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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
-Marc Germain, bonjour.
Bonjour.
Vous êtes candidat aux élections européennes sur la liste PS Place Publique de Raphaël Glutzmann. On va commencer avec l'antisémitisme sur les affiches électorales de Raphaël Glutzmann, qu'il a évoqué lui-même dans un long message posté hier soir sur les réseaux sociaux. On y voit des photos avec des tags de croix gammées, mais aussi le stationniste ou encore Israël sur son visage. Est-ce que c'est une campagne que vous estimez particulièrement dure, agressive sur cette thématique notamment ?
qui est presque au niveau du caniveau. Mais s'il ne s'agissait pas d'antisémitisme, on pourrait dire qu'on s'y habitue dans les campagnes électorales. Parce qu'au fond, c'est devenu un espèce de grand jeu sur les réseaux sociaux. Il faut faire parler de soi. Mais la réalité, c'est qu'il y a une montée de l'antisémitisme qui est très préoccupante et qu'il faut dénoncer. Et je crois que Raphaël Glucksmann... Au fond, les Français, s'ils lui apportent de plus en plus de crédits, c'est qu'ils lui reconnaissent du courage et aussi la capacité à dire des choses. C'est-à-dire que quand c'est de l'antisémitisme, on dit que c'est de l'antisémitisme. Quand c'est son patronyme Glucksmann qui est visé, comme il le dit, on le dit. Et moi, j'ai été très touché par son long message que je vous invite tous à lire sur, au fond, à la fois son histoire, la fierté de la porter. mais aussi l'enseignement qu'il en tire pour la société française. Et donc à chaque fois qu'il a été attaqué, quand il a été exclu d'une manifestation à Saint-Etienne, il a à chaque fois essayé de mettre de la raison, de l'explication, et je crois que c'est ça qui est nécessaire, et de la condamnation bien sûr, avec une grande fermeté de l'antisémitisme, et surtout pas nier le problème. comme a pu le faire Jean-Luc Mélenchon en disant que c'était de l'antisémitisme résiduel. Non, c'est un problème que la société française doit régler avec elle-même. Des fois, ça va mieux, mais souvent, pendant les élections, certains attisent les haines, les tensions et ils ressurgissent. Donc voilà, condamnons et sans réserve. Et Raphaël Gluckman fait avec beaucoup de force et de sérénité.
Justement, vous l'avez évoqué, Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que pour vous, cet élément-là, ces affiches de campagne, ça fait partie, c'est une conséquence de ce climat compliqué instauré depuis le 7 octobre, en partie par la France Insoumise, qui a d'ailleurs régulièrement ciblé votre liste. Et encore hier, indirectement, un échange vif entre le collectif qui lutte contre l'antisémitisme Nous Vivrons et des députés LFI, qui est retombé aussi d'une certaine façon sur votre campagne, où ces militants de Nous Vivrons qui ont été accusés, entre guillemets, d'être des supports de Raphaël Glutzmann, alors que ce n'était pas le cas. El Ara, je l'ai rappelé.
Oui, je crois que c'est au fond... Mais ça ne date pas malheureusement du mois d'octobre. Mais le fait de ne pas avoir été capable de condamner les attaques du Hamas le 7 octobre, de dire l'atrocité des crimes commis par cette organisation terroriste, parce que quand ça a été au Bataclan, chacun a compris la gravité. Et là, ça n'a pas été le cas en tout cas de cette formation politique et d'un débat qui en plus aurait pu être une maladresse de départ, mais qui a duré. et dont on comprend que c'est une stratégie électorale qui est mortifère, et donc c'est la conséquence de ça. Après, on a vu aussi, et c'est tout aussi dramatique, que des puissances étrangères s'immiscent dans ces tensions qui sont ravivées par la France insoumise, et pas que d'ailleurs, puisque l'extrême droite s'engouffre aussi dans ces tensions. Il y a des influences étrangères très fortes, et le fait que la Russie... a été montré comme étant à l'origine des mains rouges qui ont été mises sur le monument L'Honneur des Justes au mémorial de la Shoah, où ces cercueils qu'on a vus au pied de la tour Eiffel montrent que, peu importe au fond qui l'anime, en l'occurrence si, on sait que c'est la Russie qui cherche à déstabiliser la démocratie française, mais tout ça c 'est parce qu'il y a un terreau qui a été créé pour une montée de l'antisémitisme. Je forme le vœu qu'on revienne à une unité nationale qui a pu se faire contre l'antisémitisme au plus vite.
l'évoquiez, la Russie et cette campagne de déstabilisation menée en France. L'Ukraine, bien sûr, et cette guerre qui est un sujet phare de ces élections européennes. Le président ukrainien, Vladimir Zelensky, qui est invité et qui prendra la parole demain à l'Assemblée nationale, il rencontrera aussi Emmanuel Macron et Joe Biden. Vladimir Poutine menace quant à lui de livrer des armes à des pays tiers susceptibles de frapper les intérêts occidentaux. Est-ce que pour vous, il faut repenser le soutien à l'Ukraine ? Est-ce que vous estimez que la stratégie de la France, de l'Union européenne, juste... que là, elle n'a pas porté ses fruits et elle a échoué, entre guillemets.
nous estimons, et Raphaël Glucksmann a fait une partie importante de sa campagne sur ce point, que le soutien de l'Europe à l'Ukraine et des pays européens à l'Ukraine doit être indéfectif, parce que ce qu'il se joue aux frontières de l'Ukraine, c'est bien sûr la survie d'une démocratie et des femmes et des hommes qui y vivent, mais c'est aussi la survie de la liberté, de la démocratie en Europe. Et nous avons... Raphaël Guzman en tête, critiquer le fait que même si le soutien a été affiché, la livraison d'armes a été très insuffisante et a fragilisé l'Ukraine. Donc oui, il faut mettre tous les moyens militaires en défense, mais la défense, ça inclut aussi la capacité à neutraliser des batteries russes qui visent notamment en ce moment la ville de Kharkiv à partir du territoire russe avec des missiles à longue portée. Il faut amplifier cela. Nous sommes très satisfaits que Vladimir Zelensky soit présent en France parce que ça montre aussi cette nécessité d'unité des nations. Au fond, c'est celle qui a présidé pour le débarquement des troupes alliées en France. Le symbole est important. Et il est important aussi dans cette élection européenne parce qu'au fond, les électeurs, ils auront une question à se poser devant l'urne dimanche. Est-ce qu'il faut plus ou moins d'Europe ? Et ceux qui pensent que tout seul, nous, les Français, on serait capable de faire face à ces difficultés-là et à la menace de notre sécurité sur le continent si l'Ukraine venait à tomber. je crois, se trompent. Et donc la réponse, en tout cas pour nous, elle est très claire. Il faut plus d'Europe parce que plus d'Europe, ce n'est pas moins de France, mais c'est une France plus forte.
Concrètement, les Français sont assez pessimistes. C'est le seul pays dans un sondage qui a été commandé par le Parlement européen où les Français se disent pessimistes sur ce qu'apporte l'Europe face aux 26 autres pays membres. Est-ce que vous vous dites une Europe plus forte qui prend sa place ? Concrètement, comment vous faites pour que face à la Russie, face à la Chine, face aux États-Unis, les gens aient l'impression que l'Union européenne, elle pèse, elle sert à quelque chose, elle les protège aussi
Moi j'ai senti un peu l'inverse. Il y a une déception de l'Europe. notamment sur les questions de vie quotidienne. Mais il y a vraiment ce sentiment qu'au fond, on a vraiment besoin d'Europe et plus que jamais. Et d'ailleurs, il y a eu une bonne surprise pendant la crise du Covid. Et ça, chacun l'a en mémoire. Mais simplement, l'enjeu et le deuxième enjeu de l'élection européenne, parce que pour moi, le premier qui est ce qu'il faut plus d'Europe ou pas, est la réponse qui est la nôtre. Et oui, elle disqualifie le Rassemblement national. dont le programme conduira à une dislocation de l'Europe, même si aujourd'hui, cette formation politique s'en cache. Mais il faut aussi savoir quelle direction on donne à l'Europe. Et nous, nous disons, il ne faut pas juste l'Europe, mais une Europe plus juste et une Europe qui règle les problèmes du quotidien. Par exemple, la première directive que nous mettrons sur la table, et d'ailleurs, ça pourrait être un social-démocrate qui la mette sur la table, puisque nous sommes à 27 voies d'écart au niveau européen. entre la gauche européenne et la droite européenne, c'est pour mettre fin à ce mécanisme stupide qui fait que les prix de l'électricité sont indexés sur les prix du gaz russe. Et donc nous proposerons d'annuler ce mécanisme, d'en revenir à un prix régulé, c'est-à-dire fixe, et d'annuler toutes les hausses qui ont été faites. Donc si on arrive à dire aux Français et à leur expliquer en quoi l'Europe s'intéresse aussi et est présente dans votre quotidien, je parlais de la facture d'électricité. J'aurais pu parler aussi de ce qu'il y a dans l'assiette, puisque l'Europe s'occupe d'agriculture ou de pêche, et aussi du logement. Bref, l'Europe, c'est le quotidien, mais il faut qu'elle aille dans le bon sens. Et ces dernières années, elle est plutôt allée dans le mauvais sens, parce qu'elle était dirigée par des gens qui ont une pensée économique libérale, c'est-à-dire qu'il faut laisser faire le marché. Nous nous disons que l'Europe doit être mise au service des gens et pas simplement des puissances de l'argent.
Dernière question, il nous reste 30 secondes de votre liste PS Place Publique. Et donc pour l'instant, en troisième position des intentions de vote, loin derrière le Rassemblement national de Jordan Bardella, mais à quelques points de la majorité présidentielle de Valérie Aigué. On a beaucoup entendu Raphaël Glucksmann parler d'une confiscation du débat par le duel Macron-Le Pen. Est-ce que c'est plus devenu ça le sujet, plus que celui de l'extrême droite, qui aujourd'hui va avoir un nombre, a priori, record de sièges au Parlement européen
l'extrême droite est une préoccupation, mais vous savez, d'abord au niveau européen, les seuls qui peuvent non seulement diriger l'Union européenne, et j'ai dit que nous étions tout prêts d'avoir la majorité, de trouver un successeur à Jacques Delors, c'est les sociodémocrates, mais surtout les seuls, par nos solutions. qui sont destinés à, au fond, se préoccuper de ceux qui en ont le plus besoin. La solidarité, la justice, l'égalité, c'est notre formation politique. Et ça, ça vaut au niveau européen, parce que si les gens vont mieux dans leur situation quotidienne, grâce à l'Europe, ça améliorera la situation. Et puis surtout, ça vaudra aussi pour la prochaine élection nationale, puisque ma conviction, c'est que les seuls à pouvoir battre le Rassemblement national, c'est une gauche qui est... dirigée par des sociodémocrates.
Merci beaucoup Jean-Marc Germain, candidat aux élections européennes sur la liste PS Place Publique de Raphaël Glutzmann d'avoir été notre invité ce matin sur RCJ.
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