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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
RTL Matin, Céline Landreau. L'invité d'RTL Matin à 7h44, c'est le maire LR, deux mots ancien ministre du budget. Bonjour Jean-François Copé. Bonjour. C'est un séisme dans la campagne présidentielle. Jordan Bardella est accusé par Mediapart d'avoir tenu des propos antisémites en 2013 alors qu'il était jeune adhérent du Front National. Je cite juste une phrase. Le juif doit dominer les autres peuples, les écraser et les voler. Un sioniste est forcément juif et en profondeur. Ce sont des mots que le président du RN nie avoir tenus. Il dit d'ailleurs avoir missionné son avocat pour porter plainte en diffamation et assure que ça ressemble à une opération de barbouzerie. Spontanément, vous croyez qui ?
d'abord, ces propos prêtés à Jordan Bardella sont d'une gravité... Ils reprennent tous les clichés de l'antisémitisme tels qu'ils ont été inventés par la pensée d'extrême droite depuis 120 ans et a imprégné malheureusement l'Europe et le monde. A partir de là, les choses sont simples. Soit Mediapart n'est pas en situation de pouvoir le prouver et dans ce cas, il rende un service à Bardella. en le purgeant de tout doute dans ce domaine. Soit Mediapart est capable de le prouver en montrant un certain nombre de documents.
Et dans ce cas, si
dans les heures ou jours qui viennent, Mediapart confirme et démontre, dans ce cas, la balle est dans le camp. de Bardella bien sûr, mais aussi de Marine Le Pen et de l'ensemble des responsables du Front National qui depuis des années et des années expliquent que le Rassemblement National s'est dédiabolisé, qu'ils n'ont plus rien à voir avec l'extrême droite. C'est d'ailleurs amusant de se dire que celle qui en a été, l'artisan, a été une députée qui s'appelle même Parmentier, qui est une ancienne journaliste du journal d'extrême droite présent et dont les propos antisémites ont été clairement... identifiée à l'époque, c'est elle qui s'occupe de ça. Il y a un moment, il va falloir quand même que les masques tombent, et j'ajoute que sur ces sujets, je n'ai rien compris à la réponse de M. Bardella, parce qu'il nie les faits. Bon, il dit un peu que c'est une erreur de jeunesse, c'est-à-dire que, entre parenthèses, l'excuse de minorité, c'est une fois de temps en temps, ils veulent la supprimer pour d'autres, mais pas pour là, mais laissons passer cela. Il dit qu'il n'a pas tenu ses propos. S'il ne les a pas prononcés, dans ce cas, il faudra donc bien qu'il se confronte ou non aux preuves de Mediapart. Dans tous les cas de figure, lui... C'est expliqué sur ce sujet hier. Alors évidemment, sur CNews avec un Pascal Praud, qu'on connaît bien, qui ne l'a jamais interrompu. Pour moi, c'était une grande première, je n'avais jamais vu ça. Bon, très bien, on va attendre de voir ce qu'il pourra dire à des médias qui le challengeront vraiment plus que ça. Deuxième remarque, il faut que Marine Le Pen se positionne. Parce que je trouve qu'elle est quand même assez silencieuse devant les phrases que de son futur Premier ministre. Je rappelle qu'il y a quelques jours...
Oui,
mais pas pour l'accabler, plutôt pour dire que c'était faux. Mais j'aurais juste rappelé une chose, elle n'a pas été prévenue par lui. Donc elle le découvre. Deuxièmement, il y a 8 ou 15 jours, il est allé voir M. Farage, le responsable anglais politique, qui est à l'origine du naufrage britannique avec le Brexit, pour signer avec lui un accord complètement... dingue où il s'engage, s'il est premier ministre, à reprendre les migrants clandestins qui seraient passés en Angleterre. Très bien, ça commence à faire beaucoup. Et sur ce sujet qui est pour moi la quintessence même du discours d'extrême droite antisémite pour le Rassemblement National, c'est un élément absolument majeur sur lequel il va bien falloir... Donc pour vous, quelles que soient ces dénégations
?
Ben non, j'attends de savoir. Si les preuves sont là, ça va être plus compliqué pour Bardella de le nier.
On entendait il y a quelques minutes le président du CRIF, Jonathan Harfi, dire qu'on voyait là les limites de la dédiabolisation du RN. C'est ce constat que vous partagez ? Oui, bien sûr, mais c'est
des limites qui sont dépassées depuis très longtemps, simplement fait. Beaucoup trop de gens font semblant, parce que j'ai évoqué tout à l'heure cette députée, Madame Parmentier. La vérité, c'est que quand ils vous disent qu'ils enlèvent les brebis galeuses, c'est de manière très sélective quand même. Et donc, je rappelle, on a oublié ce qui avait été révélé il y a quelques mois, c'est que l'un des proches collaborateurs de Bardella est un ancien de chez M. Soral, dont on connaît la pensée antisémite assumée. Un Soral qui a été
condamné pour incitation à la raciale.
Voilà, et là on recommence à parler du lien entre M. Bardella et M. Soral. Je trouve que ça fait beaucoup, et jusqu'à quand un certain nombre, y compris d'ailleurs de responsables RN, venus tardivement au RN, vont ouvrir les yeux et assumer qu'on ne peut pas nier des choses aussi dramatiques et inacceptables. Tout
ça intervient, et c'est un des arguments du RN pour dénoncer ce coup monté, et une tentative de déstabilisation de la campagne, alors que le parti est très largement en tête dans les sondages. Dans notre sondage, encore notre baromètre au Lunaris Interactive, Marine Le Pen hier est donnée en tête, quel que soit le cas de figure. Une affaire comme ça, ça peut rebattre les cartes selon vous
Écoutez, en tout cas, il y a une chose qui est sûre. Moi, je fais partie de ces dirigeants de LR et on est nombreux. Je pense à Gérard Larcher, à Michel Barnier, à Xavier Bertrand, à Valérie Pécresse et à beaucoup d'autres. qui depuis le début, dénonçons toute forme de connivence avec l'extrême droite, parce que nous savons que l'histoire de France n'est pas une page blanche, et que nous n'avons rien à voir avec le Rassemblement National. Sur ce sujet, moi mon but, est que durant cette campagne, les Français soient suffisamment informés pour voter en connaissance de cause. Et voter pour qui ? Pour
votre candidat, Bruno Retailleau, le président LR ?
Non mais écoutez, moi je ferai... tout ce que je peux, vous le savez, je l'ai dit, pour qu'il n'y ait qu'un candidat de droite, qu'on ne soit pas divisé, pour empêcher le cauchemar absolu d'une finale extrême droite, extrême gauche, Le Pen-Mélenchon. Pour
ça, il ne faudra pas trois candidats sur la ligne de départ. Est-ce que vous vous appelez déjà votre président de parti à réfléchir à la date à laquelle il faudra ? trancher, peut-être se retirer.
On y reviendra. Aujourd'hui, mon sujet, il est de m'assurer que chacun entende le danger que constitue l'extrême droite ou l'extrême gauche au pouvoir dans notre pays. On le voit pour l'extrême droite, c'est la même chose pour l'extrême gauche et je mets un signe égal entre les deux.
Justement, Bruno Retailleau, le candidat LR pour l'instant pour la présidentielle, a partagé hier une vidéo de Bali Bagayoko, le maire de Saint-Denis, devant une poubelle en feu, devant un lycée de sa ville. On y voit le maire ensuite danser avec des lycéens. Retailleau a écrit « L'accession au pouvoir de ces factieux sonnerait la fin de la République ». Bagayoko lui assure qu'il cherchait à éteindre des flammes et à sécuriser l'environnement. Il a tweeté trop vite Bruno Retailleau hier. Non
mais écoutez, il a totalement raison et on pense tous la même chose. Vous partagez ces mots
-là, les factieux ?
Enfin, qu'est-ce que c'est d'autre que des responsables politiques qui ne sont quand même pas des perdants de l'année ? Monsieur Mélenchon, il a dépassé 70 ans, qui sont à tout faire pour instrumentaliser et créer de l'agitation. auprès des lycéens, dans des conditions dont personne n'est dupe, en racontant n'importe quoi, pour les chauffer et créer de l'agitation, et accessoirement générer des électeurs dans la jeune génération pour les prochaines élections présidentielles. C'est classique, c'est les techniques de l'extrême gauche, c'est de la manipulation pure. Et moi je dis aux lycéens... et à leurs parents d'être très vigilants par rapport à ces manipulations. La priorité quand on est lycéen, en première ou en terminale, c'est d'aller en cours pour bosser son bac. Je suis désolé de le dire comme ça, mais il y a un moment où il faut dire les choses. Et j'attends du gouvernement, comme d'ailleurs des responsables municipaux, je le suis à mot, et nous faisons ce travail avec nos polices municipales en liaison avec la police nationale, pour permettre aux élèves... qui veulent aller travailler en cours, de pouvoir passer les barrages éventuels sur certains lycées, et ne pas se laisser violenter par les militants d'extrême-gauche, qui pour beaucoup d'entre eux ne sont pas des lycéens d'ailleurs, et qui sont là uniquement pour faire cette agitation classique à l'extrême-gauche. Et d'ailleurs, ce n'est pas un hasard ceux qui s'expriment pour soutenir tout cela, et déjà commencer à dénoncer les violences policières, c'est Mélenchon, c'est Boyard, c'est le maire de Saint-Denis, qui n'est jamais en raison rien. Il va donc bien falloir livrer... Donc vous reprenez pour vous les mots de Bruno Rota. des
factieux, dont l'arrivée au pouvoir sonnerait la fin de la République ? Vous souscrivez complètement.
Je l'ai dit, je ne cesse de le répéter, l'extrême droite comme l'extrême gauche, c'est un danger absolu pour la France. Je mets un signe égal entre Le Pen et Mélenchon, ces deux-là, en n'ont qu'une idée en tête, avec des techniques qui sont issues de l'histoire de l'Europe, on le sait, ils ont toujours fait pareil, ils n'ont rien inventé ces deux-là. Soyons vigilants, les Français doivent être vigilants quand ils vont voter, c'est un risque absolu.
Merci Jean-François Copérez. Restez avec nous s'il vous plaît.
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