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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Il y a un moment, la politique du chèque aujourd'hui, le pays est dans une telle situation, je rappelle quand même, 3500 milliards de dettes. Donc là, aujourd'hui, on propose encore des chèques, mais on vous donne 100 dans une main, et puis on va vous en reprendre 150 dans l'autre. C'est tout. Pourtant, Edouard
Philippe, que vous soutenez dans la campagne présidentielle, vous êtes au Rison, dit qu'il fallait doubler ses chèques, doubler l'aide de gros rouleurs. Oui, on peut... Vous n'êtes pas d'accord avec lui
? Oui, c'est parce que je soutiens totalement... Tu la promets si vous gouvernez ensemble ? Je soutiens totalement Edouard. Et dans un parti politique, on a le droit de ne pas être d'accord.
Elle est présidente de la région Pays de Loire. Elle s'appelle Christelle Morencelle. Signe le livre Courage et Coeur aux éditions du Rocher. Bonjour Christelle Morencelle.
Bonjour.
On reçoit la Margaret Thatcher des Pays de la Loire. Celle qui a notamment coupé 100 millions d'euros de budget dans sa région en faisant des économies sur le budget culture. Ça a créé d'ailleurs beaucoup de polémiques. Le monde culturel s'en est ému. Que pensez-vous de cette politique d'échec menée par le gouvernement, d'échec ciblé pour aider les Français qui n'ont plus les moyens de payer leur carburant
pense que la France n'a pas les moyens de faire la politique du chèque. Aujourd'hui, ces chèques, c'est des chèques en bois. Et donc ce n'est pas la solution, c'est même malheureusement aujourd'hui... Donc on ne fait rien.
On dit aux infirmières, on ne peut rien faire pour vous.
Non mais il y a un moment, la politique du chèque aujourd'hui, le pays est dans une telle situation, je rappelle quand même, 3 500 milliards de dettes. Donc là aujourd'hui on propose encore des chèques, mais on vous donne... 100 dans une main et puis on va vous en reprendre 150 dans l'autre. C'est tout. Pourtant, Edouard
Philippe, que vous soutenez dans la campagne présidentielle, vous êtes au Rison, dit qu'il fallait doubler ses chèques, doubler l'aide de gros rouleurs. Oui, mais on peut... Vous n'êtes pas d'accord avec lui ?
Oui, c'est parce que moi, je soutiens totalement... Tu promets si vous gouvernez ensemble ? Je soutiens totalement Edouard. Et dans un parti politique, on a le droit de ne pas être d'accord. Là, ça fait toute une polémique parce que Christelle Mancien n'est pas d'accord avec Edouard Philippe. Mais on est d'accord sur... Tellement de choses, tellement de choses. Mais là c'est
important parce que, vous l'avez dit vous-même, l'État est très endetté, nos finances publiques sont en très mauvais état, on est menacé d'être rappelé à l'ordre, on ne sait pas par qui, le FMI, la Banque Européenne, les marchés financiers, donc c'est les sujets fondamentaux là.
Oui, moi je suis... Bien consciente de la difficulté que les Français rencontrent actuellement. Je pense que ça va être une crise qui va durer dans le temps. Après, il faut regarder l'enjeu des taxes, baisser les taxes. Il ne faut pas que ce soit un sujet tabou. Vous regardez les pays qui nous entourent. L'Allemagne l'a fait, l'Espagne l'a fait, l'Italie l'a fait, le Portugal l'a fait. Il y a plein d'exemples. Par contre, pour baisser les taxes, ça nécessite de faire des grandes réformes, ça nécessite d'aller chercher la baisse du déficit. Il ne s
'agit pas de les baisser, il s'agit de ne pas les avoir augmentées, c'est totalement différent.
Oui, mais enfin déjà, entre les augmenter et les baisser... Le problème, il est qu'on les a
augmentées parce qu'on ne les a pas capées les taxes. On aurait dû les caper et on a bénéficié de la hausse du prix du pétrole pour augmenter les taxes par les pourcentages. C'est ça qui n'est pas normal. On ne vous demande pas de les baisser, on ne vous demande pas de les augmenter. C'est totalement différent. Et là, le gouvernement nous balade. Non, on n'a jamais demandé à baisser les taxes. Jamais ! C'est pas moi qui vais vous dire le contraire. Si le prix est à 80 centimes et que les taxes représentent, je sais pas, 90 centimes, quand le prix passe à un 20, les taxes doivent toujours représenter 90 centimes. Et non pas augmenter par rapport au pourcentage du prix de base. C'est tout ce qu'on demande. L'État dit qu'il
ne gagne pas d'argent en ce moment. Bien sûr. Il en a même perdu puisqu'il y a une baisse de la consommation des carburants. Oui, mais c'est la taxe des carburants,
mais c'est l'ensemble des taxes en France. On est le pays le plus taxé d'Europe. Et la situation... Aujourd'hui, on voit bien qu 'aujourd'hui, en taxant, malheureusement, les solutions ne sont pas là. Et donc, même pour répondre à des crises, c'est dramatique, on est incapable de répondre aux besoins des Français. Donc la solution, il faut aujourd'hui réformer en profondeur. Ça commence par d'abord baisser le déficit public. des réformes sur tout le pacte social, les retraites, l'assurance chômage et la sécurité sociale. Quand
vous dites les retraites par exemple, est-ce qu'il faut demander aux Français de partir à la retraite plus tard ?
On vit de toute manière, aujourd'hui l'espérance de vie est plus longue. Le système de retraite date de 1945. A l'époque, on avait un retraité pour 4 actifs, aujourd'hui a un retraité pour 1,7 actifs et demain ça sera 1,3. Le modèle ne tient plus. Donc réformer, nous le devons. aux générations à venir. Donc il faut partir à la
retraite vers quel âge ?
Est-ce que le candidat Edouard Philippe présentera à sa mesure ? Il disait 67
ans mais il ne dit plus rien maintenant. Mais
vous inquiétez pas. Pourquoi ? Parce que c'est un peu tabou ? Une retraite par capitalisation, ce n'est pas envisageable. Ce n'est pas du tout tabou. Il va s'exprimer dans quelques jours sur le sujet. Il y a un sujet de l'âge et il y a un sujet aussi de capitalisation. Et aujourd
'hui... Ça, ça prend une génération.
Aujourd'hui, ce débat, mais sur l'ensemble des réformes, il ne faut pas que ça soit tabou, c'est nécessaire. Je pense qu'il faut un reset complet. dans notre pays, sur l'ensemble des dispositifs. Mais en France, dès qu'on touche
au système de retraite, ça met beaucoup de monde dans la rue, ça crée beaucoup de crispations, de conflits. Et d'ailleurs, à tel point que Sébastien Lecornu a été obligé de suspendre la propre réforme des macronistes pour faire passer son budget.
C'est pour autre chose, pour faire plaisir aux socialistes. Le système de retraite, c'est une pyramide
de Ponzi aujourd
'hui. Moi, je m'étais exprimée sur le sujet, j'avais dit que j'aurais censuré le gouvernement. Parce que c'est irresponsable d'avoir fait ce qu'ils ont fait l'année dernière. En revanche, sur les réformes, quelles qu'elles soient, Et particulièrement réforme des retraites. Moi, j'ai un triptyque. C'est d'abord dire la vérité aux Français. Que le système ne fonctionne plus. Après, donner du sens. Pourquoi réformer ? Et après, avoir le courage de le faire. Mais aujourd'hui, la plupart des réformes, elles ne sont pas expliquées. Quand on
dit réforme, quand on est politique, c'est souvent un sacrifice. C'est rarement pour aller mieux. C'est pour ça que ça ne passe pas. Parce que quand vous dites réforme, on se dit qu'on va se faire avoir, on touchera moins de retraites, on va nous demander un effort supplémentaire, mais sans contrepartie. Mais les
Français... sont conscients aujourd'hui de la situation du pays. Je pense qu'il y a peut-être que les politiques... Donc il faut du sang et des larmes un petit peu ? C'est pas du sang et des larmes ou un budget de rigueur ou quoi que ce soit. C'est la responsabilité par rapport aux générations à venir. Et surtout, donner des perspectives. Pourquoi on le fait ? Je pense que ce qui est important, c'est qu'on a tous tendance, beaucoup ont tendance à regarder dans le rétroviseur. Aujourd'hui... Moi, en tant que présidente de région, je n'ai pas un regard régional ou national. Il faut voir ce qui se passe dans le monde. On est dans une période de mutation, transformation, révolution. Et la France n'a plus les moyens de pouvoir être au rendez-vous de ces grandes transformations. Je pense à l'intelligence artificielle, je pense à l'enjeu climatique, etc. Tous ces sujets-là, où l'innovation pour nos entreprises, malheureusement aujourd'hui, on n'a plus les moyens d'être leaders au niveau mondial. Parce que nos dépenses publiques... On croule depuis des années, mais ça fait 40 ans que ça dure. Et la solution, on n'a pas un problème de recettes dans ce pays. On a un problème de dépenses. Donc là, depuis 10 ans, on n'a
pas fait les efforts suffisants.
Mais depuis 10 ans... Tu dis ça parce que quand même Horizon était dans la majorité, à voter les budgets les uns après les autres. Moi, j'ai 51 ans. On n'a pas voté un budget à l'équilibre depuis 1975. Et la responsabilité, elle est collective. Et la solution, c'est d'augmenter. Donc vous mettez votre parti dedans aussi. Mais la solution... C'est d'augmenter les taxes, d'augmenter les impôts, toujours plus, toujours plus. Moi, ce que je porte, c'est moins d'impôts, moins de taxes, moins de normes, pour plus de liberté, et surtout, se préparer vers le futur. Ça, c'est l'enjeu crucial. On a tous les atouts en France. Et c'est ça, le discours qu'on a porté aux Français.
Juste avant de donner la parole à Fatima Hudebounoy et à Charles Consigny, Sébastien Lecornu prépare un budget d'économie de 56 milliards. Vous vous dites, en fait, qu'il faudrait économiser 120 milliards par an. Comme Marine Le Pen d'ailleurs.
Le budget qui sera présenté par le gouvernement, très sincèrement, moi je n'attends rien. L'enjeu c'est l'élection présidentielle. Quand vous voyez l'année dernière qu'ils ont été capables de sacrifier la réforme des retraites, et encore une fois... la solution classique d'augmenter les impôts. Donc sur ce budget-là, moi je n'attends rien, l'enjeu c'est l'élection présidentielle.
Est-ce qu'il faudrait même avoir des élections présidentielles anticipées, ça aurait été la solution ? Est
-ce que Don Philippe avait préconisé ? Il avait dit qu'Emmanuel Macron aurait dû démissionner après la dissolution ratée. On perd
un an ? Chaque jour compte.
vous
avez commencé votre livre en 10 ans j'ai 51 ans et la dernière fois que c'était un budget à l'équilibre voilà je venais à peine de naître justement vous comme vous présidente quels sont les les trois déjà vous présidente est ce que vous vous y pensez est ce que vous vous dites finalement personne n'incarne vraiment ma ligne et j'ai envie d'y aller première question et la deuxième vous présidente quelles sont les trois mesures Pour atteindre ce budget à l'équilibre, est-il atteignable même ? Et en combien de temps ? Je ne suis pas candidate, je pense qu'il y a suffisamment de personnes aujourd'hui sur les lignes de départ. Et qui vous correspondrait le mieux dans ceux qui se présentent à droite ?
Edouard Philippe, elle roule pour Edouard Philippe.
Tu
étais là pendant l'émission, pendant les cinq dernières minutes ? Non, non, mais ce n'est
pas ça. Vous voyez, quand je vous entends et que je vois sur les dépenses, une Sarah Knafo par exemple, vous avez des affinités ? Avec elle ou pas du tout ? Je ne la connais pas. Mais c'est vrai qu'on vous sent plus proche d'une Sarah Cléafaux
qu'une d'Edouard Philippe. Mais pourquoi
? Sur la
volonté de vraiment... Parce qu'il y a déjà Bruno Rotaillot qui peut faire une passerelle.
Oui, mais Edouard Philippe, on a la même ambition, la même volonté. On ne sait pas trop parce qu'il n'y a pas grand chose. Il veut remettre... Il incarne vraiment votre ligne. Il veut remettre de l'ordre les comptes publics et dans la rue. On est totalement alignés. Oui, mais en même temps, il
veut doubler les aides au carburant. C'est le
point de désaccord que nous avons. Mais on a tellement de points d'accord. Vous reconnaissez qu'il
avait promis, vous allez voir ce que vous allez voir, du lourd, je ne sais plus quel terme il avait utilisé. Mais vous
êtes tous impatients. Du massif.
Le massif, pour l'instant, on n'a rien vu. Pour l'instant, c'est le massif parce qu'il est central. Mais on ne voit pas le massif. Mais
vous êtes tous hyper impatients. La campagne, elle vient de démarrer. Et vous allez voir ses propositions, je vous ai dit. Il va faire des annonces très prochainement sur la réforme. forme des retraites. Et il y en a d'autres. Et dans ces cas-là,
les trois mesures concrètes, ce serait quoi en priorité ? Moi, je vous l'ai dit, sur
les comptes publics, c'est d'abord baisser les dépenses publiques. Pour baisser les dépenses publiques... c'est de regarder les doublons, de revoir aussi l'efficacité de nos politiques publiques, puis revoir le système des agences aussi. Il y a une multitude d'agences, d'intermédiaires, etc. Ça, c'est le premier point. Deuxième point, c'est tout le pacte social, retraite, assurance, chômage, et puis santé. Et puis le troisième point, c'est l'enjeu, bien évidemment, aujourd'hui, de pouvoir, l'ensemble des politiques, comme je vous l'ai dit, je pense que l'enjeu, c'est... Il y a une compétence. et un responsable. Aujourd'hui, c'est un millefeuille sur l'ensemble, notamment ce qu'on appelle la politique territoriale. Tout le monde intervient sur tout, ça coûte beaucoup d'argent et ce n'est pas du tout efficace. Et donc l'enjeu aujourd'hui, c'est une compétence, un responsable. Et vous verrez, vous serez jugés sur votre propre compétence parce que ça sera uniquement vous. Aujourd'hui, tout le monde fait tout et c'est totalement illisible aussi. Je trouve
que c'est très intéressant ce que vous représentez et ce que vous faites dans votre région parce que ça montre aussi le changement dans la société française, sur lequel un certain nombre de médias et de familles politiques sont en retard. C'est-à-dire que quand on coupe des budgets, et forcément ça atteint la culture, mais pas seulement, ça atteint aussi les subventions aux associations. Il y a tout un tas de journalistes, en gros. qui en général sont eux-mêmes payés par l'État, qui vous traitent en fait assez vite de fachos. En gros, c'est-à-dire que ça va assez vite. Vous n'êtes pas quelqu'un qui essaye de bien gérer les comptes de l'organisme public dont il a la responsabilité. Vous êtes un facho. Comme ça, c'est tranquille. Et c'est ce qui fait que depuis des années, on a tant de mal à réformer ce pays dans ce sens-là parce que les responsables politiques craignent les campagnes de presse de tous ces... des médias qui fachisent celui qui essaye de rendre en réalité un peu de liberté à ses administrés, à ses concitoyens, et un peu de prospérité aussi, qui va quand même avec la liberté, n'en déplaise à certains. Donc je pense que ça traduit un changement. Et ce que je crois aussi, c'est qu'au fond, il y a de plus en plus de Français, on le voit bien ici dans cette émission, Un auditeur sur deux qui appelle, qui précise qu'il se sent comme le Nicolas qui paye, vous savez. Maintenant, on a même Nicole qui paye, qui est son pendant féminin. Les gens en ont. On avait tout à l'heure une dame au téléphone, femme de ménage à Marseille, qui se sent Nicole qui paye, parce qu'elle en a ras-le-bol de payer les taxes sur le carburant, les impôts, le ceci, le cela. Donc, je pense qu'il y a un changement dans la société. Et effectivement, on se dit que votre candidat... Il est un peu chiracien avec ses pommes, etc. Il cale un peu sur le... Il n'est peut-être pas très punk de ce côté-là. Il n'est pas assez massif. Non, mais c'est bien de ne pas promettre. Moi, je comprends. Ça dépend comment on présente les choses. ne faut pas être dans le punitif, dans le sang et les larmes, etc. Mais ce qu'on voit, et je termine par là, c'est que dans votre région, ça porte ses fruits. Ce que vous avez fait, c'est-à-dire que vous avez plus de crédits pour les investissements, vous avez des marges de manœuvre pour le dynamisme économique, et les quelques, pardon, je vais me faire traiter de fasciste, mais les quelques spectacles woke qui n'ont pas eu les subventions de la région à cause de vos coupes budgétaires, désolé pour eux, mais c'était peut-être pas vital. Je n'ai pas de questions. Oui, on l'a bien vu. Il n'y a pas de questions. C'est une appréciation.
Mais est-ce que ce que vous pouvez faire à l'échelle régionale, vous pouvez le faire à l'échelle nationale sans provoquer des manifestations, des blocages et une flambée du pays ? Oui,
c'est possible. C'est totalement possible. Après, il faut encore une fois... Quelle est la méthode ? Vérité, sens, courage. Et puis l'enjeu, moi quand j'ai pris ce budget... Bruno
Retailleau l'a dit ce matin, si jamais il arrive au pouvoir, c'est 650 000 fonctionnaires. Est-ce qu'on peut faire une coupe de 600 000 fonctionnaires en France ?
Moi, quand j'ai pris mon budget, quand j'ai travaillé sur mon budget, c'est du jour au lendemain, j'avais 100 et du jour au lendemain, j'ai 50. On ne continue pas à dépenser 100 quand vous avez 50. Sinon, c'est la situation de la France aujourd'hui. J'ai annulé tous mes rendez-vous et j'ai fait ligne à ligne de mon budget. J'ai regardé ligne à ligne. C'est là où le système de subvention, j'ai dit « mais on est totalement shooté à la dépense publique ». Pour rejoindre vos propos, il y a en effet la peur, le côté d'être traité de tous les noms. Puis il y a aussi le côté des élus clientélistes. Le
clientélisme, on fait des
chèques un peu à tout le monde, etc. C'est quand même, quelles que soient les tendances politiques. Après, moi j'ai fixé mes priorités. Et donc au niveau de l'État, quelles sont les priorités ? Et puis vous faites votre budget. Et l'enjeu quand même budgets, moi ce qui m'affole au niveau de l'État, mais dans beaucoup de collectivités, l'acte de faire un budget, ce n'est pas un acte technique, c'est un acte politique. Quelles sont les priorités politiques au niveau national, au niveau d'une région, au niveau d'un département ou d'une ville
? Vous ne supprimez pas l'ustrate ?
Moi, je suis présidente de deux régions, je ne vais pas tomber dans ce débat-là. Mais aujourd'hui, je pense sincèrement qu'il faut revoir... Il
y a des stratans.
Oui, il faut revoir de toute manière le système français dans son ensemble. Et surtout, moi, ce qui me... Mais
vous gardez les régions, j'ai bien compris.
Je ne vais pas jouer. De toute manière, cette réforme-là, elle ne doit pas être portée par les élus. Pour moi, c'est un référendum. Je pense qu'il faut un référendum, faire choisir aux Français, parce que de toute manière, ils ne comprennent rien. Ils ne savent pas qui est responsable de quoi. Et ce qui est essentiel, c'est une compétence irresponsable. Je l'ai dit tout à l'heure, quand vous allez mettre ça en place, là aujourd'hui, tout le monde fait tout. C'est du saupoudrage et il n'y a aucune efficacité. Souvent, les Français, vous devez l'avoir sur vos plateaux quand ils vous appellent, il n'y a plus de service public. Si, il y a du service public, mais il n'est pas du tout efficace. Donc, il faut faire un reset complet.
Mourad, il me reste deux minutes. Moi j'ai deux questions, enfin deux. La première sur les économies que vous avez faites, je voudrais juste vous rappeler qu'une partie des subventions servent à créer du pouvoir d'achat, dont une grande partie est récupérée par les taxes, par les impôts, par les charges sociales, et que supprimer 100 millions d'euros de subventions, c'est aussi supprimer une partie d'impôts sur la consommation de charges sociales qui reviendront dans cette grande maison qui s'appelle Trésor Public. Donc c'est pas 100 millions que vous avez économisé, c'est moins. Et la deuxième chose, c'est que je vous entends beaucoup parler du bien-être du budget. Ça peut se défendre. Moi, je pense qu'il faut d'abord parler du bien-être des Français. Parce que je suis intimement convaincu que si vous créez le bien-être des Français, le budget ira bien. Ça passe d'abord par les Français. Et vous le faites à l'envers. Vous occupez du budget. Il faut d'abord s'occuper des Français, de faire en sorte de recréer de la confiance, de recréer l'envie de consommer, de donner les moyens de consommer aux Français. Et vous verrez qu'après le budget, il ira très bien. Ne le prenez pas par le budget, prenez-les par les Français. Occupez-vous des Français et uniquement des Français. Et tout le reste suivra. Moi, je pense que même notre dette, la France est un pays brillant où si on fait confiance aux Français, on réglera les problèmes. Mais il faut leur donner les moyens de consommer, les moyens de travailler, les moyens d'avancer. arrêter de taxer, taxer, taxer. Mais on est d'accord. Moi, je porte
l'enjeu de faire moins, c'est moins d'impôts, moins de taxes et moins de normes pour plus de liberté. Il faut retrouver la liberté dans ce pays. Ne restez pas
omnibulés par le budget. On peut faire de la dette si c'est de la bonne dette, créatrice de richesse. C'est ce que j'ai fait dans ma région. En voyant de la dette. L'investissement, c'est de la bonne dette. Et faisons confiance aux Français. Et que les politiques s'occupent en sorte que les Français aillent bien. Parce qu'ils ont juste... les Français aujourd'hui. On a l'impression qu'ils ont été élus pour diriger un budget. Non, ils ont été élus pour que les Français aillent bien.
Après, moi, si je prends le cas de ma région, il y a un moment, moi, je dois faire un budget et à l'équilibre. Donc, il y a un moment, j'ai aussi une responsabilité. On dirait que ça a été trop dur, trop violent. Oui, mais comme n'importe quelle famille ou comme n'importe quel chef d'entreprise, il y a un moment où vous prenez des décisions et vous devez gérer correctement ce budget-là. Vous faites aussi des efforts. Après, où je vous rejoins totalement, c'est dans quel but, dans quelle perspective, quelles sont les missions que vous voulez apporter. Il faut aussi une vision pour
la France.
C'est exactement. Les
économies pour faire des économies, c'est pas non plus... On prend des économies, c'est pas style. On
prend un tableau Excel et puis
on va faire des économies, c'est simple.
Ce que j'ai fait dans ma région, je n'ai pas fait des économies pour faire des économies. baisser drastiquement le fonctionnement, donc toutes les subventions sans exception et pas que la culture, pour maintenir un haut niveau d'investissement qui prépare le futur, et notamment pour les jeunes, où je dote chaque jeune, et notamment c'est du pouvoir d'achat, d'un ordinateur portable à la rentrée, c'est un budget de 23 millions d'euros. Et ça c'est du pouvoir d'achat, ça on prépare l'avenir pour la jeunesse. Merci Christelle.
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