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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
parole est à monsieur François Ruffin pour le groupe La France Infomise.
le Premier ministre, j'ai reçu dans ma boîte aux lettres votre projet Nous avons besoin d'Europe, avec en couverture Valérie Haillet et Emmanuel Macron. Merci. Sur 16 pages, bien des délices sont prémis à notre pays et même à notre continent tout entier. Vous vous engagez notamment pour, je cite, une écologie à l'européenne faite de croissance, de production et d'innovation, avec la promesse, je vous cite toujours, d'un doublement de la part du fret ferroviaire. Décidément, vous osez tout et c'est à cela qu'on vous reconnaît. Car que faites-vous ? Que faites-vous pour de vrai avec l'Union Européenne ? Vous cassez le fret ferroviaire en France, vous le détruisez, vous l'écrasez. Reprenons le dossier. L'an dernier, concurrence oblige, la Commission a lancé une enquête sur l'entreprise fret SNCF. Il n'y avait pas de deadline, pas de délai. Vous aviez des mois, voire des années pour négocier, de quoi jouer la montre, plaider, contester. A la place, vous vous êtes précipité à Bruxelles. Vous y avez signé aussitôt votre reddition, la législation de fret SNCF au 31 décembre 2024. Ce seront chaque année 300.000 à 500.000 camions en plus sur les routes. Ce seront 200.000 à 400.000 tonnes de CO2 émuis. Ce seront 500 cheminots sans boulot. Il est vrai que nous ne sommes plus à Sapré. En 20 ans, Fred SNCF a perdu deux tiers de ses effectifs. C'est un naufrage. La SNCF devrait être notre outil pour mettre les marchandises sur les rails, pour baisser nos émissions, pour diminuer la pollution. Cet outil, nous devrions le muscler, le soutenir, le renforcer, mais cet outil, vous le broyez entre vos mains, tandis que vos bouches promettent en vain. Aussi, on ne vous demande pas la grande révolution écologique, on n'entend plus grand-chose, mais au moins, nous exigeons un moratoire sur la liquidation de fret SNCF.
vous remercie. La parole est à monsieur Patrice Vergrès, ministre en charge des Transports.
le député Ruffin, vous le savez très bien, Fred SNCF est l'objet d'une enquête par la Commission européenne pour 5 milliards d'euros d'aides d'Etat. Devant la quasi-certitude d'une décision négative, le gouvernement a eu d'autre choix que de tout faire pour essayer d'éviter le scénario du pire. Éviter le scénario du pire. La solution qui a été travaillée par le gouvernement et notamment par mon prédécesseur Clément Beaune, c'est d'essayer de respecter trois lignes rouges sur lesquelles on peut se retrouver. L'absence de licenciement, l'absence de privatisation et l'absence de report modal. C'est d'ailleurs pour ça que nous avons publié vendredi dernier, pas moins que vendredi dernier, une nouvelle manifestation d'intérêts pour garantir la poursuite du train des primeurs entre Perpignan et Rungis, où seront construits deux terminaux de transport combinés. ne se résume pas aux frais de ferroviaire en France. Et cette majorité, ce gouvernement, engage beaucoup de moyens pour le frais de ferroviaire aujourd'hui. C'est d'abord une augmentation de 178 millions d'euros pour les aides à l'exploitation. Et ensuite, un plan pour l'investissement de 4 milliards d'euros qui seront investis d'ici 2032 pour les infrastructures spécifiques aux frais de ferroviaire. Ce n'est ni plus ni moins que ce que demandait la filière. Alors, monsieur le député, je peux vous rassurer, ce gouvernement est mobilisé pour le développement du frais de ferroviaire.
vous remercie, monsieur le ministre. Monsieur le député.
Oui, monsieur le ministre, on est très loin d'être rassuré quand, ces dernières années, c'est plus de 1000 km de lignes de frais de ferroviaire qui ont été fermés dans notre pays.
Je vous remercie. Vous avez un peu de temps, monsieur le ministre, si vous souhaitez répondre.
direz ça à tous les gouvernements qui nous ont précédés, par nous au moins, on les investit massivement.
vous remercie, monsieur le ministre.
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