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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Merci. Ma question s'adresse à Zébertien Lecornu, ministre des Armées. Monsieur le ministre, face à des menaces multiformes, l'Europe doit se réarmer. Plus aucun dirigeant européen ne conteste ce constat. Le sommet informel de ce 3 février l'a démontré. La France n'a pas à rougir en matière de défense. Son armée et son industrie de défense en témoignent. La question qui s'impose cependant, comment mieux coopérer dans le cadre européen. Plusieurs initiatives sont sur la table de la part de la Commission. européenne. Ça va du renforcement de la capacité des Etats membres dans l'acquisition du matériel en commun jusqu'à la création d'un marché unique de la défense. Soutenir l'acquisition de matériel commun et louable en vue de maximiser le tronc commun de notre défense et aller vers la standardisation. Monsieur le ministre, comment garantir que les fonds européens profitent tout d'abord à notre base industrielle et technologique de défense européenne et faut-il aller vers un marché unique ? Mais l'Europe de la défense se bâtit aussi sur des coopérations bilatérales. Le char du futur, le MGCS, destiné à remplacer les chars à l'éclair français et l'Europa 2 allemands, a franchi une étape essentielle le 23 février après la signature du pacte d'actionnariat de la société MGCS par KNDES Allemagne, KNDES France, Rheinmetall et Thales. La coopération industrielle bloquée depuis 2020 a été finalisée. C'est une très bonne nouvelle. Quelles sont désormais les prochaines étapes ? ce 23 février, vous avez signé un protocole d'accord avec votre homologue allemand mettant à disposition pour trois ans la brigade franco-allemande au corps d'armée multinationale du flanc non-est sous commandement l'OTAN. C'est une évolution dans le fonctionnement de la brigade et démontre qu'il est possible de fournir des capacités militaires communes quand la volonté politique est au rendez-vous. Monsieur le ministre, quelle sera la fonction opérationnelle de la brigade dans ce contexte ? Je vous remercie. Merci
beaucoup Madame la députée. La parole est à Sébastien Lecornu, ministre des Armées.
Merci beaucoup Madame la Présidente de l'Assemblée nationale, Mesdames et Messieurs les députés. Madame la députée, donc trois questions en une. Je vais peut-être démarrer par la dernière question. Médiatiquement, on parle beaucoup de la question des 2% de dépenses dans le cadre de l'Alliance Atlantique du PIB pour nos efforts de défense. La France y est. Mais de plus en plus, il va falloir parler des contributions militaires réelles à l'Alliance. C'est-à-dire le nombre de bateaux, le nombre de brigades, le nombre d'avions qui sont effectivement disponibles pour... exécuter les différents plans de défense. Il est évident que la décision qui a été prise à Paris et à Berlin de mettre à contribution la brigade franco-amande dans la plénitude de ses moyens pour la première fois pendant trois ans sur le flanc est en Pologne est une démonstration utile de ce que peut être la contribution d'un pilier européen au sein de l'OTAN et donc vous aurez évidemment l'occasion d'en faire le suivi. Deuxième question, les programmes d'armement qui sont menés en commun, dont un, le SCAF est mené aussi avec nos amis espagnols, des états d'avancement qui sont différenciés. Là, on a un démonstrateur qui est en cours de conception pour le SCAF, successeur du Rafale dans une période très éloignée, 2040-2050. Des décisions importantes seront à prendre à la fin de cette année et je m'y étais engagé devant le Parlement pendant la loi de programmation militaire. Il devra y avoir un temps d'information et de discussion avec l'Assemblée nationale et le Sénat pour ce faire. Le MGCS, le char du futur, lui, est dans un autre calendrier puisque, vous l'avez dit, on vient seulement de signer les différents... contrat pour créer en mauvais français les John Venture, les entreprises dédiées évidemment pour ce faire. Et puis dernier élément important, feuille de route entre Berlin et Paris, au moment où Berlin connaît aussi son cycle électoral, c'est bien sûr quelle feuille de route pour notre autonomie stratégique européenne. Nouvelle équipe à la Commission, nouveau secrétaire général de l'OTAN, nouvelle administration américaine, c'est tous les sujets de taxonomie, de simplification, d'acquisition commune comme EDIP sur lequel on a besoin de créer un consensus. On est en train d'y arriver. Il faut être prudent. Il est évident que ce consensus doit se faire avec l'Allemagne, ce qui nous permettra aussi d'ouvrir à d'autres partenaires, l'Italie, la Pologne, sans oublier la Grande-Bretagne, puisque le Brexit n'efface pas les grands enjeux de sécurité collective. Merci beaucoup.
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