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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Ça fait maintenant une heure que Michel Barnier est arrivé et donc dans le bureau d'Emmanuel Macron pour présenter sa démission.
on aimerait bien être une petite souris et savoir ce que ces deux hommes ont à se dire ce matin. Ils partagent tous les deux cet échec de la censure. Une première historique en 62 ans qui s'est déroulée hier soir à l'Assemblée nationale. On se demandait si ce rendez-vous aurait pu être express, une remise de démission. Et puis au revoir, visiblement non. Michel Barnier et Emmanuel Macron ont des choses à se dire. Cela fait donc une heure précisément qu'ils discutent dans le bureau du président de la République. Que va-t-il se passer ensuite ? C'est évidemment la question que l'on se pose. Tout laisse... Penser qu'Emmanuel Macron veut aller vite pour nommer un Premier ministre, qu'il veut avoir nommé un Premier ministre avant la réouverture de Notre-Dame pour ne pas apparaître en pleine crise politique samedi lorsqu'il recevra des dirigeants du monde entier et notamment Donald Trump, le futur président américain, le président américain élu qui fera le déplacement à Paris, qui sera un partenaire mais qui ne fera aucun cadeau à la France lorsqu'il sera en place à la Maison-Blanche, ça fait partie des ans. Les marchés financiers aussi qui mettent la pression sur les épaules du président de la République, l'agence de notation Moody's. Et puis plus proche de lui, il y a Elbron Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale, qui lui demande publiquement de ne pas faire traîner les choses. Elle sera d'ailleurs, elle aussi, dans le bureau du président de la République à 12h15. Gérard Larcher, le président du Sénat, sera également reçu à 15h. En revanche, on n'a pas l'impression que le président ait l'intention de lancer un grand cycle de consultations. Vous savez, comme il l'avait fait il y a trois mois, en recevant tous les chefs de partis de la majorité ou de l'ex-majorité et de l'opposition, il aurait décidé de décider seul, si on peut le dire ainsi, et donc d'annoncer un nouveau Premier ministre, peut-être avant 20h, avant son allocution solennelle depuis l'Elysée à 20h.
Effectivement, Néla Latrousse. Merci, Mathieu. Vous nous appelez évidemment dès que vous avez les coulisses, dès que cet entretien est terminé, parce que ça signifiera donc que le gouvernement n'est plus un gouvernement de plein exercice. Guillaume Durand nous rejoint à l'instant. Bonjour, Guillaume. — Bonjour à
tous. —
Merci d'être là. Néla, je veux simplement qu'on rappelle pour les téléspectateurs ce qui est en train de se passer. D'abord donc effectivement cet entretien. Ensuite, il y a un autre rendez-vous. Emmanuel Macron, 20 heures. Pour dire quoi, pourquoi ?
Emmanuel Macron, 20 heures, dans le meilleur des cas, pour expliquer son choix de Premier ministre. Pourquoi tel profil choisi, la mission qui lui est confiée. Revenir aussi sur ce qui s'est passé ces derniers jours. On sait qu'en Arabie Saoudite, Emmanuel Macron a échangé avec des journalistes, par exemple, sur le scénario de la censure, sur l'après, etc. Mais il n'a pas... pris la parole pour les Français. Pour l'instant, les propos du chef de l'État ne se font que par journaliste interposé. Donc il y a évidemment ce premier point-là. Sans doute aussi pour accabler un peu les oppositions, et c'est un peu le sens de l'agacement qui a été le sien et qui nous a été relaté dans l'avion de retour d'Arabie Saoudite, fustigeant l'alliance des contraires entre le nouveau Front populaire et le Rassemblement national. Et puis sans doute encore pour expliquer la dissolution, si j'ose dire, le péché originel qui conduit à la situation dans laquelle nous sommes, puisque au moment de la dissolution, Emmanuel Macron avait déjà à diverses reprises pris la parole devant les Français pour expliquer que l'idée était d'éviter une censure au moment du budget. Nous y sommes. Il le dit aussi à chaque rendez-vous avec des députés qu'il reçoit à déjeuner régulièrement à l'Assemblée nationale. Il réexplique cette dissolution, sauf que l'on voit que le résultat escompté vraisemblablement n'y est pas.
– Une chose, une petite idée surprise ce matin, je ne sais pas si visiblement vous avez des infos, le député Vogetta, député de l'inscrit, qui au vu des blocages de l'Assemblée, de l'absence de majorité claire, dit et si l'Assemblée s'autodissolvait, voilà ce qu'il dit, l'autodissolution ou la démission collective des 577 députés qui forment l'Assemblée nationale est une option de déblocage que personne ne mentionne, pourquoi encore une fois Stéphane Vogetta est député, député des Français de l'étranger, car c'est député qui exige la démission de Macron, faute d'alternation. pour débloquer la situation, car pas de dissolution possible avant juillet 2025, ce sont des menteurs et des lâches. C'est possible ça ? Je vous demanderai, Alexandre Rasson, si vous avez l'intention de suivre Stéphane Vogeta là-dedans, mais c'est possible ? Disons
que quand Emmanuel Macron ne peut pas dissoudre, il faut effectivement essayer de trouver des solutions alternatives. La France insoumise parle de la démission. Stéphane Vogeta dit, dans ce cas-là, puisqu'on est dans la politique fiction, allons-y gaiement. Si chacun des députés, chacun des 577 députés de l'Assemblée nationale, un petit peu moins, parce qu'il y a des élections partielles en réalité en ce moment, il y a trois sièges qui... qui ne sont pas pourvus, mais si tous les députés démissionnaient en même temps, il suffirait alors que le Conseil constitutionnel décide d'organiser 577 élections partielles le même jour, que cela donne une nouvelle assemblée. Alors, ça tient constitutionnellement, ça se fracasse sur le mur de la politique, parce qu'on ne voit pas les réponses des autres députés, qui lui disent, vas-y Stéphane, on te suit. C'est ce qu'il y a en dessous ? Oui, de
manière un peu ironique. Qu'est-ce que vous lui dites, Alexandre Masson, à ce député Mojeta ?
– Bon, députée Vosjeta, je ne lui dis pas grand-chose. Par contre, ce qui est très intéressant, et Marine d'ailleurs l'a rappelé Le Pen hier soir quand elle a fait son émission, c'est qu'on a quand même des institutions en granit, elle a dit. Et c'est vrai que cette constitution nous permet en réalité beaucoup d'hypothèses encore qui n'ont pas été finalement mises là sur la table. Moi, ce que je crois surtout, c'est que maintenant, il faut travailler et avancer. On a perdu beaucoup de temps cet été. On voit que ce temps qu'on a perdu, il a été répercuté là, avec finalement peu de temps à Michel Barnier. Il l'a dit hier, peu de temps finalement pour constituer un budget. Déblocage en interne dans son propre gouvernement pour discuter avec toutes les oppositions. Et aujourd'hui, je crois qu'il faut en urgence surtout avoir... un gouvernement et se remettre à travailler. C'est ce que je crois que la plupart des députés souhaitent aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
— Dit une députée qui a censuré hier, quand même. C'est savoureux, d'une certaine manière. — Oui. Mais non, c'est pas ça. Alors je vais vous donner
un exemple très concret. Je suis en commission Affaires étrangères. Hier matin, comme tous les mercredis matin, nous sommes en commission. Il y avait une loi, entre autres, importante qui est passée sur l'audiovisuel et Médias France. Onze parlementaires du Rassemblement national, cinq de la NUPES, un... de la majorité gouvernementale.
Donc vous
dites tout
le monde au travail.
Nous on était au travail. Qui c'est qui a fait passer cette loi hier ? Parce que c'est une loi importante. C'est les députés du Rassemblement National. Donc il faudrait un peu dire, à l'ancienne majorité gouvernementale et à la future, arrêtez un peu de papoter, venez travailler parce que... Pendant ce temps-là, il y a des textes qui ne sont pas votés et dont on a besoin.
Merci Alexandre Masson d'être venu sur son plateau en direct ce matin. Anthony Lebeau, c'est à l'Assemblée. Est-ce que ça discute ce matin entre les différents groupes ? Je l'ai bien dit, entre les différents groupes, pas dans les groupes, entre les différents groupes, pour essayer de trouver une majorité, Anthony.
J'ai bien remarqué la nuance, Maxime. Ça ne discute pas entre les différents groupes. Par contre, ça discute dans les groupes. Ça, c'est très clair. Il y a une flopée de réunions ce matin. À 11h, il y a une réunion autour de Gabriel Attal qui réunit ici à l'Assemblée nationale les cadres du parti présidentiel Renaissance, notamment Elisabeth Borne, Gérald Darmanin, Bruno Le Maire ou encore Yael Brunpivet, la présidente de l'Assemblée nationale. Les socialistes vont se revoir aussi en réunion de groupe. Même chose pour les écologistes. Hier soir, c'était la France Insoumise en réunion de groupe aussi autour de Jean-Luc Mélenchon. Alors il y a effectivement des... des propositions qui sont portées par un certain nombre de groupes parlementaires, notamment celle de Gabriel Attal qui demande une sorte d'accord de non-censure excluant le Rassemblement National et LFI. Il veut en fait un accord, une sorte de pacte de stabilité qui va du Parti Socialiste au Républicain avec 5-6 mesures assez consensuelles qui peuvent mener à bien un gouvernement jusqu'à la prochaine dissolution, c'est-à-dire... Peut-être à l'été prochain. Le socialiste Boris Vallaud, lui, veut aussi un accord de non-censure, excluant le RN, mais avec LFI. Ce que je peux vous dire, Maxime, c'est qu'il n'y a aucun contact entre le groupe de Gabriel Attal et le groupe de Boris Vallaud. Seulement des contacts internes au sein de ces groupes-là, mais pas de discussion clairement établie entre ces deux groupes parlementaires. Donc, au fond, vous pouvez aussi reprendre les mêmes lettres d'intention, les mêmes appels au compromis de l'été dernier. Vous changez juste la date d'envoi à aujourd'hui. C'est à peu près la même chose. Tout le monde veut se tendre. des perches, mais personne ne les saisit.
Merci à vous, Anthony Deboss, en direct de l'Assemblée. On parlait d'institutions en granit, c'était l'expression employée, Guillaume Durand, par Marine Le Pen et par Alexandra Masson. Est-ce que le granit s'effrite ce matin ?
Le granit ne s'effrite pas concernant Emmanuel Macron, parce que si le pari consiste à le pousser dehors, connaissant Emmanuel Macron, vous avez lu l'article du Monde où on le décrivait il y a encore trois semaines comme mélancolique, enfermé dans son bureau, etc. Mais alors évidemment, là ce n'est pas un jugement de défense, c'est un jugement de journaliste qui connaît un peu. Plus vous lui tapez dessus, plus il a envie de rebondir. Et plus vous lui tapez dessus, il a vu que la méthode Barnier, c'est-à-dire quelqu'un qui était un peu trop extérieur à lui, ne fonctionnait pas, plus il pense que c'est quelqu'un extrait. proche de lui, qui pourra amener à un certain nombre de changements. Donc vous
misez ce matin sur le cornu Bayrou, à la matinée ? Je
pense, oui, plutôt sur le cornu. D'ailleurs, on l'a déjà vu en train de donner des noms partout. Mais attention, un proche, ça ne veut pas dire des proches partout. Il ne faut quand même pas oublier que le fonctionnement de Macron, depuis le début, c'est en 2017, jeudi, la catastrophe de la France, c'est les partis. Donc ce soir, comme le disait Léla, non seulement il va s'adresser aux Français, mais il va accabler ceux qui ont mis... D'après lui, la France dans cet état. Mais ça n'empêche pas d'avoir recours à Gabriel Attal venu du Parti Socialiste, Olivier Véran venu du Parti Socialiste, Elisabeth Borne venu du Parti Socialiste. des premiers ministres, vous allez en recevoir un ce soir, qui est Édouard Philippe qui venait des LR, de travailler avec Jean Castex, de travailler avec Bruno Le Maire et Darmanin. Donc ça veut vouloir dire que dans le contrat qui peut être donné à un proche, il y aura dans le contrat qu'il faut prendre des gens qui ne sont pas forcément proches de vous et éventuellement, à titre individuel, puisque le PS ne veut pas se décoller de LFI, prendre des gens du PS qui, à titre individuel, viendraient.
de tout ça, mais on accueille sur ce plateau Anne Genetet. Bonjour. Bonjour Madame la Ministre. Vous êtes ministre de l'Éducation nationale. On va vivre quelque chose, je ne sais pas si c'est inédit ou pas, mais dans quelques secondes, on risque d'apprendre que vous n'êtes plus ministre. En tout cas, plus ministre de plein exercice. C'est quand même quelque chose d'un peu particulier ce que l'on va vivre là. Quand vous
acceptez un poste, et je remercie Michel Barnier, le président de la République, de m'avoir fait confiance en septembre dernier, on sait très bien que le poste est un contrat à durée déterminée dont on ne connaît pas la date de fin. C'est vrai pour tous les gouvernements et à chaque fois. C'est la même chose.
Mais ça veut dire que pour l'instant, vous êtes toujours ministre ?
Absolument.
Vous parlez de date de fin, c'est même la minute de fin qui va arriver parce qu'on nous dit que c'est imminent la fin de l'entretien entre Michel Barnier et Emmanuel Macron.
'est la fin de l'entretien et nous resterons ministre en charge des Affaires courantes jusqu'à la nomination du prochain gouvernement. Vous savez, moi, je me suis engagée pour servir les Français et je resterai au service des Français pour ce qui me concerne au service de mon ministère.
Qu'est-ce qui domine chez vous ce matin après la censure ? C'est de la frustration.
Non, c'est de la combativité, de la détermination. Ce qui s'est passé hier, c'est très simple, on a vu... La France insoumise d'un côté et le Rassemblement national de l'autre se faire à la courte échelle pour appuyer sur le bouton censure. Une censure qui, au bout du compte, il faut bien dire la vérité aux Français. C'est eux qui en payent la facture. C'est eux qui en vont payer la facture très chère. Le budget n'était peut-être pas parfait, mais il avait des avancées, il y avait des progrès, il y avait des réponses à leurs attentes. C'était par exemple plus de policiers, c'était des gendarmeries en plus, c'était plus de moyens pour la justice. Pour l'école, c'était plus de moyens également. Un budget qui augmentait, qui permettait d'ouvrir de nouvelles missions au service des plus fragiles. C'était ça la réalité de ce budget. Tout ça, ça s'arrête.
Sauf que tous ces arguments que vous... nous donnait ce matin, ils n'ont pas convaincu les députés qui avaient l'intention de voter la censure et qui, à la fin, ont voté la censure. Les 331 qui ont voté la censure hier. Ça veut dire que Michel Barnier s'est trompé, s'est planté ?
Non, ça veut dire surtout qu'il y a une irresponsabilité et du Rassemblement national et de la France insoumise. Parce que derrière, ce matin-là, quand on se réveille, l'Assemblée nationale, elle n'a pas changé, c'est la même, elle a la même composition. Il faut vraiment, là aussi, dire la réalité. Madame Le Pen, qui... elle a décidé de s'allier, de donner ses voix à la France insoumise avec laquelle elle est rarement d'accord. Elle est commandée, elle est dictée par son agenda judiciaire. C'est ça qui commande son agenda aujourd'hui politique. C'est son agenda judiciaire. Elle a le 31 mars 2025 en ligne de mire et on sait que d'ici là, elle peut faire exploser les institutions. C'est ça la réalité. Juste pour expliquer
ce qui est en train de se passer, les images que vous voyez là, en réalité, Michel Barnier a feinté et passé visiblement par une autre sortie pour l'Elysée. Donc l'entretien est terminé. à l'Elysée. On attend maintenant de savoir officiellement. Normalement, la démission a été remise et c'est terminé pour ce gouvernement-là, Barnier. Mais on attend officiellement. Mais l'AFP nous dit que Michel Barnier a donc quitté l'Elysée. Et c'est le convoi que l'on voyait au loin. Et il retourne à Matignon. Charles
? Oui, madame la ministre, je me permets de rebondir. En fait, je ne comprends pas bien qu'est-ce que la censure... Alors, vous dites que cette censure est liée au calendrier judiciaire de Marine Le Pen. En quoi la chute de votre gouvernement... a comme conséquence sur le calendrier judiciaire de Marine Le Pen. Ce n'est pas parce que Michel Barnier n'est plus à Matignon que Marine Le Pen va être condamnée ou non, qu'elle va avoir une exécution provisoire à sa peine d'inéligibilité. Non, je ne comprends pas bien.
dit au départ qu'elle ne voterait pas forcément la censure, elle s'est ralliée à France Insoumise. Encore une fois, ils se font la courte échelle l'un l'autre. On voit bien que l'un et l'autre sont des agitateurs, sont des artisans du désordre. Je suis désolée, sont des artisans du désordre. Enfin franchement, mettre la France en situation d'instabilité comme ça, pourquoi est-ce que brutalement ? Il faudra lui demander, vous lui demanderez. Pour nous à l'évidence,
elle
a un agenda judiciaire qui commande son agenda politique. C'est ça la réalité. Pourquoi mettre du désordre pour ces gens qui voulaient avoir tellement de respectabilité ? Il faut le dire à leurs électeurs. On l'entend bien maintenant quand on les interroge. C'est assez surprenant de votre part. Il est assez surprenant de votre part
et de la part, d'une manière générale, du bloc central, parce qu'on entend beaucoup le mot responsable. Il y aurait des irresponsables et des responsables et vous seriez la représentante des personnes qui sont responsables. Mais qui gouverne ce pays depuis sept ans maintenant ? Qui nous amène dans la situation dans laquelle on est ? Vous dites qu'il y a la France insoumise et le Rassemblement national qui avancent main dans la main. Il y a 331 députés qui ont voté la censure. – Énorme, je veux dire, à aucun moment vous faites un mea culpa, vous vous dites, nous ne sommes plus légitimes, il faut qu'il y ait une autre alternance, il faut qu'il y ait une autre… – Vous allez pouvoir répondre à une jeune tête,
j'ai simplement une image, une image à vous montrer, une image de Mathieu Coache, c'est Alexis Colleur, le secrétaire général de l'Elysée, qui raccompagne Michel Barnier à sa voiture, le Premier ministre qui est donc venu remettre sa démission à Emmanuel Macron, comme le vote de la motion de censure, hier l'exiger, voilà pour ces images au loin. – Au fond
de la grille, le secrétaire général de l'Elysée. voilà
absolument le secrétaire général de l'elysée alexis kohler avec michel barnier je vous laisse répondre à pierre jacquemin je ne tais
non je veux vraiment revient sur la censure qui s'est passé hier c'est vraiment ça avoir appuyé sur bouton de la censure c'est la plongée la france dans ce moment très difficile, très grave. C'est une mauvaise nouvelle, encore une fois,
pour la France, cette censure. Emmanuel Macron lui-même s'apprête à nommer un Premier ministre, les marchés boursiers se portent bien. Je ne comprends pas pourquoi vous dites l'argument du chaos, y compris vos alliés, des François Bayrou, etc. On dit non, non, mais il faut arrêter. C'est un moment grave, ok, mais ce n'est pas non plus la catastrophe.
Exactement, je viens de vous dire, c'est un moment difficile pour la France, c'est une mauvaise nouvelle pour la France, c'est une mauvaise nouvelle pour les Français. On peut trouver, le Premier ministre l'a dit hier, Vous trouvez que le budget était imparfait ? Qu'il était encore… amendable, qui n'était pas un modifiable. Ça a été le cas pendant les quelques semaines de discussion autour du budget. Mais au bout du compte, il y avait quand même des avancées pour les Français. Quand je vois, si vous voulez, la gauche, le gouvernement, notamment du côté du Parti Socialiste, qui en appelle, par exemple, à travers la voix de M. Jérôme Gage, à ce qu'on donne plus de moyens à nos EHPAD, et il a raison, on le sait tous, on est tous d'accord là-dessus, et que ce budget prévoyait d'embaucher 6500 personnels supplémentaires. Et qu'au bout du compte, il vote la censure. La censure, c'est un acte très fort. Mais le prochain Premier ministre peut reprendre cette même copie et
faire les mêmes
avances. Je ne dis pas le contraire, mais pendant ce temps-là, vous privez la France du gouvernement, vous privez la France du budget, vous la plongez dans une forme d'instabilité politique, c'est ça la réalité. Franchement, vous croyez vraiment qu'en ce moment, la France a besoin d'instabilité politique ? Mais pour avoir
les voix de la gauche et discuter avec la gauche, il aurait fallu faire le choix de discuter avec la gauche. Ce n'est pas le choix que vous avez fait, vous avez fait le choix de discuter avec le Rassemblement national, qui vous a coûté justement cette censure, parce que sinon, vous seriez encore ministre aujourd'hui.
Je ne peux pas entendre ça. On a discuté avec la gauche depuis le départ. Le Premier ministre l'a redit hier. Monsieur Barnier a reçu le président du groupe socialiste de l
'Assemblée nationale le lendemain de son intervention sur une chaîne. Il
avait demandé à recevoir M. Ford dès le départ, qui dès le départ lui a dit « je voterai la censure ». Moi, j'en appelle vraiment aujourd'hui. L'Assemblée n'a pas changé. Les Français nous ont demandé de discuter. On a discuté avec eux. D'ailleurs, il y a un certain nombre de textes transpartisans qui ont été votés à l'unanimité. Moi, j'ai défendu un texte au Sénat sur l'enseignement scolaire. C'était il y a quelques jours. unanimité sur plusieurs amendements qui ont été déposés. Donc il y a possibilité de converger. Ça veut dire aussi que chacun doit être capable de faire des petits renoncements pour pouvoir avancer. Et c'est ça qu'on demande aujourd'hui. La seule majorité qui vaille aujourd'hui, c'est celle qui va depuis la gauche républicaine jusqu'à la droite républicaine en passant par le bloc central. C'est ça. Il n'y a pas d'autre plan, il faut
le faire. Et vous imaginez, Anne Jeanneté, et ensuite je laisserai la parole à Guillaume Durand, vous imaginez un gouvernement possible, justement, entre la gauche de gouvernement et la droite de gouvernement en passant par les macronistes ? C'est possible, ça tient ?
Un gouvernement possible, en tout cas une majorité à l'Assemblée, qui, dès qu'il soit sur cet ensemble-là, et sur cette plateforme-là, qui permet de soutenir le gouvernement qu'aura choisi le président de la République, en qui je fais entièrement confiance.
Parce que je vous donne deux exemples. Vous disiez, on peut s'entendre, il peut y avoir une inimité, effectivement. — Éventuellement sur des sujets moins sensibles. Mais si vous voulez faire tenir dans une même pièce les socialistes et Laurent Wauquiez chez les LR, les socialistes vont vous dire abrogation de la réforme des retraites. LR, et vous, vous allez dire c'est hors de question. LR va dire on veut une nouvelle loi immigration. Les socialistes vont dire ah non, ça sert à rien. Donc quand on s'intéresse et quand on s'attaque au gros sujet, au sujet lourd, ça devient beaucoup plus compliqué. Il
faut tenir le son de ce qui s'est produit. Et je viens de le dire, il faut pouvoir se parler et pouvoir accepter des compromis, donc des renoncements. Il faut certainement aller plus loin. Et encore une fois, aujourd'hui, moi j'en appelle notamment à la gauche républicaine qu'elle puisse s'affranchir de la France insoumise. Un panneau qui continue à dire qu'elle veut être Premier ministre, enfin pas elle, mais quelqu'un issu de ses rangs et son programme, rien que son programme, je ne vois pas où elle trouve sa majorité. Elle n'a pas de majorité, de même que le Rassemblement national n'a pas non plus la majorité à l'Assemblée. Le seul plan possible, c'est une majorité à l'Assemblée, parce que l'Assemblée n'a pas changé. Aujourd'hui, on se réveille, c'est eux qui ont appuyé sur le bouton de l'ascension et qui doivent avoir la gouale de bois. Écoutez les discours qu'ils ont prononcés hier, tous vous prenez tel grand soir pour ce matin. Je suis désolée, ce matin, la décembre est strictement la même. Il va bien falloir qu'elle travaille au service des Français.
Quelle est la question ?
Aucune ? Je pensais que vous vouliez interroger la ministre Jeuneté. C'est pour ça que vous posez la parole. Sinon, c'est Pierre Jacquemin qui prend toutes les questions.
Je vais reposer la même question. Ça me paraît important. Est-ce que vous ne vous dites pas, compte tenu de l'échec, même si vous rejetez la faute aux oppositions aujourd'hui de la situation, est-ce que vous ne vous dites pas, quand même, il y a une coalition qui est arrivée en tête en juillet dernier, ça ne plaît pas à tout le monde, c'est certain, elle n'est pas majoritaire, tout le monde l'a bien compris, mais est-ce que vous ne vous dites pas, la balle est dans le camp du nouveau Front populaire, c'est à eux de formuler une proposition qui discute. avec vous. C'est logique. Je veux dire, à un moment donné, il ne faut qu'il n'y ait pas de censure si un gouvernement de gauche veut tenir. Donc, est-ce que vous ne vous dites pas, bon, M. Macron, M. le Président, il faut prendre la gauche à Matignon ? –
Mais les Français ont clairement dit qu'ils le rejetaient aussi, puisqu'ils ne les ont pas non plus mis en tête, que je sache. – Personne, vous n'avez même personne. – Et Mme Plano a encore pris la parole hier en disant qu'elle ne voulait pas bouger de son programme. Je ne vois pas comment on peut avancer. L'Assemblée, elle est la même. Elle n'a pas bougé. – Depuis hier, le Parti Socialiste et les écologies vous
proposent un certain nombre de petits deux. La solution se
trouve depuis la gauche républicaine et j'espère bien que le parti socialiste au sein duquel même Marine Tondelier hier s'est exprimé a proposé qu'on se mette autour de la table, tout comme Gabriel Attal l'avait fait dès le mois de juillet. D'ailleurs, il avait dès le mois de juillet proposé de se mettre autour de la table pour trouver sur quoi on pouvait converger et avancer parce que c'est ce que les Français nous demandent. On a besoin d'un budget.
Puisque vous évoquez Marine Tondelier, son parti a mis sur la table un centre prioritaire. Parmi eux, revenir sur la réforme des retraites. Oui ou non, pour vous ? Ce n'est pas à moi de discuter. Est-ce que vous êtes favorable ? Vous allez
retrouver les rangs de la chamblée. J'entends ces positions. Vous connaissez les nôtres sur la terre. Je crois qu'il faut... Nous avons à l'évidence des divergences, et même pas des nuances, c'est des divergences sur ce sujet-là, mais au bout du compte, il faut répondre à l'attente des Français. Mais donc on ne revient pas sur la réforme des retraites ? Il faut arrêter de prendre les Français pour des idiots. Les Français savent très bien qu'il faut qu'on travaille plus, qu'on ne peut pas trouver de l'argent magique. Et nous, nous avons toujours été, et je défends, et nous défendons, une politique de croissance dans laquelle nous distribuons l'argent que nous avons et pas l'argent que nous n'avons pas. Ça, c'est la réalité. Donc vous ne revenez pas sur la réforme des retraites ? Dans le budget, ce n'est pas la réforme des retraites. Le budget, c'est répondre aux attentes des Français. En matière de sécurité, en matière d'école, en matière de santé. C'est ça la réalité. En matière de justice fiscale. Je vais vous donner un exemple. Sur la taxation des plus fortunés, notamment des grandes entreprises. Vous vous rappelez qu'on était tout à fait opposés à ça. Et finalement, on a bougé là-dessus. Donc comme quoi, il y a des sujets sur lesquels on peut faire des compromis, on peut avancer. C'est ça qu'il faut trouver. Je n'ai aucun doute que quand on est engagé en politique et qu'on a envie de servir la France, en tout cas comme moi je le fais depuis le début, je suis certaine que c'est ce que l'ensemble de ceux qui sont depuis la gauche républicaine jusqu'à la droite républicaine pensent aujourd'hui. Et c'est ce qu'il faut faire. Écouter les Français et leur répondre. Tous les Français, sans exception.
retente ma chance, Guillaume Durand. — Quelle est la question ? — Alors moi, j'ai une question, Anne-Jeuneté. Est-ce que vous dites, notamment comme Yalbron-Pivé ce matin, que le président de la République doit aller vite pour trouver un premier ministre ?
Je fais confiance au président de la République qui saura définir quel est le calendrier à choisir. Vous savez, aujourd'hui, la durée qui m'inquiète beaucoup plus, c'est la durée jusqu'à laquelle on pourra enfin avoir une loi de financer un budget pour l'année 2025. Et là, on sait que constitutionnellement... À part la loi spéciale qui n'est pas un vrai budget, le vrai budget ne doit attendre plusieurs mois, jusqu'à trois mois. Donc c'est ça, la durée. – Mais en
gros, le choix il est assez clair, c'est soit Emmanuel Macron nomme tout de suite un Premier ministre, on vous soumettra peut-être des noms dans un instant, mais nomme tout de suite un Premier ministre, ou alors laisse se faire ce qui est en train de se passer éventuellement et ce qu'appellent de leur vœu un certain nombre qui disent peut-être qu'il faut qu'on discute, du côté de Gabriel Attal, du côté de Marine Tondoli, etc. Peut-être laisser le temps à cette discussion-là de se faire. Avant de choisir un Premier ministre, quelle est votre préférence ?
C'est le choix du Président de la République et de lui seul. Je n'ai pas de conseil à lui donner. Mais il n'est pas là.
Mais vous pouvez avoir une préférence. Je
n'ai pas à mettre de préférence. Je suis à la disposition. Ce n'est pas moi qui vais lui dicter sa conduite. C'est lui et lui seul qui le sait et qui sort à faire. Vous ferez avec le Premier ministre qu'il vous donnera. Je lui fais entièrement confiance. Mais ce n'est pas ma question. Vous ferez avec le Premier ministre qu'il vous donnera. Je lui fais entièrement confiance. Je lui ai fait confiance pour M. Barnier, dont je veux saluer encore une fois. L'engagement, franchement, il était très courageux parce qu'on prend des coups quand on est là. Ça ne vous aura pas échappé. Au bout du compte, il a présenté un budget. Est-ce que vous estimez que vous pourriez,
compte tenu de la situation, continuer à être ministre ?
Je vous réponds vraiment et c'est vraiment ma conviction. Moi, je me suis engagée. Pour servir mon pays, je me suis engagée parce que je voulais lutter contre le Rassemblement national, pouvoir dire à mes enfants plus tard, à mes petits-enfants, les yeux dans les yeux, j'ai essayé quelque chose, je me suis engagée, j'ai essayé, je reste sur cette ligne-là. Vous ne vous posez pas la question de votre
légitimité compte tenu de la situation dans laquelle on est ? Ma petite personne
n'importe peu, ce qui compte c'est l'intérêt des Français, c'est l'intérêt de notre pays. Et aujourd'hui, la censure qui a eu lieu hier, encore une fois, c'est une très mauvaise nouvelle pour le pays, très mauvaise nouvelle. Regardez simplement la une de vie économiste ce matin. Ah ben regardez
! Alors là, c'est formidable. On vient de me dire, la une est prête. Regardez, la une de The Economist, effectivement, se merde à la une du magazine anglo-saxon et qui explique que la France fait un pas vers l'inconnu. On a d'autres unes ce matin. Donc il y a The Economist, il y a El País également que l'on va voir apparaître, journal espagnol. La France reste sans gouvernement parce que oui, je parle espagnol, Guillaume Durand, je vous remercie. La France se retrouve sans gouvernement. Eux sont
des spécialistes.
Oui, vous parlez des bêtes. pour le soir. Non, je
parle des
espagnols. Des espagnols aussi, parce que les belges aussi. Un renversement historique. Un renversement historique nous dit le soir. On va écouter ce qui se disait ces dernières heures du côté des chaînes italiennes allemandes. Sky News en Italie et la RD en Allemagne. Écoutez.
À la une de notre journal, la crise politique profonde en France. L'Assemblée nationale a voté hier pour la première fois depuis 1962 une motion de censure à l'encontre du gouvernement dirigée par le Premier ministre Michel Barnier. Il était en poste depuis seulement trois mois.
Bonjour à tous, voici le journal. Le gouvernement français de centre droit a été renversé. L'Assemblée nationale a voté une motion de censure déposée par l'opposition de gauche. Le Premier ministre Michel Barnier avait auparavant lié l'adoption du budget à un vote de confiance.
On est évidemment regardé à une jeuneté. Qu'est-ce que vous craignez pour la place, pour le poids de la France
est évident que c'est beaucoup d'inquiétudes. Vous savez, on était depuis plusieurs années le premier pays en termes d'investissement étranger en France. Ce sont des investissements qui, derrière, créent de l'emploi en France, créent de la valeur, créent de la richesse, répondent aux attentes de nos concitoyens. Et là, aujourd'hui, évidemment, vous êtes investisseur étranger, vous posez des questions. poser des questions sur l'avenir, sur la stabilité du pays. Ça n'est pas le chaos, on est bien d'accord, mais les questions se posent, elles sont légitimes. Et donc, je pense qu'en ce moment, quand on a été capable de donner une telle image positive au moment des Jeux Olympiques, quand on est capable de donner une telle image au moment de la réouverture de Notre-Dame, on sent qu'il est normal que l'étranger se pose des questions sur le pays, notre pays. Vous savez, moi, en voyageant, j'ai vu des endroits au plus loin, dans les contrées les plus retirées, la France fait rêver. La France fait rêver, il faut qu'on puisse continuer à faire rêver, rêver aussi nos concitoyens. J'en reviens à eux, car aujourd'hui, l'image de la France à l'étranger, il y a beaucoup de questions qui se posent, mais nos concitoyens s'en posent aujourd'hui. Encore une fois, en juillet dernier, que nous ont-ils demandé ?
Quelles questions se posent-ils ? On va aller avec Vincent Vieillard dans le Nord à la rencontre d'un certain nombre de Français. Vincent, vous leur avez posé la question de savoir comment ils se sentaient ce matin après ce qu'il s'était passé hier.
Eh bien ici, à Ether, sur le marché, c'est vrai qu'il y a plusieurs avis différents d'un côté. On a ceux qui sont déçus, qui auraient aimé que Michel Barnier ait plus de temps à Matignon. Et puis il y a ceux qui attendaient cette censure, cette démission du Premier ministre. C'est le cas ici de pas mal d'électeurs du Rassemblement national qui disent qu'il n'avait pas été entendu au moment de la nomination de Michel Barnier à Matignon. Et eux, eh bien pour eux, ce budget qui n'est pas voté, ce gouvernement censuré, eh bien c'est peut-être même un... un nouveau Premier ministre, ça annonce un avenir. Eh bien, il ne sait pas vraiment le définir. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'ici, tout le monde ne voit pas les prochains jours d'une même façon. Écoutez, c'est Nordiste rencontré par Pauline Delevoye.
va repartir dans une période d'instabilité et c'est quand même dommage que les élus pensent plus à leurs petites personnes qu'à l'avenir de la France et des Français. Moi, je serais Emmanuel Macron, je le renommerai Michel Barnier. Oui, parce que je trouve qu'il a fait des concessions, il a essayé de bien faire le job.
Il n'y a aucune inquiétude pour moi. Les gens, ils sont facilement impressionnables avec ce qu'on entend à la télé, mais pour moi, il n'y a aucune inquiétude derrière.
De toute façon, à partir du moment où les Français ont voté le renseignement national, il y a plus de 11 millions d'électeurs de votants. Je ne vois pas pourquoi on a eu un gouvernement de droite.
s
'assemblent tous pour avoir quelque chose de concret. Mais là, ils n'ont pas voulu s'assembler. Voilà, maintenant, c'est fini.
Et vous l'avez bien compris, donc ici, le grand jeu ce matin, c'est les pronostics à savoir quel nom sera celui du prochain Premier ministre. Ils attendent tous en tout cas de le savoir. Merci à
vous, Vincent Vieillard. Guillaume Durand.
Oui. Vous voulez que je vous repose une question ? Non, mais je vais faire un petit commentaire sur, par exemple, la presse internationale. N'oubliez pas, par exemple, quand on parle de The Economist, de ce qui s'est passé en Angleterre après la décision de Cameron, qui est un peu l'erreur de Macron sur la dissolution. Cameron, c'était le Brexit. Oui, c'était le Brexit. Qu'est-ce qui s'est passé ? Je ne parle pas en termes du Premier ministre. Vous avez eu Lee Strauss, vous avez eu Boris Johnson, vous avez eu Richie Sunak, vous avez Kestamer. Donc tout d'un coup, il y a eu une querelle du Premier ministre pour essayer de surmonter la crise. Donc on va rentrer dans une logique qui est à peu près la même que celle-là. Pour poursuivre, j'allais dire, la page Barnier, malheureusement, je pense qu'elle est d'abord et avant tout tournée, la page Barnier, et que du point de vue d'Emmanuel Macron, qui n'a pas eu toujours de très bonne relation avec Michel Barnier, je parle en termes de travail, ce qu'il va essayer de faire, c'est probablement reprendre les mêmes dossiers, reprendre les mêmes problèmes, la dette, reprendre les mêmes problèmes que ce sont ceux de la majorité parlementaire, mais avec quelqu'un avec qui il a peut-être plus de confiance, ce qui voudrait dire qu'il s'est trompé, qui mentira ou en tout cas avec quelqu'un qui tentera de mener à bien cette mission qui est celle de l'arc républicain dont vous parliez tout à l'heure. Une mission qui consiste à retrouver des gens. dans un gouvernement et dans une majorité, à l'exception du Front National et à l'exception de LFI. Parce que je pense à ce que disait tout à l'heure notre ami concernant, mais pourquoi on ne reprend pas justement la gauche telle qu'elle s'est présentée au départ, c'est-à-dire en gros le gouvernement Lucie Castex ? C'est parce qu'à l'intérieur du Parti Socialiste, historiquement, on sait très bien qu'il y a des gens qui sont... pro-libéraux et sociodémocrates et des gens qui sont sur la même ligne économique que LFI. Et c'est de ceux-là dont Emmanuel Macron ne veut pas. Mais à l'intérieur du Parti Socialiste, ceux qui acceptent la loi du marché, et ça a été le cas de tous ceux qui ont été au pouvoir, Lionel Jospin, François Hollande et François Mitterrand, à partir du moment du tournant de la rigueur en 1983, il n'y a aucune raison qu'ils ne les mettent pas dans un gouvernement. Je vous rappelle que... Pour ce qui est du débauchage, on a tout à l'heure cité ceux qu'avait fait Emmanuel Macron, mais Nicolas Sarkozy est allé chercher Bernard Kouchner, François Mitterrand, c'est le vieux qui parle, il est allé chercher Jean-Pierre Soissons. Ce n'est pas une nouveauté, cette affaire-là. La nouveauté, c'est de trouver quelqu'un qui, pour reprendre la fameuse franchise de qui vous savez, c'est quelqu'un qui va aboutir à une mission impossible. Et celui-là, vous aviez une liste tout à l'heure magnifique d'ailleurs. C'est comme ça que va se présenter la discrimination et le choix du président de la République. Mais lui, je parle sous le contrôle de Léla, qui connaît ça par cœur et qui les voit toute la journée, lui aujourd'hui... Plus on ne le titille pas, plus il est mélancolique, plus on le cherche, plus il est en forme. Donc il a beau encaisser les défaites, c'est-à-dire les européennes, les législatives et cette censure, il n'a absolument pas l'intention, et d'ailleurs les Français lui reprocheraient, de quitter le pouvoir. Il pourrait être amené à quitter le pouvoir s'il reperdait après une deuxième dissolution. Mais on n'en est pas là.
Adjante, est-ce que vous seriez prête à être dans le même gouvernement que des socialistes par exemple
Si le président de la République me demande d'y être, je répondrai à sa demande. Vous n'auriez pas
de problème avec ça ? À être avec des socialistes, des écologistes
? Si le président de la République valide un gouvernement et choisit un gouvernement dans lequel on a effectivement toutes ses personnalités depuis la gauche républicaine jusqu'à la droite républicaine en passant par le bloc central, nous y avons chacun notre place sur un projet qui, encore une fois, répond à la capacité de l'Assemblée qui n'a pas changé. de valider, d'accompagner les projets que le gouvernement lui présentera.
On va retrouver Loïc Besson en direct de Matignon. Loïc, j'ai quand même une question. On a bien vu tout à l'heure Michel Barnier quitter l'Elysée et retourner là où vous êtes à Matignon. Il a démissionné ou pas ?
'était un rendez-vous pour remettre sa démission. Alors officiellement, silence radio de Matignon. Je ne pourrais donc pas vous le confirmer du côté de Matignon. Ça ne saurait tarder dans quelques minutes. Mais enfin, cet entretien, il a été quand même relativement long. Plus d'une heure en tête à tête avec Emmanuel Macron, le président de la République, qui a ensuite raccompagné Michel Barnier sur le perron de l'Elysée. Et puis Michel Barnier s'est entretenu plusieurs minutes avec le secrétaire général. de l'Elysée, Alexis Colleur, avant de rentrer dans sa voiture et de rentrer dans son cortège. Et en quelques minutes, hop, c'était fait. Retour à Matignon. Michel Barnier, qui semble donc avoir remis sa lettre d'émission à Emmanuel Macron, vous donnera bien sûr plus d'informations dès qu'on en aura. Il est désormais en charge de gérer les affaires courantes. Maintenant, reste à savoir pendant... Combien de temps ? Tous les signaux indiquent que cela devrait se faire rapidement. En tout cas, Michel Barnier, les cartons devraient être rapidement faits. Il n'a pas d'affaires personnelles ici parce qu'il n'a jamais habité à Matignon. Il n'habite pas loin et il savait son temps, son bail comptait quoi qu'il arrive.
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