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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
Et toujours avec vous pour commenter l'actualité. On a pris un petit peu de temps pour rendre hommage à l'ami Jean-Luc Petit-Renaud, mais c'était nécessaire. On commente l'actualité aujourd'hui avec Françoise Laborde. Bonjour Françoise, journaliste, ancienne membre du CSA. Alex Varmont, journaliste politique. On vous retrouve tous les vendredis dans La Vérité en Face, face à Éric Tegner. Et c'est animé par Patrick Roger, également votre chaîne de débats politiques. Les indécis sur YouTube. Benjamin Cochy, chef d'entreprise. Bonjour Benjamin. Journaliste, essayiste, Noémie. Et vous avez publié La terreur jusque sous nos draps. On va parler de Sandrine Rousseau qui appelle à quitter Twitter. François Bayrou et les retraites. La retraite de la réforme. J'ai entendu hier François Langlais dire au 20h de TF1. Je trouve que c'est une jolie formule. Bref, on commence avec vos coups de cœur et vos coups de gueule. On va commencer. Peut-être avec vous Noémie, ces coups de cœur et ces coups de gueule sont faits pour
ouvrir un petit peu aussi... Oui, et en l'occurrence mettre la lumière, je voulais mettre la lumière un petit peu sur le sort de trois otages français qui sont détenus illégalement par la République islamique d'Iran dont on ne parle pas assez je trouve dans notre pays. Ils s'appellent Olivier Grondeau, Cécile Collère et Jacques Paris. Et ce matin on parle beaucoup d'Olivier Grondeau parce qu'il est otage depuis deux ans, parce que sa famille avait caché son identité jusqu'ici dans l'espace. que les négociations en coulisses aboutissent. Et aujourd'hui, pour la première fois, il a décidé d'enregistrer un message pour sa famille, un message qui a été diffusé sur certaines dans la presse, dans laquelle il confie les risques qu'il prend en témoignant. Il se dit victime d'un chantage politique entre la France et l'Iran. Il explique que sa santé se dégrade, il appelle à l'aide, il se dit à bout de force. Il faut comprendre que la République islamique d'Iran pratique ce qu'on appelle la diplomatie des otages, c'est-à-dire qu'elle arrête arbitrairement des touristes. Elle accuse de complot, d'espionnage, etc. contre l'État. Et puis, elle s'en sert ensuite comme monnaie d'échange pour faire aboutir ses propres négociations avec les autres États. Manifestement, aujourd'hui, la France ne se mobilise pas assez pour ses otages. Ils croupissent en prison depuis déjà plusieurs années. On ne parle pas de ces trois otages qui, je le rappelle encore, sont détenus par les républiques islamiques d'Iran. Ils sont détenus depuis plusieurs années. Leur santé se dégrade. Il faut tirer la sonnette d'alarme et il faut trouver des solutions pour les aider. Ce sont des Français, ce sont nos compatriotes et nous devrions... Pourquoi est-ce qu'on n'en parle pas plus ? Vous savez, moi j'ai en tête cette phrase d'Emmanuel Macron au moment des otages qui sont retenus, aussi les franco-israéliens qui sont retenus dans les jeux du Hamas. Il avait dit que la France n'abandonne pas ses enfants. Mais enfin, à chaque fois qu'il y a des Français qui sont détenus quelque part dans le monde, on ne se mobilise pas suffisamment pour eux. En tout cas, manifestement, pour l'instant, ça n'avance pas, sans doute parce qu'il y a une sorte de diplomatie qui se met en place en coulisses, mais elle n'aboutit pas. C'est la raison d'ailleurs pour laquelle la famille de Mollissier et de M. Olivier Grondeau a décidé de... de passer à l'étape supérieure, de médiatiser son nom, son affaire, son identité et sa situation.
Que
dire, Françoise ? C'est hélas parfois un classique de la diplomatie française. On dit aux familles, surtout ne dites rien, n'alertez pas la presse, gardez profil bas et vous verrez les tractations en coulisses avancent. Et puis, on a entendu ça des milliers de fois, y compris pour des otages français. Mais même pour Boilem-Samsal ? Absolument, Boilem-Samsal, c'est le très bon exemple. Donc tout le monde fait profil bas, et puis à l'arrivée, il ne se passe rien. Donc faire profil bas quand on est sûr qu'il y a des tractations aux coulisses, pourquoi pas ? Mais là, on a le sentiment qu'il ne se passe absolument rien. Et vous avez bien raison de parler de Wallem Sansal, et vous avez bien raison d'évoquer le sort de ces Français retenus en otage en Iran, et on a bien raison d'évoquer en permanence le sort des Français retenus en otage en Ramas, parce que à chaque fois, on dit « faites profil bas », mais à quoi ça sert ? Si on ne fait pas pression sur les preneurs d'otages, Il faut au contraire la ramener, l'ouvrir. Quand on s'est mobilisés pour Sojanitsin, quand il était retenu dans les jaunes soviétiques, on devrait faire la même chose pour Boalem Sansal, ou pour tous les... On va se mobiliser pour nos confrères journalistes retenus en otage au Liban. On devrait faire exactement la même chose pour les otages français, que ce soit
au Hamas ou en Iran. À noter, à mettre peut-être en parallèle avec la démission du conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron, qui a remis sa démission vendredi au... président de la République, donc il n'y a plus personne. Il n'y a plus de chef de la diplomatie à l'Elysée. Oui, mais c'est
une question de mentalité aussi. C'est une ADN. On dit que c'est souvent le domaine réservé du président de la République, la diplomatie. En l'occurrence, pour le moment, Emmanuel Macron, il n'est pas très efficace. Je vous dis que c'est une question de mentalité, parce que quand vous aviez Nicolas Sarkozy à l'époque, et pourtant je ne prends pas souvent sa défense, il faut être honnête quand même, il était très réactif sur cette question d'otage. Rappelez-vous en Libye, sur les infirmières, Gila Tchalit, aussi le soldat franco-israélien. Il était en première ligne parce qu'il savait qu'il fallait bouger, que la France devait intervenir et parler diplomatiquement parlant à ses puissances-là. Là, c'est vrai. Quand vous voyez les mots la semaine dernière d'Emmanuel Macron, un mois et demi après la capture de Boilem Sansal, c'est des mots vraiment très très faibles, très très pauvres, même en intensité et en caractère. Vous vous dites que ce n'est pas la priorité du gouvernement français et c'est vraiment dommage. Moi, je vais être honnête, Noémie, je ne savais même pas qu'il y avait des otages en Iran, des otages français en Iran. Parce que justement, ils ont choisi pour un certain
nombre. des familles, ils n'ont pas été trop l'affaire, mais on ne se soucie pas suffisamment d'eux, d'autant qu'ils ont été arrêtés parce que français, parce qu'encore une fois, ils sont otages de cette relation diplomatique entre la France et l'Iran. On va marquer une pause, désolé
Benjamin, mais vous pourrez dire un mot tout de suite après les infos.
Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio. Parlons vrai. Sud Radio. Le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
Mettons-nous d'accord aujourd'hui autour de Françoise Laborde, journaliste, ancienne membre du CSA, Alex Armand, journaliste politique. On vous retrouve sur votre chaîne YouTube Les Indécis et également le vendredi sur Sud Radio face à Eric Tegner à 9h dans La Vérité en face, animé par Patrick Roger, Benjamin Cochy, chef d'entreprise, Noémie Aloua, journaliste. Je rappelle votre dernier ouvrage, La terreur jusque sous nos draps, qui est paru chez Plon. On va parler évidemment de la réforme des retraites, avec la gauche qui met la pression pour une suspension. Gérald Darmanin qui s'attaque aux 100 plus gros narcotrafiquants, voulant les isoler dans un lieu spécial. Et Marine Le Pen qui a accordé une interview à nos confrères du JD News. Je ne me pardonnerai jamais d'avoir expulsé mon père du parti. Tous ces sujets avec vous. Peut-être un petit mot, Benjamin Cauchy, on a été rattrapé par le temps, sur ce que disait sur le coup de gueule de Noemi Alioua sur les otages, en particulier ceux qui sont oubliés, dont on ne parle pas en Iran.
Oui, absolument. Je voulais, en marge de cette alerte légitime de Noémie, faire un parallèle effectivement avec la démission surprise d'Emmanuel Bonne vendredi soir dernier. Et on peut constater tout de même un certain côté hasardeux dans la diplomatie d'Emmanuel Macron. Les raisons pour lesquelles M. Bonne est parti ont été relatées ce matin dans le bulletin du jour de la lettre. Ils expliquent plusieurs choses. La première, c'est que le... Comment dirais-je ? Le conseiller diplomatique de M. Macron n'avait pas vu venir l'arrivée de Trump à la présidence américaine. Ils se sont trop « coquinés » avec les équipes de Kamala Harris. Ils ont eu du mal à démarrer de véritables relations avec les États-Unis, qui seront de toute façon déterminants, notamment dans la libération d'otages en Iran. On sait très bien que le poids des Américains est fondamental dans cette région. La deuxième chose, c'est que M. Bonn avait été l'ambassadeur au Liban de 2015 à 2017. connaît extrêmement bien la situation, et malheureusement, je n'ai pas envie de dire de l'ingérence, puisque la nomination de M. Jean-Yves Le Drian, chargée directement des relations intercommunautaires au sein du Liban pour le compte de la France, a créé quelques disgraces entre le Quai d'Orsay, l'Elysée et le conseiller diplomatique. Bref, tout cela veut dire qu'il y a effectivement une diplomatie souterraine, mais pour le coup, lui-même, la diplomatie officielle apparaît très peu claire, et forcément, dans la balance et dans la relation et la négociation qu'on ne peut pas voir avec des pays étrangers, d'avoir, semble-t-il, une diplomatie hasardeuse ne va pas faciliter les choses.
On continue notre tour de table. Benjamin, vous, vous voulez parler des incendies aux États-Unis. Les images sont absolument sidérantes, terrifiantes. Et parler des assureurs américains.
– Oui absolument, on a tous été submergés d'émotions lorsque l'on a vu des dépens entiers de villes partir en fumée, avec je crois plus de dizaines de milliers d'habitations qui ont brûlé, des milliers de personnes qui ont été déplacées. Alors on parle de façon anecdotique de la maison d'un tel ou un tel, parce que ce sont des personnes connues, il n'en est pas moins que ce sont des dizaines de milliers d'Américains, en tout cas de personnes qui vivent en Californie, qui aujourd'hui se retrouvent sans maison. C'est ce dont je voulais vous parler. C'est que le coût estimatif est d'à peu près 135 milliards de dollars. Voilà à peu près l'estimation qui est donnée concernant ces incendies ravageurs. Autre chose à connaître, c'est que les assureurs américains, depuis plusieurs mois, se sont désengagés de la Californie. Se sont désengagés, c'est-à-dire ont arrêté de continuer à assurer les citoyens américains, en tout cas les résidents californiens, pour plusieurs raisons. C'est que désormais les sinistres sont quasiment systémiques. Les incendies sont réguliers. les ans récurrent vous avez également la faille de sant andrea et les risques sismiques sont extrêmement nombreux en californie et enfin la criminalité augmenté 35% en trois ans en californie donc entre les incendies les déplacements sismiques et la criminalité qui développe les vols et les dégradations les a dit les assureurs américains ont décidé de se retirer à hauteur de 40% depuis un peu près six mois de la californie évidemment on peut se dire bon il y aura une solidarité américaine Peut-être que l 'État va pouvoir abonder. Ce n'est pas grave. À l'échelle fédérale, ils vont pouvoir trouver des solutions. Moi, je voulais juste vous lancer quand même une petite alerte sur ce qui est en train de se passer en France. Puisqu'en France, c'est exactement la même chose. En France, vous avez des compagnies d'assurance qui refusent d'assurer un périmètre de 20 km entre l'océan Atlantique et l'intérieur des terres pour des risques d'inondation. Vous avez des compagnies d'assurance dont je tairai le nom qui ont décidé carrément de se retirer du marché des particuliers sur certains départements d'Occitanie. Donc c'est une réalité. Et je pourrais mettre en exergue également toutes ces collectivités locales qui aujourd'hui, et je crois que le président de l'AMF en alerte suffisamment les partenaires et l'opinion publique, il y a des communes qui ne peuvent plus s'assurer puisque justement les assureurs se désengagent.
Alors il y a des solutions.
Il y a le fonds Barnier. Je finis juste avec ça parce que c'est un truc intéressant. Le fonds Barnier, c'est financé par la Capenat, la taxe Capenat que tout le monde paye sur ses contrats d'assurance. Cette taxe rapporte 450 millions d'euros par an. Avant les négociations avec Barnier, c'était 225 millions d'euros qui allaient être attribués. La moitié allait être conservée par l'État. Donc les assureurs sont en train de dire « Attendez, nous on veut bien jouer le jeu, mais à condition que l'État avec sa... » taxe 4NAT, puisse également mettre en place des outils de prévention des risques, ne serait-ce qu'un observatoire et une cartographie des risques climatiques, qui n'existe pas en France. –
Alors Alex, vous avez l'air de connaître le sujet. – D
'abord il y a deux choses, sur ce que vient de dire Benjamin, le régime 4NAT c'est le seul régime qui existe, il est en France, c'est le seul, donc c'est un vrai trésor national, et c'est pas vrai de dire qu'il y a des régions qui ne peuvent pas s'assurer, il y a effectivement certaines compagnies d'assurance qui ne suivent pas ce genre de cas. des catastrophes naturelles, mais pas toutes. Ce n'est pas comme aux Etats-Unis où ce qui est en train de se passer, c'est qu'aucune compagnie d'assurance n'assure la Californie. Donc dire que certaines régions ne peuvent pas s'assurer, ce n'est pas vrai. Il y a des compagnies, il faut bien les choisir, mais elles existent. D'ailleurs, je veux même vous dire autre chose. C'est mon métier, donc je peux vous dire qu'il y a des solutions. Pour le coup, j'ai fait un documentaire là-dessus où j'ai suivi des régions qui sont obligées de faire des simulations grandeur nature de catastrophes naturelles pour savoir comment s'y préparer quand elles sont assurées. les bonnes institutions. Et elle vous explique d'ailleurs ces régions, ces petites villes, je pense à Saint-Quentin-Falavier, que beaucoup d'assurances le font, pas toutes, mais que beaucoup d'assurances le font. Donc dire qu'il y a des régions qui ne peuvent pas s'assurer, c'est pas vrai. Et la deuxième chose, juste le point sur Los Angeles. J'ai parlé de
compagnie qui se retirait. Oui, mais pas
toutes. Mais donc ça veut dire que certains territoires, enfin tous les territoires peuvent s'assurer. Et par rapport à Los Angeles, pour le coup, je suis d'accord avec Benjamin Cochy, c'est un drame ce qui est en train de se passer. Et à mon avis, on va avoir un gros souci. On parlait beaucoup des Jeux Olympiques à Paris sur le fait... que ça allait bien se passer, mal se passer, ou j'en sais rien. Là, on est à 3 ans et demi des Jeux Olympiques à Los Angeles. Le mois de juillet, on sait que c'est encore pire, ou le mois d'août, on sait que c'est encore pire dans cette région du monde, en Californie, sur les feux de forêt. Et vous allez voir que les compagnies d'assurance ne vont pas assurer Los Angeles pour les Jeux Olympiques. Et là, on a un vrai sujet sur savoir si ces Jeux Olympiques vont réussir à se tenir dans cette région du monde en août 2028. C'est un vrai sujet qui est en train de monter aux Etats-Unis.
On passe à vous, Françoise. Coup de gueule.
Oui, alors on reste aux Etats-Unis si je puis dire, le coup de gueule c'est l'hypocrisie vis-à-vis d'Elon Musk. Alors pourquoi ? Il y a plein de points. Le premier point, c'est qu'on entend quelques bonnes âmes en France qui disent « Ah là là, je vais me retirer de X parce que X est contrôlé par Elon Musk ». C'est à peu près les mêmes que ceux qui disaient « Je vais quitter les États-Unis si Trump est élu ». On voit que nos amis, Beyoncé et consorts, elles sont toujours en train de faire des concerts et que personne ne bouge. L'affaire qu'a fait Elon Musk, la première, si je puis dire, qui fait trembler, c'est en effet son intervention auprès des autorités britanniques où il a traité... le Premier ministre Kerstheimer de défenseur des viols, etc. Qu'est-ce qui se passe ? Il se passe qu'il y a quelques années, il y a même une dizaine d'années, il y a eu des gangs de violeurs, qui étaient principalement d'origine ou de descendance ou d'ascendance pakistanaises, qui se sont attaqués à des jeunes femmes, ou des gamines même, ou des enfants. principalement blancs, et qui ont été violés, qui ont été kidnappés, j'allais dire, mis à disposition d'hommes. Alors, il n'y a pas eu, en toute impunité, ce serait faux de le dire, parce qu'il y a eu des condamnations, etc., mais des condamnations relativement légères. Et à l'époque, c'était David Cameron qui était Premier ministre britannique, et l'actuel Premier ministre travailliste, Kerstemer, qui était directeur des poursuites. Et il semble qu'il y ait eu un certain nombre de... d'instruction qui a été donnée pour ne pas poursuivre de façon excessive. Et d'ailleurs, l'enquêtrice en chef de l'époque a démissionné en disant que c'était une honte. Il devait y avoir un débat, il y avait une demande d'enquête nationale proposée par un certain nombre de victimes, il y a eu un débat à la Chambre des communes, les travaillistes ont voté contre, donc on enterre l'enquête nationale. Et alors, tout de suite, on entend des voix qui s'expriment en disant c'est une honte, Elon Musk se mêle de tout, il soutient les fascistes en Allemagne, il soutient le parti d'extrême droite, etc. Et donc c'est une honte, etc. Alors c'est vrai que l'ingérence, si je puis dire, des puissances étrangères dans les politiques, ça a un peu toujours existé. Je tiens quand même à rappeler que George Soros, le milliardaire américain, via son fonds de l'Open Society, qui l'an dernier a touché plus de 18 milliards de dollars, finance des centaines et des centaines d'ONG en Europe. D'ailleurs, elle a été décorée par Joe Biden récemment, et que jusqu'à nouvel ordre en tout cas, Elon Musk, s'il intervient, il intervient à travers des tweets ou des déclarations, mais pas en versant des millions et des millions de dollars. La deuxième chose qu'il faut quand même souligner venant des États-Unis, et qui est quand même très frappant, c'est que pendant très longtemps, les États-Unis ont été le temple du wokisme. Vous savez, ce mouvement qui consiste à dire, mettons en avant la diversité, l'égalité, etc., les théories du genre, etc. Ils ont un truc qui est formidable, c'est-à-dire qu'ils peuvent changer d'avis du jour au lendemain. Et le balancier part dans l'autre sens à une vitesse absolument phénoménale. Et moi, je dois avouer qu'avant-hier, j'ai regardé sur un réseau social, je ne sais plus lequel, Marc Zürkenberg, le patron de Facebook, expliquer que dorénavant, c'était terminé le fact-checking, la vérification, le politiquement correct, les opinions politiques. Tout ça était libre, que la parole revenait à la liberté, le premier amendement d'abord, et qu'on arrêtait de tout contrôler. On va assister à un mouvement de balancier extrême dans l'autre sens. On ne sait pas encore ce que ça va donner pour l'instant, que ce soit Elon Musk ou Mark Zuckerberg qui ne se sont pas attaqués à la France. Mais je ne doute pas qu'un jour ou l'autre, ils vont sortir des choses. Et puis je rappelle aussi qu'il va y avoir à la fin de la semaine d'ailleurs, aux Etats-Unis, le fameux compte TikTok doit être banni des Etats-Unis. Et les Américains sont au vent debout d'abord parce qu'il y a beaucoup d'Américains qui vivent grâce à leur publication. sur ce compte et qu'un certain nombre d'américains considèrent que ça donne le pouls d'une opinion publique et en conclusion ce que je voudrais dire c'est que Par rapport à tout ça, l'idée c'est oui mais il y a tellement de fake news, c'est tellement trafiqué, etc. C'est vrai, mais par rapport à tout ça, la seule façon de lutter contre, c'est pas d'interdire, c'est d'avoir l'esprit critique. C'est-à-dire que si on apprenait aux adultes et aux jeunes à pas considérer que toutes les images qui viennent sont vraies, parce qu'aujourd'hui on peut trafiquer les images, etc. Donc le bon sens, l'esprit critique, c'est fondamental pour lutter contre les fausses informations. plus que les interdictions.
On doit marquer une pause, c'est l'heure de la pub, mais on va continuer sur ce sujet, puisque les fake news ne sont pas que sur Twitter. Marine Tondelier, en particulier, qui hier parlait de 40% de la population de Gaza qui avait été exterminée, vient de publier. C'est une erreur et je m'en excuse. A tout de suite.
Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
De retour avec vous pour commenter l'actualité. Alex, c'est un coup de cœur pour un documentaire.
Oui, c'est un documentaire qui est passé hier soir sur France 5, sur Jean-Marie Le Pen. Le Pen à l'extrême, je ne sais pas si vous l'avez vu. C'est une série doc d'ailleurs, en trois épisodes. Franchement, c'est exceptionnel. C'est-à-dire qu'on aime ou qu'on n'aime pas Jean-Marie Le Pen, la série documentaire est très objective. Moi, il y avait des choses que je ne savais pas sur la création du Front National. et qui sont expliquées sur Ordre Nouveau, toutes ces choses-là. Qui était Jean-Marie Le Pen à l'époque ? C'est extrêmement bien réalisé. C'est la dernière interview en date de Jean-Marie Le Pen qui a été faite en avril 2022. C'est très beau, il faut être honnête, c'est très très beau, c'est très bien fait. Il y a des images d'archives que je n'avais jamais vues ailleurs, et pourtant je me suis intéressé au Front National pendant longtemps. Et ils ont fait un travail considérable, ce documentaire devait sortir plus tard en 2025, et finalement ils l'ont avancé en urgence au moment de la mort de Jean-Marie Le Pen. Et vous avez tout le monde qui témoigne dans ce documentaire. tous ceux qui ont entouré Jean-Marie Le Pen, donc que ce soit ses plus proches collaborateurs, comme son ancienne femme. Et d'ailleurs, l'interview de son ancienne femme est assez croustillante. Et aussi Marine Le Pen, dans le dernier épisode, qui parle de son père. Donc vraiment, je le conseille. Parce que d'ailleurs, ça ne laisse rien de côté. Il y a eu quand même des... Enfin, on le savait, mais on ne comprenait pas pourquoi. Il y a quand même des parts. très très sombre de Jean-Marie Le Pen, qu'on ne connaissait pas, ou qu'on connaissait dans l'imaginaire collectif, mais là ça vous expliquait précisément pourquoi, ça vous expliquait vraiment, on vous expliquait précisément qui est Jean-Marie Le Pen à la base, et qu'il est à la fin de sa vie aussi. Donc je le conseille vraiment, le titre dit tout, Jean-Marie Le Pen à l'extrême, et c'est vraiment aussi des moments où il revient sur sa vie, et où il s'excuse en rien des propos qu'il a pu tenir, où il a été condamné pour racisme et antisémitisme. Il
s'en excuse en rien. Je crois que la dernière interview, c'est André Bercoff qui l'a obtenue. C'est pas Jordan Deluxe ?
Tout le monde dit ça, j'ai vu, c'est après Jordan Deluxe. C'était avril 2022, Jordan Deluxe c'était en mars 2022. Et André, je crois
que c'était l'année dernière. Je crois que c'était vraiment la dernière interview. Filmée peut
-être en tout cas.
Parlons de Marine Le Pen qui a accordé un entretien au JDD et qui dit qu'elle ne se pardonnera jamais l'exclusion de son père du front. Front National, une réaction, Françoise Laborde, c'est quand même... C'est d'abord réagir. Elle a enterré son père samedi ? Elle donne une interview dimanche ? C'est la politique ? The show must go on
? Oui, et puis c'est très étonnant parce que c'est un choix qu'elle a fait. Elle n'a jamais manifesté le moindre regret de son vivant. Donc c'est un peu tard de le dire maintenant qu'il est mort. Et en plus, d'une certaine façon, c'est un choix politique qu'elle a fait et qui lui a bien rendu service. Et d'ailleurs, pardon de dire ça de façon cynique, mais la mort de Jean-Marie Le Pen sur le plan politique, ça l'arrange bien. bien aussi, il faut le dire, ça lui permet de tourner définitivement la page. Alors est-ce qu'elle dit ça, parce qu'il y a encore quelques vieux grognards du Front National qui lui reprochent ce parricide politique, si je puis dire ? Sans doute, mais bon, c'était pas indispensable, disons. Non,
c'était pas indispensable, parce que, d'autant que, je rappelle quand même qu'elle l'avait exclu, après qu'il a déclaré, il avait promis à Patrick Bruel une fournée, et également, il avait estimé que l'occupation allemande n'avait pas particulièrement... était inhumaine. Donc c'était compliqué. Donc c'est curieux effectivement, Noémie,
comment vous le comprenez ? Oui, alors pour la réaction de Marine Le Pen, c'est un peu le problème des grandes dynasties politiques, c'est-à-dire que le personnel et le politique sont imbriqués. Et là, est-ce que cette interview de Marine Le Pen, c'est l'interview de la patronne d'un mouvement politique qui effectivement a gagné du fait de se séparer de son père ? Ou est-ce que c'est tout simplement l'interview d'une fille qui a perdu son père et qui est encore dans la vie ? la douleur et dans le deuil. Là, on sent que, enfin, vous savez, elle a souffert de la douleur de son père.
Parce que je sais
que cela lui a causé
une
immense
douleur.
Voilà, donc on voit bien que là, ce qu'elle regrette, ce n'est pas ce que ça lui a coûté politiquement ou ce que ça lui a apporté, mais plutôt le fait d'avoir causé de la peine à son père. On est quelques jours après la mort de Jean-Marie Le Pen, donc on sait qu'elle était proche malgré toutes les confrontations politiques, et sans doute que là, c'est une réaction à chaud. de quelqu'un qui a perdu un membre de sa famille.
Moi j'avoue que je suis un peu choqué par ses propos, très honnêtement, parce que comme vous l'avez rappelé, elle l'a exclu à cause de deux phrases, parmi tant d'autres, qui étaient quand même très très violentes. C'est une patronne politique, Noémie, qui est interviewée dans ce papier, qui sortira jeudi matin, je crois, parce qu'elle parle de Mayotte aussi. C'est-à-dire qu'elle fait suite à son déplacement à Mayotte. C'est pour ça que l'interview existe. Elle n'a pas voulu l'annuler. Elle connaît parfaitement la politique, Marine Le Pen. C'est une femme politique hors pair. pertinemment qu'en disant ça, elle va attirer à elle peut-être encore un ou deux points de popularité derrière. Ou en
perdre, parce que politiquement, Françoise l'a dit quand même, Marine Le Pen en se séparant, en se coupant de son père, c'est peut-être l'une des meilleures décisions politiques qu'elle ait pris, dans la mesure où le Rassemblement National n'a jamais été aussi fort dans les sondages, il n'a jamais eu autant de sympathie dans la France d'aujourd'hui. C'est bien parce qu'il y a eu cette rupture.
Mais là, elle mêle le professionnel avec le personnel, elle sait pour moi exactement ce qu'elle fait. elle est conseillée. Après, moi, père de son père, je ne souhaite à personne, donc je n'ai pas du tout envie de dire qu'elle a tort ou raison dans ses propos. Mais elle ne l'a pas fait en vain, cette exclusion de Jean-Marie Le Pen. À l'époque, ça lui a bien servi. Et on se rappelle, elle l'avait fait au moment, pas loin du 1er mai, à l'époque, de leur manifestation.
On peut aussi imaginer, pardon, d'y voir du cynisme, mais on s'est rendu compte, notamment à l'occasion de son décès, des obsèques, etc., qu'il reste une... personnalités extrêmement populaires, et au bien que beaucoup de gens sont attachés, y compris dans la droite la plus extrême. Alors c'est peut-être aussi une façon de dire, de ne pas se couper complètement avec cette frange-là, dont elle aura besoin absolument. Parce qu'il y a en effet toute cette politique d'embourgeoisement d'une certaine façon, de rassurer son électorat et sembler en effet... plus conforme et plus fréquentable. Mais il y a quand même toute une partie de l'électorat issu du Front National qui reste au Rassemblement National et qu'elle n'a pas intérêt à perdre. Oui, Benjamin ?
j'ai envie de dire que cette interview, c'est un peu un pari perdu. Un pari perdu, puisqu'effectivement, au retour de Mayotte, l'interview, comme l'a dit Alex, était déjà programmée. Et effectivement, elle a souhaité ne pas l'annuler, selon le dire de ses proches collaborateurs, pour éviter de passer à la trappe les sujets maorais qui étaient extrêmement importants pour elle, notamment par exemple la volonté d'installer une base militaire à Mayotte pour être un acteur en première ligne. contre l'immigration illégale, sujet qui est plus que transpartisan à Mayotte. Donc c'est sur ces sujets-là qu'elle voulait appuyer. Évidemment, il ne pouvait pas être autrement dans une interview à quelques jours du décès de son père qu'on ne lui pose pas des questions sur ses relations intimes avec son père. Je crois qu'on peut l'entendre. Je ne pense pas qu'il faille retenir que cela de cette interview. Je n'y mettrai pas forcément du cynisme électoral. Je ne serai pas aussi machiavélique que cela. Peut-être tout simplement à la... à pointer une part d'humanité. Encore, vous savez que je ne suis pas un partisan de Mme Le Pen. Je regarde ça de façon assez objective. Une part d'humanité et le fait que les relations entre les parents et les enfants sont parfois des relations complexes. Et au-delà du caractère politicien, je crois que c'est peut-être tout simplement l'expression d'une fille vis-à-vis de son père à un moment bouleversant que chacun d'entre nous redoutons. C'est pas une vie sans politique. Je suis naïf et nié aujourd'hui, peut-être. Mais je pense qu'il ne faut pas aller voir plus loin. loin parfois que l'émotion, nous ne sommes pas des machines, heureusement.
Oui, mais quand même, c'est pas un perdreau de l'année. Elle connaît les... On marque une pause, on se retrouve dans un instant, on va parler de cette réforme des retraites. A tout de suite. Et on parle réforme des retraites avec effectivement beaucoup de questions sur la manière dont les choses vont se passer. Est-ce que François Bayrou, qui poursuit ses tractations, il a son discours de politique générale. Il continue de recevoir. les uns et les autres et en particulier le parti socialiste qui fait pression. On a un petit peu de mal à comprendre quand on écoute les économistes que François Bayrou puisse accepter une suspension ou un report même de l'âge du départ à la retraite. Peut-être Benjamin voulait commenter cette situation pour le moins ubuesque à laquelle je pense que les Français ne comprennent pas grand-chose si ce n'est qu'il n'a pas envie d'être censuré et que les négociations se font sur ce point-là.
c'est quand même assez surprenant que les négociations se fassent uniquement sur ce point-là. On rappelle quand même 3 350 milliards de dettes, à peu près 3 650 milliards en perspective au 31 décembre 2025. On va droit dans le mur, les taux directeurs ont monté de 3 à 3,5% en l'espace de 10 jours, ce qui fait que c'est à peu près 6 à 7 milliards de dettes en plus qu'il va falloir financer. Donc voilà la réalité. Donc finalement, prendre le prisme de la retraite et suspendre une mesure aussi imparfaite soit-elle, qui pourtant devait faire 8 000... d'euros d'économie pour notre pays c'est une hérésie j'ai envie de dire que s'acoquiner avec les socialistes et les écolos c'est une euthanasie politique pour nous puisque sur le plan des finances publiques je ne vois pas comment en s'accordant avec avec le nfp édulcoré des islamistes ils vont pouvoir trouver une solution pour réduire l'endettement de notre pays sans augmenter la fiscalité plus que ce que monsieur barney avait fait Donc effectivement, alerte rouge. On sait que M. Lombard est un habitué des salons socialistes. Donc on sait effectivement qu'il avait des liens. Pourquoi pas ? Mais si c'est pour effectivement mettre à mal la seule chose peut-être qu'Emmanuel Macron avait réussi à faire durant son premier quinquennat, c'est quand même assez dommage. Pour moi, la solution, c'est la capitalisation. La solution, c'est la capitalisation. Aujourd'hui, les fonctionnaires en France ont des fonds de pension qui leur permettent de faire de la retraite par capitalisation. de retraite auquel les salariés doivent obligatoirement cotiser ne fonctionne pas avec ce système de capitalisation il ya une injustice et une inégalité entre les français là dessus c'est une porte d'ouverture une porte de réflexion pour mener à bien notre réforme des retraites
Ce que je crois, c'est que pendant des mois, on nous a dit que c'était impossible, que c'était impossible qu'on recule sur cet âge de la retraite. Et d'un seul coup, ça devient possible.
Non, mais c'est surtout qu'il faut réussir le discours de politique générale demain pour François Bayrou. On oublie beaucoup les communistes aussi. Il n'y a pas que les écologistes, les socialistes et les communistes. Et donc, vous comprenez quand je dis ça qu'il n'y a pas la France insoumise. Donc ça aussi, c'est quand même un enjeu considérable qui va avoir lieu demain au Parlement sur le discours de politique générale. avec une motion de censure qui est déjà annoncée par la France Insomise pour vendredi. Après, sur les fonctionnaires, il n'y a pas que les fonctionnaires en France. Le problème avec la retraite, il n'est pas qu'avec les fonctionnaires, il est avec tous les Français. – Non, je suis désolé, le régime des fonctionnaires est décider
à 60 milliards d'euros, pas de régime privé. – Oui,
mais en l'occurrence, le système des retraites… – En l'occurrence, c'est ça.
En l'occurrence, le système des
retraites, il ne concerne pas que les fonctionnaires d'un côté et que le privé de l'autre. C'est un système général, par répartition, qui doit se répondre et qui doit se compléter l'un et l'autre. Après, si on veut toucher sur le fond du système, on peut le faire, mais ça veut dire que c'est une démarche beaucoup plus importante qui doit être engagée et pourquoi pas, parlons-en. Mais au-delà de ça, moi je trouve que c'est un formidable déni de démocratie. Le fait de vouloir revenir sur la réforme des retraites, ça va coûter 3 milliards en première année, une suspension de retraite. Combien ça va coûter après ? C'est encore plus le fait de vouloir revenir sur la réforme des retraites. sur la réforme des retraites qui a été votée durant le deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron, pas le premier. C'est un déni de démocratie. Et comme vous entendez ce matin, Fabien Roussel qui dit « Et puis on verra en 2027, il y aura de nouvelles élections présidentielles. » Et à ce moment-là, tout le monde pourra présenter son programme pour les retraites. Mais c'est ce qui a été fait en 2022 en fait. Les Français, qu'on le veuille ou qu'on ne veuille pas, en majorité, ils ont voté pour une réforme des retraites. Donc en fait, c'est un déni de démocratie de la part de toute la gauche.
– Surtout qu'en plus, c'est essayer de récupérer les voix du Parti Socialiste. qui est subclaquant avec un premier secrétaire qui a quand même tué son propre parti avec l'enthousiasme et la persévérance qu'on lui connaît. C'est absolument scandaleux. La vraie question sur la réforme des retraites, c'est qu'en effet, à un moment donné, il faut y aller. Alors le problème, c'est qu'on cède sur tout. On a vu par exemple à la SNCF, on dit « Ah non, non, ça ne va pas être possible ». Donc du coup, il y a la réforme des retraites, mais pas pour les cheminots. Comme si les cheminots, c'était encore la bataille du rail avec les locomotives et le charbon. Donc on va avoir secteur par secteur. Vous avez raison de dire... que les fonctionnaires ou certains fonctionnaires bénéficient d'un fonds de pension, ça s'appelle la pré-fond d'ailleurs, ça a été inventé par les hauts fonctionnaires pour les hauts fonctionnaires qui eux ont un fonds de pension par capitalisation qui est net d'impôts pour couronner le tout. Donc c'est en effet un système très avantageux. Mais je veux dire qu'à partir du moment où on avance petit à petit et à tout petit pas pour essayer de réformer cette retraite, dont on sait objectivement aujourd'hui la qualité de vie des gens, l'espérance de vie, ça n'a pas de sens. que l'on fasse en effet pour les carrières, certaines carrières qui ont démarré très tôt, mais c'est dans la réforme. Et je pense qu'en effet, François Bayrou a tout intérêt quand même à garder le cap, à être ferme, que la France insoumise dépose une motion de censure, c'est parfait, ça les occupe. Pendant ce temps-là, ils évitent de dire des bêtises sur le nombre de morts à Gaza, et qu'ils se désabonnent de X, et comme ça, ça les occupe. Mais je veux dire, on ne va pas changer. la physionomie politique aujourd'hui. Et je pense qu'il y a quand même, en effet, nécessité de réformer ce qui doit être réformé dans ce pays.
Mais on a Sophie Binet qui, il y a quelques heures, disait qu'il faut abroger carrément la réforme des retraites. Ils ont mis quand même le doigt dans un engrenage qui risque d'être très compliqué. Oui, d
'autant qu'on parlait des fake news, on parlait des fact-checking des chiffres. Aujourd'hui, selon que vous regardez tel ou tel... ou telle source d'information. Vous avez des gens qui vous disent « mais pas du tout, il n'y a aucun problème, on a tout ce qu'il faut pour gérer la retraite ». Et puis il y a une autre source d'information qui vous dit « on est en faillite dans dix ans ». Donc je veux dire, là encore, on est en train de manier des chiffres et des concepts sur lesquels personne ne sait où est la vérité. Mais d'autant que c'est un
débat qui a déjà eu lieu. Le débat de fond a déjà eu lieu aujourd'hui. Il me semble que la question, elle se pose d'un point de vue purement politique. C'est une question arithmétique. C'est-à-dire qu'on a un bloc sans... qui est ultra minoritaire, on a un gouvernement qui ne veut pas se faire censurer, et donc qui va être obligé de faire des compromis, voire des compromissions. La question, ce n'est pas de savoir si Bayrou a envie ou non, demain, de réformer, voire d'abroger le système et la réforme des retraites. C'est qu'est-ce qu'il doit faire aujourd'hui pour se maintenir au pouvoir, pour qu'il y ait une relative stabilité dans notre pays. C'est ça la question. Donc d'un point de vue politique, il va peut-être devoir reculer, s'il veut trouver d'autres alliés à gauche, c'est en tout cas ce qu'il pourrait éventuellement avoir lieu. Et la question, elle se joue sur le terrain politique et pas sur le fond. Mais la
gauche, elle seule, ne peut pas faire tomber le gouvernement. Il faut quand même qu'il y ait une alliance avec le RN, avec le RN. Et Marine Le Pen, c'est une arme extrêmement dangereuse. Parce que l'électorat de Marine Le Pen, il est à la recherche d'une certaine stabilité, d'une certaine continuité, que ce soit en effet les commerçants, les artisans, la France. profonde, etc., elle n'a pas envie d'une assemblée qui est mise en minorité en permanence. Donc moi, je ne vois pas bien l'intérêt politique qu'aurait aujourd'hui le Rassemblement national à recommencer à s'allier avec la France insoumise et la gauche,
qui par ailleurs,
leur crache à la gueule en permanence, ait bloqué le pays et créé du chaos. Alors même qu'ils ont une politique, au contraire, de montrer à quel point ils sont devenus un parti responsable, capable de gouverner en toute sérénité.
Une réflexion d'un auditeur, la suspension... La réforme de la retraite conjuguée avec une augmentation des impôts, c'est l'alalie du macronisme. C'est d'accord. Et comment Bayrou peut-il faire confiance aux socialistes qui rejoindront LFI à la prochaine élection ? Par ailleurs, on serait le premier pays au monde à diminuer l'âge de la retraite.
Il y a plein de choses intéressantes dans ce que dit votre auditeur. Déjà, il faut savoir qu'Emmanuel Macron, le président de la République, la présidence de la République s'est exprimée hier en disant qu'elle ne voulait pas intervenir dans le choix du gouvernement et du Premier ministre sur savoir s'il fallait abroger, suspendre ou pas la réforme des retraites. C'est quand même la base du programme macronien en 2017 et en 2022, cette réforme des retraites. et qu'on n'a pas envie de participer à un choix qui soit compliqué ou pas, c'est quand même assez savoureux.
Ils n'ont plus les moyens d'imposer leurs règles du jeu maintenant. Il va
quand même y avoir à un moment donné le retour de bâton. Vous savez que la France est le pays européen à partir le plus tard à la retraite et que dans les autres pays, en Espagne, en Italie, même en Espagne d'ailleurs, j'ai dit en Espagne, en Italie, au Portugal, ils sont encore en train de décaler l'âge de la retraite pour certains arriver à 67 ans de l'âge de départ à la retraite. Nous, on est à 63 ans aujourd'hui et on est en train de nous dire qu'on va... la baisser. En fait, on ne peut pas tout vouloir. Vouloir baisser la dette publique, participer à un projet européen, et de l'autre côté, se dire qu'on fait un peu ce qu'on veut sur nos services publics. Ça ne marchera pas.
Et réécouter l'édito d'Éric Revelle ce matin, son thème, c'était faut-il sacrifier à la stabilité politique, c'est-à-dire échapper à la censure et basculer dans l'instabilité d'une crise financière, c'est ce qui va se passer, mais ne pas assurer une stabilité politique, c'est-à-dire absence de budget, c'est aussi basculer dans l'instabilité financière. Donc il n'y a pas de... Bonne solution, Benjamin Cauchy.
Oui, effectivement, c'était pour rebondir sur ce que disait Noémie et finalement ce que disait Éric Revelle ce matin. L'horizon politique de François Bayrou, ce n'est certainement pas la génération née en 1980 qui prendra sa retraite dans une quinzaine d'années ou dans une vingtaine d'années. L'horizon politique de François Bayrou, c'est de faire passer un budget, quoi qu'il en coûte, et espérer tenir jusqu'au mois de juin ou juillet, date à laquelle le président de la République pourrait être motivé, incité ou déterminé à vouloir redissoudre l'Assemblée nationale. Donc effectivement sur un plan complètement rationnel et économique touché à la réforme des retraites, en tout cas en ce sens où la suspendre paraît une hérésie à moyen et long terme, regardons l'horizon de François Bayrou qui est peut-être de quelques semaines. Ça permet de mettre en perspective et de relativiser.
Deux informations étonnantes. Pour le coup, à propos des incendies à Los Angeles, Volodymyr Zelensky propose l'envoi de pompiers ukrainiens. Je trouve que c'est un peu... Enfin, il est un pays en guerre. Non, c'est un peu étonnant comme... Il fait des
propositions à tout va. Vous avez vu qu'il y a des soldats ukrainiens qui ont été pris en otage. par les Nord-Coréens, qui proposent un échange de prisonniers. Zélensky qui
propose d'envoyer des pompiers. Deuxième information qui risque de faire du bruit, c'est le ministre des Transports, Philippe Tabarro, qui est visé par une enquête pour détournement de fonds publics. C'est une enquête qui a été ouverte par le parquet national financier, qui a été faite suite au signalement de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Vous savez que les ministres sont obligés de soumettre tout leur patrimoine. qu'il est visé par une enquête pour détournement de fonds publics, prise illégale d'intérêt, recel des deux délits. – Dans la gestion de quoi ? De sa vie ? – Certainement, oui, je pense que c'est… – C'est intéressant de
savoir, c'est de comprendre si cette enquête était déjà connue au moment où la transparence pour la haute vie publique, j'arrive jamais à le dire, était au courant, et si donc ça ne l'empêchait pas d'être ministre, en l'occurrence. Donc si c'est juste une enquête et que ce n'est pas une mise en examen, bon, il faut laisser l'enquête faire son travail. Et après, est-ce que ça vient de tomber maintenant et que l'institution en question ne l'avait pas vue ? C'est une bonne question à poser.
C'est une bonne question, effectivement. Est-ce que cette enquête existait avant ou pas ? Commentaire ? Oui, ils vont devoir
cette situation. Une de plus. Une polémique de plus.
vous, Benjamin ?
j'ai envie de dire, laissons passer le train de la justice, effectivement, avant de commencer à faire un procès nominem à ce ministre qui n'est même pas mis en cause. Il y a une enquête qui est ouverte, très bien. Donc laissons travailler le ministre pendant ce temps-là et on verra plus tard. Ça
porte sur les postes occupés par Philippe Tabarro au sein du groupement d'intérêts publics, touristiques et culturels, puis à la communication pour la ville, la commune du Canet. Selon le monde, une perquisition a eu lieu à ce sujet. à son domicile. Et il y a eu une perquisition en novembre 2022.
Donc ils étaient au courant.
Donc ils étaient au courant. Au monde tabarou inférieur, pour sa part, ne disposait d'aucune information sur le contenu et l'objet de la procédure. Tout est à cause jamais étant entendu dans ce cadre. Mais en tout cas, il y avait, ça c'est le parisien,
qui nous apprend
qu'il y avait une enquête et qu'il y avait déjà eu une perquisition en 2022. Donc on peut se poser la question de savoir pourquoi on nomme un ministre, même s'il n'a pas été condamné.
Si c'est une enquête et qu'il n'y a même pas de mise en examen, pour le moment, à voir si une mise en examen tombe. Pour le moment, il n'y a pas de mise en examen. Après, c'est lui et sa conscience.
Allez, on marque une pause. On se retrouve dans un petit instant, tout de suite après la pub sur Sud Radio.
On
est ensemble avec vous sur Sud Radio pour commenter l'actualité. Et l'actualité sont les déclarations de Gérald Darmanin qui souhaite que les 100 plus gros narcotrafiquants détenus soient isolés dans une prison de haute sécurité. Il veut que ces narcotrafiquants, dont je rappelle, qui sont emprisonnés, peuvent téléphoner. commanditer leur business depuis leur prison. Je m'étonnais qu'on s'étonne la semaine dernière, où il y a une dizaine de jours, de découvrir cela. Gérald Darmanin dit qu'on va montrer que quand on est en prison et que quand on est un narcotrafiquant, on ne peut pas téléphoner et on ne peut pas avoir une vie agréable. Il faudrait que ce soit pas seulement pour les narcotrafiquants, si je puis me permettre. Vous en pensez quoi ?
J'étais en train de chercher les chiffres du narcotrafic en France, c'est entre 3 et 6 milliards, chiffre d'affaires. Donc le problème, ce n'est pas simplement qu'ils aient un peu de confort en prison, c'est leur capacité de corruption aussi. Donc ça c'est le premier point. Ensuite trouver des places pour eux, bien sûr, sauf que déjà les prisons sont surpeuplées, donc il va falloir construire, il faudrait idéalement construire ou aménager ou trouver des nouveaux sites pour les mettre. Et puis je veux dire jusqu'à nouvel ordre, il devrait y avoir des brouilleurs en prison, parce que c'est quand même plus simple de mettre des brouilleurs. Il y en a, mais
c'est compliqué parce que ça veut dire que ça brouille aussi tout autour. Donc les gens qui habitent proches des prisons, si on prend la santé ou certains quartiers comme ça, c'est compliqué. de mettre des brouilleurs partout. Mais je suis d'accord avec vous, c'est pas normal qu'il y ait...
Oui, moi je suis d'accord avec vous sur le fait que c'est pas normal qu'on puisse téléphoner, appeler, ce que vous voulez, mais il y a aussi un problème de personnel les prisons. Il faut quand même savoir qu'avant 2020, vous n'aviez aucun nouveau personnel qui était engagé dans les prisons. Aucune prison construite, ça c'est une première chose. Parce que c'est très compliqué de construire les prisons. Il faut convaincre les territoires, les mairies, les villes. Allez voir les mairies, vous allez leur demander de construire un centre pénitentiaire à côté de chez eux. Les refus sont beaucoup plus nombreux qu'on ne le pense et on comprend aisément pourquoi. Et en plus, il faut pouvoir avoir plus de personnel et aller voir les... les étudiants en école de police ou toutes ces choses-là, sur les services pénitentiaires, ce sont les services qui sont les moins demandés, parce que ce sont les métiers les plus compliqués. Tant géographiquement, il faut s'y rendre dans les prisons, elles sont souvent à l'écart des villes, que même en termes de sécurité, quand vous voyez tous les mois, il y a des prises d'otages, on entend quelques-uns, mais il y en a plus que ce qu'on ne pense, des prises d'otages dans les centres pénitentiaires, c'est des métiers très dangereux. Et donc avant 2020, vous aviez très peu de prisons construites, vous aviez des salaires qui n'étaient jamais augmentés, et là ça a été fait depuis... Entre 2020 et 2004, les salaires des agents pénitentiaires ont été sensiblement augmentés. Mais il faut encore travailler là-dessus. Et ça prend du temps. Et quand Gérald Darmanin dit qu'on va isoler les 100 plus gros narcotrafiquants, franchement, c'est une bonne idée. Mais il faut qu'il nous explique où, comment et combien ça va coûter. Il
a dit qu'il allait réhabiliter deux anciennes prisons. Mais est-ce que le principe même d'isoler ces délinquants vous semble être une bonne chose ?
Mais ce n'est pas suffisant. Effectivement, il y a d'autres solutions aussi qui doivent être mises en place, qui sont régulièrement mises sur la table au cours des débats. Il faut qu'il y ait plus de brouillage. Lorsque vous voyez sur les réseaux sociaux des images de délinquants qui sont dans leur prison et qui publient sur TikTok des vidéos où ils se montrent là en train de... Il y avait eu aussi ça qui avait été organisé dans les prisons. Mais à la limite, c'était la direction des prisons qui était en charge de ces événements. Mais on sait qu'il y a des initiatives personnelles de délinquants qui sont en prison et qui se montrent sur les réseaux. sociaux, en train de s'amuser. C'est une façon de faire un doigt d'honneur aussi à la République et aux autorités françaises. Ces images sont permises aussi parce qu'il y a des téléphones qui peuvent rentrer dans ces prisons. Il y a des trafics qui prospèrent, on le sait, à l'intérieur de ces prisons. Et donc il faut qu'il y ait des mesures qui soient mises en place. L'ébrouillage, la création aussi de places de prison, parce qu'on sait qu'il n'y en a pas suffisamment. Et tout ça fait partie de décisions qui doivent être mises en place. Alors Gérald Darmanin, il fait beaucoup, beaucoup de déclarations. On va voir qu'est-ce que concrètement il va mettre... Et est-ce qu'il aura les moyens aussi ? Est-ce qu'il ne va pas être lui-même stoppé dans ces grands élans pleins de bonnes volontés par le Conseil d'État, par tout un tas d'institutions qui pourraient le budget aussi bien sûr ? On se souvient, vous savez, lorsqu'il y avait eu l'évasion de Mohamed Amra Lamouche, il y avait des agents pénitentiaires qui avaient perdu la vie. Et à ce moment-là, les agents pénitentiaires avaient pris la parole pour expliquer la difficulté de leur métier. Parce qu'effectivement, ils sont en première ligne, ils subissent la violence au quotidien, ils subissent le manque de moyens. Ils avaient tiré la sonnette d'alarne à ce moment-là et manifestement ça n'a pas été suffisamment entendu. Donc on verra qu'est-ce qui va être concrétisé parmi toutes les grandes déclarations que nous fait aujourd'hui Gérald Darman.
Et Bruno Retailleau aussi. Benjamin ?
rapidement, effectivement, la grande faillite du président de la République, c'est d'avoir menti, en tout cas de ne pas avoir engagé cette promesse de 2017, qui était celle de construire 10 à 15 000 places de prison supplémentaires d'ici 2027. Et on sait très bien qu'il ne sera pas au rendez-vous à ce sujet-là. Le fait que Gérald Darmanin mette en quarantaine les 100 plus gros narcotrafiquants, je pense que c'est un premier message. Après, il faudra aussi effectivement s'attaquer aux problèmes de... de surpopulation carcérale, je crois qu'on est à 130%. Il y a des questions qui ont été posées, à savoir, il y a des prisonniers d'origine européenne qui font partie de l'espace Schengen et de la communauté européenne. Ils sont 3 à 4 000 et on pourrait de toute façon parfaitement légal envisager le renvoi dans leur pays européen de ces 4 000 prisonniers pour soulager. Parce qu'effectivement, on peut constater qu'il manque du personnel, mais on peut aussi constater qu'on a dans nos prisons des gens qui ne devraient pas rester. sur le territoire français.
Juste simplement pour réagir sur les prisons, depuis 20 ans, c'est la première fois qu'on construit des prisons et qu'on crée de nouvelles places de prison. En 2021, vous aviez un plan qui avait été annoncé par l'axe-garde des soirs avec Dupond-Moretti, qui disait qu'il fallait construire 10 à 15 000 places de prison, avec, avant la fin de l'année 2024, 7 000 places de prison qui devaient être construites. Aujourd'hui, on est à 5 300 places de prison à peu près qui ont été construites. On est en dessous des objectifs, mais des places de prison ont été construites. Donc ça prend des années, encore une fois, de construire une prison. Mais Rachida
Dati en avait promis aussi à l'époque. Oui, mais elle n'avait pas
fait. Je vous dis, depuis 20 ans, aucune place... Et puis il faut voir l'état des prisons. C'est autre chose, c'est encore une autre question. Il faut voir l'état des prisons. Et pour le coup, les nouvelles prisons qui ont été construites sont bien plus grandes, bien plus modernes. Ça ne veut pas dire qu'il faut accueillir, donner des bonnes conditions aux prisonniers. Je ne rentre pas même pas là-dedans. C'est simplement que pour construire une prison, c'est au moins trois ans. C'était le cas à la prison de Troyes qui avait été lancée en 2021 et qui a été inaugurée en 2024 par le maire de Troyes, François Baroin.
C'est une auditrice qui... On a super une
loi spéciale. pour Notre-Dame de Paris, ne pourrait-on pas faire une loi spéciale pour pouvoir construire des prisons plus rapidement ? Allez voir les élus
et demandez-leur, Benjamin. Notre-Dame de Paris
a été restaurée par des fonds privés. Il y avait eu des fonds publics. Avec
des lois nationales et des règlements administratifs. Sans respecter
les normes habituelles d'attribution des marchés publics. Ça va beaucoup plus vite dans ces cas-là, évidemment.
Mais il y a un problème d'autorité aussi. J'ai une auditrice qui... Il me dit « moi je participe beaucoup à des spaces » et j'entends des prisonniers qui sont, depuis leur prison, font des spaces avec des propos antisémites, des propos qui sont indignes. Et il ne se passe rien ? Oui, ils n'ont pas peur, effectivement, vous avez raison, c'est aussi la question de l'autorité. C'est-à-dire que l'autorité ne compte plus. Les surveillants de prison sont menacés, leurs familles sont menacées, il y a de la corruption par la force des choses. Donc toutes ces choses-là, on peut peut-être déjà commencer
à revoir ça ? On a aussi le sentiment qu'on lâche du lest sur la sévérité de la surveillance, parce que c'est vrai que dans beaucoup de prisons, les conditions sont indignes. Je veux dire, on est condamné à la prison, on n'est pas condamné à l'humiliation absolue. Quand il y a des cellules qui sont faites pour trois personnes et qu'il y a six détenus qui y sont, quand il y a une douche par semaine dans des prisons où il fait 30 degrés en été, ce sont des conditions qui sont parfaitement inacceptables. Il n'y a pas de réinsertion, de vraie politique de réinsertion. Donc tout ça est très bien de dire à un moment donné qu'il faut être plus sévère. Et on est tous d'accord là-dessus pour dire qu'en effet, il n'y a pas de raison qu'on puisse se filmer, etc. Mais en effet, on considère que c'est une sorte de soupape. Parce que sinon, les conditions de vie dans les prisons sont absolument épouvantables. Et peut-être que l'idée de construire des prisons ou des maisons d'arrêt qui seraient plus petites dans des zones qui seraient mieux acceptables, c'est peut-être aussi une solution, ça prendrait moins de temps, ça irait plus vite, et on pourrait aussi séparer le type de prisonnier.
Merci à tous les quatre, dans un instant André Bercoff, très bonne journée sur Sud Radio.
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