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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Et avec nous pour ce club, on retrouve Pablo Piovivien. Bonjour Pablo, merci d'être là, rédacteur en chef de la revue Regard et Louis Mourin. Bonjour Louis, merci également d'être avec nous, journaliste politique. On va parler de l'exercice d'équilibrisse qui se poursuit. Pour François Bayrou, le Sénat qui vote aujourd'hui sur le budget, le budget de la sécurité sociale, comment le Premier ministre peut-il s'assurer du soutien de la droite et du centre sans braquer les socialistes de qui dépendent la censure ? C'est la question à laquelle vous répondrez, vaste question, d'autant que ces ministres affichent des positions diverses. sur les coupes budgétaires et les mesures à prendre pour réduire les déficits, taxation des retraités ou 7 heures de travail supplémentaires. Et Fanny, vous nous direz vous dans quelques instants à quoi ressemble le budget après son passage au Sénat ? Absolument, avec les nombreuses coupes qui ont déjà été apportées. Allez, on voit ça dans quelques instants. D'abord, on va aller au ski. C'est l'actualité dans nos régions. c'est l'heure de notre reportage en région. Audrey Vuittas nous emmène en Isère, où c'est toute une vallée qui retient son souffle. La station de ski de l'Alpe du Grand Serre, ouverte en 1938, vit peut-être son ultime saison. Après une forte mobilisation des habitants et des acteurs locaux, la station a obtenu une saison de sursis. Mais la fermeture a été votée pour septembre prochain. Il ne reste donc plus que quelques mois pour retourner la situation.
55 km de pistes sur un domaine culminant à 2200 mètres d'altitude. A l'Alpe du Grand Serre,
les visiteurs savourent ces instants de glisse. C'est un grand domaine, pas si cher. Je ski ici depuis 50 ans. C'est une station de J'adore qui est familiale. Oui mais voilà,
le ski
ici est
en sursis. Trop coûteuse, la station devrait fermer définitivement ses portes. en septembre 2025. Un cataclysme pour les habitants. Ici, 200 emplois sont directement liés au ski. Astrid travaille aux remontées mécaniques.
Il y a une dizaine d'années, quand je suis arrivée, je suis venue parce qu'on est dans une station de ski aussi. Ça faisait partie intégrante du projet. Si la station fermait, ça voudrait dire qu'il faudrait trouver un autre travail, potentiellement que j'aille faire des marchés. Je n'ai pas vraiment le temps de faire des marchés.
Si Astrid n'a pas le temps, c'est parce qu'elle est aussi éleveuse. Elle a créé sa chèvrerie en 2020. Le ski pour elle, c'est un revenu fixe l'hiver. Grâce à son travail aux remontées, aux visites pédagogiques et à la vente de fromage aux touristes, elle compense une période plus calme où ses bêtes ne produisent pas de lait.
vraiment, on tombe de haut. Nous, on a fait l'exploitation en sachant qu'il y avait des rentrées en hiver, en sachant qu'il y avait un potentiel de vente l'hiver. Et donc même si on marche bien l'été, il faut payer les crédits toute l'année. Donc au bout d'un moment, il faut rentrer de l'argent.
la station, c'est tout un écosystème qui est menacé. Mais l'Alpe du Grand Serre accumule les difficultés. Un enneigement de plus en plus aléatoire et un coût de fonctionnement très lourd. La communauté de communes dépense chaque année 1 million d'euros, 10% de son budget, pour assurer le simple fonctionnement de la station sans pouvoir la moderniser.
Aujourd'hui, ce qui pèse, ce sont les charges de fonctionnement, c'est-à-dire fonctionner et ne pas investir. Alors qu'on a un parc vieillissant qui a plus de 40 ans, qui est lourd à entretenir, à la fois financièrement et en termes de pièces aussi, puisque c'est des appareils vieillissants. Donc aujourd'hui, si on en est arrivé là, ce n'est pas par gaieté de cœur, ce n'est pas du ski-bashing comme on peut le voir ailleurs, c'est vraiment à cause des charges de fonctionnement qui pèsent sur la collectivité seule. Et ça, c'est important de le rappeler. Pour sauver la station,
il faut trouver d'urgence un nouveau
modèle pérenne. Je dirais que tout est possible aujourd'hui. On a engagé des ateliers citoyens, donc avec l'ensemble des citoyens, des professionnels sans les élus, pour justement travailler à l'ensemble des scénarios.
Parmi les pistes, celle d'une station 4 saisons en parallèle du ski. Dans ce camp de base, un collectif citoyen a pris les devants.
C'est un tiers-lieu qu'on a monté, qui a ouvert fin décembre. Et donc l'idée, c'est vraiment d'animer la vie locale. Donc derrière la porte, là, on avait un ancien atelier de ski. Et en fait, on a développé un espace bien-être, à la fois pour les habitants, à la fois pour les touristes. Et c'est vraiment une destination qui manquait d'un espace bien-être. Et ça, typiquement, ça fait partie de la diversification. Pourquoi est-ce qu'on serait pas capable, entre les propriétaires, les commerçants, les restaurateurs, les acteurs associatifs, etc., d'investir collectivement et la collectivité pour ces équipements ? Puisque derrière, ils vont servir tout le monde. Donc c'est vraiment ce changement d'état d'esprit sur lequel nous, on essaye de pousser et de le rendre concret typiquement avec ce lieu pour essayer de trouver des pistes pour rendre possible et tangible cette transition.
'Alpe du Grand Serre a maintenant quelques mois pour réussir sa mue et inspirer des dizaines d'autres stations de moyenne montagne.
un mot, Pablo, sur cet exemple, c'est-à-dire ces stations qui doivent se réinventer.
Elles doivent se réinventer et on le voit ces dernières années, le dérèglement climatique qui fait que l'enneigement est de plus en plus aléatoire, touche des stations qui sont de plus en plus grosses. Et là maintenant on arrive à la moyenne montagne, alors qu'avant c'était plutôt uniquement les stations de basse montagne qui étaient menacées. Il y a un problème, il y a un paradoxe d'ailleurs qui a été un peu évoqué dans votre sujet, c'est que… Ils ont un problème de coût de fonctionnement, notamment des remontées mécaniques. Et en fait, c'est la station en ordre de marche. Ça leur coûte très cher et ça coûte très cher à la collectivité. Le seul problème, c'est que… À cause de l'enneigement, il faudrait qu'ils fassent des investissements très importants en matière précisément de coût de fonctionnement, notamment pour mettre des canons à neige et mettre de la neige artificielle sur les pistes. Or, c'est un coût supplémentaire, ce qui augmenterait encore plus le coût de la collectivité, alors que déjà aujourd'hui, ils n'y arrivent pas. Et je ne parle même pas des conséquences sur l'écologie, parce que mettre des canons à neige, c'est excessivement énergivore et donc ça participe globalement. du dérèglement climatique. Donc il y a énormément de paradoxes. Je rappelle que le ski est un sport du riche. Je veux dire, il n'y a que 8 à 9% des Français et des Françaises qui y vont chaque année. Les coûts sont... exorbitant, y compris aujourd'hui dans les petites stations, que ce soit la location du matériel de ski, les locations immobilières ou le forfait. C'est des explosions, enfin je veux dire parfois c'est des augmentations en disant de plus de 50% sur ces trois paramètres. Donc il y a un vrai questionnement en fait sur est-ce que demain on fera encore du ski ? Est-ce qu'il faut encore se battre alors même que le monde est en train de changer ? pour qu'on puisse encore skier, pour que, en vérité, les riches puissent encore skier. Et ça, je pense que c'est un choix collectif qu'on doit faire. On doit y réfléchir ensemble et après, tirer les conclusions de est-ce qu'on a envie de continuer à dépenser et de l'argent et de l'énergie pour faire fonctionner des stations qui, de toutes les façons, n'accueillent que les plus riches d'entre nous. Mais c'est vrai que dans notre imaginaire, le ski, ça fait quand même partie de les vacances d'hiver, les gens vont au ski. En vérité, c'est… les riches vont au ski. Mais c'est encore très marqué et la France est forte dans ce domaine-là.
– Pablo, on fait une fixette sur les riches qui vont au ski. Le problème de cette station, si vous voulez, tout d'abord, elle existe depuis 1938. Donc c'est une station qui a également un caractère historique, un caractère patrimonial dans sa géographie actuellement. Et ce serait vraiment dommage, à la fois pour les équilibres économiques, mais aussi pour la préservation de… de ce patrimoine, de la voir disparaître. Ensuite, le problème de cette station, c'est peut-être justement qu'elle n'a pas su s'adapter au marché à la demande actuelle. Et peut-être justement que cette station n'est pas assez, ne correspond pas assez. à la demande, c'est-à-dire celle des riches, en l'occurrence, puisque c'est ce à quoi vous faites référence, Pablo, mais vous voyez, les riches étrangers qui vont à Courchevel, le problème c'est justement peut-être qu'ils ne vont pas à la station de Grand Serre. S'ils y allaient, probablement qu'aujourd'hui, il n'y aurait pas un déficit de 350 000 euros chaque année, ce qui est à la fois énorme, c'est colossal, 350 000 euros, mais… C'est à peu près, si vous voulez, le coût de location d'un chalet à l'année à Courchevel. Donc vous voyez bien que quelque part, le problème, c'est aussi un problème de positionnement. L'argent, il y est dans les Alpes. L'argent, il vient. Quand on sait l'attirer, ça veut dire quoi ? Ça veut dire tout simplement qu'il faut s'adapter. Ça veut dire qu'on ne peut pas continuer tout simplement à tenter de vivre sur la subvention publique. Ça ne marche pas. Il faut s'adapter à la demande, il y a une demande internationale qui est réelle, qui existe, et il faut tout simplement la prendre en considération. Bonne chance.
Voilà. Le libre marché, je suis pas sûr que le libre marché se
rajoute toutes les questions, notamment la question du dérèglement climatique. Mais si tu y crois. Et il
y a de toute façon, enfin en l'occurrence, si vous voulez, le dérèglement climatique, il est aussi bien dans cette station de la cancer qu'à Courchevel. Mais c'est un peu plus haut, Courchevel. Et ils ont un peu plus de moyens pour mettre des gros canons à neige. Oui, enfin, au bout d'un moment, ça suffira pas. Donc il va bien falloir s'adapter quand
même. Si les Saoudiens ne payent.
Enfin, dans un débat, allez. On va parler argent, on va parler budget. Le Sénat vote aujourd'hui sur le budget un vote sans grand suspense. La majorité sénatoriale soutenant le texte, mais pas les socialistes qui dépendent la censure du gouvernement à l'Assemblée. Alors François Bayrou va devoir encore discuter, d'autant qu'une certaine cacophonie règne au gouvernement sur les mesures à prendre. On voit ça avec Samia Deschers.
Où trouver des recettes supplémentaires ? Quelles dépenses rabotées dans les textes budgétaires ? Tous les membres du gouvernement ne sont visiblement pas d'accord sur le sujet. Mardi, la ministre déléguée au travail propose de taxer les retraités les plus aisés pour financer la protection sociale. Mais pas question pour le ministre de l'économie d'envisager un nouvel impôt sur les ménages. Et la porte-parole du gouvernement lui donne raison.
De la même manière, il ne s'agit pas de la position du gouvernement à ce stade. En revanche, Mme Pagnotion a juste observé qu'il y avait déjà une contribution des retraités par une taxation, sur les retraites qui existaient déjà. C'est un sujet qui est ouvert devant nous, mais ce n'est pas la position du gouvernement à ce stade.
L'exécutif ne soutient pas non plus l'idée de travailler 7 heures gratuitement chaque année, proposée par le Sénat et soutenue par la ministre du Travail, Catherine Vautrin. Quant à la ministre des Sports, elle a publiquement critiqué le coût de rabot de 300 millions d'euros imposés
à son secteur. J'alerte surtout sur l'effort qui est demandé au sport, qui est trop conséquent au regard de ces moyens. 33% de réduction de budget, c'est vraiment beaucoup pour un secteur d'intervention. Nous n'avons pas du tout de possibilité de le renier sur des achats, sur de la masse salariale. Ce ne sont que des subventions que nous accordons. En plus des nombreux sujets de discorde
entre ses ministres, François Bayrou doit aussi manœuvrer avec les socialistes. Baisse des indemnités maladie pour les fonctionnaires. Flou sur la taxation des hauts patrimoines, pour eux, le compte n'y est pas.
C'est assez mesquin, c'est inutile, c'est vraiment antisocial et on va y revenir. Le gouvernement est prêt manifestement à rouvrir des négociations entre le vote du budget qui aura lieu demain. Vous avez raison de dire que nous ne le voterons pas, nous voterons même contre ce budget ici au Sénat. La CMP, la commission mixte paritaire, est prévue le 30 janvier, donc nous avons du temps.
Tout ce jour a donc jeudi prochain en commission mixte paritaire une réunion de 7 députés et 7 sénateurs où le gouvernement tente de trouver un compromis. le budget avec les deux chambres du parlement
-ce que c'est possible, Louis, de trouver un compromis avec une telle cacophonie ? Polyphonie, pour reprendre le mot de Sophie Primard.
– C'est beaucoup plus beau, polyphonie, en effet. – Un peu corse. – Voilà, on a un peu le sentiment qu'il y a des sons qui viennent de partout et que tout est encore possible. C'est pas si évident. Au Sénat, d'ailleurs, il y a une trentaine de parlementaires, de sénateurs de droite, qui envisagent de s'abstenir aussi. Parce que ce budget, finalement, ne convient pas forcément non plus à la droite. C'est pas un budget de droite qui est… C'est un budget où on a tenté de faire un consensus avec des mesures de gauche et des mesures de droite. Et finalement, le risque, quand on fait ça, c'est de ne plaire à personne. En même temps, avec cette majorité fragile, on voit mal comment il pourrait en être autrement. Ce n'est pas évident. On voit bien que Patrick Cannaire, lui, veut voter contre. Tout ça va terminer en CMP dont on ignore encore aujourd'hui l'issue. Est-ce qu'on va avoir une CMP, une commission mixte paritaire qui va être concluante ou pas ? On n'en sait rien. Et si elle ne l'est pas, on va repartir pour un tour. Donc pour le coup, l'inconnu n'a jamais été aussi élevé qu'aujourd'hui.
Oui, polyphonie, je trouve que c'est un terme bien sympathique parce que polyphonie sous-entend une harmonie. Et je fais référence notamment aux polyphonies corse. Si, les polyphonies corse sont très harmonieuses. Le problème, c'est que là, il y a tout sauf de l'harmonie. On a des ministres qui font partie d'un même gouvernement, qui disent des choses différentes sur une foultitude de sujets. On a vu la ministre des Sports qui n'était pas d'accord avec le coup de rabot pour son ministère. Ils sont rarement d'accord.
Il y a
rarement un ministre qui dit « c'est génial ce coup de rabot ». Non, mais parfois il se taisent. et ils rongent leurs freins en silence. Là, elle le fait publiquement, au micro de Public Sénat. Il y a la ministre du Travail qui n'est pas d'accord, qui fait une proposition avec laquelle, plutôt, le ministre de l'Économie n'a pas l'air tout à fait raccord sur la question des 7 heures de travail gratuits en plus par an. Donc, ils ne savent pas trop où ils vont, en vérité. Mais ça, c'est le propre de... de ce gouvernement, du gouvernement précédent de Michel Barnier, c'est-à-dire qu'il tâtonne. Le principal problème, c'est qu'il n'y a pas de direction qui est donnée aujourd'hui à la politique du gouvernement et de facto au budget, que ce soit pour la sécurité sociale ou pour le budget de l'État. Et c'est ça le sujet, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas vocation à créer une dynamique susceptible d'emporter une majorité de sénateurs. et de députés sur la question du budget. Ils ne le cherchent pas. Ils font point par point et ils pensent que réfléchir ligne budgétaire par ligne budgétaire, ça va réussir à contenter tout le monde. Ben non, en fait ça ne marche pas comme ça la politique. La politique c'est des dynamiques sous-jacentes qui au bout d'un moment réussissent à subsumer effectivement les différences ou les envies, les appétits des uns et des autres. –
Il faut replacer quand même les choses dans leur contexte, c'est-à-dire que François Bayrou est là… aujourd'hui depuis à peu près un mois, qu'effectivement il n'y a pas de majorité. Et donc évidemment qu'il est obligé d'y aller à tâtons. Il ne va pas arriver avec une ligne directrice ferme en disant ce sera comme ça et puis c'est tout. S'il fait ça, vous diriez d'ailleurs quel gouvernement autoritaire, ça n'a pas de sens, il n'a pas conscience justement de ne pas avoir de majorité, il va être balayé tout de suite, ce n'est pas la bonne méthode non plus. Donc forcément, aujourd'hui, on est dans une situation où il n'y a pas de méthode parfaite. Il n'y a pas, si vous voulez... effectivement une ligne directrice qui est écrite en amont avec une fermeté. obligatoire. Il faut y aller à tâtons. Il faut effectivement avoir du consensus, aller chercher le consensus. Il faut émettre des propositions qui vont faire débat, qui vont être rejetées pour certaines et qui vont pour d'autres. Et effectivement, moi, je pense que la proposition des 7 heures, par exemple, je ne sais pas si on va y revenir. – Tout
de suite, vous me faites bien la transition, Louis. On va y revenir. Cette proposition des 7 heures de travail supplémentaire par an sans rémunération, ça figure dans le texte qui a été voté au Sénat, mais pas dans l'accord conclu entre députés et sénateurs. Et ça revient sur le... devant de la table. On va écouter ce qu'en pense le ministre de l'économie, Eric Lombard, invité ce matin de France 2.
partenaires sociaux sont saisis de cette question. — Ah bah ils sont contre. Je travaille gratuitement. Les partenaires sociaux, je vous l'annonce, ils disent non. — Eh bien s'ils sont contre, le Premier ministre arbitroiera, mais je pense que nous ne le ferons pas.
Est-ce qu'il faut remettre ce débat sur la table avec le Parlement, évidemment, et avec les partenaires sociaux, Pablo ? –
C'est la pire des idées. Alors d'abord, les partenaires sociaux ne seront pas du tout d'accord, surtout les syndicats de salariés. Je ne vois pas qui peut être d'accord, que ce soit la CFDT, FO ou la CGT, UNESA, tous. Je ne vois pas comment ils peuvent dire que c'est super de travailler 7 heures en plus, totalement gratos. C'est une logique d'ailleurs qui est complètement contraire à ce que François Béroux… avait dit dans son discours de politique générale, où il avait dit le travail doit payer. Alors il nous annonce ça dans son discours de politique générale il y a 10 jours, et aujourd'hui il nous dit, alors en fait le travail doit payer, mais attendez, pendant 7 heures, non, le travail ne va pas payer, et vous allez travailler gratos. Non, c'est absolument… – Pour
financer, on le précise, la branche autonomie, la dépendance. – Pour
financer, exactement. Mais franchement, faire travailler 40 millions d'actifs… 7 heures gratuitement pour éviter de taxer 7 milliardaires. Moi, c'est un peu compliqué, je trouve, à faire passer auprès des Français. D'autant que cette proposition est ressortie le jour où l'ONG Oxfam, qui s'intéresse aux inégalités et à la justice sociale, a sorti un rapport où on apprend que les milliardaires se sont encore enrichis en 2024. Leur fortune a grossi de 23 milliards. La richesse continue de ce... se concentrer et on nous dit, attendez, eux, on ne va pas y toucher, en revanche, tous les actifs, on va vous faire travailler 7h en plus. Non, honnêtement, je ne vois pas comment cette mesure, d'ailleurs immédiatement, elle a été dénoncée par globalement toutes les oppositions, qu'elles soient de gauche ou d'extrême droite, en disant, mais ça n'a aucun sens, je veux dire, ce n'est pas là qu'il faut chercher à faire des économies, ce n'est pas là qu'il faut chercher des sources de financement, il y en a plein d'autres, la France reste un pays riche, reste un pays où la richesse... c'est ultra concentré dans les mains de quelques-uns, c'est au capital qu'il faut s'attaquer. – On peut toujours
donner des chiffres comme ça, 23 milliards qui font effectivement réagir, mais la réalité c'est que c'est un chiffre qui est donné en valeur, qu'il faudrait effectivement comparer avec l'inflation. Il y a une inflation, c'est normal si vous voulez qu'effectivement il y ait un enrichissement quand il y a de l'inflation, c'est même plutôt naturel, donc il faudrait, votre chiffre de 23 milliards, il faudrait le corriger de l'inflation pour voir si effectivement il y a un enrichissement. – Quand tu n'as pas de
capital, l'inflation
ne touche pas. – Et une fois qu'on retire l'inflation, il faut retirer l'imposition pour savoir combien ils sont réellement enrichis. Et souvent, on se rend compte qu'en fait, il n'y a pas d'enrichissement. C'est ça aussi la réalité. – Les milliardaires sont traités. – Non mais on peut parler des milliardaires, et vous avez raison, il y a un débat sur les milliardaires, mais il y a aussi, puisque là on parle aussi des retraités, d'aller taxer les retraités qui gagnent plus de 2000 euros. Il y a aussi toute une partie de la classe moyenne en France qu'on surtaxe. On a le taux de prélèvement obligatoire qui est le plus élevé d'Europe. Donc vous, vous voulez rajouter des taxes à cela. Mais la réalité, c'est qu'on ne vit pas en autarcie, Pablo. On est dans un pays qui vit dans une économie mondialisée. Si on retaxe des gens qui sont déjà hyper taxés, tout ce qui va se passer, c'est qu'on va faire fuir la création de richesses. – Si tu me permets, les milliardaires sont les moins taxés. Ils sont moins taxés que toi et moi, les milliardaires. – C'est ce qui se passe depuis des années, Pablo. On fait fuir la création de richesses. L'intérêt, c'est de… Vous voyez, c'est… de faire fuir les riches, c'est au contraire de tenter de les attirer pour qu'on crée davantage de richesses en France et que tout le monde en profite. C'est ça réellement l'intérêt depuis des années. – C'est quoi les chiffres des
riches qui partent ? – Parlons de la quantité de
travail, puisque c'est le débat. On veut donc demander 7 heures de travail en plus. Vous savez combien de temps on travaille annuellement en France par rapport aux autres pays de l'Union Européenne ? En France, on travaille 1673 heures par an. La moyenne européenne, vous savez à combien elle est ? Elle est à 1792. Ça représente trois semaines de travail en plus chaque année dans la moyenne des pays de l'Union européenne. On voit bien que si vous voulez, il y a une distorsion qui n'est pas possible. On ne peut pas être compétitif avec cette quantité de travail. Au bout d'un moment, il y a des sujets qu'il faut remettre sur la table. Lorsqu'on voit qu'on travaille beaucoup moins et qu'on surtaxe la création de richesses, il y a un problème en France. Ce n'est pas comme ça qu'on va réussir à résoudre le problème. Et dans le même temps, on continue de se... on continue d'avoir un déficit à plus de 6% alors là on table sur 5,4% mais ça reste colossal 5,4% et donc si on s'endette c'est les générations futures qui vont en pâtir c'est pas comme ça qu'on va réussir à assainir nos finances publiques Pablo
J'avoue que j'ai pas très bien compris la logique si c'est ça le nier sur le toujours pire c'est à dire qu'on pourrait aussi me comparer avec je sais pas moi les pays asiatiques qui travaillent peut-être encore plus et me dire alors regardez là bas ils travaillent 2000 heures donc on travaille 2000 heures par an parce que
– Comparer avec ce qui est comparable, Pablo. Et ce qui est comparable, c'est justement les pays
de l'Union européenne. – Mais encore une fois, moi je suis désolé, ce n'est pas comparable. On a un système, aujourd'hui en France, les autres pays ont leurs histoires qui leur sont propres. Nous en France, on a une histoire, en fait on s'est battus pour essayer de travailler de moins en moins et d'avoir des qualités de vie. – Est-ce que vous avez l'impression que
ça nous rend heureux de travailler moins ? Peut-être que justement, la question ce serait plutôt l'épanouissement au travail. L'épanouissement dans la situation de richesse. – Tout à fait d'accord,
c'est très important. Mais d'ailleurs c'est des combats qui sont… qui ont été portés par les syndicats salariés et les partis de gauche depuis à peu près 30 ans. – Le travail c'est la contribution
à la société, c'est contribuer justement à créer de la valeur pour les autres, c'est ça le travail. – C'est tout à fait juste. – On peut tenter de travailler moins, toujours d'aller sur ce débat-là, c'est-à-dire de contribuer moins à la création de richesses pour les autres, ou alors on peut tenter de se dire comment est-ce qu'on fait justement pour que tout le monde travaille davantage sans avoir le sentiment de travailler, de contribuer à la
vie de la société. – On revient quand même à la proposition qui est soulevée par le gouvernement, sans être vraiment soulevée, mais enfin bon, peu importe, c'est d'ailleurs de travailler cette heure gratuitement. – Vous
trouvez ça logique ? – Non, ce n'est pas la question si je trouve ça logique ou pas. Je pense que ce débat, aujourd'hui, a besoin d'être mis sur la table et qu'il est pertinent lorsqu'on voit les chiffres que je vous ai donnés tout à l'heure, c'est-à-dire le fait qu'on travaille trois semaines de mois en France que dans la moyenne des pays européennes, il est pertinent de mettre un débat pareil sur la table. – Non mais
la question, c'est la question des conditions de travail, des conditions de rémunération pour après s'assurer que les conditions de vie soient les meilleures possibles. Mais en vérité, là, ce n'est pas ce dont on parle. c'est la proposition de travailler 7 heures en plus, non rémunérée. – Pour financer la dépendance. – Pour financer la branche d'autonomie. Honnêtement, c'est une logique personnellement qui me dépasse complètement et qui est contraire en vérité, y compris à ce que propose la droite. C'est-à-dire travailler plus pour gagner plus, non. Là, on propose de travailler plus et de gagner la même chose.
On va revenir aux questions budgétaires du coup, puisque tout ça est lié, le Sénat qui termine l'examen du budget, il va être voté cet après-midi. Fanny, dans quel état… Le texte est sorti du Sénat.
C'est un texte amendé par de nombreuses coupes qui arrivent au vote. L'une des plus importantes, ça concerne l'écologie. Le Sénat a adopté deux amendements. L'un du gouvernement actuel, l'autre du précédent gouvernement. Amendement qui prévoit une baisse de près d'un milliard d'euros des moyens de la transition écologique et du développement durable. Hier, lors de la séance de questions au gouvernement, le sénateur écologiste Yannick Jadot a exprimé sa colère. Écoutez.
Avec le budget qui sacrifie l'écologie, avec la remise en cause de la science, des faits et du fondement rationnel de nos politiques publiques, n'êtes-vous pas en train de sortir la France de l'accord de Paris par la petite porte
coupe d'ampleur, le budget du sport. On a entendu tout à l'heure la ministre des Sports. Le gouvernement prévoit une coupe de 300 millions d'euros. La porte-parole du gouvernement, Sophie Prima, a justifié cette décision.
Chacune des missions de l'État doit faire des efforts, le sport y compris. Nous avons eu une séquence exceptionnelle en 2024 autour des Jeux olympiques et paralympiques, avec des budgets qui avaient été augmentés pour le sport. Il est donc légitime que nous revenions à un étiage plus raisonnable, même si nous avons une ambition sportive qui s'est développée.
précieux donc qu'Emmanuel Macron lui-même a réagi hier. Il faut tenir nos engagements, dit-il dans le journal L'Équipe, et mettre les moyens pour nos sportifs. Et puis parmi les autres coupes qu'on aurait pu mentionner, il y a aussi les 535 millions d'euros en moins pour le plan d'investissement d'avenir France 2030.
Et à l'inverse, Fanny, le Sénat a d'ores et déjà rejeté
certains coups de rabot que le gouvernement voulait. Et oui, il y a deux jours, il a rejeté un amendement du gouvernement qui rabotait le dispositif MaPrimeRénov', la principale aide à la rénovation énergétique. des logements en France. Écoutez la sénatrice Les Républicains des Alpes-Maritimes, Dominique Estrosi-Sassonne.
tenu de ce coup de rabot qui est drastique, qui est drastique, avec des conséquences qui ne sont pas neutres pour l'ensemble de nos concitoyens, en aucun cas nous ne pouvons accepter ce vote, cet amendement.
Le Sénat a également rejeté un amendement qui prévoyait 52 millions d'euros d'économies dans l'enseignement scolaire. Pour autant, les sénateurs de gauche en attendent plus de la part du gouvernement, notamment les socialistes, à l'image du président des sénateurs socialistes, Patrick Cannaire, dont on parlait tout à l'heure, qui demandait des garanties pour les Français hier dans l'hémicycle.
Les Français ne sont ni coupables ni responsables d'une destruction de plus de 50 milliards d'euros de recettes fiscales tous les ans. Ils ne sont ni coupables ni responsables de l'explosion de la dette publique qui a augmenté de plus de 1000 milliards d'euros sous Emmanuel Macron. Pour les Français, nous voulons des gages en matière d'écologie, de justice sociale, de justice fiscale.
Patrick Canard a déjà prévenu, son groupe votera contre le budget.
Merci Fanny. Comment il peut faire François Bayrou pour donner de nouveaux gages au Parti Socialiste tout en ne sacrifiant pas, un, la ligne du macronisme et deux, son bloc central ?
– C'est une mission impossible, mais une mission vraiment impossible. Je veux dire, François Béroud n'est pas Tom Cruise et ne pourra, à mon avis, pas aller jusqu'au bout de cette mission impossible. Il y a un problème, moi, que je trouve de méthode, c'est-à-dire qu'il y a eu des négociations, effectivement, entre les socialistes et François Béroud, que ce soit sur la question du budget, mais aussi sur la question des retraites. Et il y a toujours cette logique de, bon, on va réunir un conclave avec les… les partenaires sociaux, et puis à la fin, ils vont nous faire une proposition, on va transformer ça en un projet de loi ou une proposition de loi, et là on va le rentrer au Parlement, sauf qu'une loi, on sait comment elle rentre au Parlement, on ne sait pas comment elle va en sortir. Je veux dire, les parlementaires sont là précisément pour les amender, pour la réorienter, etc. C'est exactement la même chose pour le budget, c'est-à-dire que la marge de manœuvre véritable de François Bayrou… Au-delà de la question de l'équilibre de son gouvernement, en vérité, est quasi nul. Ce sont les députés et les sénateurs qui décident souverainement, et c'est tout à fait institutionnellement, c'est leur rôle, qui décident de construire ce budget. Et donc la place de François Béroud est quand même ultra, ultra limitée. Et là, on le voit, les sénateurs LR qui décident d'enlever certains coups de rabot, les socialistes qui ne sont pas contents. qui vont voter contre au Sénat. Moi, je pense que François Bayrou, aujourd'hui, le gouvernement n'a plus tellement sa place dans l'Assemblée nationale et au Sénat, globalement au Parlement, que ce sont les groupes parlementaires qui reprennent la main. Et donc, on ne peut que regretter, vous avez rappelé, le coup de rabot pour l'écologie, on a vu le sujet sur les stations de ski et le manque d'enneigement qui est évidemment dû au dérèglement climatique. à quel point c'est important dans le moment. Yannick Jadot avait tout à fait raison de rappeler que la signature de l'accord de Paris il y a quelques années nous engage à ce niveau-là. Et la coupe de près d'un milliard d'euros au ministère de l'Écologie, je veux dire, elle est… Elle va à l'encontre de la marche de l'histoire. C'est totalement absurde. Et dans la même mesure, sur le sport, je comprends la ministre des Sports qui râle. C'est-à-dire qu'il y avait une promesse d'Emmanuel Macron de dire, après les Jeux Olympiques, on va continuer, on va mettre le paquet, notamment sur le sport amateur, pour faire que la France redevienne une grande nation de sport, ce qui, hélas, elle n'est plus en ce moment. Et là, il nous annonce une coupe de 300 millions.
–
Il n'y a pas d'économie qui ne se fasse pas dans la douleur. Et effectivement, c'est toujours plus agréable de critiquer les économies qui sont faites ici et là, Pablo, comme vous le faites, sans aucune proposition alternative. – Moi j'ai des propositions. – Les propositions c'est de taxer toujours plus, et donc c'est d'être moins compétitif après à l'international, ou alors de s'endetter encore davantage comme on le fait. – Non mais si vous voulez, on a l'impression d'entendre certaines propositions, par ailleurs très intéressantes parfois, de certains… qui une fois qu'ils arrivent au pouvoir font exactement l'inverse de ce qu'ils ont dit parce qu'ils se rendent bien compte que tout cela est finalement utopique et n'est pas réaliste. Une fois arrivé au pouvoir, ça a été le cas finalement de François Hollande, mon ennemi, c'est le monde de la finance. Arrivé au pouvoir, il fait une politique sociale libérale et puis dès qu'il quitte le pouvoir, il revient à ses convictions d'origine. C'est facile si vous voulez, c'est facile. Mais je pense que ça n'honore pas déjà la fonction politique de le faire. Je pense que ça rajoute de la défiance de la population. vis-à-vis de nos représentants politiques d'agir ainsi. Et je pense qu'au bout d'un moment, il faut avoir un discours de sincérité, d'authenticité, un discours réaliste par rapport à notre situation budgétaire et éviter d'arriver dans toujours les mêmes écueils que l'on connaît depuis des décennies, c'est-à-dire une augmentation des prélèvements obligatoires qui nous mènent à une baisse de la compétitivité et c'est-à-dire à une augmentation du déficit public qui nous mène à un endettement absolument exceptionnel. – Merci à
tous les deux, vous reviendrez débattre. Avec plaisir. Allez, on regarde ce qu'elle est une de nos quotidiens jeunes. Fanny, on commence avec cette actualité en Allemagne.
elle fait la une des journaux Dernières Nouvelles d'Alsace et l'Alsace. Deux personnes ont été tuées hier lors d'une attaque au couteau dans un parc public dans le sud du pays. Les victimes sont un homme de 41 ans et un enfant de 2 ans. La police allemande dit avoir arrêté un suspect, un afghan de 28 ans. Ses motivations, dit-elle, ne sont pas connues. Mais d'après la presse locale, ce suspect souffrirait de troubles psychiques. Selon les autorités, il avait été signalé au moins à trois reprises pour des actes. violent ayant donné lieu justement à un traitement psychique. Retour en France avec la crise de l'hôpital. Oui, c'est notamment le courrier de l'Ouest qui nous en parle. L'hôpital français, dit le journal, n'est pas remis de la crise du Covid il y a plus de 4 ans. En 2023, la Fédération des hôpitaux publics observe encore un sous-recours aux soins en chirurgie digestive, en cardiologie, aux greffes, aux soins liés au système nerveux par rapport au niveau attendu. Avec le Covid, il faut rappeler que certains blocs opératoires ont fermé et n'ont jamais été rouverts. Autre problème dans notre pays. aux hôpitaux. Une crise des ressources humaines sans précédent. D'après le syndicat des infirmières hospitalières, 60 000 postes d'infirmières resteraient aujourd'hui par exemple vacants dans les hôpitaux publics et privés. Les salariés d'Arkema en Isère s'inquiètent. Oui, ils sont même sous le choc. D'après le Dauphiné libéré, 154 emplois pourraient être supprimés sur les 344 du site de Jarry en Isère, d'après l'entreprise. Les salariés ont donc voté il y a 10 jours la grève totale en cause principalement de... D'après eux, le manque de garantie, c'est le terme qu'ils emploient, est de visibilité sur la pérennité du site. Des représentants de la direction d'Arkema doivent se rendre aujourd'hui sur le site de Jarry pour présenter à ses salariés le plan de sauvegarde de l'emploi. C'est un fléau qui pénalise beaucoup d'entre nous. Les pannes d'ascenseur Ouest France y consacrent sa ligne. Exactement. Un million et demi de pannes recensées chaque année. Des pannes qui parfois durent même plus d'un an, imaginez-vous. Parce que les pièces de rechange mettent du temps tout simplement à arriver. Alors pour beaucoup de Français, ce n'est pas... une simple contrariété. C'est parfois un vrai handicap. Et la situation est d'autant plus alarmante que 3 Français sur 10 auront bientôt plus de 60 ans avec parfois des problèmes de mobilité. Les députés socialistes vont défendre aujourd'hui une proposition de loi qui oblige les ascensoristes à tenir des délais restreints pour les réparations et à faire des stocks. Un petit mot sur une institution française qui disparaît ? Oui, c'est la Voix du Nord qui nous parle du dernier Makumba de France qui ferme ses portes en février. Voilà, Makumba non emblématique des années. de gloire des boîtes de nuit. Pour beaucoup, c'est la fin d'une époque puisque les discothèques sont de moins en moins nombreuses en France. Sachez si vous êtes nostalgique de cette époque, Oriane, que vous avez jusqu'au 23 février.
Merci Louis, on parlera des macumbans, on chantera la chanson. Merci à tous de nous avoir suivis à 18h. Vous avez rendez-vous avec Thomas Huck pour Science Public. Très bonne journée, à demain.
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