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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Merci beaucoup. La parole est à présent à Madame Anchia Bamana pour le Rassemblement national.
Madame la Présidente. Chers collègues, mes questions s'adressent au Premier ministre. C'est avec une immense tristesse que je vous exprime la détresse des Mahorais suite à Shido, puis d'Ikileidi. Hélas, à ces cataclysmes naturels s'ajoute une catastrophe sécuritaire qui s'abat sur la population. Les délinquants règnent en terrain conquis. En effet, dans notre chaos généralisé, les besoins pour reconstruire les bidonvilles génèrent une violence déculpée. devenu insupportable sur toute l'île, assassinat d'un jeune homme à coup de couteau, viol d'une femme sous le regard impuissant de son mari, vol et pillage quotidien des maisons en présence de leurs habitants traumatisés. Les bidonvilles ont été reconstruits à toute allure, pourtant de nouveaux squats apparaissent. Le plus symbolique est celui du lycée Bamana. Cet établissement a servi de centre d'hébergement au plus fort de Chido pour y mettre à l'abri des personnes vulnérables, dont des migrants sans papier. A l'heure où je vous parle, ces derniers sont en train de piller l'établissement de l'intérieur. Comme le lycée Henri IV à Paris, le lycée Bamana est un immense symbole de notre histoire singulière au sein de la nation. Quel Parisien accepterait que le prestigieux lycée Henri IV soit dégradé ainsi ? Un mois après Chido, ce squat indigne profondément les Mahorais. Cette situation ne peut durer. Hier, vous l'avez dit Monsieur le Premier ministre, ici même, la République n'existe que si elle se fait respecter. Monsieur le Premier ministre, quand allez-vous évacuer le lycée Bamana ? A quand les reconduites à la frontière des illégaux qui nous détruisent ? Êtes-vous prêt à décréter l'état d'urgence sécuritaire à Mayotte ? Attention, nous ne sommes pas loin d'une guerre civile.
Merci beaucoup Madame la députée. La parole est à Monsieur Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur.
la députée Ancha Banana, vous portez par votre voix, la voix, la parole de nos compatriotes maorais. Je voudrais m'associer et je voudrais avoir des mots de compassion aussi, après aussi bien Chido que l'épisode de la tempête qui vient d'avoir lieu et qui a frappé un territoire devenu fragile. Bien sûr que ce territoire est frappé au-delà... des violences climatiques, par d'autres violences sécuritaires. Pas depuis récemment, vous le savez parfaitement, mieux que moi sans doute, depuis des mois, depuis des années. Les événements auxquels vous faites allusion, on me les a rapportés. Le dernier événement, vous savez, plusieurs centaines de personnes, d'individus, ont attaqué deux maisons, une abandonnée pour les cambrioler. Mais c'était un guet-apens. Quatre policiers hier ont été blessés. Nous avons riposté dès ce matin, nous avons interpellé 12 individus, puisque nous avions des drones, et nous avons détecté exactement qui étaient les personnes qui ont participé à ces menées, qui étaient non seulement subversives, mais extrêmement violentes. Alors oui, il faut régler la question de la sécurité. Je veux simplement vous rappeler, comme vous le savez, que nous avons dépêché désormais 960 policiers, plus de 1200 gendarmes, une partie du RAID, du GAO, qui sont à l'œuvre, et qui sont aussi... Vous le savez aussi, au four et au moulin. Simplement, il faudra traiter les causes racines. Sur les 12 interpellations de ce matin, 11 sur les 12, ce sont des étrangers en situation irrégulière. Ça n'est pas acceptable. Il faut reconstruire précisément nos protections qui ont été détruites, notamment par Chido. D'abord, en anticipant mieux, la détection. Nous allons utiliser tous les moyens. Aéronef de détection, maintenant deux drones, bien sûr aussi un système satellitaire, et puis un certain nombre d'autres moyens. Nous allons utiliser le rocher de Mssamboro, qui va nous permettre de gagner pour nos intercepteurs 45 minutes, et on sera tout près justement des Quassa-Quassa. Et enfin, là encore, nous ferons un LRM. des centres de rétention. Mais il faut s'attaquer aux causes racines. C'est dans ce cas que dans la niche LR sera portée précisément une disposition qui visera à durcir l'accès aux droits du sol. C'est fondamental.
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