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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Et pour ce grand réveil, nous retrouvons la députée européenne du Rassemblement National, Angéline Furet. Bonjour Madame, merci d'être avec nous de si bonheur. Bonjour chère Lisotte, je vous en prie, c'est normal. Alors commençons avec une question simple si vous le voulez bien. On a tous appris l'inéligibilité de Marine Le Pen récemment. Vous faites partie de son groupe politique, comment avez-vous réagi à la nouvelle
Eh bien écoutez, je pense que comme tous les Français d'ailleurs, ou en tout cas la plupart, et comme beaucoup d'autres pays, puisque ça a pris une ampleur mondiale, nous avons tous été choqués par cette décision qui nous semble très unique. Même si je ne me permettrais pas de critiquer une décision de justice, il semble tout de même que l'inéligibilité exécutoire ne soit certainement pas fondée en droit.
Quand vous nous parlez de ces réactions internationales au sein de l'Union européenne, est-ce que vous pourriez nous en donner certaines ? Quel est globalement l'avis des autres élus ? Je ne vais pas
vous surprendre et je ne vais pas surprendre vos auditeurs. Nous avons eu le soutien évidemment de Madame Mélanie, qui pourtant ne fait pas partie de notre groupe, de Monsieur Orban, Premier ministre de Hongrie. Bien évidemment, les pays qui sont alignés avec Bruxelles ne nous ont pas fait part de leur soutien et ont plutôt maintenu un silence radio. Également, au-delà des frontières, nous avons eu le soutien de M. Trump et certains pays à qui la France a longtemps fait la leçon des droits de l'homme. Ça donne à cœur joie pour aujourd'hui nous renvoyer la balle et c'est tout à fait légitime. Nous avons été donneurs de leçons et aujourd'hui, nous sommes plutôt bien piètres.
La manière dont les gens considèrent que nous donnons de mauvaises leçons de démocratie ne vient pas du fait qu'ils considèrent que la justice a été parfaitement rendue et que force doit rester à la loi. Ils ont le sentiment qu'il y a une dimension politique.
à fait, ce n'est pas une décision de justice, c'est une exécution politique. Et d'ailleurs, le jugement qui fait 174 pages et que j'ai pris la peine de lire hier soir quand nous l'avons reçu, fait expressément référence au fait d'empêcher Marine Le Pen de pouvoir se présenter à l'élection présidentielle et fonde cela sur le fait qu'elle soit anti-Union européenne. Alors, c'est un petit peu particulier pour un jugement. Nous ne sommes plus dans le gouvernement des juges apparemment, mais dans la dictature des juges.
Ce qu'il y a de remarquable, d'abord félicitations et merci d'avoir lu ces 174 pages et d'avoir relevé ce point précis, qui pour le moment a l'air d'avoir échappé à la plupart des commentateurs français. Quand on voit que ce qu'on reproche spécifiquement à Marine Le Pen, c'est d'être anti-Union européenne, on voit bien aussi que c'est un... un missile qui est dirigé contre le Rassemblement national et que ceux qui prétendent qu'on se contente d'empêcher Marine Le Pen mais pas du tout le Rassemblement national ignorent le fait que le Rassemblement national lui-même, avec ses positions, pourrait très très bien se faire condamner de la même manière par le même juge ou par un autre juge de la justice française.
à fait. Et d'ailleurs, c'est oublié qu'il y a une affaire qui avait été soulevée contre notre président Jordan Bardella lorsqu'il était assistant exactement sous le même prétexte, c'est-à-dire lui reprocher d'avoir fait de la politique quand il était assistant, alors que nous sommes des politiques et nos assistants, par définition, sont amenés à faire de la politique. Une vague association... à ces constitués partis civils de manière à empêcher la prescription de cette action. Donc la pression reste maximale sur le Rassemblement national et il ne faut surtout pas oublier qu'en Roumanie, dernièrement, le candidat qui était premier au premier tour a été déclaré, l'élection présidentielle a été annulée par la Cour suprême roumaine sous prétexte d'ingérence russe. Ça nous rappelle un petit peu l'aventure de M. Trump, du président Trump. Finalement, après, il a été démontré qu'il n'y avait pas d'ingérence russe, mais ce n'est pas grave, l'annulation est restée en place. Il y a également eu les propos de M. Thierry Breton, disant que si l'AFD se retrouvait en tête des élections en Allemagne, il serait peut-être amené à faire comme en Roumanie. Je ne sais pas ce que M. Thierry Breton sous-entendait par là, en tout cas j'ai peur de le savoir. Les mêmes troubles ont eu lieu également en Géorgie lors de l'élection présidentielle. Donc nous voyons une attaque concertée dans toute l'Europe du système des élites technocratiques pour empêcher les voix des peuples, puisque nous sommes en démocratie et c'est le peuple qui vote, les voix des peuples qui ne seraient pas alignées sur les volontés technocratiques et fédéralistes de
Bruxelles de s'exprimer. C'est ça, parce qu'on oublie là de plus en plus de rappeler que cette affaire, elle commence à partir du moment où l'Union européenne choisit de poursuivre Marine Le Pen. Est-ce que vous avez la sensation aujourd'hui, est-ce qu'on pourrait dire que c'est l'Union européenne qui se rend coupable de toutes ces ingérences dans les différents pays que vous avez cités, y compris la France ?
ne me permettrai pas d'accuser sans preuve. Pour autant, l'OLAF, l'office qui est en charge de contrôler la fraude, a été averti. Pour vous donner un exemple du deux poids, deux mesures, a été averti de l'affaire Huawei, qui est une affaire qui s'élève à 2, voire 3 milliards par an de lobbying, avec des députés qui étaient payés 15 000 euros pour faire des textes en faveur de Huawei. Lorsque l'OLAF et Mme van der Leyen ont été avertis et que ça a été sur son bureau, ils ont décidé que finalement, non, il n'y avait pas d'épreuves suffisantes. En revanche, un insistant qui fait un discours politique pour son député, surtout si les rassemblements nationals, c'est un détournement de
fonds. Comment est-ce que vous vivez, vous, le fait aujourd'hui de travailler pour cette institution en sachant qu'elle tente de vous attaquer quasiment directement, en s'attaquant en tout cas à votre parti et au chef de votre parti
le vivons comme un devoir. Je parle pour mes collègues, peut-être qu'ils me reprendront, mais j'ai l'impression que nous le vivons tous comme un devoir et un combat. Un combat d'abord pour la liberté des peuples, pour la démocratie. Et donc, pour nous, c'est un sacerdoce et nous y sommes très attachés. Nous pensons qu'une autre Union européenne confédérale avec une collaboration des différentes nations est possible et que l'Union européenne actuelle est vraiment un monstre qui se transforme en monstre totalitaire. Nous espérons pouvoir sauver les meubles et ne pas tout détruire, conserver certaines des bonnes choses de cette Union européenne. et rétablir la démocratie et la liberté. Nous allons avoir besoin de beaucoup de soutien.
il y a, on le sent malgré tout, une espèce d'évolution, pas en France et pas dans les pays extrêmement éclairés, aussi intelligents que la France, mais on sent que dans les 27 États membres de l'Union européenne, qu'il y a justement une prise en compte de la nécessité que les nations existent un peu plus. Est-ce que c'est un sentiment que vous partagez ?
à fait. Je partage ce sentiment et je pense que justement la réaction de nos adversaires et du système, entre guillemets, est d'autant plus virulente qu'il y a cette prise de conscience et qu'il y a cette avancée. Donc le monstre, c'est un petit peu un animal blessé qui est d'autant plus dangereux parce que nous avançons et que la voix des peuples commence à se faire entendre.
-ce que le Rassemblement national, ou en tout cas le groupe auquel vous allez appartenir, va demander à l'Union européenne de publier l'une de ses motions si savoureuses où il dénonce les attaques à la démocratie pour condamner la France ?
Eh bien écoutez, nous allons le faire bien évidemment car nous allons utiliser tous les moyens à notre disposition pour nous battre. Je pense qu'il y a également quelque chose que vos auditeurs ne savent peut-être pas, en tout cas moi je l'ai appris il y a peu de temps. En 2005, lors du traité de Lisbonne, l'Union européenne, les institutions de l'Union européenne devaient adhérer à la Cour européenne des droits de l'homme, à la CEDH. Ce qui permettait d'avoir justement une instance supérieure, une juridiction au-dessus, pour sanctionner l'Union européenne lorsque elle pourrait s'adonner ou elle s'adonne à des activités complètement illégales. Je pense par exemple au cordon sanitaire qui est pratiqué au Parlement européen, qui est totalement illégal. Et donc, cela n'est toujours pas fait. C'est-à-dire que... Ouais, je vous en prie.
Non, non, non, c'est génial de dire que l'Union européenne met en place des institutions auxquelles elle s'interdit d'adhérer parce qu'elle a le sentiment que ça gênerait l'exercice libre de son pouvoir.
Exact, vous résumez parfaitement la situation. Donc nous comptons également appuyer dans ce sens pour que la Commission et l'Union européenne ne soient pas toutes puissantes, sans personne, pour les sanctionner au-dessus lorsque eux... commettent des délits,
voire des crimes. Est-ce que ça ne serait pas aussi dangereux de multiplier systématiquement ces organes de contrôle, ces organes de répression, que ce soit en France, en Europe ? On est quand même dans cette logique en permanence. Est-ce que ce n'est pas essayer de contrôler le problème sans le résoudre
chère Lisdod, vous plaidez une convaincue, car effectivement, je ne suis pas pour la multiplication de ces organes, mais il faut aussi, comme dirait le général de Villiers, accepter le terrain. Or, pour l'instant, le terrain, c'est que tous les États de l'Union européenne sont adhérents à cette Cour européenne des droits de l'homme, qui quelquefois rend des décisions... particulièrement inique, notamment en matière d'immigration. Pour autant que l'Union européenne et ses institutions, elles, ne dépendent pas du même cadre législatif et des mêmes obligations et soient dans une situation de toute puissance, nous semble pour l'instant, en tout cas me semble pour l'instant, complètement délirant. Excusez-moi, je n'ai pas d'autres mots.
il n'y a rigoureusement aucun contre-pouvoir.
Aucun. Angéline Furné, on reste avec vous encore quelques minutes. Mes chers auditeurs, je vous annonce la suite du programme. On retrouvera à 7h30 Guillaume Bernard et Jérôme Sainte-Marie. Donc restez bien avec nous, on continuera de parler de ce sujet.
Vous êtes donc des eurodéputés Rassemblement National, indépendamment de ce qui vient de se passer avec Marine Le Pen en France. Quels sont en ce moment les combats que vous menez et qui vous paraissent les plus importants, justement dans ce cadre confédératif que vous appelez de vos voeux
Alors je dirais qu'il y a trois combats en ce moment. puisque c'est la période budgétaire et mon collègue Julien Sanchez et moi-même faisons partie de la commission budget, donc évidemment vous imaginez que ce budget de l'Union européenne en préparation est… également hors sol, avec une augmentation des dépenses, avec bien évidemment une volonté de faire un nouvel emprunt, et cette fois-ci sous couverture de la crise russe. Donc il y a une instrumentalisation de la menace russe pour essayer de lever un emprunt. forcer la fédéralisation à travers la dette, c'est l'esclavage par la dette, rien de nouveau. Donc il y a ce cadre budgétaire qui est un de nos combats actuels. D'ailleurs nous allons aujourd'hui en plénière voter pendant deux heures avec des amendements, plus d'une centaine d'amendements que mon collègue Julien Sanchez a fait avec son bureau et que nous avons co-signé en délégation. Il y a un autre sujet qui est particulièrement brûlant, c'est ce que nous appelons la conditionnalité de l'état de droit. Alors ça, c'est un sujet que j'ai un petit peu pris à bras le corps, c'est-à-dire que l'Union européenne considère l'état de droit… Comme ça, on peut se dire que c'est très joli, justement. C'est ce que la France n'aurait pas respecté avec la décision d'inéligibilité exécutoire de Marine Le Pen. C'est respecter le droit. Nous avons tous appris ça dans nos études, que c'est le droit qui prime et que c'est pour ça que nous vivons en démocratie. Sauf qu'à l'Union européenne, l'État de droit, c'est un concept flou, non défini, puisque Pascal Pira, qui intervient des fois sur votre radio, leur a posé la question. Ils lui ont dit non, c'est... Nous préférons garder le concept flou, il ne faudrait surtout pas le définir. Et donc, du coup, ça permet à la Commission et à l'Union européenne de sanctionner des pays s'ils ne se comportent pas comme ils veulent. Si, par exemple, ils décident qu'il n'y aura plus de gay pride dans leur pays pour que les enfants ne soient pas soumis à des visions trop érotiques, eh bien, ils coupent. Alors ils suspendent dans un premier temps les fonds européens, c'est-à-dire l'argent que ces pays ont donné à l'Union européenne et que normalement ils doivent recevoir en retour. Ils leur disent non, si vous ne faites pas les modifications nécessaires pour être sur notre ligne, vous n'aurez plus les sous, mais vous continuez à donner. Donc ça c'est une arme politique qu'utilise l'Union européenne contre laquelle nous nous battons. Et j'avais un troisième point à vous évoquer, mais je viens de le perdre. Donc s'il revient, je vous en parlerai. Mais ces deux points sont vraiment essentiels. Ah si, bien évidemment, la défense européenne. La défense européenne qui aujourd'hui, c'était d'ailleurs un grand sujet lors de la dernière plénière, ça l'est également là. Alors c'est pareil, c'est lever ces fameux 800 milliards d'emprunts alors que nous avons déjà les 800 milliards du fonds de relance du Covid. qu'ils ne savent absolument pas comment ils vont rembourser, ça va gréver 30% du budget à partir de 2027. Donc ils ont décidé que ce n'était pas grave, il fallait trouver des ressources propres, c'est-à-dire soit un impôt européen, alors comment il serait mis en place, Un nouvel emprunt, mais nous savons tous, ou en tout cas pour ceux qui sont en finance, l'emprunt ce n'est que de l'impôt différé. Donc encore une fois, d'où viendra cet argent si ce n'est de nous, en tout cas de vos auditeurs et des citoyens ? Et bien évidemment c'est pour acheter du matériel militaire, mais nous avons complètement désindustrialisé l'Europe, à part quelques fleurons qui nous restent. Donc si nous achetons maintenant 100 rédindustrialisés, à qui ira l'argent ?
aux Américains.
Exactement. Quelle bonne nouvelle. Angélique Furet, l'entretien touche à sa fin. Merci beaucoup de nous avoir fait ce point sur les réactions européennes. Déjà cette annonce de l'inéligibilité de Marine Le Pen. Et puis vous nous donnez espoir quand même, tout n'est pas perdu. Il y a encore quelques façons d'agir. Et puis on vous remercie de les prendre à bras le corps. Angéline Furet, je rappelle donc que vous êtes députée européenne pour le Rassemblement national. Merci d'avoir été avec nous ce matin. Et puis surtout, bon courage pour la suite.
Merci beaucoup.
Merci à vous.
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