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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Et notre invitée politique ce matin, c'est Nathalie Delattre. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous, ministre des Relations avec le Parlement. Vous êtes également la présidente du Parti radical. On va parler évidemment avec vous pendant une bonne vingtaine de minutes. Une interview en partenariat avec la presse régionale, représentée par Christelle Bertrand, du complet des pêches. Bonjour Christelle. Bonjour Yann. Bonjour. On a évidemment beaucoup d'actualités parlementaires à voir avec vous, Nathalie Delatte. Mais d'abord, l'actualité politique. Ce sont ces 5 ans de prison et 5 ans d'inéligibilité, applicables immédiatement, qui ont été requis contre Marine Le Pen dans le procès des assistants parlementaires européens du Front National. Gérald Darmanin a réagi. Il a dit qu'il serait profondément choquant que Marine Le Pen soit jugée inéligible. Combattre Marine Le Pen se fait dans les urnes, pas ailleurs. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
Écoutez, moi, je trouve profondément choquant de commenter une décision de justice, ce que je ne ferai pas, effectivement. – Qui n'est pas encore une décision. – Non, bien sûr, mais c'est la réquisition du parquet qui représente les intérêts de la société. Donc on est quand même dans le processus judiciaire, nous verrons quelle sera la décision des juges, puis de toute manière, c'est un feuilleton qui va continuer. Nous avons ensuite un appel pour voie en cassation, donc on est loin de la décision.
Gérald Darmanin, il vous choque
? – Oui, parce que je pense qu'à un moment donné, nous ne sommes pas là pour commenter les décisions de justice. Je crois qu'il y a un temps politique, il y a un temps judiciaire et nous verrons ce que donnera ce temps judiciaire et qu'elles seront. – Effectivement, les suites données, d'abord par l'intéressée elle-même, par sa famille politique, et nous pourrons commenter.
– Sans commenter une décision de justice, vous pouvez commenter le paysage politique français, le fait que les électeurs du Rassemblement national puissent ne pas être représentés en 2027, ce n'est pas un problème, ça ne creuse pas encore un peu plus le fossé qui est en train de s'établir entre les Français et le monde politique.
– Vous savez, la politique fiction, c'est toujours compliqué, mais je pense qu'une famille politique, moi j'ai une famille politique, je ne suis pas la seule dans ma famille. politique, c'est-à-dire que si je ne suis pas présente à une élection, j'aurai quelqu'un d'autre de ma famille politique qui pourra l'être. Et je pense que le Rassemblement National ne manque pas de candidatures possibles. Donc je pense que ce n'est pas la fin d'un parti politique parce que l'un des membres ne
peut pas se présenter, il me semble. – Mais la question que pose Gérald Darmanin, c'est est-ce que c'est à la justice de trancher qui doit être candidat à une élection ? – Mais en fait, la justice,
elle
n
'est pas en train de trancher la candidature à une élection présidentielle de 2027. Elle est en train de prendre une décision par rapport à des faits, par rapport à une loi et je pense que la loi s'applique à tout le monde. – On parle du budget ?
Très bien. Qui arrive dans sa forme initiale au Sénat. Est-ce que, d'un point de vue démocratique, il est normal que le Sénat étudie un texte qui ne prend pas en compte les modifications qui ont été faites à l'Assemblée et qui n'ont pas été validées par le gouvernement ? – Écoutez, en tout cas,
c'est normal constitutionnellement. – Oui, tout à fait. – Les textes constitutionnels le permettent. Et en fait, l'Assemblée nationale ne s'est pas organisée pour arriver à la fin de ces 20 jours constitutionnels d'études
à trancher et à voter. – Mais certains amendements ont été votés, à une large majorité, ils ne seront pas étudiés par le Sénat. – Et non, parce que c'est normal. –
Effectivement, la procédure telle qu'elle se déroule permet de prendre le texte… du gouvernement. et de l'agrémenter des amendements qui ont reçu un avis favorable du gouvernement et qui vont être choisis par le gouvernement. Pourquoi ? Parce qu'à un moment donné, le gouvernement a fait tout pour faire en sorte que le débat ait lieu. La méthode Barnier, c'est remettre au centre des institutions le parlementarisme, le bicamérisme, ne plus être dans l'hyper-présidentialisation. Donc nous voyons bien que les discussions ont eu lieu, mais on arrive à avoir près de 35 000... d'impôts de taxes, de taxes supplémentaires, 35 milliards de taxes supplémentaires, ce qui n'est pas effectivement le quantum que nous avions dessiné. 60 milliards mais avec 40 milliards d'économies qui seront faites sur les services de l'État et 20 milliards sur des taxes exceptionnelles. Donc vous voyez qu'on est loin quand même de ce que nous avions dessiné et ce qui est supportable pour les Français. Donc à un moment… Données, effectivement, j'ai activé, le gouvernement active le 47.1, puisque nous sommes arrivés au bout des jours qui sont à voir pour le PLFSS, par exemple, qui sont à voir. Le budget de la sécurité sociale. Pour le budget de la sécurité sociale, pour le transmettre ici au Sénat. Et pour le PLF, c'est une partie 1 des recettes qui, effectivement, est rejetée parce qu'elle ne correspond pas à ce que nous pouvons attendre d'un budget responsable pour les Français. Donc ce qui fait que la procédure nous amène à transmettre au Sénat, Sénat qui doit avoir un minimum de jours constitutionnellement aussi pour étudier en commission, puis étudier en hémicycle. Donc nous sommes dans le respect constitutionnel des jours de consultation et d'études pour les uns et les autres
de ces deux textes budgétaires. – Le Sénat qui est plutôt favorable à la version initiale du gouvernement, mais pas surtout, par exemple, le Sénat ne veut pas de la hausse de la taxe sur l'électricité. et soutenir cette position du Sénat, le gouvernement ?
Et nous verrons, ce que nous avons fait à l'Assemblée nationale, c'est de discuter et de prendre, je l'ai bien vu, Laurent Saint-Martin, à certains moments, a émis des avis de sagesses et non pas des avis défavorables pour faire vivre le débat. Ce qui est intéressant, c'est que nous aurons à un moment donné une commission mixte paritaire où se retrouveront les députés et les sénateurs pour confronter aussi leurs avis. Je pense que c'est un processus
normal. – Mais là, sur la taxe… Sur la hausse de la taxe d'électricité, on n'a pas encore la position du gouvernement ? Est-ce que là, il y aura un avis favorable, il y aura un avis de sagesse ou ce sera défavorable ? – On va voir parce qu
'encore une fois, ce qui a été indiqué par Michel Barnier, c'est le quantum que je vous ai rappelé tout à l'heure sur les 60 milliards, 40 milliards et 20 milliards. – Là, c'est compensé les propositions du Sénat. – Voilà, tout à fait, nous verrons quel type de compensation. Mais vous savez, à l'Assemblée nationale, on nous a proposé de compenser parfois sur les collectivités locales et territoriales. n'étaient pas l'objet, en tout cas, de l'État, du gouvernement, de ponctionner 3
milliards de plus
aux collectivités locales et territoriales. On peut toujours compenser. Nous allons regarder si les gages sont crédibles et si effectivement ils sont compensés. Mais là, en l'occurrence, ce serait compensé par une taxe sur le gaz. C'est acceptable, ça ? Écoutez, le gaz est devenu un gros mot. Moi, j'inaugure beaucoup de méthaniseurs, de gaz vert. Donc, à un moment donné, il faut regarder, il ne faut pas pénaliser le gaz vert non plus. Donc, si nous pouvons dissocier, pourquoi pas ? Mais après, vous savez très bien que les dissociations sont parfois compliquées.
– Alors, autre proposition que le Sénat va devoir étudier, c'est une demande qui est plutôt faite par les macronistes qui souhaitent renoncer à l'abaissement des exonérations de charges patronales. Est-ce que vous allez soutenir cette démarche ou pas ? Et quelle est la position du gouvernement là-dessus ?
Bien, Michel Barnier a dit qu'il effectivement ferait des bougées parce que nous avons un socle commun qui a plusieurs demandes. Vous l'avez vu récemment, nous sommes parvenus à un accord avec une partie du socle commun qui avait cette demande sur les retraites et l'indexation des retraites. Nous sommes en train de travailler à se bouger sur les charges du travail. Donc oui, nous souhaitons parvenir. Renaissance et Gabriel Attal notamment a fait des propositions. Le groupe EPR de l'Assemblée nationale a fait des propositions. Nous sommes en train de regarder quelles sont les alternatives qui ne pénalisent pas. Parce que vous savez, les dommages collatéraux, des fois on peut avoir la bonne idée et puis on ne s'aperçoit pas qu'on a un effet pervers ou un dommage collatéral. Donc on est en train d'évaluer tout ça parce que nous avons eu très beau temps pour élaborer ce budget. Et c'est vrai que les discussions nous permettent aussi… au fil des jours et des semaines qui passent, de pouvoir revoir ce budget, de pouvoir le rééquilibrer, de pouvoir le rendre encore plus juste, puisque ce qui nous importe aussi, c'est de pouvoir préserver les plus fragiles.
Sur les collectivités, vous en parliez il y a quelques instants. Alors ce n'est pas le Sénat qui va allogir la charge des collectivités, bien au contraire. Ils disent 5 milliards d'économies, c'est trop. Dans le contexte actuel, ça va péniliter l'investissement. Est-ce que vous comprenez la position des sénateurs ? Et est-ce que là-dessus, le gouvernement est prêt à bouger et à demander moins en collectivité ? Je comprends d'autant plus la
position des sénateurs, puisqu'il y a quelques semaines, j'étais dans cet hémicycle. Et qu'effectivement, j'aurais, comme la majorité de mes collègues, expliqué que la charge était trop lourde. Et surtout qu'il y avait des règles sur lesquelles il est difficile de revenir, comme le FCTVA. Donc je pense que nous allons être très à l'écoute. Nous sommes la semaine prochaine dans le Congrès des maires. Michel Barnier a demandé... à ses ministres concernés, de rencontrer l'ensemble des associations des élus, qu'ils soient des départements, des maires, des intercos, des régions. Michel Barnier a lui-même reçu la plupart de ses associations. Il fera des déclarations aussi au Congrès des maires. – Donc il y aura des annonces jeudi prochain au Congrès des maires ? – Nous aurons des annonces au Congrès des maires, mais surtout des réalisations concrètes dans les avancées du budget. Donc on
reviendrait, le gouvernement reviendra sur ces 5 milliards.
En tout cas, nous souhaitons regarder quelles sont les alternatives possibles. Et Michel Barnier a bien compris, notamment la charge sur les départements, qui versent des aides directes à des gens qui sont fragilisés par la vie, et de regarder avec attention
toutes ces problématiques. Donc les départements pourraient être exclus du dispositif qui est prévu par le gouvernement pour demander aux grandes collectivités de faire un effort particulier ? En tout cas,
tout ça est à l'étude. Aujourd'hui, nous découvrirons au fil des discussions du Sénat ce que nous pourrons améliorer. – Et vous discutez aussi
avec le groupe Macroni sur ce sujet, parce qu'eux demandent à ce que plus d'argent soit ponctionné sur les collectivités locales. – Oui, c'est ce que je vous disais tout à l'heure. – Donc ça ne crée pas
d'étention. – À l'Assemblée nationale par exemple, certains avaient comme velléité de pouvoir gager encore plus sur les collectivités locales et territoriales. – Certains c'est votre camp quand même. – Pardon ? – Certains c'est votre camp. – Certains sont de notre camp, mais bon, ils sont à l'Assemblée nationale, ils n'ont pas le même prisme et nous n'avons pas le même collège électoral. Donc il est vrai que nous avons expliqué notamment… groupe EPR que s'ils avaient des lignes rouges, nous avions aussi estimé que la contribution de 5 milliards était un maximum dans les économies que peut faire l'État.
Autre proposition du Sénat pour faire des économies, les sénateurs proposent de réduire d'un milliard d'euros le budget de formation des enseignants. Est-ce que c'est un bon signal envoyé au monde enseignant qui a déjà vu un certain nombre de postes supprimés dans le budget et plus globalement aux Français qui s'inquiètent du niveau dans les établissements scolaires ?
Non, je crois que de toute manière, parler de formation et soutenir la formation est toujours quelque chose d'important. Après, moi je le vois bien pour la formation des élus, le dispositif de formation des élus mis en place aujourd'hui connaît des problèmes de fonctionnement. La Caisse des dépôts et consignations a plus de X millions en caisse et n'arrive pas à débloquer ses fonds pour former. Donc je pense… ce qu'après ce n'est pas la formation qui est en cause, c'est est-ce qu'effectivement le système est efficient ou pas. Donc je pense qu'on ne peut pas reprocher des évaluations d'efficience d'outils et ensuite de pouvoir regarder si nous pouvons les améliorer et si nous pouvons mieux les utiliser. Ou à un moment donné, quand effectivement vous avez des disponibilités, est-ce qu'ils peuvent servir ? Est-ce que ces disponibilités peuvent venir ? absolument pas en cause la qualité de la formation et la formation. Je pense qu'après, c'est est-ce qu'il y a efficience ou pas des outils ? Et je pense qu'il faut, dans tous les domaines, pouvoir évoluer, évaluer les politiques publiques et les rendre encore meilleurs pour être
encore meilleures dans les formes. – Entre les suppressions de postes et les diminutions du budget de formation, est-ce que ce ne sont pas les enseignants finalement qui payent les économies de ce budget ?
– Je pense qu'aujourd'hui, nous ne pouvons pas affirmer… qu'il y a suppression de postes, que nous avons rogné sur la formation, le budget n'est pas passé, il est en discussion. Donc tout ça, ce sont effectivement des sujets qui vont être discutés. Et je fais confiance aussi au Sénat, qui même s'il est dans une large majorité gouvernementale, verra tous les sujets, vous pouvez leur faire confiance. – Dernière question sur ce texte, Mestelle ?
Oui, si l'on revalorise les pensions de retraite, comme Laurent Wauquiez l'a annoncé au mois de janvier, si l'on rétablit les exonérations de charges et que l'on poctionne… ce que vous souhaitez des collectivités locales, où est-ce qu'on trouve des sources d'économies, puisque ça a été annoncé comme nécessaire ? Par exemple, il a été évoqué la possibilité de supprimer un jour férié, est-ce que le gouvernement y est favorable ? Michel Barnier a dit qu'il n'était pas... – Non. – Il n'est
pas enthousiasmé parce que Michel Barnier, c'est la méthode, comme je vous l'ai dit, du dialogue. Effectivement, en la matière, c'est le dialogue social qui doit primer. C'est cette résonance entre les entreprises et leurs salariés qui doit d'abord s'exprimer. Et pour l'instant, nous n'avons pas eu en la matière, nous n'avons pas lancé de dialogue social. Pour Michel Barnier, oui, c'est prématuré de pouvoir aujourd'hui affirmer ce type de choses. D'autant qu'en fait, il y a aussi l'augmentation du temps de travail qui est une possibilité. Donc on a peut-être plusieurs… L'augmentation commence et revenir sur les 35 heures ? Alors, vous savez, c'est… Revenir à un quantum qui est de 1 700 heures travaillées, c'est 15 secondes de travail supplémentaire par jour. Mais encore une fois, ça, ce sont des propositions qui sont faites par d'autres groupes. Donc, on voit bien qu'il y a plusieurs propositions. – Ce n'est pas comme si le général d'Armanin mène fin aux 35 heures. – Il y a plusieurs, bien sûr que non. Il y a plusieurs propositions sur la table. Je pense que là, en la matière, il revient d'abord d'interroger le dialogue social, de revenir vers les… syndiqués de salariés vers les syndicats patronaux et de pouvoir prendre le temps d'étudier. – Ce serait quoi allonger le temps de travail ? – Comme je vous le dis pour l'instant, ce sont des hypothèses qui sont émises par des groupes. – Mais quelle est l'hypothèse en l'occurrence de regarder quelle est la possibilité de pouvoir, pourquoi pas, récupérer une marge financière par rapport à ce bien-là ? Mais encore une fois, ce n'est pas en tout cas dans les radars du gouvernement. des propositions qui peuvent compenser à un moment donné, mais nous ne sommes pas, en tout cas, ni dans une enveloppe, ni dans
l'autre pour le moment. – Donc pas de suppression de jours fériés, mais peut-être des journées plus longues ou des semaines plus longues.
Le Sénat, 17h de plus par an pour rémunérer la République, c'est bien ça ou pas ? –
Pour l'instant, ce n'est pas une proposition du gouvernement, ce sont des propositions qui sont faites par des groupes politiques. que nous verrons et nous aurons l'occasion de nous exprimer en hémicycle et d'expliquer la position du gouvernement en la matière. Un dernier mot, le 49.3, il est inéluctable à l'issue de la commission mixte paritaire ? Mais non, il n'est pas inéluctable. Je crois qu'aujourd'hui, on a prouvé que nous arrivions à faire vivre ce dialogue, que nous poursuivions effectivement les débats. Aujourd'hui, ce débat va se faire PLFSS puis PLF en commission et en hémicycle du Sénat. La méthode, elle est très pragmatique, vous l'avez vu. Au fur et à mesure, nous avançons. Donc vous dites qu'on peut encore échapper au 49 .3 ? Oui. – Oui, je crois que vous savez, les Français attendent de nos parlementaires et du gouvernement qu'ils trouvent un compromis. Je crois que c'est le maître mot depuis le départ, puisque nous savons que nous sommes dans une majorité très relative, c'est la commande des Français, c'est essayer de trouver la façon dont vous pouvez fonctionner, essayer de trouver la façon de doter la France d'un budget. – Vous redoutez la censure à l'issue de ces discussions budgétaires ? – Vous redoutez la censure du gouvernement à l'issue de ces discussions budgétaires ? – Non, nous ne redoutons pas. Je crois que quand nous avons effectivement dit oui à Michel Barnier, nous avions en nous le fait que nous étions en CDD. Et nous le savons de toute manière. Donc au gouvernement, je crois qu'on a plutôt fait acte de courage de dire que nous avions un temps utile. Notre mission première, c'est de doter la France d'un budget. Et voilà, notre horizon est là. Mais notre horizon est déjà aussi de celui de pouvoir… aborder des réformes structurelles qui iront au-delà de 2027, 2029 et bien plus loin. Donc nous sommes dans cette double mission, mais nous savons aussi que nous sommes tenus à des
motions de censure. Un mot sur le calendrier parlementaire avant de parler des relations avec le Parlement. Il y a le texte sur la fin de vie qui doit revenir. Vous nous confirmez qu'il reviendra le 27 janvier à l'Assemblée nationale
? Oui, je vous le confirme, à l'initiative du gouvernement. C'était vraiment une demande de Michel Barnier qui s'intéresse à ce sujet et il sait que c'est un sujet d'accueil. c'est une préoccupation de beaucoup de Français. Et effectivement, nous avons dégagé ce temps-là dans l'agenda parlementaire, en tout cas à l'Assemblée nationale pour le 27 janvier. – Et vous visez une adoption définitive à quelle échéance ? – Vous savez, ça c'est le genre de texte où les procédures accélérées ne sont pas requises. Et nous prendrons le temps de faire la navette. Le Sénat aura à un moment donné l'inscription de ce texte. Il prendra le temps de l'étudier. – Avant l'été au Sénat ? Écoutez, nous avons plusieurs textes aussi importants sur la simplification de la vie économique, sur la loi d'orientation agricole qui est aussi très attendue, le narcotrafic, puisque aujourd'hui nous avons un excellent rapport transpartisan d'Étienne Blanc et de Jérôme Durin qui montre jusqu'à quel point nous sommes rongeurs. par ce mal du narcotrafic en France. Donc ce sont des textes aussi qui sont très importants et qui seront à l'ordre du jour du Sénat. – Écoutez, de toute manière, je ne vois pas le Sénat ne pas prendre le texte dans cette année. – Il
y a un autre texte qui a été interrompu par la dissolution et qui est important, c'est la loi sur le logement. Est-ce qu'il va revenir dans le calendrier parlementaire, ce texte ? – J'attends effectivement
que Valérie Létard puisse positionner son texte, en tout cas finir la rédaction de son texte. Ici au Sénat, nous avions préparé déjà les amendements du logement abordable, donc effectivement… – Mais ça veut dire qu'il y aura un autre texte ? – Ce n'est pas le
texte qui
était déjà dans les tuyaux parlementaires. – Je pense que ce n'est pas le texte initial, parce que Valérie a des priorités, et notamment l'accession à la propriété, le PTZ, etc. – Donc ce sera un autre texte que celui de Guillaume Carverian. – Je pense que le texte de Guillaume était également indispensable, je pense qu'elle est en train de réfléchir à un texte plus global.
Christelle. – Oui, parlons de vous un petit peu. Nathalie Delatte, vous êtes ministre chargée des Relations avec le Parlement. Dans la période actuelle, quand on voit les tensions qui existent entre les différents groupes politiques à l'Assemblée et même entre l'Assemblée et le Sénat, est-ce que vous considérez que c'est un peu mission impossible ? Alors
c'est une mission difficile, mais impossible, non ? Je ne pense pas, moi je suis toujours d'un caractère... Vous arrivez à faire vivre toutes ces personnes ensemble ? Je pense que c'est vrai qu'il y a un changement culturel tout de même, parce que certains passent en très peu de jours. de l'opposition à la majorité gouvernementale. Des groupes politiques ont pu s'opposer pendant sept ans. – C'est comme ça que vous expliquez les
tensions entre les LR et l
'ex-majorité à l'Assemblée ? – Oui, vous savez, quand ça fait sept temps que vous tournez le dos, que vous critiquez, du jour au lendemain, ce n'est pas toujours facile de pouvoir se rapprocher et de dire, nous allons cheminer ensemble, d'autant que nous savons qu'il y a des perspectives 2027 qui s'invitent. Donc, humainement, je crois que c'est compréhensible. Politiquement, nous leur demandons quand même de pouvoir se réconcilier assez rapidement. Mais voilà, je suis quelqu'un d'humain. Je fais en sorte que ces relations puissent se faire au fil du temps. – Lorsque vous favorisez les relations, parce que c'est mon rôle, voyez. – Lorsque Laurent Wauquiez annonce de favoriser les rencontres et de faire en sorte qu'ils puissent
se parler. – Lorsque vous, Laurent Wauquiez, annonce par exemple que finalement les retraites seront revalorisées sans que le groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée ne soit au courant, est-ce que ça ne crispe pas au lieu de détendre les relations ? Est-ce que vous lui avez dit que finalement c'était peut-être pas… – Vous savez, on avait parlé
dans une réunion, puisque le Premier ministre réunit les présidents de groupe de la majorité, qu'ils soient Assemblée nationale ou Sénat, le mardi matin. Et nous avions défini effectivement les sujets prioritaires de chaque groupe. Laurent Wauquiez avait… toujours évoqué le fait qu'il souhaitait, lui, avoir cette avancée sur les retraites. Effectivement, il a cheminé assez rapidement sur la négociation avec le gouvernement. Nous avons un peu plus tardé avec Gabriel Attal sur les charges du travail. Et à un moment donné, Laurent Wauquiez a communiqué. Mais il avait bien prévenu, et nous avions prévenu en amont, chaque groupe, que nous étions en train de faire des bougées et qu'il y aurait des annonces en la matière.
– Deux dernières questions, Nathalie Delatte, sur d'autres sujets, puisque vous êtes aussi viticultrice. Les agriculteurs qui ont annoncé qu'ils relançaient les mouvements, notamment la FNSEA, les jeunes agriculteurs, à partir de lundi, est-ce qu'il y a une inquiétude au gouvernement sur un durcissement de ce mouvement et sur ce qu'il pourrait engendrer ?
bien évidemment que nous regardons tous les mouvements avec grand intérêt, mais Annie Gennevard est sur le terrain depuis le début de sa nomination. Je crois que nous avons rassuré pour dire que toutes les annonces... qui avait été faite par Gabriel Attal, de se réhonorer. Nous avons conservé les budgets, d'ailleurs c'est une hérésie de voir, et c'était aussi un des motifs de Roger du texte de l'AP1, de la partie recette du PLF, de ne pas adhérer à l'Europe, en tout cas d'empêcher les financements à l'Europe, parce que nous finançons l'Europe, mais nous recevons au centuple de l'Europe, et notamment sur l'agriculture, donc nous n'allons pas couper les agriculteurs de ce financement. européen qui est indispensable pour notre agriculture et nos finances. Donc Annie a fait d'autres propositions et nous allons continuer à décliner ces propositions. Je pense que Michel Barnier a su dire quelle était notre priorité. Mais il y aura toutes les annonces,
c'est celle de Gabriel Attal plus la loi d'orientation agricole. Ou est-ce que le gouvernement fera des annonces supplémentaires ?
Vous savez, au fil du temps, nous voyons des catastrophes naturelles arriver. Nous avons abondé le fonds Barnier. C'est un peu difficile de vous dire qu'il n'y aura pas d'autres annonces. Je crois qu'aujourd'hui, ce que veut ce gouvernement, en lançant le plan d'adaptation au changement climatique, c'est d'être au plus près des réalités. Et c'est être là quand, effectivement, nous avons une problématique. mais voyons bien qu'il y a des changements structurels à opérer. Les agriculteurs ne demandent pas forcément que de l'argent d'ailleurs, ils demandent de la simplification. Annie a parlé d'un contrôle unique, je crois que c'est très aperçu par la profession. D'un autre côté, moi je vois bien, je suis dans une région viticole qui s'offre beaucoup, nous avons des suicides, il y a effectivement une nécessité d'être auprès de nos agriculteurs. – Est-ce que de revoir la France bloquée comme elle l'a été ? – Alors vous savez, le calendrier ne nous aide pas parce que nous avons aussi une élection à la Chambre d'agriculture qui suscite beaucoup d'émotions entre plusieurs coordinations ou fédérations. – C'est de la politique interne qui fait les menaceurs. – Je pense que c'est aussi, cette élection s'invite dans le débat et c'est l'occasion pour certains de montrer leur force et de dire aux agriculteurs qui vont voter bientôt. Eh bien, votez pour nous parce que vous voyez, nous sommes en capacité de mieux voter. – Donc il y a un risque de revoir les routes.
– Une dernière question un peu plus personnelle sur votre avenir politique, Nathalie Delatte, puisque le ministère de l'Intérieur a confirmé que les municipales auraient lieu en mars 2026. Est-ce que vous serez candidate à la mairie de Bordeaux ? – Oh là là, pour l
'instant, vous voyez, ma mission, elle est au ministère chargé des relations avec le Parlement. J'avoue que c'est une mission dense. Comme vous l'avez dit, mars 2026, nous laisse encore un peu le temps. En tout cas, je ne serai pas absente du débat bordelais. –
Mais pas forcément candidate. Nous verrons. – Vous reviendrez nous le dire. – Tout à fait. – Merci Nathalie Delattre, merci beaucoup d'avoir été notre invitée pendant cette demi-heure. Merci Christelle, à la semaine sur la chaîne, à la une de la dépêche Ukraine, ce que prépare Trump. C'est à la une de votre journal, on passe au Club des Territoires.
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