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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Monsieur le Premier ministre, la parole est à madame Caroline Abadi pour le groupe Renaissance. Merci madame la présidente. Monsieur le Premier ministre, hier, un commando doté d'armes de guerre a, selon un plan macabre et froid, abattu deux surveillants de l'administration pénitentiaire, grièvement blessés trois de leurs collègues, pour arracher un détenu en cours d'extraction qui revenait du tribunal. Ces assassinats, par leur violence inédite, ont choqué notre pays et le plongent dans une grande tristesse. Nos pensées sont tournées vers les familles des victimes et leurs 43 000 collègues qui font à l'ombre des murs de nos prisons un travail d'une valeur inestimable pour la sécurité de notre nation. Ils marquent leur solidarité aujourd'hui d'une mobilisation nationale que nous comprenons évidemment. Ces deux agents laissent des familles endeuillées, des orphelins dans une grande détresse. Notre sympathie leur est acquise. La dette de la nation à leur égard est immense. Cinq personnels, deux véhicules. Cette extraction de niveau 3 sur les quatre échelons de sécurité des escortes était dimensionnée à la mesure de Mohamed Hamra, détenu, non particulièrement signalé. Comme les 130 000 effectués l'année dernière, cette extraction n'aurait pas dû se terminer ainsi. Loin des profiteurs habituels qui instrumentalisent déjà ce drame d'une violence, je le redis, inédite, le président de la commission des lois, Sacha Houllier, proposera demain le lancement d'une mission flash relative aux transferments et extractions pénitentiaires afin d'adapter ces moments de grande vulnérabilité à la nouvelle échelle de la violence que nous avons franchie hier. En plus des sujets de surpopulation carcérale déjà connus, il s'agit de mettre à l'ordre du jour de nos réflexions le sujet des extractions et la mise en sécurité de nos personnels. Pour l'heure, Monsieur le Ministre, vous avez lancé une traque sans merci à la poursuite du Fillard et de ses complices. Que pouvez-vous dire à la représentation nationale sur ces 24 heures de recherche ? Je vous remercie. Merci beaucoup Madame la députée. La parole est à Monsieur le Premier Ministre.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée Caroline Abadi. Cette attaque hier dans l'heure, c'est d'abord une déchirure. Une déchirure pour les familles et les proches des deux agents sauvagement assassinés, des trois agents qui ont été très grièvement blessés. Une déchirure pour l'administration pénitentiaire dans son ensemble. qui pleurent, ses collègues, et qui se réveillent ce matin inquiètes. Je me mets à la place des agents de l'administration pénitentiaire, évidemment qu'aujourd'hui ils se disent tous, ça aurait pu être moi. Une déchirure aussi pour la République, car c'est bien elle qui était visée, c'est bien notre ordre républicain qui a été pris pour cible. Ce sont nos lois que les auteurs de cette attaque pensent pouvoir bafouer impunément. Je veux le dire et le rappeler, non, on ne s'en prend pas à la République impunément. Non, on ne bafoue pas les lois de la République. Non, on ne tue pas impunément. Vous l'avez dit, des moyens massifs ont été engagés pour retrouver les auteurs de cette attaque ignoble. Le plan épervié a été déclenché. Plus de 450 policiers et gendarmes sont mobilisés à la recherche des auteurs. Je ne peux évidemment pas vous en dire davantage dans le débat public, mais je le dis, l'enquête progresse. Et je le redis ici aux auteurs, nous vous traquons, nous vous retrouverons et nous vous punirons. Ils paieront. Ils paieront pour ce qu'ils ont fait. Nous serons au rendez-vous. Je pense évidemment aux familles, j'ai eu l'occasion de le dire, évidemment, nous serons aux côtés des familles, des enfants, des agents qui ont été tués et qui ont été blessés. Pour le reste, je le disais, l'administration pénitentiaire, dans son ensemble, est en deuil, choquée. Dès hier, le ministre de la Justice s'est rendu à Caen pour échanger avec les collègues des agents qui ont été tués. En ce moment même, le garde des Sceaux est aux côtés des syndicats. Il reçoit l'intersyndical, évidemment, pour aborder tous les enjeux qui concernent la sécurité de l'administration pénitentiaire. Évidemment, je le dis, nous avancerons avec eux. Et nous identifierons tous les moyens de renforcer leur sécurité, de renforcer le soutien qu'il leur est apporté, parce que nous le devons à ses agents, parce que nous le devons à la République, parce que nous le devons à notre pays. Je vous remercie.
Merci beaucoup, Monsieur le Premier ministre.
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