Chargement...
Chargement...
La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
avec nous pour ce club, Arnaud Benedetti. Bonjour Arnaud. Merci d'être la rédacteur en chef de la revue politique et parlementaire. Frédéric David. Bonjour Frédéric. Merci également d'être avec nous, directeur général Opinion à l'IFOP. On va parler évidemment du débat d'hier entre Gabriel Attal et Jordan Bardella qui est sorti vainqueur. Vous nous direz ce que vous en pensez. Quentin, on verra si ce débat peut changer les derniers jours de campagne.
Oui, et avec cette question, est-ce que ce débat ne risquait pas d'écripser aussi Valérie Ayet qui était votre invitée il y a quelques minutes ? On réécoutera ce qu'elle a dit à cette question.
ouvre donc ce club consacré aux Européens. – Générique – Et avant de parler du débat d'hier, jusqu'au 9 juin, nous rencontrons les candidats à cette élection européenne pour comprendre leur vision de l'Europe et leur programme. Adrien Pain et Noa Bergot sont allés poser trois questions à Pierre Larouturou, eurodéputé Nouvelle Donne à la tête de la liste « Changer l'Europe ».
Avec la liste Changer l'Europe, on veut une Europe qui s'intéresse vraiment à la vie quotidienne des gens. Une Europe qui fait baisser les factures, une Europe qui lutte contre la précarité, une Europe qui protège le revenu des agriculteurs et qui donne du boulot au plus grand nombre. Aujourd'hui, l'Europe est guidée surtout par des critères financiers, les 3% de déficit, les critères de Maastricht. Et nous, on veut des critères sociaux pour une Europe qui s'intéresse au bien-être, qui fait baisser les loyers, qui améliore la vie quotidienne des gens. On a tendu la main, nous, depuis le début. Ça fait des mois et des mois qu'au Parlement européen, moi, comme député sortant, je travaille aussi bien avec les écolo qu'avec les socialistes et avec d'autres. J'étais rapporteur général du budget. Le Parlement européen m'a donné une très grosse responsabilité. Rapporteur général du budget, c'est moi qui négociais les 160 milliards du budget de l'Europe. Et évidemment, je travaillais avec toutes les familles politiques. Et là, on a tendu la main pour essayer de faire une liste commune en disant, réfléchissons, on pourrait avoir un super projet et une super dynamique. Mais ils n'ont pas voulu de notre main tendue. Donc maintenant, c'est aux citoyens d'aller voter. On a fait beaucoup d'efforts pendant 20 ans pour construire la monnaie unique, pour une puissance économique et monétaire. Et maintenant la question est à voir, est-ce qu'on met cette puissance au service du bien commun ? Est-ce qu'on est capable de protéger notre industrie ? Il y a des délocalisations. Est-ce qu'on est capable de garder l'emploi en Europe ? Est-ce qu'on est capable de protéger nos systèmes de santé, nos systèmes de retraite ? Il n'y a jamais eu autant d'argent sur les marchés financiers. Donc il y a quelque chose d'obscène de nous dire qu'il n'y a pas d'argent pour la santé ou pour les retraites. Donc on veut changer l'Europe, on veut avoir une Europe qui va vers le bien-être social au lieu d'aller uniquement vers la compétitivité. Donc il y a 20 ans déjà, avec Michel Rocard, avec Jacques Delors, on avait rédigé un traité de l'Europe sociale en disant à côté des cinq critères de Maastricht, il faut mettre des critères sociaux. reculer, faire reculer le chômage, faire baisser les loyers. Est-ce qu'on a une Europe qui s'intéresse ? Le niveau de loyer dans la plupart des grandes villes en Europe est monstrueux. Donc c'est pour ça que notre liste « Changer l'Europe » propose un électrochoc démocratique en disant le traité qui va permettre de mettre 300 milliards chaque année sur le climat. avec une taxe sur la spéculation et en utilisant autrement l'argent de la Banque centrale, le traité des critères sociaux pour faire baisser les loyers, améliorer la vie des gens, il faut le faire adopter par un référendum pan-européen. Aujourd'hui, il suffit de un Bruno Le Maire, qui est le porte-parole du lobby bancaire, pour bloquer au niveau européen la taxe sur la spéculation. Mais c'est un référendum. Bruno Le Maire pourra aller voter, mais il sera un parmi 40 millions de citoyens. Je pense que la plupart des citoyens en France voudront une taxe sur la spéculation, si c'est pour améliorer leur confort et leur bien-être. En même temps, on propose des nouvelles. Mettre une banque du climat qui aurait 300 milliards chaque année, un traité de l'Europe sociale, ça c'est des choses nouvelles. Et puis on est allé voir ce qui marche concrètement le mieux dans chaque pays. En Espagne, ils ont fait baisser les factures. Donc si on le fait en Espagne, pourquoi on ne le ferait pas partout ? En Espagne aussi, ils ont vraiment fait reculer les féminicides et les violences contre les femmes. Depuis 20 ans, il y a une loi qui est très efficace pour faire reculer les féminicides. En France, on fait du blabla, mais on continue à avoir chaque semaine des violences monstrueuses. Au Danemark, les jeunes n'ont pas besoin d'avoir des petits boulots. 18 et 25 ans ont une allocation d'autonomie. Donc si ça marche au Danemark, et ça n'en fait pas un pays d'assistés, ils savent qu'à 26 ans, il faudra trouver un boulot, il faudra être autonome. Mais donc si ça permet à tous les jeunes d'avoir une vie plus agréable et d'avoir des bonnes conditions pour faire leurs études au Danemark, pourquoi est-ce qu'on ne le fait pas dans tous les pays d'Europe
voilà, on continuera évidemment notre série de rencontres avec les candidats jusqu'au scrutin du 9 juin. On va parler d'un moment attendu, évidemment, de cette campagne des Européennes. C'était hier soir. Le débat entre Gabriel Attal et Jordan Bardella, ils se sont affrontés pendant plus d'une heure, se renvoyant les coups. Jonathan Dupriès nous résume les temps forts.
premier ministre face à celui qui rêve de le devenir. Bonsoir,
Caroline Roux. Bonsoir, Jordan Bardella.
Bonsoir, Caroline Roux. Bonsoir, monsieur le premier ministre. Pendant 1h20, Gabriel Attal, porte-voix de la candidate macroniste Valérie Ayé et la tête de liste RN aux européennes Jordan Bardella se sont livrés à un duel à couteau tiré, se rendant coup pour coup sur tous les sujets, à commencer par l'immigration, thème chère à l'extrême droite. Monsieur Attal, vous avez pulvérisé
un à un. tous les records d'immigration. Le 9 juin prochain, c'est aussi un vote pour ou contre l'immigration massive.
Vous proposez des mesures, je le dis sans queue ni tête. qui ne sont partagés par personne en Europe. En fait, votre programme, c'est un banco. Il y a plein de promesses, mais quand on le rate, il n'y a rien derrière.
Attaqué sans cesse sur le bilan d'Emmanuel Macron, Gabriel Attal a tenté de prendre l'ascendant sur la guerre en Ukraine en insistant sur la complaisance du RN face à Vladimir Poutine. Votre parti,
celui de Mme Le Pen et de Jean-Marie Le Pen, avait besoin d'argent. La Russie avait besoin d'un parti en Europe pour affaiblir l'Europe de l'intérieur, justement pour pas qu'on soit capable de défendre l'Ukraine et ses plans. Et donc ils vous ont financé. Et depuis, vous avez beau avoir remboursé votre dette, vous avez un contrat moral avec eux. Ce qui fait que vous n'êtes pas libre.
C'est pas du niveau du Premier ministre de la France. Le rôle du Premier ministre de la France, c
'est de défendre la souveraineté de notre pays et de l'Europe.
Sans surprise, les autres thèmes abordés comme le marché unique, l'écologie ou encore la défense ont eux aussi fait apparaître des lignes de fracture claire entre deux camps que tout oppose en vue du 9 juin.
Moi, je porte l'ambition de bâtir l'Europe du 21e siècle. Je la veux sur des réalités concrètes, les peuples, les nations, leur identité.
Est-ce qu'on sera plus fort en étant plus unis avec les autres pays européens ou est-ce qu'on sera plus fort ? en étant isolés, en se repliant sur nous. C'est ça le vrai choix de cette élection.
Reste à voir si le débat peut infléchir le cours de l'élection. Le camp présidentiel fondait de grands espoirs sur ce duel, alors que la liste de Valérie Ayé accuse un retard conséquent dans les sondages, loin, très loin, celle du Rassemblement national.
Arnaud, Frédéric, vous avez tous les deux suivi ce débat. Jonathan nous en a résumé les principaux points. Est-ce qu'il y a eu un vainqueur, selon vous
'est difficile de dire. C'est vrai que c'est une question qu'on pose de manière rituelle à chaque débat. Moi, il m'a semblé quand même que… Sur le fond et sur la distance, le Premier ministre était plus véloce, plus agile, plus fluide. Sur la forme, j'entends que vraisemblable, Jordan Bardella était moins à l'aise qu'il ne l'est d'habitude dans les débats que l'on a pu connaître depuis maintenant trois semaines ou plus maintenant un mois avec les autres candidats. Moi, si vous voulez, j'ai... J'ai toujours été surpris par la stratégie du Rassemblement national dans ces débats, c'est-à-dire surtout depuis le débat présidentiel de 2022, celui de Marine Le Pen face à Emmanuel Macron, et aujourd'hui quand même, dans une moindre mesure, celui de Jordan Bardella avec le Premier ministre, c'est qu'in fine, je trouve qu'il se laisse dominer d'une certaine manière. comme s'ils exprimaient une forme de complexe d'infériorité par rapport à leur challenger. C'est ce qui était assez frappant lors du débat avec Marine Le Pen. Et c'est ce qui s'est un peu retrouvé quand même, je trouve, dans ce débat, où on a vu quand même Bardella beaucoup moins assuré qu'il ne l'était encore une fois dans les débats précédents. Sur la question du bilan, vous dites dans votre reportage que, oui, il va chercher sur le bilan Gabriel Attal. Moi, je n'ai pas trouvé tellement qu'il allait le chercher sur le bilan, justement. On est un peu à front renversé. si vous voulez, en fin de compte, on a un pouvoir qui est au pouvoir depuis 7 ans dans ce pays et qui, dès qu'il est confronté au candidat du RN... finalement, met le Rassemblement national en face de ses contradictions. Et je trouve que du côté du Rassemblement national, en l'occurrence, manifestement, on ne va pas trop sur le bilan, comme si finalement il y avait une forme d'impréparation, voire d'improvisation dans l'organisation, j'allais dire, tactique du débat du côté du Rassemblement national. –
On va revenir à M. Frédéric, est-ce qu'il y en a un des deux qui s'en est mieux sorti que l'autre
? – Moi je pense comme un dos, il n'y a pas de chaos, il n'y a ni vainqueur, ni vainqueur, toujours, il y a une lecture post-débat pour imposer une lecture du débat, et là c'est plutôt équilibré, si on prend un débat historique entre un Premier ministre et le premier de ses opposants. Je fais référence à Chirac-Fabius en 1985. Très clairement, Chirac l'avait remporté par KO. Mais quand même, je pense qu'il y a eu clairement un avantage, Bardella, sur deux points, sur la question de la compétence et de la maîtrise des dossiers. On ne l'a peut-être pas vu. – Un avantage Attal. – Bardella ? – Attal, Attal, Attal. Excusez-moi, un avantage Attal, merci, un avantage Gabriel Attal, Premier ministre, sur la question de la compétence et de la gestion des dossiers, notamment au tout début, sur la question du protectionnisme. Jordan Bardella avance un argument qui séduit les Français, réserver des marchés publics aux entreprises françaises. Et Gabriel Attal lui répond de manière assez longue, circonstanciée et très implacable sur si c'est ça, il y a une entreprise sur deux qui est en grande difficulté pour exporter à l'étranger. Je pense que ça... En
citant les entreprises concernées et les territoires concernés. En donnant des
exemples très précis, Blancfort, dans le Nord, etc. Donc de ce point de vue-là... Et c'est vrai qu'on a un complexe qu'on voit dans les enquêtes du côté des leaders du RN sur la difficulté à attaquer le bilan. Il n'a pas dit à Gabriel Attal, vous êtes l'homme du passif, pour prendre un élément du débat. Et finalement, peut-être sur la posture physique, Jordan Bardella en impose. Au tout début, je trouve qu'il dominait même Gabriel Attal, mais très vite, à partir de cette démonstration sur la maîtrise des dossiers. Clairement, avantage Attal. Maintenant, la finalité de ce débat, c'était mobiliser. l'électorat d'Emmanuel Macron. Dans notre rolling iphone fiducial quotidien, il n'y a qu'à peine un électeur sur deux du 10 avril 2022 qui choisit la liste Valérie Ayet. –
On va y venir là-dessus, Frédéric. Donc vous dites, avantage Gabriel Attal sur le fond, la maîtrise des dossiers, est-ce qu'il y a eu un avantage Bardella sur quelque chose ? –
Je pense qu'au tout début, lorsqu'il a parlé de sa vision de l'Europe, il a mieux fait le lien, et c'est un levier très fort du vote Bardella, c'est ça va mal. en France sur le pouvoir d'achat, sur l'immigration, et l'Europe ne fait rien. Donc là, il a réussi peut-être à imposer sa vision qui est quand même majoritaire auprès des Français. On est à quelques jours de l'anniversaire du référendum du 29 mai 2005, la France du nom, la France sceptique vis-à-vis de l'Europe, reste majoritaire en France, même si les choses se sont relativement équilibrées. Clairement, sur le fond du débat, Gabriel Attal est sorti, je pense, légèrement vainqueur, sans pour autant écraser. Vous faisiez référence, Arnaud, au débat Le Pen-Macron de 2017, où là, clairement, c'était un chaos. D'ailleurs, dans notre rolling de 2017, il faut fiducial, on avait vu, alors qu'en temps normal, les évolutions sont assez douces d'un jour à l'autre, quasiment 3 ou 4 points perdus par Marine Le Pen. Je ne pense pas qu'on aura ce contexte-là dans les prochains jours, mais… Jean-Dane Bardella avait, je dirais, il était plutôt dans une logique où il gérait son avance. Et on ne peut pas dire qu'il est reculé ou il est peut-être perdu très très nettement. Mais la question de la compétence, la question de la maîtrise des dossiers, qui est quand même un attribut, une attente très forte des Français dans le cadre d'une élection présidentielle, pardon, d'enjamber le scrutin, reste, et on le voit, un point faible pour le RN.
– Oui, il n'y a pas eu d'effondrement, si vous voulez, de Jordan Bardella, très clairement. Il n'y a pas de chaos et donc on peut imaginer que ce débat aura finalement assez peu d'impact sur les orientations de vote. En plus, si vous voulez, dans ce débat, il y avait deux éléments qui me paraissent importants. D'abord, on pouvait se poser la question de la légitimité de ce débat. – C'est ce qu'a dit Bellamy. – Et les autres concurrents l'ont posé non sans raison, d'une certaine manière, parce que là il y a un vrai problème quand même dans la gestion, j'allais dire, démocratique et médiatique de cet exercice, pourquoi ce débat ? Pourquoi ce débat ? Question qui est totalement légitime et je crois que François-Xavier, en effet Bellamy, l'a rappelé. Deuxième sujet quand même, qui est un problème pour la liste Renaissance, qu'on le veuille ou non, c'est le statut. – Dans ce débat de M. Attal par rapport à la candidate tête de liste de la liste Renaissance, tout se passe avec ce débat comme si finalement il fallait envoyer le Premier ministre, certes chef de la majorité puisque chef du gouvernement, pour pallier… à ce qui doit être considéré malgré tout par l'exécutif comme parfois les insuffisances de la tête de liste, de la majorité. Donc, si vous voulez, il y avait quand même une grande absente. C'était Mme Haillet dans ce débat. Il y avait une forme d'invisibilité qui pose problème sur le fond et qui, d'une certaine manière, quelle que soit la performance de M. Bardella hier, profite au Rassemblement national parce que ce débat, malgré tout, a permis de... J'ai légitimé Jordan Bardella comme le concurrent principal aujourd'hui au Premier ministre. voire au président de la République. – Avant
de vous laisser répondre, Frédéric, puisque vous nous avez fait une transition pas faite, Arnaud, je donne la parole à Quentin. – On ne s'était pas appris d'ailleurs.
– Effectivement, il y a cette interrogation pour le camp de la majorité présidentielle. En acceptant ce débat entre Gabriel Attal et Jordan Bardella, n'y a-t-il pas un risque d'invisibiliser, d'éclipser la tête de liste Valérie Ayé ? Cela peut effectivement donner l'impression qu'il faut sauver le soldat Ayé. Le Premier ministre est contraint de descendre dans l'arène face aussi à l'avance du candidat du Rassemblement National dans les sondages. Et cela peut aussi… Accréditez la thèse que la candidate avait raté son précédent débat il y a un mois avec Jordan Bardella. Valérie Ayet était votre invitée, Oriane, il y a quelques minutes. Écoutez, lorsque vous lui avez posé cette question, on va écouter sa réponse.
Est-ce que ce n'est pas un peu contradictoire de dire, nous on fait campagne sur l'Europe, on fait campagne sur notre bilan au Parlement européen, parce que nous on a travaillé, et d'envoyer Gabriel Attal pour le principal débat de cette campagne, qui n'a jamais siégé au Parlement européen,
qui n'est pas candidat à cette élection ? – Moi j'ai déjà fait un débat avec Jordan Bardella, il y a des débats avec toutes les têtes de liste qui ont eu lieu. Ce débat-là, il arrive en complément, je pense qu'il était nécessaire, je l'ai rappelé. Jordan Bardella, certes, il est tête de liste. de son parti pour ces élections-là, mais il est aussi le chef du principal parti d'opposition en France et c'était intéressant d'avoir cette confrontation avec deux projets totalement différents.
Voilà, la réponse de la candidate, c'est que Jean de Bardella est aussi le président du Rassemblement national, mais Valérie qui s'est également défendue à un autre moment reconnaissant qu'elle était moins télégénique que son principal concurrent. « J'ai peut-être moins de talent que lui sur les plateaux télé », a-t-elle dit. Elle a ajouté qu'elle maîtrisait en revanche les sujets sur le fond, contrairement à Jean de Bardella, et qu'elle travaillait au Parlement européen avec sincérité pour faire bouger les lignes, pour renforcer l'Europe et la transformer.
Est-ce que c'est le risque ? Est-ce qu'il a forcément rendu service à Valérie Ayer avec ce débat ? –
Je pense quand même qu'il a essayé, on verra dans nos rolling quotidiens à partir de la semaine prochaine, puisque lundi on aura deux tiers de l'échantillon exposé au débat, et mardi… tout le monde aura été exposé, il avait cette vénéité, cet objectif de rassembler le camp macronien, que disait tout à l'heure Emmanuel Macron a fait 27,8% à l'élection présidentielle, on est bien sûr sur des élections différentes, mais s'il arrive, si Valérie Ayet arrive à rassembler plus que les 54-55%, Son score, bien sûr, peut changer. C'est vrai que mettre le leader du principal parti d'opposition, il n'est pas, et Valéry a tout à fait raison, il n'est pas seulement tête de liste, il est chef du RN en majesté, ça le pose plus que jamais en alternative. Et n'oublions pas qu'on est sur un cycle électoral complètement inédit, puisque après ces élections européennes, sauf bien sûr dissolution et donc élections législatives anticipées que personne autour de la table ne peut prévoir avec. certitude, il n'y aura plus d'élection nationale avant 2027. Ça veut dire qu'un RN qui gagne largement l'élection est en situation de majesté, de dynamique par rapport à 2027, quand en 2017, en 2022, la dynamique RN post-européenne, parce qu'il a gagné le RNFN en 2014 et en 2019, avait été enrayée, mais très fortement, par les cinglants échecs aux élections régionales. élection à peau nationale, en 2015 et en 2021. Maintenant, sur la nature du vote, oui, les Français qui ont voté par exemple Nathalie Loiseau en 2019 ont moins voté Nathalie Loiseau, la tête de liste LRM, que pour la marque LRM et surtout pour Emmanuel Macron. Et c'est là qu'on est sur… une nature d'élection profondément différente par rapport à celle d'il y a 5 ans, puisque l'émetteur Macron étant très animé par rapport à 2019, bah oui, on est plutôt sur une logique de vote-sanction, et Valérie Ayet, malgré tous ses efforts, c'est vrai qu'elle maîtrise très bien les dossiers, c'est vrai qu'elle n'est pas aussi à l'aise en plateau que Jordan Bardella ne peut pas contrebalancer, compenser ce vote-sanction.
– Ah non,
est-ce que finalement le 9
juin ça va être un vote pour anti-Macron plus qu'un vote sur les européennes ?
– En tout cas ça se dessine comme ça, c'est qu'il y a une sorte de cristallisation autour du bulletin de vote Bardella, enfin on verra ça le 9 juin quand même, il faut laisser les gens voter, c'est quand même l'essentiel. Mais enfin globalement si on en croit en tout cas les intentions de vote, manifestement il y a une forme de cristallisation autour du bulletin Bardella qui est le vote anti-Macron. Et il y a une sorte de vote utile, vraisemblablement d'ailleurs à droite en l'occurrence, qui tend à se saisir. du bulletin Bardella pour, d'une certaine manière, sanctionner le pouvoir en place. Et c'est vrai qu'il est d'autant plus sanctionnable qu'après cet temps de pouvoir, Emmanuel Macron est confronté à ce qu'on appelle l'érosion, à ce qu'on appelle l'usure. Donc c'est beaucoup plus facile, surtout pour une force politique qui n'a jamais... La force du Rassemblement national, in fine, au-delà de tout ce que l'on a dit, c'est que c'est une formation politique qui n'a jamais gouverné. Et donc de ce point de vue-là, évidemment, elle bénéficie d'une sorte presque d'indulgence d'une partie de l'opinion publique. Donc c'est, je crois, un levier absolument indispensable. Après, moi, je pense que, très franchement... C'est pour ça que je ne crois pas, si vous voulez, à l'impact des débats aujourd'hui dans le contexte actuel. Je pense qu'en effet, si vous voulez, on voit bien… Moi, ce qui me frappe, si vous voulez, dans cette élection européenne depuis le début, mais je pense que Frédéric pourra nous le confirmer, c'est que le taux de certitude des votes est déjà extrêmement consolidé à quelques semaines. Il y a déjà 15 jours, voire 3 semaines. – Il y a 5 ans, on était à un tiers. – Là, il est très consolidé. – On va regarder juste, Frédéric. – Ça veut dire qu'on a des électeurs qui sont très décidés, en tout cas. manifestement à exprimer le vente qu'ils veulent exprimer.
– On va regarder votre rolling, c'est un rolling que vous faites tous les jours à 17h, tous les jours à 17h vous nous publiez les intentions de vote, on va regarder celui d'hier soir du coup, Jordan Bardella effectivement qui est largement devant. Et ça se resserre beaucoup entre Valérie Ayet et Raphaël Luxemann. Oui,
tout à fait. Il y a deux éléments à noter, même trois dans ce rolling fiducial pour LCI, Sud Radio et le Figaro d'hier. C'est d'une part un score plafond pour la liste Bardella. On ne l'avait jamais eu à 33%. C'est un score planché. pour la liste de Marie Toussaint, la liste des écologistes. Et ça a un lien avec cette dynamique en faveur de Raphaël Glucksmann. L'écart avec la liste de la majorité n'est plus que d'un point. On se presse dans la marge d'erreur. Et on a une liste Glucksmann qui a plusieurs sources électorales. L'électorat Mélenchon de l'élection présidentielle, il en prend quasiment 25-30%. L'électorat Macron… de 2022, des électeurs sociaux-démocrates qui reviennent au bercail. Et puis, et c'est là peut-être qu'il peut y avoir une vraie issue heureuse pour la liste de Glixmann, un électorat écologiste, celui de Yannick Jadot, qui avait été l'homme fort en 2019, il avait fait 13,5%, qui ne... sans pas le vote Marie Toussaint, qui trouve qu'Europe Ecologie, justement, qui n'a plus ce nom-là, s'est diluée dans le magma NUPES dominé par LFI, qui est gênée par la radicalité des positions des écologistes, et qui choisit Luxman. Donc 16-15, c'est peut-être aujourd'hui la principale zone d'incertitude. Par rapport à ce que disait Arnaud, il y a moins d'incertain... D'hésitant qu'en 2019, il en reste quand même 25%. Ça peut peut-être changer la donne, mais je le dis très directement, on peine à imaginer un effondrement de la liste. Ça serait intéressant, comme je le disais, de voir à partir de lundi-mardi s'il y a une érosion. du vote par déla par rapport à ce débat qui n'a pas été raté. – Mais il
peut y avoir un resserrement quand même ou pas, pour vous ? –
Rien n'est impossible, mais 33-16, on est quand même sur un écart qui va du simple au double. Ça ne s'est jamais vu à une élection européenne. En 84, oui, entre la liste Simone Veil et la liste Jospin, on était un peu moins que sur le simple au double, mais on était quand même sur un écart extrêmement fort.
Juste un mot sur ce sondage, parce qu'on le disait, les courses se resserrent de plus en plus entre Valérie Ayé et Raphaël Guxman. Est-ce que justement, elles peuvent se croiser ? –
Ce n'est pas impossible, un sondage n'est pas prédictif. Un point, on est dans la marge d'erreur. On a une forte difficulté de la liste Ayé à rassembler l'électorat d'Emmanuel Macron. Ou est-ce que c'est le retour du clivage gauche-droite ? Beaucoup d'électeurs Macron, issus de la gauche, issus de LR, retournent, si je puis dire, au bercail. François-Xavier Bellamy, entre 7,5 et 8. dans nos différents rulings et puis on voit très bien à quel point le vote sanction structure le vote. Dans l'enquête d'hier, on a 43% des personnes qui excluent un vote qui nous déclarent « je vote pour sanctionner la politique d'Emmanuel Macron et du gouvernement ». Peut-être que l'effet Atal va peut-être permettre un second souffle pour Valérie Hayé, mais je ne me prononce pas, rien n'est moins sûr.
Il peut y avoir un effet attal qui cristallise moins peut-être de ressentiment sur sa personne.
– Vous savez, aujourd'hui, le vrai problème pour la liste Renaissance, enfin la liste de la majorité, ce n'est pas tant… Alors si, c'est quand même l'écart entre le Rassemblement national et la liste de la majorité, mais c'est aussi justement le resserrement, le resserrement des courbes. Le fait qu'aujourd'hui, si l'on regarde les sondages, en effet, M. Glucksmann est sur les talons de Mme Haillet. Et il est évident qu'imaginons un ordre… d'arriver où le 9 juin la liste Glucksmann est devant la liste Aïe, ça va poser quand même un sérieux problème à l'exécutif et au Premier ministre. Donc tout l'enjeu aussi peut-être de ce débat, c'est d'essayer de colmater les brèches vis-à-vis de cette pression qui s'exerce à gauche sur la liste de la majorité. Il y a quand même deux autres enjeux. Il y a un autre enjeu aussi important dans cette élection. Ça sera le score respectif des listes Reconquête et LR. que là aussi il y a un enjeu existentiel pour les deux formations.
– Et on suivra tout ça, vous viendrez bien évidemment nous en reparler, et on va continuer à parler de ce débat à Talbardela, c'est à la lune de la presse régionale. Et quand on commence avec le Midi Libre qui revient sur le débat entre Gabriel Attal et Jordan Bardella.
Un débat où ils se sont rendus coup pour coup. C'est ce que titre ce matin le Midi Libre. Le journal de Montpellier qui parle dans ses pages intérieures d'un débat musclé et sans concession. Les des hommes se sont jetés avec conviction dans la bataille, continue le titre, notant la jambe de Jordan Bardella qui tressaillait par moments. Ou encore le petit air moqueur parfois du Premier ministre qui ne manque, qui est pas une occasion d'attaquer son adversaire. Ce sont des citations de l'article.
sur la visite d'Emmanuel Macron aux Nouvelle-Calédonie.
– Avec la photo du président de la République à la sortie de l'avion sur le tarmac de Nouméa. Difficile de dire ce matin quel est le bilan de ce déplacement surprise et express. Le président a promis que la réforme électorale contestée sur l'archipel ne passerait pas en force, mais maintient le cap d'une sortie de crise d'ici à la fin juin. L'AFP parle ce matin d'une Nouvelle-Calédonie dans l'incertitude ce vendredi au lendemain de la visite d'Emmanuel Macron. –
Un visage tout sourire à la une du journal du centre.
– Voilà, retenez ce nom, c'est Sophie Adnaud. Elle est déjà en orbite, nous dit effectivement le journal du Centre. Elle est nivernaise. Elle ira en mission sur la Station Spatiale Internationale en 2026. Elle a accordé une interview au journal depuis Houston, où elle s'entraîne. Elle dit avoir hâte d'envoyer une photo de la Nièvre depuis l'espace. Un modèle pour les petites filles, il y tourne dans le journal, car Sophie Adnaud a beaucoup entendu que son rêve d'aller dans l'espace était impossible à réaliser. On lui disait « Redescend sur Terre, ton rêve, ce ne sera jamais possible ». Alors ce matin, elle s'adresse aux jeunes femmes. Il faut que ces phrases rentrent dans une oreille et ressortent par l'autre. Il faut rester concentré sur son chemin, dit-elle.
Vous voulez dire un mot, non
? – Oui, et en plus, Arnaud, vous connaissez Claudia Nuret, la précédente astronaute, vous la connaissez bien ? – Ah très bien, oui, c'était
la première femme française à avoir volé, il faut s'il le rappelait, dans la station Mir à l'époque, avec les Russes, et puis d'après, dans la station internationale, et qui a été ministre de l'Argence et de l'Enseignement supérieur. – Et c'était il
y a 30 ans, et Sofiano lui succèdera 30 ans après. On parle des obstacles de Jean-Claude Godin ?
– Allez, on l'a bien connu au Sénat, il a été élu de la Chambre haute pendant 24 ans, maire de Marseille pendant un quart de siècle également. On lit l'adieu dans la… la Provence avec six pages spéciales dans le journal. Gérard Larcher qui a rendu hommage à Jean-Claude Godin, l'un de nos plus grands élus, avec ses talents de négociateur dans les investitures et un redoutable débatteur. On termine avec
la flamme olympique.
Voilà, depuis le 8 mai, on est arrivé à Marseille. La flamme parcourt tout l'Hexagone, alors la Charente se réjouit. Un autre tour d'avoir la flamme. Elle va passer à Angoulême, Cognac, etc. Aujourd'hui, elle était à Bordeaux hier. Quelle flamme, dit Sud-Ouest. C'était un succès hier, visiblement en Gironde.
Merci. Quentin, merci beaucoup. La une de la revue politique et parlementaire. L'information en temps de guerre. Arnaud, votre livre, aux portes du pouvoir, un livre sur le Rassemblement national, c'est chez Michel Laffont. Merci beaucoup Arnaud, merci Frédéric, merci d'avoir été avec nous. Merci Quentin, merci à tous de nous avoir suivis. On se retrouve évidemment lundi, on vous souhaite un très bon week-end.
Transcription automatique — vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.