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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Bonsoir et bienvenue dans Mardi Politique, dans un format exceptionnellement modifié à l'occasion des élections européennes, avec ce soir deux invités. Et le premier qui est avec nous, c'est Guillaume Pelletier, numéro 2 sur la liste reconquête, conduite par Marion Maréchal pour les élections européennes. Bonsoir Guillaume Pelletier. Bonsoir. Le premier point du programme de reconquête pour les élections européennes s'intitule « Stopper l'invasion et engager la remigration ». « Dissuader les départs », c'est le sous-titre, « Dissuader les départs, empêcher les arrivées, imposer qu'ils repartent ». Qui serait concerné par ce que vous appelez la remigration ?
tout d'abord sur la remigration, notre proposition est simple, elle est d'ailleurs partagée par une écrasante majorité de Français et puis tous nos partenaires alliés européens des 17 nationalités qui forment notre groupe des conservateurs, c'est l'expulsion immédiate des délinquants et criminels étrangers. mais aussi des fichés S, ainsi que des clandestins qui sont entrés illégalement sur les territoires européens. Vous savez, notre position est assez simple. Contrairement à la commission de Bruxelles, contrairement à tous les partis politiques qui considèrent que l'immigration est une chance pour l'Europe, nous, nous considérons que l'immigration n'est pas une chance pour l'Europe et qu'il faut stopper les flux.
Pourquoi vous ne parlez pas d'expulsion des délinquants étrangers, mais pourquoi vous employez ce terme de remigration dont vous savez pertinemment qu'il a... Une connotation idéologique qui a du mal à passer.
Peut-être pour certains, à gauche, esprit frilou. Mon premier métier avant d'être chef d'entreprise, maire et député, c'était professeur d'histoire-géographie. On dit immigration, émigration, remigration, me semble un terme très compréhensible pour les Français. D'autant plus que, je le dis pour la première fois de notre histoire, il faut que les Français l'entendent bien, il y a eu plus d'immigrés qui sont entrés sur le territoire européen l'année dernière. que d'enfants qui sont nés sur le sol européen. 3 900 000 enfants sont nés sur le sol européen et 4 500 000 étrangers sont entrés. On ne peut plus. Et nous, notre position avec Marion Maréchal et Éric Zemmour, elle est très simple. Nous dirons non seulement à destination des pays de départ en Afrique que toute personne qui tentera de se rendre en Europe n'aura droit à rien. Première étape. Deuxième étape, nous allons bâtir un blocus militaire naval avec les marines nationales portugaises, espagnoles, françaises, italiennes et grecques pour refouler les bateaux, intercepter les passeurs et ces mafias. qui vivent de la misère pour rapatrier les bateaux au port d'origine. Pour autant que tous ces pays soient d'accord pour s'associer à ce dispositif. On a déjà Giorgia Meloni qui, dans l'opération Sofia, en a émis le souhait. Et on sait qu'aujourd'hui, on voit encore dans les sondages, la percée des droites conservatrices au Portugal et en Espagne nous laisse bon espoir. Mais là où vous avez raison, c'est que les Français doivent voter le 9 juin avec une idée toute simple. S'ils veulent que tout continue... Qu'ils s'abstiennent ou qu'ils votent pour les mêmes. S'ils veulent enfin stopper l'immigration, le seul vote utile, je le dis bien, c'est pas pour le RN, qui est très isolé au Parlement européen, c'est certainement pas pour LR, qui est le complice de Mme Vandelayen, c'est le vote pour Marion Maréchal, qui est la seule à avoir intégré le groupe. pivot et central de la future Assemblée européenne. La
remigration façon reconquête, version reconquête, est-ce que c'est la même chose que la remigration en version AFD, le parti allemand, dont on a beaucoup parlé, ça a donné lieu à des manifestations, puisque le concept de remigration était là, évoqué de manière par moment extrêmement large, c'est-à-dire allant éventuellement... Jusqu'à l'expulsion de personnes issues de l'immigration et considérées comme mal assimilées. Vous savez, il
faudrait plutôt poser la question au Rassemblement national, puisque l'AFD est l'allié. Ils ont pris clairement leur distance sur ce sujet. Vous le savez exactement du RN et certainement pas de notre part. Pour autant, notre position est très simple, je l'ai exprimée à l'instant sur la remigration. Vous vous dissociez totalement. Ce genre de proposition vous paraît être indécente. Soyons très concrets. Je vais prendre l'exemple de Mohamed Hamra, puisqu'il était dans l'actualité. Vous savez, puisque ses amis ont assassiné comme des chiens deux de nos surveillants pénitentiaires au péage d'Incarville il y a une quinzaine de jours. Eh bien ce Mohamed Hamra, franco-algérien, on a appris qu'il avait été interpellé à 19 reprises lorsqu'il était mineur. en France, et qu'à aucun moment la justice n'a jugé bon de donner suite à une seule de ces interpellations. Et bien si nous étions au pouvoir, ce monsieur ne serait plus en France. Parce qu'il a la double nationalité, il aurait été déchu de la... Je ne crois pas qu'il ait fait l'objet d'une OQTF, une obligation de quitter les États-Unis, puisqu'il est français. Oui, mais sauf que je vous le dis, tout français d'origine étrangère qui a la double nationalité, qui commet un délit ou un crime, et qui viole ainsi les lois d'hospitalité de notre pays, n'a plus rien à faire en France. Vous
souhaitez, Guillaume Pelletier, que l'Union européenne assume ce que vous appelez, c'est dans le programme, une diplomatie civilisationnelle. Quel est ce concept ?
Si vous voulez, notre position, si on faisait un peu d'histoire, la position diplomatique de Reconquête et de Marion Maréchal, elle s'inscrit dans la longue tradition diplomatique française, imaginée d'ailleurs par le cardinal de Richelieu et le cardinal de Mazarin, ce qu'on appelait l'esprit des traités de paix Westphalienne. C'est-à-dire cette idée que la France est une puissance d'équilibre et de contrepoids, qu'elle n'est le vassal de personne, ni des Américains ni des Russes, et qu'elle est la porte-parole des Nations Libres. Un exemple plus récent, pour que chacun comprenne, nous avons tous été fiers, je pense, vous, moi et des millions de Français. en 2003, lorsque Dominique de Villepin est monté à la tribune des Nations Unies, pour défendre cette position d'équilibre de la France sur la question de la guerre irakienne. Et donc l'idée, c'est de toujours défendre nos principes de civilisation, la civilisation européenne, la civilisation chrétienne, la civilisation gréco-romaine, en tout cas, tout ce dont nous sommes aujourd'hui et les héritiers, et j'espère demain les bâtisseurs.
Défendre la civilisation, dites-vous dans votre programme, c'est sortir la France et l'Europe de l'hiver démographique par une grande politique de relance de la natalité des Européens. Dans votre esprit et dans le cadre de ces dispositions, les populations issues de l'immigration, mais françaises, pour prendre le cas de la France, qui doit vous intéresser au premier chef, est-ce que ces populations pourraient elles aussi bénéficier de ces dispositifs d'encouragement à la natalité ?
Nous, quand on dit ça, on s'inspire par exemple de ce qu'a fait remarquablement avec des effets significatifs. Victor Orban en Hongrie, vous savez que la Hongrie était l'un des pays européens qui a connu le plus grand effondrement démographique au début des années 2000 et qui par une politique très audacieuse, un exemple très concret, l'exonération de l'impôt sur le revenu pour toutes les mamans de moins de 3 enfants de moins de 30 ans, a relancé la démographie en Hongrie. Pour le cas particulier de la France, notre proposition est ciblée. Elle ne vise absolument pas une personne plus qu'une autre, mais un territoire plus qu'un autre. Je m'explique. Pour être concret, je suis un
jeune, j'ai 28 ans, mes parents étaient algériens, je suis né en France. J'épouse une jeune femme dont les parents étaient aussi algériens, qui a 25 ans. Dans le cadre de vos encouragements à la natalité. Est-ce que ce jeune couple que je constitue a droit à cet encouragement, aux dispositifs, aux incitations vous savez que
le seul critère, c'est la nationalité française, c'est l'amour de la France d'une part. Et on y ajoute un second, ça pourrait peut-être vous concerner, je ne sais pas. En tout cas, ça concernerait ceux qui vivent comme moi en Sologne. On mettrait la priorité pour toutes les zones de la France rurale. Pourquoi on dit ça ? Aujourd'hui, on a vu 'essentiel des données publiques, de la dépense publique, sont déversés dans ce qu'on appelle les quartiers prioritaires, les 1362 quartiers prioritaires identifiés en France. Et quand on vit comme moi... Dans une commune de 500 habitants, moi j'ai 5 enfants, quand je vois la volonté, le désir d'enfant de beaucoup de Solognaux, et l'écart entre le désir d'enfant et la réalité d'enfant, pourquoi ? Parce qu'on n'a pas assez d'assistantes maternelles et Dieu sait qu'elles sont courageuses. Parce qu'on n'a pas d'aide au transport et à la voiture particulière. Parce qu'on a des difficultés de logement ou d'étendre la taille d'un logement. Donc oui, avec Eric Zemmour et Marion Maréchal, notre proposition très concrète, c'est une bourse de 10 000 euros. pour toute nouvelle naissance dans la France rurale, parce que nous considérons que l'avenir aussi, c'est le rééquilibrage des territoires. Arrêter de tout donner pour les banlieues et donner plus aux Français qui vivent aujourd'hui dans cette France oubliée.
Merci Guillaume Pelletier, c'est la fin de cette première partie de Mardi Politique. Et notre deuxième invité dans ce mardi politique spécial élection européenne est François Asselineau, président de l'UPR, l'Union Populaire Républicaine, et tête de liste du même nom aux élections européennes du 9 juin. Bonsoir François Asselineau. Bonsoir. Et c'est dommage, je dois le dire, de perdre une petite partie de votre temps de parole avec ça, mais je dois dire un mot de votre tweet. Vous dites je suis l'invité de Frédéric Rivière, c'est juste, nous sommes ensemble sur Radio France Internationale, l'entretien portera essentiellement sur le Frexit, et vous ajoutez censure, écrit en... grand. La chaîne France 24, qui diffuse d'habitude cette émission en même temps, refuse exceptionnellement de le faire ce soir. Il ne s'agit pas de censure, mais d'équilibre des temps de parole pour respecter les recommandations de l'Arcom. Les temps de parole sont décomptés, je le précise, par chaîne, c'est-à-dire indépendamment sur France 24 et sur RFI, et non pas pour l'ensemble du groupe France Média Monde. On peut en rester là sur la question, à moins que vous ne veuillez dire quelque chose.
— Oui, une polémique qu'on part, mais les relevés de l'Arcom pour la période d'équité du 15 avril au 19 mai, au total sur tout le service public... et qu'absolument tout le service public, RFI, France 24, mais aussi toutes les autres, France Inter, France Info, etc. Je suis à 8 minutes, 8 minutes et 12 secondes. Je voudrais signifier que M. Glucksmann, par exemple, est à 6 heures et 5 minutes. Or, on a fait 20% des voix de M. Glucksmann en 2019. Si j'avais 20% de 6h05, ça nous ferait 1h20, et j'ai en fait 8 minutes. Alors moi, je veux bien que le service public ne censure pas, mais moi, je ne vois pas d'autre raison. J'ai même Mme Médane Touille du Parti animaliste à même 23 minutes, quand moi, j'ai 8 minutes. Je vous propose qu'on
ne passe pas plus de temps à déplorer le manque de temps qu'il vous manque, justement. Vous êtes, François Asselineau, l'un des rares responsables politiques à prôner le Frexit, c'est-à-dire... la sortie de la France de l'Union européenne et le rétablissement du franc. Cela fait maintenant quelques années que vous menez ce combat, avec jusqu'à maintenant des résultats, il faut le dire, relativement modestes, 0,4% aux européennes, 0,4% des suffrages en 2014, 1,2%, ce qui est tout de même une multiplication par 3, 1,2% en 2019. Est-ce que vous avez des raisons d'espérer que ce scrutin du 9 juin se présente pour vous ?
Oui, honnêtement, je pense, parce que d'abord, il y a une durée propre aux idées nouvelles. M. Nigel Farage, qui est un peu mon modèle, qui avait créé le UKIP au Royaume-Uni pour pousser au Brexit, il lui a fallu près de 25 ans pour parvenir au Brexit. Donc là, c'est une idée nouvelle qui choque les gens parce qu'ils sont habitués depuis des années et des années à entendre chanter les louanges de la construction européenne. Je vois que Nigel Farage a commencé à décoller au bout de 15 à 17 ans. On y est pour ce qui nous concerne. Tous les indicateurs en ce moment pour nous sont des multiples de 3, de 4, de 5, de 6. Là, on vient de franchir. les 98 millions de vues cumulées sur Internet pour notre chaîne de télévision. Nous sommes le seul parti politique qui a fait 20 vidéos, qui ont fait plus d'un demi million de vues. Par ailleurs, les événements vont dans notre sens. Et du point de vue sociologique, c'est important. Il y a encore quelques années, vouloir sortir de l'UE était perçu par la grande majorité des Français comme une espèce d'extrémisme.
— Mais ça l'est encore. par une bonne partie.
Il y a une
défiance à l'égard de l'UE. Les sondages
le disent. Mais beaucoup moins quand même. Beaucoup moins quand même. Ça se voit sociologiquement. On avait essentiellement des jeunes comme adhérents il y a encore 3-4 ans. Aujourd'hui, on a de plus en plus de personnes âgées et de retraitées. Parce que les gens qui me disaient « Oui, mais l'Europe, c'est la paix », plus personne aujourd'hui ne dit « L'Europe, c'est la paix ». Les gens qui disaient « L'Europe, c'est les libertés », plus personne aujourd'hui ne dit ça parce qu'on voit que c'est une entreprise de coercition et de la remise en cause de nos libertés. plus personne ne dit que c'est la prospérité, les gens veulent leur niveau de vie s'effondrer.
Est-ce que cette défiance dont je parlais... qui apparaît dans les sondages à l'égard de l'UE, est-ce qu'elle n'exprime pas plus une attente de transformation, de changement du mode de fonctionnement de l'Europe que véritablement d'en claquer la porte ?
Alors là aussi, ça fait 17 ans que j'explique que la meilleure façon d'enterrer l'affaire, c'est toujours de dire « on va changer l'Europe ». — Mais vous dites que ça n'est pas possible. — Oui. C'est comme la construction du socialisme. Vous savez, ça marchait pas. Et à chaque fois, on disait « c'est parce qu'il n'y a pas assez de socialisme, il faut plus de socialisme ». Donc là, c'est la même chose. Mais nous, ça fait 17 ans, je crois que beaucoup de gens peuvent me reconnaître d'avoir largement contribué. à faire percevoir aux Français qu'on ne peut pas changer l'Europe. L'Europe, si elle est comme elle est, c'est parce qu'elle a la résultante aujourd'hui de 27 intérêts nationaux contradictoires. Et donc les traités européens sont obligés d'être comme ça. Pour changer l'Europe, il faut changer les traités. Il faut 27 signatures de 27 gouvernements plus 27 ratifications de 27 parlements nationaux. Ça veut dire 54 institutions qui seraient d'accord pour changer les traités alors que les intérêts nationaux sont totalement divergents. Et notez bien d'ailleurs que les eurodéputés n'interviennent à aucun moment. moment dans le processus, de telle sorte qu'en fait, on vit tous les 5 ans une farce. C'est celle qu'on a sous les yeux. C'est en fait une espèce de comédia de l'art où chacun vient présenter son projet. Europe sociale, Europe des travailleurs, Europe écologiste, Europe puissance, etc. Mais en fait... Tout le monde le sait bien. Au bout de 48 heures après le scrutin, plus personne n'en reparle et on est reparti pour 5.
Rapidement. Après, on va essayer d'imaginer le scénario du Frexit très rapidement. Est-ce que la France n'a pas atteint un niveau d'intrication avec l'UE tel qu'il n'est plus possible de faire marche arrière ?
Non, je ne pense pas. Parce que si ça marchait bien, pourquoi pas ? Mais ça marche mal. Et dans l'ensemble des pays d'Europe, on sent un mouvement, comment dirais-je, centrifuge des peuples qui veulent retrouver leur souveraineté, leur indépendance. On disait la même chose, par exemple, du camp socialiste. Qu'est-ce qu'on n'avait pas dit sur le fait qu'il y avait une intrication dans le cadre du Comicon qui ne permettait pas d'envisager de changer de trajectoire ? Mais si, en fait, ça s'est passé comme ça.
Alors imaginons, François Asselineau, le scénario du Frexit. Nous sommes aujourd'hui le jour où la décision de quitter l'Union européenne a été prise par la France. Le jour de la décision. Que se passe-t-il ? Nous entrons dans un long processus de négociation. — Avec ceux qui étaient nos partenaires de l'UE sur les conditions de notre sortie.
— Voilà. Alors déjà, il y a une chose qui est vraiment... Il faut qu'il soit très clair dans l'esprit de nos auditeurs. C'est que nous, nous militons pour le Frexit. Mais si nous avons des députés, on ne pourra pas faire le Frexit, puisque nous n'aurons pas plus de pouvoir que les autres eurodéputés. La seule chose que nous pourrons faire, et c'est fondamental, c'est de porter le débat. Parce qu'actuellement, il n'y a pas de débat sur le Frexit. Ça n'est pas dans le pouvoir du Parlement européen de lancer le Frexit. Donc ça, c'est le premier point. Instaurons un débat qui est... interdit d'antenne. Deuxièmement, il y a une procédure juridique qui est prévue. C'est l'article 50 du traité de l'UE qui a utilisé le Royaume-Uni, d'ailleurs, pour le Brexit, qui impose de lancer une procédure de négociation qui doit durer 2 ans. Vous savez, c'est comme un divorce. Un divorce, ben il y a un moment à partir duquel, si les 2 conjoints ne s'entendent plus du tout, il n'y a plus d'autre solution que le divorce. Ils ne peuvent pas divorcer dans la minute. Il faut qu'ils négocient, à qui appartient quoi, et puis s'il y a des enfants, qu'il va avoir la garde, etc. Ben c'est la même chose. Et on peut... divorcée à l'amiable. Ça n'empêche pas, si vous voulez, après le Frexit, la France restera toujours partenaire. Géographiquement, dans
l'UE, déjà, ça a priori... Bien sûr. Elle
continuera à vendre. Regardez la Suisse. Regardez la Norvège. Regardez l'Islande. Ce sont les 3 pays de l'UE qui ne sont jamais entrés dans l'UE. Eh bien ma foi, ils se portent très bien. Ils se portent d'ailleurs mieux que les autres. Et ils négocient et ils vendent avec l'ensemble du monde entier. La Suisse n'est pas fermée sur
elle-même. Alors poursuivons ce scénario. instant. Donc nous sommes sortis de l'Union Européenne. A quel moment le franc est-il rétabli ? — Alors vous imaginez que c'est
pas en 30 secondes. Je vais pouvoir vous répondre. Ça pose un certain nombre de difficultés. —
Non, mais c'est après la période de 2 ans de négociation. — Non, non, non.
À mon avis, on pourra pas tenir cette durée. Il faudra au contraire le faire très rapidement. Et vous savez, je vais vous dire quelque chose. Il y a des gens qui disent que ça serait une catastrophe, etc. Moi, je pense qu'il y a une autre catastrophe. Regardez ce que dit un économiste comme Marc Toiti, par exemple, qui dit que l'euro va exploser. Il avance même une possible date en 2025. Regardez ce que dit Patrick Artus, un autre grand économiste, qui dit que d'ici à 2050... l'économie de l'Europe va s'effondrer par rapport à l'économie mondiale. Il y a quelque chose que les marchés financiers détestent, c'est l'incertitude. À partir du moment où on sortira de l'euro de façon concertée avec nos partenaires, les marchés financiers seront d'accord. —
François, il nous reste moins d'une minute. Essayez d'être bref. Nous sommes sortis de l'UE. C'est fait. En quel domaine sommes-nous devenus plus forts et plus performants ?
bien d'abord, nous pourrons gérer nous-mêmes notre commerce international. Nous pourrons gérer nous-mêmes la libre circulation des mouvements de capitaux, interdire les délocalisations, avoir une monnaie qui soit plus conforme à la compétitivité de l'économie française. recréer de l'emploi, gérer nous-mêmes les questions migratoires. Actuellement, contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, ce n'est pas la France qui gère les questions migratoires. Nous pourrons gérer les questions migratoires. Et puis nous pourrons refuser aussi de nous mêler avec les élargissements qui arrivent. Vous savez qu'il y a 9 pays qui doivent entrer. Ça va nous coûter des dizaines de milliards d'euros si on y reste.
— Merci, François Asselineau. Merci. C'est la fin de cette émission. Bonne soirée.
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