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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Vous l'avez rappelé, Jordan Bardella conteste, Marine Le Pen a parlé de dinguerie. Moi, j'ai quand même pris la peine de lire l'article de Mediapart. C'est un bullshit, c'est l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme. Moi, j'ai pas tout écouté de M. Harfi de Mediapart qui dit, écoutez, on va produire des preuves. Cela dit, entre parenthèses, il y a des propos qui auraient été tenus il y a 15 ans. Depuis 15 ans, personne n'aurait pu donner à la presse ces éléments. Si je reprends ce que nous a
expliqué Fabrice Harfi tout à l'heure, ce n'est pas l'homme qui a vu, qui a vu, qui a vu. C'est qu'ils ont des échanges écrits où il aurait tenu ses propos. Il y a des écrits.
Mais ça n'aurait pas pu fuiter depuis. Juste une petite question comme ça au passage. En tout cas, il a l'air assez certain de cette enquête qui a été menée depuis plusieurs
mois.
Ce qu'on sait très bien, c'est que Mediapart... À la limite, c'est son droit, c'est leur droit. Ils nous combattent. Ils ont fait du combat contre le RN, leur priorité, donc ils nous combattent. Comme d'autres médias, Libération, je pense même à France Inter, Mme Charline Von Necker, ce week-end a laissé dire des propos qui n'ont pas leur place sur le service public. Mais eux, ils sont payés avec l'argent du public. Je vous assure qu'il n'y a aucun combat dans le service public contre le Rassemblement National. On s'abonne, donc c'est de l'argent au privé. Mais voilà, c'est comme ça. Mediapart a fait du combat contre le Rassemblement National, une de ses priorités. Donc, Jordan Bardella a demandé à ses avocats de se saisir du dossier, visiblement pour diffamation, on va attendre un petit peu la suite, mais on sait très bien que pendant 8 mois, ça va être ça quasiment quotidiennement. On s'y prépare, on le sait, plus on se rapproche du sommet, moins on a d'oxygène. Quand la dynamique n'arrive pas à être cassée, on va charger la barque de plus en plus.
Mais alors, pardon, mais je reprends ce qu'a dit encore une fois Fabrice Arfi, parce que vous balayez ça en disant c'est une presse militante, il n'y a rien, c'est un tel, il n'y a rien. C'est quand même documenté, c'est mauvais. Mais justement, c'est une enquête qui est documentée, enquête de plusieurs mois, qui s'applique encore une fois sur des écrits. Ce que nous disait Fabrice Arfi tout à l'heure, c'est qu'il se tient à la disposition de la justice pour justement démontrer l'existence de ces écrits et l'authentisme. l'authenticité de ses écrits.
Il va les montrer alors s'il les a, parce que pour l'instant, il n'y a rien. Quand on lit l'article, franchement, c'est creux, c'est vide, c'est mal écrit en plus. C'est une sorte de bullshit, du bulgour, tout ce qu'on veut. Donc voilà. Est-ce que ce n'est pas un peu facile ?
Est-ce que ce n'est pas un peu la même stratégie ? Fabrice Harfi prenait tout à l'heure le cas de Jérôme Cahuzac. Est-ce que ce n'est pas toujours un peu la même stratégie en permanence ? Au début, on dément, on dément, on est pris le doigt dans le pot du chocolat et on dément. Le problème de M.
Cahuzac, c'est que c'était vrai. On se rappelle de ses propos sur les nationales, les yeux dans les yeux, je vous jure, je n'ai pas de... Mais là, ce n'est pas le cas pour Jordan Bardella. Donc, ce n'est pas le même cas de figure, tout simplement.
Ça, encore une fois, c'est vous qui l'affirmez et Mediapart affirme l'inverse. Barbouserie. Qui l
'amène des preuves, c'est des barbouseries. Quand il dit barbouserie, de qui ? De la part de Mediapart, oui, c'est des méthodes de barbouserie. Donc, c'est une
volonté, c'est une presse.
Oui,
je viens de vous dire. Je peux vous
le redire. Mais qui produit des mensonges, vous qualifiez ? Non, je peux vous dire qu'on attend déjà. Tout à l'heure, d'ailleurs, entre parenthèses, dans Gilles Borchand, il disait que tout ce qu'a dit Mediapart, ça s'est révélé exact. C'est faux. Par exemple, je vais vous donner un exemple. En 2019, leur journaliste a été condamné pour une enquête à charge sur Vincent Bolloré. Manque de chance, Mediapart a été condamné. Puis Mediapart, il faut se souvenir quand même. Édith Plenel, en 1972, Il se félicitait de l'assassinat d'athlètes israéliens lors des JO de Munich par l'organisation Septembre Noir.
Mais vous accusez aujourd'hui Mediapart de mensonges, de fake news.
Mediapart fait ce livre contre l'Assemblée nationale. Oui, c'est une construction. À la limite, j'invite, alors c'est sur abonnement. Non mais parce que c'est grave aussi. Je vais leur faire de la pub. Non mais pardonnez
-moi, mais c'est grave aussi ces accusations que vous portez contre Mediapart.
De
dire que c'est des journalistes qui manipulent l'information et qui créent des fake news.
Mais on attend de voir la... J'ai lu l'article. Voilà, quand on lit l'article, alors il y a quelques phrases de reproduites qui sortent dont sais où. Et la question c'est, est-ce que c'est vrai ? Voilà, c'est ça la vraie question.
Est-ce que la... Jordan Bardella a dit qu'il allait saisir la justice ?
Oui, tout à fait. Ce sera fait avant l'élection ? Tout à fait, tout à fait. poser la question. Oui, on ne va pas attendre la présidentielle. Je pense que Jordan Bardella ne va pas attendre la présidentielle. Il aura l'occasion de répondre ce soir sur une chaîne d'infos en continu. Ce n'est pas la vôtre. À 20h45, il s'expliquera sur une chaîne d'infos en continu et vous aurez les dernières infos. Mais est-ce qu'il
faut que la justice se prononce avant l'élection présidentielle ? Après ça, on n'a pas la main. Est-ce que vous le demandez ? Est-ce que vous le réclamez ?
Oui, plus tôt ça sera, mieux ça sera.
Erwann Balanant, comment vous réagissez à ces déclarations ? Est-ce que vous y croyez ? Est-ce que vous aussi vous attendez de voir ce que va dire la justice ?
J'ai plutôt tendance à croire la presse quand elle fait un travail sérieux. Je note que M. Ballard sombre dans les attitudes des gens qui prient la main dans le pot de confiture. Et quand on n'aime pas le message, on attaque le messager en disant que c'est faux, peut-être. Ça, on verra. Mais en disant, c'est mal écrit, c'est un journal militant. Et puis, on attaque même le directeur de la publication en disant, en 1972, il a soutenu... C'est vrai. Oui, c'est vrai. Est-ce que ça a un rapport avec les accusations-là ? Moi, ce que je note quand même, c'est que, et ça fait écho à ce que disait Gilles Bornstein tout à l'heure, c'est que ce n'est pas la première fois. y a eu toutes les brebis galeuses, moi, dans ma circonscription. Le candidat, il avait été pris, il y avait une photo de lui avec effectivement quelqu'un qui était, je ne sais plus, un négationniste ou je ne sais plus exactement. Enfin, ce n'était pas glorieux. Et puis, il y en a eu tout un tas. Et puis après, il y a eu la stratégie de la cravate. Ils sont toujours la cravate. Ils sont toujours très disciplinés. Et puis, dès qu'on les lâche un petit peu, c'est-à-dire dans leur mairie, toutes les horreurs, elles y vont. Excusez-moi, M. Barthès, dans sa mairie, il y a eu un certain nombre de choses. Il y a eu un policier de son équipe, le maire de Carcassonne, qui a été proposé d'une ignominie terrible. Et c'est filmé, là. Donc, vous ne pouvez pas dire que ce n'est pas vrai. Qu'est-ce que vous allez... Attendez, moi, je vous ai laissé parler. Vous avez fait une défense. Vous avez tenté une défense. Moi, je peux aussi exposer un certain nombre d'éléments. Moi, ce qui me... C'est terrible parce que j'ai deux préoccupations. Une préoccupation qui n'est pas une préoccupation, qui est un constat. C'est tout le temps pareil. À chaque fois, quand on parle du Front national, du Rassemblement national, c'est tout le temps des sujets autour de racisme, autour de négationnisme, autour de toutes les horreurs possibles et imaginables. La préoccupation que j'ai, effectivement, et ça va dans le sens de ce monsieur Bernstein, c'est que ça glisse sur une bonne partie des électeurs. Est-ce que là, c'est un peu le coup de trop parce qu'il y avait peut-être une stratégie de... Je ne sais pas comment on l'appelle, d'essayer de faire croire qu'on était des hommes et des femmes politiques comme les autres au Rassemblement national. Ça a pu marcher. Là, je pense que ça va être terrible. Et puis alors sur l'excuse qui va être dite, il avait 18 ans. Il avait 18 ans, mais il était dans un parti justement qui a toujours encouragé ce genre de propos. Donc 18 ans, ce n'est pas une excuse, surtout quand on s'engage en politique. On assume et s'il les avait dit à 18 ans, il aurait pu le dire parce qu'on est parfois, certains d'entre nous, avoir eu des parcours politiques. Moi, je revendique le mien, il n'y a pas de sujet, mais parfois on s'est trompé et on peut dire qu'on s'est trompé. On n'attend pas d'être candidat à la présidence de la République pour dire « Ah, au fait ». Je n'avais pas compris quand j'avais 18 ans et j'ai dit des bêtises. Il aurait pu le dire il y a très longtemps, il ne l'a jamais fait. C'est bien la preuve que... Pourquoi
effectivement, Philippe Ballard, pourquoi il ne le fait pas ? Effectivement, il avait 17-18 ans quand il a tenu visiblement ses propos. Pourquoi il ne se cache pas derrière une erreur de jeunesse ? Vous
vous rendez compte de la question que vous posez quand même ? Vous rentrez dans le jeu de Mediapart. J'ai dit s'il a tenu les propos. J'ai rajouté dans ma phrase s'il a tenu ses propos. Il n'a pas à dire je m'excuse, j'avais 17 ans, je n'ai pas compris. Il ne les a pas tenus. Donc pourquoi ils s'excusent ? Non mais attendez, non mais je fais, j'ai entièrement... Vous savez la présomption d'innocence ça existe ? D'un gris et une barbouzerie qui est en train d'être montée. Mais vous avez raison, ça glisse parce que les Français déjà ne sont pas dupes et puis ils ont un peu d'autres préoccupations. Il suffit d'aller en sélection, c'est le pouvoir d'achat. Mais bien sûr que c'est grave, on est les premiers à combattre. Laissez croire que cette préoccupation de remettre en cause la Shoah,
remettre en cause la Shoah... Sombrer dans un pays qui serait raciste, qui serait antisémite, je suis désolé. Moi, j'ose espérer que c'est encore une préoccupation des Français. En tout cas, moi, les Français que je croise et que je rencontre, c'est une de leurs préoccupations.
Ce sont ces barbouzeries qui ne sont pas une préoccupation des Français. Bien sûr que combattre l'antisémitisme, c'est une priorité. Quand on n'aime pas le message, on
attaque le messager. Il s'avère que c'est Mediapart.
Comme moi, vous connaissez la presse, vous n'allez pas me dire quand même que Mediapart appelle à voter Rassemblement national à chaque élection, que Libération fait la même chose, que Le Monde fait la même chose, ou que les journalistes de France Inter font la même chose. Désolé, désolé, monsieur. Oui, oui, vous riez, absolument. Monsieur
Ballard, moi, sur la presse, j'ai toujours une présomption de bon travail. Parce que si on commence... Si on commence à rentrer... Est-ce que vous l'avez lu ? Vous savez, c'est tout le pilier de notre liberté d'expression. Chaque journaliste, chaque journal a le droit de dire ce qu'il veut. Il est tenu responsable de ses propos. Donc moi, je suis sur cette posture. Je ne commence pas à dire, non mais eux, parce que c'est un journal de telle opinion, je ne le discrédite. Et c'est ce que vous faites et c'est très grave. Parce que discréditer la presse dans un pays démocratique,
c'est le début de la fin. Il faut redescendre sur Terre. Mediapart dit, le revendique. Après tout, c'est son droit. Il combat le Rassemblement national. Donc quand il sort ce genre de... Vous l'avez lu d'ailleurs le papier ? Vous n'avez pas répondu. Il y a quand même une suspicion que tout ça, c'est une énorme manipulation. Philippe
Ballard, il y a deux choses dans ce que vous dites. Vous dites Mediapart combat le Rassemblement national et vous dites il produit des fake news. Ce n'est pas la même chose de dire on produit des fake news.
Vous
pouvez avoir une presse qui a peut-être une orientation. Mais là, vous parlez de production de fake news et de mensonges de la part de journalistes. Vous remettez en question le travail des journalistes. Oui,
mais les deux peuvent pas se conjuguer ?
Je dis juste que c'est des accusations très graves que vous portez pour les journalistes de Mediapart.
C'est de la barbouzerie. Et encore une fois, quand on lit cet article, c'est quand même... C'est une bouillie. Alors il y a quelques phrases, effectivement. Je voulais citer ces phrases. Toutes les banques
sont détenues par des juifs. Le juif veut dominer les autres peuples, les écraser, les voler. En France, deux bels exemples sont Bernard-Henri Lévy ou Jacques Attali. Est-ce qu'ils veulent un nouvel ordre mondial ? Non, mais je sais, mais vous êtes en train de dire qu'il n'y a rien dans l'article. Il n'y a pas rien. Non, mais attendez, est-ce que c'est vrai ?
Ça vient d'où ? Pourquoi ça n'a pas été fait ? Non, mais attendez, M. Ballard, si c'était la
première fois au Rassemblement national, dans l'histoire du Rassemblement national, si c'était la première fois... Nous, on les vire quand on... Non, ce n'est pas vrai. Caroline
Parmentier, vous les virez ?
Caroline Parmentier a sans excuser Marine Le Pen une très belle phrase en disant que au moins si mon action ça peut permettre d'extirper... Ces personnes qui ont ces écrits, c'est une bonne chose.
Je resitue juste Caroline. On pourrait peut-être parler aussi de LFI par exemple, qui ont des députés qui sont
condamnés quand même. Je vais juste
resituer ce qui s'est passé avec Caroline Parmentier pour nos téléspectateurs qui n'ont peut-être pas suivi. Mediapart déjà avait exhumé il y a plus d'un an ces écrits. Des écrits qui étaient antisémites, qui étaient islamophobes, qui étaient homophobes. Elle dénonçait un lobby juif, un lobby LGBT qu'elle qualifiait de collabo du sida. Elle rendait hommage à Philippe Pétain dans la publication d'Extrême droite présent. Et pourtant, elle a conservé la vice-présidence du groupe à l'Assemblée nationale.
Oui, mais... Donc vous ne girez
pas toutes vos brebis galopées ?
Non, peut-être que vous ne considérez pas au fond que c'est très problématique ces propos. Je crois que peut-être que dans la majorité de vos cadres, il y a ce fait que ce n'est pas si grave. C'est
quand elle était journaliste à présent, encore une fois, on a eu cette formule, on a pu extirper Caroline Parmentier de ce milieu qui tient des propos, c'est complètement scandaleux. Moi j'ai été journaliste 40 ans, j'ai jamais écrit ce genre de choses. Donc voilà, dont acte. Après, moi je veux bien, mais si on refait l'histoire politique, l'EPS issu de François Mitterrand, décoré de la Francisque sous Vichy, on peut y aller, on fait avancer le débat comme ça.
La défense, elle n'est pas très concluante. Parce que je crois qu'en fait, et c'est ça qui est terrible... On peut avoir fait des erreurs... Attendez, M. Ballard, je ne vous coupe pas. Je comprends que vous puissiez être très ému, très énervé. La situation est très embarrassante pour votre parti et pour votre famille politique. On a l'habitude. Peut-être qu'en fait, vous excusez toujours ça parce que pour vous, ce n'est pas si grave. Au fond, je crois que c'est ça. Au fond, vous n'avez jamais fait ce travail. Voilà, effectivement, d'extirper, je n'aime pas ce terme brebis galeuse, parce que c'est ce terme des gens qui ont des propos, des pensées, qui sont des pensées qui ne sont pas conformes à nos valeurs et à notre démocratie. Est-ce que Caroline Parmentier
a réitéré ses propos ? Est-ce qu'elle a écrit depuis de nombreuses années la même chose ? Oui ou non ? Non. Voilà, donc il y a un moment dans la vie... Alors ne dites pas que vous...
On
peut juste évoluer, changer et tourner la page. C
'est étonnant, toutes ces personnes qui sont dans votre parti, qui ont eu ces propos. Je ne sais pas, il y avait eu un recensement de tous les candidats aux législatives. Donc tous les candidats aux législatives, ça fait effectivement un panel de 577. Non, non, non. Je crois qu'on était... Non, non, non, non, je crois qu'on était... J'ai fait des plateaux télé entre les deux tours et on nous a balancé... Il en restait peut-être six au second tour, mais au premier tour, il y en avait beaucoup plus que... Je crois qu'il y a
aussi fallu que la presse exhume ces candidats-là pour que derrière, il y ait des sanctions qui soient plus... Si la presse ne l'est pas mis en avant, c'est... Ce qui serait bien aussi, c'est que la presse
ne regarde pas... Que d'un seul côté, si vous voulez. Non, mais LFI, tous les députés qu'ils ont... On va en parler. Vous pouvez regarder. Juste une question, parce
que justement, j'aimerais qu'on avance, vous me parliez de LFI, j'aimerais qu'on avance sur les blocages dans les lycées et les propos de Jean-Luc Mélenchon. Quand même, un point sur Jordan Bardella. Il y avait quand même, il faut se rappeler, à la mort de Jean-Marie Le Pen, il avait été aussi ambigu dans son positionnement. Quand on lui avait posé la question est-ce que Jean-Marie Le Pen était antisémite, il avait botté en touche.
ne sonde pas les... Il avait dit ne
pas croire. Il avait dit ne pas croire que Jean-Marie Le Pen était antisémite.
Je pense qu'il y a... C'est une autre époque aussi. Quand vous dites que les chambres à gaz sont un détail de l'histoire, vous pouvez dire qu'il était antisémite. Dites-le que Jean-Marie Le Pen était antisémite. C'est quand même pas compliqué. Vous allez poser la même question aux députés socialistes qui siègent dans un groupe dont... François Mitterrand a été un des étendards. Je ne crois pas qu'aujourd'hui il y ait des... Par le maréchal Pétain. Donc vous pouvez tourner en bout comme ça longtemps. Mais franchement, ça ne fait pas vraiment avancer le débat. On combat l'antisémitisme de toutes nos forces. Jordan Bardella est allé en Israël. Je vous le rappelle quand même. Et si les services secrets israéliens avaient eu vent de tout ça, je ne pense pas qu'il ait pu rentrer sur le territoire israélien.
J'aimerais aussi vous faire réagir, ce que je vous disais il y a un instant, sur ces images. Le mouvement de blocage des lycéens qui a commencé il y a plusieurs jours et qui a dégénéré par endroits, notamment à Paul-Éluard à Saint-Denis, où ça a donné lieu à des affrontements avec les forces de l'ordre. Et dans le même temps, un syndicat lycéen et la France Insoumise ont appelé à étendre le mouvement à la veille de la grève demain dans la fonction publique. Est-ce que vous considérez, Philippe Bava, Ballard et Erwann Badanan, que c'est une surenchère ? irresponsable de la part des LFI, comme le dit Sébastien Lecornu.
Le motif c'est qu'il manque des professeurs. Manque de moyens, surcharge des
classes, manque d'enseignants.
Jusque là, ça peut s'entendre. Après la ligne rouge, c'est les images que vous diffusez. Quand on en vient à affronter les forces de l'ordre, il y a eu des lycéennes blessées avec des tirs de mortier ou de l'acide projeté. Et puis pardon, mais enfin quand on voit les images en prenant Stanley... Avec le maire, M. Bagayoko, qui est porté en triomphe par les lycéens, qui fait une sorte de, on ne comprend pas très bien d'ailleurs, de danse autour d'une poubelle en feu avec l'appui des lycéens. Oui, mais LFI, c'est la bordélisation en France. C'est leur vœu. Ils continuent, ils se servent de ce
mouvement lycéen.
Moi,
j'ai lu les échanges entre Sébastien Lecornu et Jean-Luc Mélenchon. Il y a un propos de Jean-Luc Mélenchon qui est de dire qu'on ne touche pas à la jeunesse. Je pense qu'il a raison. Mais on ne touche pas à la jeunesse. Non, il dit pas touche à la jeunesse. Pas
touche à la
jeunesse. Il a raison. On ne touche pas à la jeunesse dans notre pays, mais on ne l'instrumente pas non plus. Et on ne fait pas tout pour l'instrumentaliser. Et aujourd'hui, on voit des propos qui appellent quelque part les militants insoumis à aller... Presque sur les remparts, les lycées. Que les jeunes revendiquent, que les jeunes se plaignent d'un certain nombre de sujets, que les jeunes soient dans des angoisses existentielles par rapport au climat, par rapport aux mutations technologiques et numériques, oui, c'est normal qu'ils soient en revendication. Un, sans violence et deux, sans récupération d'un parti politique qui est en train de faire des dégâts en les mettant dans des voies que beaucoup de jeunes n'ont pas envie d'avoir non plus.
Merci Erwann Balanon, merci Philippe Ballard d'avoir été ce soir nos invités.
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