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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
à tous et bienvenue dans cet entretien spécial réalisé à l'occasion de la visite d'État du président Emmanuel Macron au Maroc. Une visite qui s'effectue sur invitation de sa majesté Laura Mohamedis. Une première depuis six ans maintenant. La dernière visite du chef de l'Elysée dans le Royaume remonte au 15 novembre 2018. C'était à la date du lancement de la grande ligne à grande vitesse inaugurée alors par le souverain et le président français. Six ans plus tard. Ces relations séculaires sont plus que jamais relancées. C'est tout un chapitre de l'histoire qui se redessine avec un partenariat dont les termes sont... Clairement redéfinie, notamment depuis le soutien clair et ferme de la France au plan d'autonomie pour le Sahara marocain. Un soutien exprimé en personne par le président français dans une lettre envoyée à sa majesté à la très symbolique date de la célébration de la fête du trône dans le royaume. Maroc-France, un partenariat stratégique d'exception. C'est ce que je vous propose d'explorer avec notre invité spécial, monsieur Jean-Louis Borloo, ancien ministre des gouvernements de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, mais également ancien député européen, monsieur Jean-Louis Borloo. Bonjour et merci d'avoir répondu à l'invitation de Médien TV.
'est un honneur, merci.
Quel regard posez-vous sur ce partenariat stratégique relancé de plus belle entre Rabat et Paris ? Un partenariat que l'Elysée veut inscrire dans les 30 ans à venir.
Ça me fait évidemment chaud au cœur. Ça me fait chaud au cœur d'abord parce que... Je me sens très marocain, à titre tout à fait personnel et familial. Mais ça me fait surtout plaisir parce que cette incompréhension, cette brouille n'avait strictement aucun sens et vraiment j'ai regretté profondément, amèrement. ces difficultés dans lesquelles nous avons notre part de responsabilité. Ça me fait chaud au cœur surtout parce que nous avons beaucoup à apprendre du Maroc et nous avons actuellement particulièrement besoin du Maroc. Vraiment, à un moment où vous voyez bien que la France se cherche dans sa cohésion sociale, dans ses projets, dans sa gouvernance. Ce que fait le Maroc depuis trentaine d'années, ce développement inclusif où la modernité très grande des équipes marocaines s'appuie sur la tradition, l'inclusion, la solidarité, la façon d'allier ces deux sujets centraux sont indispensables pour la France. Et puis nous avons besoin du regard marocain, de l'écoute marocaine dans notre relation avec le Grand Sud, si j'ose dire, avec l'Afrique évidemment, la francophonie. Moi j'étais très marqué, j'avais suivi. la campagne du retour du Maroc dans l'Union africaine il y a quelques années, Majesté qui était allé voir les pays les uns après les autres, et le besoin de Maroc qu'il y a en Afrique, je trouve que c'est un événement absolument crucial, et nous qui avons un peu perdu. Cette compréhension-là, depuis quelques années, le regard marocain nous est absolument indispensable.
dans cette visite d'État du président français au Maroc, on l'a vu, il a été aussi question dans cette équation qui change, de soutenir les souverainetés respectives économiques, mais aussi en matière d'énergie, de santé. Est-ce que vous pouvez nous parler dans un premier temps de ce partenariat économique dans le cadre précis de cette souveraineté évoquée ?
je ne vous parlerai pas des contrats ou conventions éventuelles qui vont être signées. En revanche, je sais quels sont les points sur lesquels, je veux dire, une alliance, je dis bien une alliance. Le Maroc, par exemple, est extraordinaire dans l'électrification rurale décentralisée, qui n'est pas seulement un problème technique, c'est aussi un problème social. et financier. Le Maroc et la France ont des compétences en matière de production. Le Maroc a de très très belles compagnies. Il y a des accords possibles avec le port de Darla sur le gaz, sur le développement des énergies renouvelables. En matière de transport, c'est une évidence que... Là, la France a des vraies capacités de production et d'opérateurs. Donc, en matière de formation professionnelle, il y a aussi des gens en matière agricole, évidemment. On est des frères, en fait. Il y a un développement marocain extraordinaire qui s'est produit. Bon, à nous aussi, les Français, de nous adapter à ce talent marocain, à ce génie marocain qui est en train de se déployer avec un peu de modestie et de grande transparence et de grande clarté.
-Louis Borloo, vous venez de parler d'électrification. Depuis 2015, vous présidez justement, vous, une fondation qui vise à développer l'électrification du continent africain. Vous venez d'en parler à l'instant. Vous connaissez bien les provinces du sud du Maroc pour vous y être rendu à plusieurs reprises. Quel regard vous portez sur cette transformation et le développement de ces régions au cours des deux dernières décennies ? Et peut-être notamment aussi nous parler de son potentiel. en matière d'exploitation des énergies renouvelables ? C'est un domaine que vous connaissez bien aussi.
Madame, vous touchez quelque chose d'absolument crucial. Il faut bien comprendre que cette partie de l'Afrique va être. donc autour de Darla, autour de cette grande région, avec des vents d'une très grande stabilité, avec la meilleure pénétration du soleil, en tout cas la plus efficace, avec le port de Darla et la capacité à faire venir du gaz, doit devenir le hub africain de l'énergie. Il faut bien comprendre que... Défendre le développement du Sahara, c'est contribuer au développement de la Mauritanie, du Tchad, du Burkina Faso, du Niger, du Bénin, de toute cette partie de l'Afrique. Le hub énergétique du monde, là où l'énergie produite sera la moins chère. plus durable, la moins carbonée, ça va être, c'est le Maroc en général. Et puis, comme l'Afrique dans son développement a aussi un problème de relation entre capital, le hub aéronautique. L'Afrique a besoin que le monde puisse se déplacer de capital. Il y a la RAN qui fait un magnifique travail, donc ce n'est pas un sujet de compagnie, mais à l'évidence, cette partie sera un jour un aéronautique majeur. Donc il faut bien comprendre que ça s'insère dans toute cette partie de l'Afrique. C'est absolument vital pour l'Afrique, au-delà du bar. au-delà du Maroc. Il faut bien comprendre pourquoi je suis heureux de ce moment-là. Il faut bien comprendre que l'Afrique, c'est au-delà même du Maroc, c'est la chance ou le drame de l'Europe. Nous ne nous faisons pas d'illusions. Quand 66% du continent africain n'a pas accès à l'énergie, qui est le premier des droits de l'homme, puisque ça permet l'agriculture, l'eau, la sécurité, la santé, etc., on aura un problème majeur. Quand on a créé cette fondation, pour créer l'agence d'électrification... J'avais proposé, alors que le Maroc n'est même pas encore revenu dans l'Union africaine, que la directrice générale, enfin directeur générale, soit une Marocaine, qui était une femme formidable, qui a été ministre, Madame Ibn Khadra, pour vous dire à quel point l'Afrique attend beaucoup du Maroc. Il faut bien comprendre le leadership du Maroc en Afrique et sur... une grande partie du projet du Moyen-Orient. Vous aviez
d'ailleurs dit que le Maroc était la rotule.
La rotule entre l'Europe et l'Afrique, c'est bien plus que ça. Parce qu'il y a une incarnation morale, personnelle de Sa Majesté le Roi et une réussite. Des acteurs marocains économiques, politiques, sociaux, c'est toute la nation marocaine qui est devenue un exemple extraordinaire. Cette capacité à gérer le temps très très long est l'essentiel. En gros, c'est l'impulsion de Sa Majesté, du cabinet rouen et à d'autres moments. des élections, d'agglomérations régionales, législatives. Cette subtilité extraordinaire qui fait du Maroc vraiment une des meilleures gouvernances au monde. Alors je ne dis pas que tout est facile, je ne dis pas que tout est simple, bien sûr que non, mais c'est extraordinaire. Et si nous pouvions, nous, Français... nous asseoir et puis écouter, écouter, écouter, regarder ce qui n'empêche pas notre capacité à contribuer à notre manière là où on a une vraie valeur ajoutée.
Jean-Louis Borloo, je crois qu'on a compris que vous aviez un grand amour pour le Maroc. Vous aimez aussi le football, me semble-t-il. Vous avez été dans votre vie le président du football club de Valenciennes. Alors pour terminer, pourquoi pas nous donner un petit peu votre appréciation de l'évolution des Lyons, de l'Atlas au niveau mondial et au niveau africain
franchement… alors c'est pas mon chauvisme pro-marocain qui me fait parler mais en vérité ils ont et ils ont éclaboussé moralement et techniquement cette Coupe du Monde vous voyez Quand j'ai senti que mes frères marocains avaient une tendresse pour l'Argentine plutôt que pour la France, quand on sait toute la fraternité qui nous unit, je me suis dit qu'on avait dû faire quelques erreurs et un peu blessés. Mais pour revenir au football, exceptionnelle équipe, exceptionnel entraîneur des joueurs de classe mondiale, mais tout ça... avec beaucoup d'humilité, beaucoup d'enthèses. Et donc, ce qui va se passer là, dans les années qui viennent, ça va être extraordinaire. Merci. je ne rêve que de l'ouverture de cette coupe.
Merci infiniment, monsieur Jean-Louis Borloo, d'avoir répondu aux questions de Média1 TV. C'était un plaisir et un honneur de vous recevoir. Je rappelle que vous êtes ancien ministre des gouvernements de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Merci à vous.
Merci, madame.
merci à vous. C'est la fin de cet entretien spécial.
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