Chargement...
Chargement...
La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Sous
-titrage Société Radio-Canada dans l'Eurovision. Ah c'est sûr que c'est pas genre de rigolo.
Et voilà, incroyable. On va évidemment parler de la menace russe qui est partout, y compris dans vos lits, avec les punaises de lits, mais au-delà. On va parler aussi d'Enedis qui fait beaucoup de mal au cheptel et qui échappe à la justice avec Luc Offray, agriculteur en Bretagne et Nicolas qui seront en plateau avec nous. David Assouline du PS, membre du bureau national, sera là pour parler de la rupture définitive entre la France insoumise et le PS. On aura à 13h Florian Philippot, président des Patriotes, pour parler de la paix ou de la guerre, allez savoir, et de ce que devrait faire la France dans ce système-là. Et puis de la laïcité et de l'entrisme dans le sport avec Florence Bergeau-Blackler, présidente du Sérif, qui sera avec nous. Quatre invités sur cette émission. On est ensemble jusqu'à 14h sur Sud Radio. Et vous pouvez bien sûr nous joindre au 0826 300 300 pour... réagir ou poser vos questions. A tout de suite sur Sud Radio. Et pour cette première partie, on va parler agriculture et science, ou plutôt conscience, je ne sais pas. D'abord ce problème des lignes Enedis, enterrées ou non, qui perturbent avec les ondes électriques les animaux. Par exemple, il y avait un éleveur Alain Crouybois, qui était un agriculteur qui avait gagné d'abord contre Enedis en 2022. Et puis la cour d'appel de Caen, finalement, a cassé ce jugement. Corénavant, 53 000 euros à Enedis, lui qui est déjà en difficulté économique. Et puis vous avez un collectif également d'éleveurs qui en Bretagne réclamait 135 000 euros à Enedis et qui a été là encore leur requête rejetée par la cour d'appel de Nantes. Et on a en plateau avec nous un autre éleveur, Luc Offray. Bonjour. Bonjour. Vous êtes agriculteur en Bretagne et vous aussi vous avez souffert de ce problème électrique vis-à-vis de votre cheptel. Est-ce que vous pouvez nous expliquer de quoi il en retourne ?
tout à fait moi comment j'en suis victime ça fait plus de six ans que je suis en procédure judiciaire et donc j'ai un poste source de 63000 volts qui situe à 150 mètres de mon exploitation et donc j'étais en graisseur de taurillon c'est à dire des jeunes bovins des jeunes taureaux de moins de 24 mois j'en ai plus depuis le 22 octobre 2023 parce que sinon je serais ruiné Et mes bêtes ne profitaient pas du tout. Si vous voulez, pour donner un exemple, par rapport à la ration que je leur donnais, ils auraient dû prendre plus de 2 kg par jour. Et ils en prenaient simplement 400 grammes dans le pire des cas. Ça les rend
vraiment malades. Vous êtes en procès. Alain Crouybois, lui qui vient d'être retoqué l'an dernier en appel, expliquait qu'il avait jusqu'à 24 000 euros de frais vétérinaires tant que la ligne était sous son élevage. Il est passé à 8 000 euros de frais vétérinaires par an. Donc on voit bien qu'il y a un problème quand même. Est-ce que vous, vous avez réussi à... prouver le problème. Parce qu'on a l'impression qu'Enedis joue sur ses décisions de justice pour dire qu'il n'y a pas de lien de cause à effet.
Alors, tout à fait. Moi, j'ai toutes les preuves comme quoi ça vient bien de chez eux. Alors, il y a des expertises judiciaires au début où ils disent comme ça que... Il n'y a pas de lien de causalité, comme dans plusieurs cas. Et par la suite, ils disent comme ça, en plus, qu'il ne faut pas faire confiance aux géobiologues, etc. Moi, j'ai fait appel à des géobiologues au début, mais mon vétérinaire m'a vite dit, on arrête les conneries, et puis je vais te faire venir un expert en ondes électromagnétiques. avec des appareils de mesure comme il faut. Et donc, à la suite de ça, nouveau rapport d'expertise, en me disant comme ça que finalement, les géobiologues, il fallait servir des notions qu'ils donnaient. Donc, ils se contredisent dans les rapports, ils font tout le temps ça. C'est exactement la même chose que le rapport du CGAER qui est sorti au mois de mai 2024. C'est le ministère de l'Agriculture. Et sur ce rapport-là, il y a plus de 2400 agriculteurs qui ont répondu, oui, nous aussi on a des problèmes d'ondes électromagnétiques, mais c'est un rapport qui a été totalement pipé. Et la FNSOA est au courant de tout, puisqu'on a rencontré Arnaud Rousseau, je l'ai rencontré deux fois, je l'ai filmé, je lui ai expliqué au Space Arena la dernière fois, on a rencontré Macron il y a deux ans au Salon de l'agriculture, on a discuté dix minutes avec lui. Marc Fainaut aussi, des tables rondes, on était à 4 ou 5 agriculteurs à chaque fois. Alors oui, comme tout le temps, on s'occupe de vos dossiers, mais finalement, au final, il n'y a rien. Sauf le fameux rapport du CGAER.
Oui, mais ce rapport, donc, il est enterré. Vous êtes en train de nous dire que ni les syndicats agricoles, ni le ministère de l'agriculture, est derrière les agriculteurs, plus de 2400, pour les aider à sortir de ce déni. Non, non, non, il n'y a rien,
rien n'est fait. Ils font strictement rien. Et quand c'est simplement, en plus, ça a été totalement pipé, il a été distribué, le questionnaire pour faire ce rapport, il a été distribué simplement à 100 000 agriculteurs sur les 400 000 qu'on est. Et c'est les chambres d'agriculture dirigées par la FNSEA, encore une fois de plus. qui n'ont pas fait leur travail volontairement pour ne pas qu'il y ait beaucoup d'agriculteurs à y répondre. Et quand on fait le ratio par rapport aux 400 000 agriculteurs, on estime qu'il y a plus de 30 000 agriculteurs impactés. Mais il y a les agriculteurs, parce qu'il y a énormément d'animaux qui meurent, mais il y a aussi, toute la population est impactée plus ou moins violemment. Il y a des clusters de cancers pédiatriques partout en France. Le cas le plus connu, c'est Sainte-Pazanne. Là aussi, il y a eu des rapports faits par l'ANSES, mais qui ont été pipés. Il y a eu un premier rapport en 2015 qui disait, oui, il y a un lien de causalité entre les éoliennes de Nausay et le cluster de cancers pédiatriques. 2020 ou 2021, sous la pression des lobbies et de l'État, nouveau rapport disant comme ça, non, il n'y a pas de lien de causalité, ils cherchaient d'autres causes. Mais nous, on sait très bien, on n'est pas débiles. On voit nos animaux, on connaît le comportement de nos animaux, on voit très bien ce qui se passe. Donc il va falloir qu'ils fassent quelque chose s'ils veulent encore des agriculteurs. D'ici, je pense, d'ici un an ou deux, on sera plus de 150 000 impactés par les ondes électromagnétiques. C'est les éoliennes, les antennes relais,
les
lignes électriques, les postes de source Enedis, RTE, le photovoltaïque. Tous les agriculteurs, il faut bien le stipuler, tous les agriculteurs qui vont être impactés, de toute façon, vont aller à la ruine. On cherche tous avec les géobiologues au début. Ça nous coûte une fortune, moi j'ai dépensé à peu près 8000 euros avec des géobiologues, aucun résultat. Et derrière, tout le monde insiste, insiste, et on va jusqu'à la ruine, puisque moi je perdais aux alentours de 150-200 euros par jour. Pendant 12 ans, ouais, 11 ans.
Et là, vous avez un procès en cours ? J'ai un procès en cours, ouais. Quand va être la décision de justice ? Comment ? Vous savez quand va être la décision de justice ? Ça fait déjà 6 ans, mais ça peut traîner encore 6 ans jusqu'à votre ruine, en fait, c'est ça
? Moi, étant donné que j'ai arrêté les bovins, donc je perds plus d'argent. mais j'ai des emprunts à rembourser, j'ai des dettes, etc. Mais quand est-ce que sera le procès ? Je n'en sais rien.
Alors, il y a un autre souci, et Nicolas est en plateau avec nous, lanceur d'alerte en Belgique, sur les sommets citoyens. Là, c'est un autre souci qui va toucher tous les éleveurs aussi, c'est l'obligation vaccinale par ARN des différents cheptels, qui pose un problème, vous en avez parlé en Belgique avec un chercheur du CNRS. Est-ce que vous pouvez nous dire de quoi il en retourne ?
C'est surtout que c'est pas vraiment... Oui, l'élevage va être vacciné, mais c'est surtout que c'est un moyen d'injecter, de faire manger les gens... la viande avec l'ARN messager. Mais en quoi c'est dangereux
? La viande est modifiée ?
C'est-à-dire que déjà on n'a pas de recul sur l'ARN messager, auto-amplifiant. Mais ce qui va se passer, c'est que quand vous avez le manger, l'ARN messager ne se détruit pas dans votre estomac. C'est aussi fort que ça ? Et ni à la cuisson. Jean-Marc Sabatier, chercheur directeur au CNRS, dit que pour que l'ARN messager s'estompe dans la nourriture, il faudrait chauffer pendant 65 heures à 100 degrés la viande. ça doit être une belle semelle de godasses pour manger ça. Et donc, moi je pense qu'on va passer de la vache folle, au poulet, à la dioxine, au sang contaminé, à l'injection, à un nouveau problème sanitaire de grande ampleur dans les années qui arrivent. Et on ne sait pas encore une fois ce qui va se passer. Donc je crois qu'il faut faire un appel à tous les chercheurs et à divulguer ce qui s'est passé. Là, le fait d'avoir fait un sommet citoyen et d'avoir mis des chercheurs et en même temps des agriculteurs en contact et qui se sont parlé, parce que quelque part ça n'existe pas, que les chercheurs soient en contact avec le peuple. Et là, on a vu que ça a fait le buzz. Maintenant, le politique commence à s'en mêler. Il y a des demandes qui sont faites au Parlement pour savoir si on va le faire ou pas. Les vétérinaires, qui va être responsable ? Parce que bon... Personne, comme d 'habitude.
On a vu que les médecins ne seront pas responsables pour ce qui est des effets secondaires. Les firmes
pharmaceutiques se sont dégagées sur les médecins. Donc maintenant, ça va commencer à être les médecins qui vont être inculpés. Est-ce que ça va être les restaurateurs ? Est-ce que ça va être les éleveurs dans 5 ou 10 ans ? Les vétérinaires. Est-ce que c'est eux qui vont être inculpés pour toutes ces malversations ? Et puis après, l'ARN messager, on parle aussi qu'ils vont le mettre dans les vaccins pour les enfants, pour les nourrissons, donc cuide. Est-ce que ça va se faire ? C'est toujours le
problème du recul. Le pire avec cette vaccination obligatoire, c'est qu'elle touche les élevages bio, y compris la viande bio.
Tous les élevages. Le problème, c'est que quand ils ne vaccinent pas leurs bêtes, on leur achète beaucoup moins cher. Donc une viande plus saine est achetée beaucoup moins chère. Tant mieux, du coup. C'est moins cher d'acheter de la viande saine. Oui, mais à la revente, ils vont le vendre le double. Donc ils achètent la moitié moins chère, mais ils vendent le double. Au niveau finance, ils sont très bons. C
'est bien le problème. Concernant le problème des ondes électriques et des élevages, là vous parlez quand même d'un déni global. au sommet de l'État, puisqu'on fait tirer un maximum le temps de la justice pour arriver à quelque chose. Est-ce que, à part alerter dans les médias, vous avez d'autres relais ? Par exemple, une classe action, plusieurs agriculteurs qui se mettent ensemble pour attaquer Enedis. Est-ce que quelque chose est en train de se créer de ce côté-là ?
Non, malheureusement, non. C'est très difficile pour se regrouper les agriculteurs pour faire une plainte collective contre l'État. C'est extrêmement difficile, je vais essayer de le faire. Après, il va me falloir du soutien pour le faire, je ne vais pas tout faire tout seul. Et je voudrais rajouter quelque chose par rapport au vaccin coco et tout ce qui s'ensuit. Il y a du graphène dedans, le corps humain est constitué à 90% d'eau. Les ondes électromagnétiques, le corps humain plus le métal, puisque le graphène c'est du métal, ça ne fait pas bon ménage. Et donc, on sait très bien que c'est... Il n'y a pas d'études encore
là-dessus ? Ce que vous dites, c'est que là, aujourd'hui, à part M. Sabatier du CNRS qui alerte, on n'a pas d'études sur ce que ça peut faire
? C'est parce qu'on a interdit de faire des études, on a interdit de faire des autopsies des morts. Il y a eu quelques autopsies, alors on fait exprès d'incinérer les gens très très vite pour qu'on ne sache pas faire d'autopsies. Mais les quelques autopsies qui ont été révélées sont catastrophiques. Et donc on muselle le monde scientifique pour que justement ça n'apparaisse pas. C'est ça le gros problème. C'est qu'on ne donne pas les moyens aux scientifiques de démontrer que tout ça est une grosse arnaque.
Est-ce que ça bouge aussi en dehors de France ? On voit qu'il y a quand même eu des changements de doctrine aux Etats-Unis, notamment avec l'élection de Trump. Est-ce que ça, ça peut changer la donne ?
On espère. On a quand même fait pas mal de bordel, si je peux dire comme ça. Mais depuis à peu près deux ans, on voit bien qu'en France, c'est nous qui... lançons le truc quand même pour la dénonciation de ce scandale. C'est un scandale sanitaire qui est énorme. C'est au-dessus de tout. Et on voit qu'en Belgique, au Canada, j'ai des vidéos qui ont été relayées. de TikTok, et par Twitter, par des Canadiens et des Belges aussi, et je vois bien que ça commence à bouger sérieusement. Et il faudrait que tout le monde alerte, parce que c'est un scandale énorme, je le répète, c'est catastrophique.
Alors, Kennedy se bat contre le vaccin Covid, mais ce qu'on ne dit pas... Donc à la santé aux Etats-Unis. Mais le problème, c'est qu'aux Etats-Unis, ils sont déjà à 15 vaccins pour les nourrissons, et on ne sait pas s'ils ne vont pas les faire justement à un RN messager. Donc c'est montrer du doigt quelque chose qu'on veut nous bien voir, mais à côté de ça, injecter quand même. Donc ça, c'est vraiment un dossier à suivre, et être très très attentif à toujours ce qu'on veut bien nous montrer. Ok, un vrai débat.
On avait pour clôture, vous souhaitiez, monsieur, rendre un hommage ? On vous écoute
? Oui. Samedi dernier, nous avons accompagné notre ami Dédé sur son dernier chemin. Et mardi, nous accompagnerons Guy, Marie de Zaza, sur son dernier chemin. Et je vous invite tous à nous rejoindre dans le Loiré. pour honorer sa mémoire et l'accompagner.
Merci. C'est sur le mal-être agricole et la continuation de ces suicides agriculteurs dont on parle de moins en moins.
Je veux juste rajouter quelque chose pour mon ami Stéphane Neveu qui est ici. Il y a une cagnotte sur l'Ichi
qui
a été mise en place hier ou avant-hier. Et je sais que c'est difficile en ce moment la conjoncture, mais si vous pouviez faire des dons, merci pour sauver sa maison avec sa famille. Ok, on
en parlera, on mettra le lien évidemment pour en parler. En tout cas, on voit bien que le malaise dans le monde agricole n'est pas réglé, malgré le salon de l'agriculture, malgré les beaux discours. d'un mal-être profond dans cette profession qui n'est aidée par personne, finalement. Est-ce que vous avez un mot de la fin, un appel peut
-être ? Eh bien, par rapport à ce scandale des ondes, parce que c'est celui qui... qui cache tout en fait, c'est le dôme. Ils essayent de maintenir le couvercle fermé pour ne pas que ça se sache. Il faut relayer l'information au maximum. Renseignez-vous là-dessus parce que c'est un scandale. Je pourrais en parler pendant une journée complète. C'est tellement dramatique tout ce qu'il y a avec. Voilà, je ne sais pas quoi dire de plus. Il me faudrait 4 heures ou 5 heures de plus.
On ne les a pas malheureusement, mais en tout cas, vous avez eu l'antenne sur Sud Radio. Merci beaucoup. On va marquer une courte pause et puis se retrouver dans un instant pour l'édito où on va parler des Russes. Alors c'est aujourd'hui à 15h que le collège du Bois d'Aulne va être rebaptisé à Conflans-Saint-Honorin au nom de Samuel Paty, ce professeur qui a été assassiné par un terroriste islamiste. Elisabeth Borne, ministre de l'éducation, sera sur place pour rendre hommage au nom de ce professeur. Et quoi de mieux qu'un révisionnisme obscène pour rendre hommage à Samuel Paty, comme l'ont fait ces derniers jours les membres. du gouvernement, Sophie Prima, porte-parole, et Gérald Darmanin, ministre de la Justice. On l'écoute, Gérald Darmanin, c'était ici, sur ce plateau, sur Sud Radio. Ce sont des citoyens russes, Tchétchè, donc, qui ont tué Samuel Paty ? Bien sûr, des citoyens russes qui ont tué Samuel Paty, et Sophie Prima n'a pas dit autre chose.
Je rappelle que Samuel Paty a été assassiné par un Tchétchène russe, et donc, y compris sur le terrorisme, le rôle de la Russie est engagé. Donc aujourd'hui, il s'agit de prendre les Français, de ne pas faire peur aux Français, de manipuler les Français, mais juste de leur donner la réalité de la menace russe, qui est une menace réelle et sérieuse.
Oui, à peine manipuler les Français, et de manière catastrophique. Je rappelle que le tueur de Samuel Paty était réfugié en France, en l'occurrence, mais que la France n'a pas de... donner l'asile à Imran Aliyev, qui était un blogueur tchétchène qui a été tué par le régime de Kadirov en France, dans un hôtel à Lille. Étonnant, me direz-vous. Et puis, quelle obscénité de voir le gouvernement utiliser cette fausse excuse des terroristes russes sans rappeler les attentats du Krokus City Hall à Moscou. C'était le 22 mars 2024, il y a un an. 140 morts, 300 blessés. Là, c'était l'État islamique au Khorasan, des Tadjiks qui étaient à la main. Pas un mot sur cet attentat à Moscou. Faire croire que la Russie serait derrière les attentats terroristes. Pourquoi pas ? Nous sommes en 2025 et nous allons malheureusement célébrer le triste anniversaire du Bataclan. Et bien tout ça, tout ça, utiliser à des fins de propagande guerrière les exactions de terroristes islamistes au nom bien sûr de notre ennemi imaginaire qui est devenu la Russie. Ennemi sérieux si on écoute Keir Starmer et Emmanuel Macron. D'ailleurs, n'oubliez pas...
C'est dans vos lits que les Russes attaquent. Dès qu'il y a une information qui peut affaiblir la France, c'est démultiplié par cent, par mille, par les Russes et leur fermatrol. Parfois, d'ailleurs, énormément de fausses informations pour retourner la tête des jeunes. On le voit d'ailleurs chez nous, la fameuse péripétie des punaises de lit. Ça a été signé, c'était des attaques russes. C'était signé, c'était des
attaques russes, voyez ? C'est dans vos lits que les Russes attaquent, faites attention. Mais celui qui veut retourner la tête des jeunes, je ne crois pas que ce soit Vladimir Poutine, mais plutôt Emmanuel Macron.
Alexis Poulin, sans réserve, l'invité.
Et notre invité est David Assouline, membre du bureau national du parti socialiste, secrétaire général de refondation et ancien sénateur. Bonjour. Bonjour. Alors je souhaitais vous avoir pour parler un peu de l'avenir du nouveau front populaire. Est-ce que c'est mort et enterré ou est-ce que ça bouge encore ?
Écoutez, tout le monde a bien vu que depuis un certain temps, les divergences s'approfondissent, se manifestent. Ce que certains n'avaient pas bien compris devient très clair pour tout le monde. Et d'ailleurs, je connais tellement d'électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui en ont vraiment assez et qui sont meurtris de la façon dont, en particulier depuis le 7 octobre, Ils violentent le débat public, ils alimentent une haine antisémite qui se propage dans le pays ou en le minimisant ou en jouant sur un certain nombre de symboliques pour l'alimenter. Et tout ça, qui constitue le socle des valeurs de la gauche, la démocratie, la lutte contre l'antisémitisme dans la lutte générale, contre le racisme pour les valeurs de la République, fait que ça devient impossible, à mon avis. Et je suis membre du bureau national du Parti socialiste, on va avoir un congrès, donc ces choses-là, on va discuter. Mais moi, je pense depuis un moment… que ça n'est pas possible de continuer une alliance politique, programmatique, pour aller au pouvoir ensemble avec une organisation qui maintenant a dérivé complètement.
Mais Martine Aubry parle d'une gauche sans Jean-Luc Mélenchon. À Nîmes, on prépare les municipales et c'est une liste sans la France insoumise qui fait alliance entre les écolos et le PS, Génération, etc. Qu'est-ce que c'est la gauche sans Jean-Luc Mélenchon ?
'est tout. C'est ce qu'est la gauche dans son histoire. C'est la gauche qui a apporté tant de choses au pays en termes de conquête sociale, de liberté démocratique. Cette gauche qui a déjà eu ce débat, en particulier sur l'antisémitisme au moment de l'affaire Dreyfus. et a tranché, elle s'est reconstruite sur la base d'une clarté et d'une compréhension de ce que ça signifie. Il n'y a pas de lutte contre le racisme sans lutte contre l'antisémitisme la manifestation qui va venir. Mais inversement, je le disais au moment de la grande manifestation contre l'antisémitisme, qu'il n'y a pas de lutte contre l'antisémitisme sans lutte contre le racisme. Ça, je le dis à la droite et à l'extrême droite. Parce qu'on peut faire l'un sans l'autre, être dans le racisme anti-musulman, et puis faire semblant d'aimer les Juifs. Ce n'est pas comme ça que ça se passe. En tous les cas, la gauche démocratique ne peut pas accepter ça.
Oui, parce que vous, vous êtes engagé à gauche depuis toujours, avec cette boussole de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme. Vous critiquez l'affiche d'Hanouna, disant qu'elle rappelle des affiches antisémites de la période de la guerre. Et pourtant, vous êtes contre ce qu'a fait Hanouna. Vous avez été responsable du signalement à l'ARCOM, notamment lors des dérives de l'émission de Cyril Hanouna.
'est la situation qui est compliquée, elle est compliquée pour tout le monde, il y a des inversions de valeur, beaucoup comprennent plus rien, mais... Moi, je continue assez fidèle à mes valeurs. Un certain nombre d'émissions de Cyril Hanouna et de propos de Cyril Hanouna étaient vraiment nauséabonds. Et notamment, moi, j'avais fait un signalement au moment d'insultes absolument abjectes qu'il avait proférées contre Anne Hidalgo. Il a eu une amende de 300 000 euros, ce qui n'est pas rien après cela. Ça fait partie des 30-35. condamnations qu'il a eues et qui ont fait que l'ARCOM a décidé de ne pas reconduire l'accréditation, on va dire, sur la TNT. De C8. De C8, mais l'autorisation qui est contractualisée. Quand on a fait 35 manquements graves, je ne pense pas qu'on puisse dire que c'est inconsidéré de dire qu'il y a eu une rupture de contrat. Donc moi, je combats les idées de Cyril Adna. de ces méthodes, mais je ne peux pas accepter que pour le combattre, on utilise l'antisémitisme, parce que c'est... Parce
que c'est votre avis. Vous pensez que là, cette affiche, elle est antisémite
? Mais c'est tellement clair. Je veux dire... D'ailleurs, ils l'ont retiré, donc... eux-mêmes voient un souci. Je pense même qu'ils ont dû, pour la fabriquer, utiliser chaque GPT et qu'ils ont dû y mettre quelques ingrédients dans la commande qui ont fait que ça devient une affiche qu'on peut retrouver dans toutes ces symboliques dans les années 30. Regardez bien. Et donc, moi, combat les idées de Cyril Hanouna, mais je ne pense pas qu'on combat les gens quand ils sont juifs en alimentant l'antisémitisme. Bien sûr que c'est pervers, que c'est insidieux, mais si je mets ça en relation avec… tout un tas de déclarations de Jean-Luc Mélenchon, toujours à la limite sur le cri, sur le grand rabbin, sur ceux qui auraient du pouvoir dans les médias, sur ceux qui ont mis Jésus sur la croix. Tous ces points, ça fait une ligne à un moment et c'est impossible à accepter quand on est de gauche. Parce que la gauche, on aime ou on n'aime pas, en tous les cas, ces valeurs, ce sont des valeurs qui sont universalistes et qui ne découpent pas en morceaux la lutte contre le racisme. Au cœur de la lutte contre le racisme, il y a la lutte contre l'antisémitisme depuis bien longtemps dans notre pays. Et ce n'est pas parce qu'on se réclame de la gauche qu'on est immunisé. Et c'est le coup, Jean-Luc Mélenchon, il peut se réclamer de la gauche. Ils ne sont plus de la gauche démocratique qu'on aime et qui a fait tant de belles choses pour notre pays jusqu'à présent.
Et pourtant, on les voit travailler. La France Insoumise n'a pas intérêt à faire campagne sur des axes antisémites. D'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon n'a pas été condamné. Vous dites toujours « à la limite », mais quel est l'intérêt pour la France Insoumise de jouer à ce jeu-là
Écoutez, ça c'est une question qu'il faut leur poser, parce qu'ils ne font que fracturer. Je pense qu'il y a un intérêt, ils méprisent tellement les gens qu'ils veulent représenter qu'ils pensent que comme cela… Il pourrait y avoir un vote communautaire dans un certain nombre de quartiers. Mais moi, je respecte suffisamment ceux qui vivent dans les quartiers parce que j'en suis issu et parce que je continue à vivre dans des quartiers populaires. Je les connais et je sais très bien que ce n'est pas ça le moteur. façon de fracturer. L'intérêt aussi, c'est de fracturer, de violenter le débat public. Ils ne le font pas que sur cette question. Ils le font sur la laïcité, mais ils le font aussi par leur comportement. Ils ont transformé l'Assemblée nationale en quelque chose qui est très difficile pour les Français qui souffrent et qui voient leurs représentants se comporter ainsi. Et ça, je pense que ça pave le chemin du Rassemblement national et de l'extrême droite, parce qu'eux peuvent montrer « voilà ce que c'est que la gauche ». Donc il faut se séparer de cette fausse gauche, parce que sinon ça éclabousse l'ensemble de la gauche, et c'est ce que moi je défends dans le congrès du Parti Socialiste. Je pense que maintenant, il faut construire une alliance politique de la gauche telle qu'elle est, avec bien sûr les Verts, les communistes, mais d'abord que notre parti puisse se dépasser en faisant un socle des socialistes démocrates, humanistes, avec Raphaël Glucksmann. Et d'ailleurs, quand on l'a fait aux Européennes, nous avons été en tête de la gauche et on a commencé à redonner une autre image de la gauche. gauche qui est celle qu'on aime et en tous les cas celle que j'aime moi
aux européennes mais c'est vrai que les scrutins sont difficiles et délicats jean-luc mélenchon avait réussi un score même si était pas au second tour à la présidentielle et puis la france insoumise ça représente quand même beaucoup de gens qui sont réellement à gauche, qui lutte pour les conquis sociaux. Est-ce que vous leur dites à ces gens-là qu'ils se trompent et qu'il faudrait rejoindre le Parti Socialiste, qui est vu par ces gens-là comme un parti qui a trahi, notamment avec la présidence de François Hollande
je vous confirme que beaucoup d'électeurs de la présidentielle qui ont voté Jean-Luc Mélenchon l'ont fait totalement par engagement de gauche, parce qu'ils voient lié qu'il y avait un risque. avec Marine Le Pen en particulier, et de devoir encore choisir une deuxième fois entre une droite libérale, Macron, qu'ils avaient combattue, et pour faire barrage à Marine Le Pen. Donc ils ont voulu mettre le candidat qui était nettement en tête de la gauche. pour faire cela, et c'est louable, mais depuis, beaucoup de choses se sont passées, et d'ailleurs, le score aux européennes a montré qu'au moins la moitié, si ce n'est plus, de ceux qui avaient fait ce choix ne veulent pas être embarqués dans là où les embarque la France insoumise aujourd'hui, et ça devient un repoussoir, en tous les cas, dans un moment très difficile, très d'inversion. de valeurs, d'incompréhension, de chaos politique, mais aussi de danger sur la scène mondiale, un parti comme le Parti Socialiste ne peut durer, ne peut se construire, ne peut exister que si d'abord il reste très ferme sur ses valeurs, ne transige pas sur ses valeurs fondamentales, et donc ne s'allie pas et ne se salie pas avec des alliances qui... peuvent déshonorer l'ensemble de la gauche maintenant.
On va marquer une courte pause, merci David Assouline, et se retrouver immédiatement après pour continuer de parler du débat politique français, de cette rupture fondamentale qui revient dans la gauche, qui avait réussi à s'unir à l'aune de la dissolution. A tout de suite sur Sud Radio. Et on se retrouve avec David Assouline, membre du bureau national du Parti Socialiste, secrétaire général de refondation pour parler de cette rupture dans la gauche et la fin du nouveau Front Populaire. En quelque sorte, on parlait bien sûr de ce problème d'antisémitisme qui reste non pas résiduel mais bien présent dans la société française malheureusement. Est-ce qu'il n'y a pas aussi une sorte de confusionnisme terrible quand on voit que Jordan Bardella et Marion Maréchal sont invités ? par Benjamin Netanyahou pour une conférence contre l'antisémitisme en Israël.
sûr, ça fait partie de ce qui est déplorable et ce qui rajoute à la confusion. Benjamin Netanyahou est d'extrême droite et donc il s'allie avec l'extrême droite. C'est comme Trump avec Poutine, en fait. Quand on a les mêmes idées, on est d'abord avec ceux qui partagent ses idées et que ce qui est fou, c'est que jusqu'à présent, En Israël, il y avait, avec cette mémoire bien vivante de ce qu'a fait l'extrême droite en Europe au moment de la Deuxième Guerre mondiale, une éthique de ne pas... faire oublier tout cela, ou de ne pas blanchir ceux dont les fondateurs étaient des Waffen-SS. C'est ça, le Rassemblement national, et c'est ça l'histoire. Alors maintenant, il ne s'agit pas de sonder les reins des uns et des autres. Marine Le Pen peut dire qu'elle est contre l'antisémitisme, mais je le répète, on ne peut pas être contre l'antisémitisme quand on est... pour le racisme anti-musulman. Et inversement, je le dis pour l'extrême droite, pour moi, ils ne sont pas du tout dans la sincérité quand ils utilisent, finalement, eux, cette soi-disant condamnation de l'antisémitisme qui n'est pas dans leur ADN, pour mieux montrer du doigt les musulmans. Et ils accroissent. les divisions qu'il peut y avoir dans notre pays sur ces questions. Et inversement, la LFI fait exactement l'inverse. Elle alimente, je dis bien elle alimente, je choisis mes mots, l'âne anti-juive, cette explosion d'antisémitisme qui n'est pas… dû qu'à leur action, mais ils savent très bien que ça existe en confondant, en utilisant les termes pour ne pas être condamnés, on dit plus juif, mais on dit sioniste, pour attaquer les uns ou les autres. Et eux alimentent aussi cette division qui monte les communautés les unes contre les autres.
vous êtes d'accord quand même avec la France insoumise quand il dénonce les exactions qui ont été commises et les crimes de guerre commis à Gaza par exemple ?
c'est évident. Moi, je vous dis, je ne choisis pas la justice, elle est universelle. Et donc, quand il y a des destructions, comme à Gaza, et qu'on humilie et qu'on tue des Palestiniens, y compris en Cisjordanie, qu'on refuse la marche normale vers un État palestinien souverain, comme tous les peuples le méritent, On ne défend pas ni Israël, qui a aussi, bien entendu, le droit d'exister, et on ne défend pas les Juifs. Mais je le dis aussi inversement, quand on dit que l'État d'Israël n'a pas le droit d'exister, avec ce slogan de la rivière à la mer, qui est repris dans tous les cortèges à la fille et auxquels participait la fille, et qu'on dit donc qu'il faut détruire cet État. ces habitants, quand on ne veut pas condamner comme action terroriste l'action du 7 octobre, ce pogrom affreux, jamais vu depuis la Shoah, de massacre de juifs parce qu'ils étaient juifs, et bon, LFI aussi, alimente tout cela. Donc, moi, je ne choisis pas les mémoires, les victimes, les souffrances. Quand il y en a, je les condamne. C'est ça, la gauche.
Justement, vous parlez de mémoire, et vous dites à juste titre qu'il faut se rappeler de l'histoire, à la fois de la fondation du Front National par d'anciens Waffen-SS. On se rappelle tous, évidemment, de la Shoah, de la guerre, parce qu'il y a des institutions qui entretiennent cette mémoire. En revanche, côté français, il y a un peu un oubli volontaire sur les exactions de l'armée française en Algérie. Et c'est Jean-Michel Apathy qui a eu le malheur de le rappeler. sur l'utilisation notamment d'armes chimiques contre des populations civiles. Et il s'est retrouvé au cœur d'une polémique qui n'a pas lieu d'être. Vous avez écrit beaucoup sur l'histoire des migrations. Qu'est-ce que vous pensez de cette mémoire sélective française ?
Écoutez, quand vous dites sélective, je ne suis pas d'accord. Je suis complètement d'accord et j'ai même donné beaucoup de mes engagements, de ma pensée, de ma réflexion, de mes recherches, pour justement faire en sorte que les crimes coloniaux, et notamment le massacre des Algériens qui voulaient manifester le 17 octobre 1961 à Paris, soient révélés, soient reconnus. J'ai écrit, j'ai cherché, j'ai combattu pour que cette date sorte de l'ombre. Mais je ne veux pas rentrer dans la concurrence des mémoires, parce que si vous regardez l'histoire, la Shoah, l'implication et la responsabilité de la France de Pétain dans les déportations, etc., il a fallu du temps, beaucoup de temps, et même quelques décennies. pour que ça s'impose dans la mémoire collective. Et on revient avec cette montée de l'antisémitisme et le négationnisme qui monte, le complotisme, que même ça peut être effacé. Donc ce n'est pas sélectif au sens où la France accepterait la mémoire de la Shoah et refuserait l'autre mémoire. C'est chaque fois que l'on défend des mémoires, des souffrances, et qu'on veut qu'elles servent pour que ça ne recommence plus, la mémoire des autres et donc mon combat, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, il ne choisit pas, il faut être dans la justice et dans l'humanisation de tous les peuples. Tous les peuples sont humains et méritent d'être défendus et leur mémoire et leur histoire et leur présent dans la société française de la même façon.
Mais vous ne trouvez pas qu'il y a quand même un problème, et encore plus vif actuellement, entre la France et l'Algérie, au sujet bien sûr des questions mémorielles, sur la France qui reconnaît, ne reconnaît pas, un débat qui revient, et l'affaire, entre guillemets, Apathy, qui rappelle ces faits de l'armée coloniale, le montre bien quand même qu'il y a une sorte de déni, ou du moins une crispation.
'est clair qu'il y a une crise patiente. La droite n'a jamais accepté que l'on reconnaisse cette mémoire des crimes du colonialisme. Et ça, dans mon propre combat, j'y ai été confronté. Vous savez, quand j'ai fait voter au Conseil de Paris en 2001 le fait de poser une plaque sur le pont Saint-Michel en hommage aux victimes algériennes tuées par dizaines ce jour-là et jetées à la Seine par la police française. dans l'hémicycle, c'était comme si on était encore en guerre d'Algérie. C'était la droite qui hurlait, qui me traitait complètement de Ben Laden, je me souviens très bien. Il faut se battre. Donc, bien entendu que c'est encore très présent dans la culture d'une certaine classe politique. Mais ce n'est pas ça qui fait qu'il y a aujourd'hui un différent diplomatique avec l'Algérie. Non, bien sûr, il
y a d'autres intérêts, évidemment, on en a parlé dans ce plateau. L'Algérie
a incarcéré un ressortissant français. Boilem
Sensal, dont on parle souvent ici, absolument. Oui, qu
'on soit d'accord ou pas avec ses propos, c'est un grand écrivain, et c'est pour le fait qu'il a écrit ses opinions, et il faut qu'il soit libéré.
Absolument, merci beaucoup David Assouline d'avoir été notre invité. On pense évidemment à Boilem Sensal, retenu toujours en Algérie. Et on parle souvent évidemment ici sur Sud Radio de ce scandale. On se retrouve dans un instant, on va marquer une courte pause et on se retrouve à 13h avec Florian Philippot, des patriotes, pour parler de l'Ukraine. Et est-ce que c'est patriotique de ne pas vouloir mourir pour l'Ukraine ? A tout de suite sur Sud Radio. Et notre invité, c'est Florian Philippot, président des Patriotes. Bonjour. Bonjour. Alors, vous avez organisé, il y a de ça quelques jours, une manifestation pour la paix dans les rues de Paris, contre, finalement, cette volonté de l'Union Européenne de faire capoter, en quelque sorte, les accords de paix entre Trump et Poutine. Quel est votre objectif, vous ? C
'est de mobiliser les Français, parce que l'heure, objectivement, est grave. C'est-à-dire qu'au moment où on est au plus proche de la paix, Enfin, en Ukraine, on le voit bien, on a le sentiment que ça dérange l'Union Européenne, Macron, qui fonce vers la guerre,
plus
que jamais, avec une propagande de guerre qui se développe, qui dégouline sur tous les médias, matin, midi et soir, c'est devenu hallucinant. Et puis ces engagements qui nous font peur, c'est-à-dire que l'idée est quand même d'envoyer, même après un cessez-le-feu, des troupes, soi-disant de la paix, des troupes françaises et d'autres en Ukraine. Il n'y a pas de trouble de la paix, ça n'existe pas. On sait très bien qu'on est dans un conflit qui est tout sauf terminé, qui a des causes profondes, et qu'on est une puissance nucléaire face à une autre puissance nucléaire. Donc tout ça est d'une grande irresponsabilité. Le problème, c'est qu'on voit bien que Macron et lui en peine ne sont pas sur un agenda... L'agenda qu'il nous présente à la télévision n'est pas le vrai agenda. C'est-à-dire que la volonté de, en permanence, raviver la guerre quand la paix devient possible, et je trouve qu'on le voit bien en ce moment, eh bien... Macron sert un agenda, et Macron a un agenda. Il a un agenda intérieur, qui ressemble beaucoup à celui du Covid. C'est-à-dire qu'il a besoin de faire peur. Il ne gouverne pas par la conviction, en entraînant son peuple vers un projet d'espérance, un projet national. Il gouverne par la peur, en soumettant, en stressant par ses discours, on a vu l'allocution l'autre jour, des discours anxiogènes. Ce qui est un moyen pour lui, de maintenir sous peur un... peuple et de l'entraîner un peu vers ce qu'il veut, c'est-à-dire que vers la guerre, mais aussi vers, on a vu, on nous a reparlé de la réforme des retraites, peut-être même la retraite à 70 ans pour financer l'Ukraine, comme l'auraient fait les Danois, l'épargne, on a des projets assez délirants qui fleurissent ici et là, et puis de l'austérité sur le reste, parce qu'il va bien falloir financer l'Ukraine. Donc ça, on sent qu'il y a un agenda à l'intérieur qui n'a rien à voir avec la paix ou même le souci du peuple ukrainien, parce que s'il avait vraiment le souci du peuple ukrainien, il ferait tout justement pour que les combats cessent le plus vite possible. Et l'Union Européenne, elle, son agenda est très claire, comme à chaque fois qu'il y a une crise, c'est de piquer une compétence en plus. Pendant le Covid, elle a pris la compétence de la santé, et là, elle veut la compétence des affaires militaires. À terme, l'Union Européenne, c'est Mario Draghi qui avait craché le morceau fin 2023, veut devenir un État. Un État a une armée. C'est la définition même d'un État. Un État, il doit avoir une armée. Et une police. Oui, elle a déjà sa monnaie, ses frontières, son droit fédéral, son droit supranational, sa justice de plus en plus avec le parquet européen. Elle veut, effectivement, son armée et même notre dissuasion nucléaire avec ses projets qui sont très flous. Quand c'est flou, il y a un loup, comme dit l'autre. Et donc, on voit bien qu'il y a une volonté à terme de transférer, y compris la dissuasion nucléaire. Donc, Macron et l'Union européenne ont un agenda qui consiste à... perpétuer la guerre quand la paix devient possible. Et c'est ça qu'on a voulu dénoncer. Il y avait du monde. On donne la parole à tout le monde. Malheureusement, j'ai envie de dire, on est le seul mouvement politique français qui se bouge pour la paix concrètement dans les rues de France et pour faire entendre à Macron, au gouvernement et à l'Union en peine un autre discours. Ça fait le tour du monde. Là, on a des dizaines de millions de vues sur tous les réseaux sociaux de cette manifestation depuis une semaine. Par contre, pas un média français pour venir la couvrir.
Pas un média français, mais vos affiches... a tiré l'œil quand même du réalisateur Michel Azanavicius d'OSS117 et de The Artist qui en parlait sur le plateau de France 2, je crois.
y a en ce moment des affiches dans Paris avec marqué Macron, on ne mourra pas pour l'Ukraine. C'est Sylvain Groupe que je ne connais pas qui s'appelle Les Patriotes. Il n'y a que des conneries sur cette affiche. C'est-à-dire, c'est l'Ukraine qui est en train de mourir pour nous. Et être un patriote, c'est au moins avoir honte de ça et au minimum les remercier.
Alors, qu'est-ce que vous pensez, qu'est-ce que vous avez à dire à M. Zanavisius sur les conneries sur cette affiche et que être patriote, c'est dire merci aux Ukrainiens ? D
'abord, je dis bravo à nos militants, parce que si c'est remarqué, je sais que le journal Le Suisse, l'OTAN également, dans son édito, a fustigé ces affiches qui couvrent tout Paris, c'est qu'on a bien fait notre travail. D'abord, je ne vois pas ce qu'il y a de... conneries entre guillemets dans l'idée de dire qu'on ne mourra pas effectivement pour une guerre qui n'est pas la nôtre, pour une guerre qui est sciemment entretenue, on ne mourra pas effectivement pour donner à l'Union européenne la compétence militaire, on ne mourra pas pour Blackrock qui veut récupérer les contrats derrière de reconstruction, on ne mourra pas pour ces quelques oligarques qui veulent s'enrichir sur la guerre, on ne mourra pas pour des projets expansionnistes de l'OTAN et de l'Union européenne qui ont intérêt encore une fois à la guerre pour accroître leur emprise. Non, on ne mourra pas pour cela. Moi, je suis prêt à mourir pour une guerre quand c'est l'intérêt supérieur de la patrie, de la France, ma patrie, qui est en jeu. Ça, oui. Ça, sans aucun problème. Et je sais que c'est le cas en premier lieu de nos soldats et de notre armée française. Mais je ne mourrai certainement pas et je ne me ruinerai pas non plus. Parce qu'avant de mourir, on se ruine. Parce qu'avant d'être tué, on va d'abord être ruiné. On va d'abord nous faire les poches. On nous fait déjà les poches depuis des années comme contribuables. Puisque nous payons l'Ukraine. Ursula von der Leyen vient d'annoncer 40 milliards. supplémentaire pour l'Ukraine, ça veut dire 8 milliards payés par la France. Et maintenant, on va nous faire les poches en plus comme épargnants. Mais c
'est quand même... On
met tous les bobos parisiens, mais monsieur, comment il s'appelle ? Monsieur Lazanavicius. C'est lui, d'accord. C'est le réalisateur de SS17 et de Zier Artiste. C'est dommage, j'aime bien SS17. Mais si monsieur Lazanavicius et puis Nicolas Tenzer et puis le héros... Il a fait un reportage
sur les Ukrainiens au front. Donc lui, il parle de ces Ukrainiens qui meurent pas pour BlackRock, mais pour leur France. frontières aussi. Eux sont patriotes, les Ukrainiens. Les Ukrainiens
se défendent, etc. Je ne vais pas leur reprocher, mais on ne va pas nous s'impliquer dans toutes les guerres du monde. Face à la Russie, on voit bien que c'est un match... Vous savez, on avait les moyens de les aider lors des accords de Minsk. C'était même notre devoir, puisque nous étions signataires. C'était François Hollande à l'époque, avec d'ailleurs l'Allemagne, Angela Merkel, et nous avons sciemment bafoué les accords de Minsk. Pour préparer, c'est Merkel qui avait craché le morceau, et Hollande un peu plus tard, pour aider l'Ukraine à se préparer à la guerre. Donc c'est un jeu de lutte depuis le départ. Si on avait voulu aider vraiment le peuple ukrainien, on aurait arrêté l'expansion de l'OTAN vers l'Est, comme nos puissances y étaient engagées à la chute de l'Union soviétique au début des années 90. Nous avons bafoué là aussi cette promesse. Donc qu'on ne me fasse pas croire qu'on veut aider les Ukrainiens. Non, non, non, non. On mène une guerre par proxy contre la Russie. C'est ça la réalité depuis le départ. On, on, les Etats-Unis surtout. En réalité, c'était l'ancienne administration américaine. Toutes les anciennes administrations, d'ailleurs, la vraie rupture, c'est Trump. Mais de manière constante, les États-Unis, il y a Brzezinski qui avait expliqué tout ça dans son livre, Le Grand Échiquier, en 1997, et qui avait dit, voilà, il faut séparer la Russie des pays européens, parce qu'avec l'approvisionnement énergétique à bas coût et cette taxe qui pourrait faire quelque chose en termes économiques, en termes politiques d'intéressant, eh bien, ça pourrait être un... une concurrence problématique pour les Etats-Unis et pour l'impérialisme américain. Donc, ils ont réussi leur coup jusqu'au sabotage de Nord Stream en 2022. Ça, c'est un acte de guerre. Mais ça ne vient pas de la Russie. Quand on nous dit qu'il y a une menace russe, menace existentielle, non, foutez, il n'y a aucune menace russe contre la France. Par contre, moi j'ai vu... Pour vous, il n'y
a aucune menace russe contre la France ? Il y a zéro
menace russe contre la France. Tout
ce qui est avancé sur les actes d'espionnage...
Et les Etats-Unis qui écoutaient nos présidents de la République, et les Etats-Unis qui font sauter un gazoduc, ce n'est pas vieux, c'est en septembre 2022, stratégique pour l'industrie allemande, pour l'industrie française. Mais là, les Allemands, Merz,
par exemple, ne souhaitent pas rouvrir Nord Stream. Les Allemands continuent à être dans la logique des sanctions, alors qu'Américains et Russes vont reprendre des relations commerciales et diplomatiques. Nous, on est coupés définitivement. Quand vous
avez à la tête de votre pays un traître, il ne va pas œuvrer dans le sens de l'intérêt national. Si Macron défendait les intérêts français, ça se saurait plus longtemps. Or, toute sa carrière, il a fait quoi ? Il a bradé Alstom, tous nos fleurons, puis il a bradé notre souveraineté, il a continué à le faire de manière accélérée, comme on l'a vu. Il nous emmène dans des guerres qui ne sont pas les nôtres, il nous a mis mal, avec toutes nos zones d'influence, comme l'Afrique, il a réussi à nous brouiller avec le monde entier. Donc Macron ne bosse pas pour l'intérêt français. Je pense que le chancelier Merz ne travaillera pas plus dans l'intérêt allemand. En réalité, vous avez à la tête des pays, alors vous avez des réseaux pour ça, les Young Leaders, etc. Vous avez à la tête des
pays... a signé quand même un accord de 100 ans d'aide à l'Ukraine, plus de 3 milliards par an, alors que l'économie anglaise rentre en récession.
Et Kastamur, c'est encore plus grave parce qu'il ne respecte même pas le Brexit. Mais il veut revenir dessus. Je vais vous dire, les Britanniques, ils ont fait la moitié du chemin. Au moins, ils ont voté le Brexit. Si demain, vous avez un farage qui arrive à la tête du Royaume-Uni, immédiatement, la politique changera du tout au tout. Sauf si l'élection est annulée. Sauf si l'élection est annulée à la Roumaine, vous me direz. Mais ce qu'il faut maintenant, c'est que les peuples, et c'est vraiment le cas dans l'Union européenne, les peuples reprennent la main et chassent les traîtres. Voilà, Macron est un traître. C'est vous qui le dites. On va en parler dans un instant. C'est moi qui le dis. C'est un traître à la France et donc les Français doivent tout faire pour s'en débarrasser politiquement. Ça serait d'abord le boulot de nos parlementaires parce qu'il y a un article 68 pour le faire. On voit bien qu'à
part la France insoumise, personne n'a souhaité aller dans cette voie-là. On va marquer une courte pause et parler bien sûr de Frexit également et puis des institutions européennes. Vous allez voir, Nathalie Loiseau est dans une colère noire. Alors peut-être qu'il va se passer des choses à Bruxelles. A tout de suite sur Sud Radio.
Sud Radio, midi 14h, Alexis Poulin sans réserve.
On se retrouve en plateau avec Florian Philippot, président des Patriotes, pour parler à la fois de cette guerre en Ukraine et de la position française, de plus en plus belliciste, et cette propagande pour aller contre tous les conquis sociaux, les acquis sociaux, pour faire l'effort de guerre. Et la dette, toujours la dette. Autre sujet, on en parlait. Vous disiez que Keir Starmer est en train d'essayer de faire tomber le Brexit. Vous, vous défendez le Frexit, c'est-à-dire la sortie de l'Union Européenne. Union européenne dont les institutions sont quand même souvent sous le feu des médias pour corruption. Encore une affaire au Parlement européen, après le Qatar et après d'autres, ce serait Huawei qui aurait corrompu quelques membres de l'auguste Parlement européen. Et alors ça a mis Nathalie Loiseau dans une colère noire,
on l'écoute. Je sais que... Deux bureaux ont été scellés hier à Bruxelles, nous étions à Strasbourg en pleinière, de bureaux de collaborateurs. Je n'en sais pas plus, je respecte la présomption d'innocence, mais si vraiment il y a des corrompus dans ce Parlement européen, je suis dans une colère noire à leur encontre.
Alors, est-ce qu'il y aurait des corrompus au
Parlement européen ? Diantre, diantre, diantre. D'y aurait-il des corrompus au Parlement européen ? Ça met dans une colère noire, Nathalie Loiseau, qui va nous voler dans les plumes, c'est ça ? Sans doute, mais... quel sketch. L'Union européenne est la structure la plus corrompue du monde. Je vais vous dire pourquoi. C'est une structure qui a tous les pouvoirs, qui n'a aucun contre-pouvoir, et qui brasse énormément d'argent. Eh bien, vous avez le cocktail. Le
Parlement européen ne sert à rien. Très peu. C'est décoratif.
Le Parlement européen ne sert à rien. Et de toute façon, je vais vous dire, ce n'est même pas le débat de élu ou pas élu, parce que la commission n'est pas élue, le Parlement est élu. Tant mieux que la Commission ne soit pas élue parce qu'elle aurait une fausse légitimité. Même le Parlement, ce n'est pas un vrai Parlement. Quand un Parlement ne représente pas un peuple, d'ailleurs au départ, il ne s'appelait pas Parlement. Il s'appelait Assemblée et c'était des représentants des Parlements nationaux. Ce qui aurait été une meilleure chose. C'était des délégations de Parlements nationaux. Là, à partir de Giscard, on est passé à l'élection directe pour faire croire qu'il y avait un peuple européen. Et donc un Parlement européen est pour donner une légitimité, un vernis démocratique à une structure qui ne peut pas l'être. Et qui ne prend aucune décision. Les lois sont
discutées.
proposés par la commission, il y a les
trilogues, etc. Mais il y a très peu
de décisions qui se
prennent au
Parlement. Oui, mais à la limite, presque tant mieux, parce que souvent, il est encore plus dingue que la commission. Je vais foutre, parce que je l'ai bien connu. Et il se trouve que la Commission, effectivement, a le monopole de l'initiative des textes. Et ensuite, elle doit faire respecter. Puis il faut ajouter la Banque Centrale Européenne et la Cour de Justice de l'Union Européenne. Enfin, tout est cadenassé. Et bien sûr que c'est l'institution la plus corrompue. Il y a plein d'histoires de corruption. Et puis il y a celles qu'on voit et celles qu'on ne veut pas chercher.
Vous
avez tous les réseaux Soros, tous les réseaux atlantistes qui inondent, à mon avis, d'argent bien plus considérable que simplement ces sociétés qataris ou chinoises. parle et tout ça on ne le regardera pas parce que ça c'est considéré comme une ingérence pour le bien. Madame Loiseau, elle est dans les réseaux Soros. Je ne dis pas qu'elle est corrompue. Non, c'est public. Mais je dis qu'elle est dans les réseaux Soros.
Et elle est à la tête de la commission du Parlement européen, du bouclier démocratique, qui est à l'origine, par exemple, de dire qu'en Roumanie, un candidat comme Gorguescu n'a pas le droit de se présenter parce qu'il serait le candidat des Russes et qu'il aurait eu une campagne de fermatrol russe. Ce cas roumain, quand même, il est emblématique. Alors, au-delà, bien sûr, de la position politique de M. Gorguescu, On a là affaire à une justice politique, un cas de l'offert, comme on appelle, où on descend un candidat avant même qu'il puisse se présenter. Enfin, il s'est présenté, il arrive en tête au premier tour, il est en tête dans les sondages, et là, les institutions roumaines font en sorte qu'il n'ait pas le droit de se présenter.
Et l'Union européenne applaudit. Bien sûr, oui, elle applaudit parce qu'en fait, elle tient derrière la marionnette. C'est elle qui agit. En réalité, c'est un laboratoire, la Roumanie. Il faut bien que les gens le comprennent. Et c'est tellement vrai qu'on commence à voir fleurir des articles en France en disant « 2027, en France, la présidentielle risque d'être sous ingérence russe ».
Ce
qui est exactement l'argument qui a été utilisé pour invalider la première élection présidentielle roumaine, puis la candidature de Georges Escou pour la seconde. Ce bouclier démocratique européen, parce que tout se connecte. En fait, les choses sont simples. L'Union européenne sait que les peuples en ont ras-le-bol de l'Union européenne, et qu'il y a un vent de révolte, pour plein de raisons. Légitime. Ce qu'elle craint, c'est que... L'impopérisation,
maintenant
la guerre, ça fait beaucoup quand même. Le seul truc qu'elle ne maîtrise pas encore, ce sont les élections nationales qui peuvent faire arriver au pouvoir, un pouvoir anti-Union européenne. Ce qui était le cas en Roumanie. Pour se prémunir de ça, il y a un argument formidable, c'est de dire que l'élection n'est pas valable parce qu'elle était faite sous ingérence. Ingérence de Musk, de Trump, des Russes, au choix, ils choisiront. Et donc, pour la démocratie, parce que pour l'état de droit, c'est toujours présenté comme ça, on va devoir annuler le scrutin. Et pour cela, on a créé une institution communautaire qui s'appelle le Bouclier Démocratique Européen. Et effectivement, c'est l'eurodéputé macroniste Nathalie Loiseau qui préside la commission spéciale qui a été instituée en janvier au Parlement Européen pour mettre sur pied ce Bouclier Démocratique Européen. Donc tout est ficelé. C'est-à-dire qu'on va vous chercher... un argument, on va vous dire, il y a eu de l'ingérence, donc le scrutin n'est pas juste, l'état de droit n'est pas respecté, la démocratie n'est pas respectée, donc on annule le scrutin, donc on empêche des candidatures, et donc l'Union Européenne aura protégé l'état de droit et la démocratie, ce qui est sa vocation naturelle. La boucle est bouclée. Voilà ce qu'ils sont en train de mettre en place, ne pas croire que ça concerne que la Roumanie, ça concernera tout le monde, Thierry Breton avait craché le morceau, il avait dit, on l'a fait en Roumanie, on le fera évidemment en Allemagne si c'est nécessaire, ça n'a pas été nécessaire parce qu'il a manqué 5 points à l'AFD pour que ce soit... nécessaire, mais si l'AFD avait fait 25 au lieu de 21, je peux vous assurer que ça aurait été nécessaire et qu'il l'aurait fait. C'est l'Allemagne, on parle de la première puissance économique de la zone. En France, on se voit bien, c
'est Marine Le Pen qui est... Non mais le REN n'a rien à craindre. Vous pensez que les procès des assistants parlementaires justement du FN, elles vont s'en sortir sans... Moi je pense que le REN n'a
rien à craindre de l'Union Européenne, c'est devenu... Vous savez, l'AFD a une position quand même rude par rapport à l'Union Européenne. Dans leur projet, il y a... le déxit et la sortie de l'euro. Ce n'est pas du tout dans le projet du RN. Ça n'y est plus,
oui.
Non, ça n'y est plus du tout. Ils veulent même rester dans Schengen, le marché européen électricité. Rien du tout dans le projet du RN. Donc, ce n'est plus une menace pour le système. Ils ne votent même pas les motions de censure. Ils votent pour Ferrand. Hier, ils n'ont même pas voté contre la résolution sur l'Ukraine. Tout ça est délirant. Donc, le RN n'est pas un anti-système aujourd'hui. Donc, il n'a pas besoin qu'on déclenche le bouclier démocratique européen. Même si
Marine Le Pen était... Alors, en interne, il y a
une vraie... Je crois qu'il y a une vraie... actuellement au sein du RN. Vous savez, Bardella est encore plus rallié au système que Marine Le Pen. Marine Le Pen, il y a des restes encore. pendant des années, dit qu'il fallait sortir de l'Union européenne avec l'euro. Elle a dit que même c'était le premier des combats, elle avait raison à l'époque. Et puis elle a renoncé, mais forcément ça laisse des traces, alors que Bardella, il ne se préoccupe pas de tout ça. Il est complètement rallié au macronisme, il y va à fond, la méchante Russie, on reste dans l'OTAN, on reste dans l'UE, on reste dans l'euro, il fait la bise à Zelensky. Il coche toutes les cases du système. Donc je pense qu'à l'intérieur du RN, il va y avoir, suite au rendu judiciaire, au délibéré le 31 mars, il va y avoir, à mon avis, une guerre interne qui a déjà commencé en sourdine, mais qui va prendre de l'importance. Et le candidat du système, c'est plutôt Bardella.
Qui est très raccord avec tout le discours officiel. Mais vous parliez tout à l'heure des oppositions, justement, qui sont très sages face à Emmanuel Macron, qui étaient pourtant... au creux de la vague, après la dissolution ratée, qui n'arrivait pas à reprendre, la censure de Michel Barnier, et là on a l'impression que tout le monde s'est mis d'accord pour dire on va laisser une chance au produit, qui a prouvé quand même est une catastrophe pour la France, rien qu'à voir les 3600 milliards de dettes, la désindustrialisation, le chômage, et maintenant cette stratégie du choc permanente pour faire pousser des lois antisociales, pourquoi les oppositions sont si faibles ? qu'elles
ont les cartes aujourd'hui pour faire tomber François Bayrou. Effectivement, le non-vote de la motion de censure nous amène à nous dire pourquoi à ce moment-là ont-ils voté la motion de censure en décembre contre Barnier. Bon, puisque Bayrou fait encore pire.
Donc
ça n'a effectivement aucun sens. Bayrou, qu'on ne me dise pas, on va lui laisser sa chance parce qu'on ne le connaît que trop.
Il
y a 50 ans de carrière. En plus, Bayrou, c'est vraiment un produit du système. C'est quand même le type qui a trouvé à chaque fois un moyen de se raccrocher pour trouver un mandat, un poste, une fonction. Vraiment, c'est une moule qui s'accroche à son rocher. C'est incroyable. Il a toujours vécu au crochet du contribuable français, monsieur Bayrou. Sans jamais rien faire, d'ailleurs. Il y a des discours creux. Quand il était ministre de l'éducation nationale dans les années 90, il a laissé le souvenir d'un ministre qui ne faisait strictement rien. En plus, il y a un scandale qui aurait justifié en plus une motion de censure. Les oppositions, entre guillemets, à mon avis, y a plusieurs raisons. D'abord, il y a toute une partie de la pseudo-opposition qui est raccord idéologiquement avec le macronisme, donc ça ne leur pose pas de problème. Je pense au PS, tout ça, évidemment. Après, il y a une partie des oppositions... L'ERN, je pense... n'a plus de colonne vertébrale idéologique. Donc, à partir du moment où vous n'avez plus de colonne vertébrale idéologique, que vous n'êtes plus au clair sur la souveraineté nationale, que vous ne dites plus les préalables, c'est-à-dire qu'un pays qui, de toute façon, n'a pas sa souveraineté, ne changera pas de politique. Il se fera dicter toujours la même politique, quelles que soient les alternances. À partir du moment où ils ont lâché ça, ils ont laissé tomber ça, il n'y a plus rien, si vous voulez. C'était le piège de laisser tomber ça. Je leur avais expliqué en 2017, quand je suis parti, je leur ai dit, vous allez tout laisser tomber, et à la fin, vous serez complètement rallié. C'est ce qui s'est mis 8 ans, 7-8 ans, c'est maintenant le cas. Donc, sans colonne vertébrale, ils sont une opération. opposition mollusque. Et en plus, il y a le politiquement et le médiatiquement correct. Si vous voulez continuer à être invité sur BFM TV, sur LCI, sur TF1, à être bien traité, à être gentiment traité, il faut être dans l'opposition, mais pas trop. C'est ce qui explique aussi le fait que vous n'ayez pas d'élu patriote, par exemple. Si vous arrivez sur un plateau pendant le Covid, et vous dites d'emblée, non. tout ce qu'ils font c'est n'importe quoi, ça n'a pas de base scientifique, pas de passe sanitaire, pas de passe vaccinale, il y a le danger des effets secondaires, etc. Vous venez une fois, vous ne venez pas deux fois, si vous voulez. Si vous venez en disant, on n'est pas totalement d'accord, certes il faut encourager la vaccination de masse, mais il faudrait peut-être le faire autrement, etc. style RN ou LFI, on vous réinvitera. Parce qu'on dira, c'est bien, il y a un semblant d'opposition démocratique pour le théâtre, mais en fait, ce n'est pas dangereux. Pareil sur l'Ukraine. Si vous arrivez en disant, il n'y a pas de menace existentielle russe, tout ça, c'est de la foutaise, vous n'êtes pas réinvité. Et même maintenant, vous n'êtes pas invité tout court. Tout court. Sauf sur Sud Radio. Oui, mais quelques médias, mais c'est très très rare. D'autant que c'est l'ARCOM qui est censé contrôler tout ça et qu'on ne peut évidemment pas faire confiance à l'ARCOM qu'il faudrait supprimer. Et donc, vous vous faites entendre autrement. Maintenant, il y a des formidables médias indépendants, il y a les réseaux sociaux qui sont très puissants. Et puis il y a le combat de rue, j'allais dire, entre guillemets, c'est-à-dire la lutte. La mobilisation. Bien sûr, les mobilisations, les manifestations, il y a plein de choses à faire, il faut se montrer, il faut être dans le combat permanent. On ne peut pas accepter que ces oppositions, entre guillemets, nous représentent, puisqu'elles ne nous représentent pas, elles ne représentent aucune opposition sérieuse et réelle.
Merci beaucoup Florian Philippot, président des Patriotes, d'avoir été notre invité. Merci à vous. Et on se retrouve pour cette dernière partie d'émission avec Florence Bergeau-Blackler, docteur en anthropologie, chercheuse au CNRS, qui est également à la tête du Centre européen de recherche et d'infos sur le frérisme. Bonjour. Je rappelle que votre livre, Le frérisme et ses réseaux, aux éditions Odile Jacob, est paru en édition de poche la semaine dernière. Ça vous a valu d'être sous protection rapprochée, puisque vous êtes la cible de tueurs potentiels, ou du moins d'islamistes qui voudraient vous faire taire.
depuis la sortie du livre, alors c'était en janvier 2023, pendant deux mois on peut dire que ça a été relativement calme, et à la suite d'une conférence tenue avec Gilles Kepel, qui a fait la préface de mon livre, les choses se sont envenimées, il y a eu des menaces, et des menaces de mort, et donc qui ont conduit le ministre de l'Intérieur, c'était M. Darmanin à l'époque, à me placer sous protection policière permanente depuis. Je suis toujours sous cette protection.
Vous, vous dénoncez l'antrisme partout de ce réseau des frères musulmans et autres qui utilisent la laïcité pour faire valoir leurs idées à la fois à l'université, dans le sport, on va en parler, et ailleurs. Pour
faire bien comprendre aux auditeurs, le frérisme, c'est ce qu'on pourrait appeler l'autre djihad. Il y a le djihadisme violent qui se manifeste donc par des éclats brutaux qui peuvent tuer. On l'a vu évidemment depuis 2015 de façon assez systématique. Ce sont soit des groupes projetés venant de l'étranger, soit des groupes qui ont été nourris à l'intérieur de l'Europe et de la France. Dans le cas des attentats de 2015, ça venait de Belgique. Donc ça, ce sont des groupes violents. Et il existe un autre djihad qui, lui, n'utilise pas des moyens violents, mais plutôt des moyens de subversion. Alors la subversion, ce n'est pas pareil que la submersion, c'est une technique qui consiste à utiliser la force de l'adversaire contre lui-même, de sorte qu'il ne s'en rende pas compte. Donc on utilise les lois contre un pays démocratique, on utilise les partis politiques aussi contre eux, on utilise en fait toutes les facilités de ce qu'on appelle ici le vivre ensemble, on utilise aussi la laïcité contre eux-mêmes. fait, commencer à diffuser une certaine idéologie qui, dans le cas des fréristes, donc issus de la confrérie des frères musulmans, est une idéologie charia compatible.
Mais d'où viennent les frères musulmans ? Où est-ce qu'elle est leur base internationale, on peut dire, de cette organisation ?
Voilà, il faut bien se représenter les frères musulmans comme confrérie secrète, qui est née en 1928, 1904 ans après ce qu'on appelait la chute du califat. Et ce réseau-là, créé par Hassan El Banna, qui était au départ une espèce de milice qui en même temps rendait service à la population contre l'État, pour créer une société islamique, c'est-à-dire régulée par la charia. Donc au départ c'est une confrérie, puis qui s'étend. Et ensuite, quand elle arrive dans les années 60-70, dans des pays sécularisés, elle va changer un peu sa forme. Elle n'est plus seulement cette confrérie secrète militaire, mais plutôt un mouvement. C'est ce que Youssef el-Kardaoui, son mentor, appelait le mouvement islamique, qui est destiné à convertir les sociétés occidentales, mais avec douceur. selon les moyens des sociétés pacifiées.
Mais est-ce que là, on voit Emmanuel Macron et le gouvernement être vent debout contre la gérance russe, par exemple ? Est-ce qu'il y a eu un déni où, volontairement, les gouvernements successifs n'ont rien fait contre cette ingérence, et pourtant bien présente, de l'idéologie frériste en France, notamment ?
Parce que je crois que c'est plus difficile de lutter contre une idéologie qui n'a pas d'État d'origine que contre un État. vous faites venir l'ambassadeur, vous discutez, vous prenez des mesures de rétorsion, etc. Avec une idéologie et des réseaux qui sont assez difficiles à identifier, des réseaux d'influence, des réseaux qui sont à la fois fermés, secrets... Mais quels sont ces réseaux
d'influence, justement ?
Alors, les frères musulmans, c'est une confrérie secrète qui doit peser à peu près un millier de personnes, c'est très très peu de gens, qui appartiennent à la confrérie, en France, je parle, mais il y en a partout en Europe. qui appartiennent à la confrérie, qui prêtent serment, qui ont des objectifs, des stratégies, des tactiques pour parvenir à l'idéal de la société islamique. Et puis autour d'eux, il y a un cercle bien plus large de gens qui sont sensibilisés à leur idéologie et qui la portent sans même nécessairement se référer à la confrérie. mais qui partagent les mêmes lectures et qui ont cet objectif de se modifier et de modifier leur entourage.
Mais sans le faire, par exemple, on peut aussi vous parler de Gérald Darmanin, qui était ministre de l'Intérieur, qui a donc voté, qui a œuvré pour votre protection. Lui a aussi flirté de manière politique à Tourcoing, de cette façon-là, pour l'ouverture de mosquées, pour voir, il était peut-être sans le savoir, sous influence frériste à un moment ?
Ça, je ne pourrais pas le dire en partie. Mais c'est vrai que tous les partis politiques sont approchés de toute façon par les frères musulmans et que pour des raisons électorales assez simples à comprendre, si le vote musulman, surtout dans une commune où il y a une forte population musulmane, si ce vote musulman vous échappe, vous n'avez aucune chance d'être élu. Or, et c'est ça qu'ont réussi à faire les frères musulmans, qui ne sont pas les musulmans normaux, je veux dire ordinaires, laïcs, comme tout le monde, qui sont vraiment un mouvement subversif. Ils ont essayé de produire un vote musulman. Et ils y sont assez bien arrivés, puisque par exemple, ce vote s'est retrouvé derrière le parti LFI en 2012. Vous vous souvenez quand Jean-Luc Mélenchon s'est proposé comme candidat, il a immédiatement identifié le vote musulman comme étant le vote qui lui permettrait d'arriver au second tour. Et c'est ce qu'il espère encore faire. Donc pour le moment, ce vote est capturé, si on peut dire, par LFI. Mais attention parce que... Vous pensez
que c'est un vote compact et qu'il va suivre un parti, qu'il n'y a pas une volatilité quand même de fait ? 69
% des musulmans qui votent LFI, ça fait quand même... Alors comment ils ont réussi ça ? Tout simplement en faisant une campagne contre l'islamophobie. C'est-à-dire que LFI s'est adressé aux musulmans en disant « tous les autres partis vous en veulent, on a une montée de l'extrême droite qui est effrayante, on va vous mettre dans des bateaux et vous allez partir ». Donc ils ont joué un peu sur la peur. C'est vrai qu'il y a des discours qui peuvent faire
peur. On a quand même en France eu des discours assez durs contre l'islam, en l'occurrence, et pas simplement contre l'islamisme.
exemple
Éric Zemmour, par exemple, sur les prénoms français ou non, la façon dont on parlait de rémigration, de grands emplacements, tout ça fait qu'il y a aussi ce sentiment d'être rejeté par une partie de la société française. Ce
que disait Éric Zemmour, c'est effectivement, lui, il a pointé la responsabilité de l'immigration, de la submersion migratoire. il me semble qu'il faisait quand même la différence entre l'islam et les musulmans. Ça, ça lui appartient, moi je ne ferai pas cette différence, je pense qu'il faut différencier l'islam de l'islamisme, mais il me semble assez clair sur l'idée qu'il fallait que l'islam se soumette aux lois de la République, ce qui n'est pas tout à fait excessif, mais qui est excessif évidemment, et intolérable pour les frères musulmans, et c'est là que le jeu entre LFI et les fréristes est assez pertinente. parce que finalement, et on l'a vu depuis le 7 octobre, ils se sont vraiment coalisés, parce que finalement, ils sont en train de faire croire aux musulmans qu'ils sont détestés pour ce qu'ils sont, et qu'ils sont rejetés en tant que musulmans. Et ça... Ça leur permet simplement de capturer cette population, d'en faire une population captive pour leur vote.
Mais c'est quelque chose qui est inéluctable ou est-ce qu'il n'y a pas aussi un défaut de communication ou même d'engagement de la part de la classe politique pour dire non, non, mais attendez, quand on a vu par exemple les silences sur Gaza, et je ne parle pas bien sûr du 7 octobre où là tout le monde a condamné ce pogrom, mais après sur les crimes de guerre du gouvernement Netanyahou à Gaza, il y a eu quand même un silence. ou des prises de parole gênées d'une partie de la classe politique.
pour ça, c'est difficile de parler de crimes de guerre. On n'a pas encore fait le bilan de ce qui s'est passé exactement. Non, mais les courants
internationales de justice travaillent sur ce sujet-là.
Pour moi, on n'est pas encore tout à fait au clair par rapport à ça. Surtout avec l'usage des boucliers humains par Gaza, qui avaient quand même utilisé l'argent international des milliards. pour construire des tunnels dans lesquels ils ont mis des populations. Tant qu'on n'est pas tout à fait sûr de ce qui s'est passé exactement, c'est difficile de parler de crimes de guerre, et encore pire, de parler de génocide. C'est en réalité complètement inacceptable. Je ne vois pas le lien que vous faites avec les musulmans en France.
Parce que quand même, on voit bien que la défense de Gaza, elle est plutôt du côté des sphères France Insoumise et des personnalités... C'est
vrai, mais ce lien entre l'islamophobie et Gaza, c'est un lien complètement artificiel qui a été créé par les frères musulmans et repris par LFI pour capturer toujours, comme je le dis, cet électorat-là.
On va marquer une courte pause et se retrouver avec notre invitée Florence Bergeau-Blackler, président du Sérif. docteur en anthropologie et chercheur au CNRS. Et on parlera de l'antrisme dans le sport parce qu'il y a eu des prises de parole de la ministre des Sports auxquelles notre invité va réagir. A tout de suite sur Sud Radio. avec nous sur ce plateau, Florence Bergeau-Blacler, présidente du Centre européen de recherche et d'infos sur le frérisme, docteur en anthropologie, chercheur au CNRS, pour parler de l'entrisme des frères musulmans un peu partout dans la société, auprès des partis politiques, et aussi dans des activités du quotidien, comme le sport par exemple. Et là, c'est la ministre Marie Barsac qui en parlait, puisque le ministère des Sports sort un livret pour lutter contre l'entrisme dans les sports, et voilà ce qu'elle disait à propos de ce sujet.
Les sujets de radicalisation dans le sport sont un autre sujet que le sujet du port du voile et d'un signe religieux dans le sport. Donc moi je souhaite vraiment et très fermement faire la différence entre ces deux enjeux. C'est évidemment tolérance zéro pour tous les actes d'antrisme dans le sport, mais attention aux amalgames, il ne faut pas tout mélanger. Est-ce que le voile islamique résume l'antrisme ? La réponse est non. Il y a des femmes qui exercent leur liberté religieuse, comme la loi de 1905 l'autorise. Je n'accepte pas que l'on refuse de serrer la main à une femme, évidemment dans le sport. Je ne tolère pas qu'on stoppe un match pour faire une prière. Ça c'est non, c'est clair. Mais combattre ces dérives, c'est accompagner les acteurs de terrain.
Alors, comment reconnaître de l'antrisme de ce qui n'est pas de l'antrisme ? Qu'est-ce que vous pensez de ce que dit cette ministre ?
En fait, Mme Barsak nous explique, qui est ministre des Sports, nous explique qu'elle s'oppose à l'antrisme dans le sport, qu'elle s'oppose au radicalisme. Ce sont deux choses différentes, mais admettons. Donc, elle ne veut pas que les hommes ne servent pas. pas la main des femmes, que les matchs se s'arrêtent en raison des prières. Donc ça, elle explique bien qu'elle est contre l'antrisme et contre le radicalisme. Et puis ensuite, elle nous dit qu'elle ne fait pas de lien entre le voile islamique et le radicalisme. Pour elle, c'est juste une pratique comme une autre. Et évidemment, quand on regarde l'histoire du voile... du voilement des femmes, ça n'est pas exact. Il faut faire l'amalgame entre l'islamisme et le voilement des femmes. Il est parfaitement légitime. Quand on regarde l'histoire, c'est parfaitement légitime.
C'est-à-dire quelle histoire ? Qui
sont les... Les chefs d'État de pays musulmans qui ont tenté de faire abandonner le voile dans leur population, c'est d'abord Mustafa Kemal Atatürk, donc en 1924, c'est Nasser en Égypte, c'est Bourguiba en Tunisie, c'est le roi du Maroc aussi, et toujours avec l'idée que finalement... cette pratique était une pratique ancestrale, traditionnelle, et pourtant ce sont des gens, et notamment le roi du Maroc, qui est le commandeur des croyants, donc il y a une responsabilité religieuse. Donc là, on était là à peu près dans les années 1980. Et il y avait
aussi tous les régimes bassistes, Saddam Hussein, les Assad en Syrie, Kadhafi. Des régimes autoritaires mais laïcs
qui s'étaient détachés. Et qui ont
été les uns après les autres décimés par la politique internationale américaine notamment.
Alors, allons doucement. Il y a une volonté de considérer, parce qu'ils sont dans un projet de démocratie, ça ne veut pas dire qu'ils étaient des démocrates, ça veut dire qu'ils étaient dans un projet de démocratie. combattaient donc l'hétéocratie. Or, ça, ça s'est renversé à peu près dans les années 1980, avec l'arrivée au pouvoir de Roménie en Iran, où les réseaux islamistes et le pan-islamisme a repris du poil de la bête et a essayé de s'imposer. Ça a donné l'affaire des foulards de Creil, notamment, où on a vu les islamistes, pour une fois, tenir bon et essayer de défendre les filles qui voulaient imposer leur voile. C'est 1989. Et à partir de là, on a commencé à raisonner en se disant, soit on laisse les filles porter le foulard dans l'école, mais au moins elles vont s'émanciper, aller à l'école, etc. Et puis finalement, c'est le droit, l'expression religieuse, etc. Soit au contraire, on protège la laïcité et on les exclut de l'école parce qu'on a de l'antrisme islamique. On est resté exactement sur la même façon de cadrer le problème aujourd'hui, alors qu'on est 35 ans après. Alors qu'aujourd'hui, le voile est porté par 42% des femmes de 35 à 44 ans, je crois. Ce
qui n'était pas le cas en 89. Ce
qui n'était pas du tout. Donc on a vu une progression extraordinaire du voile au cours de ces dernières années. une progression aussi de l'islamisme, du djihadisme et de toutes les formes violentes, et on ne fait pas le lien. Ça c'est une première chose. La deuxième chose, ce qu'il faut savoir, c'est que le voilement des femmes est absolument indispensable au projet frériste, au projet des frères musulmans, au projet djihadiste, le projet de la société islamique. Parce que la société islamique se conçoit à partir d'une division sexuelle de l'espace et du travail. Ça veut dire concrètement que les femmes ont un rôle de productrices et de reproductrices des croyants, donc leur espace c'est la maison, et quand elles sortent elles sont voilées, mais leur espace c'est la maison, et pour les hommes... toutes leurs fonctions et leur espace, c'est l'extérieur. Donc la société, quand dans le Coran, Dieu s'adresse aux croyants et aux croyantes, il ne s'adresse pas de la même manière. Donc la société islamique, elle est basée sur cette distinction, et le voilement n'est donc pas un signe, c'est une norme, c'est un instrument de préparation, d'avènement de cette société islamique. Donc bien sûr, il y a un lien entre le voilement et l'islamisme.
Mais on en est loin quand même. La laïcité, ce que rappelle cette ministre, c'est de dire qu'aujourd'hui la loi de 1905 permet à ces femmes qu'il souhaite de se voiler étant dans le respect des lois de la République. Oui mais justement
on essaie de limiter cet entrisme islamiste parce que maintenant il y a un certain nombre de politiques qui ont compris et donc il y a eu des propositions de loi dans ce sens, il y a eu des rapports. rédigés sur l'antrisme dans le sport, qui sont très convaincants. Je vous suggère de lire la thèse de Médéric Chapiteau sur ce thème. Donc maintenant, on est un peu plus conscient de l'antrisme islamiste. Ce que je voulais souligner, c'est que... La question de serrer la main des hommes et des femmes, la question des prières qui interrompent un match, etc. et la question du voile sont à prendre dans le même paquet.
Ce n'est pas ce que dit la ministre.
Ce n'est pas ce qu'elle dit. Il faut faire la malgale entre le voilement et l
'islamisme. Et là, il y a un livret qui est publié par le ministère des Sports pour les acteurs de la filière du sport, pour justement éviter ces points de friction. Vous l'avez lu ce livret ? Non, je ne l'ai pas lu. Je pense que vous l'avez lu avec intérêt, j'imagine. Certainement, je veux dire. Parce que c'est donc un vrai problème, identifié par le ministère, traité par un livret. Est-ce que ça va suffire ou est-ce qu'on va se retrouver avec des acteurs désemparés, seuls, qui vont se retrouver dans des situations impossibles à gérer ?
En fait, il y a eu plusieurs travaux sur la question de l'entrisme dans le sport, notamment parce qu'il y avait les Jeux Olympiques. Donc les choses sont en cours, mais effectivement, il y a eu une très grande, très forte adversité venant de certains partis, et aussi des paroles publiques comme ça, qui sont extraordinairement contre-productives. Parce que, qu'est-ce que ça envoie comme signal ? ben finalement si je confonds l'islamisme avec le voile c'est que je suis raciste et islamophobe donc c'est pas bien et je ne veux pas qu'on imagine que je suis une personne raciste une personne mauvaise mais c'est comme ça que les gens résonnent alors qu'ils ont raison de faire cet amalgame et je dis fait cet amalgame c'est très important de comprendre comment ça fonctionne Et donc ça culpabilise une partie de la population qui ne sait plus se défendre de ces attaques, de cette subversion.
En quoi c'est des attaques que des femmes choisissent de porter le voile
Parce qu'en fait, si vous êtes une femme, par exemple, une femme qui porte le voile, et notamment si vous êtes une femme musulmane qui ne porte pas le voile, c'est quand même les femmes qui portent le voile. ont une attitude prosélyte par le fait même qu'elles portent un voile. Et pour les femmes musulmanes qui ne le portent pas, c'est une forme d'exclusion. D'abord, ça signe quand même l'impureté de la femme aussi, et ce projet de société islamique dont elles ne veulent pas. Et ça ne touche pas d'ailleurs que les femmes musulmanes, mais aussi les femmes non musulmanes, qui sont considérées comme impudiques du fait qu'elles ne portent pas le voile.
Et pourtant, comment vous expliquez ces mouvements féministes qui valident le voile ? en disant, non, non, c'est normal. Parce que ces mouvements
féministes ne sont pas féministes. Ce prétendent féministes, c'est ce qu'on appelle le néo-féminisme. En réalité, elles défendent les minorités. Les minorités religieuses, les minorités sexuelles, toutes les minorités. Si vous êtes une minorité, elles vous défendent. Mais elles ne font pas partie des féministes, puisqu'elles ne défendent pas la cause des femmes.
Et pourtant, on a vu les échauffourées lors de la manifestation. Aujourd'hui, vous pensez qu'il y a une prise de... De conscience quand même de la sphère politique ?
Moi j'étais hier soir à Lyon, j'ai reçu le prix des Lyon, qui est une organisation féministe, le prix des réfugiissantes précisément. Et donc on a effectivement beaucoup parlé de l'inquiétude que partagent les féministes universalistes vis-à-vis de ces mouvements qui en fait sont en train de laisser la place aux hommes. On l'a vu à Paris avec finalement des hommes, pas seulement des hommes, mais des hommes qui étaient pro-palestinaires. pro-amas, on peut dire, dans la rue, qui ont même exclu certains groupes féministes. Donc, on est un peu quand même inquiet de ce qui est fait du féminisme aujourd'hui.
Merci beaucoup, Florence Bergeau-Blaquer, d'avoir été avec nous sur Sud Radio. Dans un instant, on va parler des femmes, justement, avec Brigitte Lahaye. L'amour version femme, voilée ou non, chat rasée ou non, comme dirait Esri Lassoudet. En quoi l'évolution des femmes et leur capacité à s'affirmer dans leur demande amoureuse changent les relations affectives ?
Transcription automatique — vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.