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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
amis, Jérôme pour React One, on est actuellement sur le meeting de Jean-Luc Mélenchon qui va se tenir à 19h. Il y a du monde à fond et on va essayer de couvrir l'événement. Je l'ai dit, il fait un panorama sur le monde. Il y a extrêmement, extrêmement, extrêmement de monde pour la venue de Jean-Luc Mélenchon et on va assister au meeting. Les amis, on va vous le retransmettre en direct, ça va être cool. Donc restez à l'affût, suivez ça et c'est parti. Les amis, on est bien au meeting de Jean-Luc Mélenchon au Reactone. Les amis, on va couvrir cet événement ce soir. Je suis très content de vous partager ce moment. Pour moi, c'est exceptionnel, c'est incroyable. C'est pour ça que vous êtes sur Reactone. Vos dons, votre participation, votre engagement, elle sert à ça. Elle sert effectivement à ce que nous, on puisse être un vrai média citoyen qui vous est dédié et avec des actions comme ça. Merci à tous. Et puis venez, je vous emmène.
Bonsoir à toutes et à tous. Je vous remercie d'être aussi nombreux ce soir pour ce meeting. Je voudrais remercier les militants de la France Insoumise qui se sont mobilisés depuis un mois pour faire cette belle réussite ce soir. Je ne vais pas parler très longtemps, je vais passer tout de suite la parole à Arash Haïdi, notre député européen, qui va nous dire quelques mots. Voilà. Bonne soirée à tous.
Bonsoir. Merci à vous d'être venus si nombreux. Très très très nombreux. Vous pouvez vous applaudir. Quel plaisir de t'accueillir Jean-Luc ici à Angers. Je crois que ça fait très longtemps que tu n'étais pas venu. Je dois vous avouer qu'au moment où tu te dis que tu vas parler avant Jean-Luc Mélenchon, tu es un peu dans la situation du groupe qui va jouer en première partie de Radio-Ed. Tu te dis la salle, elle est là, elle est captive, ils ne peuvent pas bouger parce qu'ils ont peur de se faire piquer leur place. Profites-en, ils n'ont pas le choix. Je vous rassure, je vais faire quoi ? Ce que je veux vous dire aujourd'hui, c'est pourquoi un an après, je suis conforté dans mon choix de vous avoir rejoint et de me battre à vos côtés, à tes côtés Jean-Luc. Je suis convaincu d'avoir fait le bon choix, parce que Jean-Luc, ce que tu as construit, c'est un collectif. Je vais en citer quelques-uns. Manuel Bompard, Clémence Guettet, Paul Vanier, Aurélie Trouvé, Ségolène Amiau, Eric Coquerel, Manon Aubry, Adrien Clouet, Mathilde Panot, Antoine Léaumant, Emma Fourreau, il y en a plein d'autres. Il y a vous, les milliers de militants. Et ce collectif, Il continue à croître, à se construire, puisqu'avec des Béranger-Cernonde et Anthony Smith, Damien Carême et Rima Hassan, on vous a rejoints. Et puis nous avons toujours tendu la main. Nous avons tendu la main pour faire la NUPES. Nous avons tendu la main pour faire une liste commune aux européennes. Nous avons récemment tendu la main pour faire le nouveau Front populaire. Parce que notre collectif est au service d'un projet pour changer la société, pour améliorer la vie des gens, pour le plus grand nombre. Parce que nous, nous ne nous satisfaisons pas de constater avec effroi que les racistes sont méchants. Ils le sont, mais bon. Que les ultralibéraux n'ont de boussole que l'argent. Nous, nous voulons proposer un projet de rupture avec ce système qui ne peut plus durer. Alors... on y dit souvent que la rupture, c'est violent. Certes, on ne se contente pas d'aller sur les plateaux télé pour s'offusquer de l'injustice du monde ou du budget, tout en les accompagnant gentiment, en demandant, évidemment sans les obtenir, quelques retouches cosmétiques. Pour nous, la violence, c'est le nombre de sans-abri. C'est l'état de l'hôpital, l'abandon de l'école, l'instrumentalisation des services civiques pour faire croire que la censure, c'est la chienlit. Couper soudainement et sans raison les subventions à la culture, au planning familial, aux missions locales, comment savoir de qui je veux parler ? On est en Pays de la Loire, quand même. Ça, c'est violent. Oui, Madame Morancet, ce que vous faites est violent. La violence, c'est Michelin qui licencie à Cholet, tout en réalisant cette année 3,6 milliards de bénéfices et en envoyant son PDG sur les plateaux pleurer sur la fiscalité française. La violence, c'est fermer les yeux sur un génocide. Alors comment pourrait-on se contenter de petits pas quand 1% possède plus que 50% de la population mondiale ? Si c'était que 5%, ça allait, excusez-moi du là-dessus. Quand on va bientôt cramer 17 fois la planète chaque année ? Quand Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, part en cachette signer un accord de libre-échange un bon matin, on y regouait ? avec le Mercosur, pour le bonheur des multinationales, tout en sachant les conséquences néfastes que cet accord va avoir pour tous nos agriculteurs. Alors la rupture avec ce système, elle est nécessaire pour transmettre un monde viable à nos enfants, pour construire la paix, l'égalité, la transition écologique, la justice, tout ça tu en parleras tout à l'heure Jean-Luc, et je suis sûr que tu le feras très bien. Changer le monde tel qu'il est, c'est un devoir, c'est notre devoir. C'est le but que poursuit notre collectif, c'est pour cela que nous nous battons. Et figurez-vous que pour ça, on se tient prêts. Des fois on nous dit que vous êtes trop prêts. Mais il faut quand même l'être. Donc nous on est prêts, et pour y arriver on a même une stratégie. Notre stratégie ? c'est de s'adresser au plus grand nombre, aux quartiers populaires, aux travailleurs, aux précaires, aux modestes, à ceux qui souffrent, à tous les oubliés de la croissance, bref, à vous, au peuple. Quoi de mal à cela ? Ça ne plaît pas forcément à ceux qui voudraient toujours décider à la place des autres, parce qu'évidemment, ils savent mieux. Eux, ils savent que, contrairement aux petits qui ne veulent pas le comprendre, eux, ils savent que le Mercosur et le CETA... C'est très bon pour nous tous, enfin c'est surtout bon pour leurs amis, mais bon, ils veulent nous faire croire que c'est bon pour nous. Je le dis à nos amis, c'est en étant fiables, constants, fidèles à nos promesses électorales, que nous redonnerons l'espoir, que nous ferons revenir la confiance et revoter les abstentionnistes dont nous avons besoin pour gagner et changer la France. Certains disent, mais vous voyez bien que ça n'a pas marché au premier tour, Ça n'a pas marché du premier coup à Villeneuve-Saint-Georges. Ça n'a pas marché du premier coup, effectivement. Enfin, Louis Boyard, que j'ai fait exprès de ne pas citer tout à l'heure, c'est pas que je l'avais oublié, il fait quand même 11 points de plus que la liste de gauche en 2020 à lui tout seul. Alors mes amis, mes camarades, soyons fiers. Soyons fiers du travail accompli, soyons fiers de ce collectif que tu as su créer Jean-Luc, soyons fiers du travail que nous allons continuer à faire, soyons fiers d'être au service d'une cause juste, fiers et enthousiastes à l'idée de construire la nouvelle France ensemble. Merci.
Merci. Eh bien, j'étais assis, on m'a dit, il y en a mille, et je dis, c'est pas possible. Ben si, apparemment, c'est possible. Je sais que vous êtes venus pour d'abord dire quelque chose par votre propre présence. Et je sais que c'est toujours ce lien qui nous unit lorsqu'une réunion de cette nature est convoquée. Ce rassemblement a un sens politique. Vous êtes des centaines, vous êtes des milliers, vous êtes des millions à plusieurs reprises dans les urnes, avoir fait le choix d'une orientation politique avec les Insoumis et d'un programme. D'ailleurs, quand on a fixé la date de cette réunion, il n'y avait pas l'actualité dont il va bien falloir que je vous parle maintenant. Nous avions prévu que ce soit une des premières réunions publiques à propos de l'actualisation du programme L'Avenir en commun, puisque Clémence Guettet, Adrien Clouet et toute l'équipe, aussi bien à l'Assemblée nationale, au Parlement européen et dans le mouvement, avaient travaillé d'arrache-pied pour qu'on soit prêts. Et nous sommes prêts. Quoi qu'il arrive, nous sommes prêts à gouverner. Prêt à tout changer, prêt à tenir bon. Je le dis parce que si bien sûr mon propos à cet instant va venir sur l'actualité, et si bien sûr je ne peux pas vous cacher la tristesse que je ressens à cette heure et dont je vais vous expliquer les motifs, il n'empêche qu 'est intacte la volonté de combat, intacte la préparation à gérer le pays, intacte. La volonté d'aller de l'avant, même si parfois, c'est avec la gorge qui se sert, avec la fatigue des attaques accumulées et repoussées, avec cette forme d'épuisement qui est cherché chez nous, qu'à force de nous harceler, de dévaster notre appartement ou notre maison, de nous menacer de mort, de faire des tentatives pour nous assassiner, pour au moins deux d'entre nous. oui c'est vrai on fatigue bien sûr qu'on est atteint des fois on me dit ah vous avez le cuir épais pas tant que ce que vous croyez mais j'ai l'art de fermer les écoutilles mais je pense à mes plus jeunes camarades on a parlé à l'instant de Villeneuve-Saint-Georges à Villeneuve-Saint-Georges j'ai même vu un insolent dire c'était une élection imperdable pardon une élection dans une ville où la gauche avait perdu par 30% contre 70% à droite. Et c'est nous qui avons remonté cette panque jusqu'au point où on a à nouveau rassemblé et fait venir une force qui, bien sûr, ne l'a pas emportée cette fois-ci, mais qui a repris confiance en elle-même, tous les braves gens des quartiers populaires, abandonnés, niés, outragés par le mépris dont on les accable continuellement, parce qu'on ne tient aucun compte de leur existence et que maintenant, les belles personnes ne vont même plus les voir pour les élections. Cette force que nous avons relevée, elle est relevée ici et c'est comme ça que je comprends votre présence. C'est la présence de tous les âges, de toutes les générations, de tous les milieux sociaux pour la rupture avec un système que nous ne supportons plus, avec un avenir dont nous ne voulons plus. Alors, oui j'ai de la tristesse ce soir. Et je n'ai pas cette joie intime qu'en quelque sorte j'ai chaque fois que je présente à ceux qui nous écoutent ce que nous ferons demain de ce pays en le dirigeant. C'est l'inverse. Je dis d'abord ma tristesse. Ma tristesse d'abord parce que le budget qui a été présenté par M. Bayrou est, du fait que la censure ne l'a pas emporté, adopté. Il est considéré comme adopté sans qu'une seule personne ait levé la main pour dire « je l'adopte ». Il est adopté par le fait du prince et par la bassesse des fausses oppositions qui, au moment où elles auraient dû toutes se montrer conformes à ce qu'elles prétendent être, ont abandonné la ligne de combat, déserté la tranchée. Rappelez-vous-en tous, quoi qu'il m'arrive, quoi qu'il nous arrive. Rappelez-vous-en tous, à toutes les élections, parce que nous, la révolution citoyenne à laquelle nous aspirons, elle se fait par les élections, dans les urnes, et c'est par des votes à l'Assemblée nationale que sans avoir tiré un coup de fusil ni établi un mètre de barricade, nous avons fait tomber un gouvernement. C'est par ce chemin que nous l'emporterons, c'est par ce chemin démocratique, citoyen, que nous changerons tout de fond en comble le moment venu lorsque la majorité des Français décidera que cela en vaut la peine d'essayer autre chose que cette catastrophe permanente qui a ruiné ce pays, qui a ruiné ses finances, sa capacité d'invention et qui s'appelle... Le libéralisme qu'on le repeigne de temps à autre, de social-libéralisme ou ce que l'on voudra, mais qui est toujours la même chose. Les uns accumulent sans fin et les autres se font dépouiller d'eux-mêmes, en parallèle exact. Tout ce qui va aux milliardaires a été retiré à ceux qui produisent. Voilà la vérité qui fait qu'il est immoral d'être milliardaire. C'est un très mauvais budget. qui a été adopté et le pays va souffrir gravement. Et si j'en parle avec cette tristesse, c'est parce que comment devons-nous tous comprendre qu'il y a eu une majorité d'opposition pour faire tomber le gouvernement de M. Barnier et pour qu'ensuite, quand un budget est présenté qui est pire que le précédent, qui va retirer 25 milliards. de l'économie de ce pays parce que l'État ne les dépensera pas. Et les 25 milliards que l'État ne dépensera pas, ce n'est pas de l'argent qu'il était prévu de verser dans le sable. C'était des salaires, c'était des travaux, c'est-à-dire en définitive de l'activité. Car les salaires, vous autres, quand faites-vous ? Vous les dépensez. Vous n'allez pas aussitôt courir acheter des actions. Vous les dépensez et vous faites tourner le commerce. L'économie, la production, tout ce qui est retiré de la production, c'est du chômage en plus, c'est des recettes qui ne rentreront pas dans les caisses de l'État parce qu'il n'y aura pas les taxes payées dessus, même si vous les trouvez excessives. Diminuer le fonctionnement de l'État, il n'y a que quelques esprits simples et qui espèrent que les autres esprits seront aussi simples qu'eux, pour croire. que cela va améliorer la situation. Il faut donc choisir entre couper dans les dépenses ou augmenter dans les recettes. Et quand on veut augmenter dans les recettes, il faut dire qui doit payer. Et dans un pays où les fortunes les plus importantes ont été multipliées par deux, on peut penser qu'ils peuvent payer un demi de contribution commune au bien-être de la nation. Quelle est cette classe possédante ? que l'on ne trouve jamais aux côtés du peuple, qui est toujours là pour exiger plus de travail, plus d'années de travail, plus de souffrance, et qui, dans les moments terribles de l'histoire, déserte sa mission, abandonne. Voilà qui nous dirige, voilà qui ils sont, et on leur a permis une fois de plus, croyez-vous que ce soit le moment, de couper dans les recettes de l'État. 2 milliards de moins pour l'écologie. C'est le moment, n'est-ce pas ? Puisque nous sommes en train de vivre les années les plus chaudes de l'histoire. Parce qu'il faut se préparer, mesdames, messieurs, à ce que les choses tournent mal du fait du changement climatique. Parce que ça a déjà commencé. Et quand nous avons lancé l'alerte sur le fait que le cycle de l'eau était totalement... bousculé en France comme dans tous les pays du monde, eh bien nous n'avons pas eu droit à une seule minute de débat sur le sujet. Eh bien alors, si vous voulez la voir monter dans le train, elle n'est pas si loin que ça. Vous la traversez quand on voit ces départements qui sont inondés après combien d'autres scènes de cette même nature. Franchement, quand il y a 4 millions de personnes qui sont mal logées, quand il faut de 6 à 8 ans d'attente pour avoir un logement social. Un logement social, ça veut dire un logement où il est possible d'avoir pour les enfants le quant à soi qui leur est nécessaire pour suivre correctement leurs études et travailler, d'avoir une vie de famille plus épanouie. 6 à 8 ans d'attente. Imaginez-vous, et je suis sûr qu'il y en a dans cette salle qui sont dans cette situation, qui attendent un logement social, qui ont besoin d'un logement social. Un logement social, c'est de la construction, c'est des salaires d'ouvriers. Ce sont des loyers ensuite. 6 à 8 ans d'attente. C'est le moment d'enlever 1,5 milliard dans le budget du logement. Alors la Terre entière résonne de la bataille qui se mène à propos de l'intelligence artificielle et de la nécessité d'aider la recherche. Les Français n'ont pas à rougir d'eux-mêmes. Les premiers programmes d'intelligence artificielle, une fois de plus, comme ce fut le cas pour Internet, comme ce fut le cas pour la photographie, comme ce fut le cas pour tant d'inventions. Les Français, ceux du CNRS, ont été à l'avant-poste de l'invention des techniques qui dorénavant permettent l'intelligence artificielle. La France a déjà des programmes très avancés par le CNRS, qui a monté un modèle d'intelligence artificielle appelé « bloc dont on ne parle jamais », qui apprend 47 langues au lieu d'apprendre seulement en anglais, avant de le traduire dans les 47 autres langues. Nous ne sommes pas à l'arrière-garde de la pensée et de la recherche dans le monde, c'est faux ! Mais eux veulent à chaque fois que la recherche soit immédiatement une recherche appliquée, ils veulent choisir entre les programmes de recherche, entre le programme de recherche pour que les cheveux blancs ne deviennent pas jaunes, et le programme de recherche pour trouver des molécules qui vous permettent de surmonter telle ou telle maladie, ils choisissent le programme qui peut aller le plus vite sur le marché, quand c'est l'entreprise privée. Et quand vous donnez l'impôt, le crédit impôt recherche, Est-ce que vous savez que cette somme fabuleuse qui a été retirée des poches du service public de la recherche, puisque ce n'est pas à lui qu'on les donne, et bien le crédit impôt recherche, il profite à la grande distribution et à la banque. Oui, vous m'avez bien entendu, à la grande distribution et à la banque. Et bien cette année, on va encore retirer des millions, 1 milliard et demi sur la recherche. J'arrête ma liste. Parce qu'elle pourrait être longue et vous la devinez. Et vous la découvrirez dans les jours qui viennent. Car vous êtes venus pour une deuxième raison que je connais. J'ai assez vécu pour le savoir. Quand ça va bien ou quand ça va mal, tout d'un coup vous êtes très nombreux. Pour que ça aille mieux quand ça va bien et pour résister quand ça va mal. Et vous voulez comprendre, j'en vois ici qui ont des cheveux blancs comme moi. Des fois même plus. Eh bien... Chaque fois qu'il y a eu une situation où tout semblait se liguer contre nous, tout le monde est venu, des fois avec des papiers pour prendre des notes. Oh, les très anciens doivent se souvenir de la discussion sur la rupture du programme commun. Nous sommes un peu dans cette situation aujourd'hui. Les gens venaient, les ouvriers dans mon quartier, là-bas dans le Jura, c'était les ouvriers de Belle, les ouvriers de Grosjean, les ouvriers qui venaient du deuxième plateau, de ceux qui faisaient des lunettes et des montres. Tout le monde voulait comprendre ce qui se passait. Comment est-on se faire voler au dernier moment la victoire à laquelle nous aspirions ? Et que pour finir, par le jugement du peuple et sa mobilisation, nous avons fini par emporter. Et en 2005, quand on nous a dit, tous, autant qu'ils étaient, les puissants, les importants, les commentateurs qui ont un avis sur tout et qui ont raison sur tout, tous nous avaient dit, si jamais vous votez non, c'est l'hiver nucléaire qui commence, les sauterelles vont arriver, ainsi que la peste. à Bubon, s'il vous plaît, la plus douloureuse. Et pour finir, les gens sont venus écouter d'un village à l'autre, des fois dans la Réunion, et qu'entendaient-ils ? Ils entendaient des arguments, et ils se sont fait une conviction, et 55% d'entre eux ont dit non. Non, nous ne voulons pas que l'Europe serve à constitutionnaliser le néolibéralisme. Et nous avons eu raison, c'est bien que les élites ont dû dire, le message est parfaitement compris, vous avez dit oui. Et parce que ce jour-là, on a commencé à tordre le bras de la démocratie en France. Alors oui, tout est parti dans le décor. Et d'élection en élection, le peuple se disant « nous sommes tout le temps trompés » ont pris des décisions de plus en plus radicales jusqu'au moment où elles ont permis. à la France Insoumise devenir la première organisation la plus nombreuse, la plus votée, 4 à 5 fois plus haut que le suivant qui arrivait derrière, liquidant déjà une première fois complètement la bande à Hollande, descendue à 1,67%. Alors oui, on me dit... Il y a la gauche qui travaille et qui, paraît-il, s'en va négocier. Négocier quoi ? Ce n'est pas le rôle des parlementaires de négocier avec le gouvernement. Il y a un gouvernement, il y a une opposition. L'opposition s'oppose et on vote. Et on voit le résultat. On nous a dit qu'il n'y a pas de majorité dans cette Assemblée. C'est vrai. Mais sur la base des propositions du nouveau franc populaire, du travail d'Éric Coquerel et des autres camarades qui sont là-bas, nous avons fait adopter une série de mesures qui permettaient d'aller taxer ceux qui ont les moyens de payer. Et de telle sorte qu'évidemment ils pleuraient à chaudes larmes dans tous les médias auxquels ils accédaient. Mais si on nous avait suivis... alors le déficit serait passé en dessous de 3% puisqu'il paraît que c'est leur repère suprême, alors que là il va dépasser les 5% sans que vous envoyez la couleur. Demandez-vous les gens, comment se fait-il que le déficit soit plus grand alors que nous avons moins de services ? Comment se fait-il que ces gens aient osé nous reprocher 100 milliards qu'ils nous accusaient de faire ? de déficit si on appliquait le programme l'avenir en commun, et eux ont fait 3 000 milliards ! Et c'est à ces gens qu'il faudrait faire confiance, c'est à eux qu'on devrait demander quelle est l'issue pour cette situation. Depuis quand va-t-on demander pour médecin celui qui vous a brisé les bras et les jambes ? Qu'est-ce que cette nouveauté incroyable ? Et c'est pourtant ça qu'on vous vend. Et vous avez vu, d'abord retenez la leçon, vous les jeunes, regardez bien comme ils vous méprisent, ils vous prennent pour des gens qui n'ont pas de cerveau. La dernière fois, c'était « Ah, s'il n'y a pas de budget, la carte vitale ne va plus marcher au mois de janvier ». C'est Mme Borne, l'ancienne première ministre. Elle ment, elle sait qu'elle ment, mais elle tente quand même le coup, en espérant qu'elle arrivera à attraper trois ou quatre digots qui finiront par la croire. Eh bien, ça sera toujours trois ou quatre qui viendront de leur côté. Voilà comment ils raisonnent, ces gens-là. Voilà comment ils pensent. Et là, ça recommence. Il faut un budget, disent-ils la mine grave, et on ressort toutes les reliques de la gauche pour nous dire qu'il faut faire preuve de responsabilité. Nous faisons preuve de responsabilité. Ce n'est pas vrai qu'il faut un budget. Nous avons fait adopter sur la proposition du président et du rapporteur de la commission des finances de l'Assemblée nationale une loi spéciale. Cette loi spéciale, elle est prévue par la Constitution. Elle dit qu'on reconduit le budget précédent et qu'on a le droit de dépenser par tranche l'équivalent de ce qu'il y avait dans le budget précédent, sans inventer de dépenses nouvelles, car c'est le Parlement qui décide des dépenses nouvelles. Tout le monde suit ? Donc ils ont menti et ils ont eux-mêmes mis l'État en chômage technique. Ils ont décrété un lock-out du budget. Pourquoi ? Ils ont fait deux circulaires au mois de décembre pendant qu'on était en train de préparer leur pas de Noël. Et dans ces circulaires, ils ont décidé de limiter toutes les dépenses de l'État, de les interdire, de les empêcher. Mais il n'y a aucune obligation à cela. Et si demain matin, supposons, nous soyons au gouvernement, ça se pourrait. Eh bien, par une autre circulaire, on déciderait qu'on appliquera le budget de 2024 par tranche jusqu'à ce qu'on ait un autre budget. Et si nous gouvernons demain matin, il y aura un autre budget proposé. Voilà pourquoi ils ont menti. Ils ont dit aux paysans, vous n'aurez pas vos sous. Aux associations, vous n'aurez pas vos sous, parce que les insoumis ne veulent pas. Et à toutes les catégories, pour faire peur, pour faire pression. Comme d'habitude, comme avant, le maître est mécontent, alors il sort le fouet pour que tout le monde comprenne qu'il y en aura si jamais on n'obéit pas. Ce n'est pas une image que je fais devant vous. Il y a eu des centaines de gens qui ont peur depuis le 1er janvier en se disant « Mais comment allons-nous faire ? Nous n'aurons pas la subvention pour payer. Nous n'aurons pas de quoi faire ceci ou cela. » Ils ont fait peur exprès, comme les maîtres font toujours sur ceux qu'ils veulent domestiquer. C'est pourquoi vous avez besoin d'une force que rien ne fait céder. Et quoi qu'il en coûte, d'énergie à brûler, nous savons que c'est notre devoir à nous, nous qui menons le mouvement insoumis, de tenir bon tout le temps, sans cesse, sans trêve, sans pause, à travers toutes les trahisons, tous les mensonges, tous les abandons, toutes les calomnies. Alors on me dit, monsieur Bayrou a gagné un sursis. Et les commentateurs de se dire qu'il y a l'habillum, eh bien oui. Mais vous savez qu'on s'en fout. Et ceux qui lui ont donné ce sursis, ceux qui lui ont donné ce sursis, est-ce qu'ils ont réfléchi à ce que monsieur Bayrou, habillum, va faire du sursis ? Mais puisque tout le monde s'en félicite, c'est donc que vous vous félicitez de ce qui va arriver. Vous avez voulu la stabilité, vous l'avez, pourquoi faire ? C'est cela que vous ne nous avez pas dit. Des lois sur quoi ? Qu'est-ce qu'il a dans sa musette, monsieur Bayrou ? Attention, je l'ai déjà écrit et dit, ne le prenez pas pour un idiot. Ne le prenez pas pour une personne diminuée. C'est un vrai de droite, la pire, les centristes, ça ne se voit pas, ils ne sont ni de gauche, ni de gauche. Attention, et féroce, la preuve, c'est que le refus de voter la censure fait qu'il y a 6 milliards de moins encore que du temps de monsieur Barnier. Cet homme a donc alourdi l'ardoise des coupes dans les services publics de toutes sortes. Et ça passe comme ça. Qu'est-ce qu'il est malin, il s'est mis les socialistes dans la poche. Comme a dit quelqu'un, il a gravi l'Himalaya du budget. Quelqu'un de plus modeste a dit, il suffisait d'enjamber Hollande. Et de là à dire que c'est un Himalaya, voilà à quoi je ne me risquerai pas. Et puis, je me dis... Quand même, moi j'ai la fierté de ce pays et je suis sûr que vous la ressentez comme moi. Partout où je passe et où j'ai vu la France qui produit, invente, calcule, c'est toujours incroyable de voir les résultats auxquels nous parvenons. Écoutez, quand même, nous sommes la première nation spatiale d'Europe, nous savons tout faire, les fusées, les envoyer, mettre les satellites, c'est nous les Français qui avons tiré depuis le centre de Kourou. L'observatoire magique, James Webb, qui regarde au fond de l'univers comme jamais aucun être humain n'avait vu auparavant. Est-ce que c'est le moment, quand commence une compétition où nos chers amis allemands, une fois de plus, nous manquent de parole, est-ce que c'est le moment de retirer 100 millions d'euros ? Non, bien sûr que non. La France est le premier domaine maritime européen, le deuxième du monde. C'est-à-dire que les vastes étendues les plus inconnues de l'humanité terrestre, mais il y en a-t-il d'autres ? Inconnues. Nous y avons une responsabilité immense et très stimulante pour la recherche, pour l'intelligence, pour la vie en commun, pour le climat. Bref, est-ce que c'est le moment de retirer encore 100 millions d'euros de la politique maritime de la France ? Cela signifie que ces gens ont renoncé à toute ambition pour notre patrie commune. Ils s'en foutent, vous comprenez ? Tout ce qui les intéresse, c'est que l'argent circule, que les magnifiques fonds de pension prélevés sur les cotisations de la population qui, ici et là, n'a pas le bonheur d'avoir des retraites par répartition et qui n'a des retraites que par capitalisation, il faut que cet argent crache. Alors on dit aux gens, Molot, on va la faire tourner. Voilà de quoi nous parlons. Et vous allez voir l'ampleur de la bêtise qu'a été d'abandonner l'idée de combattre frontalement ce gouvernement avec un objectif qui reste le nôtre, le faire tomber. Et vous savez pourquoi ? Parce que l'objectif, c'est le tireur de ficelle qui est derrière. Et n'allez pas croire que parce qu'on ne l'entend pas ces temps-ci, il n'a plus aucun objectif ni stratégie politique. Le président de la République, qui a commis ce crime incroyable, cette forfaiture inouïe, de dire que le résultat du suffrage universel ne s'impose pas à lui, eh bien ce soir, il reçoit une douce caresse sur les cheveux. Personne ne le punira. La preuve, il a nommé un gars. Lui, il l'a nommé, pas nous, pas les parlementaires. Monsieur Bayrou ne s'est pas risqué à dire « Eh bien, me voici, je suis le Premier ministre, je vous en prie, je vous pose la question de confiance. M'autorisez-vous à diriger le pays, nous ne sommes pas en monarchie. Il ne suffit pas que le président de la République dit « Je m'en fous du résultat des élections et en plus je vous nomme un gars. Ah, vous l'avez mis dehors, je vous en nomme un autre. » Et puis quoi encore ? Mais même les rois faisaient attention, pas lui. Eh bien oui, nous en sommes là. Eh bien, oui, l'objectif, c'est de faire tomber le gouvernement avec pour stratégie que si on fait tomber le suivant, eh bien, le président de la République sera obligé de s'en aller. Et oui, nous voulons le faire partir. Parce que c'est un crime, la forfaiture. Il n'y a pas de honte à le dire. Alors, Français... Alors, Françaises, vous avez moins de dignité, moins de nif, comme on dit, que les Coréens, parce que les Coréens, leur président a dit « c'est la loi martiale », eh bien, ils ont tenu bon et fait la grève générale jusqu'à ce qu'ils s'en aillent. Il faut aller prendre des leçons en Corée. Sinon, ça veut dire que vous acceptez, vous acceptez tout. pas vous bien sûr, mais je m'adresse à ceux qui peut-être à cet instant m'écoutent. C'est un devoir, si l'on aime la France, si l'on aime la République, si l'on croit à la démocratie, non pas de se faire donner des leçons par ces gens qui viennent tous les cinq minutes en donner à tout le monde, mais de défendre vraiment et concrètement les principes auxquels on croit. Alors ? Ça tombe au pire moment cette histoire, 25 milliards de moins, au moment où notre voisin allemand est en récession, au moment où la politique de monsieur Trump présente le risque immense de bloquer le commerce mondial. Je ne dis pas que je sois heureux de ce commerce mondial, mais je dis que c'est une idée qui peut être très dangereuse, tout d'un coup, de serrer les freins, comme ils sont en train de le faire en augmentant les droits de douane, avec l'idée, je vais en parler dans un instant, de réanimer leur production. Alors ça m'amène tout de même à se rappeler et à demander qu'on se souvienne de quoi nous parlons. Qui sommes-nous devenus les gens ? Qui sommes-nous devenus ? Ce grand pays, l'un des plus riches de la planète, et qui est là avec ces 11 millions de pauvres, ces 8 millions de personnes qui vont à l'aide alimentaire, et là je ne compte que ceux qui sont comptés, ces gens qui sont dans la rue. Ces 350 000 personnes qui n'ont pas de logement. Et j'ai appris hier, en regardant les chiffres, 3 000 nourrissons. 3 000 nourrissons à la rue. Nous en sommes là. Mesure-t-on l'abomination que c'est, le crime que c'est d'abandonner à la rue des enfants, leurs mères ? Oui, j'ai vu depuis chez moi. J'habite quelque part près d'une gare. Eh bien, la nuit, quand la nuit froide tombe, je vois des gens courir sous l'abri. Et des fois, j'ai vu une femme avec deux enfants petits, je sais pourquoi elle court, elle court pour se cacher. Parce qu'elle se dit que si on la prenait avec ses deux enfants, on lui prendrait ses enfants pour les placer. Voilà de quoi nous parlons. Voilà pourquoi. Quoi qu'il arrive, le mouvement insoumis est fier de dire qu'il veut être le parti des pauvres, le parti des cités populaires, le parti des gens qui étudient. Nous sommes ces gens-là, nous en sommes fiers, et nous voulons qu'ils viennent au combat avec nous. Voilà pourquoi nous mettrons tant d'énergie, vous tous autant que vous êtes, parce que vous le faites, je le sais. Alors c'est le moment de parler de ces fausses oppositions. Écoutez-moi, que le Rassemblement National ne vote pas la censure, ça ne me surprend pas vraiment. Le Rassemblement National ne vote que d'après des intérêts assez curieux, qui en général se rattachent aux Noirs et aux Arabes, qu'ils ne supportent pas, dans des conditions toujours plus folkloriques. Bon, on ne comprend pas. Ou plus exactement, on a compris, c'est l'assurance vie du système. Voilà, alors quand on leur dit vous allez gagner les élections, ils leur ont dit 27 fois, ça leur a rapporté la mouise, et toute la presse a dit ils vont gagner, ils vont gagner. Quand vous avez la presse avec vous, tout est perdu. Alors eux, 27 fois dans les sondages, ils ont gagné. Ils ont vu la dernière semaine, ils n'arrêtaient plus de passer les meubles par-dessus bord. Les baisses de TVA, on verra une autre fois. La retraite à 64 ans, si on peut, si on peut, mais là on ne peut pas. Et ainsi de suite. Ensuite, dans l'Assemblée, l'ISF, non, non, non. L'augmentation du SMIC, n'en parlons pas. Ça, c'est le Rassemblement national. C'est une opposition en pacotille pour ceux qui n'ont plus la tête tout à fait remplie, ni occupée par autre chose que du vent qui circule. Et à qui il suffit que le Premier ministre dise des imbécilités à propos de l'immigration, pour qu'au sitôt ils bondissent de joie, ils fassent des sauts périlleux d'enthousiasme. C'est tout, on les paye avec des mots, ça n'a point de tête. Mais les socialistes, haute paire de manches. Moi j'en parle avec tristesse parce que je vous dis les choses comme elles sont. Il y a eu des discussions extrêmement intenses entre ceux qui animent le mouvement insoumis pour savoir ce qu'il fallait faire en 2022 et de même en 2024. Nous avons une stratégie et je ne crois pas révéler un grand secret en la répétant. La stratégie sur laquelle a été construite le mouvement assoumis et avant lui le front de gauche, c'était nous allons créer une gauche de rupture parce que la gauche qui n'est pas de rupture ne sert à rien et que partout dans le monde où il y a une gauche pas de rupture, de centre-gauche, toujours, partout, ça se termine de la même manière des fachos au pouvoir le coup d'après. Fernandez en Argentine. a fait du centre-gauche, derrière, il y a Milley. Biden, le démocrate, et Kamala Harris ont fait du centre-gauche, et derrière, il y a Trump. Orban a été d'abord élu comme libéral, puis remplacé par un social-démocrate, et derrière, rebolote Orban, mais cette fois-ci en facho. Pareil en Italie, pareil, pareil, pareil, je ne vais pas faire toute la liste. Ça produit toujours la même chose, comprenez-moi bien mes amis, et répétez-vous-le entre vous, ce dont nous vous parlons, ce n'est pas d'une préférence seulement idéologique, nous vous parlons d'une stratégie. Pour que la gauche chère va être une gauche, il lui fallait d'abord passer devant ceux qui étaient pour les arrangements. Et voici ce qui s'est réglé une première fois en 2017-19. Et une deuxième fois en 2022, alors nous avons pris la décision que puisque nous étions devant, et nettement devant, alors nous pouvions proposer que se forme un front de gauche, qui s'est d'abord appelé la NUPES. Un front de gauche de rupture. Rupture avec quoi ? Mais avec ce monde, avec ses règles, avec l'absurdité du système néolibéral. Enfin ce sont des choses très concrètes cette rupture. Eh bien oui, nous l'avons fait. C'était pas simple comme décision à prendre. Plusieurs d'entre nous disaient, de toute façon, on les connaît, ils vont recommencer. Et d'autres disaient, peut-être que, placés dans d'autres conditions, ils seront moins catastrophiques que d'habitude. Et en effet, la première fois, ça se présentait pas trop mal, quand on a fait la NUPES. Évidemment, un mois après, ils commençaient déjà à dire du mal de nous, parce que leur raisonnement à eux, c'est... Il ne faut pas dire qu'on connaît Mélenchon, il faut mieux lui jeter des pierres parce que ça fait plaisir aux bourgeois de gauche qui ensuite vont voter pour nous, se disent-ils. Et voilà comment ils ont inventé les macronistes de gauche. Moi j'ai dit, vous savez, les macronistes de gauche, il n'y en a pas, ça n'existe pas, parce qu'à part de faire macroniste, ils sont vraiment de droit. D'ailleurs, des génocidaires de gauche, non plus, ça n'existe pas, je le rappelle au passage. Donc mieux vaut appeler les choses par leur nom. Et c'est la démocratie, hein ! Ceux qui sont de droite, ils sont de droite, et puis ceux qui sont de gauche, ils sont de gauche. Il y a les partageux d'un côté, les égoïstes de l'autre. Tout ça, on connaît, enfin, on ne le découvre pas là, cette semaine. Mais eux, ils pensent qu'en flattant, il y a une France qui souhaiterait être apaisée. Eh bien moi, je ne l'ai jamais vue nulle part. Je ne vois que des gens que ça rend enragés de se faire tomber jusqu'à la peau et même au-delà. Alors, est-ce que vous voulez l'apaisement ? Oui, oui, moi aussi. Je veux bien l'apaisement, je propose qu'on m'apaise, je veux payer moins l'électricité, moins pour le loyer, moins pour l'essence, parce que pas que j'aime rouler ni respirer de l'essence, mais je ne peux pas faire autrement, vu que la moyenne des Français aujourd'hui, c'est toujours cas de déplacement, comme au début du siècle précédent, mais c'est pour faire 45 km, avant ils en faisaient 15. Ça veut dire que se déplacer est une obligation, pas une détente, pas un loisir. On se déplace parce qu'on ne peut pas faire autrement. Et ça coûte, et vous savez les taxes qui pèsent là-dessus. Voilà toutes ces choses. Alors oui, nous voulons bien être apaisés, et nous comptons d'ailleurs apaiser la vie des gens qui vivent cette chienne de vie dont nous voulons changer les règles. Alors, s'il vous plaît, allez jouer la comédie ailleurs. Allez faire les raisonnables et les responsables auprès de ceux qui peuvent entendre un tel discours. Et si vous les ramenez à gauche, tant mieux. Mais ne nous cassez pas les pieds. Ne nous empêchez pas de faire ce qu'on a à faire, il faut convaincre un par un, une par une, qu'on peut changer la vie fondamentalement, radicalement, mais il faut qu'on se presse, parce qu'autrefois on avait du temps, pensait-on, maintenant on n'a plus que des délais, à cause du changement climatique, et à cause du fait que ces gens ont tellement détruit le pays, tellement fermé d'usines, une sur deux, depuis 1958, mais le gros de la troupe c'était les 10 dernières années, les 15 dernières années. Une sur deux. Vous avez tellement détruit. Vous avez tellement menti aux gens. Vous avez dit aux plus jeunes, allez faire de l'apprentissage, vous allez voir, c'est merveilleux. D'ailleurs, vous aurez quelques sous de plus. Et surtout pour les patrons qui les accueillaient, parce que comme tout le monde le sait, il n'y a de meilleure école que l'usine. On donnait beaucoup de sous. Et maintenant, quoi ? Hop, ils contractent ce budget-là aussi. Ils ont dit à des milliers de gens, auto-entrepreneurs, mon gars, traverse la rue, mets-toi au boulot, ma fille. Et des milliers de braves gens l'ont fait parce que auto-entrepreneurs ça sonne mieux que chômeurs ou je ne sais quoi. Et puis les gens ont envie de faire des choses, ils n'ont pas envie d'attendre des bras croisés. Ça il y a eux, il n'y a que pour croire des choses pareilles. C'est-à-dire que les pauvres sont responsables de leur pauvreté, les malades de leur maladie et ainsi de suite. Ça c'est la mentalité libérale. Mais les gens non. Alors on leur a dit, faites auto-entrepreneurs. Alors ils ont découvert que ce n'était pas ce qu'on leur avait dit. Mais là c'est pire que tout, on vient de leur annoncer qu'on va leur prendre 2000 euros par an. Tout ça pour arriver à gratter 400 millions. Vous vous rendez compte ? Tous ces gens qui ce soir n'ont pas encore compris. Certains ont compris, mais beaucoup vont le découvrir la semaine prochaine ou dans 15 jours. Et quand ceux qui vont découvrir en allant à l'hôpital qu'il y a encore des actions, attendez, avant qu'on ait voté le projet de loi de finances sur la sécurité sociale, les missions de l'État, 1,5 milliard de mois encore, les gens vont découvrir tout ça. Alors moi, je vous invite à dire à ceux qui n'ont pas voté la censure et qui sont élus, quel que soit leur régime, envoyez-y les gens. Envoyez-y les auto-entrepreneurs, parce qu'il y en a marre que les paysans viennent murer les permanences des insoumis, quand c'est nous qui faisons voter la seule résolution qui soit passée contre le Mercosur. Il y en a marre qu'on vienne murer, quand nous, c'est nous qui expliquons où est l'argent pour le donner. Apprenez aux braves gens. à discerner où est leur adversaire, qu'ils le comprennent, prenez longtemps, un par un, une par une, d'expliquer ce qui se passe. Alors, comment comptez-vous justifier, mesdames, messieurs les très intelligents, j'ai entendu tout à l'heure l'orateur socialiste, qui se croyait certainement très subtil, dire « la stratégie du bruit à la fureur fait du mal à la gauche ». Ça fait maintenant 12 ans qu'il me sorte le bruit et la fureur. J'ai même entendu un journaliste plus bête que la moyenne, c'est dire, dire cet homme en parlant de moi est un fou. La preuve, il veut être le bruit et le fureur. Le bruit et la fureur, millième édition. C'est un verre de Shakespeare. Et c'est le titre d'un des plus grands romans du XXe siècle de M. Faulkner. Et si ces analphabètes avaient au moins été regarder de quoi ils parlent, ils verraient que j'ai dit que ma clameur et ma révolte à ce moment-là, je la voulais poétique. J'ignorais le niveau d'insuffisance intellectuelle de mes adversaires. Au moins, j'avais la modestie d'être celui qui parle du bruit et de la fureur, parce que dans le vers de Shakespeare, c'est un homme qui ne comprend rien et qui ne voit que ce qui le révolte. Alors donc il nous a ressorti le bruit et la fureur, on s'en fout, mais regardez bien le pingouin que c'est. Il vient là avec sa tête de savant, d'homme responsable, partisan de la stabilité, et il dit, ça fait du mal à la gauche, pardon bonhomme, c'est pas toi qui es candidat à la mairie de Paris avec l'autre là, vous êtes déjà en train de vous battre pour savoir lequel ce sera, c'est pas toi qui as dit que tu voulais pas d'insoumis ni au premier ni au deuxième tour, et c'est moi qui fais mal à la gauche ? C'est toi qui oses parler comme ça ? Toi qui annonces avec ton sectarisme bouffi de petits bourgeois parisiens que tu ne veux pas des insoumis ? Parce que les insoumis, c'est les quartiers populaires, c'est les jeunes qui vont à la soupe populaire, et ainsi de suite. C'est sans doute ça, mais tu ne peux pas le dire. Tu n'oses pas le dire. Tu prends donc des grands airs pour les bourgeois. Je te rassure. Puisque tu ne veux des Insoumis ni au premier ni au deuxième tour dans ta liste, tu vas être satisfait. Les Insoumis voteront pour leur propre liste au premier et au deuxième tour à Paris. Et la vie vaut pour tous les autres. Ça suffit de nous parler comme ça. Nous, nous ne relevons pas le dixième de ce qui est dit. Et nous allons au fond. Enfin, je suis sûr, j'espère qu'il y a des socialistes dans cette salle qui sont nos camarades de combat. La preuve, c'est qu'il y en a six qui ont voté avec nous la censure du gouvernement à l'Assemblée nationale. Non, on me dit, non, c'est le coup d'avant, huit. Cette fois-ci, c'est six. Le coup d'avant, c'était huit. Bon, ils sont six, ils ont été tous menacés. Ils sont liquides. C'est pas eux, nos ennemis. Nos ennemis, c'est ses chefs. Personne nous avait dit qu'ils allaient ramener Hollande. Ils l'ont sorti de la naphtaline en douce. Le mec, il était à peine dehors. On lui tend un micro. Qu'est-ce qu'il a à dire ? Première parole, première pensée politique profonde. Ça prend à moi. Qu'il se taise, dit-il. Mais pour qui tu te prends ? Non, je ne noterai pas. Je n'ai pas l'intention de le faire. Cela m'engueulerait si je le faisais. Qu'il se taise. Pourquoi il n'a pas dit qu'il se taise à monsieur Darmanin, quand ce matin Darmanin a dit « il faut remercier les socialistes qui ont fait preuve de stabilité, de responsabilité, d'invincibilité et de je ne sais pas quoi encore hanté, et de complicité ». Voilà, c'est ça le mot que je cherchais. Pourquoi il ne lui a pas dit « mais tu ne vas pas te taire » ? Parce que s'il lui avait dit Dès ce matin, tu ne vas pas te taire, tu vas nous faire prendre. Ce soir, ils n'auraient pas eu la deuxième humiliation, M. Cazeneuve parlant pour l'équipe macroniste, disant merci aux socialistes pour leur vote, ou plus exactement leur non-vote, et le sursis qu'ils donnent au gouvernement de M. Bayrou, la honte. Mais vous, moi, on comprend, on suit, on s'intéresse souvent, on est militant depuis des années. Je sais que vous êtes venus pour vous dire qu'est-ce qu'ils vont faire, qu'est-ce qu'ils vont faire, qu'est-ce qu'ils décident. Mais d'abord, il faut que nous aidions les gens à comprendre ce qui est en train de se passer. Parce que voyez-vous, chaque fois que nous protestons, que nous disons mais ce n'est pas acceptable de faire ça, ah, ils tirent à bout les rouges. Et vous avez les micros qui sont là, que reste-t-il du nouveau Front populaire ? Ils espèrent que je dise quelque chose. Pour pouvoir vous désoler, vous désespérer. Et peut-être parmi vous, il y en aurait qui disaient, mais pourquoi il dit ça ? Il ne devrait pas. Et après, vous m'envoyez des mots pour me remonter le moral. Il ne fallait pas dire ça. Envoyez-moi des mots pour me dire quand vous êtes content de ce que j'ai dit. Parce que ça m'aide, hein ? Mais, pourtant, il faut bien que je dise. Et je vais dire le fond, on est capable de faire semblant des heures durant, des jours durant, des semaines durant, de faire semblant que tout va bien. Juste pour pas qu'il y ait la pagaille. Et comme ils sont bêtes, plus on se tait, plus ils exagèrent. Et plus ils exagèrent, et plus vous vous en rendez compte. Tandis que si on restait à comme ça, un petit truc d'escrime, vous direz, oh là là ! Et d'ailleurs, ce matin, j'ai entendu Madame... Oh zut, ça vous arrive à vous aussi, c'est toujours les noms propres. Hein ? Les non-propres et les non... Non, mais à vous aussi ? Vous aussi ? Pourtant, vous êtes jeunes, il paraît que c'est un truc de vieux. Bon. La dame qui dit des blagues à France Inter le matin. Hein ? Voilà, Charline. Madame Charline. Madame Charline, ce matin, elle s'est foutue des socialistes. Bravo. Mais elle dit la gauche ceci, la gauche cela. Eh, oh, oh, oh, oh, oh, oh ! Depuis quand c'est les socialistes la gauche ? Il y en a d'autres, il y a des écologistes aussi, il y a des communistes. Alors, c'est très bien de se moquer d'eux, ils le méritent, mais s'il vous plaît, ne mélangez pas tout, parce qu'on voit bien ce que ça crée. Évidemment, à la fin, il faut quand même cotiser à la bonne société, et il faut quand même dire quelque chose contre Mélenchon, sinon ça ne va pas. Alors à la fin, il paraît que ça me réjouit, parce que je peux enfin dire que je déteste M. Faure. Je ne le déteste pas, il m'indiffère absolument, c'est comme M. Hollande. Ils aiment bien psychologiser, vous voyez ? Alors, moi, c'est parce que je suis obsédé par la présidentielle, personnellement. Comme il n'y en a jamais un qui est monté sur la croix, il croit que ça lui fait plaisir à celui qui s'y trouve. Non, pas du tout. Pas du tout, figurez-vous. Donc ce n'est pas le sujet. Le sujet, il est politique. Oui, nous voulons faire partir M. Macron. Je ne sais pas comment vous le dire davantage. Alors arrêtez de dire que c'est pour me faire élire. Ils pensent que je me couche et je me réveille avec ça. Eh ben non, figurez-vous. Parce que quand on est en campagne présidentielle, je vais vous en apprendre une. Ça vous réveille au milieu de toutes les nuits. Vous n'avez qu'une hâte, c'est que ça finisse. On ne sait pas pourquoi faire à la fin, on espère être élu, mais c'est quelque chose d'un... Et puis vous en prenez encore et encore et encore. Alors, dans leur petite tête, ils se sont dit, plus on va dire du mal de lui. Plus les gens vont se dire, oh là là, il n'est pas fréquent, ça ne fait pas bien dans les bonnes sociétés, vous voyez, des fois en famille, tu connais Mélenchon ? Non, non, je ne sais pas qui c'est. Tu le connais, toi ? Non, non, non, non, non, pas moi, pas moi. Mais les gens, ils pensent, ils réfléchissent. Si ça avait été par surprise pendant une semaine, mais mes amis, ça fait 10 ans maintenant, il n'y a pas un argument nouveau. Et j'en suis toujours au bruit et à la fureur. Tout ce que j'ai pu dire entre, de toute façon, ça ne les intéresse pas. Mais, quand même, ils auraient pu s'épargner les compliments de Darmanin et ceux de Cazeneuve. Alors oui, voilà où est la tristesse. Ça me fait du bien de vous voir ce soir comme ça, si nombreux. Parce que quand je suis arrivé, je me dis, vous êtes complètement démoralisés, ça ne va pas être leur truc. Non mais vous êtes en quoi là ? Vous êtes pire que moi alors ? Non mais mes amis, tout à l'heure je vous ai raconté la stratégie. L'unité est possible que si la gauche de rupture mène le convoi. Parce que sinon, que se passe-t-il ? Les gens n'y croient pas. Et vous croyez qu'après un épisode pareil, on va pouvoir faire croire à qui que ce soit ? que François Hollande a l'intention d'améliorer leur vie. A personne on peut faire croire en truc pareil. Et alors je vous le dis, c'est plus Olivier Faure qui dirige le PS. Tout à l'heure à l'Assemblée, vous avez peut-être vu, ils étaient là en bas, Valls, Hollande, Baillou, et l'autre là, qui est soi-disant de gauche. Comment il s'appelle ? Tu le sais toi Hollande, qu'est-ce que tu fais ? Tu me regardes comme ça. Tu te commercies celui qui s'occupe d'économie. C'est le copain de Faure. Voilà. Bon, ils étaient là, plat plat plat plat, tout contents, ça se passe bien, oh ben oui, ça y est, on a mis la bête en cage. Elle n'y est pas en cage. J'essaye de vous le dire en essayant, peut-être en regardant vos sourires, que ça me fasse sourire moi qui vois dix ans de travail remis en cause. Je n'ai aucun plaisir à voir les socialistes retourner à la bouge. Aucun plaisir. même si j'en connais un certain nombre et que je les méprise très profondément pour les comportements qu'ils ont eu, notamment pendant l'année qui vient de s'écouler, tandis qu'on massacrait des milliers de gens et qu'eux regardaient ailleurs. Ce qui signifie que tous les discours de morale... Et vous savez quoi ? Je suis sûr qu'il vous est arrivé la même chose qu'à moi. Au milieu de ceux qui regardaient ailleurs, il y avait des copains. des copains de jeunesse, des copains de combat, qui tout d'un coup regardaient ailleurs, ne voulaient pas, n'osaient pas, avaient peur, parce qu'ils avaient peur ! Peur de quoi ? On n'a encore tué personne dans ce pays, parce qu'on a choisi entre les uns ou les autres. C'est un débat qui est normal. Oui, moi ça me brise le cœur, que peut-être il va falloir recommencer tout à zéro. J'espère que non. Aujourd'hui... Nous sommes trois partis du nouveau Front populaire qui avons voté la censure. Et il y en a un qui en est sorti, moins six députés. Les organes dirigeants animant du mouvement. Je dis bien du mouvement, nous ne sommes pas un parti. Ce qui nous lie... Ce n'est ni une doctrine, ni un dogme, ni un leader, c'est un programme. On peut être d'accord avec le programme, marxiste, pas marxiste, croyant, pas croyant, homme, femme, petit, grand, moyen, gros, maigre, la seule chose qui compte c'est est-ce qu'on est d'accord avec le programme. Et attention, je vais même vous dire pire, pas avec 100%, ça n'existe pas. Nous autres, on est tous comme ça. D'ailleurs, la plupart des gens me disent chaque fois, je ne suis pas d'accord avec tout. Je dis moi non plus. On me regarde comme ça ? Ben non. Ben non, ce n'est pas parce que je fais le boulot de porte-parole que je suis d'accord avec tout ce qui est écrit là-dedans. Il y a des choses, je vais dire autrement. Bien sûr que j'ai de l'influence, encore heureux, non ? Après tout le boulot qui a été fait là. Mais, comme vous tous, à la fin, je regarde le résultat du travail collectif et je dis voilà. Ça, ça m'unit à vous. Je ne sais pas qui vous êtes, mais ça, ça nous rassemble. Moi j'appartiens au courant du matérialisme historique, c'est plus joli que de dire marxiste, parce que sinon il faut expliquer pendant une heure ce qu'est le marxisme, et merci ça dépasse mes envies du moment. Mais je vous le redis, le mouvement est lié au programme, et c'est un lien beaucoup plus fort. Sans doute que n'importe quelle donne ou doctrine commune avec laquelle on pourrait faire des compromis. Avec le programme, on ne fait pas de compromis parce que vous ne seriez pas d'accord. Et si on se mettait à en enlever 10% à toutes les pages, vous vous en rendriez compte. Parce que la force que nous avons construite ensemble... et qui n'a jamais reculé dans aucune élection. Le monde peut toujours ramasser sa rangée de rubricards qui passent leur vie à nous taper dessus. Vous imaginez du métier ? Non, franchement, on peut prendre une seconde pour rigoler. Vous vous faites embaucher, vous croyez que vous allez être journaliste du grand journal de référence. Votre pensée brillantissime et votre plume ailée va donner à se faire voir. Non ! Toi, tu t'occupes de la rubrique Mélenchon. trois quatre ans tous les deux ou trois jours un papier pour dire une horreur sur moi évidemment et sur le mouvement insoumis pour tout transformer en question psychologique et c'est vrai dans plusieurs journaux et à la fin ils écrivent n'importe quoi parce que ils savent plus quoi mettre quoi alors dans Libération ils ont trouvé que nous on vivait dans une ambiance romantique parce que tout le monde nous en veut hein voilà ambiance romantique Tentative d'assassinat, on ne meurt qu'une fois. Mais oui, il faut être modéré les amis. Il y en a qui pousserait des cris. Si on est modéré, on ne pousse pas de cris, on meurt qu'une fois, il paraît qu'on ne s'en rend même pas compte. Et tout comme ça. Et dans Libération, ils avaient même écrit que c'était la première fois qu'on voyait une organisation politique en France qui ne comporte aucun juif dans sa direction. Pas de dirigeant juif. Oui mesdames messieurs ça a été écrit dans un journal et nous leur avons dit en effet au mouvement assoumis il n'y a pas de dirigeant juif il n'y a pas de dirigeant chrétien il n'y a pas de dirigeant musulman il n'y a pas de dirigeant ce que vous voudrez il n'y a que des dirigeants et nous nous foutons de savoir quelle est leur religion Mais ils ont quand même osé pour répandre le doute Alors des fois ils oublient parce qu'ils ont une feuille avec les horreurs qu 'il faut dire sur nous, des fois ils oublient, ah oui, l'autre jour j'ai entendu que c'était notre légèreté sur l'anti, eh bien on progresse, on n'est que léger par rapport à l'antis, c'est mieux que d'être carrément antisémite comme ils l'écrivent le reste du temps. Vous voyez, j'expulse toutes ces choses devant vous et vous m'aidez en acceptant, en souriant, en rigolant, en applaudissant, vous m'aidez à évacuer tout ça. cette charge énorme de méchanceté. Et encore, moi je suis un homme, je veux dire, je suis du genre masculin, mais quand la personne qui passe dans leur cible est une femme, je veux dire, du genre féminin, alors elle prend le double, le triple de ce que prend un homme. Voilà ce qui se passe en ce moment même, contraire s'il y a soudé. Contre Rima Hassan et combien d'autres ? Comment peuvent-ils dire « Nous censurons Barnier parce que sa politique n'est pas bonne » et ensuite « Nous ne censurons pas Bayrou qui est pire que Barnier ». Qu'est-ce qu'ils ont convenu en douce ? Vous le saurez quand vous allez voir M. Bayrou profiter de son sursis. Voilà ce que vous allez voir. Et vous allez voir comment le fameux conclave qui a été organisé, l'autre ça ne le dérange pas d'aller chercher un nom religieux. Ah là non, la laïcité c'est pour une autre foi. Il y a un conclave avec des syndicats, la démocratie sociale paraît-il, mais c'est eux qui choisissent les syndicats. Celui-ci oui, celle-là non, celui-là oui, celui-là non. Et en avant, et personne ne discute rien. Si la CGT a dit mais c'est quoi la règle de composition de ce truc ? Il manque deux syndicats sur trois dans l'agriculture. Il y a des gens qui sont là qui ne sont pas un syndicat représentatif. Alors pourquoi les autres, dits pas représentatifs, ne sont pas là ? Je veux dire, si l'une ça y est, pourquoi... Pourquoi un solidaire n'y est pas ? Hein ? Bon. Par exemple. Qu'est-ce que c'est ce machin ? Je vous ai alerté à temps. Parce qu'ils ne savent pas se taire. Ils ne sont pas assez malins et ils marchent à coups de ballon d'essai. Donc blablabla, je dois discuter de retraite, blablabla, pour changer de système. Moi j'en suis à ma sixième réforme des retraites. Il est donc impossible de me prendre par surprise. Je connais le poids de chaque mot, chaque épithète. C'est comme ça que j'ai envoyé balader dans la précédente réforme des retraites. Un gros malin qui croyait qu'on ne s'apercevrait pas qu'il manquait un adjectif pour décrire un critère. Je ne vous raconte pas quelle histoire, il y en a pour une demi-heure. Mais croyez-moi, quand M. Ford dit... Il faudra peut-être passer à un autre système, je comprends ce qu'il est en train de dire. Il veut dire la retraite par points. Et quand nous avons dit, vous êtes en train de discuter de ça, ah c'est une fake news de Mélenchon. Non, qu'est-ce qu'il y a d'autre comme autre système que le système par répartition, le système par points. Et il y a un syndicat qui y croit. Et monsieur Bayrou a dit que lui, il y croyait. Et il y a une partie du parti socialiste qui pense que c'est la bonne idée. C'est l'arnaque la plus immense qui puisse vous être faite. C'est le retour à la classe ouvrière du 19ème siècle. qui avaient de pauvres assurances, qui tombaient en ruines à intervalles réguliers, comme sont tombés en ruines les fonds de pension nord-américains pendant la crise de 2008 et où des gens ont perdu les économies de toute leur vie et ont perdu tous les droits qui allaient avec. Parce que voyez-vous, que ce soit par capitalisation ou par répartition, l'argent ne voyage pas dans le temps. L'argent qui se distribue, c'est celui que l'on a récolté à l'instant T par la production. Eh bien, le système, par point, au lieu de dire à quelqu'un, comme vous le croisez, « Alors, comment ça va ? Tu les portes bien, tes 65 piges ou tes 62 piges ? » Il faudra lui dire « Alors, t'es encore là ? » Parce que, voyez-vous, l'argent de la retraite, par point, est se répartit à l'intérieur d'une génération. Moins il y en a, meilleur est la retraite. Vous comprenez qu'est désamorcé tout aussitôt tout le système qui prévaut dans la répartition. Ceux qui travaillent doivent rester en bonne santé pour bien travailler et faire en sorte qu'on puisse payer les retraites des autres. La bonne santé, les politiques de prévention, la solidarité et la répartition, ça marche comme une seule et même chose. Il faut que vous l'expliquiez à ceux qui n'ont pas compris, je veux dire y compris dans cette salle. N'ayez pas peur de dire « j'ai pas compris » comment ça marche, parce que c'est une question fondamentale. Le peu de socialisme qu'il y a dans la société française, c'est ce système où chacun donne selon ses moyens et reçoit d'après ses besoins. Si vous avez un cancer, vous êtes soigné, comme un riche, et comme ces maladies se répandent. À l'instant où la personne entre à l'hôpital, vous n'êtes pas en train de compter les jours parce que vous serez ruiné en une semaine ou parce que vous serez ruiné en dix jours. Alors vous venez poursuivre les progrès de la médication pour voir si le moral est bon et aider à tenir bon. Vous avez connu peut-être, vous avez des amis qui vivent dans des pays où il n'y a pas les soins par la sécurité sociale et la répartition. Quand quelqu'un entre à l'hôpital, la famille sait qu'elle est ruinée. Et quand vous avez entendu les démocrates américains et ceux qui pullulaient sur les plateaux en France pour dire « formidable, l'économie des États-Unis, ça marche, ça marche, regardez, le consommateur dépense de plus en plus », ceux qui racontaient ça n'allaient pas regarder ce que dépensaient de plus en plus les arts américains. Vous savez ce qu'ils dépensent de plus en plus ? Des assurances ! Ou de la bouffe qui coûte de plus en plus cher pour être nourri dans des conditions où vous n'en mourrez pas de vous alimenter. Voilà ce qui se passe dans les sociétés où l'on a mis au niveau zéro la solidarité. Tant et si bien que quand arrive la bouche en cœur des démocrates pour dire l'économie va très bien et que vous, vous êtes la pauvre personne qui paye de plus en plus cher son assurance. et qui ensuite, quand vous avez un problème de santé, n'est pas remboursé, parce que justement, ça tombe dans le cas qui était écrit en tout petit, que justement, on ne vous rembourse pas. Et vous connaissez la suite, et vous savez comment ça peut finir, la rage dans laquelle ça met. Voilà tout ce qui est en cause. Voilà de quoi nous parlons. Nous ne sommes pas en train de comparer des carrières. Pour ma part, je n'ai aucune ambition à devenir ministre, je l'ai déjà été. Ni à être parlementaire, je l'ai déjà été. Ce n'est pas le sujet pour nous. Ce n'est pas nos personnes. C'est ce que nous défendons pour faire en sorte que ce pays entre dans le futur. Alors qu'il en a tous les outils. L'État va être affaibli, appauvri encore. Voilà ce qu'ils font. C'est ce qu'expliquait tout à l'heure à la tribune Aurélie Trouvé, la présidente de la commission de l'économie, qui disait, vous savez, c'est la petite roue qui tourne avec le hamster dedans. Moins de recettes pour l'État égale par la force des choses, moins de recettes pour l'économie elle-même. Et s'il y a moins de recettes ? Il y a moins au tour suivant dans les caisses de l'État. Donc comme il est appauvri, il faut couper dans les dépenses. Comme on coupe dans les dépenses, il y a moins de recettes, etc. Et je vous ai dit ça tout à l'heure. Je vous l'ai expliqué tout à l'heure. Et bien c'est ça qu'ils viennent de décider. 25 milliards de moins dans l'économie française. C'est pas rien. C'est une somme énorme. Voilà pourquoi on va souffrir. Mais n'oubliez jamais à qui on le doit. Alors nous, qu'est-ce qu'on va faire ? Les structures qui animent le mouvement ont décidé... On a décidé qu'on se retrouverait tous mercredi prochain, je crois. Pourquoi mercredi prochain ? Parce que d'ici mercredi prochain, il y aura encore deux fois le 49.3. Petite pause. Alors, les socialistes, amis de la stabilité et de la complicité, non, c'était quoi déjà le deuxième truc ? La responsabilité, pardon. Ils avaient dit, il y en a marre des censures. Et pour qu'il n'y ait pas de censure, il ne faut pas qu'il y ait de 49.3. C'est notre ligne rouge. 5.49.3 qui arrivent là, un derrière l'autre, deux aujourd'hui, encore trois devant. On leur laisse trois occasions de se comporter dignement et de revenir à la parole qui vous ont donné, pas à moi. Moi, je n'ai même pas signé, ce n'est pas moi qui signais. Mais c'est à vous, les gens de gauche, aux socialistes qu'il y a dans cette salle et aux autres, quand on a été tous, dès le premier tour, voter pour des candidats du NFP. Jamais ça s'était produit dans l'histoire de la gauche, qu'il y ait des candidatures communes au premier tour des législatives. Jamais ! Alors qu'on ne vienne pas me dire que les Insoumis qui ont inventé ce système, qui l'ont mis sur pied, seraient intéressés à ce qu'il tourne mal. C'est tout le contraire. C'est nous ! qui avons d'un seul coup tué tout ce qu'on avait sur le cœur et signé cet accord. Et quand on nous a dit, puisque Place Publique a gagné deux points devant vous, alors il faut donner sans circonscription. Nous l'avons fait, parce qu'on voulait que ça passe, parce que nous étions responsables devant l'histoire. Ni vous, ni moi, ni aucun d'entre nous n'avait envie de se réveiller un matin avec le Rassemblement National au pouvoir en se disant, merde, on aurait pu faire autrement. On a fait ce qu'il fallait. Parce qu'on a lu nos livres d'histoire. Parce qu'on sait comment ça a déjà mal tourné dans le passé. Et eux nous font le chantage à la division. Alors, ils ont encore trois occasions de se rattraper. Mais que tout le monde entende bien. Nous ne voulons pas être confondus avec eux. Nous sommes des gens honnêtes. Nous tenons notre parole. Nous souffrons. Nous prenons des coups. Quand nos amis se font repérer, leur boulot est en cause. Nous sommes dignes de la confiance que nous demandons aux gens quand nous la leur demandons. Nous ne voulons pas être confondus avec ces trafiquants, avec ces menteurs. Parce qu'ils mentent quand ils disent, nous avons des lignes rouges. Plus de 49.3, plus de censure. L'autre dit, il y aura quand même 49.3. Bon, il y aura aussi... Vous allez voter une censure, pas celle-là, celle-là non plus, celle-là non plus. Enfin, un jour ou l'autre, enfin, peut-être la prochaine fois. Tiens, la semaine prochaine, on va prendre un texte et on va faire une censure au gouvernement parce qu'il a mal parlé de l'immigration. Comme ça, ils sont bien sûrs que personne ne va la voter à part nous. Encore un faux semblant, un attrape-gogo, vous voyez ? Nous signons des accords, nous sommes la gauche qui travaille, pas la gauche qui braille. Vous voyez mes ailes, je suis un oiseau. Et puis, nous votons des censures inoffensives, vous voyez mes pattes, je suis une souris. Et voici comment la chauve-souris politique passe, virvoltant, pour capturer les petits boustiques que M. Bayrou veut bien lui donner en fin de soirée. Oui, alors il n'y aura pas les trois jours de carence. Ah, nous avons obtenu une victoire historique. Attends. Tu n'as jamais été syndicaliste de ta vie, toi. Parce que tu n'as pas l'air de savoir ce que c'est qu'une négociation. Si tu reviens avec un truc pareil et que tu ne t'es pas rendu compte que dans le même temps, ils ont décidé de réduire de 10% l'indemnité maladie de tout le monde, alors c'est que tu ne comprends rien. Et à propos, fachos. À propos, fachos. Toi tu défends l'ordre, les forces de l'ordre, l'armée, la police, voilà des gens qui savent ce qui vaut la peine d'être défendus, eh bien dis donc, personne ne t'a dit que c'est des fonctionnaires. Donc quand le militaire il tombe malade, couic, 10% de moins pour lui. Et il est peut-être tombé malade parce qu'il s'est pris un mauvais coup sur un champ de bataille parce qu'il a obéi. Ah, 10%. Et le policier, pareil. Alors ? Le RN, vous êtes vous aussi la stabilité, la responsabilité. Opposition de pacotille. Les socialistes sont prévenus. Il y a trois votes devant. Ils prennent leurs responsabilités. François Hollande, sors de ton bois. Assume. Si vous décidez de rompre avec nous, dites-le. Ne faites pas semblant que la rupture vous est imposée. C'est vous qui avez rompu. Et nous attendons que les grands cœurs de l'armée rose et autres qui nous font à intervalles réguliers les grands sermons sur la nécessité de l'unité et dont on n'a pas entendu le son précieux de la voix depuis que cette comédie s'est mise en route. Oui, il y avait un problème d'unité aujourd'hui. Trois parties sur quatre étaient d'accord pour voter la censure et pas le quatrième. Pourquoi vous ne lui dites pas ? Pourquoi vous n'allez pas jouer de la mandoline sous leur balcon ? Pourquoi c'est à nous que vous venez casser les oreilles à intervalles réguliers ? Oui, il faut être conséquent, il faut être cohérent, on ne s'amuse pas. On a affaire à quelque chose de terrible qui nous pend en nez. Toute l'Europe, progressivement, passe à l'extrême droite. Tout le monde a lu au moins une fois dans sa vie un livre d'histoire. La seule nation qui a résisté jusqu'au bout, c'est la France. Il y avait les nazis ici. Il y avait les fascistes en Italie. Il y avait les fascistes en Espagne qu'on a laissé faire. Il y en avait partout. Et nous, on a eu le Front populaire. Et nous, on a eu l'interdiction des ligues fascistes le 4 février. Et on leur a brisé les reins. Il n'y a pas d'autre méthode que le combat si on veut gagner une bataille. Si l'on passe sans temps, regardez passer les trains. Ne croyez pas que vous êtes une île dans le monde. On a mal géré, il y a 3 000 milliards, ben foutez dehors ceux qui font des milliards de dettes. Hein ? Ce serait une solution. Sinon après, comment vous allez faire ? Je vous connais, vous ne voulez pas payer. Ça va faire des histoires. Bon, on s'en occupera. Mais ne croyez pas que vous êtes une île. Nous sommes... le seul pays de toute l'Europe où il y a une gauche radicale qui arrive à plus de 20% et qui peut occuper le pouvoir par la voie démocratique. Le premier et la première qui faiblit, nous le paierons tous. C'est pourquoi il faut tenir bon quoi qu'il arrive. Et nous ne pouvons tenir bon... que si nous méritons la confiance des milieux que nous voulons entraîner dans la lutte, c'est-à-dire ces millions d'abstentionnistes qui restent parce qu'ils pensent que ça ne sert à rien tout ce qu'on fait, et qui sont lents à la détente, et qui des fois ont déjà tellement de choses à faire dans leur propre vie que, qu 'est-ce que vous voulez monsieur Mélenchon, qu'on s'occupe en plus de toute la planète, et bien va falloir, parce qu'on n'a pas le choix. Et en ce moment... avec l'élection de monsieur Trump, qui est le résultat d'une gestion de centre-gauche calamiteuse aux États-Unis d'Amérique, où les dirigeants disent tout va mieux alors que personne ne va mieux. Mais les indices vont mieux, mesdames, messieurs. Alors, si les indices sont contents, quelle raison avez-vous de ne pas l'être, même si vous n'avez rien à manger, même si vous n'avez plus de toit, même si vous ne pouvez plus vous déplacer ? C'est ça qui a produit Trump et rien d'autre. Et bien maintenant, Trump est là. Et Trump est dans un pays qui, en réalité, est ruiné par le néolibéralisme. Aujourd'hui, les États-Unis d'Amérique ne produisent pas grand-chose par leur propre industrie, ne produisent pas grand-chose par leur propre agriculture comparée au total. du produit national de la richesse qui est censée être produite chaque année. Cette richesse est la richesse des services, notamment des services financiers. Et comme les services financiers se jugent en dollars et que le centre de ces services est aux États-Unis d'Amérique, vous avez un PIB extraordinaire et quand vous le partagez entre les habitants, ça donne des résultats inouïs. Mais si vous rapportez ça à telle ou telle ville, telle ou telle comté, à ce moment-là, vous découvrez... qu'on est aux États-Unis d'Amérique dans plus d'une région plus pauvre et que l'on meurt plus tôt qu'au Bangladesh. Voilà ce qu'est cette économie, des très riches d'un côté et les crevards de l'autre. La masse, la masse à qui on peut vendre des produits mortels qui vont comme des zombies dans les rues. Et après, c'est les mêmes qui viennent et qui disent, ah ah, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Nous allons augmenter les droits de douane, sauf si vous mettiez des policiers pour arrêter la circulation de cette drogue. Parce que disent-ils, c'est le Mexique, avec un gouvernement de gauche, qui est responsable du passage de la drogue. C'est incroyable. 3500 kilomètres de frontières communes avec les états unis d'amérique ça rend prudent j'aime mieux vous dire que les discussions que j'ai eu avec eux on en apprend Il faut vivre avec un voisin pareil. Et de l'autre côté, pareil pour le Canada. Et voici que lui dit, je vais m'emparer du Groenland. Le Groenland, ça a partir aux Danois. Vous en pensez ce que vous voulez, mais les Danois avaient l'intention de demander aux gens du Groenland, qui sait qu'allait les diriger, pourquoi ça ne serait pas eux-mêmes, et indépendants. Ils décident qu'ils vont s'en emparer, à votre avis, pourquoi ? Parce qu'il y a au Groenland, maintenant que la glace fond, tout ce dont ils ont besoin. C'est vaut pas les chercher plus loin. Et c'est pas faute de l'avoir annoncé, ça aussi. Que c'est l'Europe ? Rien. Le maître a parlé. Ils sont tous atlantis jusqu'au trognon. Les États-Unis d'Amérique, c'est leur chef. Point final. Donc ils ne diront rien. Trump peut les dépouiller vif. Ils sont incapables de vouloir quoi que ce soit. Et nous sommes dirigés par des incapables, par des gens qui sont tellement bêtement acquis à des idées plus que stupides. Quand Mme Van der Leyen, à qui personne n'a donné de mandat, s'en va signer pour Mercosur sans avoir l'avis de personne, a commencé par l'avis de la France, qui est une des principales nations agricoles du monde européen, on a le droit de dire, mais il n'arrête pas de rompre le contrat qui est fondamental, qu'il nous vendait hier comme le contrat fondateur, c'est-à-dire... La liberté politique vous donnera la liberté économique. La liberté économique vous garantit la liberté politique. C'est pourquoi le capitalisme et la démocratie, c'est les deux noms d'une même chose. Eh bien non, ce n'est plus le nom d'une même chose. Ils ont rompu ça et l'Empire est de retour. Comprenez-le bien, les États-Unis ne sont pas dirigés par un fou. Il est sans doute d'un tempérament différent de la moyenne. Mais écoutez-moi bien, ne commettez pas l'erreur de psychologiser les problèmes. Ce qu'il est en train d'essayer de faire, et qui à mon avis est absurde et ne réussira pas, c'est reconstituer une base productive aux Etats-Unis pour pouvoir mener la compétition avec l'autre grande puissance du monde productif qui est la Chine. Aujourd'hui ils sont 10 km derrière. Et ils pensent qu'en rétablissant des droits de douane, on relancera l'activité. des États-Unis d'Amérique qui produiront parce que ça vaudra la peine et ça coûtera moins cher. Mais c'est pas tout ! Comment comptent-ils relancer cette activité ? En soignant les gens ? Non, non, non ! En déclenchant l'économie de guerre. Et ils ont dit, vous allez tous payer 2% de votre richesse nationale, acheter du matériel de guerre, tous ceux qui sont membres de l'OTAN. C'est-à-dire les principaux pays que vous avez sous les yeux, notamment en Europe. Et pour acheter quel genre de matériel de guerre, à votre avis ? Du matériel américain. Et donc pour faire des avions, pour faire des tanks, pour faire des voitures blindées américaines, il vous faudra les acheter là-bas. Et eux, là-bas, ils fabriqueront de l'acier, du caoutchouc, du cuivre. Des câbles électriques, etc., etc. Et alors, se disent-ils, comme pendant la Première Guerre mondiale, comme pendant la Seconde, des milliers d'ouvrières et d'ouvriers vont travailler, auront une paye, et avec cette paye en prendront pour s'acheter une maison, pour s'acheter de la nourriture, pour payer des assurances, pour payer l'école privée, etc., etc. Voilà le circuit qu'ils ont imaginé rationnel. Non, ils ne sont pas fous, mais ils ont choisi la pire des méthodes. Et quand tu prépares la guerre, tu finis par avoir la guerre. Ce n'est pas vrai qu'on évite la guerre, qu'on fabrique la paix en préparant la guerre. Ce n'est pas vrai, ça n'a jamais marché. Et nous les insoumis, quoi qu'il nous en coûte. Nous serons la puissance pacifique. Nous ne sommes pas d'accord pour aller faire la guerre à la Chine. Nous ne sommes pas d'accord parce que l'humanité entière y laissera sa peau si nous laissons cette guerre-là se déclencher. Or les Américains ont dit qu'il n'y avait pas de solution de marché à la compétition avec la Chine. Vous avez compris, ils l'ont dit. Et pour la première fois de l'histoire, depuis 70 ans, on a entendu le premier dirigeant chinois dire « Si vous poussez Taïwan, alors... » nous pouvons recourir à la force. Jamais il n'avait parlé comme ça dans le passé. Nous sommes en grand danger. C'est la raison pour laquelle c'est maintenant qu'il faut dire qu'on est non aligné. Qu'est-ce que je lis ? Voilà M. Lecornu qui fait du Mélenchon. Nous, nous sommes non alignés, donc avec aucun bloc. Ben alors sors de l'OTAN, mon gros. Comment tu peux être non aligné et membre d'une alliance militaire ? Explique-nous ça pour qu'on comprenne. Quand même, le non-alignement, c'est la diplomatie des Insoumis. Et pour ça, il faut chercher des alliés. Pour avoir des alliés, il faut être respectueux avec les autres pays du monde, et notamment ceux qui sont les plus proches de nous, par les affects, par l'histoire, par la culture, par les dettes qu'on peut avoir à leur égard. Ça suffit de mal parler aux dirigeants africains. Ça suffit de voir la France abaissée comme elle l'est. C'est insupportable. Et c'est pas à nous de juger maintenant, parce que nous ne pouvons plus juger, parce que nous faisons pire, après avoir fait pire dans le passé. Maintenant c'est chez nous qu'on a un président de la République, qu'en a rien affiche des élections. Alors on va aller donner des leçons de démocratie, à qui comme ça ? À qui on va pouvoir donner des leçons ? À personne ! Il faut arrêter de faire ça ! Bon. Voilà, je vous ai dit tout ce que j'avais à vous dire ce soir, j'ai vidé mon sac. Une heure quatorze, ah ben dis donc.
Allez, une petite pour
la route. Et ça me fait plaisir d'être devant ce truc qu'il y a là derrière moi. Pour deux raisons. D'abord parce que ça parle de l'apocalypse nucléaire, le champ du monde. C'est une reproduction, on m'a dit, hein, c'est pas l'original. Vous le savez, vous tous ? Ben pas tous, quand même. Non, c'est moi qui ai l'air tout bête parce que je dis un truc que tout le monde sait déjà. Eh ben tant pis, je le dirai quand même. C'est une tapisserie de Jean Lursa et ça rend la tapisserie deux fois suave parce que Lursa, c'est un résistant communiste. Mais oui, tout le monde est prêt à applaudir les résistants du passé. Et les résistants d'aujourd'hui sont là dans cette salle. Et je sais très bien quelles comparaisons je fais, et si ça leur plaît pas, je m'en fiche. Bon, comme je vais descendre de cette tribune, d'habitude je lis une citation, j'en ai une pour vous. Comme vous savez, je suis co-président avec Clémence Guettet. de l'Institut La Boétie. L'Institut La Boétie, il a rétabli une passerelle avec les intellectuels, à qui on ne demande pas d'être notre avis, mais de nous aider à penser. Et nous avons rétabli la circulation des idées entre les intellectuels et la gauche critique. Parce que des intellectuels critiques, il y en a aussi dans ce pays. Et que ceux qui nous dirigent sont des ignorants, très rustiques, comme cette ministre de l'Enseignement supérieur. qui avait décidé que le CNRS allait faire des enquêtes sur les programmes de recherche des universités pour voir où il y avait des islamo-gauchistes et des wokistes. Et comme c'était déjà très mal parti, le CNRS, au bout d'un moment, a fini par s'énerver, parce que c'est un peu comme si on avait dit « Dorénavant, la RATP va nous dire si la SNCF fonctionne bien ». Alors ils ont dit, ben écoutez, c'est pas notre boulot, et quand t'as cherché l'islamo-gauchiste, on n'essaiera même pas parce que ça n'existe pas. Ce qui était une bonne réponse. Mais au passage, au passage, comme il faut faire américain, ils se sont mis à condamner le wokisme. Moi, j'ai toujours pas compris ce que c'était. Alors, bon, alors on m'explique ceci, cela. Bon, alors en anglais, wok, ça veut dire s'éveiller. Depuis quand c'est pas bien de s'éveiller ? Mais, alors, oui, mais ça dépend sur quoi ? Ben précisément, c'est le but de la science. Et vous avez l'autre qui n'a même pas été capable, alors que ses parents lui payaient les études, d'aller au moins jusqu'au bout de sa licence d'histoire, là. Monsieur Manuel Valls. Un jour, il arrive... Écoutez, c'est trop drôle. C'est trop drôle de voir des gens pareils. Il arrive, quelqu'un lui dit, mais vous n'avez pas fini vos études ? Il dit, non, je n'ai pas ma licence, j'assume. Comme si c'était un acte d'héroïsme. de pas avoir de licences moi j'en ai une mais c'est pas un acte d'héroïsme non plus ben je suis allé quand c'était l'examen j'y allais quand il y avait une athéro écrite j'y allais et puis j'allais aussi en cours c'était pas si dur que ça vous savez monsieur valls et puis pardon de vous dire que la philo c'est un peu plus compliqué parce que la plupart du temps c'est même pas de quoi on parle alors donc c'est quand même un problème l'histoire au moins c'est une science pas la philo ça ne cherche pas à être une science Donc celui-là, aussi, il nous donnait des conseils. Et il a dit une chose qui est un truc de fasciste. Mais il ne s'en rend pas compte parce qu'il est ignorant. Il a dit, il ne faut pas chercher à comprendre car c'est excusé. Voilà, voilà. Lève les pieds dans l'escalier, mon gars, parce que la loi de la gravitation s'applique à toi comme à tout le monde et ça ne pourra pas excuser l'escalier si tu te casses la gueule. La science est implacable. Mais on a entendu tout ça, non ? Alors ceux qui ont lu les livres d'histoire, ils savent comment parler les fascistes. Je pense en particulier à ceux qui avaient en Espagne. On dit que quand ils sont entrés dans l'université de Madrid, Le revolver à la main, celui qui commandait la manœuvre pour les fachos a crié en tirant « Abat l'intelligence, vive la mort ! ». Eh bien, la trumpisation de l'économie mondiale, la trumpisation du traitement de l'intelligence qu'ils sont en train de faire, les pages qu'ils suppriment dans les réserves de l'Internet, parce que soi-disant c'est de l'idéologie. Tout ça, c'est à l'œuvre dans le monde entier. Je vous ai dit tout à l'heure, vous n'êtes pas une île. Et ces gens-là n'ont aucune imagination. Ils regardent leur bon maître et ils font pareil. Ils sont en train de trumpiser la France. Et tout ça avec la tête de bon berger de M. Bayrou, qui a son air de gars qui sait vous faire les poches sans que vous le voyez. Et il le fait. Et ils laissent se dire, se faire, le recul de la recherche, le recul de l'enseignement. Vous n'êtes pas content, mais allez donc à l'école privée, et vous serez obligés de bosser au lieu de faire des grèves. Voilà leur mentalité. Comment se font-ils qu'ils soient si puissants ? Bon sang. Est-ce qu'on n'avait pas cru qu'on allait faire le socialisme ? On a changé depuis, hein. Je ne sais pas ce qu'on va faire. On va faire ce qu'on a écrit. On va faire une société qui rompt avec la société capitaliste et ses valeurs d'accumulation et d'égoïsme. On va faire un programme de transition qui s'appelle l'avenir en commun. C'est-à-dire qu'on va rompre avec tout ça, procéder autrement et se diriger vers une autre société. On n'a pas l'adjectif. Si vous le trouvez, envoyez-le moi. C'est une société d'harmonie, on a dit, des êtres humains entre eux. L'harmonie des êtres humains entre eux, c'est de la poésie, oui, mais c'est surtout, ça veut dire, moins d'inégalités. A bas l'inégalité. A bas les discriminations. A bas le racisme, qui est une manière d'attribuer une identité à des gens. Ne vous laissez pas contaminer, si peu que ce soit. A bas le sexisme. Voilà ce que ça veut dire, la société d'harmonie. C'est une société de liberté pour que les individus assument leur identité, mais c'est une société d'égalité, pas d'équité. L'équité, c'est le maître qui décide ce qui est équitable. Une société d'égalité. 1 égale 1. A l'équité, 1 égale clé comme on veut. Suivant celui qui commande. est une société d'harmonie dans notre relation à la nature. Ça veut dire que nous allons faire un effort énorme dans la production, dans la recherche, pour que les cycles de la production soient compatibles avec les cycles de la nature. Et déjà, ça commence dans vos vies. Les amis, comment ça se fait ? Qu'un quart de l'humanité ne sait pas ce qu'est la nuit totale. Nous vivons tout le temps avec de la pollution lumineuse. Mais au bout de millénaires d'évolution, l'être humain est prévu pour remettre toutes ces horloges à l'heure par le cycle du jour et de la nuit. Si vous n'avez jamais de nuit, alors vous ne pouvez pas mettre d'accord toutes vos horloges, quelque mal que vous donniez. Surtout si vous travaillez la nuit. Et il y a de plus en plus de travail la nuit. Vous avez droit à la nuit, vous avez droit au silence. Oui, le silence. C'est-à-dire le moment où vous pouvez lâcher prise complètement pour sombrer dans le sommeil et que toutes vos fonctions de vigilance baissent, s'éteignent quelques instants, le temps que vous viviez cette résurrection qu'est le sommeil et le réveil. Ce sont des choses élémentaires qui commencent donc dans nos vies. Et ça veut dire, par exemple, aussi, qu'on va arrêter de manger n'importe quoi. Pas parce qu'on mange trop, mais parce qu'on mange mal, parce qu'on ne peut pas bien se nourrir. Comment se fait-il qu'on consomme 40 kilos de sucre par tête de pipe dans ce pays ? 60 kilos par an aux États-Unis d'Amérique. Résultat du diabète partout. On a tout pourri avec les pesticides. Et on nous a dit, vous exagérez, vous exagérez. Nous avons le droit de mettre des pesticides parce que sinon, les abricots, les fraises... vont valoir plus cher. Et vous allez manger les autres où il y a des pesticides. Peut-être que la solution c'est qu'il n'y ait plus de pesticides nulle part. Mais comme j'aime bien les formules excessives, je vais faire comme Robespierre. Puisqu'on est le 5 février, hier c'était l'abolition de l'esclavage, le 4 février. Ils étaient tous là, c'était les mêmes avec leurs grosses figures. Quoi ? Arrêtez l'esclavage ? Vous n'y pensez pas ? Le sucre français ne sera plus compétitif. Le sucre français, c'était le pétrole du 18e siècle. Le sucre français n'allait plus être... Alors, oui, non, oui, non, oui, non. Et Robespierre, il s'est dit beaucoup de choses très intéressantes. Allez, regardez ça. Le premier débat, c'est en 1791. Parce qu'il y en avait qui disaient qu'on n'allait pas appliquer la Constitution, on n'allait pas appliquer les droits de l'homme partout. Et bon, à la fin, il y en a que ça a fini par gonfler, Robespierre et quelques autres, et qu'on dit, écoutez, maintenant, ça suffit. Si vous écrivez une seule fois non libre, dans un seul de vos textes, vous pouvez jeter tout le reste à la poubelle parce qu'il n'y a plus rien à dire. Comment vous faites une déclaration de l'être humain si ce n'est pas pour tout le monde, mais qu'il y en a qui sont non libres ? Comment on peut être non libre ? Mais déjà, il y avait le goût de l'euphémisme, vous voyez le truc ? Non libre, c'est moins pire qu'esclave, ou chose. Voilà. Alors à la fin, comme ça l'avait trop énervé, il a, bon, c'est une petite intervention, elle n'est pas longue, elle fracasse les murs. Elle dit « Si vous ne pouvez faire vivre les colonies qu'au prix de l'esclavage, alors périssent les colonies plutôt qu'un principe. » Eh bien moi, comme insoumis, en votre nom à tous, périsse. leur compétitivité pourrie plutôt que le droit de chacun de vivre une vie normale, décente, en se nourrissant correctement, en dormant et en admirant la nuit qui est comme un velours bleu, car vous savez tous comme moi que la nuit n'est pas noire, elle est bleue foncée. Et quand c'est la lune pleine, elle est bleue un peu plus claire à certains endroits et totalement sombre à d'autres. La nuit est faite de mille et une nuances, on le sait. Et pas de cette lumière absurde pour nous faire de la pub que nous ne regardons pas en pleine nuit pour acheter des bagnoles ou je ne sais quoi. Fichez-nous la paix, rendez-nous le monde dans sa beauté, laissez-nous nous en occuper avec comme unique préoccupation le bonheur et les petites choses simples qui vont avec, notamment de voir que la nuit est bleue et non pas noire. Alors, assez de l'autorité des puissants, voici ce que vous dit la Boétie. Alors ça discute de savoir s'il avait 16 ans ou 18 ans quand il a écrit ce bouquin. Je ne vous fais pas un cours de lettres, pourtant j'adorerai. Mais dans ce bouquin il dit... L'instinct de la liberté est plus fort que tout, vous savez comme moi. La liberté est le premier bien, c'est seulement elle qui va rendre possible l'égalité, car sinon nous ne sommes pas égaux et il faut décider des moyens qui nous rendent égaux. Donc pour ça il faut en être libre et ne pas laisser certains profiter de l'avantage qu'ils ont. La liberté et l'égalité marchent ensemble, tout le temps. Et si vous avez la liberté, alors vous avez la responsabilité, puisque vous pouvez choisir. Et pour que vous soyez libre, il faut qu'il y ait du choix, soit que vous le rencontrez et vous y répondez, soit que vous créez vous-même le choix. La liberté, l'égalité, c'est en tout. Et la responsabilité. Par conséquent, la Boétie, qui a 18 ans, dit « il y en a marre, il y en a un, tous les pouvoirs ». On peut ressortir le texte aujourd'hui, ça tombe bien, il est à votre disposition. Voici ce qu'il vous dit, vous autres là. Vous dites « mais comment ça se fait ? » Eh ben, figurez-vous qu'il y en a qui ont pensé avant vous, Ballot. Utilisez l'expérience du passé. Voici ce que nous dit la Boétie. Soyez résolus à ne plus servir. Et vous voilà libre. Je ne vous demande pas de le pousser, le tyran. Le destitueur a destitué. Je ne vous demande pas de le pousser, de l'ébranler. Mais seulement, les opposants bidons, seulement. de ne plus le soutenir. Et vous le verrez, tel un grand colosse dont on a brisé la base, il fondra sous son poids et se rompra. Pour vivre libre, pensez librement.
C'était un meeting formidable, d'abord parce que la salle était pleine, et Jean-Luc Mélenchon a en effet été particulièrement à couvert complètement l'actualité et les difficultés des Français, ce qui est très important, pas seulement les Français qui travaillent, mais tous les Français, et la jeunesse, etc. L'espoir est en train de se construire autour et dans la France insoumise, et que c'est ça l'élément le plus important, un des éléments les plus importants, même s'il a fini sur la question de la poétie, qui est une question importante, c'est-à-dire du lien entre le politique et les intellectuels. Mais le plus important, c'est la destitution, la question de ce gouvernement, la question de cette assemblée nationale minoritaire et donc la question de la démocratie et du retour aux urnes. je l'ai trouvé à la fois sérieux. mais un peu pessimiste sur la sortie du PS. On pourrait penser que ça ne pourrait que nous aider, finalement. Parce que le PS, en quittant le NFP, ouvre un boulevard à la France Insoumise. et à tous ceux qui, c'est-à-dire le pilier du NFP qu'est la France Insoumise. Je pense que c'est ça la leçon qu'il faut tirer et qu'il ne faut pas, comment dire, s'épleurer sur la trahison, parce qu'on ne peut pas appeler ça autrement du PS. Au contraire, il faut positiver la chose en disant, voilà, leur vraie nature est de nouveau émergée après l'année du PS, etc. Et donc, il faut construire une gauche de rupture avec les écologistes et le Parti communiste, s'ils le veulent bien.
Alors, le Bell Meeting a un grand succès, parce que le monde qui a eu même... obligés de refuser des personnes, d'être liés. C'est vraiment un grand succès et ça, c'est une grande victoire déjà pour nous aussi. Et puis, par rapport à la situation actuelle, oui, là, c'est sûr que c'est triste même, je dirais. On a peur pour l'avenir. C'est pour ça qu'on est beaucoup à rejoindre aussi le mouvement Insomni, parce que justement, on veut une autre politique, on veut une politique différente. On veut changer les choses, voilà. Maintenant, il faut se battre et on va continuer à se battre justement pour y arriver. Il faut y bien sûr, il faut y croire. Oui, oui, 2027 bien sûr. Et puis si on peut avant, si on a une ouverture avant pour pouvoir changer et puis améliorer. le plus rapidement possible, la vie des
Français, oui, bien sûr. Et en fonction de ce que dit ce soir, les médias m'écrivent par rapport aux féminines qui sont en agonie, ce que vous avez vu ce soir, est-ce que vous pensez vraiment ? Non, non, non, non. Ça,
après, il y a un jeu médiatique et non, il ne faut pas rentrer dedans. C'est de la propagande, c'est le mot, non, non, non. On sait très bien ce qu'on voit, on voit les citoyens, on les rencontre. On sait très bien que c'est tout l'inverse, au contraire. Maintenant, il faut arriver à passer au-delà de tout ça. rester dans la démocratie, ne pas faire le même jeu que l'autre camp, et on y arrivera.
Bon, les amis, deux heures après le meeting de Jean-Luc Mélenchon à Angers le 5 février 2025, ça a été une surprise pour moi, je ne vais pas vous mentir, c'est la première fois que j'allais à un meeting de la France Insoumise, et plus particulièrement de M. Jean-Luc Mélenchon. Ça a été clair, net et précis. Moi, en tant que patriote, vu un patriote en face de moi, j'ai compris ce qu'était le patriotisme à la française, j'ai compris ce qu'était un mouvement citoyen, c'est-à-dire un mouvement parti politique, en tout cas un mouvement politique qui s'adressait à un mouvement citoyen. La clarification avec le Parti Socialiste a été précise. Je peux vous dire que c'est s'azouk un peu et c'est clairement la guerre, on ne va pas se mentir. Guerre ouverte. Mais en tout cas, il y a eu des clarifications très précises, très nettes de la France insoumise. J'ai aimé le discours de diplomatie venant de Jean-Luc Mélenchon à travers les autres pays frontaliers à la France et bien entendu à l'international. Ça se sent que c'est quelqu'un qui aspire au patriotisme. C'est-à-dire que vraiment, je n'ai pas vu un nationaliste devant moi, mais vraiment un patriote de France. Et ça, c'est très important, moi qui le suis. J'ai aimé la pertinence de ses propos, j'ai aimé les improvisations de M. Jean-Luc Mélenchon, j'ai aimé l'humour. J'ai clairement aimé la façon dont il s'adresse aux citoyens de 7 à 77 ans. Je trouve que c'est quelqu'un qui est un très bon orateur, on ne va pas se mentir, on le sait tous à l'heure d'aujourd'hui, mais au-delà de ça, contrairement à ce qu'on entend dans les médias mainstream, il y a une grosse différence entre ce qu'on entend dans les médias mainstream avec le si peu de développement qu'il a, et quand vous allez à un meeting, où là c'est sur du développement long, et effectivement sur du développement long, tout ça prend son sens les amis, vraiment tout ça prend son sens. Moi, si vous avez l'occasion auprès de chez vous d'aller écouter Jean-Luc Mélenchon lors d'un meeting, allez-y. Vous allez voir la puissance de l'orateur, vous allez voir la puissance des idées, la puissance du discours, la puissance du patriotisme. Et franchement, les amis... Je suis assez surpris et assez agréablement. J'ai pris une petite claque ce soir. Pas de Jean-Luc Mélenchon lui-même. Je ne suis pas fan à ce point-là de Jean-Luc Mélenchon. Mais sur la puissance du discours, sur la puissance de la diplomatie internationale, sur la puissance de la compréhension du monde, de comment il le voit à travers le parcours philosophique qu'il a. Et franchement, les amis, ça mérite vraiment le coup. Voilà, j'espère que cette vidéo vous aura plu. J'ai fait ce que j'ai pu pour avoir une interview du taulier, mais je ne l'ai pas eu. Par contre, j'ai eu de très bonnes adresses, des numéros de téléphone que je vais pouvoir contacter dès demain matin. Alors, au moment où vous allez voir cette vidéo, j'aurais déjà pris des contacts et j'espère que ça aurait été favorable pour React One. Mais c'est en bonne voie, voilà. J'ai fait tout ce que j'ai pu pour couvrir cet événement, cet événement, les amis. Donc, c'est pour ça que vous êtes abonné à React One. C'est pour ça que vous suivez React One. Et j'essaie de faire ce que je peux avec les moyens qu'on a, qui sont très peu à l'heure d'aujourd'hui, on ne va pas se mentir. Mais on arrive à faire des choses. Continuez à suivre React One. On va avoir certainement des belles choses qui vont arriver cette année. sur cette chaîne. Continuez à supporter la France Insoumise pour ceux qui sont de chez LFI à React One et pour les autres, continuez à supporter la gauche, peu importe vos parties. Nous, on se retrouve comme chaque vendredi et chaque mercredi à 21h pour les lives et puis on pourra discuter de tout ça et faire un vrai débrief ensemble. Voilà, pour ma part, il ne me reste plus qu'à vous dire à bientôt. Ciao, ciao les amis, c'était Jérôme de React One. Salut !
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