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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Merci Monsieur le Ministre. Pour le groupe démocrate, la parole est à Christophe Blanchet.
Merci Monsieur le Président, Monsieur le Ministre. J'interviendrai dans le temps imparti sur quatre points. Le premier, je reviendrai sur vos propos liminaires. Vous avez parlé très justement du lien armée-nation. Et pour autant, dans la mission qui nous a été confiée avec ma collègue Martine Etienne, bon nombre des personnes que nous avons dessinées nous disent qu'il faut peut-être revoir ce terme-là, lien armée-nation, parce que ça laisse supposer que l'armée ne ferait pas partie de la nation. Je voudrais avoir votre ressenti là-dessus. Second point, vous avez parlé des réservistes, et vous connaissez mon attachement à toutes ces personnes qui s'engagent dans une réserve. Et pour autant, vous avez toujours, et nous avons toujours, des réservistes fantômes. Ce sont des réservistes qui ne se déclarent pas dans leur entreprise de peur d'être discriminés, de ne pas avoir de promotion, de primes, ou de ne pas être embauchés. Je voudrais savoir ce que vous pensez du fait d'inclure dans les 25 critères de discrimination dans l'entreprise le fait d'être réserviste pour protéger ces salariés réservistes qui s'engagent dans une entreprise pour ne pas qu'ils ne soient discriminés. Je voudrais avoir votre sentiment. Êtes-vous prêt à soutenir la PPL que j'ai déposée il y a deux mois en ce sens ? En troisième point, je voudrais avoir votre regard sur les DMD et les correspondants en défense qui manifestement dans cette défense globale, politique de défense globale, il faut avoir une refonte. Comme vous l'avez évoqué sur la JDC, c'est évidemment aussi le résultat de nos travaux qu'on a menés auprès du général Givre avec ma collègue. Et pour autant, il y a un point d'entrée dans les communes. Le dernier kilomètre d'application de cette défense globale passera évidemment dans les communes par notamment le correspondant en défense. sont suivis ? Est-ce que ça passe par les DMD ? Comment est-ce que vous voyez le fait qu'ils puissent être décuplés dans leurs moyens, qu'ils puissent être accompagnés ? Est-ce que vous avez prévu éventuellement un budget nécessaire pour que leur mission soit complémentaire, complète et véritablement aille dans le modèle de défense globale tel que nous le pensons ? Enfin, je ne pourrai pas conclure mon intervention sans penser que dans 23 jours, nous célébrerons le débarquement de Normandie. puisqu'il se passe pour partie dans ma circonscription sur les plages du débarquement. Et je voudrais revenir et avoir vos sentiments, monsieur le ministre, sur le 80e anniversaire, où j'aime rappeler quand même que nous aurons encore quelques vétérans qui viendront, qui approchent les 100 ans ou qui ont plus de 100 ans. Et rappeler qu'il y a 80 ans, ces jeunes garçons avaient 16, 17, 18 ans, 19 ans et sont venus libérer un continent et un pays, en traversant la Manche et l'Atlantique, pour libérer un continent qu'ils ne connaissaient pas simplement au nom de la liberté. Et je trouve qu'aujourd'hui c'est un thème qui a peut-être une résonance géopolitique actuelle, simplement de venir libérer un pays simplement au nom de la liberté. Mais pour autant, cette célébration que nous allons célébrer doit être évident mémorielle, comme elle est depuis 40 ans, mais elle doit être une célébration aussi de transmission à notre jeunesse. Et je regrette que seulement 3% des jeunes normands soient mobilisés ce jour-là auprès de 200 projets pédagogiques, simplement parce que c'est un jeudi et que jeudi, il y a cours. D'autres ont eu 4 minutes, M. le Président. J'aimerais avoir la même diligence et la même égalité.
Je me tenais à vos déclarations, mes chers collègues. Merci. J'espère que les autres ne feront pas de déclaration, mais ils respecteront le temps de parole.
Voilà. Et donc, à partir de là, je voudrais avoir votre sentiment sur le fait qu'on sera peut-être moins dans la transmission et permettre à des jeunes de voir des vétérans ou au moins de regarder la cérémonie patriotique internationale à la télé de cette transmission, peut-être pour les acculturer. C'est ça aussi la transmission. Je voudrais avoir votre ressenti sur le fait que dans... Dans certains des départements concernés, on supprime les transports scolaires dans ce que véritablement on met un genou à terre sur la transmission en empêchant aux jeunes de participer, ne serait-ce que physiquement ou au moins visuellement à travers leur transmission télévisée. Je pense que c'est un énorme gâchis, une énorme opportunité loupée, d'autant plus que ça fait seulement un an que j'alerte tous les ministères concernés jusqu'au plus haut de l'État. Je vous remercie.
Merci beaucoup. Je vais commencer par la fin de votre question, à laquelle je suis assez sensible. Bon, je vais, pour être honnête avec vous, prévu d'en reparler avec la ministre Belloubet prochainement, parce que je connais bien aussi la Normandie. Et je considère que là, il y a une occasion incroyable pour notre jeunesse, pour les anciens. Quelques vétérans seront encore là. Et on ne cesse de dire au fond qu'on a une responsabilité particulière, on est des passeurs de mémoire, etc. Bon, on va être très direct. C'est maintenant le résultat de tout ça. Il ne concerne pas que l'État. C'est la responsabilité aussi du corps enseignant, des collectivités locales. Moi, jadis jeune, j'ai fait le concours national de la résistance et de la déportation parce que je suis tombé sur un professeur d'histoire géo, une professeure d'histoire géo qui était très militante de cette affaire-là et ça m'a permis de le faire. Donc il faut aussi qu'on soit capable de le faire. Je sors un peu de mon rôle, pardon, mais en tout cas, si j'en reviens à mon rôle, nous, nous serons disponibles pour faire tout ce qu'il faut. pour permettre d'avoir plus de projets pédagogiques. Je crois que 300 ou 400 ont effectivement été labellisés. Je crois que j'avais 300. En tout cas, il y a des jeunes qui ont été invités pour la commémoration. En tout cas, moi, je suis favorable à ce qu'on en fasse le plus possible. Et je me tiens à la disposition de chacun. Et d'ailleurs, pas tant que le 6 juin, mais aussi pour l'ensemble des commémorations qui vont suivre, de libérations qui s'étalent, comme vous le savez, du 6 juin jusqu'au mois de septembre, en fonction évidemment des différents endroits qui ont été libérés. Lien armée-nation, je suis assez sensible à ça. D'ailleurs, au sein du ministère, certains disent lien nation-armée. Chacun y va de son affaire. Bon, ça a le mérite quand même d'être clair. C'est qu'on peut le dire autrement par la négation. Il ne saurait y avoir un écart trop grand entre le corps social militaire chargé de protéger le corps social civil. On pourrait le dire comme ça dans les termes choisis. De fait, je comprends ce que vous dites. Les militaires sont par ailleurs des femmes et des hommes qui vivent dans le corps social français. Voilà. Donc, en revanche... Que l'institution militaire entretienne des relations particulières avec le corps social, au regard de ces particularités, c'est indispensable. Et tout ce que nous faisons, les cérémonies, les différents événements qui ont lieu, par exemple, sur l'esplan des Invalides, comme vous le savez, le 14 juillet après-midi, toutes ces choses-là, évidemment, ont beaucoup de succès. Les gens ont des portes ouvertes, bref. Donc, évidemment, il faut continuer de travailler. Après, sur la terminologie, je comprends qu'on puisse poser des questions. Sur les réserves, bon. travail a été accompli depuis maintenant quelques mois. Comme vous le savez, pour 2024, on est sur une augmentation de plus de 3 800 effectifs en objectifs. A la fin de l'année 2023, nous étions 40 000 réservistes. Au moment où je vous parle, au 30 avril en tout cas 2024, le ministère comptait 42 644 réservistes. Donc nous avons bien une courbe qui est en train de décoller. Si d'ailleurs on va plus loin que ça, ça nous amène à faire 11 800 recrutements pour cette année, puisqu'il y a 8 000 départs estimés à compenser. Globalement, on a un réserviste sur 5, comme vous le savez, qui quitte l'Aéro 1 chaque année. Et 3 800 recrutements qui sont à effectuer, ça je le disais à l'instant. Donc on a une pente pour le coup qui est bonne. Là aussi en méthode. Moi, je soutiens beaucoup ce que le général Gaspari, ce que Mme Dumas, votre prédécesseur, entreprend actuellement, qui est quand même la labellisation des entreprises pour leur permettre d'avoir une politique interne. Avant la contrainte, je crois quand même beaucoup, évidemment, à la culture d'entreprise. Vous voyez, ce qui a été signé avec l'entreprise Renault à Guyancourt, il y a de cela quelques temps, va dans le bon sens. Vous avez des entreprises qui souhaitent montrer l'exemple et sur lesquelles il y a un combat culturel à mener. On en reparle avec le ministre Guérini. Il faut que l'État employeur pour ses fonctionnaires puisse aussi montrer l'exemple, y compris d'ailleurs le ministère des Armées avec ses propres civils. En tout cas, il est clair qu'il faut continuer à amener ce combat. Je crois aussi beaucoup à des labellisations. J'en ai reparlé avec le bureau du MEDEF récemment pour aussi des systèmes de reconnaissance et d'accompagnement pour les entreprises. On parle beaucoup de RSE, mais certains chefs d'entreprise sont prêts aussi à faire un bout de chemin en la matière sur l'engagement en matière de réserve. Qui doit se croiser avec ce que vous connaissez bien par ailleurs pour les sapeurs-pompiers volontaires ? Parce qu'il ne faut pas non plus qu'on commence à se faire concurrence entre les différents métiers d'uniforme, parce qu'on nuirait à mon avis à l'effort global. Je regarde le député Chenevar en même temps. Donc ça, pour le coup, on continue d'y travailler, mais on ne manquera pas de vous faire des propositions dans les temps à venir. Correspondant défense. C'est le problème des institutions très déconcentrées. C'est que ça va comme c'est mené, comme on dit chez moi. Et donc quand vous avez une délégation militaire départementale qui aime les correspondants de défense, qui entretient le fichier à jour, qui organise des visios, qui organise des temps, qui fait les passerelles entre correspondants de défense et réserve citoyenne, voire réserve opérationnelle, etc., vous avez une espèce de vie qui fonctionne bien. Dans les conseils municipaux, les gens se battent un peu pour devenir correspondants de défense. Et tout ça est formidable. Puis quand c'est beaucoup moins vivant dans certains départements, ce qui m'arrive... voire au gré de mes déplacements, je suis lucide, évidemment vous avez des gens qui ont le sentiment qu'on leur a confié une responsabilité un peu virtuelle, qui ne sont que très rarement sollicités, et donc moi j'ai demandé est-ce qu'on recentralise en partie. ces affaires des correspondants en défense, déjà en matière de data, quand j'ai été nommé ministre des armées, j'ai voulu adresser un message à tous les correspondants en défense du pays, le fichier n'existait pas, donc tout était dit. Et donc au moins qu'on puisse avoir une gestion centrale, non pas des correspondants en défense au quotidien, les DMD, je vous rassure, vont le garder, mais que, vous voyez, on a un compte rendu de la commission de la défense. On souhaite l'envoyer à tous les correspondants en défense du pays, on puisse le faire. Et je crois que le président Gassidiou s'est lui-même retrouvé confronté à ça, où vous avez voulu monter, je crois, monsieur le président, une visio. Et ça a bien fonctionné, mais enfin avec de grosses limites logistiques, pour dire les choses de manière élégante, parce que c'était la première fois d'ailleurs que ça avait lieu. Et donc on voit bien que là, il y a évidemment un chantier important.
On a été également limité par le nombre de participants sur l'outil de visioconférence du gouvernement, mais je crois que cette limite est en train d'être levée. On a une autre visioconférence qui est prévue prochainement où on pourra éviter davantage de correspondants défenses. Pour le groupe Horizon, la parole est à Pierre-Henrié.
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