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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
BBC à la française, quel beau slogan, malheureusement vide de sens. Avez-vous une seule fois présenté la vision stratégique qui sous-tend cette BBC ? Non. Avez-vous une seule fois justifié la pertinence de cette fusion, au-delà de votre autre slogan, se réunir pour être plus fort ? Non plus. Avez-vous une seule fois dissipé les doutes et les craintes que fait peser ce texte sur l'indépendance et le pluralisme de l'information ? Toujours pas. Avez-vous également clarifié le futur financement de l'audiovisuel public qui aurait été le préalable indispensable à votre réforme ? Absolument pas. Avez-vous enfin consulté les personnels de l'audiovisuel public ? La grève prévue demain par les syndicats du secteur apporte une réponse limpide. Enfin, nous avons découvert à quel point la cacophonie au sein de l'exécutif et de la majorité règne et à quel point vous naviguez à vue. Deux exemples. L'audiovisuel extérieur doit-il être dans le projet de réforme ? Oui, en fait non. Faut-il déplafonner ou contraindre les recettes publicitaires ? On ne sait plus. À quelques mois de cette fusion, plus on avance, moins on en sait. Alors Madame la Ministre, si vous souhaitez réellement protéger l'audiovisuel public, comme vous le dites, ne passez pas en force. Reconnaissez que votre projet n'est pas mûr, êtes-vous prête à y renoncer ? Ce que nous avons voté ici, ou pas voté d'ailleurs, c'était la holding et non la fusion. Mais surtout, je voudrais vous dire, le service public de l'audiovisuel va bien. Il est plébiscité par ses auteurs, ses éditeurs et ses auditeurs. Pourquoi le fragiliser ? Pourquoi le déstabiliser ? Pourquoi cette précipitation ? Comme l'ont dit plusieurs de vos prédécesseurs à ce poste, cette fusion sera, je les cite, inutile, inefficace et surtout, madame la ministre, elle est à contre-courant des urgences d'aujourd'hui. On avait besoin d'une grande réflexion sur l'avenir des médias. C'est là l'urgence. Monsieur le Premier ministre, qui
aurait imaginé en 2024 une épidémie de choléra en France ? Qui aurait imaginé un haut commissaire parler de guerre civile en France ? Ce que nous observons, c'est une situation critique dans les Outre-mer. Et c'est le résultat d'une absence de politique, mais également d'une absence d'écoute, de compréhension et d'ambition pour nos territoires. Qu'avez-vous fait depuis 2017 ? Sept ans d'assises des Outre-mer, de livres bleus, de comités interministériels des Outre-mer. Mais pour quel résultat ? La politique de vos gouvernements qui se résume à réagir face à l'urgence m'oblige à vous faire part avec gravité de notre inquiétude. L'arrivée du choléra à Mayotte, comme la résurgence de violences en Nouvelle-Calédonie, des situations pourtant prévisibles, car nous vous avions alertés, nous amènent à évoquer la situation de nos autres territoires avec humilité. A la Réunion, 36% des Réunionnais vivent encore sous le seuil de pauvreté. 77% en Mayotte. Sans oublier les inquiétudes concernant les violences urbaines que nous observons au sein de la plupart de nos territoires. Je suis régnonnaise, ultramarine, française. Je suis libre, fraternelle, solidaire. Et parce que nos territoires sont liés, je demande que tous les moyens de l'Etat soient déployés pour régler au plus vite l'épidémie de choléra à Mayotte, comme il l'émettrait dans n'importe quel territoire de l'Hexagone. Ne nous donnez pas le sentiment que la vie d'un enfant de 3 ans à Mayotte, et plus largement dans les Outre-mer, vale moins que celle d'un enfant dans l'Hexagone. Dans l'esprit de la loi, unanimement voté. Par le Parlement français, nos concitoyens attendent toujours que soit réalisée l'égalité réelle. Allez-vous enfin croire en nous et construire avec nous ? Allez-vous enfin consacrer des moyens à la hauteur des enjeux sur vos trois derniers budgets d'ici 2027 ?
Madame la ministre de l'Education nationale, depuis le mois de février, pas un jour ne passe sans qu'il n'y ait un rassemblement, une manifestation, une journée de grève, une opération collège désert. pour protester contre le prétendu choc des savoirs. Partout en France, enseignants, personnel de direction, inspecteurs, parents d'élèves, refusent la mise en œuvre de groupes de niveau en 6e et en 5e en français et en mathématiques à la rentrée. Ils n'en veulent pas car ils refusent le tri social que de fait vous leur imposez de faire parmi leurs élèves. Ils n'en veulent pas car ils n'en peuvent plus d'être maltraités avec ces annonces perlées alors que les dotations horaires globales ont déjà été notifiées aux établissements. Pour un groupe de niveau en maths, c'est la fin d'une option, c'est la fin du latin. Pour un groupe de niveau en français, c'est la fin de demi-groupe en langue ou en SVT. Ils n'en veulent pas car à l'heure où mathématiques et français peinent à recruter au concours, vous en êtes réduite à supplémentaire. les professeurs retraités de bien vouloir venir, revenir, assumer ces groupes de niveau. Ils n'en veulent pas parce que votre baguette magique pour mettre en place les groupes de niveau, c'est d'augmenter les recrutements de contractuels. Franchement, confier les plus fragiles aux plus fragiles, il fallait l'inventer. Alors Madame la Ministre, ma question est simple. A l'heure où l'école publique a besoin d'un choc de moyens et d'un choc de confiance, quand comptez-vous mettre fin aux groupes de niveau ? J'entends votre réponse et pour tout vous dire, elle m'inquiète. Elle m'inquiète car j'ai l'impression que... Il y a un monde parallèle à ce monde qui nous sollicite tous les jours, parlementaires que nous sommes, en nous alertant sur des structures éducatives et pédagogiques qui doivent être mises à bas pour mettre en place des groupes de niveau dont personne ne voit bien à quoi ils servent à parfaire du tri social. Madame la ministre, quand on fait de la politique publique... Quand on a raison, seul contre tous, c'est généralement qu'on a tort. Il n'y a pas un chercheur en sciences de l'éducation pour soutenir vos projets. Cinq des GESCO ayant servi des ministres fort différents sont venus dire unanimement leur refus et leur opposition. Parents et enseignants seront nombreux dans la rue samedi. Pour refuser le tri social des élèves, nous serons nombreux à leur côté.
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