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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Merci à toutes et à tous. Merci d'être si nombreux. Merci d'être si nombreuses pour ce grand meeting de campagne les écologistes. Merci à vous ici à Aubervilliers et merci à tous ceux qui nous suivent en ligne. Merci à toutes les mobilisations à Marseille et partout en France. Nous sommes à J-7. Sept jours pour ne rien lâcher, continuer à se mobiliser, à mobiliser pour voter et faire voter pour la liste Les Ecologistes conduite par Marie Toussaint. Nous sommes la liste de la justice. Oui, nous sommes la liste de la paix. Oui, nous sommes la liste de l'écologie. Et nous sommes debout toutes et tous ensemble réunis pour l'Europe, pour nos vies et pour l'écologie. J-7, ne rien lâchez. Les personnes qui vont monter sur scène ne lâchent rien, sont engagées au quotidien. Notre première invitée s'appelle Mélanie Vogel. Elle est sénatrice des Français hors de France. Elle est coprésidente du Parti vert européen. Elle est colistière de Marie Toussaint. Mélanie, merci à toi d'être là. Je te laisse la scène jusqu'à ce que le gong retentisse.
Il faut que j'ai quand même 20 secondes de rab, merci. Alors voilà les amis, on y est, c'est la dernière ligne droite. Il reste 7 jours. C'est le moment où chacun et chacune en France doit commencer à se poser des vraies questions à propos du vrai sujet de cette élection. Et ce sujet, ce n'est pas la présidentielle qui aura lieu dans 3 ans dans un pays européen. Ce n'est pas le croisement des courbes que tout le monde aura oublié dans quelques mois. C'est l'avenir du continent. Quand nous, les Verts européens, nous avons commencé cette campagne en France, à Lyon, nous avons dit que ce serait le combat de notre vie, que le 9 juin 2024, tout ce pour quoi nous nous battions, la paix, le climat, la liberté, la justice, la démocratie, que tout cela serait sur la table, que tout cela pouvait grandir ou mourir, et que pour l'Europe, le 9 juin 2024, ce serait l'écologie ou le fascisme. Quatre mois de campagne. Quand je rentre le soir à Porto, à Milan, à Bucarest, à Rotterdam, à Varsovie, à Madrid, et que je n'arrive pas à trouver le sommeil, je me dis que des fois, c'est bien aussi d'avoir tort. Mais non, c'est ça le choix du 9 juin 2024. Et c'est le même partout. Partout la peste brune menace. Et partout, partout, c'est le bulletin vert qui est son antidote. Parce que depuis quatre mois, les conservateurs et les libéraux européens sont en train de commettre toutes les erreurs qu'ils ont commises dans les années 30 en Europe. Et tout le monde sait où cela mène. Les libéraux néerlandais, après les finlandais, sont rentrés au gouvernement avec l'extrême droite et n'ont pas été exclus de leur groupe au Parlement européen. Les conservateurs européens... après cette alliée avec l'extrême droite contre l'écologie, ont refusé à s'engager à ne pas collaborer avec eux au Parlement européen et ont formé un gouvernement il y a peu en Croatie avec des néo-nazis. Ursula von der Leyen nous raconte qu'il y a en Europe des bons fascistes et des mauvais fascistes. que Georgia Meloni c'est oui, mais Marine Le Pen c'est non. Mais Ursula, même elle, ne font pas la différence. Ils étaient tous ensemble il y a deux semaines à Madrid. Meloni, Le Pen, Orban, Trump. le projet des extrêmes droites liguées, ce n'est plus de quitter l'Union européenne, c'est de la détruire de l'intérieur, d'anéantir plus de sept décennies où l'Europe a été un rempart contre la haine, contre l'intolérance, contre le nationalisme et la guerre. Et pour certains, ça peut sembler très abstrait tout ça. Mais pour d'autres, c'est toute leur vie. C'est la vie des Polonaises qui n'ont pu compter pendant dix ans que sur le Parlement européen pour défendre leurs droits. C'est la vie des LGBT en Europe. En Hongrie, c'est la vie des géorgiens qui risquent la leur pour ne pas avoir à vivre sous le joug poutinien. C'est la vie pour les ukrainiens qui meurent pour nos valeurs et pour moi qui reçoit 100 fois par jour des menaces de mort parce que j'aime une allemande. Ces haines n'ont pas disparu. C'est pourquoi... Le 9 juin, tout ce que l'Europe compte de féministes, de démocrates, de personnes LGBT, d'antifascistes, toutes celles et ceux qui croient en l'Europe doivent être dans les urnes parce que c'est nos corps, nos droits, nos choix, nos vies qui sont en jeu. Et quel plus beau bulletin à mettre dans l'urne que le seul qui permettra de tenir la promesse initiale du projet européen. celle de la construction durable, de la paix et de la prospérité sur le continent. Les grands quotidiens européens le racontent depuis des semaines. Et j'aimerais tellement que la presse française se mette à s'intéresser à ça sérieusement. C'est la force du groupe écologiste au prochain Parlement européen qui déterminera si, oui ou non, ce sera l'écologie ou le fascisme en Europe. Alors sachez-le de toutes vos forces. Vous qui voulez vivre dans un monde juste et libre sur une planète habitable, nous sommes assez nombreux. C'est possible. Les grandes victoires politiques sont toujours des prophéties autoréalisatrices. Regardez l'Espagne, tout le monde disait que c'était fini. Et des millions de citoyens, surtout des femmes, des personnes LGBT, des jeunes, sont allés voter. Et ils ont gagné en Pologne. On nous disait que c'était impossible. Des personnes LGBT, des jeunes, des femmes, des féministes sont allées voter et elles ont gagné la voix. Il y a dans la société européenne, à côté du risque fasciste, une volonté forte de vivre libre, unie, dans une société ouverte, qui investisse dans l'avenir et qui prenne soin du vivant. Et nous, nous sommes la voix et l'instrument de ce projet. En 2019, ceux qui ont voté pour les écologistes, vous avez changé le monde. En 2024, vous pouvez faire plus grand encore. Vous pouvez enrayer la peste brune et bâtir un monde meilleur. Il reste cinq jours. Cinq jours où tout
est possible grâce à vous. Un tonnerre d'applaudissements pour Mélanie Vogel. Merci à toi, Mélanie. Notre prochaine invitée est maire de Grenoble. Et sa ville, Grenoble, a été titrée ville verte européenne. Et ce n'est pas un hasard. Un tonnerre d'applaudissements pour Éric Piolle.
Merci les amis, ça fait plaisir de voir cette salle enthousiaste, ça fait plaisir de voir cette énergie autour de la liste conduite par Marie Toussaint depuis maintenant de longs mois. Nous sommes à une semaine de l'élection, mais n'oublions pas que pour nos concitoyens, tout ce qui va se passer sur les européennes va se passer la semaine prochaine. Nous nous sommes à fond depuis de longs mois, nous avons construit un programme, une liste, nous avons un bilan à porter. Eux vont s'intéresser à tout cela dans les derniers jours. Alors, quel message voulons-nous leur passer ? Une colère sourde habite le pays. Cette colère, elle nous habite aussi. La colère, elle est liée à la crise sociale, elle est liée à la perte de confiance dans l'avenir. Et pour nous, la colère qui nous habite, la colère qui m'habite, c'est de voir tous ceux qui font le jeu de l'extrême droite, tous ceux qui jouent avec les valeurs de l'extrême droite, évidemment l'extrême droite normale, qu'attendent d'autres d'elle, mais également les néolibéraux qui, depuis 4 ans, qui depuis l'automne 2020, ont clairement choisi 'instrumentaliser. L'extrême droite, d'instrumentaliser les thématiques de l'extrême droite, de la loi immigration au casse sociale, sur les retraites et maintenant sur le chômage. Cette colère qui nous habite, elle ne doit pas nous emporter. Que faire ? Nous avons le meilleur bilan. Nous avons les députés sortants les plus actifs. Notre programme est reconnu comme le plus pertinent par toutes les ONG. Nous avons une tête de liste qui, de l'avis même des médias, est la plus cohérente et celle qui maîtrise le mieux ces sujets. Et nous avons des candidats extraordinaires, parce que cette campagne, on a l'impression que c'est une campagne présidentielle, mais c'est la seule élection où tous ceux qui sont élus ont le même rôle après. Quand vous votez pour un scrutin municipal, vous votez pour une liste, mais vous votez pour un maire. Quand vous votez au régional, vous votez pour une liste, mais vous votez pour un président de conseil régional. Ici, vous enverrez des députés européens qui seront là au même titre, chacune et chacun, pour défendre les valeurs de l'écologie. Alors, je représente ici les maires, ils sont nombreux, là, au premier rang, des maires de collectivités de toutes tailles, les maires de cette vague verte de 2020. Nous servons ici, je le sais, un peu de doudou. Quand il y a de l'adversité, quand il y a le vent adverse, on est content de se dire « Ah oui, non, mais on a gagné il n'y a pas longtemps ». On est content de se dire que oui, non seulement on a gagné, mais qu'en plus ça change la vie quotidienne pour les gens. Ça change la vie quotidienne avec nos projets de végétalisation, ça change la vie quotidienne avec l'ordonnance verte pour les femmes enceintes, avec la gratuité des transports pour les plus précaires à la métropole de Lyon. Ça change la culture avec la suppression de la publicité à Grenoble. Donc nous sommes là comme des doudous et des témoins et je me sens doublement doudou à la fois parce qu'en 2014, David le sait, nous étions 10 points derrière la première liste à 5 jours du vote et que nous avons fini 4 points devant. Donc oui, on peut faire déjuger les sondages. Et doublement doudou parce que nous sommes engagés dans cette campagne européenne et que Grenoble a été choisie par la Commission européenne comme capitale verte pour l'année 2022 sur 12 critères objectifs. Alors quel message pour cette dernière semaine ? Je vous en propose 4. Le premier, c'est que dans les collectivités locales, nos maires partout en France ont besoin d'Europe. On a besoin d'Europe parce que ça finance la rénovation énergétique à Besançon, parce que ça finance la sécurité sociale, de l'alimentation là où elle se met en place comme à Grenoble, parce que ça finance des refuges de la Ligue de protection des oiseaux, parce que ça finance les projets de santé globale à Lyon. Nous avons besoin d'Europe dans les territoires pour continuer à changer la vie. Deuxième message, il n'y a pas d'écologie sans écologistes. C'est facile, c'est basique, mais c'est vrai ! Mon troisième message, je l'emprunte à David Cormand, vous l'avez sans doute entendu, le vote écolo, il compte double. Non seulement parce que nous enverrons des députés européens qui auront eux aussi une capacité d'action, mais aussi parce que ça empêche le climat ambiant de faire disparaître les thématiques environnementales, de biodiversité, climatique, sociale, du paysage politique. Donc ça compte double. Et enfin, enfin, parce que ce projet européen qui est né après le drame de la Seconde Guerre mondiale, après ce que l'humanité a produit de pire en termes d'abîme, ce projet européen, il est toujours là, nous le portons en nous, c'est un projet de paix, un projet qui est le seul à l'échelle pour pouvoir lutter contre le dérèglement climatique, pour protéger le vivant et la biodiversité, pour être clair aussi en matière géopolitique de l'Ukraine à Gaza. Notre projet, il est fort, il est clair, allez le porter dans cette dernière semaine. Faites voter pour l'écologie, faites voter pour la liste conduite. Marie Toussaint
Eric, un grand merci. Oui, pas d'écologie sans les écologistes, et nous le montrerons dimanche prochain, 9 juin, dans les urnes. Continuons à nous mobiliser. Notre prochaine invitée est une députée et elle sait ce que cela veut dire de ne rien lâcher, Sandrine Rousseau. Tonnerre d'applaudissements.
Vous êtes nombreux et nombreuses, ça fait plaisir à voir. Vous savez qu'il y a 9 limites planétaires et qu'on a atteint 7 de ces 9 limites planétaires. Je ne veux pas casser l'ambiance. Mais il y a quand même un petit enjeu sur l'urgence écologique. Et en fait, moi j'aimerais comprendre un peu ce qu'on dit de nous parce que... Des fois, on nous reproche d'être naïf et des fois, on nous reproche d'être dangereux. Alors en fait, il faudrait savoir, on est éco-terroriste ou doux rêveur ? Parce que si on est naïf, pourquoi le ministre de l'Intérieur crée une cellule d'éméter pour surveiller les militants écologistes partout en France ? Si on est naïf, pourquoi il y a des gardes à vue à chaque manifestation de désobéissance ? Si on est naïf, pourquoi il y a la criminalisation des associations de défense des droits des écologistes et des causes écologistes comme L214, Extinction Rébellion, Dernière Rénovation ? Et si nous sommes dangereux, pourquoi le sommes-nous au fond ? Parce que nous ne voulons pas que les gens meurent dans la Méditerranée ou dans la Manche, que nous dénonçons sans faillir les 55 000 morts dans la Méditerranée et que nous posons avec fermeté le fait que c'est un scandale européen que le directeur de Frontex soit sur la liste du Rassemblement National. L'industrie, du pétrole, du gaz, des transports et de la logistique, qui sont aujourd'hui les premiers soutiens de l'extrême droite, se partagent le monde. Tiens Patrick, tu prendras bien un petit oléoduc chauffé en Tanzanie. Tiens Vincent, regarde les principaux titres de presse en Afrique. Ils sont à vendre. Ça te ferait une belle tribune, Vincent Bolloré, pour ta bataille culturelle. Parce que nous ne voulons pas. Parce que nous ne voulons pas que la seule réponse à la crise agricole, ce soit toujours plus de pesticides, toujours plus d'engrais, toujours plus d'animaux enfermés dans les hangars, sans jamais voir le jour, qui finissent en nuggets, bourrés d'huile, d'eau dans nos assiettes, 200 000 poulets dans des hangars, 10 000 ports dans des bâtiments. Nous ne voulons pas que l'Espagne se couvre de macro-fermes de porc et que la concurrence en Europe, ce soit de savoir qui de l'Allemagne, de l'Espagne, des Pays-Bas ou de la France produira le plus d'animaux. Les animaux ne sont pas des pièces détachées d'une filière industrielle. Et tous les candidats qui sont sur cette liste, toutes les candidates qui sont sur cette liste, le rappelleront sans faillir jour après jour au Parlement européen. Parce que nous ne voulons pas. Que du productivisme ou de l'extractivisme continue à détruire le monde et la planète, vous savez qu'elle a mis des milliards d'années à être ce qu'elle est et qu'en 70 ans, nous sommes en train de tout détruire. Quelle honte ! alors il y a celles et ceux qui pensent que le problème, ce sont les normes écologistes, et les migrants, les étrangers, et qui s'en mettent pendant ce temps-là à plein les poches dans des profits liés au carbone ou à l'inflation. Et nous, évidemment, nous sommes les empêcheurs de penser ce système, de penser que la faute vient de l'autre. Non, nous sommes responsables de notre mode de développement et c'est nous qui défendons une autre planète, une planète qui fait du bien, une société qui respecte les plus vulnérables. Alors oui, nous serons là contre les vents contraires. Oui, nous serons toujours là contre les vents contraires. Et je vais vous donner un scoop, ça va s'amplifier. parce que l'extrême droite va monter et nous serons là. Nous ferons front, nous ferons l'opposition, nous ferons la résistance. Vive l'écologie, vive l'Europe et vive Marie Toussaint
Sandrine, un grand merci à toi. Tu as soulevé de nombreuses questions et notre réponse, parce que nous sommes cohérents, c'est le vote. Les écologistes, dimanche 9 juin, la liste conduite par Marie Toussaint. Notre prochaine invitée. est la présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale. Elle est donc députée. J'invite à me rejoindre sur celle, Cyrielle Châtelain. Tonnerre d'applaudissements pour Cyrielle.
J'ai commencé par ces mots qui ne sont pas les miens. Au moment de mourir, je proclame que je n'ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Nous sommes le 21 février 1944. La guerre ronde encore et Missak Manoukian écrit ces mots. Le nazisme avait fait sombrer l'Europe, le monde, dans la désimmunisation en perpétant la Shoah. Le poète et résistant nous montrait le meilleur de l'être humain. Sa confiance inébranlable dans l'aspiration des peuples à la paix. Cette même aspiration qui guidera ceux qui feront naître la communauté européenne du charbon et de l'acier, communauté qui pose à les bases de la démocratie européenne et qui deviendra l'Union européenne. Les voix du peuple européen sont étouffées par le silence assourdissant de l'Union européenne et de la France face à la guerre d'extermination à Gaza, face aux corps brûlés des enfants sous les bombes israéliennes et face aux corps émaciés par la famine. Les voies de la paix existent et elles demandent le cessez-le-feu immédiat et permanent, la libération inconditionnelle des otages et des prisonniers politiques palestiniens. La paix n'est pas une invocation naïve. Elle est la plus haute réalisation de l'humanité, elle est aussi la plus fragile. La paix n'est pas un acte de foi, elle est un acte de courage. Le courage, c'est de faire face aux tyrans russes. Pardon, je comprends. Le courage, et vous allez m'aider parce que c'est simple. Le courage, c'est deux choses. Premièrement, on fait face aux tyrans russes, sans vaciller, sans faiblir, et on soutient la résistance ukrainienne. Le courage, c'est d'arrêter d'importer des engrais et du gaz russe qui financent le régime de Vladimir Poutine. Le courage, c'est de sanctionner le gouvernement d'extrême droite de Benjamin Netanyahou et de suspendre l'accord d'association avec Israël. Enfin, le courage, c'est de reconnaître l'état de Palestine. Chers amis, le 9 juin, au votant pour Marie Toussaint, au votant pour les écologistes, vous choisissez une Europe qui jamais plus ne se taira face aux crimes contre l'humanité. Une Europe qui portera le courage de la paix. La peur du retour des haines et de la barbarie fasciste est plus que jamais nécessaire pour souder l'Europe. Mais c'est insuffisant. L'Europe ne restera forte que si nous parvenons à faire naître chez les Européens le désir d'écrire ensemble une nouvelle page de l'histoire. Il est là notre défi, écrire une nouvelle page commune de l'histoire de ce vieux continent qu'est l'Europe. Et cette page, on doit y inscrire un grand pacte vert, une Union européenne qui retrouve son souffle grâce à une ambition écologique que le monde nous enviera. Car les peuples, eux, ne tergiversent pas. Ils savent que le réchauffement climatique est la plus grande menace de notre époque. 78% des Français sont inquiets face au réchauffement climatique, comme 74% des Allemands, comme 82% des Italiens. Alors face à cette inquiétude légitime, je veux leur dire, l'Europe peut vous protéger. L'Europe peut devenir ce bouclier protecteur pour les Européens et en premier lieu pour les plus vulnérables. Oui, nous le pouvons. Nous avons les connaissances scientifiques, nous avons les moyens technologiques et nous avons les moyens financiers. Ce qu'il manque aujourd'hui à l'Union Européenne et à la France, c'est du courage politique. Nous écologistes, si nous sommes là aujourd'hui, si nous sommes tous et tous mobilisés derrière Marie Toussaint, derrière l'ensemble des candidats, c'est parce que nous savons que les écologistes doivent être le pilier solide de la lutte contre le réchauffement climatique. L'alerte a été donnée. Le temps des solutions et de leur mise en œuvre est menu. Notre ambition en tant qu'écologiste, c'est d'agir volontairement, radicalement, résolument, pour protéger chacun et chacune d'un monde qui s'emballe. d'un monde qui oppresse et d'un monde qui surchauffe. Alors le 9 juin, pour l'Europe, pour nos vies, choisissez l'écologie !
Cyrielle, tonnerre d'applaudissements pour Cyrielle. Oui Cyrielle, tu l'as dit, tu as parlé de courage. Et le choix courageux, c'est le choix des écologistes pour que toutes et tous en Europe, nous puissions vivre mieux. Notre prochain invité n'a pas pu être là physiquement avec nous aujourd'hui. Il nous a enregistré un message. Vous le connaissez, c'est un paysan, c'est un activiste. Il connaît extrêmement bien les combats tels qu'on les mène au Parlement européen. Oui, c'est José Bové et on l'écoute.
Bonjour à toutes et à tous. On est à une semaine maintenant du scrutin du 9 juin. C'est le dernier meeting important et c'est maintenant qu'il faut mettre tout dans la bataille. Tout dans la bataille pour sauver le climat. Tout dans la bataille pour maintenir la biodiversité qui est détruite par l'agrochimie, par l'industrie. Il faut se mobiliser. Alors maintenant, il n'y a plus de choix. Il faut voter pour la liste Europe Ecologie et voter pour Marie Toussaint. Parce qu'il nous faut un groupe important au Parlement européen. Chaque fois qu'il y a eu des avancées au niveau de l'Europe, c'est parce que les écologistes au Parlement européen se sont mobilisés. Eh bien, c'est ce qu'il faut. que nous retrouvions après le 9 juin. Un groupe vert, européen, fort, qui soit capable de construire véritablement des alternatives et de mettre en œuvre une véritable politique de Green Deal. Maintenant, on a une semaine, chacun va essayer de convaincre autour de lui. On doit y arriver. L'important, c'est de réussir et que le 9 juin, on ait le plus grand nombre. de député européen vers élu.
José Beauvais ! Oui, nous l'avons compris, cette importance pour le vote. Les écogéologistes, nous serons au rendez-vous. Il reste 7 jours. Et continuons, continuez à mobiliser autour de vous pour que le vote soit massif. Notre prochain invité sait à quel point les combats sont importants, longs, quotidiens au Parlement européen. Il a été député européen jusqu'en 2023. Aujourd'hui, il est sénateur de Paris. Un tonnerre d'applaudissements pour Yannick Jadot.
Bonsoir ! C'est un beau meeting. Bon, chers amis, vous savez qu'il y a des moments particuliers dans l'histoire, des défis auxquels on ne peut se soustraire, des rendez-vous historiques qu'on ne peut rater. Qui peut croire qu'on vivra mieux dans le chaos climatique ? avec l'extinction des espèces, la pollution de la nature et des corps, les inégalités chaque jour plus inacceptables, insupportables, les libertés bafouées, les conflits sur les ressources, le repli sur soi et la haine des autres, le racisme, l'antisémitisme et la LGBTphobie. C'est pourtant ce que nos adversaires et nos concurrents nous promettent, sans le dire. probablement même sans s'en rendre compte. Entre la grande régression des uns, le statu quo des autres, il n'y a que l'échéance qui change, mais le résultat sera le même, le naufrage de l'humanité. Alors que nous appelons à la mobilisation générale de toutes les énergies, de tous les savoirs, de toutes les forces vives, ils signent des armistices avec les lobbys. Il flatte les habitudes, justifie le renoncement, encourage la résignation. Vous les connaissez. Malgré les discours, dès qu'il s'agit d'agir, c'est toujours pour demain. Bientôt, un peu plus tard, s'il vous plaît, un dernier verre pour la route. Une dernière prolongation du glyphosate, une dernière autoroute, un dernier traité de libre-échange, quelques forages pétroliers de plus. Après, promis, on fera autrement. Il y a cinq ans, vous le savez, tout le monde était écolo. Tous les candidats lavaient plus vert que les verts. Aujourd'hui, nous sommes les seuls, les seuls, à vouloir relever les défis. à regarder l'avenir en face. Regardez nos élus, si tu peux les prendre là, à l'image. Regardez nos élus européens et nos candidats comme ils sont beaux. Et ils ne sont pas simplement beaux, ils sont bons. Et ils ne sont pas simplement bons, ils sont efficaces. Levez-vous les candidats. Bon, vous pouvez vous rasseoir. Chers amis, nous le voyons chaque jour un peu plus, l'Europe est gangrénée par le trumpisme, celui qu'on moquait il n'y a pas si longtemps avant qu'il n'arrive au pouvoir aux États-Unis et qu'il menace d'y revenir. Le temps et l'espace se sont écrasés. Le trumpisme est là, en Europe. En Europe, et malheureusement, Emmanuel Macron y a cédé. Le trumpisme, c'est la politique qui renonce aux solutions pour désigner à l'invendicte populaire des coupables, des boucs émissaires et toujours les mêmes, les migrants, les chômeurs, les pauvres, les fonctionnaires. Le trumpisme... C'est la politique qui renonce aux faits, à la vérité, pour faire de la science une opinion comme les autres. Quand vont-ils enfin écouter ces milliers et ces milliers de scientifiques qui hurlent leur alerte sur le dérèglement climatique, l'effondrement de la biodiversité, sur la pauvreté ? Le trumpisme, c'est la politique qui libère la parole raciste partout. Le trumpisme, vous le savez, c'est la virilité masculine portée en étendard pour combattre l'égalité pour toutes et tous. Le trumpisme, vous le savez, c'est aussi une diplomatie de complaisance qui n'est souvent qu'un nationalisme d'indifférence, un corporatisme de cupidité et un mercantilisme d'indignité. Alors il faut se réjouir. Que l'Europe se soit unie pour aider à la résistance en Ukraine, même si nous savons que certains dirigeants n'en ont pas fini avec leur complaisance en important du gaz russe, des engrais et de l'uranium. Mais quelle faillite, quelle faillite criminelle de la diplomatie européenne au Proche-Orient ! Quelle indignité ! Nous écologistes, nous revendiquons de pleurer les victimes des attentats terroristes du Hamas. Nous revendiquons de pleurer les victimes palestiniennes du gouvernement d'extrême droite suprémaciste de Netanyahou. Nous savons qu'il n'y aura pas de paix sans un devoir de justice et de mémoire. Comme il n'y aura pas de paix en niant l'histoire et le droit de ces deux peuples à vivre en paix et en sécurité dans deux États démocratiques voisins. Mais quelle est cette diplomatie de la lâcheté qui abandonne un peuple à la folie meurtrière d'un Premier ministre criminel ? Un massacre qui condamne à mort des milliers de femmes, d'hommes et d'enfants, comme il condamne les otages retenus par le Hamas. Mais qu'attend le président Macron pour reconnaître l'état de Palestine ? Est-ce qu'il attend de le faire à titre posthume ? Oui, la France, comme l'Espagne, l'Irlande, la Norvège, doit reconnaître l'état de Palestine. Oui, elle doit exiger la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Oui, elle doit exiger le respect des décisions de la Cour internationale de justice et de la Cour pénale internationale. Chers amis, notre tâche est lourde. Chers amis, notre tâche est lourde. Ne pas laisser mourir le projet européen sous les coups de boutoir de l'international fasciste. Notre responsabilité est immense. Renouer avec le rêve européen. Un vieux rêve que nous portons en héritage et qu'il nous revient de poursuivre. Le rêve franco-allemand de réconciliation d'abord, après les atrocités de la Seconde Guerre mondiale. L'Europe, c'est plus jamais la guerre. Le rêve des peuples grecs, espagnols, portugais, qui combattaient la dictature et partageaient une même conviction. C'est en entrant dans l'Union européenne qu'ils allaient ancrer définitivement la démocratie dans leur pays. Le rêve des peuples d'Europe de l'Est et orientale qui, après l'effondrement du mur de Berlin, rejoignaient enfin la grande famille européenne. C'était ça l'Europe, plus jamais le fascisme et la dictature. Alors que ressurgissent, vous le savez, les murs et les barbelés à nos frontières. Souvenons-nous des paroles d'Angela Merkel qui avait accueilli plus d'un million de réfugiés syriens. Elle disait « Le mur de Berlin appartient à l'histoire et nous enseigne qu'aucun mur qui exclut les gens et restreint la liberté n'est assez haut ou long qu'il ne puisse être franchi. » Que nos dirigeants d'aujourd'hui méditent cette phrase de l'une d'entre eux. quand ils laissent mourir en Méditerranée ou dans la Manche tant de femmes et d'hommes qui avaient pourtant jusque-là tellement souffert, tellement survécu. L'Europe, c'est le rêve toujours des Ukrainiens, des Géorgiens et de tant d'autres. Le rêve plus lointain des femmes iraniennes, afghanes ou congolaises violées, torturées et tuées, qui se battent pour leurs droits. C'est le rêve des Ouïghours et des Tibétains. Et l'Europe, pour nous écologistes, c'est le rêve que l'étranger ne soit plus jamais celle ou celui qui, au hasard de l'histoire, est né de l'autre côté de la frontière. Que l'étranger ne soit plus jamais le noir, l'arabe, le juif, le musulman, porté comme un étranger de l'intérieur. Ce qui nous est étranger à nous, écologistes, c'est le racisme et l'antisémitisme, c'est l'humiliation et l'injustice, c'est le chaos climatique et l'effondrement du vivant. Nous n'abandonnerons jamais l'Europe qui s'est construite contre les fascistes. L'Europe s'est construite contre les dictatures et l'extrême droite. Ils ne peuvent pas la reprendre. Chers amis, avec Marie, avec vous, j'en appelle aux 3 055 023 électrices et électeurs qui, il y a cinq ans, se sont levés. sont allés voter, ont glissé un bulletin vert dans l'urne, notre bulletin, avec un seul message, une seule mission, prendre à bas le corps l'avenir de la planète, celui de nos enfants, lutter contre le dérèglement climatique, la disparition des espèces, remettre la solidarité au cœur de nos sociétés. Grâce à elles, grâce à eux, l'agenda écologique, le fameux pacte vert, est devenu l'agenda européen. Nous savons ce qui s'est passé quand il a fallu passer à l'action. Tous nos concurrents, tous nos adversaires politiques ont calé, ils ont renoncé. Nous sommes aujourd'hui leur cible parce qu'ils ne savent plus comment justifier autrement leur capitulation criminelle. à ces 3 millions d'électrices et d'électeurs rejoints par 5 années d'une jeunesse qui maintenant peut voter, de ne céder ni à la résignation, ni à la lassiquide, ni à la déception. Chaque jour, chaque minute, nous avons agi pour arracher des victoires, éviter les pires défaites. Chaque jour, nous nous battons pour qu'advienne le monde d'après. Vous vous souvenez le monde d'après ? celui que les Européens partageaient pendant le Covid et qui mettaient l'essentiel, la vie, au cœur de notre agenda et qui voulaient enfin reconnaître et valoriser celles et ceux qui, travailleurs de première et de deuxième ligne, tiennent la société debout. Alors est-ce qu'on a tout bien fait ? Non ! On n'a pas tout bien fait. On n'est pas parfait. Mais est-ce qu'il y a une équipe remplaçante ? Est-ce qu'il y a une équipe B ? Eh bien non, il n'y a que nous, avec nos défauts, mais aussi avec toutes nos qualités de conviction, de compétence, de travail que porte cette liste. Nous sommes là pour que vive le rêve européen d'une Europe où les pesticides s'effaceront devant les coquelicots et les abeilles. D'une Europe où le nucléaire s'inclinera devant les éoliennes, une Europe où la brutalité du libéralisme laissera la place à la confiance, à la coopération, à la bienveillance, à la solidarité, à la justice et à la douceur. Une Europe où la haine sera balayée par l'ouverture au monde, l'accueil des plus vulnérables et le droit de s'afficher dans toutes ses différences, dans tous ses amours et dans toutes ses envies de vie. Une Europe où notre jeunesse s'épanouira avec enthousiasme et non pas dans l'instabilité des guerres. Une Europe qui lui offrira un horizon vaste comme le monde et pas un repli derrière des frontières qui ne sont plus productrices de rien. Les amis, cette Europe est à portée de main, elle est à portée de notre main en votant écolo le 9 juin prochain. Cette Europe se rêve. On ne va pas simplement en rêver. On va la faire vivre, cette Europe. On va la faire avec Marie, avec la liste Europe Écologie. Le 9 juin, on se mobilise. Merci.
Merci Yannick. Merci d'être colistiers. Les écologistes derrière Marie Toussaint pour ce scrutin européen le 9 juin prochain. Tu l'as dit, choisir le bulletin Les écologistes, c'est signifier qu'il n'y a pas de place pour le renoncement aux rêves européens. Notre prochaine invitée, c'est... Oui, nous sommes plus chauds que le climat. Notre prochaine invitée sait ce que c'est de se battre pied à pied contre l'extrême droite au quotidien. Elle est secrétaire nationale les écologistes. Elle est également candidate auprès de Marie Toussaint. Un tonnerre d'applaudissements pour Marine Tondelier.
'es sympa parce que tu dis que je suis candidate mais tu dis pas en quelle place. Je suis 81ème sur 81, donc si vous voulez que je sois lui il faut faire. Comme m'a dit quelqu'un sur le marché des limbo mon vendredi matin, c'est comme Johnny Hallyday avec son fils, 100%. Voilà. Bon bah bonjour les écolos vous allez bien ? Ah mais attendez on m'avait pas dit que vous étiez timide, est-ce que vous allez bien ? Ben voilà quand vous voulez. Bon écoutez, ça tombe bien, parce que je vais vous parler de quelque chose de très important, évidemment. Je veux vous parler de ce que l'on n'entend pas dans cette campagne européenne. Je veux vous parler de ce qui ne peut pas parler, et même je dirais que je vais vous parler de ce qui ne peut pas voter. Alors vous allez dire, elle n'a rien compris celle-là, on est en pleine campagne et elle parle de ce qui ne vote pas. Mais c'est tout le contraire, parce que je vais vous parler de ce que nous écologistes voulons mettre au cœur de cette campagne européenne en sachant que personne, non personne, ne le fera à notre place. Je veux vous parler du vivant silencieux, de celui qui disparaît là... sous nos yeux. Je veux vous parler des 60% d'oiseaux des champs qui ont disparu en Europe en 40 ans. Je veux vous parler des 80% d'hirondelles qui ne font plus le printemps. Je veux vous parler de la qualité que nous voulons retrouver. Qualité de l'air, qualité des sols, qualité de l'eau, qualité de nos vies. Je veux vous parler de nos forêts. de nos rivières, de nos océans, de nos glaciers, de nos nappes phréatiques, de nos océans et des poissons, ça c'est pour Caroline, sûr ou mal pêché. Et puis, je voulais vous parler aussi du triton crété, du muscardin doré, du grand hamster d'Alsace. Et là, je sais que vous voyez où je veux en venir parce qu'il y a des spécialistes dans la salle. Oui, je veux vous parler des espèces menacées par des grands projets inutiles. Je veux vous parler de toutes ces luttes que l'on a menées, en commençant évidemment par les luttes que l'on a gagnées. Le Larzac, Sivins, Notre-Dame des Landes. Je veux vous parler de Rémi Fraisse aussi, de Vital Michalon et de toutes celles et ceux qui y sont restés, de toutes les luttes qui nous restent à mener à Bure, à Sainte-Sauline, sur le Lyon-Turin, sur la LGV. Je veux vous parler de ces arbres, de ces terres agricoles que l'on va continuer de protéger entre Castres et Toulouse. Et ce que je voulais vous dire, mais vous le savez, c'est que les écologistes n'en abandonnent. Je vois que vous avez tout compris. Et puis, je voulais vous parler de quelqu'un que vous connaissez. Exactement. Je voulais vous parler de René Dumont. René Dumont, notre premier candidat écologiste à la présidentielle, qui en levant son verre d'eau, avait alerté que oui, bientôt, elle viendrait à nous manquer. Il avait subi des moqueries de celles et ceux qui n'avaient rien compris. Mais j'aimerais aussi vous parler de ce que nous lui dirions aujourd'hui à René s'il était encore parmi nous. Vous savez, il avait écrit ce livre au titre poignant. L'utopie ou la mort. L'utopie. Mais pourquoi l'utopie ? Non René, tu n'étais pas utopiste, tu étais avant-gardiste. Aujourd'hui, nous le savons. Les utopistes, ce sont les autres, ce sont celles et ceux qui pensent que l'on peut se défier du climat, des limites planétaires, des écosystèmes. Oui, les écologistes ne sont pas des utopistes, ce sont les réalistes. Parfaitement, parfaitement, nous sommes des réalistes et donc nous savons. Nous savons que le 7 juin prochain, que dans 7 jours, pardon, donc le 9 juin, nous allons avoir un vote, un vote qui sera vital. Et je pèse mes mots. Alors vous êtes, nous sommes en campagne depuis des mois. Et nous entendons disserter partout dans les médias sur le vote utile. Personnellement, c'est une notion qui m'a toujours grandement interrogée. Mais alors pas de problème, parlons-en. Vote utile donc. Mais utile à quoi ? Quoi de plus utile que de faire en sorte que notre planète reste habitable ? Quoi de plus utile que de réussir collectivement à atterrir et à réencastrer nos sociétés dans les limites planétaires ? Quoi de plus utile que de défendre, comme le fait Marie et ses collègues, la justice environnementale et donc la justice sociale ? Je veux bien vous parler de vote utile, il n'y a pas de problème, mais vous savez que nous sommes en période d'équité des temps de parole. Et donc pour compenser, je vais devoir vous parler aussi du vote inutile. Je vois qu'il y a un bon public là-bas au deuxième rang. Et donc puisque ça vous fait plaisir, allons-y. Le vote inutile, c'est le vote pour le ventre mou de l'Europe, par exemple. C'est-à-dire le vote pour celles et ceux qui dirigent notre coalition européenne depuis des décennies. Si vous n'avez pas les noms, je vais vous les citer. Il s'agit de la droite, des centristes et des socialistes européens. Étrange assemblage, c'est bien dans les faits la coalition pour les méga camions. 25 mètres de long, interdit en Europe jusqu'à, jusqu'à, jusqu'à il y a quelques semaines, lorsqu'ils l'ont autorisé ensemble. C'est la coalition pour le pacte asile et immigration. C'est la coalition pour l'austérité, sans prise en compte des besoins de la transition. Et bien tout ça, c'est quand même bien la honte. Mais il y a le record man de l'inutilité, celui qui bat tout le monde. J'ai nommé Jordan. On lui enverra la vidéo. Alors Jordan, c'est un député TikTok. Ben oui, rigolez pas, il a un super bilan. Donc il a été élu député européen en 2019 et en 2021, il a ouvert un compte TikTok. Il a dû réfléchir avec ses stratèges pendant deux ans pour voir. Et donc il ouvre ce compte TikTok et depuis il a fait 301 vidéos. 301. Vous pourriez applaudir quand même, vous êtes jaloux. Non, c'était un test, vous avez raté vous là-bas. Donc ça lui prend beaucoup de temps. Et donc, il a moins de temps pour le travail au Parlement. Et donc, est-ce que vous savez combien de rapports il a rédigé depuis 5 ans ? Alors ça, c'est des écolos, toute la semaine, ils regardent sur le site du Parlement européen. Est-ce que Jordan va faire un rapport ? Eh ben non, il n'en a pas fait. Député TikTok, député TikTok, député en TOC, oui ? Mais du TOC, payé par vos impôts ! Alors ça fait encore moins rigoler. Mais sans problème à Jordan, c'est pas juste qu'il travaille pas, si seulement c'était ça, il servirait juste à rien. Mais non, lui il est nocif. Et donc c'est là que je vous explique pourquoi on l'appelle Jordan, Jordan le mito. Je vais vous expliquer en prenant un exemple, un exemple fier à Benoît Bito. La PAC, la politique agricole commune, c'est le plus gros budget de l'Europe, c'est le budget avec lequel on ne peut pas tricher, c'est le budget avec lequel il ne faut pas transiger. Vous vous rappelez évidemment de la grande crise agricole, de cette colère, de ces barrages qu'évidemment on avait vu venir et avec lequel on a été extrêmement solidaires. Et donc là, Jordan Lemito, avec quelques autres collègues, s'est acheté des super belles bottes en plastique. Mais alors pour pas que ça se voit qu'il venait juste de les acheter, il a mis de la fausse terre dessus, comme ça il a frotté, pour qu'elle fasse hyper usagée, et il s'est pointé sur les barrages en disant « Moi, j'arrête pas de vous défendre, je fais tout pour vous ! » Mais c'est une plaisanterie. Qui était là pour voter pour le libre-échange ? C'était lui. Qui était là pour reconduire cette PAC honteuse ? C'était lui. Et donc merci Benoît Biteau, parce que Benoît Biteau, lui, il a dit que les 80% des sommes de la PAC allaient aux 20% des agriculteurs les plus riches, et que c'est dégueulasse. Alors... Alors si vous voulez du vote utile, c'est très simple. Le 9 juin, on veut plus de Benoît Bitho et moins de Jordan Lemitho. Bon, je viens de vérifier, il est d'accord. Tout au long du mandat, les députés européens écologistes se sont battus pour nous, pour nos droits, pour notre environnement, pour notre avenir, et c'est écrit derrière moi, pour nos vies. Ils ont été fidèles à leur combat, ils ont enchaîné les kilomètres sur les routes, et surtout sur les rails, évidemment, de France et d'Europe, à faire du terrain pour nourrir leurs réflexions et nos actions. Je suis tellement fière d'elles, je suis tellement fière d'eux et je sais que vous aussi, de leur persévérance, de leur ténacité, de leur ingéniosité, de leur valeur et de leur méthode. Tout ce qu'ils ont porté avec constance, avec cohérence, de valeurs en perdition dans notre monde politique qui se désagrège. Des votes parfois arrachés à quelques voix près. Sur la loi de restauration de la nature, plusieurs fois c'est arrivé, à trois voix, à cinq voix. Et c'est donc la preuve, oui, que chaque député européen écolo compte. Alors, chers amis, oui, vous le savez, je le sais, tout le monde le sait, même ChatGPT, j'ai vu ça sur Twitter. Ils se sont battus pour nous. Et j'ai envie de leur dire là tout de suite que maintenant, c'est à notre tour. C'est nous qui allons nous battre pour vous. Oui, Marie, David, Mounir, Benoît, Caroline, Claude, nous allons tout donner pendant les 7 jours qui viennent et nous allons vous faire rester au Parlement européen. Mais vous ne serez pas seuls parce qu'il y a vos nouveaux copains. Il y a Mélissa, Majdouline, Abdoulaye, Priscilla, Amine, Flora, Charles et les autres. Comptez sur nous. Ça va, ça vous va comme comité de soutien ? C'est pas mal. Bon, là, je sens, comme je les connais un petit peu, je sens quand même que dans la salle, il y en a deux, trois qui se disent, elle est sympa, Tondelier. Elle veut quand même en envoyer beaucoup au Parlement européen. Mais est-ce qu'elle a bien regardé les sondages ? D'ailleurs, j'ai encore eu la question à l'entrée. Donc c'est ma réponse pour Quotidien. Évidemment que je les ai vus les sondages. Comment voulez-vous qu'on les rate ? On nous les rabâche tous les jours. Dans chaque interview. Et j'en veux d'ailleurs beaucoup à celles et ceux qui font ça. Parce que celles et ceux qui ne commentent l'élection que par les sondages, et bien pendant qu'ils font ça, on ne parle ni des bilans, ni des programmes, et donc on favorise celles et ceux qui n'ont ni l'un. Et vous savez quoi ? Les sondages nous ont toujours, toujours sous-évalués, en particulier au moment des européennes. Toujours. Beaucoup d'électeurs, vous le voyez autour de vous, ne savent d'ailleurs pas encore, ni s'ils vont voter, ni pour qui. Alors moi j'ai confiance dans cette fin de campagne. Déjà je vous vois là, plus chaud que le climat. Et puis... J'en croise plein toute la journée, qui me disent, mais attendez, c'est pas possible un parlement européen sans député français écolo. Ça n'a pas de sens. Ça n'a pas de sens. Et moi, j'ai confiance dans les électrices et les électeurs. Et je vais même vous faire une confidence. Vous êtes prêts ? J'ai confiance plus dans les électeurs que dans les sondeurs. Chers amis, ça n'est pas forcément flagrant lorsqu'on regarde par la fenêtre aujourd'hui, mais c'est le printemps. Comme quoi les apparences sont parfois trompeuses, et bien les sondages c'est pareil. Le climat, la météo sont déréglés, les cycles politiques aussi. Alors les sondages c'est comme le ciel d'Aubervilliers en ce dimanche 2 juin, ils ne le montrent pas forcément de manière flagrante, mais oui c'est l'heure du printemps. du printemps politique. Rachel Carson, en 1962, avait écrit sur le printemps silencieux. Le printemps silencieux, c'est ce printemps privé des champs d'oiseaux, victime des pesticides. Eh bien nous, nous allons organiser un printemps bruyant ! Parce que vous, contrairement à tout ce que j'ai cité tout à l'heure, vous, vous pouvez parler ! Et vous, vous pouvez voter pour toutes celles et ceux qui ne peuvent pas voter. Alors j'ai une mission pour vous si vous l'acceptez. Vous l'acceptez ? Parfait. Alors est-ce que ça vous dirait d'organiser un printemps bruyant pour conjurer ce printemps silencieux ? Un printemps bruyant pour transformer ce soi-disant backlash écologique en backlash de la connerie humaine et de l'inaction climatique ? Un printemps... pour faire en sorte que chaque bulletin vert mis dans l'urne le 9 juin prochain, partout en Europe, soit non seulement utile mais même nécessaire et je dirais vital. Nous allons faire du bruit, du bruit pour l'écologie. Il faut que partout cette semaine, vous alliez autour de vous et dites à des personnes tout autour de vous qu'ils propagent le message, que chacun ait confiance, que chacun ait conscience que oui, l'écologie est en danger. Et qu'il n'y a qu'un seul bulletin pour la sauver. C'est le bulletin vert. C'est le bulletin pour la justice, pour la vie, pour la...
Alors restez debout parce que si je vous dis... que notre prochaine invitée est la cofondatrice de notre affaire à tous, si je vous dis que notre prochaine invitée a lancé la campagne l'affaire du siècle, si je vous dis que notre prochaine invitée est députée européenne, qu'elle est debout pour l'Europe, pour nos vies, pour l'écologie, et si je vous dis qu'elle est tête de liste, les écologistes, un tonnerre d'applaudissements pour... Marie Toussaint !
ça vient partout par ci par là moi aussi je vous aime merci
savez combien vous êtes ce soir alors vous n'êtes pas trois millions ça ce sera dimanche prochain c'est Yannick qui l'a dit On est 1600. 1600 de Marseille, 1600 de Toulouse, 1600 de Bretagne, du Nord, de l'Est. Je vois Marseille qui se lève, les autres. 1600 d'Aubervilliers, de région parisienne, de Paris, de Tours. 1600 de Bordeaux, évidemment, du Pays Basque. 1600 du nord et du sud de la France, de l'est et de l'ouest et jusque dans les Outre-mer. On a des Portugais aussi dans la pièce. Un grand merci. Et dans cette session de remerciements, il y a trois personnes à qui j'ai envie de dire en notre nom, à toutes et tous, et j'espère du coup que vous leur ferez un tonnerre d'applaudissements, ce sont ces trois personnes qui nous permettent ce soir d'être traduites par la langue des signes. Anne-Sophie, Nadej et Ève. Merci à vous toutes et à vous tous et merci d'abord à celles et ceux qui viennent de parler ce soir. Merci Marine. Merci Marine de ton énergie débordante, de ton engagement permanent et à travers Marine. A travers Marine, merci à toutes celles et tous ceux, si nombreuses et nombreux, qui parmi vous, et je vois vos visages, qui parmi vous, mènent campagne unie, rassemblée, déterminée, pour remporter aux écologistes la plus belle des victoires dimanche prochain. Merci, merci Yannick. Merci Yannick de continuer à tenir bon en permanence, inlassablement, pour porter ses combats écologistes dans toute leur diversité qui nous emporte. Merci aussi Sandrine. Merci Sandrine qui, entre autres choses, a œuvré à essayer de protéger les Français des fissures d'argile quand la droite, elle, souhaite les laisser seule. Alors merci à toi Sandrine pour ta solidarité. Merci, évidemment, Cyrielle. Merci, Cyrielle. Merci de ta loyauté, de ta solidité, de ta rigueur et de tout ce qui nous rend fiers. Merci aussi, merci Eric. Eric ? Eric ? Mier Pionnier, artisan sincère de l'Union de la gauche et des écologistes, merci à toi. Merci aussi à toutes mes colistières, mes colistiers. Il a raison Yannick, vous êtes beau, vous êtes belle. Merci à vous d'avoir mené cette campagne tambour battant en parcourant les routes de France sans jamais ménager votre peine. Et je n'ai pas encore tout à fait fini, je voulais dire merci aussi, elle est là, à Mélanie. Et Mélanie, te dire que tu nous as rendu fiers en portant, et en emportant, l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution, comme tu nous rends fiers en tenant bon face à la haine et en protégeant les droits des personnes LGBTQI. Merci, merci à vous toutes et tous d'être ici ensemble réussis. Et je ne peux pas nommer tout le monde, alors mes excuses. Parce que je sais que vous portez chacune et chacun d'entre vous le cœur battant, les combats écologistes. Et il fait bon de vous retrouver. Il fait beau de voir votre détermination. Oui, il est bon de se tenir à vos côtés pour mener la plus belle et la plus nécessaire des batailles, la bataille de la préservation pour la vie sur la planète. Pour la survie de l'humanité et du vivant dans son ensemble, c'est à cette hauteur que nous plaçons l'ambition de la mission historique qui est celle des écologistes. Voilà ce qui guide nos pas, voilà ce qui fait gonfler nos cœurs. Alors la responsabilité est immense, mais l'instinct qui nous porte décuple notre esprit. de ténacité. Souvenez-vous-en les jours de spleen, comme les soirs de Deven, un feu brûle en nous qui ne s'éteindra pas parce que notre cause est juste. Et le flambeau que vous m'avez confié, c'est avec fierté que je le porte. Même si sa flamme vacille face au banc puissant du national-populisme qui balaye notre continent. La flamme vacille. mais elle ne s'éteint pas. Comme le roseau plie, mais ne rompt pas. Nous ne céderons pas ! Et de la déjà longue histoire de l'écologie politique, nous avons appris que l'écologie est un combat qui jamais ne s'achève. Il y a, dans chaque écologiste, un scisif. qui sait comme est grand le risque de voir retomber le rocher au pied de la montagne. Et je connais parfaitement ce cycle, qui voit l'écologie s'épanouir, puis être désavouée à nouveau. Je savais donc que cette campagne serait ce qu'elle est. Et on me dit parfois, Marie, tu as du courage de t'être lancée dans cette aventure. Alors je réponds, alors je réponds, merci. Mais il n'y a pas de plus grand privilège que celui d'être en première ligne pour défendre la justice et le vivant. C'est une responsabilité, une charge, mais c'est avant tout un honneur. Nous savons que la lutte pour le climat et la biodiversité est la grande question de notre temps. Alors pas question pour moi de reculer un seul instant face à la litanie de mensonges déversés par nos adversaires. Ni les moqueries des cyniques, ni l'arrogance des puissants, ni les fadaises sur l'écologie punitive ne nous empêcheront de continuer notre chemin. Alors oui, nous ne sommes pas parfaits. Mais non, nous ne baisserons pas la tête. Parce que nous avons chevillé au corps la fierté de lutter pour la sauvegarde de l'humanité tout entière. Alors bien sûr, ce n'est pas tous les jours facile. Et d'ailleurs, j'enrage chaque fois que je prête le flanc à la critique parce que je sais que chaque faux pas nous est décompté au centuple. Je sais, et vous le savez aussi, que nos adversaires sont déterminés à nous réduire au silence, à nous contenir électoralement pour mieux nous confiner politiquement. Certains à gauche, je me dois de le dire, reprennent aujourd'hui nos idées sous une version affadie en prétendant nous aider à sortir du ghetto dans lequel ils rêvent pourtant de sceller notre incarcération à perpétuité. Ils nous expliquent que nous avons fait notre temps et que désormais c'est eux qui défendent l'écologie. Ce n'est ni digne ni juste, ce n'est ni honnête ni vrai. Et d'autres amis... D'autres amis qui nous veulent du bien vont même jusqu'à prétendre sauver les écologistes en vous priant, laissez-moi du peu, de ne pas voter pour les écologistes. Je ne réponds pas en leur tendant l'autre joue, mais en leur disant une chose, en leur disant que la guerre des gauches est une erreur. Demain, nous devrons impérativement nous retrouver. Et pour cela... Pour cela, il ne suffira pas de dire « unité », en cherchant surtout à la rendre impossible. Pour réussir, il faudra davantage de clarté et moins de brutalité. Il ne faudra pas creuser des fossés, ni dresser des murs, mais bien bâtir des ponts. Et je le dis par avance, ce qui recherche l'hégémonie prend le risque de creuser le sillon de la défaite. Amis écologistes, nous avons le devoir d'être nous-mêmes, sans complexe. Nous ne sommes pas une force d'appoint. Nous sommes les gardiennes et les gardiens du vivant. Nous sommes l'espoir d'un monde débarrassé de la folie productiviste. Nous sommes le ferment de l'avenir. Mais j'aimerais maintenant vous parler de la droite. Parce que la droite, elle, nous vilipande sans relâche, nous accuse de tous les maux, nous voilà taxés d'irréalisme par ceux-là même qui s'assoient sur les rapports scientifiques, se cachent la tête dans le sable de leurs mensonges pour ne pas regarder la réalité en face. Alors oui, cette campagne, elle est difficile, mais je vais vous dire, j'imaginais rien d'autre. Parce que tous les jours au Parlement européen, je voyais se contracter l'alliance des droites et de l'extrême droite contre les écologistes. Parce que je voyais se refermer la tenaille d'un piège politique qui consistait et nous oblige à endosser la défense d'un pacte vert qui n'est pas exactement le nôtre. Ce pacte vert, oui, nous l'avons défendu, nous le défendons encore, parce que nous l'avons arraché et que chaque pas est bon à prendre pour le climat. Mais un pacte vert conçu par les écologistes aurait été très différent, par son ambition déjà. Nous aurions poussé à une refonte générale des politiques publiques menées en Europe et pas à de simples ajustements à la marge. Nous aurions lancé un grand plan d'investissement vert parce que rehausser les ambitions environnementales sans financer la bifurcation de l'économie, sans faire payer les pollueurs, sans soutenir celles et ceux qui s'engagent dans la transition sans redistribuer les richesses n'a pas de sens. Et je veux ce soir saluer également. Les militants de la CGT-EMA, sous-traitants de Stellantis, qui sont avec nous et qui sont venus nous apporter leur soutien pour dire qu'économie rime avec écologie. Alors oui, à celles et ceux qui s'étonnent, on ne fait pas d'écologie dans un seul pays. Mais oui, le pacte vert de Mme von der Leyen a souffert d'un manque crucial. Il n'avait pas de contenu social. C'est que la majorité de Mme von der Leyen continue à être prisonnière d'un logiciel qui pense séparément les enjeux sociaux et les enjeux environnementaux. Ce n'est pas faute d'avoir expliqué, session après session, d'avoir martelé, débat après débat, que justice sociale et environnementale sont les deux faces d'une seule et même question. Et c'est la raison par exemple pour laquelle, depuis des années, avec José Bové, que l'on peut saluer ensemble, Avec Benoît Biteau, évidemment, nous demandons une autre politique agricole commune, à la fois plus verte et plus juste. C'est-à-dire qu'il se préoccupe de fournir un revenu digne aux agriculteurs qui en ont besoin, plutôt que de remplir les poches déjà débordantes de l'agrobusiness. Eh bien, nous n'avons pas été écoutés. Et dans toute l'Europe, la colère des agriculteurs est venue prendre pour objet de fixation les normes environnementales. Un coup basse plandide de la part de nos adversaires qui ont réussi le tour de force de nous rendre coupables de leur faute à eux. Et voilà malheureusement comment les petites avancées écologiques que nous avions obtenues, que nous avions arrachées, se sont trouvées menacées par une colère qui se trompe d'objet. Voilà comment nous nous sommes retrouvés comptables d'un pacte vert qui n'était pas tout à fait le nôtre. Et voilà comment les autres forces politiques, celles-là même qui ont voulu cet amas de demi-mesures, adoptées à une politique injuste, quitte aujourd'hui le navire et rêvent maintenant de nous voir couler avec. Alors je résume. Le manque d'empathie sociale de Mme von der Leyen et l'avemblement de sa majorité ont construit une bombe à retardement. Et le détonateur a été la guerre en Ukraine et l'augmentation du prix des matières premières qui a entraîné une inflation insupportable pour des millions d'Européennes et d'Européens. Faisant son miel du ressentiment et de la colère, l'extrême droite est venue souffler sur les braises partout où elle le pouvait, ajoutant une dimension identitaire et culturelle à la souffrance sociale. Voilà le contexte dans lequel nous faisons compagnie. La droite et l'extrême droite ont fait de l'écologie l'ennemi public numéro 1. Il dirige sur nous tous les affluents de la frustration et du ressentiment. Il dépeigne l'écologie en passion des élites pour mieux duper le peuple. Dans cette élection, ils nous ont déclaré la guerre. Et je les cite. Je les cite. Le 9 juin, Marie Toussaint votera pour la décroissance de notre agriculture. Face à elle, le 9 juin, votez pour le Rassemblement national. On ne saurait être plus clair. Benoît Biteau, lui qui a combattu pour une politique agricole commune plus juste, pendant que le RN soutenait un modèle injuste qui détruit les emplois paysans. Vous direz mieux que moi à quel point M. Bardella est un menteur. Alors merci à toi Benoît pour tes combats. J 'ai, je le confesse, un petit point d'accord, un seul, un seul, avec M. Bardella. Il concerne l'enjeu de cette élection. Le 9 juin, ce sera le pacte vert des écologistes pour une transition juste socialement, où le pacte brun, mélange de climato-scepticisme assumé et de fascisme revisité. Je pèse mes mots, je pèse mes mots. Jordan Bardella, avec ses idées aussi stupides qu'inapplicables, est un fasciste. Un fasciste bien coiffé, un fasciste avec des costumes bien ajustés, mais un fasciste quand même. Jordan Bardella, c'est le bain de jouvence du fascisme. C'est le rajeunissement de l'extrême droite, le lifting des vieilles idées dans la barbarie nazie. contre lequel, de toute évidence, nous combattons. Et je veux le dire clairement, Jordan Bardella, ce n'est pas un bras d'honneur au système, c'est le bras tendu vers le pire. Et quand M. Bardella défend le programme commun de la haine, celui de toute l'extrême droite européenne, nous, les écologistes, nous défendons le droit des plus humbles à disposer des moyens d'une vie digne. C'est le sens du droit de veto social que nous portons dans cette campagne, garantir qu'aucune loi européenne ne vienne aggraver les conditions d'existence les plus précaires. C'est un principe de précaution sociale que nous exigeons, que chaque mesure fasse l'objet d'une étude d'impact social, et que si cet impact est défavorable aux plus pauvres, alors un veto empêche cette mesure de s'appliquer. Alors on me dit, Madame Toussaint, c'est bien, mais... Les plus pauvres ne votent pas. Alors qu'est-ce que vous dites aux classes moyennes ? Eh bien j'ai beaucoup de choses à leur dire. A commencer par ceci. Tout ce qui améliore la situation des plus modestes bénéficie à l'ensemble de la société. Et a contrario. A contrario, tout ce qui les enfonce et accroît leur souffrance nous entraîne toutes et tous par le fond. Voilà la vérité de la dévastation néolibérale de ces 40 dernières années. Ils ont tapé sur les pauvres. Avez-vous l'impression que vous vous êtes enrichis dans le même temps ? Les seuls qui y ont gagné au fond, ils traînent tout en haut de l'édifice social. Alors oui, je l'assume. Mon écologie se déploie à partir des plus humbles. J'assume ce que la gauche latino-américaine appelle l'option préférentielle pour les pauvres. J'assume que ma lutte contre la pauvreté est contre la pauvrophobie, c'est-à-dire la peur des pauvres qui pousse à les discriminer. Et en particulier, j'en ai assez qu'on accuse celles et ceux qui n'ont pas accès à des conditions de vie décentes d'être responsables de la crise écologique. Et je le dis... Et je le dis, nul n'a de leçon à donner aux pauvres. C'est au contraire les plus pauvres qui peuvent nous enseigner l'écologie. Et notre écologie, elle n'est pas en surplomb, elle se construit par en bas, en partant des conditions sociales des plus modestes de celles et ceux qui sont aujourd'hui impactés par l'inflation. Alors je le dis. Je le dis, c'est une honte, et je le redis, c'est une honte de vouloir stigmatiser les classes populaires comme étant anti-écolo. Monsieur Attal, Monsieur Macron, croyez-vous que ce soit leur empreinte carbone qui abîme la planète ? Vraiment ! Regardez la réalité des chiffres en face et vous lirez la réalité des inégalités environnementales. Ceux qui polluent le moins sont ceux qui subissent le plus les méfaits de la pollution. Votre imaginaire de classe vous aveugle. Celles et ceux que vous désignez comme coupables sont les premières victimes de votre inaction écologique. Celles et ceux qui pour vous ne sont rien sont tout pour nous. Et notre désaccord est total, et j'ai bien dit total, avec la politique injuste de M. Attal, qui ne cesse de s'en prendre aux modestes allocations des chômeurs et fait du harcèlement social une politique d'État. Alors aux classes moyennes que Gabriel Attal prétend choyer, avec des arguments qui opposent les Français entre eux, je veux dire ceci. Votre situation ne s'améliorera pas en discriminant plus pauvre que vous. Le problème, ce ne sont pas les allocataires du RSA. Le problème, c'est la concentration des richesses. Le problème, c'est la politique fiscale d'un gouvernement qui exonère les plus favorisés de leurs responsabilités et demande à tous les autres de porter le pays sur leurs épaules. Voilà comment ! Et voilà comment nous nous sommes retrouvés avec la révolte des Gilets jaunes, qui ont refusé une taxe carbone injuste. Alors merci à Priscilla Ludoski d'avoir initié cette révolte, de l'avoir rendue possible avec sa pétition, au moment même où nous agissions contre le gouvernement français pour son inaction climatique. Et merci de nous avoir rejoints dans cette campagne. Et nous avons écrit un livre ensemble, vous savez, sur les violences environnementales. Mais les plus belles pages sont encore à écrire. Et je souhaite que nous les écrivions ensemble, demain, au Parlement européen. Avec toi, Amine Kessassi, venue des quartiers nord de Marseille, qui est aussi venue apporter ses forces aux nôtres. Avec Mélissa Camara, qui porte un féminisme social. Avec Majouline Sbaï, avec David Cormand, avec Mounir Satouri, avec Caroline Rose, dans la sable, défenseur des animaux, avec Abdoulaye Diara, avec Claude Gruffat, avec Stéphanie Dembach, avec Régis Godec. avec Charles Brenne, bref, avec le plus de députés écologistes possible. Parce que je veux qu'on comprenne bien que ce qui se joue ici n'est pas une simple affaire électorale. Ce qui se joue ici, c'est la possibilité du basculement de l'Europe vers le pire avenir écologique possible. Le risque, c'est la grande régression écologique. Le risque, c'est le grand recul climatique, la démolition d'un pacte vert pourtant déjà si fragile. Et les digues commencent déjà à céder. Ils reviennent déjà sur des textes écologiques pourtant si nécessaires. Alors n'écoutez pas les démagogues qui présentent l'écologie comme une punition. L'écologie, c'est une solution à la destruction du monde et à l'accaparement des ressources et des richesses par une poignée. L'écologie, c'est cette alternative à la société de surconsommation qui brûle toujours plus de carbone et génère toujours plus de toxiques pour produire toujours plus de gaspillage et de misère. L'écologie, c'est l'affaire du siècle. L'écologie, c'est ce qui répare, c'est ce qui sauve. C'est ce qui préserve l'écologie, c'est la douceur du soin contre la violence de la destruction. L'écologie, c'est non seulement le pouvoir de vivre, mais c'est aussi le pouvoir de vivre mieux. J 'ai l'impression que vous voulez vivre mieux ce soir. Mais vivre mieux, c'est la raison pour laquelle nous avons proposé l'objectif de pleine santé pour toutes et tous, guide les politiques publiques européennes. Parce que la santé de nos concitoyennes et de nos concitoyens, entre nous, c'est un bien meilleur indice de l'état de notre pays que le seul PIB. La santé environnementale est une priorité. Nous demandons davantage d'études indépendantes, qu'elles soient menées. Et nous défendons qu'une fois menées, ces études ne soient pas mises au placard, mais que ces études soient écoutées et qu'elles inspirent un nouvel âge des politiques sanitaires. Alors, M. Macron et Mme Van der Leyen, arrêtez d'écouter la voix des lobbies. Leurs bouches mentent et en mentant, leur voix tue. Entendez plutôt nos alarmes. Arrêtez de différer la sortie des pesticides, arrêtez de différer la sortie des toxiques et arrêtez d'amoindrir les propositions de loi écologistes comme celles contre les polluants éternels que nous avons réussi à faire adopter malgré la politique du gouvernement Macron. Nous marchons en tête quand il s'agit de protéger la santé du plus grand nombre. Alors oui, certains disent être devenus écologistes, mais je vous le dis, ils sont encore loin du compte parce que vous le savez, il n'y aura pas d'écologie sans les écologistes. c'est vrai en France. C'est vrai en France, mais Mélanie nous l'a dit tout à l'heure, c'est vrai aussi en Europe. Voilà pourquoi il faut envoyer au Parlement européen le plus de députés écologistes possibles. Parce que ce faisant, vous ne voterez pas que pour votre destin, mais aussi pour le destin de la planète. Faire le choix de l'écologie, c'est faire le choix de la solidarité internationale comme horizon de paix. Et nous le disons depuis longtemps, notre dépendance aux énergies fossiles ajoute au désordre du monde. Depuis des années, les écologistes disaient qu'il fallait s'affranchir de la Russie de Vladimir Poutine. L'indifférence et le cynisme l'ont emporté. Voyez où nous mène la guerre en Ukraine et ses conséquences en cascade. Alors je redis ici notre plein et entier soutien à l'Ukraine meurtrie. Je redis que l'Ukraine ne doit pas tomber et que l'addiction aux énergies fossiles est une menace pour notre sécurité et la leur. Alors arrêtons de financer l'effort de guerre russe par nos importations. Nous l'avons répété et répété, nous n'avons pas été entendus. Comme nous n'avons pas été entendus lorsque nous avons... exiger de ne pas cautionner le sinistre régime de Bakou dans ses exactions contre l'Arménie. Arménie martyr, encore une fois trahie par l'Europe, qui la regarde être spoliée et agressée, s'en maudire et préfère passer des deals avec l'Azerbaïdjan. L'écologie politique est la première à avoir compris l'impact des ressources sur les enjeux géopolitiques. Les questions écologiques et celles des matières premières conditionnent aussi l'avenir de la paix sur la planète. Disant cela, je pense aussi au drame invisible au Congo. Ou plutôt, je devrais parler de drame invisibilisé, puisque les victimes de ce conflit, qui dure depuis si longtemps, n'intéressent guère personne. Et vous savez, lors d'un débat télévisé dans ces dernières semaines, Marion Maréchal Le Pen a eu le toupet de se présenter en défenseuse des enfants congolais utilisés pour l'extraction du cobalt. Alors je pourrais le prendre à la plaisanterie et me contenter de lui répondre que c'est bien la première fois qu'on entend une Le Pen défendre les Africains. Mais je veux lui dire ceci. Depuis toujours, les écologistes ont une vision planétaire de la solidarité internationale. Et contrairement à la droite, contrairement à l'extrême droite, nous ne voyons pas l'Afrique comme un continent à exploiter, mais comme un continent frère avec lequel il faut désormais traiter d'égal à égal. Nous savons les liens qui nous lient. Nous connaissons l'abjecte pension de la traite négrière qui a laissé un sillage de désolation. Nous connaissons les vies perdues, les vies noyées de la jeunesse africaine en Méditerranée. Alors oui, nous voulons d'autres rapports entre l'Europe et l'Afrique, plus solidaires, plus égalitaires, plus fraternels. Et ce que nous disons vaut d'abord pour la France. Parce que depuis toujours, nous défendons la fin de la France-Afrique. Alors je veux ici, avec vous, saluer les combats sur ce sujet de Noël Mamère ou d'Eva Jolie qui nous ont tant apporté. Et nous savons comment Total a joué un rôle néfaste pour ce continent dont M. Pouyanné veut encore et toujours piller les ressources pétrolières avec son projet ICOP, contraire aux droits humains et à la préservation de la planète. L'Afrique compte, les vies africaines comptent et pour nous, toutes les vies pèsent du même poids. Le réaffirmer dans le moment que nous vivons est primordial, car en de nombreux pays, la guerre est la triste grammaire du monde qui fait malheureusement pleuvoir les morts. En Ukraine, où notre devoir impérieux est de tout faire pour que jamais Poutine ne triomphe. Mais aussi au Moyen-Orient, où la France et l'Europe doivent enfin agir pour la paix. Depuis les attaques terroristes du 7 octobre, Nous vivons un cauchemar interminable. Chaque jour, un nouveau pilier est franchi dans la violence. L'extrême droite de Netanyahou empêche la sécurité des Israéliens et massacre les Palestiniens. Gaza est devenu le cœur de la souffrance du monde, l'épicentre des injustices, le symbole de tous les écrasements, de toutes les humiliations. Alors notre position, elle, elle n'a pas varié. Libération des otages, cessez le feu immédiat et permanent, solution à deux États et donc la reconnaissance immédiate de l'État palestinien. Nous demandons la paix maintenant, pas demain, maintenant ! Nous demandons évidemment justice sous toutes les latitudes. Alors je veux aussi saluer ici d'un mot les femmes d'Iran et les femmes d'Afghanistan. Pour saluer à travers elles toutes les femmes en lutte pour leur dignité, en lutte pour leur liberté, en lutte tout simplement trop souvent malheureusement pour leur vie. Je vous salue et je veux que nous reprenions ensemble ce magnifique slogan des femmes d'Iran. Femmes, vie, liberté ! Notre vision est planétaire. Quand nous défendons l'Europe, nous défendons une Europe qui, forte de son histoire, agit dans le monde, non pas en conquérante, mais en actrice souveraine du rééquilibrage du monde face à la Chine, aux États-Unis et à la Russie. Nous voulons une Europe qui, pour se donner les moyens de sa politique, se dote de ressources propres, assume un seau fédéral pour construire l'État-providence écologique européen capable de nous protéger. et de protéger ces populations des inégalités et du dérèglement climatique. Et non, nous ne mettrons pas notre ambition européenne dans notre poche, parce que le vent mauvais du national-populisme souffle sur le continent. Nous sommes les plus européens, nous sommes les seuls vrais fédéralistes. Et pour cette raison, l'Europe a besoin de nous. Et moi, j'ai besoin de vous. besoin que vos voix amplifiées par notre unité et notre détermination soient la caisse de résonance de la transformation écologique de notre continent. Alors, amis écologistes, répandez-vous, dépassez-vous, multipliez-vous et forcez ainsi les portes du destin électoral. Grâce à vous, nous allons réussir. Grâce à vous, toutes et tous. qui savait ce que pèse un ou une députée écologiste dans la balance européenne, nous allons réussir. Face au lobby, face aux pollueurs, face aux destructeurs des écosystèmes, nous allons réussir. Face à ceux qui harcèlent les étrangers, face à ceux qui écrasent les plus pauvres, face à ceux pour qui les femmes ne devraient avoir ni le droit de maîtriser leur corps, ni leur vie, nous allons réussir. Nous allons réussir ensemble, parce que sur tous ces fronts, la présence de députés écologistes nombreuses et nombreux est indispensable. Alors vous l'avez compris, je finis ce discours là où je l'ai commencé, en vous appelant à la mobilisation. Il nous reste une toute petite semaine. Alors ensemble, faisons de cette fin de campagne une épiphanie. Faites entendre la voix de l'écologie dans tout le pays et au-delà des murs de cette salle. Je m'adresse aux Françaises et aux Français de toute génération et de toute condition. Celles et ceux de 2019 bien sûr et au-delà. Vous qui pensez que l'écologie est un sujet qui compte. Vous qui savez que l'écologie est une vérité qui dérange. Empoignez cette élection. et déjouer les pronostics. J'en appelle à votre mobilisation. L'écologie a besoin de vous. Alors votez pour les écologistes, votez pour celles et pour ceux qui ne lâcheront rien, jamais. Votez pour les écologistes et donnez-nous la force de changer l'Europe. Dans chaque rue, de chaque quartier, de chaque ville, dans chaque marché, dans chaque... Ce que vous voulez, faites battre le cœur de l'écologie. Donnez-nous cette force de changer le cours de l'histoire en nous envoyant nombreuses et nombreux au Parlement européen. Le 9 juin, pour l'Europe, pour l'écologie, pour nos vies, votez Europe Ecologie !
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