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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Merci beaucoup Monsieur le Ministre. La parole est à Madame Laetitia Saint-Paul pour vos prenaissances.
Merci Madame la Présidente. Monsieur le Ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, la commune de Parnay, village de carte postale au cœur de l'appellation Saumur-Champigny, a été révélée au grand public pour de toutes autres raisons. Ce week-end, une rêve illégale réunissant plus de 10 000 personnes a causé de graves nuisances dans tout mon bassin de vie. malgré la remarquable mobilisation de la préfecture, des gendarmes, des secours, de la procureure, des élus locaux, notamment le maire Eric Lefièvre, pour déployer dans l'urgence, jour et nuit, un dispositif afin d'éviter les sur-accidents. Ce type de rassemblement illégal s'est soldé une fois de plus, une fois de trop, par la mort d'un jeune homme. Toutes mes condoléances à ses proches. Elle s'est aussi soldée par 216 évacuations sanitaires, par un total de 5181 infractions, représentant un montant total de plus de 650 000 euros d'amende. Monsieur le ministre, de nombreuses zones d'ombre demeurent. Quels sont les moyens de prévention, notamment de renseignements, qui portent la responsabilité en l'absence d'organisateurs ? Quelle place accorder aux facilitateurs autoproclamés ? Quelle réparation pour les victimes, propriétaires, communes, riverains, pour l'environnement ? Que finance la Mildeka, la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives ? Et pour quelle efficacité ? Pourquoi cette mission n'est-elle pas pilotée par le ministère de l'Intérieur qui lui reverse l'argent des saisies ? Monsieur le ministre, la banalisation de la consommation de drogue étant elle-même un fléau. Je vous remercie.
Merci beaucoup Madame la députée. La parole est à Monsieur Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur et des Outre-mer.
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée, merci d'avoir rendu hommage aux policiers, aux gendarmes, aux préfets qui ont organisé, vous le savez, un centre de secours alors que cette manifestation était interdite et illégale et ce sont des évacuations sanitaires et des sapeurs-pompiers, des gendarmes, des agents de préfecture qui ont organisé... Le mieux possible, si je veux dire des personnes qui étaient parfois sous alcoolémie, sous stupes ou sous les deux, avec un décès, vous l'avez dit, d'un jeune homme dont je voudrais évidemment m'associer aux condolences à sa famille, de façon tout à fait irresponsable de la part des organisateurs, à la fois parce que c'est illégal, mais aussi parce que c'était amateur et violent. Je voudrais saluer, comme vous l'avez fait, le courage du maire et du travail de ces services au sens rajouté dans une petite commune et le travail que vous avez eu aussi en tant que député auprès de votre territoire. Vous l'avez dit, les gendarmes 800 ont été mobilisés pour faire des contrôles. Plus de 5000 amendes ont été dressées qui représentent plus de 700 000 euros et elles seront payées ces amendes, je peux vous l'assurer, en lien avec la Direction générale des finances publiques. Des dizaines de personnes ont été interpellées et dès ce matin, en comparution immédiate, un certain nombre de personnes sont passées devant les tribunaux et j'espère des condamnations les plus fermes. Le matériel a été saisi, vous le savez, des organisateurs et notamment les violences commises contre les gendarmes et aussi la manifestation illégale organisée. Ce sont des réponses pénales fortes que nous espérons de la justice puisque c'est le procureur de la République lui-même qui a donné ordre aux policiers et aux gendarmes en l'occurrence d'intervenir pour faire ces saisies. Alors évidemment, on se pose la question de savoir si notre législation est suffisante, puisque les renseignements du ministère intérieur, vous le savez, disaient que dans votre département arriverait cette rêve partie, je mets évidemment des guillemets. Mais nous n'avons pas les moyens d'entrave, nous n'avons que les moyens d'information. Première réflexion peut-être que le Parlement devrait évoquer et se saisir. Deuxièmement, avec la Mildeka, nous devons travailler, même si ce n'est pas sous l'autorité du ministère de l'Intérieur, pour lutter contre la consommation de stupéfiants et non pas contre sa relativisation ou même peut-être son encadrement. Il n'est pas possible et souhaitable d'encadrer la consommation de stupéfiants qui mène à la mort. Chacun doit le dire ici et notamment quand elle fauche en pleine jeunesse des gens qui veulent s'amuser mais le faire parfois avec de la drogue.
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