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Bruno Retailleau / Israël / Grands patrons
30 janvier 2025
Valérie Expert.
Mettons-nous d'accord aujourd'hui autour de Fanta Bereté. Bonjour ancienne députée Renaissance Jean-Baptiste Moreau. Bonjour porte-parole du think tank agriculture stratégie. Ancien agriculteur et ancien député également. On peut en dire un mot peut-être de ce dont on parlait. Et puis Mehdi Raich qui est avec nous également, analyste politique. Et on attend Andréa Cotarac, porte-parole du RN. Fanta, vous avez été suppléante de... Vous êtes toujours, non ? Oui, tout à fait. De Olivier Grégoire. Quand elle est devenue ministre, vous êtes devenue députée. Et aujourd'hui, vous êtes sans emploi. Et vous nous disiez combien c'était difficile. Alors les gens vont dire, mais c'est pas le fait que ce soit difficile de retrouver du boulot. C'est pour tout le monde. Ce sont les réflexions. dont vous faites l'objet, et Jean-Baptiste peut confirmer.
Oui, je disais qu'il valait mieux faire de la tôle que faire de la politique, c'était plus facile de se réinsérer dans le monde du travail. J'exagère à peine, et quelle que soit l'étiquette politique, peu importe. Aujourd'hui, on a un vrai souci d'aller-retour entre la politique et le privé, parce qu'on condamne les politiciens qui ne font que de la politique, et on dit que les recasages c'est inadmissible, sauf que quand vous vous confrontez à la réalité des choses, dès que vous avez eu un engagement politique, sur des postes à responsabilité, c'est très compliqué de retrouver du travail. idée. Témoins, ça va plutôt bien, mais j'ai des collègues qui sont aujourd'hui au RSA. Il faut le savoir, des anciens députés qui sont au RSA parce qu'ils n'ont pas retrouvé du boulot depuis 2022. Mais parce qu
'on leur reproche d'avoir eu un engagement politique. Tout à fait. Je pense que c'est vrai qu'on a prôné cet aller-retour et je pense que c'est plutôt sain d'ailleurs. Et aujourd'hui, dans certains entretiens, on vous dit que vous avez été médiatisé, qu'on n'est pas d'accord avec vos positions, que les organisations... syndicale n'accepterait pas de vous avoir dans l'entreprise, sachant que dans mon cas, je recherche... tout simplement le type de poste que j'avais avant de faire de la politique. Donc c'est vrai que c'est un petit peu douloureux, mais en même temps, ça nous permet de nous dépasser et puis de choisir peut-être les bonnes entreprises. Et en tant que DRH, moi j'ai souvent vu ce cas aussi par rapport aux délégués syndicaux, c'est que parfois ils s'engagent dans le cadre d'un mandat et au moment où ils décident finalement de lâcher ce mandat pour poursuivre leur carrière, ils ont également du mal. Donc je pense qu'en fait, on devrait avoir une réflexion. communes là-dessus, sur l'engagement dehors.
Effectivement, il ne s'agit pas de faire pleurer dans les chaumières, mais il faut expliquer les réalités des choses, c'est que l'engagement, et certes, l'engagement ça permet d'être élu et d'avoir un revenu parfois qu'on peut juger comme confortable, mais ça a aussi un prix.
Ça veut dire qu'effectivement vous abandonnez le boulot dans lequel vous étiez. André Cotorac nous a rejoint, on va continuer de parler de la colère du patron, de la colère de Bernard Arnault hier, enfin colère, je ne sais pas. C'était une colère, en tout cas c'était une colère froide. Et puis celle du patron du MEDEF et qui dit ce matin que ceux qui peuvent partir partent et ils ont raison. On va reparler du sentiment de submersion migratoire, etc. Beaucoup de sujets avec vous. On commence avec vos coups de cœur, vos coups de gueule. Commençons peut-être avec vous, Fanta Bereté.
Merci beaucoup Valérie. Comme vous le savez, la santé mentale des Français est une préoccupation croissante qui touche environ 13 millions de nos concitoyens, soit près d'un cinquième de la population. Des troubles psychiques, notamment la dépression, concernent environ 15 à 20% des individus au cours de leur vie. Face à cette situation alarmante, le gouvernement a déclaré la santé mentale comme grande cause nationale pour 2025, avec quatre objectifs prioritaires, la déstigmatisation des troubles psychiques, le développement de la prévention, l'amélioration des soins et le renforcement des soins. Malgré ces initiatives, les défis subsistent. J'ai actuellement deux personnes proches de mon entourage qui sont hospitalisées dans le même service à l'hôpital de Tonon. Un hasard de la vie, non, tout simplement les statistiques. qui prennent vie. Je passe dans cette unité beaucoup de temps. Je souhaite donc dédier mon coup de cœur à l'équipe de l'unité Constance Pascal et l'unité Pierre Jeannet, service de psychiatrie psychotraumatique. Donc, à vous, chers médecins, Nathalie, Nocica, infirmières, Marie-Hélène, Tristiana, Sandra, Rachel, Jeanne, Anne-Marie, Justine, aux aides-soignantes, Kelti, Thérèse, Michel, aux infirmiers de nuit, Syriac, Nathalie, aides-soignants, Léa. Claudia, secrétaire, Marine, Marie, la psychologue, Françoise, et enfin les ASH. On ne va pas faire tout l'hôpital. Non, mais je pense que ça fait partie de ces personnels, en fait, qui ont été applaudis aussi pendant la Covid. Et c'est vrai qu'ils ont une tâche importante, c'est celle de réparer les âmes d'un certain nombre de personnes dans cette unité. Et dans des
conditions pas toujours faciles, on peut le dire aussi. J'étais sûre que vous me diriez ça. Dans des
conditions loin d'être faciles. deux cas, ce sont deux femmes, ce sont des femmes, notamment une avec trois enfants, vous laissez derrière votre vie et on vous répare. Et c'est un métier qui est très difficile, mais merci à elle, merci de remettre de la lumière dans ces âmes qui sont abîmées par nos sociétés et par les hommes.
On recevait juste avant dans l'émission Média, une journaliste qui a réalisé une enquête pour Capital sur le coût de la santé, et en particulier sur un certain nombre d'anomalies. Je vous encourage vraiment à regarder le... capitale de dimanche, en particulier le scandale des dermatologues. Ils ont fait le test, vous appelez pour prendre rendez-vous pour un dépistage de grains de beauté, on vous dit que ce n'est pas avant six mois, voire un an. Vous appelez tout de suite après en disant « je voudrais faire des injections de Botox », vous avez un rendez-vous dans les dix jours. Donc il y a un moment où le Conseil de l'Ordre pourrait être un petit peu plus zélé, ou en tout cas essayer de mettre un peu d'ordre là-dedans. Le sujet
de la santé mentale. il est préoccupant en France déjà, parce que c'est un secteur qui est assez peu financé, où
la
psychiatrie en France a vraiment beaucoup de problèmes.
Et puis
il y a aussi, notamment durant le Covid, il y avait notamment toute la question pour la jeunesse de la santé mentale. C'est vrai que les jeunes, c'est un vrai sujet de fond. Par exemple, nous,
département de la Creuse, 113 000 habitants, plus un seul pédopsychiatre. C'est un vrai sujet de politique
publique
et qui n'est pas
assez abordé.
Bravo à ceux qui sont là, qui font le boulot. dire que ce n'est pas suffisant. Il faut qu'on marque une pause, c'est l'heure du journal, mais on pourra en dire à moi tout de suite.
Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
Et nous débattons et nous tentons de nous mettre d'accord autour d'Andréa Cotarac, porte-parole du RN, Fanta Bereté, ancienne députée Renaissance, Jean-Baptiste Moreau, porte-parole du Think Tank Agriculture Stratégie, et vous êtes ancienne agriculteure et ancien député, et Mehdi Raich, analyste politique. On va revenir sur la colère des patrons et celle du patron du MEDEF en particulier. On va revenir sur la submersion migratoire et on continue avec vos coups de cœur. et vos coups de gueule et on salue toujours l'unité de soins psy de l'hôpital Tenon qui nous écoute ce matin. Vous voulez dire un mot, Andréa, rapidement ? D'abord que je les
salue, je suis tout à fait d'accord avec vous. D'ailleurs, c'est ma ville natale. Non, mais là, c'est Tenon, l
'hôpital Tenon.
Mais c'est la ville de Tenon. Mais ce que je voulais dire, c'est qu'il y a aussi une responsabilité politique dans tout ça. Il y a bien quelqu'un qui va répondre quand même sur le fait qu'on a eu des suppressions de lits. en hospitalisation psychiatrique, que quelqu'un doit répondre à cela. Moi j'ai les chiffres face à moi. En décembre 2022, donc c'était Emmanuel Macron, un quart des établissements psychiatriques ont fermé entre 11 et 30% de leur capacité. C'est-à-dire qu'en disette budgétaire, en disette financière, il y a toujours des filières qui prennent, et c'est toujours les mêmes, et la psychiatrie en fait partie. Je pense que, et je partage ce que vous dites, Ça doit être une priorité. C'est une priorité qui traverse l'ensemble de la société. Il n'empêche, il y a des responsables politiques qui doivent aussi répondre à cette situation chaotique et à ces personnes que vous avez citées, à qui je rends hommage aussi, qui sont débordées et qui ont une pression manifeste en vue de leur mission.
Vous savez qu'il y a à Paris 50% des lits d'AVC qui sont fermés. Il y a bien quelqu'un qui doit répondre à ça.
Les lits d'hospitalisation, les lits d'hospitalisation, les lits
budgétaires ne disparaissent pas. Comme ça, le problème majeur qu'on a sur les fermetures de lits, pour avoir été à la commission des affaires sociales, c'est le manque de nouveaux professionnels. Tout comme dans la police. Ça fait dix ans, vous êtes au pouvoir maintenant. Oui, ça fait dix ans. Vous le savez, nous avons travaillé sur le numerus clausus pour qu'on ait plus de promotions. Oui, mais c'est à la marge. Franchement, c'est à la marge. Ces promotions arrivent. Chez les écoles infirmières, c'est pareil, c'est à la marge. Oui, mais est-ce que vous avez, dans votre entourage, il y a une question de vocation, il y a une question de salaire également. Vous avez des gens qui commencent ces études et qui abandonnent parce que c'est difficile. Moi, je faisais partie d'une commission avec le député Jean-François Rousset, qui est un ancien médecin qui travaille sur ces questions. C'est un travail transpartisan. Et aujourd'hui, ce qui est le plus scandaleux, c'est les décisions des doyens plutôt d'université, qui refusent par exemple un certain nombre de redoublements. Et vous avez des étudiants qui partent en fait se former en Europe. Et tant qu'on n'aura pas réglé cette question qui est partagée par, je vous le dis encore, majorité de députés de la commission des affaires sociales, dont ceux qui sont de votre parti, nous n'y arriverons pas. Mais ce que nous devions faire, nous n'avons pas réduit les budgets. Vous n'avez pas doublé
le nombre de places en école d'infirmière, vous avez des aides-soignants qui ont aujourd'hui un salaire 10% inférieur à la moyenne des pays développés. Enfin, je veux dire, ça fait 7 ans que vous êtes au pouvoir quand même. Quelqu'un doit y répondre. Donc moi, je suis d'accord avec vous pour travailler de manière transpartisane. Je pense qu'il n'y a jamais eu autant d'augmentation de salaire pour ces
personnes-là que depuis qu'on a lancé le Ségur de la santé avec des régulations. un certain nombre de régulations, c'est loin d'être imparfait. Parce que quand je vois le travail qui est réalisé, effectivement, il n'y a quasiment
pas de prix d'ailleurs pour ça. On continue. Juste une petite info. Hier, Gabriel Attal était sur France 2 après le 20h. Il a fait plonger l'audience de France 2 à peu près 2 millions de téléspectateurs. Il a été battu par Cyril Hanouna et quotidien. Ça dit quelque chose du politique et de l'intérêt aujourd'hui, ou peut-être de l'intérêt pour Gabriel Attal, je ne sais pas, mais en tout cas, ça dit quelque chose. De l'intérêt du politique, c'est sûr.
Moi, je discutais avec la patronne de France Bleu Creuse, d'ici Creuse. Ça nous coûtait combien
de millions pour changer un logo ? Ça c'est encore un autre problème.
Mais elle disait effectivement que la politique n'intéressait absolument plus les auditeurs et qu'ils arrêtent quasiment les interviews politiques à cause de ça.
Bien sûr. Est-ce que c'est Attal
ou
c'est la politique ? Je pense que c'est M. Attal.
Je crois que c'est la politique en général. On va
voir le
score de Marine Le Pen. Je
suis persuadé qu'elle sera bien au-dessus de M. Attal.
Sur LCI, je ne sais pas. Ce n'est pas sûr. Il y a quand même des... Enfin, on verra. Mehdi, coup de cœur.
c'est un compte Twitter, Soraya Féministe. Elle a notamment lancé le podcast La Révolution des Chœurs. C'est une femme qui s'intéresse beaucoup à la problématique, notamment des femmes musulmanes, et de la manière dont elles peuvent sortir du carcan familial, traditionnel, archaïque. Ce sont des femmes qui volontairement vont lui adresser la parole et qui s'expriment sur toutes les difficultés qu'elles ont pu avoir dans la communauté dans laquelle elles étaient. C'est par exemple des histoires du type, moi quand j'ai annoncé à mes paroles... que j'allais me marier avec quelqu'un qui n'était pas musulman, je me suis fait ostraciser par ma famille, je ne les ai pas vus pendant 15 ans. Et donc toutes ces histoires-là, je trouve que c'est un formidable outil, la manière dont Soraya s'y attaque. Je ne la connais pas du tout, mais j'ai découvert ce podcast cette semaine, et je trouve que cette initiative, à la fois citoyenne, elle casse un peu le carcan traditionnel qu'on peut avoir du débat politique, c'est-à-dire qu'on verrait finalement les communautés comme des ensembles uniformes. Et donc là, elle s'intéresse véritablement au parcours des individus, et je trouve cette initiative formidable. Donc bravo à elle, et bravo, je veux qu'elle continue, je trouve ça génial.
Un mot sur... Enfin, plus qu'un mot, ça mériterait plus qu'un mot, mais Salwan Momika, qui vient d'être tué par Bals, un réfugié irakien qui avait suscité une crise diplomatique en Suède, puisqu'il avait brûlé le Coran. Les autorités l'avaient dessiné comme islamophobe en condamnant ces provocations. Il avait publié... le 18 janvier un gros fuck islam sur son compte Twitter et il a été abattu à voir comment ça va être traité en Suède comme un simple fait divers ou ce que dit Fergan Aziari dans son tweet comme quelque chose qui est une menace et un problème beaucoup plus. Je connais un peu Fergan, Fergan
a raison sur ce sujet-là. Le terme d'islamophobie, moi je le rajoute totalement parce que c'est confondre musulman et islam donc pour moi ça n'a strictement rien à voir. Pour ce qui est d'avoir tué quelqu'un qui a brûlé le Coran, c'est légiféré dans l'islam sunnite. Je respecte, je connais assez bien le sujet pour l'avoir abordé plusieurs fois. Je répète que 90% des musulmans dans le monde sont sunnites. Quand vous parlez de l'islam en France ou de l'islam en Europe, c'est l'islam sunnite. Donc il faut regarder ce que dit le Fikr, la jurisprudence, et ce que dit Sharia. Et dans la Sharia, je suis désolé, il y a quatre sources, c'est le Coran, les CETFCR, les Hadithsahi, les écoles de jurisprudence, donc le Fikr, l'Ijma et ce qu'on appelle Rayas, il est condamné. à mort, toute personne qui est coupable de corruption sur terre. C'est le verset Sourat 5, verset 34 de mémoire. Et les coupables de corruption sur terre, ce sont les personnes qui offensent soit le prophète, soit là directement. Donc s'attaquer en brûlant le Coran, c'est une condamnation directe à mort. Donc si on ne comprend pas ces éléments-là, et c'est un texte qui est rigide, la charia c'est rigide quand on connaît ses sources, si on ne s'attaque pas à ça fond, c'est pas un problème de laïcité, c'est un problème de liberté d'expression. On parle d'une personne qui a juste... Brûler un livre, je trouve pas ça très intelligent en demeurant, mais... Mais le faire, ce n'est pas s'attaquer aux personnes, c'est s'attaquer à une idée. Et le fait qu'on tue parce qu'on s'est attaqué à une idée, je trouve ça absolument... déplorable. C'est même pas imaginable. C'est Charlie Hebdo.
C'est le même principe. C'est la même chose. Oui,
je sais. Je crois que c'est important
de le dire ce matin. Oui, bien
sûr, c'est important. Et c'est important de le mettre en avant. Et de brûler un livre, effectivement, c'est pas ce qui est très intelligent, quoi qu'il arrive, de toute façon, quel que soit le livre concerné. Mais jamais, à aucun moment, on doit risquer sa vie parce qu'on brûle un livre. C'est totalement aberrant. Voilà. Et on est aujourd'hui dans... C'est pareil. L'islamophobie, c'est même pire que ça. Pour moi, l'islamophobie, c'est assimiler tout arabe à un musulman. Et tout musulman à un islamiste. C'est totalement débile. L'islamophobie, ça ne veut rien dire. C'est juste un moyen pour les islamistes de ranger tous les musulmans derrière eux contre tout le reste de la population. Et quand on voit qu'il y a une partie de la politique qui joue à ce jeu-là, franchement, c'est assez minable.
Mais ce que dit Fergan Nazari, encore une fois, et qui rejoint peut-être notre débat de tout à l'heure, sur la submersion, il dit « Il est effrayant de voir que certains pays européens, sous la pression démographique des fanatiques de Mahomet, se comportent d'ores et déjà comme des protectorats islamistes faisant apparaître les dystopies de Houellebecq comme des contes de fées. » C'est un peu... Voilà, oui, on peut... Mais il y a une sorte d'acceptation, d'acceptation. Je veux dire, le fait de dire qu'il est islamophobe, c'est le même cible dans le dos. Le
terme fait peur.
Je partage tout à fait ce qui vient d'être dit, c'est-à-dire que c'est une question de liberté d'expression. Je ne confonds pas, moi, les musulmans et l'islam. C'est-à-dire qu'il faut condamner quelqu'un qui s'attaque à des croyants, qu'ils soient musulmans ou autres, d'ailleurs, ou à des non-croyants. Mais on a parfaitement le droit, sur notre continent, de critiquer un texte sacré, d'avoir peur dans une religion, d'avoir peur dans les religions. Un anarchiste d'extrême-gauche, il a... parfaitement le droit d'avoir peur dans toutes les religions. Il a parfaitement le droit de le dire. Et moi je condamne une partie de la classe politique française que je connais bien, notamment Jean-Luc Mélenchon, qui a toujours, et il l'a d'ailleurs tweeté en 2015, refuser ce terme d'islamophobie sur l'argument dont vous avez dit, c'est-à-dire qu'on avait le droit de critiquer un texte sacré, on a le droit d'être christianophobe, d'être islamophobe, et le voir quatre ans plus tard manifester avec le CCIF, avec des islamistes, contre l'islamophobie, ça témoigne quand même de quelque chose, d'une certaine soumission à des radicaux et à des obscurantistes.
Vous n'êtes pas d'accord
? Oui, je suis complètement en phase avec les éléments qui ont été déployés et venant d'un pays où la liberté d'expression n'est pas. courante. Donc cette liberté-là, moi je sais bien ce qu'elle vaut. Et d'ailleurs, je souhaitais juste dire une phrase, je ne connaissais pas ce podcast, je vais le télécharger. Soraya
Féministe, c'est votre groupe de cœur.
C'est un contix.
Oui, c'est un contexte. Vous pouvez aller voir Soraya Féministe. Je trouve que
justement, d'après ce que vous dites, ce sont des témoignages qui n'arrivent pas en haut de la pile et qui sont rares. Et je pense qu'aujourd'hui, ils ont leur importance. Parce que ces femmes-là ne doivent pas se sentir seules quand elles décident finalement de prendre une autre voie. Il n'y a pas que des
femmes, il y a aussi des hommes qui témoignent. Ce sont des parcours individuels et je trouve ça intéressant de voir comment ils évoluent. La meilleure dont ils veulent casser. de casser les carcans.
On revient dans un instant avec vous pour continuer de parler de l'actualité. On va parler aussi de cet otage qui vient d'être libéré par le Hamas dans une mise en scène grotesque. Je pense qu'on peut le dire comme ça. Est-ce qu'il faut montrer ces images ? A tout de suite.
Alors
on a eu un petit débat hors antenne parce que je voyais les images de la libération d'une des otages par le Hamas dans une mise en scène qui est la même que celle que les précédentes avec des hommes cagoulés avec le bandeau vert sur le front et des kalachnikovs cette jeune femme seule escortée par des... dizaines de... Oui, ils sont à peu près dix. Et elle est obligée de monter sur une estrade, elle tient un cadre, je ne sais pas ce qui est dans ce cadre, si c'est un certificat qu'elle a été bien traitée, de bon otage. Mais cette mise en scène, est-ce qu'on doit la montrer ? Vous disiez, oui, vous, Médiraïch. On va absolument
tout montrer dans ces cas-là. C'est la
propagande, très clairement.
Oui, mais dans ce cas-là, il faut aussi montrer la manière dont ils sont reçus en Israël. Il faut montrer les deux tenants. fait, juste montrer ce qui s'est passé, la mise en scène autour du Hamas et ne montrer que ce point de vue-là, là c'est problématique. Par contre, si vous montrez ce qui se passe avec le Hamas et ce qui se passe lorsqu'ils arrivent en Israël et la manière dont ils sont reçus et l'émotion que ça peut provoquer, là je ne vois pas où est le problème. En revanche, là on pourrait faire un petit point d'analyse, c'est que c'est marrant de voir comment les images sont analysées. Le discours politique, il peut être tenu sur ça. J'ai finalement entendu assez peu de critiques sur la manière dont le Hamas a présenté ses otages. J'ai vu des personnes individuellement le faire. Et finalement, dans la presse, dans les médias, ça a été très peu...
Relayé ?
Très peu critiqué. On parlait quand même de personnes qui ont tué... Enfin, on parlait quand même, par exemple, quand je vois Jean-Luc Mélenchon qui... La vidéo est ressortie très dernièrement où il parle du bébé Kfir. Disons qu'ils ont un bébé, je trouve ça absolument abominable, on parle quand même d'un enfant, c'est le plus jeune otage du monde. je trouve ça quand même très curieux, il y a quand même une manière de présenter les choses, on devrait être objectif, dire ça se passe comme ça là-bas, il y a le Hamas, il y a Israël, mais la manière dont sont traitées les images autour du Hamas et la présentation des otages, là effectivement il y a... Il
y a plusieurs soucis. L'auditrice me dit que le Hamas a demandé à Nahama Lévy et aux autres otages de montrer un certificat d'achèvement lors de leur libération et de remercier leur ravisseur en arabe. D'achèvement ? Oui, d'achèvement de leur prise d'otage. C'est ça, un genre certificat libéré, un truc comme ça. Et voilà, je ne sais pas, Andréa, Cotara ?
C'est-à-dire que pour moi, il n'y a même pas de discours à voir. C'est-à-dire que dans un conflit, et particulièrement à notre époque, les images valent... d'innombrables obus ou victoires militaires. Le fait que le Hamas mette en scène la libération d'un otage qui en plus était militaire israélien. Pour eux, c'est une victoire totale. C'est-à-dire que par l'image, ils essayent de montrer à Benjamin Netanyahou ou à la communauté internationale qu'ils ne sont absolument pas éradiqués, qu'ils sont toujours là, qu'Israël a raté sa cible, etc. C'est ça l'objectif pour eux. Et ça vaut bien plus, je l'imagine, pour une organisation terroriste comme le Hamas, de prouver qu'elle est encore là, qu'elle est encore en vie. Je pense que c'est le cas. Maintenant, est-ce que les ennemis du Hamas... doivent diffuser ces vidéos, la question se pose. Mais je veux dire, la guerre psychologique ne date pas d'hier et je pense que pour eux, c'est une victoire qu'ils veulent mettre en scène, tout simplement.
Montrer, pas montrer ? Oui,
à priori, aujourd'hui. Aujourd'hui,
moi, par exemple, j'ai fait le choix de regarder l'avant. C'est-à-dire la préparation, les voitures de la Croix-Rouge qui arrivent. Et je trouve que pour la peine, en tout cas sur les deux chaînes sur lesquelles j'ai regardé, il y a eu beaucoup de discussions autour de la mise en scène un peu pathétique quand même qui en était faite. Maintenant, de toute manière, si on ne les regarde pas sur les chaînes, elles arriveront de toute manière. Sur nos portables.
L'important, c'est la contexte.
Qu'on le veuille ou pas. Mais est-ce qu'il y a eu beaucoup de contestations de la mise en scène ? Est-ce que ça a été beaucoup commenté sur les... L'important, c'est
ça. Justement, c'est que ce soit commenté, que ce soit discuté, et qu'il y ait des discussions autour, qu'on ne livre pas ces images, parce que de toute façon, ces images, elles sont pour leurs adeptes et pour les gens qui sont susceptibles de rallier à leur cause. Elles ne sont pas effectivement dirigées pour nous, parce que nous, on trouve ça plutôt totalement déplacé. voire totalement abject. Donc voilà, c'est pas nous que ça va convaincre. Mais il faut justement analyser ces images et essayer de les expliquer pour que les gens qui pourraient y être sensibles comprennent combien c'est une forfaiture. Recontextualiser.
Recontextualiser. Là, il y a d'autres otages qui sont en train d'être libérés. Revenons à la politique française. Andréa, c'est un coup de gueule contre Bruno Retailleau. Vous m'étonnez.
Non, la réalité c'est aussi un coup de gueule général, c'est-à-dire que j'ai la forte impression en ce moment qu'on polémique, qu'on blablate, qu'on caquette
à
tout va. Dernièrement, je pense qu'on va en parler sur cette histoire de submersion migratoire, alors M. Bayrou dit ça, et puis le Parti Socialiste s'en offusque en le traitant de raciste ou de je ne sais quoi d'extrême droite, puis ensuite c'est un sentiment de submersion migratoire. Stop. C'est-à-dire qu'on a des statistiques aujourd'hui, Valérie, moi je les ai, c'est les statistiques de l'État. Délivrance des premiers titres de séjour, c'est plus 175% depuis 1997. Pour les premières demandes d'asile, c'est plus 245% depuis 2009. Donc oui, il y a une partie des Français qui considèrent, je pense, dans certains territoires, qu'il y a véritablement une submersion. Je pense aussi à Mayotte, dont Mamoudzou est la première maternité de toute l'Union Européenne, où 80% des naissances sont dues à des clandestins. J'ai entendu Fanta tout à l'heure nous expliquer qu'il y avait des aides-soignants qui soignaient les âmes par la parole. J'ai entendu tous les prénoms, je n'ai pas entendu Bruno. Parce que j'ai l'impression que Bruno Rotaillot, lui, il pense que sa parole guérit. Alors il nous explique pendant les commémorations de Charlie Hebdo qu'il veut interdire le voile à l'université. Qu'est-ce qu'il a fait ? Rien. Il nous explique qu'il va renvoyer des TikTokers algériens dangereux pour la sécurité des Français. Ils sont renvoyés en France, donc il ne fait rien. Il parle de supprimer le droit du sol quand il y a le cyclone Chido au Mayotte. Il l'écrit, il fait une tribune, qu'est-ce qu'il fait ? Rien. Donc la question, c'est qu'est-ce qu'il fait vraiment ? Est-ce que c'est un prêtre, un psychologue, qui considère que sa parole va guérir les problèmes et va les résorber, ou est-ce qu'on agit par des actes ? Moi, j'ai l'exemple de... Il a
au moins le mérite de dire des choses. Oui, c'est bien, mais je pense que les Français sont
tous au courant et qu'ils vivent au quotidien la réalité. Moi, j'ai vu ce qu'a fait Donald Trump avec la Colombie. Il a fait respecter, non pas les États-Unis, le droit international. Les Colombiens... doivent, selon le droit international, récupérer leurs ressortissants nationaux. Je constate que pour la France, ça ne marche pas avec l'Algérie, ça ne marche même pas avec les Comores, qui objectivement sont, j'ai beaucoup de respect pour eux, mais géopolitiquement parlant, des confettis de l'océan Indien. Nous n'arrivons pas à nous faire respecter, nous, France, État souverain, mais en plus, on n'arrive même pas, à la 7ème puissance mondiale que nous sommes, à faire respecter le droit international. En droit international, il y a un principe de base, c'est la réciprocité. Vous ne voulez pas récupérer vos nationaux, eh bien on ne vous délivre plus de visa. Que fait M. Retailleau à part parler strictement rien ?
Qui veut répondre Jean-Baptiste ? Moi c
'était aussi un peu le sens de mon coup de gueule, mais absolument à peu près à l'opposé de ce que vient de dire André Cotara, ce qui ne prendra pas grand monde. Mais globalement, nous on a eu une déclaration sur BFM du député de la Creuse, qui est un proche d'Éric Ciotti, qui nous explique que la souterraine, donc deuxième ville du département de la Creuse, 6 000 habitants, il y aurait plus de 400% d'immigration. Oui, on vient d'ouvrir un centre CADA, effectivement, qui est un centre qui héberge les demandeurs d'asile. il y a plus de 400% sur une ville de 6000, parce qu'il y a le centre CADA qui ouvre. Je pense qu'il faudrait ramener un peu de rationalité autour de ces débats sur l'immigration. Non, effectivement, la Creuse, ce n'est pas un problème de submersion migratoire, je vous le confirme. Dans un village de 160
habitants, il y a 50 MNA qui arrivent, pour vous, ce n'est pas un déséquilibre ? On ne demande pas aux habitants ce qu'ils veulent, ce n'est pas un problème ? C'est des demandeurs
d'asile, je ne sais pas si c'est des MNA, parce que vous semblez avoir des informations que je n'ai pas, mais ce n'est pas des MNA, c'est des demandeurs d'asile qui sont émergés dans un CADA. Et CADA, c'est un centre d'accueil. La Creuse, on a une chute démographique lourde. Je ne suis pas choqué, effectivement, qu'on accueille. La Creuse est un territoire d'accueil. Aujourd'hui, on a une population active qui est ultra faible. On a des entreprises qui n'arrivent pas à s'installer, qui n'arrivent pas à recruter. Donc, effectivement, ça ne me choque pas qu'il y ait un certain nombre de populations qui, immigrées ou pas, d'ailleurs, qui viennent de France ou d'ailleurs, qui viennent sur un département comme le nôtre. Moi, je peux vous dire qu'il y a tous les artisans, les couvreurs qui cherchent du boulot. On a des médecins, on a besoin de médecins, on a besoin d'un tas de profession.
qui sont arrivés en CRA et qui sont arrivés dans la creuse... Mais parce que vous savez que c'est des MNA ? Vous savez que c'est des MNA ? Et vous savez quelle diplômaison ? Vous n'en savez rien. Vous êtes dans la caricature comme d'habitude. Je lis les rapports de l'INSEE. Mais
on leur fait dire ce qu'on veut aux chiffres assis. Donc l
'INSEE c'est faux. Le fait qu'il y ait deux fois plus de chômage chez les populations immigrées et celles qui arrivent, pour vous, c'est des chiffres qui sont
manipulés par l'INSEE. Et que la population immigrée soit de 10% et que dans les aides-soignantes c'est 40% issu de la population immigrée, ça c'est pas faux non plus. Il y a un certain nombre de boulots aujourd'hui où si vous n'avez pas... des populations d'origine immigrée qui les font, il n'y a personne qui les fait. C'est ça la réalité des choses.
Ceux qui défendent M. Rotaillot suivent ce discours-là. Moi, c'est clair pour les auditeurs que le programme des LR, c'est que la Creuse accueille 400% de clandestins sur leur territoire.
Je ne suis pas chez LR, mais comme le disait Michel Rocard, qu'on prenne notre part, toute notre part, rien que notre part et pas plus. Moi, je ne suis pas aujourd'hui expert pour estimer quelle est notre part de la misère du monde qu'on doit accueillir, mais expliquer qu'on va mettre des barrières et des murs aux frontières de la France. C'est juste irresponsable et crétin. Je ne sais pas qui a dit ça.
Le débat qui est posé par François Bayrou, je regarde ce qu'il disait. Il disait, si nous regardons en face, nous serons en capacité de maîtriser, d'accueillir correctement ceux qui viennent dans notre pays comme notre devoir. La question, c'est la panne d'intégration. C'est le vrai problème. Oui, mais c'est un gros problème quand même, quand vous avez des populations qui ne s'intègrent pas. C'est ça le sentiment de submersion aussi, c'est-à-dire d'avoir des populations qui sont... Ce qui ne sont pas forcément des migrants récents, mais qui sont des gens qui sont là depuis un certain temps et qui ne s'intègrent pas. Et en les concentrant
tous au même endroit, effectivement, on amplifie ce problème. On se
retrouve dans un instant et on continue de débattre. est ensemble avec vous pour commenter l'actualité. La parole ne soigne pas, c'est ce que vous disiez, Andréa. Est-ce que vous trouvez que Bruno Retailleau parle beaucoup ? Mais dire Aïch, on ne vous a pas entendu sur le sujet. Sur le
cas de... En fait, on a dit beaucoup de choses et c'est parti un peu partout. Donc c'est spécifiquement sur Bruno Retailleau, la question... Oui, la question c'est...
On peut effectivement extrapoler, c'est-à-dire qu'il annonce des choses, et qu'est-ce qu'il y a de concret derrière ? Mais factuellement, est-ce qu'il peut
faire autre chose ? Moi, je veux bien qu'on critique Bruno Retailleau, ce n'est pas une question d'aimer ou pas aimer, mais factuellement, sur le cas, par exemple, du Boalem qui devait être expulsé en Algérie, je ne sais même pas s'il est techniquement expulsable, puisque ça fait 20 ans qu'il est en France, il a deux enfants en France, si je ne me trompe pas, il est marié à une personne de nationalité française, au regard du droit. Et du droit communautaire européen, il ne peut pas être expulsé. D'autant plus, et là pour moi, c'est là que je n'impute pas forcément la tare à Brune Retailleau, c'est que les relations diplomatiques avec l'Algérie sont tellement catastrophiques que l'Algérie, même si vous... Vous allez dire, ben non, je ne le reprendrai jamais le ressortissant, même s'il est algérien. Les autres influenceurs, ils étaient franco-algériens, donc c'est une autre problématique. Mais sur ce cas précis, c'est une personne algérienne. Les algériens, je vous assure, ils ne le reprendront jamais. Ils vont juste faire ça. Ça, uniquement pour, j'ai d'autres mots en tête, mais pour emmerder la France. C'est le seul truc qui va... C'est une question de pourrir la situation diplomatique.
Pour le coup, il ne peut pas être expulsion. Concernant M. Rotaillot, en fait, on voit qu'il a envie et... Très bien. Maintenant, c'est vrai que moi, je regarde un petit peu de loin et j'entends que des annonces. Et en fait, c'est toute la scénarisation qui me dérange. En fait, c'est plutôt ça. C'est-à-dire qu'on sait que c'est touchy. On sait que la reprise d'un certain nombre de personnes par l'Algérie, même la personne qui ne suit pas les dossiers politiques, sait que c'est compliqué, qu'on n'y arrive pas. Donc, je pense qu'il vaut mieux parler de résultats. plutôt que d'annoncer ces choses-là. Parce que ça brouille et je trouve que ça frustre les gens, que ça les met en colère, parce qu'au moment où ça a été annoncé sur Twitter, etc., on en a fait un événement. Sur les plateaux télé, on n'a parlé que de ça toute la journée. Et finalement, quelques jours après, pla pla pla. Donc, pla pla pla n'est pas le mot. Donc, effectivement, est-ce que c'est un cas ? Mouflet ? Oui. Est-ce qu'on a le droit d'essayer des choses en politique, etc ? Oui aussi. Donc en fait, j'espère qu'il va se servir de cette expérience parce que moi, ce qui m'inquiète le plus, je suis quand même pas mal sur TikTok pour suivre un certain nombre de comptes. Et effectivement, quand je vois certaines vidéos qui appellent à la violence ou de personnes qui n'aiment pas... notre pays, effectivement, je me dis, il faut aller plus loin. Mais il doit s'assurer de pouvoir le faire avant de se lancer.
On peut dire, simplement, c'est que c'est une affaire de sécurité intérieure. C'est-à-dire que quand vous dites, effectivement, qu'il y a des TikTokers étrangers qu'on a accueillis sur notre sol, qui lancent des appels à tuer des sans distinction, des gens qui croient, qui ne croient pas, des gens de gauche, de droite, vos enfants, etc. Ils sont suivis par 400 000 personnes. Admettez qu'il y ait simplement 5% de ces 400 000 qui soient convaincus à l'idée d'aller tuer des Français, d'aller tuer les gens qui nous écoutent. Ça fait 20 000 personnes. Donc vous imaginez, c'est un problème de sécurité intérieure. Et je dis juste un dernier point très rapide, Valérie. Je pense que le discours selon lequel on ne peut rien faire, mais qu'est-ce qu'il pouvait faire d'autre, va tuer la politique. Les policiers ne peuvent pas travailler, la justice ne veut pas condamner, les délinquants ne peuvent pas être emprisonnés, les migrants ne peuvent pas être expulsés. Je pense qu'on va mourir de ça. Qu'est-ce qu'il peut faire ?
Il y a un auditeur qui dit d'accord avec vous, mais j'attends de voir ce que le RN arrive au pouvoir. C'est simple, il
faut des mesures de rétorsion. A partir du moment où un pays ne veut pas récupérer ses nationaux, vous ne faites pas de visa, vous mettez des droits de doigt. contre l'Algérie, vous gelez les transferts de fonds, vous gelez les biens des dirigeants, zéro visa pour l'Algérie, c'est comme
ça que ça marche,
ça a marché
pour Donald Trump, ça marche pas pour l'Algérie. Il en a moins
expulsé que Biden avant le scandale avec le cas de Colombie. Je vais vous expliquer ce qui s'est passé. Le président
colombien a dit je ne récupère pas mes nationaux. Il viole le droit international. Pas les États-Unis, le droit international. Eh bien, Donald Trump a dit très bien, première semaine, plus 25% de droits de douane. Deuxième semaine, zéro visa. Eh bien, qu'a fait le président colombien ? Il a envoyé son avion présidentiel pour récupérer ses migrants et ses délinquants, d'ailleurs, parce qu'il était délinquant. Je crois qu'il l'a encore
récupéré quand Biden était au pouvoir six mois plus tôt. Donc, c'est du pipeau, c'est de la com. Non, c'est pas de la com. On va mourir de ça. Mais oui, justement, on en meurt de ça. Celui qui est de la com, c'est M. Rotaillot. Oui, mais c'est ce que disait Fanta, et tout à fait juste. On ne peut pas réduire la politique à... de la com, et la com ne remplace pas la politique. La com, elle vient en appui à une vraie politique de fond. Une fois qu'on a des résultats, et une fois qu'on a mis en place cette politique, et une fois qu'on a travaillé sur un corpus idéologique. Le problème, ce qui tue la politique depuis 20 ans, c'est que, en fait, la com se substitue à de la politique. On n'a plus d'idées, mais par contre, on fait de la com. Voilà. Et ça, c'est un drame de notre société aujourd'hui. Je suis d'accord, et j'attends qu'on agisse. D'ailleurs, Marine Le
Pen a dit qu'elle était hâte d'arriver au pouvoir. Je pense que beaucoup d'auditeurs ont hâte aussi qu'elle fasse des choses. Sur le sujet de la com, je suis
d'accord, parce que c'est pas la première fois que je dis que une équipe de communication à l'Elysée. Pour moi, on est juste gérés par une agence de com. Sur le cas, pour moi, comparaison n'est pas raison. Le cas de la France et de la Colombie, pour moi, il ne peut pas être calqué sur le cas de la France et de l'Algérie. moi, c'est impossible. Parce que déjà, les États-Unis, surtout, ils ont un poids tellement important comparé à la Colombie. Et nous, par rapport aux Comores ? On ne peut pas alors. Pour le coup, je ne parle pas des Comores, je ne connais pas assez le cas des Comores. Sur le cas de l'Algérie, je suis désolé, mais la France n'a pas un poids diplomatique assez important. Elle n'a pas les armes aujourd'hui. Je ne suis pas d'accord avec vous. Vous allez faire quoi concrètement ? Je vais les avoir, ça ne sert à rien. Interdire les dirigeants d'aller se faire soigner en France, ça ne se fait plus. Vous pouvez revenir sur les accords de 69, maintenant ils sont soignés au Qatar. C'est pas le cas, puisque j'avais un
Grenoble. Oui, mais il n'y en a qu'un. Bouteflika y était aussi. Mais Bouteflika, c'était la communauté. À l'heure où je parle, il y a un dirigeant algérien qui se fait soigner. Et au-delà des dirigeants, à partir du moment où l'Algérie ne veut pas récupérer ses ressortissants nationaux, je vous rappelle, la base, quand même, c'est le droit international. Ils sont obligés de récupérer leurs nationaux. Ça vous paraît fou que la France fasse respecter le droit international ? Eh bien, si un pays ne veut pas récupérer ses nationaux, on ne distribue plus de visa. destination de ce pays-là. Est-ce que c'est fait ? Non. Le débat il n'est pas là, c'est que vous n'êtes pas dans la capacité
de le faire aujourd'hui. De bloquer les visas, bien sûr que si. De bloquer les visas, ça ne servira à rien. Mais non, ils ne passeront pas à l'Espagne. Ils ne passeront pas à l'Espagne, ils arriveront. Ils arriveront
au clandestinement.
mais ces débats sont très complexes. Et effectivement, le droit international, on ne peut pas l'instrumentaliser comme ça. Ça nous chante comme on veut. Et globalement, ce qu'a fait Trump avec la Colombie, c'est de la com. Globalement, il n'y a pas plus de résultats que ça. Aujourd'hui, on peut le regretter. Il a réussi à les expulser. C'est pas vrai. Il en a moins expulsé que Biden en a expulsé avant. Non, mais ça fait
trois
jours qu'il est au
pouvoir.
Non, non, mais dans le même laps de temps, il n'a pas expulsé plus que Biden en a expulsé dans la phase précédente. avant que Trump arrive. Donc c'est du pipo et c'est de la com, mais on a l'habitude avec Trump, et les populistes en général, ils reposent essentiellement là-dessus, sur de la communication. Donc on a l'habitude, mais sur ce que disait Mehdi, c'est particulièrement juste. Aujourd'hui, l'Algérie, hélas, on peut le regretter, on a beaucoup moins de liens économiques avec l'Algérie qu'on a pu en avoir par le passé. Enfin, je veux dire, il y a d'autres pays comme la Chine et la Russie qui sont beaucoup plus puissants économiquement avec l'Algérie. Algérie que naît la France aujourd'hui. Donc on peut bien mettre toutes les mesures de rétorsion. À ma foi, les Algériens se tourneront vers d'autres pays. Ils en ont parfaitement droit qu'ils se tournent vers d'autres pays.
Merci, c'est gentil. Un petit point. Moi, je fais partie des gens qui, même si je combats le Rassemblement National, je pense qu'il y a de fortes chances que vous arriviez sans nul doute au pouvoir en 2027. Pour ce que j'ai pu voir. de l'Assemblée, avoir travaillé très dur sur des textes, avoir tenté des ponts, c'est qu'il y a une grande différence entre une volonté qui est affirmée, affichée, etc. et la traduction qu'on va pouvoir en faire dans le cadre des règles qui sont les nôtres, qu'elles soient nationales, européennes et internationales, si on veut rester dans un cadre. Donc je pense que là-dessus, on n'est pas non plus les États-Unis et que les liens avec l'Algérie... C'est une ancienne colonie. On a quand même eu une guerre importante avec des traces importantes. Et je pense qu'on ne peut pas tout simplement faire comme Trump le fait là actuellement avec la Colombie. Et je crois que si vous voulez un jour être au pouvoir, il va falloir aussi... accepter de travailler dans le cadre des règles, et c'est ce que je reproche un petit peu d'ailleurs à l'équipe de Rotailleau, c'est-à-dire que nous les connaissions et que ce qui aurait été intelligent, c'est d'essayer de trouver s'il y avait une voie de passage différente de ce qui avait été tenté par ailleurs par l'ancien ministre de l'Intérieur.
On ne comprend pas bien quand même le fait qu'on ait voulu renvoyer un délinquant en Algérie, qu'il est algérien et qu'il est refusé par l'Algérie, et il revient en France alors qu'il est sans papier. Il y a un truc, il y a une règle de droit qui m'échappe. C'est ce que j'ai dit tout à l'heure, la justice
a décidé que... Comme il a fait sa vie en France,
il
a deux enfants en France, il est marié à une personne de nationalité française, le droit communautaire dit qu'on ne pouvait pas l'expulser. La justice dira toujours ça. D'autant plus qu'il n'est pas considéré comme un danger public. Ce ne sont pas des charges qui peuvent être retenues contre lui. Par contre, je voulais juste rajouter un dernier point. Ce que dit Andréa, je peux comprendre le rapport de force. Ce qu'ont engagé les Etats-Unis avec la Colombie, c'est un rapport de force. Ils ont frappé une fois. Ils sont tellement puissants qu'il n'y a même pas de débat face à l'Algérie. Je suis désolé. Même en instaurant un rapport de force, je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui, vous le gagnez.
Juste en un mot, je suis abasourdi par ce que j'entends. On a autour de la table une quasi-majorité des gens, unanimité même, qui n'ont plus confiance dans la France. La France, c'est le premier partenaire commercial de l'Union européenne avec l'Algérie. Bien sûr qu'on peut demander à nos partenaires européens de bloquer toute exportation vers l'Algérie, bien évidemment. Bien sûr que la France peut décider de ne distribuer aucun visa vers l'Algérie, puisque l'Algérie ne veut pas récupérer ses ressortissants nationaux. L'Algérie est
indépendante,
l'Algérie peut se tourner vers n'importe quel pays du monde. On ne demande qu'une seule chose, c'est que l'Algérie respecte la France et que ses dirigeants, qui sont la septième... le septième exportateur de gaz au monde, l'Algérie qui pourrait être la Norvège du Maghreb, eh bien, ces dirigeants-là doivent répondre à leurs habitants, doivent répondre à leur jeunesse, doivent répondre au fait que depuis 60 ans, ils ont un échec économique et que la jeunesse algérienne n'a... Une seule idée en tête, c'est de partir de son pays. Donc qu'ils aillent vers la Chine, qu'ils aillent vers l'Angleterre, quiconque, mais qu'ils respectent la France. Je suis abasurdique aujourd'hui que vous êtes tous, eh bien, vous avez perdu la confiance dans notre pays qui reste la septième puissance du monde. C'est pas la
confiance dans le pays, c'est la confiance qu'aujourd'hui vous n'avez pas les uns. C'est la réalité, c'est la réalité.
C'est la réalité, c'est la réalité. C'est un rapport de force avec l
'Algérie, mais avec les Comores. Pas tous en même temps. Un mot, Jean-Baptiste Moreau, sur l'utilisation par François Bayrou de ce mot de subversion. On l'a un peu évoqué. On l'a déjà
évoqué. Enfin, voilà. Moi, je... C'est une vraie problématique, l'immigration. Ceux qui nient que c'est une problématique sont aussi irresponsables que ceux qui en font la seule et unique problématique aujourd'hui qui intéresse l'ensemble des Français. C'est tout aussi ridicule d'un côté que de l'autre. Et je dis que mal nommer les choses, c'est rajouter au malheur du monde d'Albert Camus. Bonheur du monde, oui, ça serait bien. mot pour faire le bonheur du monde, on s'en sortirait mieux. Non, non, mais mal nommer les choses, c'est rajouter au malheur du monde, c'est exact, il faut éviter de tout mélanger quand on parle d'immigration, et surtout il faut arriver à avoir un débat serein autour de ces thématiques, et surtout affronter le réel des choses, et pas des fantasmes, de part et d'autre. Là-dessus, l'extrême-gauche a fait part aussi d'un certain nombre de fantasmes au sujet de l'immigration, mais ce que je dis, c'est qu'il faut éviter de rentrer dans des caricatures... de part et d'autre parce que c'est une vraie problématique et je pense même qu'elle est devant nous avec le changement climatique, avec un certain nombre de pays qui vont être inhabitables parce que vous allez avoir des îles qui vont disparaître, vous allez avoir des pays qui vont devenir inhabitables parce qu'il n'y aura plus de ressources en eau du tout dans un certain nombre de pays. Le défi migratoire il est devant nous et il faut arrêter les caricatures autour de cette problématique-là parce que de toute façon on va avoir ce défi et il va falloir le régler pas tout seul avec nos petits muscles de français mais au niveau européen et voire au-delà.
on marque une toute petite pause de pub et on revient, on va parler de la colère des patrons, enfin les patrons qui commencent à s'exprimer. Je voyais hier également Nicolas Dufourque, le patron de la BPI, qui disait que c'est l'économie qui produit la possibilité de la redistribution. Est-ce que c'est la bonne idée de ne pas taxer les grandes entreprises ? A tout de suite. de retour avec vous, les débats sont animés même pendant la... On va revenir sur la colère des patrons et en tout cas cette colère froide de Bernard Arnault qui a beaucoup fait réagir. Et ce matin, le patron du Medef qui dit « Ceux qui peuvent partir, je crois qu'on a le son, écoutez-le, ne peuvent pas qu'ils partent. En gros, ils ont raison.
» Ceux qui peuvent partir partent et ils ont raison. Mais ils ont raison. Bernard
Arnault aurait raison de quitter la France et de
délocaliser ? Il y a une rationalité économique. Nous, on est là, les entrepreneurs, pour faire de la croissance, pour investir, pour innover, pour embaucher. Si vous avez des conditions qui sont aussi... divergente entre la France, les Etats-Unis. Mais j'entends ce que François Langlais a dit sur l'Espagne. C'est vrai de la Pologne, c'est vrai de l'Italie, c'est vrai du Portugal. Le Portugal va baisser son taux d'imposition à 15%, voire à 12,5%. Nous, pour les grandes entreprises, sur 2025, on nous dit que ça ne sera plus le cas en 2026. Je suis dubitatif et je peux vous expliquer pourquoi. On va monter à 35,5%. Mais vous, patron
du MEDEF, vous dites ce matin aux patrons, grands ou petits, si vous pouvez quitter la France, quittez-la. C'est ça ce que vous dites ? Oui à la délocalisation.
Je ne les incite pas à le faire. La rationalité veut
voilà. Réaction ? Oui,
c'est une parfaite réponse. à la façon dont nous saoule l'extrême gauche notamment, en nous expliquant qu'il faut toujours taxer plus et il faut augmenter. De toute façon, les patrons ne s'en iront pas. Évidemment qu'ils s'en iront. Évidemment que l'esprit d'initiative, il partira de ce pays. Je veux dire, on est dans un monde ouvert, on n'est pas en URSS. C'est peut-être nostalgique de ce temps-là. Mais aujourd'hui, le fait est que si on décourage l'esprit d'entreprise dans ce pays, l'esprit d'entreprise, il va aller s'installer ailleurs. Et il n'a pas besoin d'aller effectivement à l'autre bout du monde. Il peut aller en Espagne, il peut aller en Allemagne. Et c'est un vrai souci. C'est ce qu'on essaye de mettre en place depuis ces temps et dans le temps où j Ce qu'on a essayé, c'est de mettre un terreau favorable au développement des entreprises et à la possibilité qu'elles puissent créer de l'emploi. Parce qu'avant de partager de la richesse, il faut déjà la créer. Quand on ne sera plus qu'entre pauvres, je ne suis pas sûr que la situation des plus pauvres d'entre nous va beaucoup s'améliorer. Je suis même à peu près sûr du contraire.
C'est là que c'est intéressant. Je pense sincèrement qu'en France, le débat public sur l'économie, on a oublié que le seul créateur de richesse, c'est l'entrepreneur. Bien
sûr, mais c'est là où on va taper. C'est là où on va chercher l'argent. Il y
a un problème, c'est-à-dire qu'on veut taper là où il y a de l'argent, sauf qu'en fait, on va tellement taper fort qu'il n'y aura plus d'argent. Il ne peut plus redistribuer,
c'est ce que dit... Le
cœur du moteur économique, peu importe la théorie, que vous soyez libéral ou pas, celui qui produit de la richesse, à un moment, il y a bien un gars qui a une idée, qui dit je veux faire un business. C'est l'entrepreneur, c'est le super-héros de l'économie. Si vous ne l'avez pas, vous n'avez pas de richesse. Vous n'avez que dalle.
Et un patron qui va être taxé à 40%, même si on lui dit que
c
'est juste pour un an, comment il peut y croire ? Tout le monde
ne peut que souhaiter une meilleure distribution de la richesse, sauf qu'avant de la distribuer, il faut la créer. Et s'il n'y a plus personne pour la créer, on ne distribuera rien du tout.
Simplement, il y a le Medef, c'est quand même les grands patrons. 'aimerais que ce soit quand même entendable. Il y a diverses activités, il y a divers patrons, il y a les TPE, PME. Là, il y en a 60 000 qui sont devant les tribunaux de commerce, parce qu'ils n'arrivent pas à payer le coût de l'énergie. C'est le patron de Michelin qui l'a dit au Sénat. Enfin, Europe, 132 euros le mégawatt-heure. Amérique du Nord, 68 euros le mégawatt-heure. Ils ne sont pas concernés. Je termine juste. À partir du moment
où
vous n'avez pas réformé le marché européen de l'énergie, vous n'avez pas délié le prix du gaz et de l'électricité, Si vous n'avez pas baissé la TVA, effectivement, vous allez avoir des entreprises, notamment industrielles, qui vont couler. Et deuxièmement, il y a le taux de prélèvement. La France, 46. Moyenne d'Europe, 40. Maintenant, sur les grandes entreprises et les larmes de crocodile de LVMH, j'ouvre une petite parenthèse quand même, même s'il y a un vrai problème. LVMH... à redistribuer des milliards d'euros. La France a le record inédit de distribution de dividendes. 58 milliards d'euros. On est en tête de toute l'Union Européenne. Quand on parle juste de redistribution, parlons-en. Mais parlons d'abord de l'industrie, parlons d'abord de la réindustrialisation, parlons d'abord du coût de l'énergie, où l'Union Européenne fait couler les entreprises. Je ne peux pas vous laisser dire des larmes de crocodile. Ce n'est pas des
larmes de crocodile. C'est une économie qui va être... qui va être en danger. Surtout dans un secteur du
luxe qui est en danger à l'heure actuelle. En fait, ça fait quand même plusieurs semaines qu'on peut suivre parce que ces entreprises du luxe, c'est aussi le fleuron des entreprises françaises. Et il y a quand même une récession importante. Moi, je suis une macroniste et j'ai fait campagne sur le fait que la liberté d'entreprendre, la liberté des entreprises et le fait que les entreprises sont là pour produire de la richesse et qu'on doit redistribuer. Moi, ce que j'entends, en tout cas sur le débat actuel, par exemple, Jean-René Cazeneuve, qui s'occupe beaucoup du budget côté macroniste, a pris la parole en disant, et en appuyant sur le fait exceptionnel, on a besoin de cet argent. Depuis 2017, nous avons protégé petites, moyennes, toutes petites entreprises et grandes entreprises. Et là, on demande un effort à celles qui le peuvent. On ne parle pas de celles qui ne peuvent pas rembourser leur PGE, je suis complètement d'accord. On ne parle pas de celles qui ont des problèmes ou nos boulangers sur les factures d'électricité. On parle de celles qui actuellement, donc à la fin de l'année de l'exercice comptable, ont les moyens de contribuer. On parle de la France et en fait...
Pourquoi une entreprise devrait renflouer la gamgée d'un État qui n'a pas été foutu de réguler une dette ? Je pense tout
simplement que je me suis beaucoup intéressée à nos bulletins de salaire. C'est-à-dire que depuis des années, les bulletins de salaire de mes parents étaient tout courts en termes de redistribution. On a des charges. On est les champions. Les champions d'Europe de prélèvements obligatoires. On veut une prise en charge. C'est comme sur cette histoire du coq sportif. C'est quelque chose qui m'émeut. J'adore cette boîte, j'adore leurs produits, etc. Mais comme je le dis souvent, c'est-à-dire que là, on a des manifestants, on a des personnes de chez Elefi qui nous disent qu'il faut les sauver. Sauf qu'aujourd'hui, le coq sportif n'a pas son marché en France. Quand vous achetez une paire de baskets pour vos enfants, vous ne vous dites pas, premier truc, je vais aller acheter une paire chez le coq sportif. Vous vous dites, je vais aller acheter une paire d'Adidas, une paire de Nike, etc. Et là où les Américains sont forts aussi là-dessus, c'est qu'eux, ils se protègent de cette manière. Donc si nous voulons protéger nos marchés, nos entreprises, créer de la valeur, achetons déjà français. Oui, ça coûte peut-être un petit peu plus cher et j'entends qu'un certain nombre de personnes ne le puissent pas. Mais il y a un certain nombre de mesures. Mais je pense que là, on a besoin d'un budget, on a besoin d'une aide exceptionnelle. Et je suis d'accord. Et les grands patrons, nous les avons protégés. Ils ne nous ont pas appuyés pendant le texte de la retraite. Sur le texte de la retraite, moi je faisais partie des gens qui disaient on a besoin de cette population qui travaille dans les restaurants, etc. On a eu très peu de soutien. auditionnés. On a eu très peu de soutien et dans le bâtiment, aux travaux publics, vous n'avez que des personnes qui sont sans papier, qui sont là depuis longtemps. Donc aujourd'hui, on leur demande une aide exceptionnelle. J'espère que... C'est normal qu'ils disent, j'ai pas envie. C'est normal qu'ils disent, je vais aller ailleurs. Et j'espère qu'ils n'y auront
pas. Juste un petit message d'Éric Crevel, qui le connaît en écho. Il dit, la masse des prestations sociales en France permet d'avoir la redistribution la plus égalitaire en Europe. Oui, c'est vrai, parce que les
prélèvements, entre le revenu avant impôt et le revenu après impôt, il y a un... un lissage qui est phénoménal. Les plus hauts revenus sont considérablement taxés. Mais au-delà de ça, ce dont je voulais parler, parce que je les vois aussi tous les jours, c'est les artisans et les commerçants aujourd'hui, et l'incertitude politique qui plane avec la non-visibilité. Je peux vous dire que les bons de commande sont tous vides aujourd'hui. Les collectivités ne font plus de travaux, tout est bloqué. Donc il y a urgence aussi à apporter de la stabilité à ce niveau-là. Et
une petite entreprise, une chef d'une petite entreprise me dit que c'est trop cher pour nous d'embaucher aujourd'hui. C'est pas Bernard Arnault encore. C'est pour ça que je fais la différence.
C'est
juste pour vous dire que je n'apprécie pas trop sur la forme. C'est-à-dire que les grands patrons, ils font un ultimatum. Ce n'est pas une négociation, c'est un ultimatum. Si vous faites ça, je pars. Pardon, je n'apprécie pas trop cette manière de faire. Ce n'est pas une négociation. Ce n'est pas très patriote.
On rappelle, LVMH, c'est 40 000 salariés en France, 215 000 emplois dans le pays, et plusieurs d'impôts. Je crois que c'est 3 milliards d'euros d'impôts en France, avec la taxe supplémentaire. Ce serait pour eux catastrophique. Médis un mot,
rapidement. Moi, quand un grand patron du type Bernard Arnault dit ça, je pense aussi que c'est une sonnette d'alerme.
Oui, bien sûr. Parce
que ce que vous avez dit, Valéry, Pour moi, le cœur du problème, c'est qu'il y a de la gabegie financière de l'État. Et aujourd'hui, on parle d'aides exceptionnelles, mais généralement, les aides exceptionnelles en France, elles deviennent souvent pérennes par la suite. Donc, moi, c'est quand même un sujet qui m'inquiète. On parle notamment de l'URSAF. Tous ceux qui ont eu des entreprises, qui ont été à la tête de direction financière, se plaignent de ça. Tout le monde dit que ce n'est plus possible. Si je veux donner une prime de 200 euros, je suis obligé d'en payer 400. Si je veux filer un salaire de 2000 balles, ce n'est pas exceptionnel. Je suis obligé d'en donner 3008-4000. C'est illogique. À un moment, les économies doivent être faites plus haut dans les instances de l'État. On aura l'occasion d'en
reparler. Merci à vous. Très bonne journée.
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