée avec les autres ministres concernés. D'ailleurs, le ministre de la Justice, Gérald Darman, doit aussi se rendre dans les prochaines semaines en Algérie. Et donc écoutez, effectivement, hier le ministre de l'Intérieur, qui depuis plusieurs mois avait tenu un discours très ferme envers l'Algérie, il est revenu sur l'évolution des relations avec la France et l'Algérie hier sur France 2.
y a deux objectifs. Il y a d'abord un écrivain franco-algérien qui est emprisonné. C'est sa libération. C'est une question humanitaire. Il est âgé et il est malade. Bon, ça, c'est un premier point. Premier objectif. L'autre objectif, c'est qu'un autre Mulhouse ne se produise pas. Souvenez-vous, celui qui a tué le terroriste à Mulhouse avait été présenté à 14 reprises aux autorités algériennes qui n'avaient pas voulu le reprendre. Je pense que les signaux sont positifs. Il y avait une réunion il y a quelques jours, j'y participais avec le président de la République et le Premier ministre à l'Elysée. L'espoir s'est levé. Simplement, moi, je suis vigilant et je ne croirai que ce que je verrai.
– Arnaud Benedetti, on avait vu une montée en flèche des tensions depuis l'automne dernier. La désescalade, elle est tout aussi impressionnante. Qu'est-ce qui se joue ces jours-ci ?
verra. Parce que moi, je suis très prudent sur les relations avec l'Algérie. – Comme Bruno Rotaille, vous attendez de voir. – Oui, il faut attendre de voir. On sait que le ministre des Affaires étrangères se rend dimanche à Alger. Il y a une reprise de dialogue, manifestement. Donc il vaut mieux reprendre Langue, en l'occurrence, que rester dans l'invective comme on l'était depuis quelques semaines, voire quelques mois. Donc c'est une évolution, de ce point de vue-là, positive. – C'est mon signe pour Wallem Sansal. – Écoutez, moi, j'attends de voir. Très franchement, aujourd'hui, j'attends de voir. Et le communiqué de l'Élysée… Nous, sur Boilem Sans Salles, ne nous satisfait pas pleinement. Parce que le sujet Boilem Sans Salles est totalement périphérique dans ce communiqué. Il arrive tout en fin de communiquer, en l'occurrence. Donc nous, ce qu'on souhaite, et on l'a dit d'ailleurs au niveau du comité de soutien, puisque Jean-Noël Barraud va à Alger, il faut qu'il ramène Boilem Sans Salles dans son avion, en l'occurrence. C'est tout ce qu'on peut demander aujourd'hui au ministre des Affaires étrangères. S'il revient sans Boilem Sans Salles, il y a quand même des questions qui vont se poser. Parce que je rappelle qu'il a été condamné à 5 ans de prison ferme. pour l'instant, que le parquet algérien a fait appel de cette condamnation. Donc ça veut dire qu'à ce stade, il n'est toujours pas sorti. Et ce que l'on sait… parce qu'on a quand même quelques antennes, c'est qu'il y a quand même une bagarre au sein du pouvoir algérien sur la façon dont il faut traiter le cas Boalem Sansal. Il y a quand même une ligne dure qui dit qu'il ne faut pas le lâcher pour l'instant. C'est-à-dire qu'il faut toujours utiliser Boalem Sansal comme une monnaie d'échange pour obtenir le plus des autorités françaises. Et dans le même temps, c'est ça qui est le paradoxe, c'est qu'on considère certains observateurs qui connaissent bien la scène politique algérienne, considèrent que finalement… Les Algériens sont en train de perdre sur tous les tableaux par rapport aux Français. Parce qu'il y a quelque chose d'important dans le communiqué de l'Élysée. quand même a été publié avec l'accord des autorités algériennes, vraisemblablement, c'est qu'il n'est nullement fait mention de la situation du Sahara occidental, qui a été quand même la source de la crise entre la France et l'Algérie. D'où vraisemblablement la position des durs en Algérie, qui consiste à dire, sur Sansal, il faut continuer à mettre la pression. C'est pour ça que nous, on est quand même très prudents pour l'instant.
– Je pense que quand même, le fait que la diplomatie reprenne vigueur et qu'on soit dans ce dialogue-là, je pense que c'est quand même la voie la plus favorable, même si, évidemment, il faut rester prudent. Il y a beaucoup de choses à faire avec l'Algérie en termes de négociations et de rétablissement de relations un peu normales. Moi, ce que je constate, c'est que le ministre de l'Intérieur, qui avait eu une position très brutale, pour le coup, il ne sera pas à Alger dimanche. Alors hier, il a… essayer de noyer un peu le poisson et de ne pas se formaliser sur tout ça. Mais bon, on sent bien que quand même la voie de la diplomatie a gagné. C'est Emmanuel Macron et Jean-Noël Barraud qui seront sur place et pas le ministre de l'Intérieur. Donc moi, je trouve que c'est quand même plutôt favorable que ce soit cette voie-là qui soit prise. – Un dernier petit mot, Arnaud, vous avez des nouvelles de la santé
de Boilem-Sensel
les dernières nouvelles qu'on a, c'est qu'il est toujours traité pour son cancer et qu'il fait des allers-retours entre la prison et l'hôpital Moustapha-Alger.
suivra bien évidemment la situation de Boilem sans salle très régulièrement dans cette émission. Allez, c'est vendredi, on termine par une actualité plus légère. Cette semaine ont été distribués les célèbres étoiles du guide Michelin. Parmi les grands gagnants, le restaurant de Christopher Coutenso à La Rochelle qui retrouve sa troisième étoile. Perdue en 2023, portrait de ce chef étoilé avec Aurélien Romano.
Coutenso
nom s'affiche en grand ce lundi 31 mars pour la cérémonie du guide Michelin. Christopher Coutenceau rejoint à nouveau le club très fermé des 3 étoiles Michelin. C'est la récompense d'un travail acharné pour celui qui ne compte pas ses heures. Le cuisinier pêcheur, comme il se fait appeler, travaille les produits de la mer dans son restaurant gastronomique de La Rochelle.
C'est l'étoile du restaurant, mais c'est aussi leur étoile à eux. Ça fait partie de leur cursus et c'est grâce à toutes ces mains qu'on réussit à faire ce joli travail au quotidien. Donc c'est l'étoile à tout le restaurant et c'est important de leur ramener aujourd'hui.
Mettre ses équipes en avant, c'est son tempérament. Il a commencé dans les cuisines de son père et enfant, il l'accompagnait déjà à la crier, choisir les poissons et les produits de la mer. Il lui succède à la tête du restaurant actuel en 2007 et sait conserver les deux étoiles Michelin déjà acquises. En 2019, il propulse sa cuisine dans l'excellence, le club restreint des meilleures tables trois étoiles. L'accueil du public et la salle du restaurant sont complètement repensés à l'époque. Seul établissement triple étoilé de La Rochelle, le lieu est ouvert sur l'océan et Christopher Coutenceau promeut la cohérence et la durabilité. Investi pour une pêche responsable, il a notamment combattu au niveau européen contre la pêche électrique.
Je pense qu'aujourd'hui, un vrai restaurant, c'est une culture, c'est une éducation, c'est un récit d'enfant. Moi, je suis né à La Rochelle, toujours été passionné par la mer, la pêche, le surf. Et puis, j'ai toujours voulu m'installer à La Rochelle et qu'on a ce décorum face à nous. Ce serait compliqué de servir un morceau de viande parce que moi, je serais client, je me dirais le chef qu'est ce qu'il veut nous raconter en nous servant un pigeon, par exemple. Est-ce que là, avec cette vue-là, servir un joli Saint-Pierre ou un magnifique mackerel en différentes façons, ça prend tout son sens.
Le guide Michelin salue un chef qui cuisine ce qu'il aime avec sincérité et engagement, écrit-il. De quoi redonner le sourire à cet homme de 46 ans, décrit parfois comme bourru et austère, qui voit son métier passion comme une manière de rendre heureux les gens.
Et voilà, bon appétit, félicitations à Christopher Coutenceau. On termine,
Quentin, comme d'habitude, en regardant les unes de la presse régionale.
Quentin, évidemment, ce matin, une très grande majorité de titres de presse régionale titres sur la décision de Donald Trump. – Voilà,
très difficile ce matin d'échapper à cette info. La Voix du Nord qui titre sur les marchés qui s'affolent. Le républicain Lorrain à Metz qui dit que Trump frappe fort. L'Est républicain qui titre sur l'Europe qui s'interroge, même si le président français semble afficher de la fermeté dans ce dossier. La Dépêche à Toulouse qui écrit que le président américain a déclenché un tollé mondial. Petit zoom sur le courrier Picard qui, dans les pages intérieures, s'interroge. sur l'impact de ses droits de douane sur la région Hauts-de-France. La région se rassure ce matin en notant que les Hauts-de-France ne contribuent que pour 5% des exportations de la France vers les États-Unis.
On continue avec d'autres journaux mais toujours la même interrogation.
Qui va
trinquer ?
Chaque région, chaque secteur économique se jauge et évalue ce matin sa vulnérabilité aux exportations avec les États-Unis. L'Union, le journal de Reims qui s'inquiète par exemple pour la filière champagne, cela représente 100 000 bouteilles exportées chaque année vers les États-Unis. Depuis plusieurs semaines, la filière a arrêté d'envoyer ce champagne aux États-Unis face aux menaces de surtaxe. On attend de voir si les revendeurs américains peuvent encaisser la hausse de 20%. C'est plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel qui pourrait être compromis à indiquer la région Grand Est jeudi si l'on prend toutes les exportations de la région.
Et un mot qui revient largement ce matin dans la presse régionale, riposte.
Riposte. L'UE prépare sa riposte. Les peurs et la riposte. Et quelle riposte ? Voyez ce mot qui s'affiche à chaque fois. La présidente de la Commission européenne a parlé pour l'heure de s'efforcer à réduire les obstacles et non de les élever. La France d'Emmanuel Macron qui parie donc sur la fermeté, dit-on dans les pages intérieures du Dauphiné. L'Italie, on l'a dit dans ce débat, qui entend préserver sa relation privilégiée avec les États-Unis. Enfin, dernière question. Va-t-il falloir aider certaines filières en France ? Et comment financer dans ces cas-là ? mesures de soutien à ses filières face à un budget très contraint.
– Allez, c'est vendredi, on termine par votre idée de sortie week-end, qu'est-ce qu'on fait ? –
Voilà, on termine toujours cette revue de presse par une information plus légère. Les asperges d'Alsace pointent leur nez, lit-on ce matin dans le journal de l'Alsace. Grâce à une météo favorable ces derniers mois, les producteurs espèrent de bonnes récoltes cette année. Les Français qui consomment en moyenne 2,4 kilos par foyer par an, les Alsaciens en mangent deux fois plus.
la moyenne. Merci pour cette info. Merci, Quentin, vous avez éclairé des asperges du coup. Merci d'avoir été avec nous.
Merci beaucoup, Émilie Isabelski. Et merci, Arnaud. Arnaud, on regarde la une de la revue politique et parlementaire. Faut-il changer de République ? C'est à la une de votre numéro. Merci beaucoup. Merci à tous de nous avoir suivis. On vous souhaite un excellent week-end. On se retrouve lundi.
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