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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Honnêtement, non. Moi, je n'ai pas identifié, y compris je me suis rendu sur certains établissements scolaires, je n'ai pas identifié d'instrumentalisation politique. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, les lycéennes et les lycéens qui se mobilisent, ils se mobilisent pour une bonne raison. L'état de l'éducation nationale va mal. Vous en parlez d'ailleurs régulièrement sur votre plateau, sur les plateaux télévisés, où on entend des enseignants notamment qui sonnent l'alarme. Pas depuis une semaine, pas depuis cette rentrée, mais depuis plusieurs années. Et l'état de l'éducation nationale s'est considérablement dégradé. Et donc moi aujourd'hui, je comprends les lycéennes et les lycéens qui se mobilisent dans l'écrasante majorité, d'ailleurs se mobilisent sans aucune violence, par contre avec des revendications, l'abrogation de parcours sub, les moyens supplémentaires dans l'éducation nationale. Et je pense que c'est sur ça qu'on devrait concentrer nos propos, parce qu'on a un débat budgétaire qui arrive. La question, ce n'est pas d'attendre les élections présidentielles, c'est qu'on a un débat budgétaire qui arrive à l'Assemblée nationale. Les lycéens et le personnel éducatif se mobilisent. mobilise à juste titre et j'espère qu'ils seront entendus pas. J'entends ce que
vous dites, il y a seulement des actes violents qu'on a sous les yeux, est-ce que vous les condamnez, est-ce que vous trouvez qu'ils sont légitimes de s'en prendre aux forces de l'ordre, de s'en prendre au personnel enseignant, de s'en prendre à d'autres élèves
Il n'est jamais légitime de s'en prendre à des fonctionnaires, à des agents, qu'ils soient à l'éducation nationale ou du côté des forces de l'ordre, évidemment, c'est pas la mobilisation et je ne crois pas que c'est en dégradant l'établissement scolaire qu'on se fait entendre, notamment pour la défense de l'éducation nationale. Encore une fois, je préfère concentrer... les propos sur le fait qu'aujourd'hui, il y a une mobilisation qui ne se fait pas que dans les banlieues, pas que dans les quartiers populaires. On avait des mobilisations dans toutes les communes, mais y compris à Tarbes, au lycée Curie de Tarbes, par exemple, il y a une mobilisation qui s'est passée de manière non violente. Et c'est ces revendications-là, aujourd'hui, que les lycéennes et les lycéens veulent mettre à l'ordre du jour. Ils ont raison de se mobiliser, encore une fois. Aujourd'hui, on a deux établissements sur trois où il manque au moins un enseignant. On a des lycéens qui sont en première en terminale, qui n'ont pas de prof de mathématiques, par exemple, et c'est profondément insuffisant. ils ont tout à fait raison cette colère elle existe et ils se mobilisent finalement contre l'assignation à résidence parce qu'aujourd'hui quand on vient d'un milieu populaire que ce soit en campagne ou en banlieue et bien évidemment on est aujourd'hui inquiet parce que tout simplement on a conscience que parcoursup ne sera pas favorable et que potentiellement on pourra pas accéder à la filière
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