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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Et nous avons un certain nombre de réflexions, y compris au Sénat, avec la loi Gatel entre autres, mais il nous faudra changer la constitution.
vous remercie mon cher collègue. La parole est à présent à monsieur Jean-Pierre Vigée du groupe Les Républicains.
Merci madame la présidente, monsieur le Premier ministre. Que de temps perdu. Que de temps perdu depuis les premières annonces d'une grande loi d'orientation agricole. Que de temps perdu à proposer des mesures essentiellement techniques qui ne répondent pas au cœur des revendications de la profession agricole. Depuis trop d'années, l'Etat rend la vie impossible à celles et à ceux qui ne comptent pas leurs heures pour nous nourrir et pour entretenir nos paysages. Alors que la loi d'orientation agricole... a été adoptée sans enthousiasme, force est de constater qu'elle ne sera pas débarrassée de nos agriculteurs des normes et des contraintes qui les empêchent tout simplement de faire leur métier. Nous attendions un cap clair et ambitieux. Vous nous avez proposé un texte qui n'apporte aucune perspective s'agissant du revenu. de la fiscalité, du foncier, de la compétitivité, des surtranspositions. Je vous le répète, votre projet de loi se paie de mots sans apporter de réponse satisfaisante à la crise agricole. À quatre jours d'un scrutin européen décisif, je veux saluer les résultats obtenus et les engagements de nos députés européens, les Républicains, en faveur de la cause agricole et de notre ruralité. La souveraineté alimentaire ne restera qu'un vœu pieux, monsieur le Premier ministre, sans des mesures fortes, notamment pour l'augmentation de la PAC et pour les clauses miroirs dans les accords de libre-échange. Alors, monsieur le Premier ministre, quand comptez-vous réagir ? pour enfin redonner de la valeur au socle nourricier de la nation. Je vous remercie.
vous remercie, mon cher collègue. La parole est à monsieur le Premier ministre.
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Jean-Pierre Vigier. J'ai eu l'occasion de le dire dès ma nomination à Matignon, pour moi l'agriculture est au-dessus de tout et doit toujours être regardée au-dessus de tout. Parce que l'agriculture c'est ce qui nous permet de nous nourrir, parce que l'agriculture c'est notre souveraineté et parce que l'agriculture c'est l'âme de la France. C'est nos savoir-faire, c'est notre identité, ce sont nos terroirs, nos spécialités. J'ai été nommé, vous vous en souvenez, au moment où un mouvement dans l'Europe entière... avait émergé un mouvement de colère des agriculteurs dans l'Europe entière qui avait émergé au moment de ma nomination. J'ai passé beaucoup de temps avec les agriculteurs, avec leurs représentants, mais aussi avec les agriculteurs sur le terrain. Il y a beaucoup à faire pour améliorer leur quotidien, simplifier un certain nombre de règles, sortir de situations kafkaïennes d'injonctions paradoxales. Vous avez d'un côté une loi qui les oblige à débroussailler. pour des raisons de lutte contre les feux de forêt, et de l'autre une loi qui leur interdit de débroussailler pour la biodiversité. Vous avez 14 règlements différents, 14 textes différents sur les haies, et où vous avez, la météo des dernières semaines a remontré à quel point c'était important, des pluies qui ne peuvent bien souvent pas stocker, alors même qu'ils peuvent se retrouver ensuite dans des situations de sécheresse, des enjeux de revenus également. Tout ça, j'en suis conscient. J'ai travaillé sur une série d'engagements, 65 engagements, avec les agriculteurs. Ces engagements se traduisent dans différents textes. Il y a la loi d'orientation agricole, effectivement, mais il y a d'autres textes qui vont arriver aussi, notamment sur la question du revenu, après la mission confiée à Anne-Laure Babot et Alexis Isard, sur la question des phytosanitaires, puisqu'on s'est engagé à supprimer le conseil stratégique phyto, là aussi, dépôt à l'été. sur la question de compétitivité et les questions fiscales dans les textes financiers qui seront présentés. Donc la loi d'orientation agricole, c'est un chapeau. Et vous avez ensuite une série de textes très importants qui arrivent. Et je ne parle pas de tout le travail réglementaire et de ce qu'on a fait. Un exemple qui me vient, puisque quelqu'un a parlé des retenues d'eau. J'ai assumé de modifier l'arrêté de 2021 et son article 4 pour faciliter les dérogations de retenues d'eau, notamment en zone humide, pour permettre à nos agriculteurs de pouvoir... mieux retenir l'eau pour ensuite pouvoir faire leur travail. La loi d'orientation agricole, pour moi, c'est une loi importante. Et pas que pour moi, puisque je le dis, les principaux syndicats agricoles, je pense à la FNSEA et aux jeunes agriculteurs, ont appelé à ce qu'elles soient adoptées. On sait qu'ils sont assez vocaux et que s'ils ne considéraient pas que c'était utile, ils n'auraient pas soutenu la loi. Ils ont été très en demande, il le reste, et c'est évidemment important. Et donc je veux saluer la responsabilité du groupe LR, d'abord qui a beaucoup travaillé sur le texte, il y a 80 amendements. Non mais je dis, il y a 80 amendements qui ont été adoptés venant de votre groupe, évidemment la majorité a aussi travaillé beaucoup sur le texte, qui ensuite en grande partie l'a voté, d'autres se sont obtenus, je crois que c'est votre cas. Je le dis ici, la NUPES et le Rassemblement National ont voté contre. Je le dis pourquoi ? Parce qu'il y a quelques jours j'ai parlé avec un agriculteur qui me parle de la LOA. et qui me dit qu'il y a des mesures importantes sur la simplification des sanctions pour qu'il y ait moins de sanctions quand il y a des erreurs, sur le classement de l'agriculture comme intérêt général majeur. Je vois que vous criez parce que ça vous énerve, parce que ça vous met mal à l'aise. Et cet agriculteur, je lui ai dit, le Rassemblement National a voté contre le texte. Et il m'a dit, mais non, je ne vous crois pas. Je lui ai dit, si, le Rassemblement National a voté contre le projet de loi. Parce que c'est ça votre méthode. Vous votez contre dans l'hémicycle, mais en dehors c'est, on ne dit rien, on se cache, on ne le répète pas. Parce qu'on joue sur l'ambiguïté. Et après, on va faire croire aux agriculteurs qu'on les aide. C'est comme sur les questions de travail. Vous faites le tour de vos circonscriptions, le Rassemblement national, en allant voir les patrons de PME, les commerçants, les artisans qui cherchent à recruter. Vous leur dites, c'est vrai, il faudrait durcir les règles. Mais une fois dans l'hémicycle, vous votez contre les heures d'activité en contrepartie du RSA. Vous vous opposez à la réforme de l'assurance chômage. Bas les masques. Donc oui, monsieur le député, on va continuer à agir pour nos agriculteurs. Non, monsieur le député, la loi d'orientation agricole n'écrase pas évidemment tout le travail qui doit continuer à être mené pour nos agriculteurs. Et je le sais qu'avec celles et ceux qui ont réellement l'intérêt du pays et de nos agriculteurs chevillés au corps, nous continuerons à avancer ensemble.
vous remercie monsieur le Premier ministre.
Un seul message monsieur le Premier ministre, et revenons à l'agriculture, aidons nos agriculteurs tout simplement. Ce sont les premiers écologistes de France, ils veulent tout simplement vivre de leur...
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