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MARSEILLE : LA GRANDE FRACTURE DES "DEUX GAUCHES"
24 août 2024
C'est toujours étrange quand on écrit un livre, un film, ou qu'on en réalise un, de revenir dessus quelques années plus tard. Dans nos métiers, on avance et le projet qui vient, celui qui nous fait face, qu'il s'agisse du tournage d'un film, de l'écriture d'un livre ou même d'un projet d'enquête, le prochain sera le meilleur. Le documentaire que vous allez voir, Adieu Bourbon, est un film sur la disparition et la mort en politique. Je l'ai écrit, tourné et réalisé en 2017. Il plonge au cœur d'une campagne, d'une élection législative, d'où son titre, dont la scène se passe à Marseille. Loin de ses documentaires tout à la gloire du héros, Adieu Bourbon et l'histoire d'un crépuscule, celle d'un effondrement. la fin d'un très long parcours en politique et l'histoire d'une trahison. C'est aussi la fin des illusions, celle de la gauche socialiste de gouvernement des années 80-90, des enfants de Mitterrand qui se déchirent et s'affrontent dans un combat à la vie à la mort. Le film se concentre sur la bataille qui oppose alors Jean-Luc Mélenchon à Patrick Menucci. le premier débarquant sur les terres électorales du second, pour lui disputer son siège de député. Nous sommes au printemps 2017. Ce jour-là, le 11 mai 2017, je me rends à la conférence du leader des Insoumis, qui débarque sur les rives du Vieux-Port, officialiser sa candidature surprise. En arrivant au club de la presse, où les journalistes sont venus en nombre, un grand gaillard me barre à un moment le passage. C'est la première fois que je le croise. Je ne le sais pas encore, mais il deviendra célèbre. Quelques instants plus tôt, Sébastien Delogus et de lui dont il s'agit, a vu Jean-Luc Mélenchon passer dans la rue avec ses fidèles. Et après avoir demandé à celui qui l'admire où il se rend, il a décidé de le suivre et de se mettre séance tenante à son service. Pendant ce tournage, je vais recroiser sa route. Vous le verrez parfois à l'image. toujours dans les pas du candidat Mélenchon, qu'il suit partout, qu'il conduit dans son taxi et pour qui il joue les gardes du corps. Au départ, j'imaginais faire un film équilibré entre les deux protagonistes, entre le socialiste Menucci et l'insoumis Mélenchon. J'ai d'abord été voir le premier que je connaissais pour couvrir la politique et les affaires marseillaises depuis des années. on ne s'était plus parlé depuis sa défaite cuisante au municipal de 2014 face à Jean-Claude Godin. J'avais sorti pendant cette campagne des révélations sur ses affaires, alors que la presse unanime lui trouvait toutes les qualités. Ça avait donné lieu à une énorme engueulade dans son bureau, à la sortie de laquelle son attaché de presse historique est venu me voir pour m'annoncer qu'elle arrêtait immédiatement de travailler pour lui. Trois ans plus tard, je suis donc retourné voir Patrick Menucci en lui expliquant qu'il était sans doute mort politiquement et que j'allais justement faire un film sur sa disparition en politique. Menucci m'a regardé un instant, dubitatif, et il a donné son accord. Je suis aussi allé voir le camp d'en face pour réclamer de pouvoir tourner avec Jean-Luc Mélenchon. J'ai rencontré son attaché de presse, puis son directeur de campagne longuement. Je savais que Mélenchon aimait dessiner. J'ai donc proposé de tourner avec lui le soir quand il dessinait à son hôtel. J'ai expliqué que je voulais montrer une campagne autrement et tourner principalement la nuit. Je n'ai jamais eu de réponse, mais j'ai compris le message. Ce documentaire « Adieu Bourbon » est donc d'abord l'histoire d'un homme qui sait pertinemment que c'est à son propre enterrement qu'il se rend, qui monte à l'échafaud, mais qui ne recule pas. C'est aussi un portrait en creux de son adversaire Jean-Luc Mélenchon, qui a fait de Marseille sa cible du moment pour repartir à la conquête du pays dans une ville où il a prononcé son discours le plus vibrant en 2012 sur les plages du Prado. Face à un Menucci isolé qui mène campagne seul avec de vieilles recettes, Mélenchon est insaisissable. Il marche sur l'eau, véritable hologramme, venu commettre à Marseille le meurtre parfait, froidement. Sans tendresse ni égard, pour celui qui fut un proche, un compagnon de route au PS, au sein de la gauche socialiste, chez qui il venait autrefois partager la table et dormir. Mais ce film préfigure aussi la suite, celle que nous vivons aujourd'hui. Entre les deux protagonistes, ce sont deux méthodes, deux visions, deux routes. Quand on observe sept ans plus tard la situation dans le pays, ce moment, en 2017, peut être regardé comme celui de la fixation et de la cristallisation de la rupture définitive entre les deux gauches, entre la social-démocratie et la gauche de rupture. Ce match entre les deux gauches, entre Hollande et Mélenchon, les hollandistes et la gauche insoumise, est plus que jamais d'actualité. On l'a vu lors des récentes législatives, post-dissolution, au-delà du nouveau front populaire et encore et toujours avec ces discussions souvent tendues pour s'accorder sur un candidat commun pour Matignon. Et il va se poursuivre à l'avenir. Voilà, je suis très heureux que ce film puisse être diffusé par Blast cet été. Je vous laisse donc maintenant avec, en vous donnant rendez-vous à la rentrée. Il s'appelle « Adieu
Bourbon ». C'est parti.
de suite rejoindre cette fameuse circonscription vedette de notre région, la quatrième des Bouches-du-Rhône, depuis que Jean-Luc Mélenchon s'est parachuté sur le Vieux-Port. Alors, Estelle Mathieu, on va beaucoup regarder du côté de suivi ce soir, mais il y aura-t-il vraiment des surprises
? Alors, les surprises, je n'en sais rien pour l'instant, parce que le défi a commencé depuis une quinzaine d'une minute en France, dans les 28 bureaux de cette quatrième. 28 et la 60. L'abstention est plus importante qu'en 2012. Jean-Luc Mélenchon a prévu de s'exprimer à 21h, mais exclusivement d'abord sur les résultats suisses concernant la quatrième circonscription de Marseille. Sa circonscription, vous le savez, son résultat est très attendu.
merci. Alors soit c'est Mélenchon qui est très haut, soit c'est la fraise et le zoom. Et soit c'est Merci. Le résultat dont je dispose à l'heure actuelle, c'est évidemment tout à fait partiel. Et à l'heure où je vous parle, sans appel, je ne suis pas qualifié pour le second tour de l'élection législative dans la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône. Il s'agit bien sûr, pour ma suppléante Nasser Abdelmarnia et moi-même, et tous les amis qui nous ont soutenus, une grande déception. La gauche, le parti socialiste, ma famille politique sort de la pire période de son histoire récente avec une défaite très lourde.
Le journal de France Inter, Agnès Soubiron.
Pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon a lancé officiellement sa campagne à Marseille. Le candidat de la France Insoumise réfute tout parachutage, même s'il reconnaît ne pas être un adepte du stade Vélodrome. Le leader de la France Insoumise
n'a aucune difficulté quand il justifie sa candidature aux législatives à Marseille.
La quatrième ou une autre, c'est celle-là qui a été décidée. Voilà, parce qu'elle concentre en quelque sorte toute la diversité. de la population de Marseille.
Et Jean-Luc Mélenchon anticipe les remarques, nés de l'autre côté de la Méditerranée, je suis un parachuté de la vie, dit-il.
Mais c'est pas, je viens pas ici à cause de ça, personne, je ne viens pas, j'ai vu, il veut la guerre, je trouve un vocabulaire pareil, je suis désolé Patrick, je ne viens pas pour toi, ni pour, ni contre toi.
J'adorerais
avoir été coiffé comme vous.
Merci d'avoir regardé cette vidéo !
Monsieur, bonjour. Je ne sais pas votre secteur, mais je vous soutiens. C'est sympa. Que votre boutique, elle soit impactée par la poubelle qui est de vin, etc. Tout le monde s'en fout. Non, mais je sais. Mais moi, je ne vais pas vous raconter l'histoire. Si je fais une lettre, il apprend à mettre la poubelle.
Donc la mienne, encore pire.
Peut-être pas. M. Mélenchon avait traité ceux qui font les campagnes électorales comme moi de témoins de Jéhovah, parce que nous allons à la rencontre des électeurs. Et moi, je revendique ça, je revendique cette proximité. Ce qui ne veut pas dire que je n'ai pas mes opinions politiques et ma capacité à faire mes choix. Il y a au moins un truc, c'est qu'on ne pourra pas dire que dans ma vie, j'ai changé d'idée. Si Dieu veut, j'aurais peut-être dû à un certain moment. On ne serait pas là, mais bon. L'erreur de la cannebière, c'est d'avoir fait le tram sur les côtés au lieu de le faire au milieu.
Il y a peu de votants, c'est une circonscription
qui a toujours été une circonscription un peu rebelle. Donc je pense qu'elle n'apprécie pas ce qui est en train de se passer. Nous allons le démontrer le 11.
On vous aime, monsieur Mélochon ! On vous aime ! On
vous aime !
'est une campagne dans une très grande solitude politique, pas dans une grande solitude personnelle, parce qu'il y a plein de gens et moi, mais dans une très grande solitude politique à l'égard du parti auquel j'appartiens depuis tellement longtemps, et avec qui j'ai toujours mixé à la fois sa position politique, la mienne, ce que je faisais, ce qu'il faisait, et tout ça convergait pour faire des résultats électoraux. Aujourd'hui, la partie nationale, elle n'existe pas. Donc, il n'y a plus que ce que je fais moi qui existe.
a fait quelques selfies. Il
eu une phrase en particulier pour le Mélenchon de son choix de venir candidater dans cette circonscription. Tu as dit cette phrase-là. C'est irrespectueux pour notre histoire.
Oui, c'est vrai. Je pense que quand on a été ami avec quelqu'un, on a des obligations. Comme quand on a eu une femme, ou même si on n'est plus avec elle, il y a des choses qu'on fait, d'autres choses qu'on ne fait pas. En tout cas, moi je ne l'aurais jamais fait. Mais manifestement, il n'a pas cette morale.
Pourquoi tu peux gagner ?
ne sais pas si je peux gagner. Je doute beaucoup, évidemment. Je fais tout pour gagner, mais on peut se le dire, à mesure où le film sera diffusé après, ce n'est pas très grave. Normalement, on ne peut pas gagner. Ça paraît quand même extrêmement difficile de gagner dans la mesure où on a d'abord un monstre de la politique, entre guillemets, un crâne de personnalité qui est Mélenchon en face, qui a quand même fait 38%, mais dans le pays il a fait 7 millions de voix. C'est très compliqué, je pense qu'il va perdre beaucoup de voix, je pense que je vais arriver à lui gratter des choses, mais est-ce que ça sera suffisant pour être au deuxième tour ? Je l'espère, mais j'en doute.
... ... ... ...
La fille de RTL, elle me dit qu'il a fait énormément de trucs, la bouillabaisse, le machin, il fait toujours des rêves. Je sais pas si tu sais, il a même parfois refait l'anthroxane, c'est-à-dire il s'est mis, tu vois... Non, mais c'est ridicule. Tu refais l'accent, tu es vraiment le roi des cons.
Et alors
la fille d'RTL, elle me dit, elle me dit, elle me dit, elle me dit, elle est loin. Je le connais, mais là, si il y a un truc dont il déteste, c'est le ballon. Mais déteste, tu vois. Tu prends le selfie, en fait, c'est pour ça. Là, tu ne prends pas le selfie, tu prends une photo. Voilà, comme ça. Tu peux voir ? J'ai peur des araignées, mais l'histoire, je la connaissais. Parce qu'il était au Maroc, lui, je crois. Quand il était gammé, il était au Maroc. Et il y a une araignée qui l'a piqué dans les sourcils qui a pondu. Et ça lui a fait une espèce de derme, etc. Ils ont dû l'opérer. Non, non, mais c'est le truc... Et donc, depuis, il a une horreur des araignées.
Et arabophobes.
Pas arabophobes, aragnophobes, con. On verra.
On verra après le midi.
Tu vas passer quand même voir. Je t'avoue une texto. On se voit lundi dans l'après-midi. Je serai plus tranquille.
Ciao, Patrick.
Ciao. Allez, au revoir.
A la prochaine.
Salut.
c 'est que tu démarres. Alors, écoute, moi, je suis bon jeudi. Alors, je voulais voir un peu avec toi ton programme. Tu as quoi jeudi dans la journée ? Tu le sais un peu, là, ce que tu fais jeudi ? Je ne sais rien. J'ai les choses, mais je peux
te
dire... es à août, du coup ?
Non, je ne suis pas à août, mais si tu veux, le jeudi de l'ascension, c'est toujours un peu... Voilà, quoi, tu vois. Alors, j'ai une rengone citoyenne. Parce qu'on m'a mis la place de l'âge. Je vais la place de l'âge à 10h. Le jeudi de l'ascension, c'est pas... Ou alors on fait la messe de la major, mais tu vois. C'est
la messe... Non, mais pourquoi pas, hein, je veux dire. Oui, oui, mais évidemment, il faut... Ou alors moi, je vais à la messe de l'ascension, si c'est possible, hein, je veux dire, je veux dire,
autour de l'eau, je vais à la messe. Mais... Tu vas
à la messe, toi
m'a rien, toi. C'est le livre qui s'appelle « Qui se souvient des hommes » et qui... est un livre de Jean Raspail, qui est un livre, un auteur d'Extrême droite d'ailleurs, qui est un livre sur les Indiens qui vivent plutôt qu'ils vivaient, parce qu'il n'y en a plus, dans les canaux du détroit de Magellan. C'est les premiers qui ont été chassés tout au long de l'Amérique du Nord, de l'Amérique du Sud, etc., pour arriver au dernier, dernier endroit où ils pouvaient vivre. Et en fait, les plus conscients du danger de la modernité, parce qu'ils attrapaient toutes sortes de maladies. sont partis sur les bateaux, et c'est eux qui sont devenus les derniers à la Calouf, qui ont disparu au début des années 100 de Nice. Il n'y en a plus maintenant. Une baleine échouée, c'était six mois de vie assurée pour les clans Alakalouf. Tov et Lavko gavaient, se regardaient d'un air morne. Comment manger une montagne lorsque les Kawaskars se comptent sur deux doigts de leur seule main ? Pour qui enterrer dans le sable ces précieuses réserves de chair ? Ils se sont endormis d'un sommeil lourd et les rêves sont revenus.
C'est parti !
Je pense que ce qu'il veut, c'est battre profondément le Parti Socialiste. Et au fond, peut-être que dans son esprit, parce qu'il me connaît bien, je représente la profondeur de ce parti. C'est-à-dire peut-être pas la brillance des ministres ou de ceux qui ont eu des carrières magnifiques. C'est le même individu, mais son esprit a changé. Il n'est plus dans la même situation. Messieurs, bonjour. C'est la campagne électorale. D'ultime, tout le monde. Allez, madame Gilles, elle est dans le 12e. Non, mais
il devrait avoir un truc en France, parce qu'en 2017...
Tu voudrais dire que les élus... Celui
qui est un élu d'une ville, d'une commune, d'un quartier... Il habite là où il est là. Mais au moins, il connaît le problème. Quand il ouvre sa fenêtre le matin, qu'il ouvre les cordes en face, qu'il voit... Alors, tu vois
la différence entre moi, qui habite le premier à Rhône-Dixemain, et Mélenchon, qui habite à Bruxelles. Moi je vais me coucher, je suis dans un état seconde. Là je suis trop fatigué, c'est pas possible. Messieurs bonjour, c'est la campagne électorale.
c'est une enquête récente qui a été faite hier et aujourd'hui et qui vient de se terminer. Et dans ce contexte-là, les intentions de vote en faveur de Jean-Luc Mélenchon sont assez flatteuses. 35% sont aujourd'hui à privé. Corinne Versigny, 26%. Devant Patrick Mucci, à 13%. La candidate du Front National à 12%. Et les autres candidats, parce qu'il y en a un certain nombre, qui cumulent au total 5%.
justement, laisse-le ne pas m'attaquer. Je ne vais pas chercher à ce qu'il m'attaque. Moi, j'ai un objectif. C'est Pompé-Versini. Bon, si je peux enfiler deux à Mélenchon, je les lui donne.
Mais il faut que ce soit... Bien sûr. Mais je suis d'accord. Mais je n'ai pas
intérêt à aller lui dire... D'abord, un, me mettre dans la situation de déjà avoir perdu. Non, c'est pas ça. Je l'ai laissé entendre déjà. Je l'ai dit à Coquerel. Il le sait. Coquerel, il lui a dit. Je lui ai dit, tant qu'il parlera comme il parle, il peut aller se faire voir. Comme ça, ça permet qu'il se calme.
Je pense qu'à un moment donné qu'il y a un intérêt à faire bouger.
dit « jogue de patins que ça ».
Regarde
les images de Félix Péatier. Il dit « jogue de patins que ça ». Et pourtant, franchement, il y avait les jourbares qu'il y avait devant. C'est une parole.
Regarde, il y avait le journaliste qui l'a interrogé sur Cazeneuve et qui a insisté. Tu as vu comme il a dit « jogue ».
mais regarde, il n'a pas disjoncté.
Il
disjoncte avec le journaliste.
Il
disjonctera avec moi s'il a décidé qu'il faut disjoncter avec moi. Mais regarde, regarde Félix Pertier.
Tu
vois, Félix Pertier. Je ne sais pas si tu as vu les images des jours.
Et si tu le
prends qui est en train de le mettre, c'est pas un problème. Tu aurais tout à fait à prendre de la hauteur et dire écoutez, moi, dites-moi comment vous faites campagne, je vais vous dire quel député vous serez. Monsieur Mélenchon n'est jamais sur Marseille, à part de rares moments, des quarts d'heure, des après-midi. Il passe sa vie à monter, à aider des candidats qui ne s'occupent déjà pas des Marseillais avant même d'être élus. Et Madame Versigny, soit elle n'est pas sur le terrain. Soit, alors là tu peux peut-être le glisser, soit elle fait venir Monsieur Poulon et ils vont à Estienne d'Orbe, qui fait même plus partie de Thérèse Fercou au maximum, Estienne d'Orbe. Mais tu vois, en prenant de la hauteur, pas rentrer dans les chicagades, les silles, les laras, peut-être pas aimé à Félix, il dit « Attends là là, du Marseille c'est bizarre, et puis on se recolle, et puis on se tape sur la gueule.
Je sais la politique, ça a toujours été dur pour moi, j'ai toujours eu du mal. Je me suis payé Guérini pendant 25 ans, qui a toujours voulu me planter. Donc si tu veux, c'est pas... Je sais que pour moi, ça sera jamais facile. Politique, il y a des gens qui ont de la chaîne, il y en a qui en ont moins. Oral Macron, c'est dingue ce type. Comme on dirait à la belle de mes, il a de la chatte. Mais bon, c'est comme ça.
as le sentiment que tu as dû te battre tout le temps ?
Tout le temps, oui. Tout le temps, je suis sûrement trop direct, je ne suis pas assez souple. Si je l'ai cherché, je l'ai voulu, tu sais, je n'en veux à personne. Je ne sais pas, il doit me manquer des choses du capital. Peut-être que je n'ai pas fait l'ENA, des choses comme ça. Je suis trop gros. Tu vois, des trucs de ce genre-là qui font qu'après, tu as une image, tu as un truc. Ce que tu fais à moins d'importance, je ne sais pas. Alors, c'est pour ça qu'il y a eu la Révolution. Donc, ils ont fait cette fête de la Fédération. Après, ils ont fait des arbres de la liberté. Dans chaque village, on a planté des arbres et on a dit... À quoi
tu lis
Hein ?
À quoi tu lis
Avec quoi je lis
Est-ce que là tu lis ? Mais non, je ne lis
pas, je la connais l'histoire, je te la raconte, je te montre les photos, je te montre les dessins, tu vois bien, ça c'est un arbre. Ça c'est les habitants, là il y a le maire, il y a les... Et où
le maire ?
Ben là, regarde, on le voit avec... l'écharpe blanche, tu vois, ou peut-être le député, je ne sais pas. Et voilà, il change un peu.
Peut-être qu'il y a le député et le président.
Peut-être. Alors, il change,
tu
vois, et il plante des arbres dans tout le pays. Voilà, c'est la révolution 1791-1792. Alors après, le roi Louis XVI, donc tu me parlais, et tu sais qu'il n'a pas bien fini. Tu te rappelles ? Qu'est-ce qu'on lui a fait
? On lui a coupé la cake.
Alors, il n'a pas compris ça.
Oui, mais... eux, ils disent, eux, ils croient ça, mais en fait, c'est parce qu'ils faisaient du mal, lui.
Non, mais Louis XVI, il faisait pas du mal lui-même, si tu veux, mais il représentait l'ancien système. Et à un moment, les Français se sont débarrassés de l'ancien système par un acte cruel, qui était de le tuer. Mais si tu veux, c'est pas parce que lui-même, il faisait du mal. Lui-même, il était juste l'héritier de la façon dont les rois gouvernaient la France. C'était peut-être pas le plus mauvais, tu sais.
Non le week-end il a pas
été guillotiné, il
est mort de la vérole. Celle dont on ne sort que, vous allez gagner les pieds devant, visent les vieux militants ou celles. Ça veut dire ? Ça veut dire que tu
es sort mort, sauf si il t'arrive à bouleverser votre politique.
... ... ... ... ... C'est parti.
C'est le cas de Patrick Menotti. Le socialiste se présente dans la quatrième circonscription à des Bouches-du-Rhône. Bernard Cazeneuve est venu lui rendre visite. Bonsoir. Bonsoir. Il y a quelques instants. Même lui qui est un ténor de la vie politique du Parti Socialiste est en danger. Comment peut-il faire pour s'en sortir ?
Mais en étant lui-même, il est très attaché à son territoire. Il a été un extraordinaire défenseur de Marseille et de son agglomération. Et il mérite qu'on lui fasse confiance.
Comment ça s'est passé, tes rendez-vous médias ?
J
'ai vu en partie LCI, j'ai vu que tu avais pas mal envoyé sur Mélenchon. J'aimerais bien me voyer un peu sur En Marche, mais c'est pas évident,
ils
te posent jamais de questions. Et chez Zemmour et Nolo ? C'était pas très agréable.
Mais c'est intéressant parce que je l'ai fait courir, parce que je veux voir, il me donne une... Tu vois, pour le débat avec Mélenchon, ça me donne une petite idée, quoi.
Pourquoi ? Parce que tu as l'impression que ce qui t'a sorti là, tu auras droit au même argumentaire. Bah, c'est les mêmes arguments.
Vous avez à l'Assemblée nationale, vous avez voté ceci. Tu vois, voilà, Val, c'est votre ami. Tu vois, c'est ça, le genre.
Ouais, donc c'est entraînement, répétition générale, un peu. Ouais, ouais, un peu. Dis-moi, ce soir on sort, je sais pas si on te l'a dit. Euh... Ouais, non, mais ce soir, ce soir, je peux pas... Bon, c'est la zone de mes soirs aussi, donc.
Ce débat, dans une heure, vous le sentez comment ? Ça va être tendu, vous pensez
Je ne sais pas si mes adversaires sont tendus. Est-ce que je vous donne l'impression d'être tendus Certains ont choisi le populisme, moi j'ai fait le choix de la démocratie. L'insoumis qui se soumet à Gonaire. Et qu'est-ce que vous pensez de l'insoumis et de l'indécis ? L'insoumis qui est devenu indécis.
Ah oui. C'est dommage qu'à cause de 600 000 voix, vous soyez passé du statut d'insoumis à celui d'indécis. Pas mal ça.
Oh pardon, je suis le dernier. J'ai cassé la figure.
Mesdames et Messieurs, juste 30 secondes avant l'antenne. Est-ce que vous êtes tous d'accord pour faire une photo ? Alors, M. Mélenchon, les photographes qui sont là sont des gens de l'AFP, d'IP3 et de SIPA presse.
Il y a donc des accords, parce que dans le sud de la ville, les choses se passent plutôt bien.
Dès qu'on va dans des endroits comme chez nous, il y a ça. Ça se passe très bien. Oui, mais
le député, il y a pour rien que c'est la mairie. Mais pour aller chercher de l'argent, il faudrait aller chercher de l'argent.
La question
de la sécurité. C'est pour ça que je disais tout à l'heure à Jean-Luc Mélenchon, quand il a dit l'autre jour... La question de l'éducation, c'est la même chose. Il voit là dans le débat, il louche. C'est pas exactement la même chose.
Tout au long de la vie, il va falloir former les gens. Madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame, madame,
madame. Vous ne savez même pas où c'est la rue Sainte. Et mon fils est à l'école dans la circoscription. Alors s'il vous plaît, un peu de respect. Pourquoi vous pleurez pour ce genre de choses ?
Moi si je ne suis pas au deuxième tour, je pleure. Très bien, c'était parfait. C'était parfait. Il
ne faut pas pleurer pour ça, bien dit. Il y a d'autres choses qui sont beaucoup plus importantes.
Merci, c'était parfait.
Bon, allez, monsieur le député, vous avez largement gagné vos gommes. Ni l'estime, ni le respect, c'est pas le sujet. Pas le problème, mais tu m'oblises à la bataille. Eh ben attends, c'est la vie, hein. Eh mais c'est pas parce que j'en avais après toi, hein. C'est pas le sujet, hein. Mon sujet, c'est pas toi, parce que tu fais pas. Je respecte. Je te le dis, j'ai les yeux dans les yeux. Et pour qui ça ne se fait pas, je te le dis, j'ai de l'affection. C'est une situation difficile. Oui, mais je veux pas que tu crois que je m'en prie pour que je m'en réjouis.
Il y a quand même eu un moment à reconnaître qu'elle était au MEDEF, c'était un peu étrange quand même, en nous expliquant que l'UPE-13, c'était pas le MEDEF. Or, dans les Bougirons, il n'existe pas le MEDEF, c'est l'UPE-13. C'est quand même assez étrange comme... Salut, monsieur Mélenchon. Vous voulez faire un luxe ? Pas immédiatement, je l'aurais battu. Oui, donc la mettre à droite. Voilà, j'avais l'objectif de la replacer où elle est, en réalité, à droite, puisqu'elle est à droite. De façon, un débat à cinq avec trois nazes. Qu'est-ce que tu veux faire
? Eh
bien, alors, c'est ce que je dis. J'ai trouvé que Biadji était moins mauvaise que ce que tout le monde dit. Alors, les autres, ils me disaient, mais non, elle était... Qui c'est, cette copine ? Ben ouais, mais écoute, tout le monde me dit ça. Alors, il n'y a que moi qui l'ai trouvé moins mauvaise que ce que je pensais. veux dire, ça fait vivre quoi, faire la politique c'est qu'on existe, on vit. On est dans le mouvement, on transforme les choses, on ne subit pas, on se met en danger, on va à un vote, c'est de l'adrénaline quand même de savoir est-ce que les gens vont voter pour vous ou pas. Quand les boîtes s'ouvrent et que les premiers bulletins tombent, vous avez la réponse parfois à des années d'action.
Donc ça construit à titre personnel ?
Je pense que moi j'ai été construit pour la politique, bien sûr. Bien sûr mais je n'ai pas été construit que par la politique. Donc lui, tu ne le touches pas. Biagi et le front, ça ne sert à rien. Et donc il fallait arriver à montrer que Versigny n'était pas
au
niveau. Donc c'est tout ce que j'ai essayé de faire, c'est ça. Bon, je pense qu'on y est arrivé. Je crois que nous avons fait une campagne sans faire d'erreur. Il n'y a pas eu de dérapage. On a dit ce qu'on avait à dire, mais sans le faire avec agressivité. Et il faut dire que de l'autre côté, il y avait quand même assez de bêtises pour nous permettre de répondre et d'être compris. Ce que je ressens ce soir, c'est que notamment Valérie, Manu, etc. me donnent des gens à rappeler. Parce qu'ils ont dit qu'ils ne savaient pas, qu'ils hésitaient, etc. Donc j'ai senti depuis maintenant 3-4 jours qu'il y avait un basculement là avec le vote En Marche. Il faut continuer parce qu'on va être très très serré avec En Marche. Et si on arrive à passer devant En Marche, alors je pense que le deuxième tour, on aura toutes les chances de gagner. Donc voilà, vous avez encore un peu de... Si vous avez encore un peu d'envie devant vous et d'énergie, il faut l'utiliser. Bon, je sais que les voies de Dieu sont dépénétrables, évidemment, mais je voulais vous rappeler que demain, j'ai besoin de vous. C'est pas drôle qu'au téléphone, je fais le tour de mes amis pour demain. Ouais, je sais, je sais, c'est beau. Une campagne, le chemin de croix. On la commence, on sait qu'on va perdre, mais comme on a un minimum de décence, d'honneur et de respect de son parti, des militants et des habitants de la circonscription, on fait la campagne.
te fait quoi ? Tu n'as pas l'impression d'être le dernier des Mohicans ?
Le dernier des Mohicans, non, mais je pense que je suis... Peut-être on est un monde qui va disparaître, c'est possible. Mais je suis sûr que le Parti Socialiste il renaîtra après, avec qui, comment, je ne sais rien. Je n'ai jamais considéré que je ferais de la politique jusqu'au bout de ma vie. Je pense qu'il y a des moments où il faut s'arrêter et jouir d'autre chose. Donc moi, dans mon esprit, si je peux, je fais un mandat de député, mais je n'irai pas au-delà, parce que je pense qu'à un moment, il faut, comme les autres salariés... libéraux, etc., il faut arriver à s'arrêter et à profiter d'un certain nombre d'années que tu peux avoir pour faire autre chose, voyager, découvrir autre chose, s'occuper de ses enfants, ses petits-enfants. Moi, je l'ai intégré. Si ça vient avant que ce que j'avais prévu, ça vient avant.
... ... ... ... Onoche.
Vous avez vu comment il me parle de cet individu ?
Comment il s'appelle d'ailleurs ? Comment
il s'appelle ? Vous
n'avez pas de rester là comme vous. Monsieur vous arrêtez s'il vous plaît.
Non mais tout est filmé, vous inquiétez pas. Non mais vous inquiétez pas, tout est filmé, on vous a vu. On vous a vu, vous inquiétez pas.
Qui c'est ce
mec ? Vous n'avez jamais vu un truc. Mais qui c'est cet individu là ? Il a eu une grossière à faire. Voilà, vas-y, filme-le bien, filme-le
bien.
Et voilà !
Si vous avez voté pour moi, ça va bien aller. C
'est ce que je vais faire. Super, ciao, merci.
C'est intéressant quand même. Tiens, voter toi ? Sinon, c'est la NPE. Ah non, pas la NPE parce que j'ai quand même d'autres corps d'un monarque. Et puis en plus, je vais vous dire, je suis à la retraite. Non, le 1er juillet, je ne suis pas à la retraite, mais j'ai tous mes droits le 1er juillet. Non, mais je vais gagner, vous allez voter pour moi. Je vais gagner, je vais gagner. Au premier tour, ça va être chaud, je vais passer devant en marche et au deuxième tour, je vais battre bien le chaud.
Merci.
On a un résultat consolidé, tout le monde s'en fout.
Puisqu'on peut, ça... Non
mais d'accord, mais puisqu'on peut, mais quand même les moments, on pourrait savoir les résultats. Les trois heures qu'on a finies. Bon, mais donc, Mario...
Merci,
toi, Mario. Et tout le monde est battu, ça ?
Ouais. Benoît est éliminé au premier tour. C'est incroyable.
Mais alors qui sont les 20, 27 députés socialistes ? Ça va être pas grand.
Eh bien, moi en plus. Parce que
Glavanie, je pensais qu'il a l'air très lui, il est éliminé. Mais j'arrive
pas à avoir les 25 ans. Non.
Parce que Valo, il est mal, hein. Boris. Non, non, mais je viens d'entendre le truc, il est très mal.
Bon, allez, Gucci, c'est mon quatrième. Naya qui est quatrième ? Ah bon, il se met au boutique.
Donc Valls, il a perdu.
Non, Valls, il est en tête. Tiens, mais il les a perdus, bien, ce bois. Oui, parce que l
'est des trucs de gaga, ça.
Le mec de Mélenchon, il s'est pris une peine dans la gueule. Il est parti, il n'a pas signé le PV. La fille de chez nous, elle est dehors. Il y en a une qui est dedans. Elle reste dedans.
Farid y va. Et on ne bouge pas.
Parce
que sinon, on va se prendre encore des bois.
Brigitte, il nous dit, Patrick, de ne pas bouger.
Qu'est-ce que c'est le résultat de ce bureau ?
Ils n'ont pas parce qu'ils ont fait la bagarre pour bourrer du Biagi. Le premier qui est sorti sans Biagi. C
'est pour ça que c'est pas le cas. Non mais le problème c'est pas ça, c'est qu'il faut appeler la province. C'est bon.
Je te passe Patrick, tu le résumes deux minutes. Non mais
ne me le passe pas, tu lui dis que reste là, j'envoie les journalistes.
Et les flics. Et la police. Voilà,
ne bouge pas,
c'est
Patrick, je veux que je te sois utile ici. Non, non, tu pourras te laisser au Fin Reunion mardi soir. Bon, écoute, c'est la politique. C'est comme ça, pour ça. C'est une république qui le calise. C'est sûr, il n'y a pas de... Je n'ai pas de... François, je ne suis pas un maire. C'est bien battu. C'est battu, voilà. C'est une chaise députée une fois. C'est une chance d'être député, il le faut. Alors tu as le titre du film. La chute de Patrick Benji. a arponné le foie comme dormi sur la plage. Chaque soir, il se couche, repue, et jamais les rêves ne reviennent. Il a même vu à trois reprises briller le soleil tout au long de la journée, ce qui est proprement inconcevable cette époque de l'année. Le bonheur est un mot qui n'existe pas dans la langue des alakalfs, ni aucun vocable similaire. On a faim ou on est rassasié, on est malade ou bien porté, on a chaud ou on a froid. En revanche, ils en ont le sang pour exprimer l'angoisse. L'angoisse devant la faim, la nuit, la tempête, la maladie, les williwas, l'orage, la mort. C'est pourquoi l'AFCO reste muet devant cette quiétude si nouvelle qu'il habite. ancienne députée de la quatrième circonscription des bouches du rôle.
Monsieur Menucci, bonjour, c'est la régie. Je suis désolé, mais on me fait dire qu'on n'a plus le temps de nous prendre la lanterne. C'est sympa, merci beaucoup de m'envoyer. Je suis désolé, monsieur Menucci, avec toutes vos excuses et bonne soirée. Et notamment, la réforme du marché du travail, vous savez que c'est la première réforme. Alors, elle est très importante à cause de ces...
Allez, vous avez plage maintenant,
là
?
Hein ? Non ? Vous avez de la chance, hein ? Vous avez plage. Moi, j'ai la séance, je vais reprendre. Voilà mon programme. Bon. Encore jusqu'au 3 août, à moins qu'il leur prenne une nouvelle foucade, ils décident de continuer à nous faire travailler. On a tous annulé nos locations. Hein ? Vous avez vu ? Ces petits roquets, là, qui m'accrochent les mollets. Le journal, il disait, ah Mélenchon n'est pas content parce qu'il ne prend pas ses vacances. Bah oui, ce n'est pas la peine de parler de rénovation de la vie politique si vous ne laissez pas les gens se reposer. Vous croyez que je suis quoi ? Comme tout le monde, hein ? Et mes collègues. Et ceux qui ont les petits à la maison, il y en a. J'ai plusieurs députés, moi, c'est des jeunes. Alors ils ont des enfants petits. Alors qu'est-ce qu'on fait ? On me dit aux petits, les vacances, il y en a pas cette année à cause de M. Macron. Qu'est-ce qu'on fait ? Alors il a fallu annuler les locations. On ne peut pas aller les locations, on a retrouvé d'autres derrière. Si vous voulez changer la vie politique, il faut la rapprocher de la vie normale. Ce n'est pas normal de rester demain du juillet jusqu'à 2h du matin à discuter sur des pirevues et des poings dans un machin bouton. On sait que ça ne sert à rien. Ils n'ont même pas dit à quel moment ça finit, à quel moment ça finit. On ne le sait pas. Peut-être le 3. Alors comme ils ont organisé des pots, des pots d'anneaux, le 3, on se dit bon, c'est bon, le 3, c'est fini. Et moi, le 4. J'ai fait ma valise et je m'en vais me reposer. J'aurai 40 jours les amis, j'espère que vous avez un peu plus. Bon allez, vous avez le plage, c'est le moment d'y aller. A bientôt.
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