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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
commencer. Dans deux minutes, je vous invite à rejoindre la fosse, profiter du soleil. Voilà. On a la chance d'avoir un temps extraordinaire.
Montpellier !
est chaud ?
accueille tout de suite le président de la métropole méditerranée Montpellier et maire de Montpellier, Mickaël Delafosse
lui, Madame Chloé Ridel, porte-parole nationale du Parti Socialiste !
La vice-présidente de la région Occitanie, Claire Fittat
Monsieur Raphaël Glucksmann arrive !
-ce qu'à Montpellier on est chaud ? Aujourd'hui, on est plus de 800 à Montpellier !
!
Est
tout le monde est chaud ? Merci d'être venus.
est ravis de vous accueillir aujourd'hui sous le beau soleil montpellierain.
suis ravi aujourd'hui de présenter ce meeting avec Lola Chavernac, qui a 21 ans et qui est sur la liste Réveiller l'Europe.
merci à Victor Certain, 23 ans, également candidat sur la liste Réveiller l'Europe.
remercie évidemment tous les militants du Parti Socialiste, de Place Publique et les techniciens pour la bonne tenue de ce meeting. Allez, on peut les applaudir
également aux services d'ordre, à la Croix-Rouge, mais également à la facilitatrice graphique d'être aujourd'hui présents. Mais surtout, merci à vous toutes et tous de vous être déplacés des quatre coins de la région pour soutenir nos candidats.
-ce que vous êtes chauds ?
On est là pour réveiller l'Europe ! Vous voulez une Europe écologiste ?
voulez une Europe féministe
Europe sociale ?
Oui ! Et une Europe humaniste ? Oui ! Aujourd'hui on est à Montpellier et on est fiers d'accueillir notre candidat Raphaël Guxman ! Car Montpellier, c'est une ville qui invente l'avenir, une ville progressiste et une ville qui refuse les réflexes identitaires. Nous sommes en train de réveiller l'espoir, l'espoir de millions de Français et de millions d'Européens. Cet espoir est incarné par notre liste, par Raphaël Guzman.
le 9 juin, on n'oublie pas, vote pour réveiller l'Europe.
maintenant, sans plus tarder, nous allons accueillir une femme qui est originaire du Tarn, qui est vice-présidente de la région Occitanie, Claire Fitta !
Un tonnerre d'applaudissements pour madame Claire Fitta !
J'ai pas entendu ? En effet, vous êtes prêts ? Chers amis, chers camarades, mesdames et messieurs, chers Mickaël, merci de nous accueillir chez toi, Montpellier. Cher Raphaël, après Perpignan tout à l'heure, Montpellier maintenant.
Mais bien entendu, ce soir ailleurs et demain encore ailleurs. Et je sais que vous toutes et tous, vous allez tous les jours qui viennent encore... vous déplacer et convaincre, oui, convaincre de réveiller l'Europe. Je suis très heureuse d'être à Montpellier avec vous aujourd'hui. Montpellier qui symbolise le carrefour entre l'Europe, la Méditerranée et l'Afrique. Montpellier, c'est une de ces capitales de cette Europe du Sud que je veux, que nous voulons défendre et promouvoir à Bruxelles et à Strasbourg. Montpellier, une ville ouverte, ouverte sur l'Europe bien sûr, mais aussi ouverte sur toutes les cultures. L'histoire de Montpellier, c'est d'être une ville inspirante pour nous tous, pour toute l'Occitanie, Michael, bien entendu, mais bien au-delà. Et c'est une ville inspirante qui a toujours eu un temps d'avance. Et ces dernières années, c'est ici qu'a été célébré le premier mariage homosexuel en France. C'est ici aussi, bien entendu, que Mickaël et toute son équipe ont mis en place la gratuité des transports, une première en Europe pour une ville de cette taille. Chère Raphaël, notre projet, les propositions que nous portons, elles parlent plus qu'ailleurs à cette ville de Montpellier. Cette Europe que nous portons, c'est une Europe de valeur forte et positive, et non l'Europe du marché et du laisser-faire. C'est une Europe puissante qui promeut la paix, et Montpellier est jumelée avec Tibériade en Israël, Bethléem en Palestine, et accueille tant d'Ukrainiennes depuis le premier jour. L'Europe que nous portons, c'est une Europe puissante qui bâtit sa souveraineté, notamment sanitaire. Et ici, avec Medvalet, c'est à Montpellier que s'invente aussi la santé du futur. C'est aussi une Europe puissante, résolument écologique. Parce qu'ici, chaque jour, vous démontrez que vous pouvez combiner la nécessaire transition et une plus grande justice sociale. Et c'est bien sûr une Europe puissante qui fait respecter l'égalité entre les femmes et les hommes et qui veut mettre en place la clause de l'européenne la plus favorisée. Enfin, c'est une Europe puissante qui fait le pari de sa jeunesse comme Montpellier l'a toujours fait. Voilà l'Europe que nous voulons, voilà l'Europe dont a besoin Montpellier. Et ici, on a la chance de croiser régulièrement Edgar Morin. Quelle chance ! Et il nous dit depuis longtemps, l'Europe doit choisir le repli ou la métamorphose. Nous, nous avons choisi, bien entendu, et c'est bien sûr la métamorphose. Alors, pour la métamorphose de l'Europe, le 9 juin, nous avons besoin de vous tous. Nous avons besoin de Montpellier pour mobiliser, pour battre tous les records de participation. Et je le sais que vous en êtes capables. corps de soutien à Raphaël. Nous avons besoin de Montpellier pour réveiller l'Europe comme elle a su le faire depuis des décennies, réveiller cette Europe du Sud qui nous tient tant à cœur. Alors le 9 juin, comme le disait Voltaire, écrasons l'infâme. 9 juin, comme le disait Saint-Exupéry, rendons l'avenir possible. Le 9 juin, comme le disait René Char, imposons notre chance. Et le 9 juin, disons-le tous ensemble, réveillons l'Europe, réveillons l'Europe, réveillons l'Europe. Merci beaucoup.
Merci Claire. Et on applaudit Claire. Merci beaucoup. Parti Socialiste. Elle est en 10ème position sur la liste de Réveiller l'Europe. Et en plus, elle est gardoise, comme moi. Alors veuillez accueillir Madame Chloé Rydel
Montpel ! ville libre, vivante, audacieuse, et ça me coûte de dire ça, moi qui suis nimoise, mais je dois bien le reconnaître. Michael, tu as fait de cette ville la ville de l'audace. Tu as montré que la puissance publique était capable de faire face à la logique du tout marché en créant la gratuité des transports publics et en montrant qu'on peut concilier l'écologie et le pouvoir d'achat. Merci à toi et bravo. Chers amis, je ne vais pas y aller par quatre chemins, il nous reste 22 jours de campagne. Et aujourd'hui, je ne vais pas vous dire ce que l'Europe représente dans nos vies, ce qu'elle nous apporte, parce que cela fait trois mois maintenant que nous parlons d'Europe partout. Du plus petit village à la grande ville, nous traversons la France au cœur d'un moment historique de bascule. où vous le savez, Raphaël le répète suffisamment, l'Europe est confrontée à la guerre sur son continent, elle est frappée par la crise sociale, elle subit des ingérences étrangères et des menaces contre ces démocraties, aussi bien de l'extérieur qu'ont son propre sein. Et c'est maintenant... Alors que l'Europe a les yeux à demi ouverts, qu'il faut qu'elle se réveille pour enfin devenir adulte, capable de subvenir à ses propres besoins et de se défaire de ses dépendances. Une Europe qui puisse devenir une puissance politique, une puissance écologique de défense. Et c'est le moment pour l'Europe d'être à la hauteur de l'histoire et nous voulons, nous, la conduire. Donc nous sommes à 22 jours des élections européennes les plus importantes de notre histoire. Et il y a trois chemins qui s'ouvrent pour les Français. Il y a d'abord le chemin d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire le chemin du renoncement. Celui de l'Europe libérale, incapable de faire primer l'intérêt général européen. sur l'intérêt, incapable de faire primer l'intérêt général des Français sur les intérêts des multinationales et de quelques-uns. Emmanuel Macron, c'est celui qui a refusé la directive que nous avons portée pour reconnaître le statut de salarié à des millions de travailleurs des plateformes numériques en Europe et leur octroyer les droits au travail et au congé maladie. Emmanuel Macron l'a refusé. C'est aussi lui qui refuse. de taxer les importations pour réindustrialiser notre continent qui accepte le retour de l'austérité budgétaire au moment où nous aurions besoin d'investir des milliards pour la bifurcation écologique, pour l'hôpital, pour l'école, pour notre sécurité. Et nous, nous disons que ça ne peut pas continuer. Macron s'en est pris à nos retraites. Il s'en prend désormais à nos droits au chômage pour combler un déficit public qu'il a lui-même créé en refusant de taxer les plus riches. Et nous sommes dans une Europe où les inégalités sociales explosent et où 10% des plus riches détiennent 67% des richesses. Et c'est précisément la raison pour laquelle nous proposons de taxer les grandes fortunes, non seulement en France, mais à l'échelle de l'Union européenne. Taxer les riches et nous allons le faire. Et nous ne faisons pas d'ailleurs qu'en parler puisque nous avons lancé concrètement une initiative citoyenne européenne et si nous récoltons un million de signatures à travers le continent, nous obligeons la Commission européenne à déposer une proposition pour taxer les riches. Il y a un autre chemin dans cette élection, mes amis, c'est le chemin de l'extrême droite. Et celui-là, je le résumerai par... le chemin de la destruction. Depuis voilà une dizaine d'années, les extrêmes-droites ont complètement changé de stratégie sur notre continent. Elles ne veulent plus sortir de l'Union européenne. Elles veulent la détruire de l'intérieur. C'est ce qui s'appelle la stratégie du cheval de Troie. Et M. Viktor Orban, le Premier ministre de Hongrie, qui est le pape des extrêmes droites européennes, a un nouveau slogan qui illustre cette stratégie du cheval de Troie. Il dit qu'il veut occuper Bruxelles. Eh bien nous, nous les dégagerons, parce que nous ne voulons pas de cette extrême droite qui nous explique qui nous explique qu'être européen, c'est être blanc et chrétien, qui nous explique que l'étranger, l'immigré, les personnes homosexuelles, bi, trans, sont nos ennemis. Nous leur répondrons qu'être européen, ça n'est pas ça. C'est aspirer à un mode de vie, à un ensemble de valeurs, d'institutions démocratiques, à des droits sociaux, de main à une certaine idée de l'écologie et cette idée de l'Europe. Les Ukrainiens nous l'ont montré par leur force de résistance. Et si les Ukrainiens, si les Moldaves, si les Géorgiens veulent nous rejoindre, ce n'est pas parce que nous sommes, nous, Européens, Blancs et Chrétiens. Non, c'est parce que nous avons un modèle de civilisation et de vie qu'ils veulent rejoindre et auquel ils veulent appartenir. Et puis, il faut dire que cette extrême droite, et toujours le rappeler, ça n'est aucun progrès pour les droits des travailleurs. Et nous rappelons sans cesse que Mme Meloni, de l'extrême droite italienne, une des premières choses qu'elle a faites en arrivant au pouvoir est de supprimer l'équivalent du RSA, ce qui a plongé des centaines de milliers d'Italiens dans la pauvreté. M. Orban, en Hongrie, est aussi à la tête d'un pays où les travailleurs, depuis le début de la crise inflationniste, ont perdu le plus de salaire parce qu'il n'a rien fait pour les protéger face à la crise inflationniste. M. Bardella... aime à se présenter comme le candidat anti-système. Mais il faut que vous sachiez qu'il est le meilleur ami des lobbys à Bruxelles, des grandes multinationales. Au Parlement européen, M. Bardella et le Rassemblement national ont toujours voté des amendements du lobby des pesticides, du lobby du plastique. Et il faut toujours rappeler aussi que M. Barbalas est opposé à la taxation des super profits des géants de l'énergie que nous, nous avions porté, qu'il s'est tue, qu'il s'est abstenue quand il s'agissait de condamner les accords de libre-échange et l'accord Mercosur. Et donc, nous nous mobiliserons jusqu'au bout contre cette imposture parce qu'à ce moment de l'histoire, nous ne pouvons pas accepter que le continent européen bascule. dans la xénophobie, dans l'homophobie, dans le rejet du féminisme, dans la régression écologique. Et vous pourrez compter sur nous. Notre projet sera totalement étanche avec le projet de l'extrême droite. Et Raphaël vous le dira mieux que moi, nous sommes cette gauche pro-européenne. sans concession, sans renoncement vis-à-vis des régimes autoritaires et impérialistes. dans la radicalité quand il s'agit de lutter contre l'injustice sociale et contre la catastrophe écologique. Et le bilan de Raphaël Glucksmann et de notre délégation au Parlement européen en témoigne. Nous avons fait le devoir de vigilance des multinationales. Nous avons fait la protection des travailleurs des plateformes numériques. Nous avons fait l'interdiction sur le sol européen de l'importation des produits issus du travail forcé, et notamment du travail forcé des Ouïghours, pour lesquels Raphaël s'est battu avec acharnement et dans la solitude. Nous voulons faire basculer l'Europe du monde d'avant, celui du tout libre-échange, celui du tout concurrentiel, celui du tout austéritaire, pour la faire basculer dans le monde d'après. Nous voulons aller dire à Bruxelles, à Strasbourg, n'avez-vous rien appris ? N'avez-vous pas compris depuis la pandémie de Covid que les premiers de corvée étaient ceux qui faisaient tenir la société et mériter des salaires dignes ? Nous allons leur dire, n'avez-vous pas compris ? Que les dépenses sociales ne sont pas des coûts qu'il faut raboter, mais des investissements d'avenir qu'il faut multiplier. N'avez-vous pas compris qu'il faut relocaliser l'industrie en Europe ? Qu'il est absurde d'importer du reste du monde, de Chine, des produits dont nous avons besoin pour faire l'écologie en Europe. Et nous dirons aussi aux néofascistes, pas touche à nos droits. Nous ne voulons pas de votre Europe raciste, homophobe et sexiste. Et nous allons être dans cette élection. Le bulletin efficace à gauche. pour dire notre ras-le-bol de la politique d'Emmanuel Macron, pour la sanctionner, mais aussi pour contenir la vague brune qui déferme non seulement en France, mais à travers tout notre continent. Et nous ne ferons aucune compromission avec l'extrême droite. Alors que les alliés de Macron en Europe, aux Pays-Bas, viennent de conclure un accord de gouvernement avec le parti populiste de Gerd Fielder. Ils ne sont plus un barrage à l'extrême droite, ils sont désormais un ton. Et pour finir, je voudrais dire que nous sommes ici à Montpellier, dans le formidable quartier Antigone. Et en voyant cela, en pensant à Antigone, je me suis remémoré une phrase de Marguerite Ursenar que j'aime beaucoup, de l'écrivaine Marguerite Ursenar, qui dit « La pendule du monde est le cœur d'Antigone ». La pendule, c'est la justice. Et cette justice, cette phrase veut dire que la justice du monde est dans le cœur d'une femme, une résistante. Antigone, qui s'est levée seule face aux lois injustes, face à plus puissants qu'elles pour défendre l'humanisme. Et c'est ce que nous allons faire, chers amis, inlassablement. Nous n'aurons pas peur de dénoncer, de combattre l'ordre établi lorsqu'il opprime. Et nous garderons la boussole du cœur de la justice. Et nous avons la chance d'avoir su notre liste. Un homme, un résistant qui est Raphaël Glucksmann, un homme qui tient tête, qui du Rwanda à l'Ukraine, à Bruxelles, à Strasbourg ne baisse pas les yeux quand il faut condamner haut et fort. Ce qui bafoue la dignité humaine, le droit international et qui s'en prenne à nos démocraties. Alors, je suis sûre... que nous pourrons compter sur vous à Montpellier pour faire entendre votre voix le 9 juin à travers tout le continent et que cette voix puissante qui part aujourd'hui du quartier Antigone se fera entendre et réveillera notre belle Europe. Merci beaucoup.
Et maintenant, nous allons accueillir sur scène l'homme qui révolutionne Montpellier, l'homme qui invente aujourd'hui la gauche de demain. Je vous prie d'accueillir le président de la métropole Montpellier-Méditerranée et maire de Montpellier, Mickaël Delapos !
Chère Chloé, merci de votre énergie, des mots si chaleureux à l'endroit de l'action que nous conduisons à Montpellier, qui nous dit que la politique, elle peut changer la vie des gens. Merci aux nombreux élus présents, à vous qui êtes là, sur la place du nombre d'or, référence aux maths, mais aussi à une très belle aventure. celle de l'espace public. Merci, cher Éric Andrieux, d'avoir accepté que ce meeting se tienne ici, au fond, dans ce que porte Raphaël, c'est-à-dire l'identité européenne. Les villes d'Europe, c'est les villes des places. C'est les villes de l'espace public, de la rencontre, de cette idée que sur un lieu, avec les terrasses, les bancs, on peut se serrer la main, ne pas avoir peur de l'autre. Ce sont ces espaces qui sont des réponses à ceux qui veulent nous entraîner dans la querelle identitaire et sur lesquelles jamais nous ne devons céder. Cher Raphaël, quelle joie de t'accueillir ici à Montpellier. Je te remercie d'avoir accepté d'aller saluer la comédie du livre, témoignage d'un engagement pour la culture. Tu le disais avec... Malice, moi je suis auteur, et à ce titre tu touches des droits d'auteur. Et donc tu signais et tu voyais les politiques passer, et bien là toi, tu n'as pas oublié les auteurs, tu n'as pas oublié ce monde des livres, ce monde du savoir pour lequel les professeurs œuvrent pour élever l'esprit humain. Ça, c'est de la politique. La campagne que tu conduis avec l'ensemble des colistiers. Elle est marquée de deux mots et de deux signes. Relayez-le. Elle parle à l'intelligence des gens. Elle ne s'égare pas en polémique, en agressivité. Elle ne décroche pas ses flèches contre d'autres listes de gauche. Nous n'avons point de temps à perdre. Elle ne cherche pas querelle tous les matins sur Twitter. Elle décline un projet de partage des richesses, de défense du projet européen. La démocratie, ce n'est pas le punching ball permanent, c'est au moment des élections, venir avec un projet, défendre des idées, argumenter avec conviction. Et tu le fais, vous le faites avec force. Nous avons ici... Un candidat qui parle à l'intelligence des gens et on entend et on sent bien que cette intelligence répond parce qu'on parle à la raison et on ne flatte pas les bas instincts comme les populistes de gauche ou de l'extrême droite cherchent à le cultiver. Oui, il existe dans cette campagne un camp de la raison qui porte l'héritage de l'Europe d'Erasme, des Lumières. celle de la Révolution française aux valeurs universelles, celle qui n'a aucun problème pour condamner le racisme, l'antisémitisme et qui ne tergiverse jamais sur ces sujets en fidélité à la gauche. Merci Raphaël d'incarner dans cette campagne la sincérité. Merci. Au Parlement européen, nous avons tous en mémoire tes interventions pour parler de la menace de Poutine, ce nouvel impérialisme qui a fait revenir le spectre de la guerre sur notre continent. Merci d'avoir été aux côtés de ce peuple géorgien où j'exprime, au nom de Montpellier, notre solidarité. Merci. d'être aux côtés de ces pays de l'Est, nos frères européens qui aujourd'hui ont peur. Ils savent qu'ils peuvent compter sur ta voix parce qu'ils vont regarder la France. L'actuel président de la République... qui nous parlait avec monsieur Poutine d'un reset, qu'il le recevait en grande pompe à Brégançon, qui maintenant montre des coups de menton, mais en fait c'est des pantalonnades, quand il envoie l'ambassadeur de France, seul ambassadeur européen, présent à l'investiture d'une élection qui est une infamie, alors qu'elle a sur la conscience le meurtre d'Alexis Navasli. Il n'y a pas la sincérité. Sur la question face à Poutine, c'est toi qui l'incarnes. C'est toi qui l'incarnes. Et le vote du 9 juin, c'est ce message. Il sera regardé par qui ? Par ce peuple ukrainien qui se bat pour sa souveraineté, pour sa liberté. Ce peuple ukrainien qu'ici à Montpellier, comme dans d'autres villes de France, nous avons accueilli à bras ouverts dès le 24. Ici à Montpellier, cher Raphaël, je te l'ai dit, 2000 réfugiés ukrainiens ont été accueillis et les Montpellierains, parce qu'ils sont européens, ont ouvert leurs bras, leurs appartements, la solidarité. Nous devons, le 9 juin, envoyer un message à Kiev. Le vote d'Uxman, c'est le vote pour l'Ukraine ! Cher Raphaël, ici, tu es place du nombre d'or. La politique peut changer les choses. D'Antigone, Georges Frèche, mon illustre prédécesseur, disait « Nous avons bâti ce quartier parce que nous voulons défier les lois de la cité capitaliste. L'ensemble des logements qui nous entourent, qui sont à proximité du centre-ville, sont des logements sociaux, pour faire en sorte que les gens qui sont de conditions modestes ne soient pas éloignés de nos villes, mais soient pleinement partie prenante. Et moi, aujourd'hui, comme maire. » Comme au nom des habitants de la cité, j'ai besoin de vous, députés européens, pour défendre le pacte vert et m'aider à financer la rénovation thermique des logements pour concilier écologie et pouvoir d'achat, car il n'y a pas d'autre équation possible. La solidarité et l'écologie. Plus d'écologie sans solidarité, pas de justice sociale sans écologie. Ce modèle-là... est le chemin du possible, à l'image de la gratuité des transports. C'est cela que nous devons porter. Et ce pacte vert est aujourd'hui menacé de toutes parts. Il faudra donc une voix forte, des voix fortes, de nombreux députés, socialistes, places publiques, pour porter la parole de la France, quand Gabriel Attal, à la première tracteur venue, s'est mis à tout céder sur la question de la santé environnementale. Je voudrais terminer en évoquant une chose. Cette campagne parle à l'intelligence des gens. Elle est l'expression de la sincérité dans le débat démocratique. Mais elle est aussi la fidélité. L'Europe est une utopie qui vient de loin. En 1849, Victor Hugo, au congrès de Vienne, disait qu'un jour nous ferions les États-Unis d'Europe, que les obus, les canons se verraient dans les musées. Il a fallu trois guerres pour que la génération qui avait connu le deuil dise « nous devons unir les peuples d'Europe ». L'utopie devenait réalité, mais les utopies, mesdames et messieurs, Elles sont fragiles et elles peuvent tomber si elles ne trouvent pas des hommes et des femmes qui se lèvent pour les défendre. Et il faut aujourd'hui défendre le projet européen. Il est notre avenir. Il faut le défendre parce qu'il est attaqué de toutes parts. A gauche, il y a des millions d'électeurs qui sont pro-européens et qui ont besoin de soutenir cette démarche-là. Il faut le dire. C'est la liste Glucksmann qui porte cela. Aujourd'hui, l'extrême droite est entre 30 et 35% et elle n'a aucun projet européen. Elle veut le repli des nations quand nous voulons l'hymne à la joie pour la fraternité universelle. Alors, ici, cher Raphaël, ici, cher Raphaël. Il y a, mes amis, Jean-Louis Gély, Pierre Morel et tant d'autres, Nina Soto, fille de Républicain espagnol, ici, avant qu'Antigone ne soit construit. Avant que Barbara ne chante, quelque chose a changé. Ici, François Mitterrand était venu faire un de ses derniers meetings. François Mitterrand qui est celui qui a fait l'euro, celui qui a tenu la main du chancelier Kohl sur le charnier de Verdun. François Mitterrand qui, avec Jacques Delors... ont lancé le programme Erasmus, Eureka pour la science. Et bien, comme la flamme olympique que nous avons accueillie, notre responsabilité est de prendre la torche et la flamme de l'espoir européen. Et aujourd'hui, cher Raphaël, en notre nom, tu l'incarnes. Et vous, nous, nous devons la défendre ardemment, car nous devons porter la parole du président Mitterrand. qui en 1995, dans son dernier discours au Parlement européen, s'adressait ainsi à toutes les nations rassemblées. L'Europe est notre présent, elle doit être notre avenir. Ça dépend de vous, ça dépend de la force que nous allons donner à Raphaël. Cher Raphaël, à toi de porter ce drapeau, cette idée, cet idéal !
Quel bonheur, quel bonheur d'être ici avec vous. Quel bonheur d'être introduit par un tel chauffeur de place. mets la barre très haut, camarades. Merci, merci de ton accueil et pas seulement de ton accueil. Merci de faire de cette ville si dynamique. Le laboratoire de l'Europe qu'on veut, de l'Europe qu'on va construire ensemble. On en parlait dans le transport en commun gratuit qui nous amenait ici. Quelle est l'identité de l'Europe ? L'identité urbaine de l'Europe, c'est que toutes nos villes... Toutes nos villes, depuis Riga jusqu'à Lisbonne, sont construites autour de places publiques, d'espaces publics. Quand vous allez aux Etats-Unis, ce n'est pas la même chose. Et qu'est-ce que ça dit de l'Europe ? Un certain rapport... à l'espace public, un certain rapport au service public, un certain rapport à la citoyenneté, un certain rapport au civisme. Et c'est celui-ci que tu construis ici, que tu cultives ici et que nous voulons cultiver partout en Europe. Donc merci à toi, mon ami. Et merci à Nora, qui est à tes côtés. Nora Mébarek, s'il te plaît, lève-toi. Mon ami, la chef de file des socialistes, qui partage avec moi l'honneur de diriger la délégation au Parlement européen. Nous avons construit ça, cette aventure, ensemble. Je te remercie, Nora. Je te remercie de tes efforts, de ton courage, de ta solidarité et de ton soutien. Merci de ton amitié. Merci à nos deux fantastiques colistières. Merci de votre discours. Merci de votre enthousiasme. C'est une aventure collective. Nous sommes 80, mais nous sommes bien plus que 80. N'est-ce pas Patrick ? N'est-ce pas Valérie ? N'est-ce pas tous les élus qui font campagne avec nous ? Merci de votre solidarité, de votre soutien. Merci aux militantes et aux militants du Parti Socialiste. Merci aux adhérentes et aux adhérents de Place Publique. Et merci... Merci aux citoyennes et aux citoyens qui n'ont pas leur carte dans un parti, mais qui sont épris de solidarité, de justice, de dignité humaine et d'Europe. Merci à vous. Réveillez l'Europe ! Quelque chose de beau, quelque chose de fort est en train de naître. Partout, partout où nous allons. Depuis Clermont-Ferrand, jusqu'à Nancy, depuis Grenoble, jusqu'à Amiens, depuis Lille, jusqu'à Montpellier. Partout, nous rencontrons la même ferveur, le même enthousiasme, la même flamme dans les yeux, la même espérance. L'espérance qu'une gauche claire sur ses principes, fondamentalement pro-européenne, viscéralement attachée à la solidarité sociale. fondamentalement écologiste et viscéralement démocrate, que cette gauche est en train de renaître et de renverser la table politique de la France. Ce que nous sommes en train de montrer, c'est que vous n'avez pas à choisir. Quand vous allez dans un isoloir, quand vous déposez votre bulletin de vote, vous n'avez pas à vous scinder pour savoir si la part attachée à la solidarité sociale est plus importante que la part attachée à la démocratie ou si la part attachée à l'écologie est plus importante que la part attachée à l'Europe. Vous n'êtes pas obligés de choisir entre les principes qui constituent votre identité politique. Vous pouvez vous battre pour tout cela en même temps, dans le même mouvement, dans la même campagne. Et cette nouvelle offre politique que nous proposons est en train de chambouler les plans. des stratèges en communication de l'Elysée qui voulaient recommencer le sempiternel duel entre la droite et l'extrême droite, entre Macron et Le Pen, entre Attal Macron et Bardella Le Pen. Eh bien nous, nous nous avons montré qu'il y avait une autre voie. que la France ne se résumait pas à ce faux match, qu'on ne pouvait pas à chaque élection nous prendre en otage et kidnapper le scrutin. Nous avons montré qu'il existait une autre voie, celle de la solidarité, celle de l'écologie. celle, enfin, d'une démocratie qui n'est pas simplement formelle, mais qui se vit dans les tripes, dans le cœur et dans la conscience. Nous étions tout à l'heure à Perpignan. Le Rassemblement national a voulu faire de Perpignan sa capitale. Eh bien, nous allions faire, nous, de Perpignan la capitale de la résistance au Rassemblement national. Nous serons la digue. En France et en Europe. Et nous, nous ne sommes pas faits du même bois qu'Emmanuel Macron et ses conseillers. Nous, l'extrême droite, nous ne la courtisons pas. Nous ne l'utilisons pas comme un jeu électoral. Nous la combattons jour et nuit. Nous ne lui céderons rien. Nous ne voterons pas la loi immigration. Nous ne courtiserons pas l'écosystème médiatique d'extrême droite. Nous ne cèderons pas sur les principes. Nous nous tiendrons droit et nous tiendrons tête en France et en Europe. Nous venons d'apprendre qu'aux Pays-Bas... Les libéraux du groupe d'Emmanuel Macron au Parlement européen ont conclu une alliance de gouvernement avec l'extrême droite, xénophobe, poutinophile, traître à l'Europe de M. Wilders. Eh bien, vous savez quoi ? Dans notre groupe, dans notre famille politique, dès qu'il y a un parti, Un parti qui songe peut-être à faire une alliance avec l'extrême droite, nous l'excluons. C'est arrivé une fois. C'est arrivé une fois. Et je suis celui qui a imposé l'exclusion de ceux qui avaient songé à serrer la main du diable. Mais chez les libéraux... Quand ça arrive en Suède ou en Finlande, il ne se passe rien. Et quand ça arrive aux Pays-Bas, Madame Hayé dit « Nous verrons après le 10 juin ». Non ! Non ! Nous devons savoir maintenant, avant le vote, qu'allez-vous faire avec vos alliés qui pactisent avec l'extrême droite nationaliste et raciste. Nous serons les leaders du front de résistance. Et nous dirons ce que fait l'extrême droite. Nous dirons que ceux qui se prétendent les défenseurs de nos patries ont la France dans la bouche et Poutine dans leur vote. Nous dirons qu'ils votent contre la condamnation des milices Wagner de Vladimir Poutine au moment même où ces milices prennent pour cible nos soldats, les soldats français. Nous dirons qu'ils votent contre les fonds de défense européens et toutes les initiatives européennes qui visent à construire une défense pour notre continent. Toutes ces initiatives sans exception ont été rejetées par les prétendus défenseurs de nos nations. Et ils ne s'arrêtent pas là, ces patriotes de pacotille. Ils ne s'arrêtent pas là, ils votent contre tous les instruments qui permettent de défendre nos productions, nos industries. Ils refusent de voter le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières, ce début de protectionnisme écologique qui vise à protéger à la fois l'industrie européenne et le climat. Ils votent contre les projets d'égalité sociale. Ils votent contre l'égalité salariale entre hommes et femmes. Ils votent contre tout ce qui permet de défendre les travailleuses et les travailleurs européens contre le salaire minimum européen. Alors pourquoi font-ils ça ? Parce qu'ils ne sont pas des défenseurs. des nations ou des peuples. Ce sont des idéologues prêts à tout pour déconstruire le projet européen. Et à travers l'histoire, ce n'est pas une nouveauté que l'extrême droite, soi-disant nationaliste, se mette au service de tyrannie étrangère, hostile aux intérêts et aux principes de la France. Jadis, ces tyrannies parlaient allemand. Désormais, elles parlent peut-être russe, mais il y a une constante. Quand il s'agit de lutter contre les principes constitutifs de la République française, l'extrême droite est prête à s'allier à ceux qui veulent sa peau. Eh bien nous, nous, nous résisterons. Nous, nous serons là pour tenir bon. Nous serons là pour tenir bon à Perpignan, en Occitanie, en France et en Europe. Mais dire nos passaran. qui est une condition nécessaire du combat. Dire nos passaran ne suffira pas. Il faut répondre aux colombes de ce pays. Il faut répondre aux cris de détresse qui nourrissent la dynamique de l'extrême droite. Il faut répondre aux sentiments de déclin, aux sentiments d'impuissance. au sentiment de désagrégation de nos pays. Il faut montrer que la démocratie ne rime pas avec la faiblesse et que l'Europe ne rime pas avec l'impuissance. Et c'est cela que nous portons comme projet. Faire enfin de l'Europe, de l'Union européenne, une puissance, une puissance souveraine, une puissance sociale et une puissance écologique. Notre Europe sera une puissance souveraine, capable d'assurer elle-même sa propre sécurité. La guerre a fait son retour sur notre sol. Et le 5 novembre 2024, Les États-Unis d'Amérique peuvent élire Donald Trump à la Maison Blanche. Alors nous serons seuls. Et souvent, j'entends des gens qui disent « Mais pourquoi un programme de gauche commencerait par la défense, commencerait par la sécurité ? Mais d'où ? » D'où est-ce de gauche que de laisser les démocraties sans défense et sans sécurité ? D'où est-ce de gauche que de vouloir vivre éternellement en vassau ? Moi, je veux une Europe qui puisse se défendre elle-même. On peut être allié. des États-Unis d'Amérique. Mais on ne peut pas dépendre pour notre propre sécurité des électeurs du Michigan ou de Floride. La gauche, c'est la solidarité. C'est aussi l'antifascisme. C'est aussi la capacité. à regarder pour ce qu'elle est une résistance d'un peuple quand un peuple se soulève. Notre gauche est là comme origine la solidarité entre les peuples, entre les peuples qui veulent vivre libres, entre les peuples qui sont réprimés pour le seul crime de vouloir vivre libres. Notre gauche... Elle est héritière du soutien aux républicains espagnols et elle se matérialise dans le soutien aux résistants ukrainiens qui meurent pour leur liberté au moment où on se parle pour leur liberté et pour la nôtre dans le même mouvement. J'ai vu, moi, des étudiants de la fac de philo, de kiff, mourir. Avec ce drapeau dans les mains, c'était à Maïdan en 2014. Ils bravaient les balles des snipers. Pourquoi ? Pas par amour d'une technostructure ou d'un ensemble de normes, mais parce qu'ils voyaient dans ce drapeau. parce qu'il voyait dans ce drapeau le symbole de la liberté, de la démocratie, de la fraternité et de la dignité humaine. Alors nous, ce drapeau, nous l'assumons et nous assumons de le défendre. Et nous ne demandons pas qu'il soit viré de l'Assemblée nationale pour faire un show sur Twitter, nous. Nous voulons que l'Europe se défende, que la démocratie se défende. Nous voulons être souverains. Cela passe par faire de l'Europe un continent de productrices et de producteurs. Producteurs de sécurité, je l'ai dit, mais aussi producteurs d'énergie, producteurs de biens dans tous les secteurs stratégiques. Aujourd'hui, nous sommes consommateurs, consommateurs d'énergie produite dans le Golfe. consommateurs de biens dans tous les secteurs stratégiques produits en Chine. Nous vivons dans la dépendance. Ce temps, ce temps du déclin doit être révolu. Nous sonnerons la fin du déclin européen et nous mettrons fin à la religion du libre-échange. Nous sommes en Europe dirigés par des gens qui sont les derniers à croire. que les règles de l'OMC ont été données par Dieu à Moïse sur le mont Sinai. Ce n'est pas vrai. Ce sont des hommes qui ont écrit ces règles. Et ces règles peuvent être changées. Donc nous nous allons les changer. Dans cette campagne. En cette campagne, j'ai dit depuis le début que je voulais sillonner les usines et les fermes. C'est ce que j'ai fait. Et partout, partout, on nous dit la même chose. Oui, oui à la transformation écologique. Mais si vous fixez un cap clair... Oui à la transformation écologique, mais si vous êtes capables de nous protéger face à une concurrence déloyale, et bien c'est ce que nous allons faire. Il y en a marre. Il y en a marre qu'on laisse crever nos producteurs. Moi je vais vous le dire, comment est-ce qu'une entreprise comme Sistovi, qui était florissante, qui produisait dans un secteur d'avenir des panneaux photovoltaïques, a pu être abandonné par la puissance publique face à une concurrence chinoise qui a décidé, sur décision politique, de diviser par quatre les prix en l'espace de quelques semaines ? Comment peut-on abandonner les salariés de Sistovi ? Comment peut-on décider d'abandonner complètement la production de panneaux solaires en Europe ? Eh bien nous, nous allons faire ce que font les Canadiens ou ce que font les Américains quand il y a du dumping. Les Canadiens surtaxent à 235% les produits chinois, les Américains à 100%, les Européens à 15%. Est-ce si difficile de dire clairement que nous allons ? Défendre les intérêts européens quand nous sommes élus par les Européens. Eh bien non, c'est ce que nous allons faire. Et nous allons dire partout et montrer. Que la transformation écologique, la plus grande transformation que nos sociétés auront à vivre et ont à vivre dans les décennies qui viennent, que cette transformation n'est pas simplement nécessaire pour protéger le climat et lutter contre l'effondrement ou la disparition de la biodiversité, non. Cette transformation est aussi nécessaire pour retrouver notre liberté et notre souveraineté. Cette transformation, c'est pas moins de liberté, c'est enfin retrouver la liberté. C'est la réponse à ce sentiment de déclin qui mine nos sociétés et qui explique largement le repli identitaire que nous connaissons. qui mine nos sociétés depuis le choc pétrolier, le premier choc pétrolier de 1973, quand on s'est rendu compte que nous étions devenus dépendants à cause de notre addiction au pétrole et au gaz, de pétro-monarchie sur lesquelles nous n'avions plus prise jusqu'au cœur de notre vie quotidienne. La grande révolution énergétique que nous allons initier répondra à ce sentiment de déclin. Vladimir Poutine peut couper le gaz, il n'empêchera pas le soleil de briller à Montpellier ou le vent de souffler à Saint-Nazaire. Et la transformation écologique. Cela ne se fera pas contre les ouvriers, ce sera plus d'usines et non pas moins d'usines, plus de CDI dans l'industrie et non pas moins de CDI dans l'industrie. Et ce sera, pour les agricultrices et les agriculteurs, un partage enfin juste des revenus et des subventions publiques. Parce que nous allons, nous... Contrairement aux représentants d'Emmanuel Macron, de la droite et de l'extrême droite, porter la refonte de la politique agricole commune, nous allons nous mettre fin à cette immense hypocrisie qui vise... à faire déboucher la colère du monde agricole, une colère légitime, simplement sur la question des normes, alors qu'à l'origine de cette colère, il y a ce fait simple, insupportable, que des Françaises et des Français... des Européennes et des Européens travaillent 70 heures par semaine pour toucher moins de 700 euros par mois et sont zappés par des subventions publiques qui vont nourrir l'agro-business. Alors moi je vais vous le dire, au Parlement européen, et là je veux saluer Eric Andrieux qui a disparu comme d'habitude, il doit être au téléphone. Il est là ? Il est là, avec sa veste rouge. C'est l'homme qui m'a plongé dans les questions agricoles. Eh bien moi, je veux vous le dire, nous. Nous porterons une politique agricole commune, c'est quand même un tiers des subventions européennes, un tiers du budget européen, une politique agricole commune non plus fondant ses subventions sur l'hectare au plus grand profit des plus grandes exploitations, mais fondant ses subventions sur l'emploi. et sur l'utilité écologique. Nous nous voulons fixer un cap et emmener avec nous l'écrasante majorité des agricultrices et des agriculteurs vers l'agriculture de l'avenir et vers la santé commune. Notre puissance européenne sera une puissance solidaire où les multimillionnaires et les milliardaires contribueront à la mesure de leur fortune à l'effort commun. Où nous pourrons rétablir à l'échelle du continent européen, c'est qu'Emmanuel Macron a supprimé ici la solidarité sur la fortune. Une Europe solidaire où nous initierons un grand plan Marshall pour le logement social et durable. Une Europe solidaire où nous mettrons fin à ce scandale absolu. d'un continent si riche où 800 000 personnes vont ce soir, comme tous les soirs, dormir dans la rue. Nous généraliserons. La politique menée en Finlande, logement d'abord. Les Finlandais nous ont montré une chose. Vous savez, nous sommes tous patriotes en France. Nous adorons parler de nous-mêmes. Et moi le premier. Nous aimons notre histoire. Nous adorons notre République. Mais, il faut reconnaître, puisque nous sommes entre nous et qu'il n'y a pas de journalistes, que parfois, parfois, rarement, certains font ailleurs mieux que chez nous. Eh bien, en Finlande, on loge gratuitement et durablement celles et ceux qui n'ont pas de toit. Et qu'est-ce qu'on a découvert ? Eh bien, que la solidarité était rentable pour la collectivité. Et que, en logeant les femmes et les hommes qui n'ont pas de toit, On économisait sur les frais d'hébergement d'urgence, sur les frais d'hospitalisation, sur les frais de justice liés à la vie dans la rue. Et qu'à la fin, être solidaire, c'était un investissement pour la collectivité et non pas un coût, comme on cherche en permanence à vous le faire croire. sera une puissance solidaire et une puissance humaniste. Pour notre Europe, le droit international n'est pas à géométrie variable et la défense des droits humains, elle va du Caraba à Gaza. Et notre Europe et notre gauche n'hésitent pas à condamner les attentats terroristes de l'organisation terroriste du Hamas le 7 octobre. Et elles n'hésitent pas à condamner avec la plus grande des fermetés. la réduction de Gaza en cendres par le gouvernement d'extrême droite de Benjamin Netanyahou et l'extension infinie des colonies en Cisjordanie où il n'y a pas le Hamas mais où il y a les colons. Nous devons en permanence nous demander ce qui est juste. et agir en fonction. C'est ce que j'essaye de faire chaque jour et chaque nuit. Nous devons être des combattants de l'universel, avoir une vision du monde où chaque vie se vaut et où la défense des droits humains ne dépend pas de la nature des criminels. ou de leur origine, ni des victimes ou de leur origine. Ça peut faire qu'on est attaqué de toutes parts, mais nous devons assumer cela parce que c'est le seul chemin juste et digne. Et notre Europe, ce sera une puissance féministe. Le premier... Le premier texte que je veux déposer sur la table dès le lendemain de l'élection pour qu'il fasse partie des négociations sur l'agenda législatif des cinq prochaines années, c'est la clause de l'européenne la plus favorisée. C'est cette idée portée par Gisèle Halimi. qui dit une chose simple, chaque femme européenne doit pouvoir bénéficier de la législation en vigueur dans un Etat européen qui est la plus favorable à l'égalité entre les hommes et les femmes. Chaque femme européenne doit pouvoir bénéficier du plan espagnol de lutte contre les violences faites aux femmes. Chaque femme européenne doit pouvoir bénéficier de la politique d'égalité salariale menée en Scandinavie. Et chaque femme européenne doit pouvoir bénéficier du droit à la contraception et à l'avortement dont bénéficient les femmes françaises. Et c'est pour cela que nous demanderons l'inscription du droit à l'avortement dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne que nous imposerons. Des sanctions massives à ceux qui ne respectent pas ce principe simple, à travail égal, salaire égal. Et je vous le dis, je vous le dis en tant qu'homme, je ne me sentirai pas libre tant que l'égalité réelle ne sera pas atteinte. Je ne me sentirai pas libre tant qu'à... travail égal, une femme sera moins payée qu'un homme. Je ne me sentirai pas libre tant que des femmes polonaises ou des femmes hongroises n'auront pas ce droit fondamental à disposer de leur corps et de leur destin. Je ne me sentirai pas libre tant que les femmes ne seront pas enfin. Enfin en pleine possession de leur avenir, de leur destin, de leur droit de l'égalité. C'est cela ce que l'Europe peut apporter comme lumière au monde. Soyons le premier continent complètement féministe et alors nous serons la lumière de l'humanité les amis. Il y a beaucoup plus dans l'Union européenne que ce que nous pensons. Regardez comment un peuple, un peuple que je connais très bien, est en train de se soulever contre une oligarchie tyrannique, contre des gens qui pensent de leur argent. peut leur permettre d'acheter le destin d'un peuple et de le vendre ensuite à Poutine. Regardez comment des centaines de milliers de jeunes géorgiennes et de jeunes géorgiens sont en train de nous rappeler ce qu'est l'Union européenne, ce qu'est la destinée européenne. Eh bien moi, je vous le dis, il est temps. Il est temps que nous soyons dignes dans les institutions européennes, aux manettes de l'Union européenne, de ce que les peuples qui nous avoisinent et qui se soulèvent voient en nous. Il y a plus dans nos sociétés que ce que nous croyons. Nos démocraties sont plus fortes. que ce que nous pensons. Et l'Union européenne a une destinée infiniment plus noble que ce que pensent les libéraux et les conservateurs. Nous, nous allons montrer que nous sommes fidèles à l'héritage de Robert Badinter et de Jacques Delors. Et nous allons faire de l'Union européenne un projet de dignité humaine et de solidarité. Alors je veux m'adresser à vous, à vous les humanistes, à vous les féministes, à vous les citoyennes et les citoyens épris de justice et de solidarité, à vous qui faites tenir la France. En éduquant nos enfants, en soignant nos parents, à vous qui avez manifesté contre la réforme inique des retraites, à vous qui manifestez contre la destruction du climat et la destruction de la biodiversité. A vous, à vous qui restez fidèles à l'idéal humaniste que la gauche en France et en Europe a supporté pendant des décennies. A vous, pour vous dire que c'est votre moment, que votre moment est venu, que notre moment est venu, et qu'une espérance est née, et que ce 9 juin, ce 9 juin, nous pouvons la faire triompher. Je veux vous dire... qu'il nous reste 22 jours et 22 nuits et que nous devons, nous devons de proche en proche, de porte en porte, de place en place, d'apéro en apéro, de repas en repas, de réunion de famille en réunion de famille, convaincre, convaincre, convaincre et répéter partout la même chose. Nous sommes porteurs d'un espoir. Nous devons être, quand nous allons au contact, nous devons être animés d'une foi. Avoir la flamme dans les yeux. Il y en a marre. Il y en a marre que la gauche tire la gueule quand elle va voir les gens. Nous ne sommes pas la gauche qui tire la gueule. Nous, nous avons un avenir radieux devant nous. Un avenir de justice. Alors je compte sur vous. Je compte sur vous et vous pouvez compter sur moi, sur nous. Nous ne marquerons aucun répit, aucune pause. Nous ne laisserons pas cette élection être kidnappée par un pseudo-débat entre M. Attal et M. Bardella. Nous montrerons... Qu'il y a une autre voie, que nous sommes porteurs d'un autre avenir. Et si nous nous mobilisons, si nous parcourons la France, si honnons la France, si nous convainquons nos proches, si nos proches convainquent leurs proches, si nous faisons ce que nous avons à faire, notre devoir militant et notre devoir de citoyennes et de citoyens qui croient dans les principes qui sont les nôtres, eh bien nous serons ensemble. l'immense surprise démocratique de ces élections ! Et nous pourrons ! Réveillez la France et prise de justice et de liberté ! Réveillez la République solidaire, laïque universaliste ! Réveillez, réveillez l'Europe ! Réveillez l'humanisme ! Réveillez la justice et la démocratie ! Je compte sur vous ! Soyons au rendez-vous de l'histoire et montrons ! Que nous sommes une force inarrêtable, les amis ! Vive la justice ! Vive Montpellier ! Vive l'Occitanie ! Vive la France ! Et vive l'Europe !
Raphaël !
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