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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Frontières, la matinale. Louise Maurice.
Bonjour à tous, il est 8h. Dans notre matinale du 6 mars, nous accueillons Jean-Marie Besset, auteur de la pièce De Gaulle apparaît en songe à Emmanuel Macron au théâtre du Déjazet depuis le 4 février. On va en parler tout à l'heure. Lors de notre interview frontale, nous recevons Julie Rechagneux, députée européenne et porte-parole du Rassemblement National. Nous échangerons sur le discours d'Emmanuel Macron. concernant la situation internationale. Également au programme, la décision du parquet de Nanterre qui requiert un procès pour meurtre contre le policier, auteur du tir mortaire contre Naël. Place à l'info, à l'analyse et aux échanges. Commençons tout de suite avec le flash de Guillaume Foucteau. Bonjour Guillaume.
Bonjour Louise, bonjour Julien, bonjour à tous les auditeurs. Alors là, je le disais hier déjà, la rédaction est dans les starting blocks et cette fois, c'est le jour J. Une énorme annonce va arriver d'ici quelques heures. Toute notre rédaction est mobilisée, que ce soit les journalistes, nos très bons monteurs en régie. L'ensemble de la rédaction de Frontières est mobilisée. Une grande annonce d'ici quelques minutes, quelques heures.
Exactement Guillaume, on a vraiment hâte, je le répète toujours, mais on a vraiment hâte de vous le présenter ce projet. C'est un des projets les plus gros qu'on a... ambitieux tout à fait. Exactement, qu'on a voulu mettre en place entre la matinale qui a été lancée septembre dernier, on a aussi l'application, on a le site internet qui a évolué et ce dernier projet, alors c'est pas le dernier, mais c'est le dernier en date, exactement, va être vraiment, je pense que ça va vraiment vous plaire, en tout cas nous ça nous plaît déjà et plein de choses sont en train de se mettre en place pour chacun d'entre nous aussi, à titre personnel, en tant que journaliste, pour ce projet. On passe aux actualités, Guillaume, c'est parti pour le flash.
Emmanuel Macron s'est adressé hier soir aux Français dans une allocution préenregistrée abordant la guerre en Ukraine et la défense européenne. Face à la suspension de l'aide militaire américaine et aux tensions avec la Russie, il réaffirme son soutien à Kiev. Il propose un débat sur la dissuasion nucléaire française pour protéger l'Europe et a annoncé une réunion à Paris des chefs d'état-major pour garantir la paix. Il a insisté sur l'indépendance européenne et des investissements accrus en défense sans hausse d'impôts. Selon un sondage CSA pour Europe 1, CNews et les journaux du dimanche, 65% des Français sont... opposent à l'envoi de troupes militaires en Ukraine, malgré le soutien affiché d'Emmanuel Macron à Kiev. Seuls 35% y sont favorables, une opinion partagée par les macronistes à hauteur de 56%, tandis que 81% des sympathisants RN et 74% de LFI s'y opposent. Mercredi, un ressortissant algérien de 28 ans au profit dangereux et condamné à plusieurs reprises en France pour troubles à l'ordre public, violences et menaces de mort a été expulsé vers Alger. Muni d'un passeport mais sans laisser passer consulaire, l'Algérie a refusé son retour. il est reconduit au centre de rétention de Metz. Mercredi, au procès de Joël Le Squarnec, ancien chirurgien accusé de viol et agression sexuelle sur 299 personnes sur 30 ans, 12 nouvelles victimes potentielles se sont manifestées. Agis en moyenne de 11 ans lors des faits, ces anciennes patientes ont contacté le service d'aide aux victimes, bouleversée par la médiatisation de l'affaire en cours à Vannes depuis 10 jours. Et pour finir en football, la Ligue des Champions, hier soir, les barrages allés des 8e de finale. Le Paris Saint-Germain recevait Liverpool, deux équipes invaincues dans leur championnat domestique. domination du PSG, Harvey Elliott a crucifié les parisiens en ouvrant le score à la 87e minute.
Merci Guillaume et à tout à l'heure. Julien, bonjour déjà, je ne sais pas si je t'ai dit bonjour. Si vous gardez les otages, vous êtes mort. L'avertissement de Donald Trump au peuple de Gaza, qu'est-ce que tu en penses ? Qu'est-ce que tu en as pensé ? Ça fait
un petit moment que Donald Trump a promis au Hamas le feu, on pourrait dire, s'il n'y avait pas une libération complète des otages. on va voir ce que ça va donner dans les semaines à venir, mais il faut qu'il se décide à un moment donné, parce que je crois que ça fait plusieurs fois qu'il aura donné des ultimatums, plusieurs fois que le Hamas a libéré certains otages, malheureusement parfois morts, donc on va voir ce que ça va donner, mais en tout cas, je pense que... Il veut essayer de retarder le plus possible l'échéance parce qu'il sait très bien que ça représente un risque énorme, notamment s'il y a des bombardements sur la zone, s'il décide véritablement de mettre toute la puissance, on pourrait dire, américaine contre le Hamas, ça pourrait avoir des répercussions sur les otages. Donc je pense que c'est un moyen de négocier en réalité, il négocie avec le levier de la peur. Donc je pense que c'est une stratégie pour lui pour pousser le Hamas à libérer les otages avant. éventuellement, qui décide d'intervenir militairement parlant.
Juste avant de recevoir Jean-Marie Besset, je voulais te demander quand même par rapport à ça, pour nous faire un peu comprendre rapidement, pourquoi est-ce que Trump est autant intéressé par cette zone et pourquoi est-ce qu'il est tant engagé à ce que cette guerre se termine ?
Déjà parce qu'il y a toujours eu une relation extrêmement étroite entre Israël et les États-Unis. Dès la création même de l'État israélien, ça a toujours été des alliés particulièrement liés. Donc il a aussi sorti une vidéo il y a de cela une semaine à peu près où on voit un Gaza magnifié qui ressemble à Saint-Tropez, avec un peu un mélange entre Saint-Tropez, Dubaï et des casinos Trump, etc. Bon là, je crois qu'on est assez loin de la réalité et que c'est plus de l'ordre du fantasme propre à Donald Trump. Mais oui, il y a des intérêts dans la région d'un point de vue économique, d'un point de vue énergétique. En fait, le nouveau mandat de Donald Trump a des allures d'empire, que ce soit avec le canal de Panama, avec la question du Groenland, de Gaza maintenant.
Et c'est un entrepreneur, il ne faut pas le dire. Et c'est un
entrepreneur, donc lui c'est constamment l'art du deal, l'art de la négociation, en présentant toujours des projets qui sont farfelus. Il va toujours plus loin, en fait, il dépasse toujours plus les frontières pour ensuite pouvoir avoir un retour sur investissement moindre, mais ce qu'il voulait de base en réalité. les étoiles pour atterrir sur les nuages. Donc on verra bien ce que ça va donner.
On a hâte de voir ça en tout cas. Ce matin, on va avoir un invité qui va nous faire un petit peu découvrir un autre univers qu'on a moins l'habitude de présenter ici chez Frontières. C'est l'heure du Réveil des idées. Nous recevons ce matin Jean-Marie Besset autour de la pièce De Gaulle apparaît en songe à Emmanuel Macron. Le Réveil des idées, c'est parti.
Frontières, la matinale. Le réveil des idées.
Bonjour Jean-Marie. Alors, Besset ou Besset
Besset.
Besset. Merci d'être avec nous aujourd'hui. On voulait vous recevoir pour parler de cette pièce de théâtre. Alors, on va écouter un extrait. Cette pièce est au théâtre de Jazet depuis le 4 février. Une pièce que vous présentez comme une fantaisie politique. Il s'agit d'un dialogue imaginaire entre Emmanuel Macron et Charles de Gaulle. On écoute tout de suite.
Alors chez vous. Le jeune président. Mon général. Moi, j'ai eu la première carte mondiale. J'ai eu la seconde. Ensuite, j'ai dû régler les guerres de la décolonisation de nos territoires. Et vous ? J'ai eu à faire face à une épidémie.
'amplitude mondiale. À un mouvement de révolte populaire. Une jacquerie. Des gilets jaunes. Ils voulaient venir me chercher.
beaucoup d'avoir accepté notre invitation. C'est vrai qu'on n'a pas toujours l'habitude d'aborder des thématiques en lien avec la culture dans la matinale, donc c'est une très bonne chose que vous soyez là. Comment vous est venue cette idée de réaliser cette fantaisie politique de cette rencontre imaginaire entre Emmanuel Macron et le général de Gaulle
C'est ma troisième pièce sur le général de Gaulle. Le général de Gaulle, je suis tombé dedans quand j'étais petit, puisque je suis né le 22 novembre, comme lui. Et donc on m'a toujours parlé du général de Gaulle. En plus, je considère que ça a été une grande chance pour ma génération d'être le contemporain de cet homme-là. Pour moi, si vous voulez, dans l'histoire de France, il y a eu trois grandes figures, Louis XIV, Napoléon et le général de Gaulle. Et c'est quand même une chance d'avoir été son contemporain, même brièvement, dans mon cas, pendant 10 ans, puisque j'avais 10 ans quand il est mort. Mais on peut regarder qu'Alfred de Musset, par exemple, se souvenait, enfant, d'avoir vu Napoléon dans les rues de Paris. Et donc, voilà, cette proximité-là. Et je pense que le général, non seulement a tout commencé de notre France moderne, il a... voulu moderniser son armement. Justement, à l'époque, il a lancé le plan calcul qui est à l'origine de l'informatique en France, même si cette informatique a depuis été totalement reléguée. Mais il nous avait donné les outils, sans parler du parapluie nucléaire dont le président de la République actuelle nous a parlé hier soir. Et donc le général de Gaulle a tout initié pour moi. Et en plus, il a d'une certaine façon fermé la porte puisque malheureusement, je pense que la France, telle qu'elle était depuis des siècles, s'est terminée en juin 40 à Bordeaux. Voilà. Et le général de Gaulle nous a donné peut-être pas une espérance, mais en tout cas un sursis. Mais il faut rappeler quand même qu'il n'était pas à Yalta et que par rapport à la situation actuelle dans laquelle nous nous trouvons, si vous voulez, la confrontation par exemple entre Trump et Zelensky est dans une tradition, c'est-à-dire elle ne sort pas de nulle part puisque le président Roosevelt lui-même n'a pas reçu le général de Gaulle avant juillet 1944, c'est-à-dire un mois après le débarquement, et a considéré jusqu'au bout que de Gaulle était un fâché. Donc il y a une grande tradition de brutalité des présidents des États-Unis, quels qu'ils soient, puisque l'Amérique n'est rentrée en guerre que quand ses intérêts à elle étaient menacés, c'est-à-dire après Pearl Harbor. Et pas du tout. Le général de Gaulle, via Churchill, n'a joué aucun... presque aucun rôle dans l'entrée en guerre des États-Unis en Europe. Je réponds longuement à votre question, mais je pense que le général de Gaulle a fermé la porte d'une certaine façon, et que depuis, les hommes politiques français... Sans référer à lui, évidemment. Mais voilà. Alors je pense qu'Emmanuel Macron en particulier est sûrement très obsédé du général de Gaulle. Il y a une photographie de sa photographe officielle où on le voit descendre un escalier au Palais de l'Élysée. Et derrière, dans l'ombre, il y a le portrait du général de Gaulle au-dessus de sa tête. Mais je pense qu'il est souvent... qu'il essaie souvent d'être gaullien d'une certaine façon.
me semble que, par rapport à un article que j'ai lu dans Le Figaro sur votre pièce, vous avez eu l'idée de cette dernière suite à un déjeuner avec Philippe Tesson. Est-ce que vous pouvez nous expliquer
? Philippe Tesson a suivi en tant que critique dramatique toute ma carrière dramatique depuis le début, depuis 1989. Et qui était déjà une pièce sur De Gaulle et qui, à l'époque, était confrontée au maréchal Pétain, puisqu'il lui rendait visite dans sa cellule de l'île-dieu. Donc Philippe Tesson était quelqu'un qui a suivi mon travail d'auteur dramatique. Et puis ensuite, quand il est devenu directeur de théâtre, donc à la tête du Pochemont Parnasse. Il n'a cessé de me solliciter. Et donc il a notamment produit la dernière pièce qu'a produit Philippe Tesson aux poches Montparnasse. C'était une de mes pièces qui était une suite de dialogues entre le duc de la Rochefoucauld et Madame de Lafayette au moment de l'écriture de la princesse de Clèves. Lors d'un déjeuner, pendant les répétitions de cette pièce « Duc et Pioche », Philippe Tesson m'a dit « Mais tu n'écris pas assez de théâtre politique. Pourquoi tu n'écris pas plus sur la politique ? » Vous savez que Philippe Tesson, outre son activité de critique dramatique au Figaro magazine ces derniers temps, a été quand même un grand éditorialiste politique. Il a créé des journaux, etc. Je lui ai répondu « Écoute, j'ai cette idée d'un songe d'Emmanuel Macron où lui apparaîtrait le général de Gaulle, un peu comme la statue du commandeur ». Il m'a dit « Écoute, Banco, je t'en passe commande ». Et malheureusement, il est mort quelques semaines après que je lui ai donné le manuscrit. Donc je pense qu'il ne l'a pas lu. Vous me posez cette question ce matin. Sa fille, Stéphanie Tesson, qui dirige le théâtre de Poche-Montpardin, s'est venue hier soir voir De Gaulle apparaître en songe à Emmanuel Macron. Nous avons dîné ensemble après. Elle a été très touchée de voir que sur le livre qui est publié aux éditions, là où c'est au livre, le texte de cette pièce est dédié à Philippe Tesson.
Vous avez souligné lors de ma première question le fait qu'on ne produisait plus d'élite comme le général de Gaulle. Enfin, il y a quand même des différences significatives entre Emmanuel Macron et le général. Comment vous l'expliquez ?
ne sait pas qu'on ne produise plus d'élites. Enfin des élites à la hauteur. Non, mais les grands hommes dans l'histoire de France, ils sont produits... De toute façon, les grands hommes sont produits par des grands événements, toujours. C'est-à-dire que le général de Gaulle a été... dire ? A su saisir sa chance et son destin au moment de l'effondrement de la France en juin 1940. et a décidé de rompre avec l'armée, ce qui n'est pas rien. C'était un soldat, un général deux étoiles. C'est pas rien pour un militaire de rompre avec sa hiérarchie. Ça commence par une rupture. C'est un peu comme la sainteté. La sainteté, c'est pas non plus, contrairement à ce que croient peut-être des gens très bigots, c'est pas du tout une attitude morale. C'est une attitude justement souvent immorale au départ. C'est une transgression. Et je crois que ce qui forge les grandes personnalités, c'est justement la capacité à rompre.
croyez-vous qu'un jour, on assistera à l'avènement d'un homme providentiel ? C'est quelque chose qui est très présent dans la politique française. Et c'est un souhait aussi pour les Français de revoir un leader à la fois charismatique, avec une légitimité également, parce que de Gaulle avait cette légitimité en tant que général, que résistant. Est-ce que vous croyez en la possibilité qu'un jour, on verra émerger une personnalité de ce type ?
Je crains qu'à court terme ou à moyen terme, nous ne roulions que sur des petits objets. Le président de la République a pris une posture un peu martiale hier soir, un peu solennelle. Je crois que c'est une dramatisation un peu hasardeuse des choses parce que je pense malheureusement qu'il ne se passera rien en fait. Et que la principale force à l'œuvre dans l'humanité, c'est la force d'inertie. Je pense que les jeunes Français aujourd'hui ne sont pas du tout... prêts à se battre ni pour l'Ukraine, ni pour l'Allemagne, ni pour un autre pays européen. Je pense que si la France, demain, était en effet envahie, alors là, peut-être, ils se battraient pour leur famille et leur village, leur ville, leur territoire et ceux qui leur est proche. Mais que pour le moment, on est quand même très, très loin de ça. Et en plus, je pense, si vous voulez, que l'Europe elle-même... La seule utopie qui a été vendue à notre génération, c'est l'Europe. Mais j'ai vécu en effet dans cette utopie qu'on nous a vendue. Enfin, surtout, le général de Gaulle a mis sur pied, tout de suite après la chute du Troisième Reich, l'amitié franco-allemande avec Adenauer. Et donc, c'était quand même une grande idée. Est-ce qu'il l'a mise sur pied aussi par défiance à l'égard des anglo-saxons qui l'avaient humiliés, justement, l'Amérique et l'Angleterre, d'une certaine façon ? Et donc, est-ce pour ça qu'il a fait ce couple franco-allemand ? Mais ce couple franco-allemand qui a eu cours jusqu'à François Mitterrand, paradoxalement, puisqu'on se souvient d'avoir vu le chancelier allemand Kohl avec Mitterrand main dans la main à l'Arc de Triomphe. C'est la dernière image de ce couple franco-allemand. Mais si vous voulez, pour moi, il n'a pas survécu au XXe siècle. Et aujourd'hui, il n'existe pratiquement plus. Il est en totale déshérence. Moi, j'ai vécu dans un monde où on faisait des échanges en Europe. Chaque été, on faisait un échange linguistique quand j'étais adolescent avec une famille en Angleterre, avec une famille en Allemagne. J'ai vécu dans un monde où les jeunes Français, 600 000 prenaient l'allemand en première langue. Aujourd'hui, ce chiffre a été divisé par 4. Les jeunes Français n'apprennent plus l'allemand. Les jeunes Allemands n'apprennent plus le français. Donc à ce moment-là, comment est-ce qu'on peut espérer qu'il y ait une Europe ? Voilà. Il n'y a plus d'Europe et il n'y aura pas d'armée franco-allemande. Déjà, la brigade franco-allemande, comme vous savez, ça ne marche pas très bien. Mais donc, alors a fortiori, puisqu'il ne peut y avoir de gens qui font la guerre ensemble que des gens qui défendent une culture et une langue commune. Il n'y a pas de langue commune à l'Europe. Il n'y a pas de... Voilà. Donc je pense que cette Europe a échoué. Quand je vois Mme von der Leyen parler au nom de l'Europe, enfin, on se pince parce que Mme von der Leyen a été élue par 500 personnes au Parlement européen. C'est tout. Et le président Trump, lui, a été élu par 77 millions de personnes. C'est pas tout à fait pareil, si vous voulez. Et donc on se demande au nom de quoi parle cette Mme von der Leyen, qui est comme une espèce de perruche à la tête d'une... D'une assemblée de gens qui ne représentent pas grand-chose, étant donné le désintérêt général, et on le voit à la participation des peuples d'Europe pour ces élections européennes.
est au lendemain de la prise de parole d'Emmanuel Macron. Est-ce que vous trouvez qu'Emmanuel Macron est un bon comédien ? On voit dans sa manière, il y a toute une gestuelle, celle-là s'était préenregistrée. Est-ce que vous avez un regard aussi sur ce comportement-là ? On parle de comportementalisme, d'analyse des gestes. Est-ce que vous trouvez que c'est un bon comédien ?
moi, j'ai été séduit, comme beaucoup de Français, par Emmanuel Macron en 2017. Voilà, il a eu... Enfin, ça tient peut-être à sa formation chez les jésuites d'Amiens. Si vous voulez, il parle un peu comme un prêtre, souvent, Emmanuel Macron. Il a un temps de curé un peu pendant le serment. Voilà, souvent. Mais oui, non, mais si vous voulez, la pièce de Gaulle apparaître en songe à Emmanuel Macron n'est pas du tout un pamphlet contre Emmanuel Macron. De toute façon, c'est un rêve dans sa tête. Donc évidemment, le ton est assez humoristique. Les gens rient beaucoup à ce spectacle parce que c'est un ton à la Sacha Guitry, si vous voulez, un peu. Sacha Guitry dans ses films, dans ses pièces historiques, il a écrit Talleyrand. notamment. Et je voulais trouver le ton juste. Et si vous voulez, le ton est donné par la première phrase dans la pièce. De Gaulle voit Macron qui se réveille dans un canapé, dans un petit salon à l'Élysée, une nuit où il n'arrive pas à dormir. Et De Gaulle lui dit « Alors c'est vous, le jeune président ». Et de cette réplique... Et la réplique donne le « là » parce que c'est parce que j'ai écrit cette réplique que j'ai trouvé finalement le ton juste de cette pièce.
'hui, est-ce que vous estimez que, on va parler un petit peu plus de la culture de manière générale, que la jeunesse est suffisamment, la jeunesse et même pas que la jeunesse d'ailleurs, est suffisamment alerte et à... suffisamment un retour aussi aux textes, aux livres, aux papiers, aux pièces de théâtre. Est-ce que pour vous c'est quelque chose qui manque aussi dans la culture et dans l'éducation nationale peut-être
C'est la grande faillite de l'éducation nationale. De toute façon, si vous voulez, la chute libre de l'orthographe qui était considérée par je ne sais qui comme un instrument d'oppression de classe ou d'idéologie. Si on ne maîtrise pas la langue, on le voit bien avec l'écriture inclusive. Les gens, ça s'arqueboute sur l'inclusif. Vous savez, je parlais tout à l'heure de l'apprentissage des langues étrangères. Mais si vous voulez, ça, c'est en chute libre aussi. Donc forcément, les gens ne peuvent pas. apprendre l'allemand ou l'anglais, puisque déjà, ils ont beaucoup de mal à maîtriser le français. C'est quand même un échec total de l'éducation nationale. Aujourd'hui, je pense que les jeunes français, il n'y en a pas beaucoup qui sont capables de réciter une fable de La Fontaine ou qui ont entendu parler de Victor Hugo ou de Voltaire. Enfin, n'en parlons pas. Donc c'est là qu'est l'échec. Alors moi, on me dit « Ah, mais les jeunes, ils savent autre chose. Leur culture est ailleurs. » Mais il n'y a pas de culture. Il n'y a rien du tout. Parce qu'on est là quand même pour transmettre. On est là dans une tradition. On doit au moins essayer de restituer ce que nous ont légué nos aînés. C'est ce que dit la Marseillaise. Nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n'y seront plus. Voilà. Alors on chante ça. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Donc je crois que c'est... La pièce essaie d'être dans cette tradition d'un dialogue un peu spirituel, etc. Elle est servie par deux comédiens merveilleux, Nicolas Vial, qui a une ressemblance étonnante avec Emmanuel Macron, et puis Stéphane Doss, qui reprend le costume du général de Gaulle, enfin l'uniforme. Mais ils ressemblent tellement à leur personnage que... Et beaucoup de gens croient que sur l'affiche, ils nous disent « Pourquoi vous n'avez pas mis les acteurs plutôt que les personnages ? » On leur dit « Mais c'est les acteurs, ce n'est pas les personnages ». Et en fait, l'illusion est tellement parfaite que quelqu'un, la nuit dernière, a hurlé contre Macron et devant le théâtre des Jazés, a mis en pièce, a cassé la grande affiche de notre spectacle, si vous voulez. au milieu de la nuit parce que le type est ructé sa haine du président de la république c'est incroyable mais bon enfin c'est quand même terrible j
'ai
une question alors vous l'aborder d'une certaine façon dans la pièce mais quelle serait la vie du général de gaulle à la fois sur emmanuel macron et sur l'état de la france parce que la france s'est transformée elle s'est muté depuis la mort du général
Oui, elle s'est mutée. Il dit carrément à Macron, mais qu'avez-vous fait ? Enfin, un peu l'apostrophe du Christ, qu'as-tu fait de ton talent ? Et c'est un peu là, qu'as-tu fait de ton talent ? Il demande à la France. Ce n'est pas uniquement la responsabilité d'Emmanuel Macron, bien sûr. C'est 30 ans, notamment l'effondrement dont je parlais de l'instruction publique, de l'éducation nationale, si vous voulez. qui est en déperdition. Je ne veux pas dire... Je ne veux pas avoir l'air d'accabler les professeurs. Les professeurs, ils font ce qu'ils peuvent. Mais si vous voulez, on est quand même dans un pays où on a eu quatre ministres, je crois, de l'Éducation nationale en un an. Et donc... Une directive du nouveau ministre n'a pas le temps d'être appliquée ou promulguée que déjà il y a une autre directive qui arrive, qui contredit la précédente. Donc si vous voulez, on est dans une chose qui est terrible. Je vois par exemple sur l'apprentissage des mathématiques, si vous voulez. Il y a quelques années, l'Allemagne était lanterne rouge en Europe de l'enseignement des mathématiques. Ils ont pris les choses en main et je crois qu'en 5 ans, ils se sont redressés. Ils sont de nouveaux premiers. l'enseignement des mathématiques. Or, en France, je pense qu'on n'a pas conscience de la chute de l'enseignement de l'orthographe, de l'enseignement d'un tas de choses, des fondamentaux. Si les gens n'apprennent pas, arrivent en classe de terminale sans savoir lire, écrire et compter, il y a un problème. Oui, ils ont des priorités. Je connais presque personne qui soit aujourd'hui en terminale qui soit capable de... poser une division, si vous voulez, complexe. Enfin, je veux dire, c'est incroyable. On maîtrisait ça dans la génération au niveau du CM2. Si vous voulez, avant d'entrer en sixième, on savait faire les quatre opérations fondamentales. Aujourd'hui, ça n'est plus le cas. Donc on est dans une chose qui est quand même... Si les gens n'ont pas les armes pour faire face aux défis de l'existence, si ça ne veut plus écrire à la main... Enfin, je voyais les... Les Suédois, si vous voulez, ils renoncent ordinateurs dans les classes puisqu'ils se sont aperçus qu'il y a un effondrement. C'est-à-dire que savoir écrire à la main est une chose qui définit l'humanité, en fait, et donc le tout informatique qui a été... promulgué pendant 20 ans, est un échec cinglant, là aussi. Et c'est pareil en France. – Là, il y a un retour en
arrière qui est en train de se faire, même en France, parce qu'ils se rendent compte que finalement, les écrans prennent beaucoup de place, trop de place, et qu'effectivement, c'est le déclin de l'éducation nationale aussi. On le voit à travers les écoles, on le voit dans certaines régions notamment, on voit certains élèves qui ne savent même pas parler pour certains, qui ne savent pas écrire. qui ont un langage qui n'est pas du tout adapté aussi à leur âge. Et puis surtout, l'exposition aux écrans, c'est un sujet qui m'intéresse énormément. Beaucoup de parents exposent par facilité ou pour les aider. Je n'ai pas forcément un jugement là-dessus parce que je ne suis pas encore maman. Je ne sais pas à quel point ça peut être utile d'un certain moment pour faire autre chose. En revanche, ce qui est réel, c'est que ça n'aide pas un bébé ou un enfant en très bas âge ou même un enfant tout court. Avant six ans, on prévient d'éviter au maximum d'exposer un enfant aux écrans. Et ça, ce n'est pas suffisamment...
Écoutez, ce n'est pas très compliqué. C'est le général de Gaulle, un de ses inspirateurs et le plus grand philosophe français peut-être du XXe siècle, c'est Bergson. dont on parle plus assez, mais Bergson, est quelqu'un qui parle du corps. Et le problème, il définit par exemple le présent. Dans la philosophie de Bergson, le présent, qu'est-ce que le présent ? Le présent, c'est quelque chose qui arrive à votre corps. Voilà. Et s'il n'y a pas de corps, il n'y a rien. L'actualité, c'est ce qui arrive au corps. Et aujourd'hui, le corps, on est dans une société totalement désincarnée où les gens sont sur les écrans, y compris pour leur rencontre amoureuse. Ils sont sur des applications. Mais ce n'est pas ça. La vérité, c'est le corps. Si vous ne rencontrez pas quelqu'un, et c'est même le génie du christianisme, si j'ose dire, pour plagier Chateaubriand, c'est que le Christ... s'adresse à une personne en particulier. Il ne dit pas « Ah, la condition des Samaritains, il faut faire quelque chose parce qu'ils n'ont pas les mêmes droits que les Juifs », etc. Non, il s'adresse à une Samaritaine. Il lui demande « Puise-moi de l'eau dans le puits ». Et puis il parle à une personne, à un individu, à un corps. Et Bergson, de la même façon, situe l'urgence. Qu'est-ce que c'est qui est l'urgence ? C'est ce qui menace le corps. Voilà. Mais les gens, par exemple, hier, tout le monde, des dizaines de millions de Français sûrement ont entendu le président de la République à la télévision. Ils croient qu'il leur est arrivé quelque chose, mais il n'aurait rien arrivé du tout. Ils ont vu un écran avec un monsieur qui leur parlait dans cet écran. Mais il n'est rien arrivé à leur corps. Ça n'est pas présent. Ça n'est pas... Urgent. Et on vit tous maintenant dans des écrans, dans des choses virtuelles qui, en fait, ne sont pas corporelles. Et c'est le corps qui compte. c'est d'ailleurs le génie du théâtre, parce que le théâtre, c'est la manifestation du corps. C'est pour ça que le théâtre existera toujours, parce que c'est le corps de l'acteur qui est présent sur scène devant des gens qui sont... des spectateurs dont le corps est assis dans des fauteuils au théâtre. C'est comme les restaurants. Le théâtre, ça existera toujours parce que les restaurants, les gens, ils ne vont pas regarder d'autres manger sur des écrans. Ils ont besoin de manger eux-mêmes et d'aller se déplacer eux-mêmes pour manger dans un restaurant. Et de la même façon, le théâtre, ça existera toujours pour cette raison-là. Et il n'y a rien de plus... de plus corporel que le théâtre.
sur la question des écrans, c'est très intéressant parce que ça coupe l'enfant de la possibilité d'avoir des dialogues avec ses parents. Et le grand problème, c'est l'apprentissage du langage. La transmission. Et on se retrouve avec des enfants parfois qui ont entre 6 et 7 ans. et qui parle comme un enfant de 3 ans. Parce qu'en fait, vu qu'ils mettent les enfants devant les écrans dans le processus de l'éducation par facilité, il y a une coupure de la transmission. Et ça, Christophe Erlach en parlait déjà dans son ouvrage « La culture du narcissisme », dans lequel il expliquait qu'à partir du moment où il y avait la sainte télévision qui s'était installée dans les foyers, c'était un moyen simple pour les parents de mettre l'enfant devant la télé. On sait qu'il était occupé pendant une heure, deux, voire plus. et que les parents pouvaient souffler derrière, alors qu'à l'époque, l'enfant participait presque à la vie quotidienne du foyer par le biais des tâches ménagères, il parlait à leurs parents, et c'est pour ça que d'ailleurs, une certaine génération a disposé d'un vocabulaire beaucoup plus riche qu'aujourd'hui. Quels sont vos futurs projets au niveau de vos pièces de théâtre ? Est-ce que vous travaillez sur quelque chose en ce moment ?
Oui, je voudrais en parler des enfants. Une des choses qui m'a un peu fait réagir dans la locution du président de la République hier soir, dans sa posture martiale, c'était la fin de son discours quand il a dit que nos enfants allaient être amenés à toucher les dividendes de nos engagements. Le président de la République, c'est le premier Emmanuel Macron, le premier même chef d'État, je crois, ça remonte à l'ancien régime, qui n'a pas d'enfant. Donc je trouve que d'employer... L'expression « nos enfants » dans la bouche d'Emmanuel Macron est une expression un peu usurpée, si je peux me permettre. Donc, puisqu'il s'agit de guerre et qu'il invite nos enfants à toucher les dividendes de nos engagements, c'est-à-dire de la guerre, puisqu'il dit « le temps où notre génération a touché les dividendes de la paix est terminée », a-t-il dit hier. Donc l'engagement, c'est la guerre, en l'occurrence. Donc voilà. Juste pardon. Je vous en prie. J'ai répondu à votre question. Mais sur mes projets futurs, si vous voulez, et actuels, il se trouve que j'ai écrit... Bon, alors moi, j'ai écrit déjà une trentaine de pièces, 32 ou 33, je crois. Mais je viens d'écrire coup sur coup deux tragédies en alexandrin. Dans une forme classique. C'était un vieux rêve d'auteur dramatique. J'ai écrit beaucoup de pièces, comme je vous disais. Elles sont toutes en prose et très moderne. Elles ont bénéficié des grands stylistes du XXe siècle, qui étaient par exemple en Angleterre Harold Pinter, ou en Amérique Edward Halby, ou en France Nathalie Sarraute. On ne peut pas écrire tout à fait des dialogues comme avant eux. On est obligé d'écrire comme ils ont écrit eux-mêmes, puisqu'il y a eu le nouveau roman, il y a eu tout un tas de révolutions dans le style, dans la façon d'écrire la langue. Donc j'ai écrit beaucoup de pièces très modernes, très contemporaines. Mais j'avais dans un coin de ma tête un jour l'idée, le projet fou d'arriver à écrire une tragédie classique française en alexandrin, en cinq actes, comme Corneille aux racines. Et je pensais ne jamais en être capable. Et puis finalement, il y a eu un déclic il y a 2-3 ans. Et j'ai écrit une première pièce qui s'appelle « Quatre », qui se passe à la cour de Prusse en 1730, autour de Frédéric, enfin celui qui va devenir Frédéric II de Prusse, le grand empereur prussien qui a été le correspondant de Volper. Donc j'ai écrit cette première pièce et l'avant-ceinte théâtre, mes éditeurs l'ont publié tout de suite. là, je viens d'écrire une seconde pièce en alexandrin, toujours, qui va être publiée aussi à l'Avancène Théâtre au printemps, qui s'appelle Hélène. Alors qui est Hélène ? C'est Hélène de Portes, qui était l'amante de Paul Reynaud. Ils allaient se marier. Et Paul Reynaud, c'est le dernier président du Conseil de la Troisième République. Et l'action se passe en une journée à Bordeaux, donc à la mi-juin 1940. ou qui voit s'effondrer la France dans ce qu'elle a été. Et les personnages, c'est donc d'un côté De Gaulle et Mandel, ministres de l'Intérieur, qui veulent continuer le combat, et à tout prix, même si la France est envahie. Donc se replier en Afrique du Nord, enfin dans l'Empire, dans les colonies, continuer le combat d'ailleurs avec les alliés, avec l'Angleterre en l'occurrence. Et puis d'un autre côté, Pétain et Végan qui, eux, enfin Végan qui est le chef des armées, généralissime, et puis Pétain qui est vice-président du conseil de Paul Reynaud, puisque les gens ne le savent pas assez, mais Pétain et De Gaulle ont siégé quand même dans le même gouvernement de la République. pendant quinze jours. Donc voilà, et ce n'est pas rien. Donc d'un côté, on voit ce Paul Reynaud radical de droite qui est tiraillé entre ceux qui veulent continuer la guerre et ceux qui veulent l'arrêter, signé l'armistice et négocié avec Hitler. Et c'est Hélène Deporte qui, justement, a joué un rôle très important là-dedans. Donc la pièce s'appelle Hélène et j'espère qu'on arrivera à la jouer bientôt.
On suivra tout ça et puis on vous recevra peut-être à nouveau pour en parler. Merci beaucoup.
Et puis là, on la présentera, parce que moi, j'anime dans ma ville natale de Limoux un festival de théâtre qui s'appelle Nava, Nouveaux auteurs dans la vallée de l'Aude. Ce sera la 26e édition cet été. C'est fin juillet à Limoux. Et on l'avait présenté, De Gaulle, paraît en songe, Emmanuel Macron. On présente souvent mes pièces en avant-première dans ce festival. Comme
ça, nos auditeurs. sont au courant de toutes les actualités. Mimou, c'est à côté de Carcassonne.
C'est très, très beau,
Carcassonne.
Pour les Parisiens, évidemment, c'est plus facile de venir au Théâtre des Jazées. On joue encore jusqu'au 9, c'est-à-dire jusqu'à dimanche. Donc, dépêchez-vous de venir si vous voulez venir. Vous savez quoi faire. C'est à 20h30 et il y a deux matinées, le samedi et le dimanche, à 16h.
Très bien. Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Jean-Marie Besset. Et puis, on espère vous revoir très bientôt. Vous aviez
déjà reçu mon metteur en scène, Lionel Courteau, qui a fait un très beau travail sur la pièce.
Merci beaucoup. Et puis, on va passer à la chronique d'Emmanuel de Gestas dans un instant, juste avant de recevoir Julie Rochagneux pour l'interview frontal. Et merci beaucoup d'avoir été avec nous encore une fois. On prend un instant de pub tout de suite et puis on se retrouve après la pub.
Saviez-vous que dans certaines préfectures, des étrangers sont régularisés alors qu'ils sont des violeurs déjà condamnés par la France ? Saviez-vous que ce ne sont pas un ou deux cabinets d'avocats qui se font de l'argent avec le droit des étrangers, mais bien des centaines qui vivent du business des clandestins ? Saviez-vous que les associations pro-migrants comme la CIMAD, sont devenues si puissantes qu'elles ont désormais des avantages et des privilèges au sein des préfectures. Ces derniers mois, nous avons travaillé sur l'état profond de l'immigration, sur la mafia d'État qui pilote l'invasion migratoire de notre pays. Avocats, juges, journalistes, ONG, fonctionnaires, tous participent à cet agenda politique pro-immigration qui nous est imposé. Ce travail d'enquête n'a qu'un seul objectif. Dénoncer les coupables de l'invasion migratoire.
On est de retour sur Frontières, la matinale. Tout de suite, c'est l'heure de la chronique de notre journaliste Emmanuel de Gestas. La signature Gestas, c'est parti.
La
signature de Gestas.
Bonjour Emmanuel.
Louise, bonjour Julien, bonjour chers auditeurs. Très heureux de vous retrouver ce matin pour parler un peu d'international.
Comme Julien qui fera sa chronique internationale à la fin, mais toi tu vas nous transporter plutôt au niveau des Etats-Unis. Aujourd'hui tu reviens sur les propos de J.D. Evans, le vice-président américain.
Mais qu'est-il passé par la tête de l'adjoint de Donald Trump lundi 4 mars, soit quelques jours à peine après la rencontre hallucinante entre le président ukrainien et son homologue américain, qui l'a d'ailleurs humilié publiquement, J.D. Evans a accordé... un entretien à la chaîne conservatrice Fox News. Dans cet entretien, JD Evans a eu des propos assez lunaires sur la France et le Royaume-Uni. Interrogé pour savoir comment garantir la paix à l'Ukraine, le vice-président républicain a affirmé que la meilleure façon était pour l'Ukraine d'offrir, je cite, « un avantage économique aux Etats-Unis », c'est-à-dire la signature du lucratif accord sur les minerais ukrainiens. Je cite « Ce serait une meilleure garantie de sécurité que quelques 20 000 soldats envoyés par un pays quelconque qui ne s'est pas battu depuis 30 ou 40 ans. » Des propos qui ont fait bondir à Paris et à Londres.
comment ont réagi la France et le Royaume-Uni ?
Londres, par la voix de son ministre de la Défense, a indiqué que ses propos étaient, je cite, « profondément irrespectueux » de la part de Vence de, je cite, « ignorer le service et le sacrifice des soldats britanniques, notamment en Irak et en Afghanistan ». Quant à notre ministre des Armées Sébastien Lecornu, il a répondu à l'Assemblée nationale ce mardi 5 mars lors des questions de gouvernement. Le ministre a salué devant les députés la mémoire de quelques 600 soldats français morts pour la France depuis la fin de la guerre d'Alpes. Et Sébastien Lecornu a ajouté « Il mérite le respect de nos alliés. Nous respectons les vétérans de tous les pays alliés. Nous entendons bien que nos propres vétérans soient respectés. » Des propos qui ont suscité une ovation dans l'hémicycle. Devant le tollé, J.D. Vence a dû rétropédaler en catastrophe sur X-Twitter, expliquant qu'il ne visait pas le Royaume-Uni ou la France, qui ont tous deux combattu courageusement aux côtés des Etats-Unis au cours des 20 dernières années et au-delà. Pour autant, ses propos sont révélateurs. Les Américains, comme les Russes, nous méprisent profondément, nous, Européens. Peut-être serait-il temps d'en tirer les conséquences.
L'interview frontale.
Bonjour Julie Rochagneux. Bonjour. Vous êtes députée européenne, porte-parole du Rassemblement national. Vous êtes également conseillère municipale de Lormont. Merci d'être avec nous aujourd'hui. C'est la deuxième fois qu'on vous reçoit à l'heure de la matinale. Et c'est toujours un plaisir évidemment. La première fois où vous avez reçu sur plutôt les thématiques au niveau de l'agriculture. Vous avez été d'ailleurs au salon de l'agriculture, on avait vu quelques images ? Non, malheureusement, je n'ai pas pu y aller cette année. Vous n'avez pas pu y aller cette année ? Malheureusement. J'espère qu'en tout cas le prochain, vous pourrez y retourner. Vous êtes toujours évidemment sur ces thématiques. C'est que là, est-ce que vous avez des petites actualités par rapport à l'agriculture, des choses dont on nous parlait juste avant de commencer sur d'autres thématiques, notamment sur le discours d'Emmanuel Macron
Alors par rapport à l'agriculture, il y a quelque chose qui est assez effrayant, c'est que l'Europe actuellement ne semble pas vouloir revenir sur le Green Deal. Nous avons demandé par la voix de Jordan Bardella à ce que l'Union européenne mette définitivement fin à ce pacte vert qui va avoir des conséquences dramatiques sur l'agriculture. Et nous avons également demandé à différents groupes politiques au Parlement européen, dont le PPE qui est le groupe majoritaire, de nous soutenir dans cette demande de suspendre le Green Deal. Mais pour l'instant, ce n'est pas la voie qu'il semble.
On va suivre tout ça comme d'habitude. N'hésitez pas à suivre sur le site internet www.frottiermedia.fr pour suivre les actualités aussi autour de l'agriculture. On a vraiment à cœur de porter ce sujet évidemment. On va commencer tout de suite avec la situation internationale qui est au cœur de l'actualité comme vous êtes évidemment au courant. Hier soir Emmanuel Macron s'est adressé aux Français lors d'une allocution présidentielle. On écoute tout de suite.
La Russie a déjà fait du conflit ukrainien un conflit mondial. Elle a mobilisé sur notre continent. des soldats nord-coréens, des équipements iraniens, tout en aidant ces pays à s'armer davantage. La Russie du président Poutine viole nos frontières pour assassiner des opposants, manipule les élections en Roumanie, en Moldavie, elle organise des attaques numériques contre nos hôpitaux. La Russie est devenue, au moment où je vous parle et pour les années à venir, une menace pour la France et pour l'Europe.
on vient d'entendre le président de la République Emmanuel Macron qui a parlé hier pendant à peu près une quinzaine de minutes sur la situation en Ukraine et sur le rôle de la Russie. Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui la Russie est la plus grande menace pour la France ? Alors ce n'est pas exactement ce que dit Emmanuel Macron, il dit que ça fait partie des menaces, mais est-ce que c'est aujourd'hui la plus grande menace qui pèse sur notre pays
menace qui pèse aujourd'hui sur la France et sur l'Europe, c'est la naïveté dans laquelle l'Europe s'est enfoncée ces dernières années. Et on voit notamment sur le sujet de la guerre en Ukraine qu'on a laissé les négociations de paix aux mains des États-Unis, aux mains de la Chine, aux mains de la Turquie, alors que cette guerre est aux portes de l'Europe. Et ce qui est très intéressant dans le discours d'Emmanuel Macron hier, c'est qu'il a enfin commencé à parler de paix. Parce que depuis le début de cette guerre en Ukraine, il a eu un discours toujours très belligérant. Mais là, on voit qu'enfin, il appelle à cette paix. nous demandons avec Marine Le Pen depuis le début de cette guerre, nous avons toujours dit qu'il fallait qu'une grande conférence sur la paix soit organisée, et soit organisée par la France, parce que la France avait un rôle à jouer dans cette situation dramatique, mais la France ne l'a pas jouée, et l'Europe a été évidemment en dessous de tout.
-ce que vous pensez qu'il se place dans une logique de France comme troisième voie, ou au final, Emmanuel Macron ne suit-il pas tout simplement... la logique de la scène internationale, c'est-à-dire que les États-Unis, en retirant leur soutien, de facto, la paix est envisageable.
Malheureusement, il ne se place pas du tout dans cette idée de France comme troisième voie, parce qu'aujourd'hui, il veut que l'Europe ait une armée européenne. Et il défend totalement cette idée de défense européenne, et il ne veut pas que les nations gardent cette prérogative, qui est pourtant extrêmement importante. On l'a vu sur le sujet notamment de la dissuasion nucléaire. Il a hier évoqué cette idée, et c'est une idée qu'il évoque depuis déjà plusieurs années avec tous les européistes, comme Mme von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, l'idée que cette dissuasion nucléaire soit partagée avec nos alliés. alors que c'est la meilleure garantie de notre souveraineté, de notre indépendance. C'est évidemment extrêmement grave. Et il a laissé ces dernières années effectivement tout aux mains de l'Europe. Et on voit que l'Europe n'a pas été à la hauteur parce que depuis trois ans, aucune industrie d'armement n'a été créée en Europe. Donc effectivement, on dit que la guerre est à nos portes, que c'est extrêmement grave, mais aucune mesure n'est réellement prise. Et on voit également sur les investissements qui peuvent être faits dans l'industrie de la défense. que la Banque européenne d'investissement commence tout juste à réfléchir, à financer des produits de défense parce que jusqu'ici elle ne le faisait pas pour des raisons environnementales. Donc on voit le temps qui est perdu et qui est absolument dramatique.
Pensez-vous qu'Emmanuel Macron a surdramatisé la situation en quelque sorte parce qu'il voulait lever un certain nombre d'inquiétudes ? C'était l'objectif d'ailleurs de cette prise de parole. Mais au final, en parlant de guerre, en parlant de menaces, et du fait que ces menaces allaient durer, il a quand même dit que la Russie ne s'arrêterait pas à l'Ukraine, avec la possibilité que la Russie envahisse les Pays-Baltes, la Pologne, etc. Mais est-ce qu'au final, il ne crée pas une sorte de... d'inquiétude généralisée, de panique dans la société française. De paranoïa, presque. De paranoïa, tout à fait, parce que ça fait peur aux Français. On a connu des décennies de paix, et là, il aborde des thématiques qui sont dures. Il avait déjà dit qu'on était en guerre pendant le Covid, mais on sait très bien que ce n'était pas le cas. Donc, est-ce que vous pensez qu'il va créer des inquiétudes dans la société française ?
Mais c'est évidemment Dajelka. Il parle d'économie de guerre, mais il faut bien comprendre aujourd'hui qu'aucun Français n'est prêt à partir en guerre. Et c'est évidemment très facile de parler de cette guerre et puis d'avoir des discours aussi radicaux lorsqu'on parle d'un bureau chauffé comme le sien. Et si demain la France doit continuer dans cette voie, qui est une voie qui n'est pas sérieuse, il faut bien comprendre que la Russie est une grande puissance et qu'elle n'hésitera pas. évidemment à s'en prendre à l'Europe. Donc il faut avoir conscience de cela. Et par toutes ces prises de position, en réalité, il a fragilisé et il a mis en danger les Français et les Européens. Et ça montre bien toute l'irresponsabilité et le fait qu'Emmanuel Macron fait de la politique de manière idéologique uniquement. Il ne fait pas de la politique pour l'intérêt général et pour l'intérêt des Français. Lui, il fait de la politique pour faire avancer l'agenda politique fédéraliste. Et on voit avec le sujet qui va être discuté d'ailleurs aujourd'hui au cours d'un sommet. européens sur l'armement, sur la défense européenne, que ce qu'ils veulent, c'est déléguer totalement notre compétence sur la défense à l'Europe. Alors qu'on voit que tout ce qui a été délégué à l'Europe ne fonctionne pas. Et l'Union européenne, c'est d'ailleurs quelque chose que l'on voit depuis des années. Lorsqu'il y a une crise, l'Union européenne tente de s'arroger les compétences. On l'a vu sur le Covid, l'Union européenne s'arrogeait la compétence de la santé. On le voit sur le logement. Le logement, il y a une grave crise du logement en Europe. La Commission européenne prend la compétence du logement. Pareil sur l'immigration. Donc à chaque fois qu'il y a... il y a une crise, l'Europe essaye de récupérer des compétences au détriment des souveraineté nationales et nous nous y opposons depuis des années, nous continuerons de nous y opposer.
Pensez-vous que, en fait, Emmanuel Macron, quand on l'écoute dans son discours hier, il appelle la nation à... prendre part, on pourrait dire, à cet effort de guerre, ou du moins à cet effort de paix, parce qu'avec Emmanuel Macron, ce n'est pas toujours très clair. Il y a notamment eu des rumeurs par rapport à la possibilité que l'on touche à l'épargne des Français pour financer tout cela. Il a parlé d'investissements supplémentaires, mais sans augmenter d'impôts, ce qui est, à mon sens, une chimère, c'est de l'ordre de l'impossible. Est-ce qu'il n'y a pas une forme d'indécence ? demander des efforts supplémentaires aux Français, alors qu'il y a une tension économique dans le pays. Il y a énormément de Français qui ont du mal à boucler les fins de mois. Est-ce que c'est indécent ?
'est totalement indécent. Et d'ailleurs, au Parlement européen, au mois de juillet 2024, on s'est opposé à une résolution commune que Renew avait présentée. Donc Renew, c'est le groupe au Parlement européen qui en réalité le groupe des macronistes. Et ils avaient proposé que 0,25% du PIB des États membres, donc notamment du PIB français, soit chaque année réservé pour l'aide à la défense en Ukraine. Et c'était l'équivalent de 7 milliards d'euros pour la France. Donc on voit que c'est totalement irresponsable et que les engagements, les promesses que fait Emmanuel Macron depuis des années ne sont pas. pas tenables. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'en réalité... On a laissé la situation en Ukraine s'enliser parce qu'Emmanuel Macron s'est payé de promesses, mais il n'y a eu aucun acte parce qu'on n'a pas les moyens aujourd'hui de faire ce qu'on dit. Donc aujourd'hui, sur l'aide à la défense en Ukraine, l'Union européenne veut passer par des prêts. Mais nous nous y opposons évidemment parce que si on passe par des prêts, ça veut dire qu'on laissera totalement cette instance supranationale qu'est l'Europe décider de l'avenir de cette guerre et non pas les États-nations, alors que c'est les États-nations qui doivent en décider.
expliquez-vous qu'on en soit arrivé à là aujourd'hui, une Europe complètement désarmée ? On voit qu'effectivement l'écologie, ça a été une priorité pendant des années au détriment d'un budget pour un armement qui soit stable en tout cas, en cas aussi de conflit. Qu'est-ce qui a fait qu'aujourd'hui on en
soit arrivé là ? Vous avez tout dit, c'est-à-dire que l'idéologie écolo a fortement défavorisé l'industrie généralement et l'industrie de défense en particulier. On a eu un agrandissement d'une usine d'obus qui a quand même été annulée en France parce qu'il y avait un batracien qui était présent sur les lieux et qui était protégé. Donc on voit dans quel délire aujourd'hui on s'est enfermé dans ce pays. Et si aujourd'hui l'industrie est totalement nulle en Europe et si ces dernières années on n'a pas réussi. à mener cette réindustrialisation qu'Emmanuel Macron a appelé de ses voeux, même si on n'est pas, je ne suis pas en tout cas, réellement sûre de son honnêteté sur ce sujet. C'est évidemment pour ça. Et je vous parlais tout à l'heure de la Banque européenne d'investissement. C'est quand même fou que la Banque européenne d'investissement n'ait pas favorisé le financement de produits de défense uniquement pour des raisons environnementales, mais aussi également pour des raisons idéologiques, de se dire que la guerre n'arrivera plus. Mais on a vu que la guerre pouvait arriver, la guerre pouvait être très très proche de chez nous.
Emmanuel Macron a mentionné une Europe de la défense. Est-ce que vous pensez qu'il profite, on pourrait dire, de la question de la guerre en Ukraine pour pousser justement à toujours plus de fédéralisme ? Donc ça, c'est ma première question. Et est-ce que vous pensez que cette Europe de la défense est de l'ordre du possible ?
'Europe de la défense n'est absolument pas souhaitable. Les armées doivent rester des compétences nationales. Nous l'avons toujours dit et nous continuerons de le dire. Et ce n'est pas possible aujourd'hui parce que l'Europe n'a pas les moyens de ses ambitions. Il faut bien comprendre aujourd'hui que les pays européens sont quasiment désarmés. On a la Pologne qui, elle, ces dernières années, a peu à peu renforcé ses capacités militaires et de défense. Mais la plupart des autres pays européens sont totalement à la ramasse. Et nous ne voulons pas, encore une fois, que la présidence de la... Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui est quand même une présidente qui n'est pas élue directement par les peuples, et évidemment par les peuples, puisse décider de l'avenir de l'Europe sur ce sujet qui est extrêmement important. C'est une compétence qui doit rester aux nations, et effectivement, dans tous les domaines qu'on a délégués à l'Union européenne, tous ces domaines-là sont en crise. Donc on ne peut pas leur faire confiance, et puis on n'arrivera pas à faire demain ce qu'on n'a pas réussi à faire hier avec les mêmes personnes. Il faut changer radicalement de cap sur ces sujets-là.
a un deuxième élément sonore à vous faire écouter pour réagir. C'est toujours sur le thème de la guerre en Ukraine. C'est Raphaël Glucksmann, député européen, qui dresse un constat plus qu'alarmant sur la situation. Selon lui, 80 années de paix prennent fin sous nos yeux.
moment de bascule historique dont on peine encore à saisir l'ampleur. Ce qui se passe, c'est que 80 longues années... de paix et de sécurité en Europe, prennent fin sous nos yeux. C'est la fin du parapluie américain. C'est ce qui nous a garanti à la fois une forme de protection et de vassalisation en Europe. Mais ça nous a permis de ne pas nous poser des questions de paix, de guerre, de vie, de mort pendant 80 ans. Et cela prend fin sous
nos yeux. Je trouve qu'il y a une sorte de paradoxe chez certains élus en France. C'est que d'un côté, ils déplorent le fait que... la paix ne serait plus un acquis, mais en même temps, il y a, on pourrait dire, des vattes en guerre qui poussent justement à toujours plus d'investissements, à toujours plus de provocations envers la Russie, ce qui pourrait donc potentiellement dégénérer. Est-ce que vous avez la même vision que moi sur ce paradoxe chez certains élus un peu vattes en guerre ?
sûr, mais il faut surtout bien comprendre que là, aujourd'hui, Emmanuel Macron et Raphaël Glucksmann et d'autres politiques dramatisent la situation. Mais il faut bien se rappeler que lors de sa première élection, Donald Trump avait déjà... menacer que les États-Unis quittent l'OTAN et avaient déjà appelé les Européens à prendre un peu leurs responsabilités. Et rien n'a été fait, encore une fois, rien n'a été fait. Sur l'industrie d'armement, il n'y a eu aucune évolution. On parle aujourd'hui, par exemple, de préférence européenne pour l'achat d'armes. Mais aujourd'hui, il y a seulement deux pays européens qui sont équipés de rafales. Donc il serait quand même temps de se réveiller et de changer tous ces domaines-là.
Je
voulais demander juste, par rapport à Guzman, de manière un peu plus globale, quand on prend un peu de hauteur sur ces personnalités à gauche, est-ce que vous estimez qu'ils sont un peu à côté de la plaque ? Parce qu'ils avancent certains propos, ils disent tout et leur contraire. J'estime que, par exemple, quand on parle de réarmement dans une France où plusieurs parties gauches et plusieurs élus estiment qu'il faudrait désarmer la France, comment on doit vraiment écouter
leurs propos, finalement ? Eh bien, ce sont des gens qui sont déconnés. C'est une déconnexion totale avec la population et avec les Français, donc évidemment qu'ils ont des prises de position qui ne sont pas du tout en cohérence avec ce que pensent les Français. Encore une fois, aucun Français n'est prêt aujourd'hui à faire la guerre à la Russie et les discours qui sont tenus sont extrêmement dangereux. Donc cette déconnexion, elle est dans tous les domaines, mais elle est particulièrement grave quand elle est dans le domaine de la défense et quand on parle de ces questions de guerre. Mais que cette déconnexion, c'est quelque chose de terrible et au Rassemblement National... Nous ne l'avons pas parce que nous, nous sommes proches des Français et nous sommes sur le terrain.
Et je
me
demandais aussi, puisque ça arrive aussi dans une situation où on fait un peu le bilan, les Français, les jeunes Français ne savent pas se battre. On en a parlé avec Julien, est-ce qu'ils savent même tenir une arme ? On se demande, est-ce qu'on s'est réarmé, rechargé une arme de manière générale, la tenir, se positionner, connaître les gestes aussi à ne pas faire quand on a une arme ? Les règles, on ne les a pas. C'est vrai que quand on regarde, je pense qu'au global, tout le monde n'a pas eu la... l'opportunité de tenir une arme. Je ne dis pas forcément que c'est une chance, mais il faut savoir, je pense, avoir un minimum de prérequis au cas où. Est-ce que vous estimez qu'aujourd'hui, les Français ne sont pas à la hauteur en termes de combat, de combativité aussi, et puis aussi une forme de fierté nationale quand on interroge au niveau des micro-trottoirs des jeunes dans la rue ? Il y a quand même plusieurs jeunes hommes et jeunes femmes aussi qui disent « non, non, je ne me battrai pas pour la France ».
bien sûr, évidemment. Mais ça, c'est le résultat d'années de politiques qui ont fait qu'on a totalement supprimé le principe d'identité nationale et qu'on a même diabolisé le patriotisme et l'identité nationale dans la conscience des Français. Mais quand vous parlez des Français qui ne savent pas utiliser une arme, je vais vous dire que c'est pire que ça. C'est qu'aujourd'hui, la formation, par exemple, de nos militaires, de nos policiers, de nos gendarmes est très souvent insuffisante. Les moyens qu'ils ont aussi pour se défendre aujourd'hui ne sont pas à la hauteur des enjeux que nous allons devoir traverser. dans les années qui viennent
surtout qu'il faut quand même savoir que dans ce conflit là on a envoyé beaucoup de nos militaires former des jeunes hommes en ukraine avant même de former nos propres militaires en cas de deux guerres donc Julien, est-ce qu'on passe au dernier élément ? Oui, je pense que c'était une bonne transition, justement. Exactement. On passe à un autre thème à aborder. C'est mardi, nous avons appris que le parquet de Nanterre a requis un procès pour meurtre contre le policier, auteur du tir mortel contre Naël. Pour Laurent Franck-Liénard, avocat du policier, cette décision est politique. On écoute tout de suite.
Ce sont des réquisitions qui sont faites pour que les banlieues ne flambent pas. Ce sont des réquisitions qui sont hautement politiques, totalement décalées du dossier et totalement décalées... du droit applicable. Ça m'inquiète et ça m'inquiéterait beaucoup plus si j'étais policier ou gendarme. Aujourd'hui, un policier ou un gendarme qui porte une arme de service pour protéger les citoyens, qui tire pour protéger les citoyens, on réclame son renvoi aux assises pour meurtre, pour la qualification de domicile volontaire. Comme s'il s'était levé le matin en disant, tiens, je vais tuer un conducteur aujourd'hui.
décision du parquet de Nanterre est-elle politique selon vous ? Est-ce que vous partagez la vision de l'avocat du policier ?
'est en tout cas une première et c'est extrêmement grave parce qu'aujourd'hui, nos policiers font face à un ensauvagement de la société qui est absolument terrible. Ils doivent avoir les moyens de faire en sorte que cet ensauvagement cesse et de faire en sorte de rétablir la sécurité qui est la première liberté pour les Français. Aujourd'hui, un policier, lorsqu'il est sur le terrain et lorsqu'il est attaqué, il doit réfléchir très longtemps, évidemment, et c'est ce qu'ils font parce qu'en réalité, l'usage d'armes est très très peu courant. Donc nos policiers savent se maîtriser. Mais aujourd'hui, les conséquences... qu'ils peuvent avoir, les répercussions sur leur vie, sur leur famille, lorsqu'ils font usage de cette arme, sont bien trop élevées. Et surtout, il faut réfléchir à instaurer une présomption de légitime défense. Là encore, nous le défendons depuis des années. Une fois que le policier a fait usage de son arme, il faut partir du principe qu'il l'a fait parce qu'il avait une raison valable. Et donc la charge de la preuve doit être inversée. Et il faut pouvoir démontrer que le policier n'avait pas une raison valable d'utiliser cette arme. Et dans l'affaire Naël, du début... Jusqu'à la fin, le traitement qui était réservé à ce policier et à sa famille est absolument inacceptable. Quelques heures à peine après les faits, alors qu'on n'avait aucun recul, Emmanuel Macron a dit que c'était inexcusable, que ce n'était pas explicable. Quelques jours après, je crois que c'était le journal Oisebdo avait diffusé dans la presse le portrait de ce policier, son prénom, son nom, sa commune d'habitation. L'adresse avait été trouvée très rapidement et les amis étaient mis en
sécurité. C'est extrêmement grave. C'est une chasse aux sorcières. Une chasse aux policiers aussi, on le sait. Les policiers ne sont plus en sécurité aujourd'hui. On sait que certains déménagent quand on trouve leur lieu de vie. Parce que la dernière fois, je racontais que c'était un livreur chronopost qui était finalement un fiché S pour l'islamisme, qui finalement venait livrer un colis chez le policier qui l'a reconnu, puisqu'il pointait tous les matins au commissariat. Aujourd'hui, nos policiers ne sont plus en sécurité. C'est Mathieu Vallette, votre collègue, qui en parle très souvent. Est-ce que même on leur donne la possibilité de se
défendre aujourd'hui
?
Mais absolument pas. Et cette affaire Naël, ça montre bien qu'on ne leur donne pas la possibilité de se défendre. Et on avait eu il y a quelques années un sujet aussi de débat sur les rodéos urbains, où là encore, alors que les rodéos urbains mettent en danger les familles, les jeunes enfants, il y a des drames quasiment tous les mois. Moi, je suis élue conseillère municipale d'une commune qui est une commune de la banlieue bordelaise, qui est une commune politique de la ville, avec énormément de problèmes d'immigration, d'insécurité, et ces problèmes de rodéos urbains qui parfois font des victimes très très jeunes. Et aujourd'hui, les policiers ne peuvent plus poursuivre. les personnes qui font ces rodéos par peur, effectivement, qu'il y ait un accident. Mais il faut bien comprendre que si les policiers ne peuvent pas les poursuivre, ces rodéos urbains ne s'arrêteront pas. Donc on est dans une situation aujourd'hui qui nécessite des moyens forts. Il faut surtout réarmer, évidemment matériellement, mais aussi psychologiquement et donc juridiquement les policiers. Les policiers, il faut bien comprendre, encore une fois, que ce sont des agents de l'État. Ils sont là pour exercer une mission, ils sont là pour nous protéger. Ils ne sont pas là pour faire usage de leur armes. Ça les amuse, les policiers, quand ils partent le matin au travail, ils savent que le soir, potentiellement, ils peuvent ne pas rentrer, ne pas voir leurs femmes, ne pas voir leurs enfants. C'est pour pouvoir être policier aujourd'hui, il faut avoir une volonté extrêmement forte. Il faut aimer son pays, il faut aimer les Français. Donc c'est le rôle de l'État de protéger ses agents.
Et il faut également, j'ai appris ça dernièrement, suite d'un film que j'ai vu, puis j'ai vérifié cette information, à chaque coup tiré, ils doivent expliquer pourquoi ils les ont tirés. Même si c'est une balle qui va dans un mur, même si c'est même pas contre quelqu'un, une balle qui... C'est une balle qui doit être expliquée. Pourquoi est-ce que ça en est arrivé là ? Et finalement, aujourd'hui, on se rend quand même compte que les policiers, beaucoup de policiers, il y a énormément de suicides dans ce corps de métier, dans la gendarmerie également, chez les militaires aussi, puisque finalement, ils doivent rendre des comptes tout le temps. C'est un peu le parallèle que j'ai envie de faire avec l'agriculture, c'est qu'ils passent plus de temps avec l'administration plutôt qu'au travail. Ils doivent tout le temps prouver, expliquer, démontrer qu'ils ont bien le droit d'utiliser ces pesticides naturels. plutôt que ça. En fait, c'est des comparaisons qu'on peut faire très facilement à plusieurs strates de la société. C'est-à-dire que l'administration et la pression qui est faite sur différents corps de métier font qu'aujourd'hui, on va à notre perte aussi. La qualité aujourd'hui de nos services de police et de gendarmerie aussi, des services militaires, est quand même vraiment très, très affaiblie. On voit énormément de jeunes qui ne rêvent plus
de faire ça. Oui, qui demain voudrait être policier, qui demain voudrait être agriculteur. qui demain voudra monter une entreprise en France. Aujourd'hui, la charge administrative qu'on fait peser sur ces professions, elle est en train de tuer toutes ces filières. Il faut bien comprendre que les policiers, c'est évidemment la catégorie de population qui est le plus soumise aux agressions, évidemment, parce qu'ils sont sur le terrain. Et on a aussi eu, c'est un débat, évidemment, dont on peut parler aussi, la police municipale, l'armement des polices municipales. À Bordeaux, par exemple, le maire Écolo a enfin décidé d'armer une partie de sa police municipale. Mais il faut bien comprendre que dans certains... quartiers difficiles. La police municipale parfois patrouille avec la police nationale sans elle-même être armée. Donc vous voyez qu'on met en difficulté et en danger des agents qui sont là pour nous protéger. Et vous n'avez pas parlé des agriculteurs, c'est évidemment exactement la même chose. Les policiers sont là pour nous protéger, ils ne sont pas là pour remplir des papiers. Les agriculteurs sont là pour nous nourrir, ils ne sont pas là pour remplir des papiers. Donc il serait qu'en même temps que sur tous ces sujets-là, on change de cap.
Le parallèle est très bon parce que, que ce soit les agriculteurs ou les policiers, il y a des dénominateurs communs, ils sont indispensables au bon fonctionnement de la nation. Ils sont harcelés. On a même reçu un agriculteur qui nous expliquait que souvent, il se faisait insulter par des militants écolos. On a
vu même, moi je pense forcément à Pierre-Guillaume Mercadal, qui a vu ces cochons être empoisonnés. Il a dû mettre des caméras sur un terrain. Lunaire. En fait, aujourd'hui, ils sont menacés constamment, Julien.
Et ce sont des individus qui aiment profondément leur pays.
Bien sûr.
Et on a l'impression que c'est d'ailleurs justement parce qu'ils sont indispensables et qu'ils aiment profondément leur pays qu'ils sont justement harcelés par l'administration, par la justice. Et par l
'extrême gauche, parce qu'on n'a pas parlé mais... Par l'extrême gauche, oui, toujours. Évidemment, l'extrême gauche qui est prête à dégainer son portable à chaque moment lorsqu'il y a une interpellation policière pour montrer que le policier est en tort. Les députés LFI aussi qui vont voir les conditions de garder à vue parfois de militants d'extrême gauche. qui ont frappé, insulté des personnes qui ne pensaient pas comme eux. Donc aujourd'hui, il y a toute une partie de la classe politique qui n'est pas à la hauteur et qui ne soutient pas nos policiers. Oui, il
y a un manque de soutien psychologique au-delà d'un manque de moyens alloués. En plus, avec le corpus judiciaire, c'est d'autant plus difficile.
Oui, et puis on voit que certains, pour rester un petit peu rapidement sur le thème de l'extrême gauche, ils ne sont pas punis, mais surtout qu'ils font certaines choses publiquement. On pense notamment au site Rébellion, qui a quand même publié certains éléments, notamment comment se faire un cocktail Molotov. Alors je ne sais plus c'était dans lequel cas, mais c'était pour attaquer, je ne sais plus, je crois que c'était même d'ailleurs un truc par rapport à l'écologie. Je dis peut-être des bêtises. Mais en fait, ils sont un peu... Présents partout, ils nous gâchent la vie. Nous aussi, ils nous gâchent la vie au sein de frontières. Et puis, je pense qu'ils en sont contents. Je ne devrais même pas dire ça parce que ça va y vont se réjouir. Mais on voit quand même qu'ils agissent tout le temps pour faire barrage à ceux qui font la France quotidiennement. D'ailleurs, petite parenthèse, on a appris hier que Street Press avait dû partir des locaux de la gaieté lyrique. Oui, parce que forcément, les migrants ont pris un petit peu trop de place dans les locaux. Et donc, ils ont été contraints à... à s'enfuir, entre guillemots, pour pouvoir continuer leur travail. Vous, Julie Rochaigneux, qu'est-ce que vous avez comme regard un petit peu sur la façon dont les Français, les Français qui ont la France au cœur, sont traités contrairement à l'extrême gauche aujourd'hui en France ?
Les Français sont très maltraités aujourd'hui par la justice qui ne fait pas son travail, qui ne leur rend pas justice alors que c'est évidemment ce qu'elle devrait faire. Ils sont maltraités également par l'État qui leur impose toujours plus de charges. Ils sont maltraités aussi effectivement par ces politiques d'extrême gauche qui protègent des personnes qui détestent notre pays, qui détestent les Français. Mais il faut bien comprendre que les Français en ont marre. Quand on est sur le terrain, contrairement à d'autres politiques, on voit qu'il y a aujourd'hui une colère qui gronde, qui ne cesse de gronder depuis des années. sur de nombreux sujets, presque à un point de rupture. On l'a vu avec les agriculteurs qui ont fait des manifestations assez fortes dans notre pays. On le voit avec les policiers, effectivement, qui manifestent. Ils étaient hier, justement, dans toutes les villes françaises, en train de montrer leur désaccord avec la décision du parquet. Il y a eu les
Gilets jaunes aussi, il y a quelques années, qui étaient stoppés, en tout cas, qui prenaient fin juste avant la période du Covid. Mais au début, initialement, la crise des Gilets jaunes, c'était une crise populaire. C'est assez... En fait, j'ai l'impression qu'aussi le français, sans vouloir trop l'accabler, oublie vite. Oublie vite certaines périodes, ce qui a peut-être conduit d'ailleurs Emmanuel Macron à être réélu au détriment d'une autre personne. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, on voit que le français oublie certaines erreurs et préfère se dire ça n'existe pas. Et puis on prend un moins pire aux yeux des français.
Alors honnêtement, je ne suis pas d'accord. Je pense qu'au contraire, le français a une mémoire longue. Mais le français sait se contenir. Le français veut que son pays... avance, le français a un souci du quotidien, le français a le souci de savoir comment ses enfants vont pouvoir aller à l'école, comment les enfants vont pouvoir rentrer le soir sans être agressés. Donc effectivement, ils n'ont pas tous le temps peut-être de faire de la politique, mais en réalité, ils se souviennent et on voit que notre progression dans les urnes, les scores du Rassemblement national qui sont en évolution constante, reflètent bien le fait que les français veulent changer radicalement de politique.
On est super, parce que c'est vrai que nous-même, quand on rencontre certaines personnes, on voit certains... de nos abonnés nous envoyer des messages. On constate une lueur. C'est vrai qu'on constate cette lueur. Je pense que c'est effectivement aussi accroché à notre histoire française. Mais c'est vrai qu'on a espoir en tout ça. Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'on est ici au travail très tôt le matin. Et vous également, jusqu'au Parlement européen. Merci beaucoup. Merci. Juste une dernière. On est à
quelques jours de la journée de la femme. Je voulais vous dire bravo pour ce que vous faites. J'ai vu que vous avez lancé une nouvelle émission. Donc bravo pour votre travail.
Merci beaucoup. Effectivement. D'ailleurs, je vous invite à découvrir dans quelques temps. Ça fera partie aussi du projet qu'on lance ces prochains jours. Donc n'hésitez pas à suivre. Tout ça sur nos comptes des journalistes et sur Instagram. Merci beaucoup Julie Rochagnon. J'invite aussi nos auditeurs à suivre votre travail sur les réseaux sociaux car vous êtes très active. Et puis on vous dit à très bientôt pour une nouvelle émission. On va passer à, je pense pas qu'on ait d'appel auditeur aujourd'hui, on va passer directement à la chronique internationale de Julien, Le Grand Échiquier. C'est parti
Grand Échiquier, Julien Girard.
Julien, ce matin, tu nous parles de la prise de parole de Macron.
Alors oui, le président de la République s'est entretenu hier, on pourrait dire, avec les Français, dans une allocution qui a été préenregistrée, qui n'a pas duré longtemps, ce qui n'est pas dans les habitudes d'Emmanuel Macron, parce qu'on sait qu'il est assez volubile. Là, ça a duré... Volubile ! C'est un très beau mot. Ça a duré seulement 15 minutes, mais par contre, il y a beaucoup d'informations qui ont été distillées par le président.
Très bien, et effectivement, qu'est-ce qui a été annoncé en général ?
l'objectif d'Emmanuel Macron, premièrement, c'était... soi-disant, on pourrait dire, de répondre aux inquiétudes des Français. Je pense personnellement qu'il a plus appuyé sur ces dernières qu'il les a apaisées, mais bon, passons. Et il a abordé beaucoup de thématiques. Déjà, il a souligné le fait que la guerre en Ukraine a été un conflit dévastateur pour les deux camps et qu'il fallait néanmoins que ça s'arrête. Il fallait qu'il y ait une paix durable qui s'installe en Ukraine, ce qui est quand même... Une première, on pourrait dire, pour Emmanuel Macron, parce qu'il a toujours souligné le fait qu'il voulait soutenir l'Ukraine, comme s'il y avait une logique jusqu'au boutiste. Mais c'est la première fois, on pourrait dire, qu'il aborde frontalement la possibilité d'une paix. Mais par contre, il a quand même souligné à de multiples reprises le fait que la Russie représentait une menace pour la France et qu'elle n'allait pas. s'arrêter à l'Ukraine. Ça, c'est quand même la dimension extrêmement importante, je pense, de la locution. C'est-à-dire qu'implicitement, Emmanuel Macron souligne le fait que la Russie pourrait potentiellement envahir la Pologne et les Pays-Baltes, ce qui signifierait donc... guerre généralisée, puisque l'article 5 de l'OTAN prévoit que si l'un des États membres de l'OTAN est attaqué, tous les États doivent le soutenir. Ensuite, il a estimé que la paix devait avoir lieu, mais pas à n'importe quel prix, en parlant notamment d'investissements supplémentaires, donc d'investissements supplémentaires pour l'Ukraine, mais sans augmenter d'impôts. Alors ça, c'est quand même assez extraordinaire. On parle d'investissement avec, j'imagine, de l'argent magique, mais il ne pourra pas faire ça. Il faut être clair, il n'y a aucune configuration possible où il y a des investissements supplémentaires sans que de facto il n'y ait pas une augmentation des impôts ou, par exemple, la dette qui va continuer à être creusée. Ça, c'est de l'ordre de l'impossible. Ensuite, il a beaucoup abordé la question de l'Europe de la défense et notamment le parapluie nucléaire. c'est-à-dire avec cette possibilité de protéger d'autres États européens qui ne disposent pas de ce dispositif, en assurant néanmoins que ce serait toujours le président de la République française. qui serait le seul légitime à éventuellement déclencher le feu nucléaire. Donc cette Europe de la défense, c'est véritablement un souhait d'Emmanuel Macron dans cette logique fédéraliste. On a même l'impression que justement, il surfe, on pourrait dire, sur la vague de la guerre en Ukraine pour pousser cet agenda politique-là, ce qui semble encore une fois être une chimère dans la mesure où les différents États membres de l'Union européenne n'arrivent pas à s'accorder, notamment sur le dossier ukrainien. Donc ça paraît être un fantasme d'arriver à mettre en place une armée européenne ou du moins une Europe de la défense. Il y a également le fait qu'Emmanuel Macron a annoncé qu'il allait recevoir la semaine prochaine les chefs d'état-major des pays qui veulent soutenir l'Ukraine pour voir comment il serait possible de maintenir la paix en Ukraine après qu'il y ait notamment un cessez-le-feu avec la Russie. Et enfin, il a suggéré que la patrie avait... aller jouer un rôle nécessaire dans tout ce processus. Donc un discours où, en fait, Emmanuel Macron est toujours dans un entre-deux, ça c'est le en même temps macronien, en même temps il se veut rassurant, mais malgré tout il soulève un certain nombre d'inquiétudes en soulignant que la paix n'est plus un acquis et que la guerre est potentiellement à nos portes.
Quelles ont été les réactions de la classe politique aussi ? Puisque c'est vrai que même on voit certains tweets qui ont fusé depuis hier soir. Toi, qu'est-ce que tu as remarqué
il y a des réactions multiples. Elles sont assez négatives dans la grande majorité des cas. On a par exemple Mathilde Panot qui a fustigé un discours « Va-t'en-guerre ». Il y a Jean-Luc Mélenchon qui était d'accord avec le président sur le fait qu'on avait changé de paradigme, qu'il y avait un changement d'époque. Mais pour lui, il y a de nombreux... personnes qui ont beaucoup trop idéalisé les États-Unis et on se serait fait avoir en quelque sorte parce que justement ce changement de posture d'Emmanuel Macron est la conséquence de la victoire de Trump et du fait que Trump a retiré le soutien à la fois du militaire et du partage de renseignements avec l'Ukraine. Il y a Eric Ciotti qui a soulevé une idée assez intéressante, c'est-à-dire la possibilité de demander l'avis des Français en fait tout simplement puisque si la nation doit participer on pourrait... dire à cet effort de guerre. Il faudrait peut-être leur demander leur avis par le biais d'un référendum. Ce serait une bonne idée. Et enfin, on a Jordan Bardella qui a... qui a mentionné le fait que l'Europe et la France, aujourd'hui, devaient renouer avec la puissance. C'est quelque chose qu'on a abordé durant cette émission, c'est-à-dire que longtemps, on s'est focalisé sur des considérations assez futiles. Et en réalité, la guerre en Ukraine est une sorte de retour du réel qui nous oblige. Donc voilà, les réactions ont été multiples, mais dans l'ensemble, il y a eu beaucoup de critiques à l'encontre de l'allocution. Emmanuel Macron.
Merci beaucoup, Julien, pour ta chronique. Effectivement, je pense que... Moi, ce que j'ai envie de garder comme bilan de ce qui est en train de se passer actuellement dans les actualités, surtout à l'international, c'est que ça fait reprendre conscience. Et j'ai discuté avec quelqu'un ces derniers jours qui m'a fait réaliser que potentiellement, on pourrait avoir à nouveau une sorte de cohésion des Français ensemble pour la première fois depuis très longtemps face à certains défis internationaux, notamment géopolitiques. Donc peut-être qu'on va voir arriver aussi une vague de patriotisme chez certains. On l'espère. On va suivre tout ça, comme d'habitude, sur nos réseaux sociaux, sur YouTube et sur Internet, enfin sur Internet, sur notre site Internet, www.frontiermedia.fr. Juste avant de conclure cette matinale, on va passer au flash de Guillaume. C'est parti. Guillaume, t'arrêtes d'embêter Louis. Le flash.
Guillaume Foucteau. Emmanuel Macron s'est adressé hier soir aux Français dans une allocution préenregistrée abordant la guerre en Ukraine et la défense européenne. Face à la suspension de l'aide militaire américaine et aux tensions avec la Russie, il réaffirme son soutien à Kiev. Il propose un débat sur la dissuasion nucléaire française pour protéger l'Europe et annonce une réunion à Paris des chefs d'État-major pour garantir la paix. Il a insisté sur l'indépendance européenne et des investissements accrus en défense sans hausse d'impôts. Selon un sondage CSA pour Europe 1, CNews et le journal du dimanche, 65% des Français... Sous -titrage Société Radio-Canada il est reconduit au centre de rétention de Metz. Mercredi, au procès de Joël Le Square Neck, ancien chirurgien accusé de viol et agression sexuelle sur 299 personnes sur 30 ans, 12 nouvelles victimes potentielles se sont manifestées. Âgées en moyenne de 11 ans lors des faits, ces anciennes patientes ont contacté le service d'aide aux victimes, bouleversé par la médiatisation de l'affaire en cours à Vannes depuis 10 jours. Et pour finir en football, la Ligue des Champions, hier soir, les barrages allés des 8e de finale. Le Paris Saint-Germain recevait Liverpool, deux équipes invaincues dans leur championnat domestique. Et malgré une nette domination du PSG, Harvey Elliott a crucifié les Parisiens en ouvrant le score à la 87ème minute.
viens de réaliser qu'on est jeudi et que c'est la fin de la semaine, pour moi en tout cas en termes de matinal. Et en parlant de cette actualité autour de Le Square Neck, je vous le rappelle chers auditeurs, lundi on va recevoir lors de l'interview frontale une des porte-parole de la team Eunomi qui est une association qui traque les pédocriminels sur internet et elle nous parlera de la manière dont protéger au maximum nos enfants de tout ça. Et peut-être, alors là malheureusement c'est dans un cadre médical donc il a... agit en toute impunité et dans la discrétion la plus totale puisqu'il faisait ça quand il n'y avait aucun regard pour protéger ces pauvres enfants et adolescents qui ont été abusés. Mais il y a aussi des moyens de protéger vos enfants dans d'autres situations, de l'inceste également et sur les réseaux sociaux.
Et j'en profite également parce que tu parles de lundi, j'ai eu la réponse de monsieur Chudot hier, il sera également avec nous à 8h. Donc voilà, ça sera un réveil des idées un petit peu politique, mais aussi on aura 7 parties sur la protection de l'enfance. Donc je suis ravi qu'il ait accepté d'en parler. Il y aura évidemment peu de politique sur la réforme du Rassemblement National face à la montée des violences scolaires. Mais on aura aussi cette partie protection de l'enfance dans le réveil des idées. Donc soyons au rendez-vous à 8h lundi.
Oui, c'est vrai que ça va être une matinale consacrée quasiment à l'enfance et à la manière aussi dans les écoles, à l'éducation nationale, puisque M. Chudo est spécialisé surtout sur tous ces thèmes-là. Donc voilà, restez connectés. On sera avec vous lundi, Julien. Toi, tu seras avec nous également pour ta chronique internationale. Comme d'habitude, tu as intérêt d'être là. Je serai là. Si tu la loupe pas. Et aussi, je remercie comme d'habitude toute l'équipe. merci pour ton travail c'est grâce à toi que cette matinale a lieu et aussi à Louis qui est derrière derrière la ville vous voyez pas mais qui fait un super travail et puis à toutes nos équipes qui construisent aussi tous nos articles qui sont sur notre site internet qui sont disponibles vous êtes aussi les premiers acteurs de ces projets là qui sont en train de naître dont un qui va être un nouveau le petit nouveau de chez Frontières qui va être annoncé dans quelques heures dans les prochains jours de manière générale et puis merci pour tout ça je vous invite à vous abonner au magazine pour continuer de nous soutenir sur le plus long terme, à vous abonner à notre chaîne YouTube pour continuer à faire monter cette chaîne pour propager certains reportages pour qu'ils soient vus par le plus grand nombre. Ces directs-là sont disponibles aussi en replay, donc n'hésitez pas à les partager à vos proches. Et puis, dernier rappel, c'est vrai qu'aujourd'hui, on n'avait pas d'appel aux auditeurs, mais on a vraiment à cœur de vous faire intervenir sur nos matinales, donc n'hésitez pas à nous envoyer un petit message sur les réseaux sociaux, sur Twitter, soit également par message. avec Guillaume sur son compte Twitter c'est possible également pour pouvoir intervenir lors de la matinale aux alentours de 9h et puis nous parler d'un sujet qui vous tient à coeur ou alors d'un témoignage tout simplement et puis voilà moi je vous dis à lundi 8h comme d'habitude soyez en forme moi je le serai comme d'habitude très en forme et puis passez un excellent week-end posez soin de vous et demain ce sera Garenne n'oubliez pas il y a toujours une matinale demain mais c'est Garenne qui l'anime donc voilà prenez soin de vous passez une excellente journée
Saviez-vous que dans certaines préfectures, des étrangers sont régularisés alors qu'ils sont des violeurs déjà condamnés par la France ? Saviez-vous que ce ne sont pas un ou deux cabinets d'avocats qui se font de l'argent avec le droit des étrangers, mais bien des centaines qui vivent du business des clandestins ? Saviez-vous que les associations pro-migrants comme la CIMAD sont devenues si puissantes qu'elles ont désormais des avantages et des commissions informelles au sein des préfectures ? Ces derniers mois, nous avons travaillé sur l'état profond de l'immigration, sur ce qui pilote l'invasion migratoire de notre pays, un ventre mou que l'on oublie et qui s'est transformé en pompe aspirante de l'immigration régulière et irrégulière. Des fonctionnaires appliquant la feuille de route des associations pro-migrants, des juges qui n'ont aucun compte à rendre dans leurs décisions, des avocats militants qu'aucun journaliste ne va confronter. En épluchant 5161 jugements à travers 31 tribunaux administratifs durant les mois d'octobre et novembre, nous avons construit une cartographie française des prétoires les plus laxistes où les avocats vont faire gagner les dossiers des clandestins pour régulariser leur situation. Nous avons découvert qu'ils sont les avocats les plus empressés à défendre les étrangers en situation irrégulière, empêchant l'application des OQTF et les refus de titres de séjour. nous avons découvert les affaires qu'ils ont défendues et gagnées, permettant à des monstres de se maintenir sur le territoire français. Avocats, juges, journalistes, ONG, fonctionnaires, après avoir enquêté sur eux, nous avons décidé de sortir les noms, les coupables, ceux qui nous imposent une invasion migratoire.
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