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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Soyez les bienvenus, il est 7h24 et c'est votre rubrique. Et si c'était vous le président, le télétravail pourrait devenir une alternative aux arrêts maladie. Tiens, tiens, en voilà une idée singulière, nous sommes avec Stéphane Viry, il est député Eliott des Vosges. Bonjour Stéphane Viry. Bonjour. Alors, est-ce que vous pourriez nous expliquer cette idée et en quoi elle pourrait finalement devenir une alternative aux arrêts de travail ?
Cette idée est préconisée par celles et ceux qui se portent sur les coûts et l'impact des arrêts maladie sur les écoles sociaux. Je considère qu'on peut, tout en préservant l'incapacité physique temporaire d'un salarié, considérer qu'il peut peut-être encore assumer une prestation de travail dès lors que les trois parties prenantes sont d'accord. Je m'explique. Si le salarié est d'accord, si ça repose sur son volontariat, Il pourrait l'interdire d'être à domicile, en télétravail et d'accomplir sa prestation de travail. Deuxièmement, bien sûr, il faut que le médecin donne son avis, son aval, il faut que ça soit compatible avec l'état de santé du salarié. Et puis troisièmement, il faut que l'employeur l'accepte. Mais je prends l'exemple très concret, par exemple, d'une intervention chirurgicale orthopédique. Vous faites opérer du genou, du pied, donc effectivement, vous avez une convalescence. post-opératoire direct de quelques jours. Et après, vous pouvez être immobilisé à la maison plusieurs semaines, voire quelques mois, en raison de votre incapacité de vous déplacer. Ce salarié pourrait avoir l'idée ou l'envie de continuer à bosser pour son entreprise. Ça lui permettrait de ne pas être décroché de la vie de l'entreprise. Ça lui permettrait peut-être d'avoir des choses qu'il a envie de faire la journée. L'entreprise serait moins désorganisée. Ça serait gagnant pour tout le monde. Donc voilà ce que je propose. Je l'avais déjà proposé l'an passé par amendement. Ça avait été voté. dans les débats parlementaires à l'Assemblée. Le Sénat avait eu un avis contraire et avait écarté cet amendement. Parce que le Sénat considérait que ce n'était pas une réponse à apporter à la maîtrise des comptes sociaux. Donc, je ne peux pas vous en dire plus. Et à l'époque, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farrandou, était contre cet amendement pour dire les choses. Et dans la version définitive du projet de loi de finances de sécurité sociale, le gouvernement n'a pas repris cette solution. Moi, je vais la reprendre cette année parce qu'on voit bien que l'absentéisme est un véritable sujet. La proposition de Patrick Martin cherche surtout à faire bouger, à faire réagir, parce que c'est un sujet sur lequel on ne peut pas passer à côté. Il y a une augmentation très importante des arrêts de travail depuis plusieurs années, on le sait. Après, je pense que la proposition de Patrick Martin pose deux difficultés en termes d'efficacité. La première, c'est que je ne suis pas certain qu'elle soit constitutionnelle, parce qu'en France, le droit de donner... Un revenu de remplacement à un salarié pour raison de santé, c'est posé par la Constitution. Donc, considérez que d'ordre public, on doit l'écarter. Je ne suis pas certain que ce soit compatible avec mon ordre. Stéphane Viry,
en tous les cas, ce qui est important concernant votre proposition, et restons sur votre proposition, c'est qu'elle fonctionnerait sur le principe du volontariat pour les trois. Est-ce que vous avez, et c'est ma dernière question, essayé de travailler sur le type d'arrêt de travail que ça représente ? J'imagine les états fébriles, les débuts ou les faciles.
Voilà, c'est ça. Ce n'est pas forcément tous les arrêts de travail et ce n'est pas non plus, vous l'avez compris, tous les postes de travail. Il faut que ce soit des postes davantage dans le tertiaire. Il y a des postes pour lesquels cette solution ne pourra pas s'appliquer. Mais globalement, par rapport à des interventions chirurgicales ou à des fins de grippe, comme vous l'évoquiez, ça pourrait concerner un nombre important de salariés qui sont effectivement capacités de ne pas être en entreprise, mais qui pourraient néanmoins... continuer à produire et donc à moins coûter pour les comptes sociaux. Donc ça mérite, me semble-t-il, d'être mise à nouveau sur la table.
Absolument, et c'est ce que vous allez faire à l'occasion du prochain PLFSS de 2027. Merci Stéphane Viery, député Lyot des Vosges.
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