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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
la même ferveur quelque chose est en train de naître quelque chose de beau
Je suis particulièrement heureuse d'être ici avec vous ce soir dans cette belle ville de Lille. Belle ville socialiste et surtout nous allons entendre d'ici quelques minutes la très grande mère de Lille qu'on ne présente plus. Vous le savez, c'est notre dernier meeting de campagne. C'était important d'être ici ce soir, d'être réchauffé par la chaleur de l'île et par la ferveur de tous ces militantes et ces militants. Je suis très heureuse de vous accueillir ici. Nous avons sillonné la France. De part en part, nous sommes allés dans nos territoires ultramarins et à chaque fois le même enthousiasme, à chaque fois le même accueil. Parce que nous sommes la liste qui va réveiller l'Europe ! Alors, encore quelques heures avant... que la trêve de campagne ne s'installe, mais avant, avant, les amis. Vous savez ce que vous avez à faire. Vous allez poster déjà vos jolies photos avec un seul hashtag. Je vote Glixman ! Vous trouverez sur vos sièges une petite carte de visite. d'accord ça va vous permettre d'avoir toutes les informations mais cette carte de visite en fait elle peut aussi vous servir de QR code pour nous faire un petit don pour soutenir notre campagne parce qu'on a besoin de votre force donc allez-y jusqu'au bout et puis vous allez voir se succéder ici outre la très grande Martine Aubry nous allons accueillir la candidate locale Sarah Kerich ma camarade Notre premier secrétaire, monsieur Olivier Faure. Et je crois, on m'a murmuré dans l'oreille qu'il y a quelqu'un qui s'appelle Raphaël qui est présent ce soir. Alors si vous êtes sages, il viendra vous voir tout à l'heure. D'accord ? Alors... Tout d'abord, je vous demande d'accueillir très chaleureusement, celle qui est un exemple pour nous toutes et pour nous tous, Madame Martine Aubry !
amis, il faut gagner du temps ! Quel bonheur de se retrouver. Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas retrouvé après une campagne aussi enthousiaste. Et vous l'êtes ce soir, merci. Je voudrais dire à Raphaël qu'il nous fait un grand honneur de terminer sa campagne ici, à Lille, dans le Nord, dans les Hauts-de-France, dans ce lieu, Lille, où nous avons eu beaucoup de victoires lors des derniers meetings. Je n'en dirai pas plus. Mais nous sommes tous ici... autour de Raphaël, autour de ses colistiers, militants, citoyens, citoyennes, élus des Hauts-de-France et d'ailleurs, pour dire que cette campagne, dans 48 heures, doit être la belle surprise des résultats. C'est pour cela que nous avons fait campagne, c'est pour cela que nous nous sommes battus. Je ne veux pas dépasser mon temps imparti. Non, c'est pas ça que je veux dire. Je veux remercier toutes celles et tous ceux, et tout le monde a fait une belle campagne, qui ont porté cette campagne de plus en plus enthousiaste, et notamment notre directeur de campagne, Eric Andrieux, que je voudrais saluer très chaleureusement. On peut l'applaudir, effectivement. Je ne pourrais pas tous vous saluer et pourtant on se connaît et on connaît beaucoup ici. Je voudrais évidemment saluer notre premier secrétaire qui a porté la voix des socialistes pendant toute cette campagne et je crois qu'on peut l'applaudir effectivement chaleureusement. saluer Elio Dirupo, notre camarade ancien Premier ministre de Belgique et aujourd'hui ministre président de la Wallonie. Un grand ami. Je voudrais saluer les députés, les sénateurs, avec un mot particulier pour Patrick Cannaire, parce que c'est le patron, vous le savez, laissez-moi terminer, parce que je vais dire quelque chose de gentil. C'est le patron des socialistes au Sénat, et il porte très haut la voix socialiste. Ça fait longtemps que ce n'était pas le cas. Voilà, et donc on peut le saluer très chaleureusement. Comme je salue nos parlementaires lillois, Roger Vico et Audrey Lincolnel, bien évidemment. Je voudrais saluer tous les élus de notre région et d'ailleurs, mais aussi en saluant deux amis particuliers, la maire de Nantes, chacun la connaît, Johanna Roland, et Stéphane Troussel, le président du département de Seine-Saint-Denis. Je voudrais saluer tous les colistiers présents ici, avec bien évidemment une pensée particulière pour Sarah Kerich, il faut qu'elle soit élue dimanche. Pour Jean-Marc Germain, qui représente l'île de France sur cette liste, personne n'est parfait, mais qui est toujours chez lui, à Lille. Tout le monde le connaît. Merci Jean-Marc d'être là. Et puis un clin d'œil particulier pour un ancien député européen formidable, Gérard Caudron, le maire de Villeneuve-Dasque. Je voudrais commencer par m'adresser à Raphaël, en votre nom à tous, en lui disant tout simplement bravo, bravo et merci du fond du cœur, cher Raphaël. Merci de nous avoir redonné la fierté de nos valeurs et de nos combats, de les avoir donnés à nos militants, à nos sympathisants et à une partie des Français qui commençaient à désespérer. Il faut bien le dire. Je veux tenir mon temps. Ces Français qui veulent une gauche qui soit à la fois ambitieuse, réformatrice mais responsable. Oui, bravo, et vous savez que pour moi c'est important pour avoir incarné la politique telle qu'on l'aime, la politique avec un grand P, celle qui n'oublie jamais nos valeurs, celle qui a du courage, mais celle qui veut agir effectivement sur le terrain. Regardez cette campagne entre le candidat du RN, qui malheureusement risque de bien se trouver placé, qui a passé son temps. Ça ne sert malheureusement à rien, dans l'esquive, pour fuir les débats avec son absence de fonds évidente. Et quant à cette malheureuse candidate Macronie, je n'ose même pas dire son nom, qui a vu Attal la mépriser en arrivant dans son temps. Vraiment, cette campagne, heureusement que Raphaël était là. Heureusement que vous étiez là, ces codiciers, pour parler politique. Bravo à vous et merci. Je voudrais aussi dire à Raphaël combien nous avons été choqués des attaques dont il a été l'objet. Il a toujours répondu avec dignité. Nous étions tous avec lui pour dire l'ignominie de certaines de ses attaques et pour lui dire nous serons toujours avec toi sur ce terrain comme sur les autres. Je voudrais ici, parce que la politique, c'est bien sûr des grandes idées du sérieux, mais c'est aussi beaucoup d'émotions, de chaleur, d'empathie. Je voudrais citer un grand auteur, Michel Quint, qui disait, et je le cite, « Ici où je vis, vers le Nord, on est pile à hauteur d'horizon et d'homme. On voit jusqu'aux Alaskas, mais on voit le cœur des gens. Et je veux dire à Raphaël, puisqu'aujourd'hui, je suis censée être pile à sa hauteur. » que nous voyons deux choses qui conditionnent beaucoup la suite, une grande humanité et un immense courage. Voilà ce qu'on voit. Du courage, il en a toujours fait preuve dans sa vie. Plume à la main ou caméra à l'épaule pour défendre les peuples qui en avaient besoin, pour être aux côtés des victimes et pour dénoncer les coupables. Du courage, il en a fait preuve comme parlementaire européen à diverses reprises, mais aussi on l'oublie un peu pour débusquer les ingérences étrangères. Et puis du courage, il va en falloir, parce que le vent mauvais s'est levé, celui de l'extrême droite. Et avec lui, je pense que nous pourrons, avec toi Olivier, éclairer les consciences face à nos obturantismes, faire en sorte de faire vibrer les cœurs quand d'autres attisent la haine. Voilà, et pour cela, il en faut du courage, et ça permettra de retrouver l'Europe qu'on aime. Et puis je voudrais lui dire, merci d'avoir été le seul à parler d'Europe dans le fond. Parce que tous les autres considèrent sans doute que les Français sont les imbéciles, qui ne comprennent rien. Eh bien lui, il a parlé des vrais sujets avec sérieux et respect. Je crois que c'est pour ça qu'aujourd'hui beaucoup de Français s'intéressent à nous et adhèrent. Il est le seul à avoir défendu une vraie vision européenne, une Europe des solutions face aux défis qui sont devant nous. Le pouvoir d'achat, le climat, le logement, la santé. Et la vision d'une Europe des citoyens qui récupère sa place pour construire une vraie Europe. Et bien sûr, une Europe de la paix, alors que la guerre, il faut le dire, est à nos frontières. Hier, nous commémorions les 80 ans du déparquement. Cela nous a permis de nous rappeler le prix du sang versé, mais aussi de rappeler la dette que nous avons envers nos libérateurs. Et de nous dire... Et vous le proposez, nous le proposons. Il faut une défense européenne et vite maintenant, vite, nous en avons besoin. Ici, dans le cœur de l'Europe, vous savez que nous avons été à Lille, d'abord flamand. flamand, tes voisins, si je puis te dire, mon cher Elio, puis espagnol, Burgon, avant de devenir français, qu'à la fin du XVIIIe siècle. Eh bien, nous, on sait ce que c'est que l'Europe. L'Europe, pour nous, c'est la paix. Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir aujourd'hui. Elle est aujourd'hui menacée, cette paix, en Europe. Alors, à ceux qui nous disent, vous parlez trop d'Ukraine. Si l'Ukraine tombe, c'est l'ensemble des pays européens qui vont être en danger. Je crois qu'il faut le dire. Poutine est toujours allé jusqu'où nous le laissions faire. Nous le laissions faire et je pense qu'il n'a pas de limite. Raphaël l'a bien connu et l'a bien vécu en Georgie, puis nous tous en Crimée. Et quand nous voyons qu'aujourd'hui la Finlande, les Pays baltes et la Pologne commencent à mettre des frontières, nous nous disons, eux qui sont tout près, ils ont compris que le danger est là. Donc la seule réponse aujourd'hui, c'est un soutien indéfectible et massif à l'Ukraine. C'est absolument essentiel pour que l'Europe existe demain. Ce qui se joue vraiment, bien sûr c'est l'indépendance de l'Ukraine et du peuple ukrainien, mais c'est aussi que ce conflit s'est devenu la limite, la frontière entre l'Europe démocratique et les autres. Il faut la défendre cette frontière, donc il faut aider l'Ukraine. Emmanuel Macron, sur ce sujet comme sur beaucoup d'autres, a beaucoup le voyé. Rappelez-vous, au début du conflit, il ne faut pas humilier Poutine. Et il y a quelques jours, il faudra aller se battre sur le terrain immédiatement. On voit bien que tout cela a changé, parce qu'en fait, ce qu'il faut, c'est du courage face à Foutine. Et c'est une ligne. Il ne faut pas sans arrêt l'ouvoyer, parce qu'on voit ce que ça donne. On le voit d'ailleurs quand on voit. Alors oui, il reçoit M. Zelensky aujourd'hui, qui est très poli, qui dit la France a donné beaucoup moins que les autres, mais je vais quand même les remercier. C'est toujours ça de pris. Alors espérons que les promesses faites hier à la télévision à trois jours d'un scrutin, bizarre sur le plan démocratique, mais enfin qu'au moins les promesses qu'il a faites hier, pour une fois, elles viennent dans les faits, c'est ce qu'on peut en effet dire. À la Sorbonne, Emmanuel Macron avait dit « Attention, l'Europe peut mourir. Dans un énième, c'est moi ou le chaos. » Eh bien non, je crois qu'il s'est trompé. L'Europe ne peut pas mourir, mais les nations européennes peuvent mourir. Elles peuvent mourir, en effet, et ça commence, pour ne pas que ce soit le cas, par défendre l'Ukraine, et comme nous le proposons, par une défense européenne. Il est temps. Il est temps de le faire. Il y a urgence. Il y a urgence aussi, parce que je ne peux pas ne pas parler du Proche-Orient. Il y a urgence pour que l'Europe fasse entendre sa voix, d'une seule voix, au Proche-Orient, pour demander à Israël d'arrêter les bombardements sur les populations civiles. Nous pensons à Gaza, évidemment. Mais aussi pour faire pression sur le ramasse, pour que les otages soient libérés. Et surtout pour porter un projet politique que les socialistes ont toujours porté. Deux Etats indépendants et vivants mutuellement en sécurité. Nous voterons dans quelques jours à Lille une motion sur la reconnaissance de l'indépendance de la Palestine. L'Etat s'honorerait à ne pas dire ce qu'a dit monsieur Macron hier. On attend le bon moment. Il n'y a pas de bon moment quand il y a 36 000 morts à Gaza et quand la Cisjordanie aussi est sous les bombes. Alors oui, l'Europe, ce fut d'abord un projet de paix, mais je crois qu'il faut aussi le rappeler à un moment où beaucoup critiquent l'Europe, faute d'avoir un projet pour le changer. A ses premières heures, elle était synonyme de puissance énergétique, avec la fameuse communauté européenne du charbon et de l'acier. une puissance agricole avec la politique agricole commune qu'on peut aujourd'hui critiquer sur les modalités, mais qui doit rester une politique. Et puis de prospérité avec son grand marché qui s'est laissé déborder par le libéralisme. Mais nous savons qu'à cause de cela, l'Europe a pu décevoir. Nous le savons ici comme ailleurs. C'est vrai que parfois on a l'impression que le grand marché devient un peu n'importe quoi. Il a fallu attendre la crise avec la Russie pour arrêter les importations de gaz, pour se rendre compte finalement que le prix de l'électricité était indexé en Europe sur le prix du gaz. Eh bien il va falloir annuler ces hausses qui rendent la vie des gens impossible et mettre en place des prix puissamment encadrés. C'est la proposition de Raphaël Guzman. Je vais vite, parce que vous voyez, là je sais qu'il ne me reste plus que 2 minutes 03, je ne regarde plus. Alors oui, il faut continuer à se défendre, et y compris sur le plan économique. Il faut réindustrialiser notre pays. Moi j'ai vécu comme une honte que pendant le Covid, nous n'ayons pas de masque, nous n'ayons pas les médicaments qu'il fallait, et encore aujourd'hui qu'il manque des composants pour produire suffisamment de médicaments. que nous n'ayons pas aujourd'hui les panneaux solaires, les batteries dont nous avons besoin pour développer nos industries. Donc oui, il faut réutiliser les moyens qui sont les nôtres. Les produits qui franchiront les frontières de l'UE devront non seulement respecter la planète, mais aussi les travailleurs qui les produisent. C'est ça le socialisme, c'est ça la gauche, c'est ça le projet de Raphaël Guzman. Je voudrais aussi dire qu'il n'y a pas d'Europe sans harmonisation sociale. Et je voudrais saluer Nicolas Schmitt, commissaire à l'emploi, et que les socialistes européens se sont choisis comme chef de file dans cette élection. Un tour de force, un tour de force d'avoir réussi à faire voter l'idée qu'ils font un SMIC par pays. Et maintenant, il faudra que ça devienne... Ça devient une réalité. Pour ça, il faut voter pour qu'il y ait le maximum de députés européens, socialistes et de la liste de Raphaël. À quoi bon voter ? Certains nous ont dit, à quoi bon voter l'Europe, ça ne sert à rien. Eh bien nous leur disons, l'Europe c'est une partie de la solution à vos problèmes de pouvoir d'achat, quand on parle de l'énergie, quand on parle d'un grand programme Marshall sur le logement, pour ne prendre que ces exemples-là. Passe à vos inquiétudes sur le climat. L'Europe c'est aussi la solution, non pas quand on met, comme le fait la droite, le Green Deal par terre, mais quand on le défend. à condition, bien évidemment, que chacun apporte à la hauteur de ses moyens. Et c'est comme cela qu'on défendra l'écologie en Europe. Ce n'est pas ce que font les autres. Alors l'extrême droite aujourd'hui, qui a toujours cherché un bouc émissaire, il y avait l'étranger, ça on sait. Maintenant il y a l'écologie en plus. Eh bien nous, nous défendrons ce Green Deal, ce pacte vert, mais à condition de mettre en place ce que toi Aurore, tu as défendu avec notre ami Paul Magnette, c'est-à-dire une belle initiative citoyenne européenne, la taxe de 2% pour les patrimoines de plus de 100 millions d'euros. Pour terminer, juste un mot, juste un mot pour terminer. J'ai entendu beaucoup de candidats, et c'est la première fois que je parlerai ici de mon père, se revendiquer de l'héritage de Jacques Delors. Parce qu'il y a un moment, il faut arrêter de dire n'importe quoi. Je pense que... C'est la première fois que je parle de lui. Je le fais sur un terrain politique. Celui, vous voyez celui dont je parle, et ceux qui le soutiennent, qui réforme les retraites contre les travailleurs, qui modifie les règles de l'assurance chômage contre les chômeurs, qui fait voter une loi anti-immigration avec le RN, qui bloque la directive européenne sur les travailleurs des plateformes, sur le bannissement des produits de l'esclavage ou encore sur la définition du viol, eh bien je vous le dis, celui-là ne peut pas se revendiquer de l'héritage de Jacques Delors. J'ajoute que j'ai vu... Non, mais j'ai terminé. Alors, laissez-moi faire ma petite conclusion. Voilà, juste vous dire que j'ai été très choquée quand j'ai vu que Valérie Ayer avait brandi le portrait de mon père à Paris en faisant son discours à côté de lui. C'était à la fois complètement déplacé et complètement indécent. Je le dis comme je le pense. J'ajoute... Que si mon père était encore là, lui qui détestait le culte de la personnalité, autant qu'il défendait profondément l'idéal européen, il nous dirait ce qu'il faut aujourd'hui, ce n'est pas de me trouver un héritier, il y en a beaucoup semble-t-il, mais un successeur. Et ce successeur, il est à portée de vote. Si nous votons bien pour les socialistes et la liste de Raphaël Glucksmann, si nous arrivons à faire basculer 30 personnes, eh bien c'est notre camarade Nicolas Schmitt qui remplacera 30 ans après la droite et Madame Meilleure. Voilà. Alors j'ai terminé en vous disant. Alors qu'est-ce qu'on fait dimanche ? Qu'est-ce qu'on fait dimanche ? On prend un bulletin. Glucksmann pour être plus fort contre l'armée de Poutine, plus fort pour améliorer la vie. Des citoyens européens lutter contre la crise climatique, plus fort pour faire exister la social-démocratie européenne. C'est le bulletin qui remettra l'Europe sur le bon chemin. Donc le bulletin de l'espoir pour aujourd'hui et pour demain. Le bulletin donc de Raphaël Glucksmann. Nous le savons, il réveillera l'Europe, j'en suis sûre. Alors vive la République, vive la France et vive l'Europe.
Martine Aubry sous vos applaudissements ! En tout cas, sache une chose, chère Martine, c'est que, en tant que femme, en tant que militante socialiste, tu es une inspiration constante. Merci pour tout ce que tu fais et merci pour tout ce que tu es. nous allons accueillir ma camarade, la locale de l'étape, la nouvelle génération, voici venir, Sarah Kerich !
Lille, bonsoir le Nord ! Cher Martine, cher Olivier, chers militants, élus, camarades, citoyens ou simples curieux venus ce soir nous écouter pour ce dernier grand meeting de campagne, je vous remercie beaucoup d'être là et je suis très fière quant à moi d'intervenir dans ma ville de cœur et dans ma région natale, aujourd'hui en tant qu'élu à la région de France, cette région dans laquelle on doit tant se battre pour faire en sorte que la justice sociale existe, et cette région... qui a un héritage si lourd et si fort pour le socialisme en France et qui a encore beaucoup de choses à apporter. Alors on est, vous l'avez compris, dans la dernière ligne droite de l'élection européenne, cette élection pour laquelle vous aurez toutes et tous à voter dimanche. Cette élection n'est pas anodine. On a vu que, malheureusement, beaucoup de listes ont voulu la faire passer pour autre chose, soit un duel entre la majorité présidentielle et l'extrême droite, soit des règlements de comptes aussi, parfois, entre différentes listes, ou bien des sujets nationaux qui, parfois, n'avaient pas trop leur place à faire. Nous sommes les seuls, aujourd'hui, à avoir parlé d'Europe et les seuls à avoir proposé un projet européen à partir de la réalité que vivaient les Français. C'est un espoir qu'on doit saluer dans une campagne qui malheureusement, médiatiquement, parfois laisse à désirer. C'est en Europe que la démocratie est née. C'est sur les forums romains, les agora grecs, les places françaises. On dit dans le Nord les grandes places. C'est ici. que nous avons toutes et tous ensemble, considérer que la communauté était formée non pas seulement par les liens de filiation, par le sang, mais par la volonté d'être ensemble. Et c'est bien cette différence-là qui fait notre démocratie et nos régimes européens face à d'autres régimes dans le monde qui aujourd'hui veulent nous déstabiliser. C'est cette communauté se pébiscite de vivre ensemble qui fait que les nations européennes se sont retrouvées dans l'après-guerre et se sont dit « plus jamais ça ». Plus jamais ça car nous devons désormais assurer un espace de paix, nous devons assurer un espace d'intégration, un espace de respect, de dignité, de vivre ensemble. Quelles que soient les origines et quelles que soient les trajectoires de chacun, c'est ce qui fait la force de l'Union européenne. Et aujourd'hui... Aujourd'hui ces démocraties sont remises en cause. Elles sont remises en cause par des forces extérieures, des régimes totalitaires, la Russie mais aussi d'autres qui essayent de nous déstabiliser en notre cœur et qui essayent de monter les Européens les uns contre les autres pour venir fendre cette brèche qui malheureusement s'est créée ces dernières années avec la montée de l'extrême droite en Europe. Alors vous le savez, notre région a payé un lourd tribut des deux guerres mondiales, de Dunkerque au front de la Somme. On a encore les stigmates de ces guerres. Elle a aussi payé un lourd tribut dans la désindustrialisation qui a malheureusement mis beaucoup d'ouvriers aux portes des usines. Mais j'ai envie ce soir de vous raconter une autre histoire, que ce qu'on raconte malheureusement très souvent pour parler des gens du Nord. J'ai envie ce soir de vous raconter une histoire remplie d'espoir, de joie et d'un futur meilleur. Un futur où le 9 juin, nous aurions envoyé une majorité de députés de la gauche et du progrès au Parlement européen et nous aurions réussi à mettre fin au séparatisme par le haut en taille. en taxant les multinationales et en taxant les milliardaires pour enfin que chacun paye et que chacun puisse contribuer au bien commun parce que c'est ce séparatisme-là qui nous tue. Une histoire où nous aurions réussi la transition écologique et on en sait quelque chose dans Léon de France où ces industries, les industries de batterie mais pas seulement avec les énergies renouvelables, le développement aussi du mix énergétique avec le nucléaire, toutes ces usines où nous aurions réussi ce tournant sans en demander malheureusement toujours plus aux classes populaires et en en demandant chacun à sa juste valeur, c'est-à-dire à la contribution que chacun doit payer dans cette transition écologique. Nous aurions réussi à rouvrir nos usines, à être un continent de producteurs, à mettre fin aux délocalisations en taxant aux frontières les importations des produits qui sont fabriqués dans des conditions déplorables à l'autre bout du monde. Et nous aurions réussi à retrouver du travail, de la dignité et de la joie pour les travailleurs et les travailleuses français. Cette histoire-là, j'ai envie de vous la raconter et elle peut devenir réalité. Elle peut devenir réalité parce que le 9 juin, Vous n'avez qu'un seul choix à faire, celui de voter pour notre liste, la liste Réveiller l'Europe avec Raphaël Glucksmann, face à l'échec patent de la politique d'Emmanuel Macron et face à l'extrême droite qui défend un projet irréalisable, qui veut vivre coupé du monde dans une guerre de civilisation et de religion, alors que c'est bien une guerre de la démocratie contre les régimes autoritaires que nous devons mener au moment où notre voix doit porter dans le monde. Ce choix-là, vous pouvez le faire et je compte sur vous pour que le 9 juin, nous ouvrons désormais une nouvelle page de l'histoire de l'Europe et de la France. Je compte sur vous et je vous dis à très vite dans le Nord, à très vite en France pour fêter ensemble cette belle victoire. Merci.
Bien entendu, dimanche 9 juin, votre bulletin peut faire la différence. Alors on compte sur vous toutes et sur vous tous. Il est temps maintenant d'accueillir celui qui parcourt la France depuis le début de cette campagne. Je vous demande d'accueillir monsieur le premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure.
faut remettre le timer, parce que là, j'ai beaucoup de temps, visiblement. Bonsoir Lille, bonsoir les Hauts-de-France. C'est vrai que c'est une joie de vous retrouver. Et je veux évidemment saluer d'abord celles qui nous accueillent, Martine Aubry, Eliody Roupaud, toutes celles et ceux qui sont des amis ici et qui sont trop nombreux à citer. Et comme vous l'avez compris, nous avons un temps de parole très limité. Donc je m'en tiendrai là, mais vous dire le bonheur et la joie d'être avec vous. Au fond, le socialisme c'est quoi ? Sinon une longue chaîne humaine qui court de Jean Jaurès jusqu'à Martine Aubry. Et donc vous avez vu ce soir la traduction avec, entre les deux, une succession, avec Sarah maintenant, qui va venir au Parlement européen, avec Emma, avec beaucoup d'autres, avec Chloé, que je vois aussi, qui est cette nouvelle génération. Et c'est vous qui allez les porter. Et d'avance, je vous en remercie. Mais évidemment, revenir à Lille. C'est revenir dans cette ville qui est le perso du socialisme, celle des pionniers du parti ouvrier, Gustave Delory, Henri Guesdière, Gustave Jonquet, la ville aussi de ceux qui, à la SFIO, ont marqué de leur empreinte. Je pense évidemment à Augustin Laurent, je pense à Roger Salingro. Et puis celui qui, après Épinay, avec François Mitterrand, en a été l'un des artisans, je pense évidemment à celui dont nous fêtons, ou nous honorons, commémorons plutôt la 11e année de sa disparition, je pense au grand Pierre Moroy. Mais je veux aussi, si je parle de Lille, je ne peux pas ne pas parler de Martine Aubry et vous dire... Moi qui ai été avec Jean-Marc Germain, son collaborateur, et qui ai tant appris d'elle, appris à tenir tête, appris à faire face, à faire front, face aux intérêts, aux lobbies. Je la vois sourire, mais elle sait à quoi je fais référence. Et quand on a négocié, comme elle, les 35 heures face à un patronat réticent, quand on a inventé les emplois jeunes, quand on a cherché à chaque étape de ce mandat, à faire en sorte que celles et ceux qui étaient les moins bien lotis puissent vivre mieux, effectivement, on a là aussi une très grande dame, une dame de cœur, une dame de raison, et qui nous l'a encore montrée ce soir. Mais l'île, le Nord, c'est aussi, peut-être même avant tout, le jeu collectif. C'est les docks du LOSC, chers à Jacques Delors. Et évidemment, ce soir, je veux d'abord vous exprimer mon immense gratitude. Vous, toutes et tous, militantes, militants, sympathisants, peut-être simples, curieux, qui avez depuis plusieurs mois été de ceux qui nous ont donné la force d'avancer. Ils ont donné le courage de nous battre même quand les vents étaient mauvais. Et donc vous dire que rien n'est possible sans vous, et que rien n'est possible le 9 juin sans vous, alors merci, merci, merci encore, et merci d'être là et de nous apporter votre énergie. Et ce que nous prenons ici comme engagement, après ce que vient de dire Martine, c'est de reprendre le flambeau laissé par Jacques Delors et de réaliser enfin cette Europe sociale, écologique qui a été trop longtemps empêchée par la droite libérale depuis Margaret Thatcher. Et c'est dans le dialogue avec les forces syndicales que Jacques Delors a toujours défendu que nous construirons un agenda du progrès social qui permettra demain à chacun de vivre dignement de son travail, de faire converger vers le haut, Martine l'a dit, les salaires minimums pour éviter le dumping social, d'améliorer les conditions de travail et notamment de santé au travail, de faire en sorte que nous puissions faire appliquer enfin l'égalité salariale parce que oui, entre femmes et hommes, à travail égal, salaire égal. De lutter contre les bullshit jobs. de former plutôt que licencier les salariés dans les industries en transition ou en déclin, de limiter les écarts de salaire dans l'entreprise parce qu'aucun revenu n'est légitime tant que la dignité de tous n'est pas assurée. Il est là, et il est là uniquement... le leg de Jacques Delors. Alors à tous ici de prendre la relève, à nous de faire en sorte que cette Europe des travailleurs, des travailleuses, de la reconnaissance de ses métiers, du soin, du lien, Martine Aurédi, du care, à nous d'ouvrir la voie vers la conquête de nouveaux droits. Et à ceux qui en doutaient, à ceux qui pensent que ce n'est pas possible, vous avez montré dans cette mandature Raphaël, Aurore, Nora, Christophe, Sylvie, Eric, qu'il n'y avait aucune fatalité. Vous avez réussi, contre l'avis d'Emmanuel Macron, à faire adopter, notamment, je dis notamment parce que tout a déjà été évoqué et que je vois que le temps passe, mais faire adopter cette directive qui donne des droits aux travailleurs des plateformes immigrés, souvent noirs de peau, souvent... sans papier, d'avoir les droits dont on les a privés. Ces femmes et ces hommes qui n'ont aucun droit, ni à l'assurance chômage, ni à l'assurance maladie, ni aux congés payés, qui sont payés en fonction des algorithmes. Eh bien, grâce à vous, grâce à Nicolas Schmitt, commissaire socialiste européen, ceux-là pourront enfin faire présumer de leurs conditions de salariés. Et donc l'Europe, oui, elle peut être facteur de droit nouveau. Vous l'avez démontré, vous allez encore le démontrer. Merci de construire enfin une Europe de la solidarité, de la dignité, du pouvoir de vivre et de faire en sorte que nous puissions combattre l'Europe, celle de Macron, celle des super profits, celle des lobbys et demain celle des barbelés. Oui, nous voulons une Europe qui résiste à l'extrême droite, parce que l'extrême droite montre toujours, si j'ose dire, pas de blanche dans l'opposition, mais lorsqu'elle arrive au pouvoir, lorsqu'elle est en Italie avec Giorgia Meloni, elle commence par supprimer le RSA, par discriminer les minorités, étouffer le monde de la culture, mépriser le droit des femmes et escorter les milices fascistes dans les rues de Milan qui défilent bras tendus. Nous sommes là, nous faisons face et nous ne laisserons pas faire. Une extrême droite qui soutient la résistance à l'Ukraine à condition de ne pas trop gêner. Vladimir Poutine, une extrême droite qui soutient le gouvernement d'extrême droite israélien de Netanyahou pour mieux blanchir son racisme, son antisémitisme originel et surtout, hélas, donner résonance à sa haine du monde arabo-musulman. Alors oui, je suis fier que nous fassions face partout et qu'ici, Martine à Lille, tu es ici fait pavoiser hier la ville de Lille aux couleurs du drapeau palestinien, comme tu avais marqué ta solidarité le 7 octobre aux Israéliens et accueilli avant cela tant de réfugiés ukrainiens d'Odessa. A Gaza, notre humanité ne se divise pas. Emmanuel Macron n'a pas su lui résister. Lui qui pourtant a été élu avec nos voix à deux reprises pour lui faire face et qui a descendu le pont-levis en faisant adopter cette loi de la honte, celle qui a légitimé pour la première fois dans l'enceinte, dans l'hémicycle, celui de la République, la préférence nationale, ce principe porté depuis toujours par Jean-Marie Le Pen. Et j'en termine par là. Pour la première fois depuis sept ans, nous avons la possibilité de remettre dimanche la gauche au cœur du jeu politique. Et pour sentir de ce faux duel devenu un duo mortel pour la démocratie entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, nous avons un bulletin. Nous pouvons sentir de ce duel... où droite et extrême droite se présentent comme seule alternative de l'un à l'autre, nous avons la possibilité de ne plus nous infliger cette histoire plus longtemps. Le 9 juin, nous dirons... à Emmanuel Macron que la comédie a assez duré, que sa politique de casse sociale, retraite, assurance chômage, franchise médicale, c'est fini et qu'elle n'a pas besoin d'être dupliquée, d'être soutenue au niveau européen pour la première fois. Chère Raphaël, la gauche... peut relever la tête. La gauche peut dire à Emmanuel Macron qu'elle n'est plus celle qui fait face, que nous la remplacerons dès le 9 juin. Et c'est pour des soirs de campagne comme celui-là que je me bats, parce que nous y retrouvons l'énergie de porter nos idées, de mener nos combats. Nous savons toutes et tous que ce combat politique ne s'achèvera pas le 9 juin. qu'il n'aspire pas au repos, qu'il ne souffrira aucune pause et même qu'il va s'intensifier. Mais, cher Raphaël, merci de ce courage, de cette énergie, de cet enthousiasme que tu as su créer dans cette campagne. Merci infiniment. Merci à tous. Merci de faire en sorte que là où le 9 juin, nous savons que nous aurons à faire face à une extrême droite plus forte que jamais. Nous savons aussi que ce 9 juin naîtra un espoir, celui que tu portes, celui que nous portons avec toi. Alors le 9 juin, un seul bulletin, celui qui réveille l'Europe, celui qui permet de faire face à l'extrême droite, le bulletin de Raphaël Glucksmann.
Merci cher Olivier. Et voici venir le moment où nous allons tous être debout parce que nous allons accueillir celui qui est notre tête de liste.
Merci du fond du fond du cœur. Moi aussi je vous aime. Moi aussi. Mais c'est beau une campagne qui est fondée sur l'amour. Les autres essayent autre chose qui s'appelle la haine et qui est extrêmement dangereuse. Nous, on essaye une campagne positive, avec un projet, avec l'Europe au cœur et la démocratie dans les tripes. Je savais que c'était absolument nécessaire de terminer cette belle campagne à Lille. Alors j'aimerais... J'aimerais vous remercier. Et je commencerai par les militantes et les militants. Les militantes et les militants du Parti Socialiste. Les militantes et les militants de Place Publique. Les citoyennes et les citoyens épris de justice, de solidarité, de démocratie et d'Europe. Vous êtes là, oui, vous êtes là. Merci, merci d'être là. Merci à tous les élus d'être là. Et je ne les citerai pas tous, puisqu'ils sont nombreux. Mais vraiment, merci d'être là. Merci aux parlementaires, merci aux élus locaux. Merci, chère Sarah, de nous accueillir. Merci de ton enthousiasme pendant toute cette campagne. Et tu seras une merveilleuse députée européenne. Et j'en profite. pour remercier aussi toutes les colistières et les colistiers. Car ce que nous avons fait ensemble, c'est une aventure collective. Nous étions 81 sur le pont, H24, mobilisés, jouant notre vie sur cette élection. Ceux qui étaient éligibles et ceux qui ne l'étaient pas. Et moi, même si la notion d'éligible a progressé un peu... pendant la campagne, mais moi je veux vraiment vous remercier et vous dire à quel point j'ai été honoré de mener ce combat avec vous. Je veux aussi remercier tout particulièrement Patrick. Vous pouvez l'applaudir s'il vous plaît. Parce qu'en tant qu'animateur des jeunes socialistes du Sénat, tu as retourné la table pendant des semaines et des mois. Et je te remercie infiniment de ton soutien exalté. Et je veux te dire que je serai digne de la confiance, que nous serons dignes de la confiance que tu as placée en nous. Mon cher Elio, monsieur le ministre président, chers collègues, maintenant, Merci d'être venu. Merci de ton soutien. Et tu sais à quel point dans notre esprit c'est une campagne européenne. Nous nous battons ensemble pour la même solidarité, pour la même transformation écologique, pour la même défense de la démocratie, à la fois face à ses ennemis externes et ses ennemis internes. Et donc je sais que nous travaillerons ensemble pour que l'Europe devienne plus sociale, plus écologique et plus démocratique. Merci à toi. Merci cher Olivier. Cher Olivier, il y a cinq ans, même plus maintenant, on a fait un pari ensemble. Tout le monde n'y croyait pas. Et là, on a refait le pari. Beaucoup plus de gens y croyaient, mais pas tous les commentateurs, pas tous les sondeurs, pas tous les journalistes. On est parti à 8. Et là, on est bien au-dessus de ça. On verra ce que ça donnera. Mais ce que je veux te dire, c'est que pas une seule seconde, pendant toutes ces années, je n'ai à aucun moment regretté le pari que nous avons fait ensemble. Et je pense que ce dimanche, nous pourrons être extrêmement fiers tous les deux du pari que nous avons fait et du combat que nous avons mené. Merci à toi pour ta confiance et ta solidarité. Cher Martine, je m'étais caché pour t'écouter. Et je te dis franchement les choses. Je n'ai pas prévu, je n'ai pas écrit, je ne savais pas ce que tu allais dire. Mais j'ai été profondément ému. Ému par ce que tu as dit. Par ce que tu as dit ce soir et que j'ai trouvé extrêmement fort. Je reviendrai sur une partie de ton discours. Mais j'ai d'abord... été ému par le fait que tu as reconnu une chose, c'est que nous avons été les seuls à parler d'Europe de A à Z et à répondre à la question posée par cette élection. Merci à toi de l'avoir formulée. Et en règle générale, je suis ému quand je te vois. Non, mais bon après, voilà. C'est une émotion politique. Mais pourquoi ? Parce que tu incarnes quelque chose qui n'a pas de prix à mes yeux. Tu incarnes cette gauche qui concilie une ambition radicale de transformation de la société. Et il n'y a pas de gauche sans ambition radicale de transformation de la société. Et... Et le respect, le respect absolu du cadre et de l'esprit de la démocratie. Et c'est quand les deux vont ensemble qu'on a une véritable gauche démocratique et humaniste qui émerge. Tu incarnes cela. Tu incarnes cela. Et je dois te dire une chose, il y a une personne qui est encore plus émue que moi. Elle s'appelle Chloé Bertrand. Chloé, elle va me détester. Elle va me détester que je la mentionne, mais il est temps que je la mentionne. C'est une personne essentielle. Elle fut essentielle dans mon mandat et elle est essentielle dans cette campagne depuis le début. Et Chloé, elle a découvert la politique comment ? En allant distribuer des tracts pour toi. Et donc, t'entendre parler là, c'était pendant la primaire de 2011. T'entendre parler... Oui, mais en tout cas, elle s'est donnée à fond. Et elle en garde quand même un souvenir aimé. Donc, tentant de parler comme cela de notre campagne, je te jure, elle avait les larmes aux yeux. Et tu incarnes tellement la gauche pour beaucoup, beaucoup de Françaises et de Français. Et merci, merci infiniment pour ton soutien. Il m'honore, il nous honore. Et je te promets que nous nous montrerons dignes. de ta confiance. Cette gauche qui refuse à la fois le renoncement et la transgression, qui refuse l'outrance et la compromission. qui marche sur une mine de crête. C'est cette gauche-là qui, à travers les décennies et les décennies des combats sociaux dans notre pays, a fait le socialisme français. Et vraiment, vraiment, c'est une fierté de terminer cette campagne qui s'est inspirée des grandes figures socialistes. C'est une fierté de la finir avec toi. Et nous nous montrerons dignes de cette confiance parce que nous porterons à l'échelle européenne cette solidarité qui est battue en brèche par Emmanuel Macron, son Premier ministre et ses ministres à l'échelle nationale. Nous ferons du terrain européen le champ de bataille pour le progrès qui a été déserté par le pouvoir français. Nous porterons cette solidarité dans chacun des moments que nous passerons dans les institutions européennes. Et il y a une autre raison, et tu l'as évoqué avec émotion et avec force, pour laquelle c'était extrêmement important pour nous de terminer cette campagne ici avec toi. C'est que nous avons inscrit cette campagne depuis le premier jour dans les parts de Jacques Delors. Nous sommes guidés par son exemple, à la fois sur le fond et sur la méthode, sur le respect profond de la vérité et de l'intégrité. Et tout mon combat, c'est de faire émerger un espace politique où la clarté et la sincérité prime sur les calculs ou sur les calomnies. C'est un certain... C'est un certain rapport à l'Europe, un certain rapport au dialogue social, un certain rapport à l'écologie même, que nous honorons à travers sa figure. Mais c'est surtout un certain rapport à la dignité humaine et un certain rapport à la vérité et à l'intégrité. Et à l'heure de la tiktokisation de la vie politique. Je n'ai pas le moindre doute. Ce dont nous avons besoin, c'est de dire des choses fortes sans nécessairement hurler. C'est de travailler plutôt que de buzzer. C'est d'être sérieux. Et c'est d'oser la profondeur, la force calme, tranquille, dirait d'autres. C'est d'oser les grandes avancées et les grandes transformations. Sans manier l'outrance, le bruit et la fureur, et donc dans les pas de Jacques Delors, nous avons fait une chose très étrange en France. Nous avons parlé d'Europe dans une campagne européenne. Et je vous le dis, au début, beaucoup de gens, et surtout des journalistes d'ailleurs, disaient mais vous êtes fous. Vous voulez parler d'Europe, mais l'Europe, ça ennuie tout le monde. C'est gris, c'est loin, personne n'y comprend rien. Vous allez avoir des salles endormies, vous allez passer votre temps à parler lentement à des gens qui s'endorment. C'est le cas ? Eh bien non ! Quand on parle d'Europe et d'écologie, quand on parle d'Europe et de défense, quand on parle d'Europe et d'industrie, quand on parle d'Europe et de solidarité sociale, quand on parle d'Europe et de justice fiscale, et bien ça passionne. Et les citoyennes et les citoyens sont heureux qu'on s'adresse à leur intelligence plutôt qu'à leur ressentiment et à leur bas instinct. Ils sont heureux qu'on ne triche pas avec la démocratie et qu'on respecte les cycles électoraux. Nous ne vivons pas dans une monarchie. Toutes les élections ne sont pas des pré-présidentiels, des post-présidentiels, des sondages d'avant, d'après pour savoir qui sera candidat à l'Elysée ou pas. Non, nous sommes un pays qui a fait plusieurs révolutions pour ne plus avoir de roi. Donc on est en droit. On est en droit de vivre en adulte et de ne plus être des enfants qui se cherchent un papa à chaque élection. Voilà, nous avons fait une campagne qui parlait du sujet de l'élection. Et personne, personne ne croyait que ça pouvait fonctionner. Tout le monde avait déjà intégré. Ce duel, ce duel sans cesse rejoué, surjoué, répété entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, Gabriel Attal et Jordan Bardella. la droite et l'extrême droite, nous avons montré qu'il y avait autre chose dans ce pays que ce faux duel qui nous fait suffoquer depuis 7 ans. Nous avons montré qu'il y avait une France éprise de solidarité, d'écologie, de démocratie et d'Europe. Et là, à quelques heures du vote, selon les derniers sondages, nous sommes à 1%. 1% de la liste macroniste. Alors les amis, les amis, n'est-ce pas un moment à saisir ? Ne voulez-vous pas mettre fin à cette... Je ne vais pas le dire. A ce faux duel, j'allais dire autre chose, mais je ne le ferai pas. Parce que je veux terminer sur une note positive. Je vois déjà les titres, ça ne va pas. Est-ce que ce n'est pas le moment de montrer ? Que la véritable force de résistance à cette vague d'extrême droite qui s'abat sur nos pays, partout en Europe et en particulier en France, ce sera une force cohérente, une force qui ne baissera pas la tête, une force qui ne fléchira pas, une force qui ne votera pas avec les députés de l'extrême droite, la loi immigration. Une force. sûr de ses principes, sûr de ses valeurs, et qui ne cédera pas une once de terrain, une force qui ne courtisera pas l'extrême droite, qui ne jouera pas avec l'extrême droite, mais qui la combattra culturellement, politiquement, électoralement, idéologiquement, jusqu'au bout. Vous pouvez montrer le 9 juin que nous serons la résistance. Vous pouvez montrer le 9 juin que nous serons en France et en Europe. les leaders de la résistance à l'extrême droite. Et nous avons la chance d'avoir un exemple vivant, deux jours avant l'élection. Regardez ce qui s'est passé aux Pays-Bas. Regardez ce qui s'est passé aux Pays-Bas. Regardez. Regardez comment l'alliance de la gauche pro-européenne des Pays-Bas, l'alliance des sociodémocrates et des verts, arrive en tête de l'élection. Que s'est-il passé aux Pays-Bas, les libéraux ? Les alliés d'Emmanuel Macron, les membres du groupe d'Emmanuel Macron ont porté au pouvoir l'extrême droite xénophobe et poutinophile de Gerd Wilders. Et c'est sous l'égide de Franz Timmermans, l'homme du Green Deal, le leader des travaillistes néerlandais, que la résistance s'est organisée et qu'elle a remporté sa première victoire. Alors ce qui est possible aux Pays-Bas est possible en France. Montrons-le ! C'est une leçon de résistance et c'est aussi une leçon pour l'avenir. Parce que ce qui s'élabore aux Pays-Bas, c'est la rencontre, la rencontre essentielle de la longue quête de justice sociale qui a constitué la social-démocratie européenne et le socialisme français avec... L'écologie politique, c'est la refondation du logiciel social démocrate. dans la rencontre de la révolution écologique que nous devons mener ensemble. Ce n'est pas simplement une force de résistance, c'est une véritable alternative cohérente. C'est l'offre politique que nous avons cherché à dessiner dans cette campagne. Pourquoi nous avons rassemblé tout notre projet sous ce vocable ? La rencontre de deux mots qui... généralement n'allez pas ensemble. Puissance écologique, puissance écologique européenne, parce que nous pensons que nous avons à créer quelque chose. qui va durer des décennies, à l'échelle européenne et en France, une nouvelle offre politique, sociale, écologique, démocratique, qui sera, j'en suis convaincu, la force politique dominante de l'Europe des années qui viennent. A quoi ressemblera ? Cette puissance écologique européenne, ce sera d'abord une puissance souveraine qui ne dépendra pas des élections américaines pour savoir si elle peut se défendre ou pas. Voilà pourquoi nous avons mis la défense au cœur de notre projet, à un moment où la guerre a fait son retour sur le continent européen et où l'Europe pourrait se retrouver seule, seule face à la guerre et seule face à Poutine. Alors nous, nous le disons, une Europe souveraine, ça passe d'abord par une Europe qui est capable d'aider bien plus qu'elle ne le fait aujourd'hui, la résistance ukrainienne. Nous, notre gauche, elle sait reconnaître un résistant quand il vient en France et elle sait l'applaudir et l'acclamer à l'Assemblée nationale. Notre Europe souveraine, ce sera une Europe qui ne dépendra plus exclusivement des Etats-Unis pour sa sécurité, qui ne dépendra plus des pays du Golfe pour son énergie et qui ne dépendra plus de la Chine pour tout le reste. Notre Europe, ce sera une puissance souveraine capable de défendre son industrie. J'ai visité. Tellement d'usines pendant cette campagne. Et partout, partout, on m'a dit la même chose. Nous faisons face à une concurrence tellement déloyale que nous risquons de voir nos pays complètement désindustrialisés. Alors nous, nous porterons dès le premier jour du mandat ce protectionnisme écologique européen qui permettra enfin à l'Union européenne de sortir de la religion du libre-échange. et de défendre les productions européennes. Nous défendrons une révolution énergétique qui ne sera pas une contrainte, mais au contraire pour chaque Européen la redécouverte d'un sentiment de liberté que nous avons. perdu, que nous avons perdu depuis le premier choc pétrolier, quand nous nous sommes rendus compte que notre addiction au gaz et au pétrole nous rendait dépendants de régimes étrangers sur lesquels nous n'avions plus aucune prise. Nous allons redécouvrir la liberté. Parce que Vladimir Poutine peut bien couper le gaz qui arrive en Europe. Et les Saoudiens peuvent jouer sur les prix du pétrole. Mais ils ne pourront jamais empêcher le soleil de briller ou le vent de souffler sur les terres européennes. Cette puissance écologique européenne, ce sera plus d'usines et pas moins d'usines, plus d'emplois dans l'industrie et pas moins d'emplois dans l'industrie. Ce sera cette puissance écologique européenne, la bouée de sauvetage pour notre avenir. Si, si. Les peuples européens le décident le 9 juin. Parce que l'un des enjeux principaux de cette élection, et malheureusement, ce n'est pas assez ressorti des débats durant cette campagne, l'un des enjeux principaux de cette élection, c'est ce pacte vert que les sociodémocrates ont porté de A à Z lors du dernier mandat à la commission avec Franck Zimmermann et au Parlement européen, et que nous assumons. que nous défendrons et que la droite et l'extrême droite ont désigné comme bouc émissaire absolu de tous les problèmes qui existent en Europe. Alors, si nous avons une majorité de droite et d'extrême droite au Parlement européen, vous pourrez dire adieu à la transformation écologique. Et si au contraire... Nous avons une force sociale démocrate dominante au Parlement européen. Non seulement nous préserverons ce qui a été fait, mais nous enclencherons la phase 2 du Pacte Vert, c'est-à-dire la phase de la planification, de l'accompagnement, de l'investissement et de la protection. Nous serons... Nous serons dans les institutions européennes les fers de lance de la révolution écologique et nous ne laisserons pas la droite et l'extrême droite doper au lobby du fossile, sacrifier l'avenir de nos enfants. Cette puissance européenne, ce sera une puissance de solidarité. Ce soir, comme tous les soirs, dans le continent le plus riche du monde, 800 000 personnes dormiront dehors. Est-ce que vous pouvez vous résoudre à ce scandale ? Non. Eh bien nous, nous avons un plan. J'y viens, mais ce n'est pas encore celui-là. Ça, c'est pour financer ce qu'on veut faire. En soi, ça ne loge personne. Non, nous avons un plan. Simplement prendre ce qui existe, ce qui existe déjà, et le généraliser à l'échelle européenne. J'ai été en Finlande pour étudier le programme Logement d'abord qui a été mis en place par le gouvernement finlandais. Donnez un toit à ceux qui n'en ont pas. Et vous savez quoi ? Et bien ce qu'on remarque quand on étudie la politique du logement d'abord en Finlande, c'est que la collectivité... économise de l'argent en donnant à toi ceux qui n'en ont pas. Parce qu'elle économise de l'argent sur les frais délirants de l'hébergement d'urgence, les frais de justice liés à la vie dans la rue et les frais d'hospitalisation liés à la vie dans la rue. Et donc ce que cela montre, c'est que la solidarité, la solidarité ce n'est pas un coup, c'est un investissement, un investissement dans l'humain, un investissement dans la cité. Et nous généraliserons à toute l'Europe ce plan-là. Et nous montrerons qu'être solidaire, c'est profondément rentable, comme le disent les libéraux. Et nous ne nous arrêterons pas là. Parce que partout en Europe, partout en Europe, partout en Europe... Les ménages font face à la même augmentation délirante des prix des loyers. Parce que partout en Europe, le logement devient le problème numéro un. Nous lancerons un plan Marshall européen pour le logement social, pour la construction de logements sociaux et pour la rénovation thermique des logements. Et nous le ferons dès les premiers jours du mandat. Nous encadrerons et nous ferons avec Airbnb ce que, grâce à Nicolas Schmitt, nous avons pu faire contre Emmanuel Macron avec Uber. C'est-à-dire imposer un cadre, imposer des règles à l'échelle européenne à ces plateformes qui veulent détricoter le droit social et les normes que nous avons mis tant de temps à construire. Cette Europe solidaire, c'est celle, et là j'y viens, je sais que c'est toujours un hit des meetings, cette Europe solidaire, chère Aurore Laluc, c'est une Europe qui n'admet pas. Que les multimillionnaires et les milliardaires payent en proportion à leur fortune moins d'impôts que les classes moyennes et les classes moyennes supérieures. C'est une Europe ! C'est une Europe ! Les ultra-riches ! Quitte à décevoir certains, c'est quand même les ultra-riches, puisque ça concerne les multimillionnaires et les milliardaires. Voilà, taxer les ultra-riches ! Et si on taxe justement les ultra-riches, et d'ailleurs, je vous le dis, parmi les premiers signataires de l'ICE, de l'initiative citoyenne européenne, que, Aurore, tu as lancé avec Paul Magnette et tant d'autres, eh bien, il y a des multimillionnaires, il y a des ultra-riches qui disent simplement une chose, qu'ils veulent bien être taxés parce qu'ils ont un respect pour la justice et la solidarité qui dépasse leur amour fou pour leur portefeuille. Eh bien, c'est donc pas... Ce que nous visons, c'est l'injustice. Ce que nous combattons, c'est l'injustice. Et ce que nous disons, c'est que si nous voulons financer des projets sociaux, si nous voulons financer la transition juste, nous savons où trouver l'argent et les ressources propres pour le budget européen. Et nous, quand nous sommes confrontés... À une situation de déficit, notre premier réflexe, ce n'est pas d'aller taper les droits des chômeurs. Nous, notre premier réflexe, c'est d'aller regarder du côté des dividendes massives qui sont versés chaque année aux actionnaires du CAC 40 et qui battent chaque année des records. Nous, ce que nous voulons, c'est rétablir en Europe. le sentiment basique de justice. Et pour cela, eh bien oui, nous allons proposer dès les premiers jours de notre mandat que l'initiative citoyenne européenne pour taxer les plus hauts patrimoines devienne une directive européenne. Cette puissance démocratique et solidaire européenne, ce sera une puissance humaniste, tu l'as dit Olivier, une puissance pour laquelle le droit international n'est pas géométrie variable et la défense des droits humains non plus. C'est une puissance qui pourra parler, parler pour les victimes, parler contre les criminels, parler depuis et agir depuis l'Arménie. jusqu'à Gaza. C'est une puissance, une puissance qui ne tergiversera pas comme nous n'avons pas tergiversé pour condamner dans les termes les plus virulents les attaques terroristes commises par l 'organisation terroriste Hamas le 7 octobre. Mais c'est une puissance qui ne regardera pas à faune, à patique, à taune, la réduction en cendres de Rafa ou de la bande de Gaza, qui s'érigera. qui s'érigera contre l'extension infinie de la colonisation en Cisjordanie, où le Hamas n'est pas en charge, mais l'autorité palestinienne. Une puissance qui reconnaîtra l'État palestinien et qui dira une chose simple, une chose basique. Les Palestiniens verront naître leur État. Et l'Europe sera garante de cela. Et cette puissance humaniste sera aussi, et c'est un combat qui m'est particulièrement important, cette puissance sera aussi une puissance féministe. Nous ferons du continent européen le sol de l'égalité réelle. Et dès les premiers jours de notre mandat, nous porterons au Parlement européen la clause de l'européenne la plus favorisée, qui consiste à cette clause écrite, portée, défendue, à bout de bras par Gisèle Halimi. Cette clause dit une chose simple, une chose simple. Chaque femme européenne doit pouvoir bénéficier des législations existantes, non pas utopiques, mais existantes en Europe, les plus favorables à l'égalité entre les femmes et les hommes. Chaque femme européenne doit bénéficier de la politique de lutte contre les violences faites aux femmes menées en Espagne. Et chaque femme européenne doit pouvoir bénéficier de la politique d'égalité salariale menée en Scandinavie. Et chaque femme européenne doit pouvoir bénéficier du droit à la contraception et à l'avortement dont bénéficient les femmes françaises. Ce sera un combat que je porterai sans relâche. Pour une raison simple, je ne me sentirai jamais libre tant que l'égalité réelle ne sera pas actée. Et tant qu'à travail égal, le salaire ne sera pas égal. C'est pour ma liberté aussi que je mènerai ce combat avec vous. Cette puissance démocratique, écologique, solidaire, humaniste, féministe, cette puissance européenne, nous pouvons la faire naître ensemble. Mais pour cela, nous devons impérativement nous mobiliser. Nous mobiliser ce 9 juin. Nous mobiliser avant ce 9 juin. Nous devons... Nous devons convaincre encore et toujours autour de nous que nous pouvons faire émerger cette Europe plus forte et plus juste, plus forte parce que plus juste. Alors je veux m'adresser à vous. A vous les citoyennes et les citoyens, épris de justice et de solidarité. A vous les féministes, à vous les humanistes, à vous qui avez manifesté contre cette réforme inique et injuste des retraites. A vous qui militez pour le climat et la biodiversité. A vous qui n'en pouvez plus de l'impuissance et de l'injustice. À vous qui n'avez jamais renoncé à cette longue quête d'égalité et de justice qui a structuré la gauche française. Je m'adresse à vous. Mobilisez-vous. Mobilisez autour de vous. Il nous reste quelques heures. Quelques heures pour être la grande et belle surprise démocratique de ces élections. Il nous reste quelques heures pour concrétiser. L'espérance que nous avons fait se lever dans le pays. Il nous reste quelques heures pour montrer que nous sommes des millions, des millions de Françaises et de Français qui n'ont renoncé à rien, à rien de l'idéal pro-européen et humaniste porté par Jacques Delors ou par Robert Badinter. Des millions de Françaises et de Français. qui veulent respirer et faire respirer la démocratie et qui croient encore dans la France humaniste et dans l'Europe démocratique. Alors, si nous sommes toutes et tous au rendez-vous, nous allons ensemble réveiller la France et nous allons réveiller l 'Europe ! C'est le moment, ne lâchons rien, ne cédons rien, transmettons notre enthousiasme, la flamme que vous avez dans les yeux, c'est le meilleur argument pour convaincre. Je compte sur vous et vous pourrez compter sur moi chaque jour après le 9 juin. Je suis fier de mener cette lutte avec vous, fier de la campagne que nous avons faite ensemble. Alors maintenant, matérialisons tout ça dans les urnes. Réveillons la France et réveillons l'Europe ensemble, ensemble jusqu'au 9 juin, ensemble jusqu'au bout. Merci les amis, je compte sur vous. C'est trop important y va
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