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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
Et on est ensemble pour commenter l'actualité avec Mehdi Raich, analyste politique. Bonjour. Alex Darmont, journaliste politique. Votre chaîne YouTube, Les Indécis, propose des débats et des interviews politiques. Et on vous retrouve face à Eric Tegner dans La Vérité en Face, présenté par Patrick Roger. C'est tous les vendredis. Jean-Luc Benamias, membre de la Ligue des Droits de l'Homme, ancien membre du Conseil économique, social et environnemental. Bonjour Jean-Luc. Et Florence Berthoud, maire... du cinquième arrondissement. Bonjour. Vous avez repris l'étiquette horizon. Ça fait un moment. Ah bon ? La dernière fois, je crois qu'il n'y était pas. Ah non, pas du tout. Toujours. D'accord. Mais depuis qu'Horizon existe, pratiquement. Et on a rendu hommage au cinquième arrondissement avec Hélène Garaud qui était avec nous il y a quelque temps et qui habite près de Notre-Dame. Côté cinquième. Absolument. Côté cinquième et qui nous a raconté une très jolie histoire sur une corneille qui vient la voir dès qu'elle va sur les rives de Notre-Dame. Une corneille qui est toujours là. Elle y voit un signe de Claude Nougaro. On va parler évidemment de la réforme des retraites. Pas de retour à la retraite à 62 ans. On va parler de Jean-Luc Mélenchon qui s'indigne des accusations d'antisémitisme et de cette sortie qui a quand même beaucoup choqué ce week-end. Bref, beaucoup de sujets avec vous, le SNU, renouvelé pour Emmanuel Macron. Vos coups de cœur, vos coups de gueule, Florence, c'est important. J'en avais déjà parlé ici. J'ai envie de parler,
j'en ai déjà d'ailleurs parlé sur votre antenne, mais chaque année, au mois de mars, quand le printemps arrive, l'Institut Curie, qui est, vous savez, un fleuron de la recherche contre le cancer, qui est donc dans mon arrondissement, en plein cœur du quartier latin, le 5e, et bien cette opération permet de récolter des fonds, c'est très important, l'année dernière. L'opération de jonquilles pour Curie, qui symbolise évidemment l'espoir pour lutter contre le cancer, a permis de récolter 1 700 000 euros. Et l'opération démarre toujours place du Panthéon, au sein de ma mairie, et puis devant le Panthéon. à quelques dizaines de mètres de l'Institut Curie. Et moi, je voudrais rendre dommage à tous ces chercheurs et ces chercheuses, ces soignants qui sont absolument extraordinaires. D'ailleurs, pour la première fois dans l'histoire de l'Institut Curie, c'est une femme, Madame Rougeul, qui dirige le centre de recherche. Sans la manne privée, il faut savoir qu'aujourd'hui, Et bien, la recherche devrait fermer à Curie un jour sur trois. Voilà, pour symboliser un peu et matérialiser ce que ça représente. Donc, c'est énorme. Et alors, chaque année, il y a un objectif particulier. Cette année, c'est pour lutter contre les cancers rares. C'est d'ailleurs... Celui qui a
emporté Émilie Dequenne. C'est d'ailleurs celui...
Une personne sur je ne sais combien de millions. Alors là, elle, c'était un sur un million. Ces cancers rares tuent beaucoup. La prévention est essentielle, la détection, comme après, évidemment, la possibilité d'avoir des thérapies qui sont des thérapies adaptées. La recherche fait beaucoup d'avancées, mais il faut aller encore plus loin. Cette année, ces cancers rares, c'est à peu près 3% des cancers en France. Donc inutile de vous dire que le dépistage est la possibilité d'avoir des thérapies adaptées. sont tout à fait essentielles. Donc bravo, merci, et donnez encore. Faites vos dons, moi je l
'ai fait, 92 002, 92 002, vous envoyez un SMS, vous inscrivez don, c'est ça ? Tout à fait, et vous avez de toute façon,
c'est très bien fait, le site, vous faites une jankille pour curie, vous arrivez immédiatement sur le site, et faites vraiment des dons, ils sont utiles, parfois... On se pose quelques questions sur où va l'argent, mais là, vous n'avez pas à vous poser la question. Elle va vraiment pour soutenir les dons. Et merci aussi à tous ces artistes, ces personnes connues, qui se mobilisent aussi bénévolement. Voilà. Et puis, un petit chapeau à Beaugrand, qui est là tout le temps, pour animer Christophe, une jankille pour courir. Donc, il faut envoyer
Espoir au 92 002. Je l'ai fait, on peut le faire plusieurs fois même. et c'est important parce que l'Institut Curie, vous l'avez rappelé, est un institut de pointe, reconnu dans le monde. Je ne sais pas si quelqu'un veut réagir. Qui est
un des plus grands centres de cancérologie. Je ne serais pas capable de vous le dire, mais je ne serais pas. Il y a le budget fonctionnant, et puis il y a le budget recherche, donc là on est vraiment sur le budget recherche.
Les organismes privés, les entreprises, ils ont forcément des grands mécènes, soutiennent considérablement ce...
Oui, mais ce que nous disent quotidiennement les chercheurs, le président, le directeur du centre hospitalier, c'est que sans cette aide des plus petits donateurs, eh bien, il n'y arriverait pas. Ça, c'est une réalité.
L'année dernière,
c'était 1,7 million d'euros qui ont été récoltés. Et on espère que cette année, on va arriver à dépasser les millions d'euros. Et ils développent aussi et surtout les unités pédiatriques, puisqu'il y a aussi, hélas, de plus en plus de cancers. Chez les enfants, ils font un boulot formidable. Ils accueillent les parents, il y a l'école pendant les traitements. C'est absolument admirable. Ce que font ces gens, c'est admirable.
Et quand vous donnez 100 euros, parce que le don 5 euros, c'est une chose... chose, mais si vous donnez 100 euros après déduction fiscale, c'est 34 euros. 500 euros, c'est 170 euros après déduction fiscale. Donc c'est beaucoup pour eux. Et en plus, s'il y a le risque fiscal, c'est le moment de donner. Jean-Luc, un mot ? Vous donnez dans ce genre de... ce genre ? Non, vous donnez pas.
Je donne beaucoup à beaucoup d'autres associations, structures, mais je ne donne pas, non. Je trouve que c'est très bien si les gens donnent à l'Institut Curie. Je pense que quand même, la santé est un service public. Donc voilà, je trouve toujours un peu étonnant, mais je ne critique pas ce que fait l'Institut Curie, il n'y a pas une seule seconde. Mais je pense que c'est quand même... Regardez le téléthon,
regardez le téléthon. C'est comme ça partout dans le monde.
Dans le monde, nous n'avons pas un système de sécurité sociale qui est le même que le français. La
recherche mobilisée font tout à fait considérable. Je ne critique
pas. Quand on me pose la question, est-ce que je donne des dons ? Oui, je vais vous faire la liste. J'ai la chance d'avoir une retraite. plus que convenable, je donne évidemment, et effectivement, quand on paye des impôts, parce que tout le monde ne paye pas d'impôts, il y a une déduction de 70%, donc c'est pas rien.
On se retrouve dans un instant avec vous sur Sud Radio, à tout de suite.
Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
Mettons-nous d'accord aujourd'hui autour de Mehdi Raich, analyste politique Alex Zarmont, journaliste politique. On vous retrouve également sur Youtube, je rappelle le nom de votre chaîne, Les Indécis. Et on vous retrouve également le vendredi, face à Eric Tegner, dans La Vérité en Face, présenté par Patrick Roger, Jean-Luc Benhamias, membre de la Ligue des Droits de l'Homme, ancien membre du Conseil économique, social et environnemental, et Florence Berthoud, mère horizon du 5e arrondissement de Paris. va revenir sur la réforme des retraites. On ne touchera pas à la retraite à 62 ans, pas de retour à la retraite à 62 ans plus précisément. Bruno Retailleau qui menace de démissionner si la France cède à l'Algérie. On en parlait vendredi ici sur ce plateau. Jean-Luc Mélenchon également avec cette sortie très particulière hier face à Francis Letellier sur France 3, la refonte du SNU. Bref, beaucoup de sujets avec vous. On continue avec vos coups de cœur et vos coups de gueule. Peut-être juste permettez-moi un coup de gueule cette semaine, c'est la semaine de la langue française. Coup de gueule contre cette semaine qui ne sert à rien. On continue d'employer des mots anglais, même au sein du gouvernement. Choose France. Il y a plein d'anglicismes, il ne se passe rien. Et puis, en gros, on nous enquiquine cette semaine pour se donner bonne conscience. Donc, agissons. Faisons en sorte que le français redevienne une langue utilisée. Prenons exemple sur nos amis québécois. C'est insupportable. Et qu'on
renforce l'enseignement du français dès l'école. primaire. C'est quand même ça le grand enjeu pour que quand on rentre en sixième, on maîtrise un peu les fondamentaux de la grammaire. Ça serait pas mal quand même.
Jean-Luc, je vous ai vu sourire. Non, je suis d'accord. Vous êtes d'accord ? C'est une semaine...
Les expressions ! qu'on entend à la télé, souvent sur toutes les chaînes, sont des expressions parfois qu'il faut réussir à traduire. Quand on invente des noms en franglais bizarroïdes, après, je suis d'accord, je pense que la langue française... Plus qu'utile, c'est le moins qu'on puisse dire. En plus, elle est parlée dans le monde entier, largement. De moins en moins. Il y a de quoi la défendre.
Il faut qu'elle évolue. Il y a le franglais, mais il y a surtout ces fautes de syntaxe permanente. Et cette orthographe qui est malmenée matin, midi et soir. Oui, absolument.
Wesh,
absolument.
Wesh, absolument. Martin nous dit wesh, wesh. Voilà. Coup de cœur, coup de gueule, on continue. Alex, vous étiez... Samedi soir. Samedi soir au concert. Vous avez loupé le rugby ?
Je l'ai regardé sur mon écran.
Vous
étiez au concert d'Enrico Macias et vous regardiez le match en même temps. Oui, je
ne peux pas savoir que les deux allaient... Se télescopé. Oui, je te concerne Enrico Macias. C'est un coup de cœur pour Enrico Macias qui, à 86 ans, fait une performance exceptionnelle. J
'ai vu des extras. Franchement,
c'est vraiment incroyable à 86 ans d'être toujours autant mobilisé et toujours avoir envie de faire la fête comme ça. Les gens l'aiment. C'est vraiment formidable. On a passé un super moment. Donc bravo à lui et merci. Parce que c'est vrai qu'il y a eu des moments aussi très forts où il chantait la paix. Il chante dans toutes les langues. C'est l'un des seuls chanteurs à chanter dans toutes les langues. Quand je dis toutes les langues, langues, à part en anglais, il chante en arabe, en kabyle, en français, en hébreu, sur la scène au même moment, et vous avez vraiment, son public est vraiment diversifié, mais totalement, donc c'est vraiment formidable, et j'ai adoré ce moment-là, donc merci à lui, et puis c'est un coup de gueule, forcément pendant ce concert, vous l'avez vu, vous avez pu le lire, il y a eu des boules puyantes qui ont été distribuées, enfin qui ont été lancées, juste avant l'entracte. Apparemment ce
serait deux femmes qu'on n'a pas arrêtées, qui ont déversé à l'entracte un liquide sur le sol. Et ça sentait, c'était horrible ? Il paraît que c'était atroce. Horrible,
mais ça avait déjà été fait. Parce qu'il a eu des positions
de
paix, et qu'il a toujours dit que lui, il était tant pour la paix en Israël que pour le côté palestinien, qu'il a toujours eu ce discours-là, mais qu'il a toujours aussi défendu les Israéliens. Il a d'ailleurs chanté, il faut le dire, samedi soir... « Malheur à celui qui fait un enfant », cette chanson formidable, en hommage à la famille Zibas. Et c'est juste après, d'ailleurs, que le liquide a été déversé. Mais il l'a senti, il a tout de suite mobilisé les gens pour dire « c'est pas grave, on continue, on s'en fout ». Ils ont
ouvert les portes et ils ont réagi au Dôme de Paris. Ça avait
déjà été fait, d'ailleurs, rappelez-vous, pour le match entre le Maccabi Tel Aviv et le Paris Basket, en Coupe d'Europe, où pareil, des boules puantes avaient été distribuées. C'est des méthodes minables, mais qui n'empêchent pas, quoi qu'il arrive, les gens qui doivent suivre ça, de continuer à chanter. et à regarder du sport et à faire la fête.
Et à propos de langue française, on peut dire au sens littéral, c'est nausé à bon. Oui, exactement.
Et 86 ans, on a quand même des artistes, je le rappelle, on a reçu Hugo Frey, il y a une semaine, 95 ans, il est incroyable, il est encore sur scène, et on a des artistes qui sont des artistes français.
Il a été salué par Enrico Mathias, qui était dans la salle, et il était venu le voir, et on pensait même qu'il allait chanter. C'était complet, complet. C'est une
ambiance de dingue, j'ai vu des extraits. C'était
vraiment
génial.
Jean-Luc, coup de gueule.
c'est un coup de dole parce qu'on oublie rapidement parfois les événements dramatiques qui ont existé, notamment sur l'île de Mayotte. Ce que j'ai lu ce matin, c'est dans la Provence, mais ça devait être ailleurs aussi dans le reste de la presse, les aides tardent totalement à arriver sur le logement, sur les écoles, sur la réfection des bâtiments, sur la réfection des différents magasins, sur la politique maritime pour arriver à Mayotte et ainsi de suite. Voilà, ils attendent. Bon, je sais que c'est loin, Mayotte. De mon point de vue, Nicolas Sarkozy a fait l'erreur de sa vie, une des erreurs de sa vie, c'est d'avoir fait un département, parce que, évidemment que ça ne ressemble pas à un autre département, c'est une évidence, et que donc, il y a eu plein d'événements dramatiques, dans plein de départements, notamment sur la France territoriale, mais je pense qu'à ce niveau-là, quand les Mahorais voient ça, moi je les connais un peu plus, puisque Marseille est une ville où il y a beaucoup de Mahorais. Beaucoup de comoriens, beaucoup de maorais. Et donc on en rencontre et on en discute. Ils se sentent souvent largement oubliés.
Oui, mais c'est bon de le rappeler.
C'est sûr que c'est horrible la situation là-bas et c'est vrai qu'on oublie assez rapidement. Les dramatiques d'événements et l'actualité effacent toujours ce qui s'est passé avant. Après, il faut quand même le dire, il y a une loi d'urgence qui va être votée par le Parlement, qui va être discutée dans les jours qui viennent par le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, qui, à mon sens, je trouve qu'on ne le dit pas assez, est quand même très très très en avance sur ces sujets et qui connaît, qui maîtrise ces sujets et qui se déplace énormément. Je regardais d'ailleurs il y a quelques jours, c'est le ministre des Outre-mer qui est le plus en déplacement aujourd'hui dans ces territoires-là. Et Mayotte, il en fait une priorité puisque Jean-Luc, il va vraiment faire une loi d'urgence qui va passer en Conseil des ministres dans quelques semaines pour pouvoir faire en sorte d'accélérer l'aide. Ça ne sera jamais assez rapide. Mais pourquoi Jean
-Luc, c'est une erreur d'avoir fait de Mayotte un département ? Je voudrais comprendre.
Parce que c'était demandé. Nous avons plein de territoires en Outre-mer. Celui-là est vraiment en Outre-mer, c'est le moins qu'on puisse dire. Si on veut aller plus loin par rapport à cela, comment régler la question ? Alors, si j'avais la réponse facile, ce serait évident que ce n'est pas évident. Mais enfin, il y a les îles comoriennes juste à côté. On ne peut pas, à un moment donné, ne pas voir la problématique géopolitique dans ce coin. très maritimes, de voir comment on fait pour qu'il n'y ait pas à l'arrivée sur l'île de Mayotte des centaines de Mahorais. Mais en quoi le statut de département ? Je ne vois pas le rapport. Le statut de département coûte extrêmement cher et n'est pas valide par rapport à cela. Dans les autres territoires d'Autre-mer... Ce ne sont pas des départements, ce sont des territoires d'outre-mer, avec des réglementations spécifiques, que ce soit les Antilles, que ce soit la Nouvelle-Calédonie, que ce soit la Guyane.
Alors Mehdi, vous, là aussi on parle de quelqu'un qu'il ne faut pas oublier, et plus on en parlera et mieux ce sera.
Oui, j'ai vu que François-Xavier Bellamy en a parlé ce matin, mais moi je suis plus que très inquiet. Je connais bien le cas algérien, mais il me semble que l 'Algérie a rajouté un chef d'inculpation en faisant de lui officiellement un traître, et donc de la France un ennemi. Et ce qui m'inquiète, c'est qu'on n'en parle pas assez. Et j'ai l'impression que lorsque j'entends Bruno Retailleau qui dit en substance, le dernier recours, la dernière cartouche qu'on aura dans le fusil pour faire pression sur l'Algérie, c'est les accords de 68. Je vous assure que Téboune, il reprend ma croûte et une tasse de thé.
Il
rigole. Et aujourd'hui, je peux faire un parallèle avec la France, la situation européenne et l'Ukraine, c'est que la France est peut-être en capacité de montrer un petit peu les muscles concernant l'Ukraine, parce qu'elle n'est pas toute seule, mais concernant le cas algérien, on est tout seul. Et on voit toute l'incapacité qu'on a sur ce sujet. Le rapport de force, je le dis, et j'ai l'impression que... La réalité me donne raison, c'est qu'on est incapable de faire ce bras de fer avec l'Algérie. L'Algérie, il ne faut pas oublier qu'elle n'est pas non plus toute seule, elle a la Chine derrière, elle a la Russie. Donc je suis très inquiet pour la situation de Bonhomme sans salve, d'autant plus que pour l'Algérie, ça devient très symbolique, puisque comme ils deviennent officiellement un traître... C'est aussi une manière pour eux de faire pression à la fois sur la France. D'ailleurs, je pense qu'ils sont très contents de la situation de Bruno Retailleau. Si Bruno Retailleau part, je pense que pour l'Algérie, c'est quand même une grosse victoire pour eux. Donc je suis plus qu'inquié pour Bolem sans ça. Ça devient plus qu'un président politique, ça devient un symbole pour eux. Un symbole de... va m'excuser l'expression, mais du bras d'honneur qu'ils peuvent faire à la France. Mais moi, d'origine algérienne, ça me perturbe un peu. Je nous trouve totalement impuissants.
Mais qu'est-ce qu'il faut faire ? Parce que j'entendais Mathilde Panot ce week-end qui disait, c'est pas en faisant un rapport de force que ça va marcher, etc. Pour le moment on n'a pas fait de rapport de force, ça a été une catastrophe totale. C'est pour ça ? Ça
c'est la logorée d'extrême gauche, soyons gentils, continuons à être très gentils, et puis les affaires vont s'améliorer. C'est un peu quand même ce qu'on a fait, en disant maintenant, eu égard à cette histoire particulière, ces accords de 68, ça n'a pas marché. Donc, il n'y a pas de solution au miracle, mais en tout cas, il faut continuer ce rapport de force, qui est un rapport de force, comme l'a dit le ministre de l'Intérieur, qui est un rapport de force gradué. Mais là où je rejoins tout à fait Mehdi, c'est que, effectivement... la France est un peu isolée. L'Europe serait à nos côtés, on serait plus forts, incontestablement. Et on
voit toute l'incapacité de la France sur ce sujet. Une question qu'on
m'ait dit,
si
aujourd'hui Bruno Retailleau mettait ses menaces à exécution, c'est-à-dire qu'il démissionnait si on ne tenait pas sur le bras de fer qu'on essaie de lancer avec l'Algérie, est-ce que, un, ça serait une victoire pour l'Algérie, premièrement, et deuxièmement, est-ce que... malheureusement dans ce malheur, ça ferait peut-être pas du bien pour Boalem Sansal, peut-être qu'il pourrait en tout cas le libérer en se disant bon ben voilà, on a gagné. On voit qu'il y
a une dissension, en Algérie ils sont plutôt contents qu'il y a une félicité, je ne vais pas utiliser le mot félicité, mais ils sont heureux que la situation s'empoisonne toute seule.
Le fait que
ça se pourrit et le fait qu'on voit... à la fois que le chef de la diplomatie, qui est censé être Emmanuel Macron, n'incarne rien sur le dossier algérien, et que Bruno Retailleau, qui est ministre de l'Intérieur, n'a aucun pouvoir sur cette situation, ils en sont très contents. Donc plus la situation va se pourrir, plus Bruno Retailleau, s'il part, ils vous diront, regardez, on a réussi à faire démissionner le ministre de l'Intérieur, ils n'ont aucun pouvoir contre nous. Donc bonhomme sans salle, on va le garder.
Donc ça
ne servira à rien. Vous savez que j'ai un doute sur la... Je ne sais pas si pour Bruno Retailleau, si c'est un coup politique de démissionner. J'en ai quand même grandement l'impression. Ou si c'est véritablement parce qu'il est impuissant face à la situation. Ce qui est sur la table,
ce n'est pas qu'on va venir sur ce sujet-là tout à l'heure, j'imagine. Même si elle est tout à fait importante, pour plein de raisons. qui dépasse d'ailleurs le sort de cet incroyable écrivain courageux qu'est Boilem Sansal. Il y a aussi la question du narcotrafic, parce que ce qui se passe à l'Assemblée nationale aujourd'hui n'est pas très réjouissant. Et on est en train de plier, et vraiment nos collègues parlementaires sont en train de plier, j'espère que la raison va l'emporter, mais sur des points qui sont tout à fait essentiels pour lutter contre la criminalité organisée.
On va marquer une pause, je vous donnerai la parole. C'est important de redire que Boilem Samsal est toujours emprisonné. Quatre mois en prison, en hôpital prison. A tout de suite.
Et nous
continuons de débattre et de commenter l'actualité. Jean-Luc, on ne vous a pas entendu sur cette situation entre la France et l'Algérie. Bruno Retailleau qui menace de démissionner. à leur coup politique, parce qu'on l'évoquait ici avec Arnaud Stéphane vendredi, à savoir qu'il a besoin à un moment de quitter son poste de ministre s'il veut vraiment devenir le chef du parti et avoir des ambitions. Est-ce que ce n'est pas un aveu d'échec ? Mais qu'est-ce qu'on fait avec... On a un homme de 80 ans, malade, qui est en prison, en Algérie.
Là, on a... J'ai utilisé très rapidement la pétition pour sa libération. Ça ne coûte rien. En tout cas, je l'ai fait avec... C'est bien de le
faire.
C'est normal, voilà. Pour le reste, Bruno Rétaillot est en lutte d'influence par rapport à M. Wauquiez. Très bien, on l'a compris. Mais enfin, je considère que... relancer un conflit qui, de mon point de vue, n'existe pas entre la France et l'Algérie... Il existe du côté algérien. Il n'y a pas de conflit,
ça n'existe, il n'y a pas de conflit.
Entre la France et l'Algérie. Non, il y a une histoire pas réglée, ça c'est sûr et certain, mais ça c'est plus les années 60. Non mais là on a un
homme qui est emprisonné, et l'argument qui a été donné la semaine dernière, c'est trahison entente avec l'ennemi, c'est ça ? Oui, intelligence avec une puissance étrangère.
Donc ennemis.
Oui, dans le monde entier, il y a des gens, malheureusement, qui sont en prison et qui ne devraient pas y être. Non mais bon, c'est pas l'argument, ça ! Je me demande mon avis, je donne mon avis. Je pense qu'on n'a aucun intérêt à être en guerre avec l'Algérie et avoir une politique virulente par rapport à l'Algérie. Je vous rappelle juste, mais tout le monde le sait autour de cette table, que c'est Emmanuel Macron qui a, quand il a déclaré par rapport au Maroc, que le territoire algérien n'était pas le territoire algérien, mais c'était le territoire marocain. Vaste problème, vaste question extrêmement délicate par rapport à l'Algérie. Oui, d'accord. Enfin, écoutez, à ce niveau-là, pour relancer une politique amicale entre la France et l'Algérie, on pouvait s'y prendre autrement.
On n'est pas obligé d'emprisonner un écrivain ? Non, je
suis d'accord avec ça. Je peux qu'on oublie qu'il était vous, c'est un ancien du FLM. Mais mettre, prendre ça comme excuse, pour relancer... Mais ce n'est pas une excuse !
Les OQTF qui ne sont pas repris, etc. Mais
enfin... La question des OQTF est d'une complexité absolue, tu le sais.
Non, ce n'est pas d'une complexité absolue. Non, ce n'est pas complexe. On
reprend ou on ne reprend pas.
Quand
des gens qui sont en OQTF sont sur le territoire français depuis plus de 30 ans... Ce n'est pas ceux-là qui étaient visés. Là, on avait des
gens qui étaient délinquants, notoires, avec un passeport, etc. Nous
allons donc rentrer en relation. en relation inamicale avec l'ensemble des pays africains qui refusent de revoir arriver sur leur territoire les OQTF. Ce n'est pas l'ensemble
des territoires africains. On parle de l'Algérie. Mais moi, je parle de l'ensemble des
territoires. Puisqu'on parle des OQTF, je parle des OQTF. Ce n'est pas le seul pays qui refuse de voir revenir ces gens. L'Algérie est déjà dans une
situation inamicale avec nous. On ne va pas jouer les béni-oui-oui à dire oui, mais attention, vous êtes l'Algérie, parce qu'on a une histoire tumultueuse avec vous, on ne va rien faire. Ce n'est pas possible. il faut quand même insister ça
débouche sur quoi la guerre et à l'inverse
ça débouche sur quoi ? et à l'inverse ça débouche sur quoi ?
les relations ayons des relations normales sur l'analyse de 30 ans, 40 ans, 50 ans, 60 ans. Mais ça va, c
'est bon, 60 ans, bon sang. Pardon de dire ça comme ça, mais c'est bon, ça fait 60 ans, c'est bon, non ? On peut peut-être aussi... On
peut peut-être avoir... Tout le monde le voit bien, je l'ai dit dès le départ, mais bon, si vous ne voulez pas le voir, ça ne me dérange pas. Que M. Retailleau est dans une histoire interne qui est de savoir... Mais ça, c'est pas Retailleau, ça. Mais est-ce que disait
Mehdi ? Bruno Retailleau, là, il parlait de...
Jusqu'à maintenant, c'est pour moi qu'il ait cité monsieur Retailleau. Je vais faire un
parallèle, on ne va pas faire payer aux enfants allemands les crimes des nazis. Maintenant, c'est une histoire terminée. Même chose avec l'Algérie, on ne va pas nous faire payer à nous, Français. ce qui s'est passé il y a 60 ans. Je ne suis pas tributaire de cette histoire. Je suis désolé. Le
colonialisme n'était pas, hélas, qu'en allerie. Il n'y a pas les mêmes rapports avec la Tunisie, le Maroc. Ça dépasse cette territoire. On
est
naïf sur ce sujet. En ce moment, il y a un Français qui est enfermé à l'étranger pour un délit d'opinion.
Et puis Jean-Luc, tu parles d'Emmanuel Macron qui... qui a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara, mais ça va quand même Emmanuel Macron qui a parlé de crimes contre l'humanité en 2017, des Français sur l'Algérie. Enfin, je veux dire, c'est quand même les Algériens qui, au moment de Naël, ont fait preuve d'une ingérence totale. totale en faisant des communiqués de presse, en répétant à tort et à travers que les Algériens devaient se mobiliser. Ce
ne sont pas les Algériens, c'est la direction politique algérienne.
Je suis d'accord avec toi. Aujourd'hui, c'est la direction politique algérienne. C'est quand même la direction politique algérienne qui représente la diplomatie algérienne. On ne peut pas se l'enlever non plus de la tête. Par conséquent, je veux bien qu'on dise que les Français sont responsables de tout et les Algériens de rien, mais en vérité, en diplomatie, les deux ont des responsabilités. avouer que les algériens ont des ont un parti pris qui a assez marqué preuve en est encore malheureusement la situation de bolem sans salle depuis ces derniers mois voilà on n'a aucune nouvelle on sait qu'elle vient rien et on doit rien dire et subir c'est pas normal bon
et
oui mais enfin moi je te répondais même sur la
situation aujourd'hui qui est celle que effectivement ce que disait médi l'algérie fait un bras d'honneur à la france Très clairement, une
fois de
plus, ça dure depuis des années seulement. C'est son intérêt de le faire aujourd'hui.
Ça n'enlève en rien la responsabilité des hommes politiques et des femmes politiques françaises depuis 60 ans. On entend vraiment à longueur d'année, il faut revenir sur les accords de 68. Il faut revenir sur les accords de 68. C'est vraiment un argument de campagne à chaque campagne électorale. Très bien, ça n'enlève en rien la responsabilité, mais il faut aussi le dire, et il faut aussi le reconnaître, je pense, que les Algériens ont une part de responsabilité.
Que le gouvernement algérien, quel qu'il soit, ait une part de responsabilité. Je le reconnais aisément. Les Algériens en Algérie ne vivent pas en démocratie, c'est d'accord ? Je pense
que le gouvernement utilise cette espèce de pseudo-détestation du colon français aussi pour essayer de ressouder contre un ennemi extérieur. Moi je suis allé en Algérie il y a quelques années de ça, et j'étais... extrêmement surprise de voir à l'époque, par exemple, l'ancien président, enfin, le président de... Alors, j'avais vu le président Bouteflika, mais le président de l'équivalent de notre Assemblée nationale, qui était dans un registre extrêmement guerrier, qui consistait, par exemple, à parler en algérien et à reprendre la traductrice quand elle ne faisait pas la bonne traduction en français. On voit que tout ça, ça fait aussi partie pour des gouvernements... qui ne sont pas sur des assises aussi solides qu'on le pense. Il faut bien avoir ça en tête. L'Algérie, elle n'est pas une derrière son gouvernement. Et donc, désigner des ennemis extérieurs, ça fait partie des logiques politiques autocrates.
Allez, on marque une petite pause et on se retrouve dans un autre... On continue de débattre et de commenter l'actualité. Alors, ce qui a beaucoup fait réagir hier, c'est l'interview sur France 3 par Francis Le Tellier de Jean-Luc Mélenchon qui lui pose une question légitime sur l'affiche représentant Cyril Hanouna. Écoutez la réponse de Jean-Luc Mélenchon.
L'affiche Cyril Hanouna, c'est une erreur ou pas ? Mais écoutez, monsieur, pourquoi vous me posez cette question ? De quel droit ? – De quel droit ? Qui vous êtes ? – Parce que c'est vous qui… – Vous m'accusez Est-ce que vous m'accusez ? – Pas du tout. – Alors, vous êtes en train de continuer une campagne qui a démarré à l'extrême droite contre nous. – Il ne fallait pas publier ce visuel. – Alors attendez, donc maintenant on demande à l'extrême droite ce qu'on peut publier ou pas. Vous pensez que la tête de M. Hanouna, comme la mienne, ne peut pas être caricaturée ? Moi je suis caricaturé continuellement. Vous voulez que je vous montre les caricatures de Charlie Hebdo ? – Et ça n'est pas de l'antisémitisme. – Mais pourquoi ça serait de l'antisémitisme ? Ça suffit ! Ça suffit maintenant !
Oui, ça suffit maintenant. C'est juste une chose, moi j'ai fait un... Franchement, la nausée en l'entendant parler de Charlie Hebdo, lui qui a fait l'éloge funèbre de Charbes, lui qui dit, qui compare Charlie Hebdo, les caricatures de Charlie Hebdo à une affiche de propagande électorale, il n'y a pas d'autre mot, on n'est pas sur le même registre. Et ce matin, j'ai entendu Philippe Vall, qui était le directeur de Charlie Hebdo, qui racontait qu'il y avait une charte qui avait été mise en place avec Cabu pour... justement, être extrêmement prudent sur la caricature et sur tout ce qui pouvait être de nature raciste ou antisémite. Mais comparer Charlie Hebdo à une affiche politique appelant un meeting, c'est absolument scandaleux, déjà sur ce point-là. Oui, oui, bien
sûr. Mais vous voyez, là... On a tout ce qu'un homme ou une femme politique ne devrait pas être, c'est-à-dire les responsabilités la plus totale, une logique clientéliste qui fait qu'on oublie même toutes les références historiques, parce que Mélenchon a des défauts, mais c'est inférieur d'histoire. Donc il ne peut pas ignorer ce que signifie cette affiche, qui est une affiche qui utilise tous les codes des propagandes antisémites des années 30. Le nez, les oreilles, etc. Il le sait. Et la défense, c'est toujours l'attaque. Mais l'attaque... au mépris des droits des journalistes. Au nom de quoi un journaliste n'aurait pas le droit de l'interroger ? Lui, il peut se défendre et dire qu'il n'est pas d'accord, mais le seul fait de poser une question qui manifestement le met mal à l'aise est un crime de lèse-majesté. Donc on a le roi Mélenchon tout-puissant. qui est toujours dans la toute-puissance et qui est très très peu démocrate dans sa manière de conduire des débats.
Il est assez mauvais acteur, d'ailleurs. Et moi, je salue notre confrère Francis Letellier, qui est resté assez flegmatique, qui lui a dit merci. Il n'y avait pas grand-chose. Il n'a pas fait de surenchère. Mais de quel droit vous me posez cette question ? Taisez-vous. C'est du sophisme.
Il fait deux sophismes. En fait, il fait ce qu'on appelle une fausse analogie. Donc, comparer une affiche, un visuel d'un parti politique à ce que fait Charlie Hebdo, ce n'est pas comparable. C'est deux choses complètement... On ne peut pas comparer ces deux choses. Et il fait un sophiste qu'on appelle de la double faute. C'est-à-dire qu'il va juger, il va dire oui c'est l'extrême droite, c'est les méchants, c'est Elon Musk. En gros c'est ça. Et c'est-à-dire qu'il se dédouane de la propre faute de son parti. C
'est jamais sa faute.
Ça c'est un sophiste. Donc en fait il ne fait que de la rhétorique. S'il fait de la rhétorique, c'est parce que sur le fond il sait pertinemment qu'il est en tort. Donc la manière dont il parle à ce journaliste, c'est uniquement pour intimider. Il fait de l'intimidation. Donc il est très agressif. Et pour
ne pas aller sur le fond. Si vous
regardez le film The Apprentice qui raconte l'ascension de Donald Trump, et lisez le livre de Philippe Corbet qui s'appelle l'avocat du diable et qui parle de cet homme Roy Kohn, un avocat qui a tout appris à Donald Trump, il y avait trois recommandations qui étaient attaquées, ne reconnaissez jamais votre faute, et c'est tout à fait ça, Alex.
Non mais moi, cette séquence, elle me met, je vais vous dire, franchement hyper mal à l'aise. Oui, moi aussi. Vraiment hyper mal à l'aise, parce que ça fait des années qu'on répète que Jean-Luc Mélenchon et son parti, la France Insoumise, ont un problème avec les Juifs. Franchement. Et là, il pourrait au moins être honnête et dire que c'était une erreur, que l'affiche ne fonctionne pas. En plus, il crie sur tous les toits qu'Elon Musk est le plus grand censeur de... Il en utilise bien. Voilà, et il utilise sa propre IA pour faire cette affiche. Enfin, tout est raté dans cette opération de communication et même l'explication et la justification à la fin. Donc ça me met très mal à l'aise parce que hier, je n'ai pas eu un leader de la France Insoumise qui dit qu'on a fait une connerie. et c'est normal que ça soit interprété. Et je vous remercie même, il pourrait demander, il pourrait remercier les journalistes de me poser la question et de pouvoir m'en expliquer. Il ne le fait à aucun moment. Ça c'est le premier point. Le deuxième point, qui me met très mal à l'aise, c'est que je crois de mémoire de journaliste, et ça fait 10-15 ans que je suis journaliste, je n'ai jamais vu un homme politique parler avec une telle violence sur un plateau de télévision à un journaliste. C'était extrêmement violent hier sur le plateau, et vous l'avez dit, monsieur Le Tellier, je trouve, a très bien réagi, il a envoyé la fin de l'émission, il a fait son travail, il lui a posé la question sans se démonter, il a été très digne, et c'est ce qu'on attend d'ailleurs du service public, qu'on pose les questions et qu'on ne juge pas, parce qu'à aucun moment il le juge, il lui dit vous me jugez, mais à aucun moment il le juge, et je le trouvais très digne, mais ça ne m'enlèvera pas de l'esprit et de la tête que dans les mois qui vont arriver, dans l'élection présidentielle qui va arriver, peut-être les municipales même avant. Ça va être extrêmement violent, en réalité. Et on a
le sentiment... Jean-Luc, qu'est-ce que vous avez pensé que tous les coups sont permis
? Ce que je pense de l'affiche, déjà, est d'une. C'est une grave erreur. Parce qu'il ne soit pas aperçu qu'effectivement, ça avait des références historiques absolument nauséabondes. C'est un problème. Et ce n'est pas la première affiche de ce style. Mais pour le reste, après, je peux comprendre, je n'excuse pas, mais je peux comprendre que Jean-Luc Mélenchon... qui, et la LFI en général, mais surtout Jean-Luc Mélençon, dans ce qu'il peut entendre ici ou là, mais plus qu'ici ou là, puisse à un moment donné être énervé. Alors la séquence, parce que l'hôtelier est absolument à ce niveau-là. On sent vraiment qu'il est mal à l'aise, c'est le moins qu'on puisse dire. On sent qu'il est énervé, c'est le moins qu'on puisse dire. C'est pas la bonne personne en face qu'il avait. C'est clair et net. Mais c'est pas la... Moi, je peux... Cette espèce de discours continuel. je vais être très précis, qui fait penser que la LFI pourrait être antisémite. Non, la LFI n'est pas antisémite. Voilà, c'est clair. Et si elle l'était, alors que les gens fassent des procès, et on verrait dans ces cas-là qu'il n'y a pas beaucoup d'attaques possibles par rapport à la LFI. Je ne suis pas un grand défenseur de la LFI, mais il faut arrêter de penser que le principal danger en France s'appelle la LFI. Pour moi, le principal danger en France s'appelle le Rassemblement National.
j'appelle
ça l'antisémitisme de schrodinger c
'est
un physicien en gros c'est une expérience de pensée on met un chat dans une boîte avec une capsule de poison et en gros tant qu'on n'a pas l'information que la capsule de poison exposé on estime que le chat est mort et vivant la foi C'est exactement ce que fait l'antisémitisme de Schrödinger. Ça a toutes les caractéristiques de l'antisémitisme. Ça pue comme l'antisémitisme. Ça a les codes de l'antisémitisme, mais par miracle, ça ne serait pas de l'antisémitisme parce que c'est la gauche. Moi, cette logique-là, je ne la comprends pas. Et
l'argument qui est celui que vient de donner Jean-Luc, et qui est aussi celui donné par la France Insoumise, qui est de dire, attaquez-nous si on est antisémite.
Regardez le comportement de Thomas Porte ou de Rima Hassan qui parle sans arrêt toute la journée. Regardez le compte Twitter de Thomas Porte toute la journée, ça parle d'Israël et de Gaza. Ça parle d'antisionisme. la journée avant ça devient une obsession pour ce parti c'est une obsession c'est pas la même chose c'est une obsession
l'anti-sionisme étant en 2018
je
vous rappelle
non mais jean-luc juste attend je vais répondre à ce que tu as dit premièrement et deuxièmement juste pour préciser l'anti-sionisme depuis 2018 ou 2019 C'est une forme d'antisémitisme, ça a été voté par l'Assemblée nationale par une résolution, et je crois que c'est le député Sylvain Maillard qui en était l'initiateur. Bon, après, qu'on soit d'accord...
Il faut le dire aux juifs qui vivent en Israël, qui sont antisionistes, car il y en a qui sont antisionistes en Israël, qui sont antisémites.
D'accord, mais c'est un autre débat, qu'on soit d'accord... Non, c'est un autre débat, c'est le même. On ne va pas rentrer dans ce débat. Et par rapport à la France insoumise, il faut qu'on arrête de dire que la France insoumise est un parti antisémite, moi je n'ai jamais dit ça. Je n'ai
pas dit que tu l'avais dit, mais c'est le... Très bien, mais tu
dis qu'il ne faut pas qu'on parte de ce constat-là. Je dis simplement qu'hier, ce n'est pas le premier, entre guillemets, je mets des guillemets, le premier dérapage antisémite ou antijuif que la France Insoumise pourrait faire, si on veut le dire en étant maladroit, pas de problème. Mais hier, je dis que le leader de ce parti a l'occasion de pouvoir dire... stop, il faut qu'on arrête, d'apaiser les tensions, et il ne le fait pas. Il est dans la surenchère de la tension avec un journaliste qui lui pose la question pour lui dire « mais vous comprenez qu'on puisse… » et autre chose. Ce n'est pas moi qui le dis. Va voir, Jean-Luc, je t'encourage à le faire, les tweets de ses anciens compères sur X, que ce soit, je pense à celui de Clémentine Autain, qui, nommément... Mais merci, je suis très proche de Clémentine Autain. Regarde Clémentine Autain, la députée de Seine-Saint-Denis, NFP, qui elle-même dit, c'est honteux ce qui s'est passé. Mais je
suis
entièrement d'accord. J'étais encore avec Clémentine Autain. Samedi, elle venait signer son bouquin. Marseille, j'y étais. Donc, si tu veux, ne me cite pas Clémentineau. Je suis en dire vraiment d'accord. Après, je dis simplement que nous ne trompons pas d'adversaires et de dangers politiques en France. Que Jean-Luc Mélenchon fasse erreur sur erreur, soit trop énervé, soit irrité, oui, c'est une évidence.
Mais on ne peut pas... Enfin, à chaque fois qu'on avance, je ne sais pas si vous étiez là, d'ailleurs, Jean-Luc, quand j'ai fait ce parallèle, c'est que dès qu'on dénonce quelque chose ou qu'on parle d'un sujet qui dérange, on nous dit... Oui, mais il y a ça. Quand on parle des femmes battues, on nous dit, oui, mais il y a aussi des hommes qui sont battus. Ce n'est pas le sujet. Oui, il y a sûrement des hommes qui sont battus. Mais là, en l'occurrence, sur l'antisémitisme, je suis désolé, vous ne pouvez pas dire, oui, mais l'adversaire, c'est le RN. Ok, soit, mais on peut parler d'un problème qui existe. Vous avez effectivement Clémentine Autain qui dit, si on suit la logique de... La polémique n'est tant que le fruit d'une occasion par l'exemple droite. Il ne voit pas que recourir à l'imagerie brune des années 30 n'est pas possible. Quand on est de gauche... Je pense exactement à la même chose. Et bien voilà, pourquoi Jean-Luc Mélenchon... Petit paradoxe quand même, c'est qu'il a quand même eu Paul Vannier deux jours avant qui reconnaissait que l'image avait été travaillée par l'intelligence artificielle. Elle est exceptionnelle au moment. Mauvaise excuse, mauvaise excuse. Qui est groc de l'imagerie. Et l'image, l'IA de Elon Musk. Avant
de sortir une affiche, on regarde ce qu'il y a sur l'affiche. L'excuse de la télévision artificielle est une mauvaise excuse. Moi
je voudrais dire deux choses. D'abord que l'idéologie délétère populiste de l'extrême droite, ça ne peut en aucun cas constituer une excuse défaut pas, c'est plus que défaut pas, d'une partie... des leaders et en particulier de son leader Maximus ça ne peut pas ça ne peut pas et LFI, je ne sais pas si LFI est ou pas un parti antisémite mais en tout cas beaucoup de ses dirigeants nourrissent un antisémitisme d'atmosphère alors on va pas faire les comptes aujourd'hui mais je ne suis pas sûr Pardon de ce parallèle au Zé, mais je ne suis pas sûre que dans les années 30, tous ceux qui adhéraient au parti nazi étaient forcément des nazis. On a vu ce que ça donnait. Mais ça devient vraiment délétère, délétère de laisser les leaders et les numéros un. entretenir cet antisémitisme d'atmosphère et ils ont une part de responsabilité certaine et il faut regarder
les choses en face. Juste, vous avez remarqué quand même quand Francis Télé pose la question... Ce que lui répond Jean-Luc Mélenchon, vous êtes radin ou pas
? Vous êtes
radin, le genre antisémite, radin... Et pourquoi il dit ça ? Je ne sais pas, je ne sais pas. Par rapport aux questions
qu'il pose et qu'il gêne, il y a deux points qu'il faut mettre en avant. Le premier, c'est que pour un visuel de la sorte, pour une campagne de cette ampleur... C'est forcément validé par les cadres du parti. Les responsables, c'est Sophia Chikourou, Bastien Parizeau et Emmanuel Bompard. Ils sont tous dans la communication. Donc, à ce niveau-là, il y a un énorme loup chez les filles. Et dernier point. Par leur action et la manière anticipaine, ils rendent bankable le RN. C'est eux, je suis désolé, je crois que c'était Emmanuel Valls qui disait que, non, je ne sais plus qui disait que LFI était une machine à vote pour le RN. C'est exactement ce qu'on est en train de faire.
Bon, on va marquer une pause et on se retrouve dans un instant avec vous sur Sud Radio.
Sud Radio, votre avis fait la différence.
Merci à Sud Radio de pouvoir m'exprimer et pour la qualité de vos informations.
Sud Radio, parlons vrai. Mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
Voilà, je voudrais qu'on parle de la lutte contre le narcotrafic avec la proposition d'installer des mouchards dans les messageries chiffrées. La boîte noire. La boîte noire, voilà. Dans sa proposition de loi, le gouvernement a remis cet article. controversée, votée au Sénat mais rejetée par l'Assemblée nationale. Florence, la lutte contre le narcotrafic, on voit... La lutte contre le
narcotrafic, il faut bien comprendre que c'est la lutte contre la criminalité organisée. Parce que pendant des années, on a dit, alors, c'est pas bien, la drogue, etc. Mais c'est une vraie criminalité organisée. Et le problème, c'est que, comme souvent en France, on pêche à la fois par déni et puis par des renoncements successifs. J'ai envie de reprendre la phrase d'Edouard Philippe. Le plus grand risque, ce n'est pas le grand remplacement, mais c'est le grand renoncement. Et sur ce sujet-là, comme sur d'autres, c'est ce qui nous gagne. Le narcotrafic, ça fait plus de morts que le terrorisme. Alors, il n'y a pas... Oui, mais le mort n'est pas ressenti de la même manière. Mais, tout à fait. Et c'est un drame épouvantable. Donc, si on continue... à employer de l'eau tiède, on n'obtiendra pas de résultats. Alors bien sûr, les héritiers que nous sommes quand même de la philosophie des Lumières, Quand on va brider notre espace de liberté, ou avoir le sentiment que c'est l'espace de liberté qui est un peu bridé, eh bien, ça gratte. Mais là, c'est la criminalité organisée. Donc franchement, qu'il y ait des boîtes noires pour pouvoir s'introduire sur les systèmes de cryptage qu'utilisent matin, midi et soir les narco-trafiquants, c'est quand même une obligation. Sinon, on va avoir une loi qui va être un robinet de tiède. Il faut des sacrés garde
-fous quand même.
Il faut des sacrés garde-fous. Je suis tout à fait d'accord. Ça doit évidemment être fait sous l'autorité d'une commission totalement indépendante. Et il faut voir chaque année ce qui a été fait, parce que ce n'est pas neutre. Mais si on n'a pas la possibilité d'aller sur les réseaux cryptés, hélas, cette loi perd une partie de sa substance. Et c'est un peu la même chose, d'ailleurs, sur ce qu'ils ont appelé... Il y a la boîte noire et puis il y a le dossier coffre. C'est arriver à voir des témoins. des témoins qu'on va vraiment protéger, comme toute chose étant égale par ailleurs, l'Italie l'a fait pour les témoins mafieux. C'est comme ça qu'ils sont arrivés à faire avancer la lutte contre les mafieux. Alors ça, ça se fait déjà, d'ailleurs, ça se fait l'autorité du magistrat. Le Conseil d'État a déjà dit deux fois qu'il était d'accord sur cette question de ces coffres. Mais alors évidemment,
à l'Assemblée, tout le monde n'est pas d'accord. Les filles n'est pas d'accord, évidemment. mais
j'allais dire comme d'habitude. Mais est-ce que tout
est bon pour lutter contre le narcotrafic ? Jean-Luc, vous êtes dans une ville où il y a beaucoup de narcotrafic
? Pas plus, on en parle souvent, mais pas plus que la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, le Nord-Pas-de-Calais, la banlieue lyonnaise, et je pourrais citer un certain nombre d'autres villes. C'est
vrai,
dépendez
Marseille.
La lutte contre le narcotrafic est une lutte mondiale. Beaucoup de choses ont été essayées. Malheureusement... Les grands dirigeants qui se sont occupés du narcotrafic au niveau mondial ont tous les mêmes analyses quand ils arrêtent d'être en obligation de travail, quand ils passent à la retraite, de dire qu'on n'a jamais réussi à arrêter. Alors la lutte contre le narcotrafic est absolument indispensable, certes, mais comment fait-on ? Est-ce qu'on mélange tout ? Est-ce qu'on mélange toutes les drogues, toutes les toxicomanies ? Est-ce qu'on en est dans un système ? où il y a un certain nombre de pays. de très nombreux pays qui légalisent un certain nombre de produits, notamment la marée Groenov. Et nous, nous sommes à ce niveau-là, on va être le dernier pays européen à ne pas réfléchir par rapport à ça. Ça ne réglerait pas tout. Mais pardonnez-moi, c'est pas du tout le sujet. On parle du
narcotrafic. Enfin, on n'est pas en train de parler de la bœuf, pardonnez-moi, même si... Il y a un trafic pour qu'il y ait du narcotrafic, il faut qu'il y ait de la vente. Mais c'est pas du tout le sujet, amis. On parle de
narcotrafic, on parle de blanchiment. On parle de trafic de cocaïne, on parle de corruption, on parle de produits de méta-amphétamines, de meurtres, c'est ça
le
narcotrafic
aussi. Et qui vont, pardonnez-moi, et qui vont après financer aussi des réseaux terroristes, pas que, mais aussi. Donc c'est de la criminalité, c'est pas la légalisation, pardonnez-moi, du cannabis. qui est un sujet, certes, mais ce n'est pas le sujet de la légalisation du cannabis. Daesh était l'un des
plus grands fournisseurs de drogue au monde, il me semble. Pardon
?
Daesh était l'un des plus grands producteurs de drogue au monde, donc oui, c'est intimement lié au terrorisme. Non, pas le producteur, le vendeur.
Producteur ou vendeur,
à titre de personnage, il n'y a
pas la différence. Ce n'est pas du bon côté de la barrière. Parce que là, on est sur lutte contre le blanchiment, fermeture administrative de commerce soupçonnée de blanchiment. On est au-delà de la légalisation et on est au-delà du cannabis. Mais on est au-delà du cannabis, Jean-Luc. C'est une industrie.
Oui, oui, oui. On est au-delà. Alors, 80% du narcotrafic, c'est sur le cannabis. Je vous le rappelle juste clairement. Le reste, que ce soit... L'héroïne, la cocaïne ou les autres produits. Aux Etats-Unis,
le fentanyl, c'est la première cause de mortalité. Le fentanyl, c'est la première cause de mortalité aux États-Unis. Le
captagon qui est en haut, où il y a eu des saisons... Les drogues de
synthèse aujourd'hui... Le
simple rappel qui ne réglera extrêmement structurément rien dans ce que je vais dire, il s'invente jour après jour des produits qui ne sont pas encore illégaux. C'est des produits de synthèse. Les narcotes africains,
ils ont une telle magne financière, ils sont tellement puissants qu'aujourd'hui, ils ont carrément des industries de recherche pour créer de nouvelles drogues. Donc si on ne combat pas ce sujet... Alex ! J'exprimais là
juste que nous étions bien seuls dans ces cas-là à avoir cette politique telle que nous l'amenons en France.
Juste que ce soit le cannabis, l'héroïne ou toute autre drogue ou substance interdite, quoi qu'il arrive, le narcotrafic en France fait des morts. Donc par conséquent, on peut monter et descendre, il faut une loi, il faut pouvoir lutter au maximum contre cette loi, contre ce fléau, et enfin avoir un cadre qui permette de se dire qu'on avance sur ce sujet-là. Et
qu'on est un peu plus efficace.
Et qu'on est un peu plus efficace. Moi je vais juste faire un pas de côté sur le fait que c'est enfin... enfin un texte politique à l'Assemblée nationale qui va arriver, et je pense que ça c'est important de le dire, c'est un sujet qui concerne l'ensemble des Français, que ce texte a été dans sa majorité adopté par le Sénat, et qu'on voit qu'il est en train d'être bloqué à l'Assemblée par la gauche, et c'est tout à fait leur droit. Et un peu détricoté. Voilà, même beaucoup détricoté, et qu'à mon avis il va y avoir enfin de la politique, et que c'est pas là-dessus que Bruno Retailleau met sa démission en jeu, mais à mon avis ça va jouer quand même à un moment donné. Je pense que Darmanin et Bruno Retailleau ont fait le job de leur côté en appliquant et en posant des mesures qu'ils pensaient nécessaires. Maintenant il va falloir voir avec ce texte qui va être débattu à l'Assemblée nationale. qu'on nous vend depuis plusieurs mois d'ailleurs, qu'on nous vend même avant le nouveau gouvernement avec ces opérations XXL sur le terrain. C'est la concrétisation de tous ces mois de travail. On va voir si ce texte va être adopté. S'il n'est pas adopté, là encore, je pense qu'on aura aussi, à mon avis, au sein de l'Assemblée nationale. et d'ailleurs en commission mixte par étapes, parce que vous savez qu'il y aura une navette à ce moment-là, qu'il y aura aussi un enjeu extrêmement politique, éminemment politique, sur ce sujet-là, qui devrait aboutir dans les quelques jours qui arrivent.
Bon, à suivre, merci à tous les quatre, très bonne journée sur Sud Radio, à demain.
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