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Meeting à Amiens avec Manon Aubry, François Ruffin, Marina Mesure et Anthony Smith
13 mai 2024
Un immense merci aux militantes, aux militants et aux équipes du siège qui ont permis la tenue de ce meeting. Un immense merci aussi au service d'ordre qui permet la tenue de ces événements de campagne. qui permettent donc la tenue de ces événements de campagne, surtout dans la période que nous traversions. Je tiens à commencer cette réunion en adressant notre soutien total à Émeric Caron et aux camarades du 18e arrondissement de Paris, dont la permanence a été une nouvelle fois dégradée. En raison de nos positions pour le cessez-le-feu et pour la paix à Gaza. Et bien sûr pas un seul mot de dénonciation ou de soutien des députés des autres groupes qui préfèrent laisser faire voire encourager. Vous avez vu aussi les images glaçantes de ce week-end à Paris où des néo-nazis ont pu tranquillement défiler en plein centre de la capitale sous protection policière. Cette même police qui, il y a quelques jours, violemment expulsait de leur fac les étudiantes et les étudiants qui se mobilisent pour le peuple palestinien et pour les cesser le feu. Nous vivons une époque folle où celles et ceux qui défendent la paix et la cause palestinienne sont accusés d'antisémitisme et réprimés par la police et où les authentiques nostalgiques d'Hitler peuvent défiler sous l'œil bienveillant de la police et de Valérie Hayé, la tête de liste macroniste aux européennes. Vous avez vu aussi la photo. On la voit poser avec des néo-nazis qui portent littéralement des t-shirts avec des signes SS et le message white race, en gros en gras. Et littéralement, le même jour, Macron a posté une vidéo sur Twitter intitulée « Je combat sans relâche les idées des extrêmes droites ». Alors ce serait presque drôle si on n'avait pas son bilan dans la tête. 89 députés RN, 2 vice-présidents RN de commission, la loi immigration de Darmanin pour ne citer que ses points. Heureusement... face à leur monde violent et fascisant, des voix courageuses s'élèvent comme celle de cette reine Adja Traoré qui a tenu tête à tous ces racistes dans la rue à Paris. Les voix des associations, des collectifs, des militantes et militants antiracistes, des étudiantes, des étudiants, celles de nos élus et candidats insoumis, toutes ces voix composent celles de l'Union populaire dans toute sa diversité qui font un seul bloc contre les fachos et les capitalistes. Ils ont beau nous intimider, interdire des conférences, dégrader des permanences, jamais nous ne nous tairons et jamais nous ne cesserons de dénoncer leur violence et de porter haut la voie pour l'égale dignité humaine. Et vous avez... Vous avez votre mot à dire le 9 juin. Aujourd'hui nous entamons la dernière ligne droite de la campagne des européennes dont l'enjeu est justement de proposer une alternative à l'alliance des libéraux et des fachos qui votent main dans la main pour des politiques décidées à Bruxelles et qui ont des conséquences directes sur nos quotidiens au niveau national. Et dans les libéraux nous mettons bien sûr dans le lot Raphaël Glucksmann qui a déclaré entre autres choses... être contre la sortie du marché de l'électricité. Or, c'est parce que tous ces députés européens de droite, les macronistes, l'extrême droite et les sociodémocrates votent pour la libéralisation du marché européen de l'électricité que nos factures augmentent et qu'on prend trop cher. Glucksmann et Ayer, c'est le même programme politique. Nous, nous le savons, mais il faut le marteler. L'heure n'est pas à la confusion. Nous sommes le mouvement de la clarté et de l'intransigeance sur les idées. Il nous reste 28 jours et 3 week-ends pour convaincre et aller chercher une à une. Les voies porte-à-porte géant, tractage, grosse campagne des caravanes populaires qui va démarrer, les meetings de Bordeaux, Marseille, Paris, Besançon. Après le déploiement des insoumises et insoumis partout sur le territoire avec notamment une soixantaine de réunions publiques qui ont toutes fait sale comble, la dernière ligne droite de cette campagne commence ici et maintenant à Amiens, territoire ouvrier hautement symbolique où l'usine Metex est aujourd'hui en difficulté financière à cause de la concurrence déloyale chinoise. salariés sont menacés. Manon Aubry, François Ruffin, Marina Mesur et Anthony Smith sont allés soutenir les salariés en lutte. Et nous avons l'honneur ce soir d'être en présence de trois d'entre eux que je vous demande d'applaudir. Samir Benyaya, accompagné de Christophe Ranouille et de Julien Carlier, tous trois délégués syndicaux et représentants des salariés.
à tous, merci pour votre accueil. Je me présente, je m'appelle Samir Benyaya, je suis le délégué syndical CFDT chez Mitex Novistago. J'ai 43 ans et j'ai intégré cette entreprise en 2003, donc ça fait 21 ans. Donc moi, comme mes collègues, on est très attaché à cette boîte. La plupart de mes collègues sont dans la même situation qu'au moins. Donc ça fait une vingtaine d'années qu'ils travaillent dans cette boîte. Donc il faut comprendre que Metex, c'est une boîte familiale. Avant, c'était sous l'effigier Ajinomoto. Donc c'était une entreprise japonaise qui a été reprise il y a maintenant trois ans par une petite start-up française qui s'appelle Metex. Donc, nous fabriquons chez METEX des acides aminés, des acides aminés qui rentrent essentiellement dans la fabrication de l'alimentation pour les animaux. Il y a aussi une partie pour la pharma, notamment la fabrication de l'éprène, de l'aspigique, de l'ébiprofène. Donc, c'est vraiment des produits essentiels ici en Europe, sachant que pendant la période Covid, je donne cet exemple, parce que voilà, on a été considéré comme une industrie stratégique pendant cette période. Et on était bien heureux d'avoir Metex en Europe, qui fait la seule usine en Europe à fabriquer des acides aminés. Donc, depuis trois ans maintenant, depuis qu'on a la reprise avec le groupe français Metex, Et suite à plusieurs défis économiques qu'on a rencontrés, il y a eu l'augmentation des prix de matières premières, de l'énergie et surtout de la concurrence des loyales chinoises et des dompics chinois. Donc les récentes politiques européennes telles que le quota d'électricité ont considérablement augmenté. La facture de l'électricité, donc sur l'année 2022, la facture d'énergie a été multipliée fois 4, ce qui nous a obligés à arrêter quasiment pendant 6 mois. Donc on a arrêté l'activité pendant 6 mois. S'ajoute à ça le prix du sucre, il faut comprendre qu'aujourd'hui le prix du sucre mondial est deux fois moins cher que le prix européen. Et ça c'est du fait qu'il y a une... On a installé des taxes pour protéger l'industrie sucré européenne. Mais malheureusement, dans cette mesure qui est bien pour le protectionnisme des industries européennes et françaises, malheureusement, il y a quelques oublis. Et nous, on fait partie de ces oublis. Parce que suite à ça, ça a créé un déséquilibre. Que nos conquérants chinois, ils ont accès à une matière première qui est deux fois moins chère que nous, ici, en Europe. Donc ce qui fait que nous, aujourd'hui, on fabrique... utiliser matières premières qui est deux fois plus cher que les concurrents chinois donc cette situation qui a mis notre trésorerie à mal sachant que nous fabriquons des produits de très bonne qualité comparé aux produits chinois et qui sont cinq fois moins carbonés que les prix chinois mais malheureusement la politique actuelle européenne ne prend pas ça en considération donc depuis maintenant six mois On essaye de trouver des solutions, mais à ce jour, notre entreprise a été classée en redressement judiciaire et on risque d'ici la fin du mois, donc 27 exactement, on risque d'être en liquidation judiciaire. Pour la suite, je laisse mon collègue Christophe Ranouille finir.
à toutes et tous, je suis Christophe Ranoui, je suis délégué syndical CFOCGC de chez METEX Novice Togo. Effectivement, je fais partie de l'entreprise depuis bientôt 6 ans maintenant. J'ai une expérience dans diverses entreprises. Et effectivement, il y a 6 ans... On ne s'attendait absolument pas à cela, puisque c'était Agilino Moto à l'époque. C'était un fleuron, une entreprise européenne, voire même mondiale. Je tenais quand même à souligner, durant le Covid, nous étions la seule usine au monde à tourner pour faire des acides aminés. Donc on a su nous appeler, on se déplaçait avec des autorisations préfectorales pour pouvoir aller travailler pendant que tout le monde était malheureusement confiné. Voilà, et la récompense, malheureusement, on la connaît. Donc à ce jour, notre entreprise, comme le disait Samir, est en redressement judiciaire depuis le 25 mars. Donc nous avons effectivement besoin du soutien de l'État et notamment d'un futur également repreneur. pour sauver effectivement notre savoir-faire unique, puisque nous sommes, je le répète, la seule usine en Europe fabriquant des acides aminés. Nous n'existons plus, les Chinois prendront le monopole et ils feront ce qu'ils entendent, notamment par rapport à des prix. Donc voilà, nous dépendons effectivement des importations chinoises, maintenant aussi en péril notre aventure. Je rappelle que c'est une entreprise qui a été créée en 1976. 450 salariés, plus de 1000 personnes indirectes. Voilà, donc ça risque de s'éteindre le 27 mai, donc en espérant qu'on puisse trouver, en tout cas qu'on puisse nous trouver une solution. Donc, les salaires de mes textes remercient M. Ruffin et Mme Aubry, bien évidemment, et toutes les personnes derrière moi qui sont venues cet après-midi. J'insiste sur M. Ruffin parce qu'il est quand même venu nous rencontrer très souvent. C'est quand même pas rien. Effectivement, bien au-delà des élections. Il a toujours été là. Je tenais à le remercier et nous tenions à le remercier personnellement. Donc voilà, nous espérons donc effectivement pour conclure que l'État entendra nos revendications et prendra les mesures nécessaires pour sauver notre entreprise, préserver principalement nos emplois et que l'on continue à être l'un des fleurons de l'Europe, notamment pour les acides aminés et sa fabrication. Merci beaucoup à tous. Merci.
'est donc aussi un enjeu européen, réindustrialiser notre pays pour produire en France ce dont nous avons besoin en respectant l'environnement, les travailleuses et les travailleurs. Et la prochaine personne à s'exprimer sur cette scène a fait du combat pour le droit à la santé et la sécurité au travail son métier puisqu'il est inspecteur du travail. Une fierté pour les insoumises et les insoumis de faire campagne pour ce candidat figure des luttes et qui nous informe sur un enjeu central de notre camp social, celui des accidents du travail. travail une hécatombe qui passe toujours sous les radars médiatiques alors que chaque jour en france ces trois personnes qui meurent du travail je vous demande un tonnerre d'applaudissements pour anthony smith
merci comme Comme je suis heureux d'être à vos côtés pour cette dernière ligne droite de la campagne, doublement heureux car je vais vous faire une confidence, c'est ici dans la Somme que mon père, ouvrier, jardinier, immigré, a commencé à travailler dans les cimetières militaires de la Première Guerre mondiale. Vous le savez, ce que l'on nomme la question sociale est au cœur de nos combats parce qu'elle est au cœur de nos quotidiens. Vivre de notre travail et en vivre dignement. avoir accès aux services publics essentiels, à l'école, à l'hôpital, être protégé face au chômage ou aux accidents du travail. C'est pour cela que je milite depuis des décennies comme syndicaliste. C'est aussi pour cela que j'ai décidé d'être inspecteur du travail, pour défendre les salariés en appliquant un code du travail encore un peu protecteur de la partie faible du contrat. Mais c'est peu de dire que l'inspection du travail, tout comme le code du travail, qui ne sont que la résultante des rapports de forces sociaux, ont été littéralement dépecés par sept années de macronisme. Et il en est de même pour l'ensemble du bras gauche de l'État, celui qui protège l'environnement, les consommateurs, les contribuables. Je voyais l'autre jour la nouvelle ministre du Travail s'extasier sur ces sept années. Sept ans de malheur, oui. Sept ans de régression sociale ? Mais au moment de voter, nous n'oublierons jamais qu'avant Macron, Hollande, celui qui soutient aujourd'hui le candidat Glucksmann, avait fait tout aussi mal aux droits du travail. À ces régressions dont je vous passe la litanie s'ajoutent la répression et la censure. La répression, c'est celle honteuse qui condamne le secrétaire général de l'Union départementale CGT du Nord pour une formule dans un tract. C'est celle qui, dans les entreprises... Celles qui, dans les entreprises, répriment à tour de bras ceux qui se sont battus contre la réforme des retraites, ceux qui luttent en fait, ceux qui ne bassent pas la tête face aux patrons. C'est réprimer, amis et camarades. Ce sont nos héros. Je connais. Je connais cette mécanique de répression pour l'avoir subie comme inspecteur du travail, en tentant au début de la première vague de Covid d'intervenir pour protéger la santé, la sécurité et l'aide à domicile à Reims où j'exerçais. Suspendu de mes fonctions par la ministre du Travail, ou plutôt la ministre des patrons de l'époque, Muriel Pénicaud, puis sanctionné par celle qu'il avait remplacée à ce poste avant d'être première ministre, Elisabeth Borne. Deux ans et demi d'une magnifique bataille unitaire, massive, avec vous toutes et tous, pour qu'à la fin nous gagnons et pour qu'un juge annule les sanctions et réaffirme ce principe, c'est un droit et un devoir pour tout fonctionnaire que de désobéir à un ordre illégal. J'ai lu que Mme Borne était en dernière position sur la liste macroniste aux prochaines européennes. Alors Mme Borne, saboteuse du code du travail, vous qui n'avez eu cesse de faire reculer les droits des travailleurs, de saccager nos retraites, vous qui au ministère n'aviez comme boussole que l'autoritarisme et la régression sociale, aurez-vous le courage politique d'accepter le débat dans cette campagne ? Je suis là, je vous attends ! Cette censure. Cette censure que j'évoquais, c'est celle aussi qui convoque dans les sous-sols de la préfecture de police nos camarades Mathilde, Rima et des dizaines d'autres. Celles qui en fait chassent l'insoumis comme ont chassé au 19e siècle le militant ouvrier ou le syndicaliste pour fait de grève. Classe laborieuse, classe dangereuse, disait-il, la pente de ce premier quart de 21e siècle nous y fait revenir. Tu exagères, me dit-on, ici ou là. Non ! Je viens d'un département pas loin d'ici où les lobbys, les mêmes que ceux de députés européens sortants n'ont de cesse de combattre à Bruxelles, ont trouvé un relais fidèle dans le Rassemblement national. Cette extrême droite, dont Bardella se targue d'être le premier choix des patrons, a déposé à l'Assemblée nationale un amendement pour supprimer le repos hebdomadaire des travailleurs pendant les vendanges. Cette mesure, elle montre que pour le RN, la main-d'œuvre reste corvéable jusqu'à l'épuisement. Mais en prime, l'énoncé de cette proposition de loi fait froid dans le dos. Car pour le RN, suspendre le repos hebdomadaire permettrait, je les cite, « de préserver l'ordre public de complications liées au repos simultané de centaines de milliers de personnes ». C'est bien connu. Pour Bardella et ses séides, le salarié, lorsqu'il n'est pas au travail, il est source. de troubles à l'ordre public. Le voilà le vrai visage de l'extrême droite, et il n'a pas changé. Et c'est bien pour cela que le 9 juin, aucune voix ne doit manquer pour le camp de l'émancipation sociale, le camp de celles et ceux qui portent l'espoir et le projet politique d'un monde remis à l'endroit qui ne tourne plus pour les 1% possédant l'immense majorité des richesses de la planète. Ce camp... Ici, en France, c'est celui de l'Union populaire. Et le bulletin de vote, le 9 juin, c'est celui de Manon Aubry. Oui, ce monde, nous allons le changer. Et nous ne lâcherons rien, nous ne nous taierons pas, même lorsque les vents tempétueux qui assaillent les conquis sociaux sont là. Car ce que les puissants abîment... Ce qu'ils détruisent, ce sont nos vies, celles de nos parents, de nos enfants. Mais nous ne rêvons pas des fastes de ceux d'en face. Nous voulons la dignité, nous voulons l'égalité, nous voulons la liberté de chaque producteur. Et nous menons ce combat qui est d'une actualité terrible, sans haine, armé de la seule force de nos consciences et de notre histoire, celle des luttes, des luttes sociales. Et à la fin, vous savez quoi ? Nous gagnerons ! Comment ici, à Amiens, ne pas parler de cette histoire, de cette charte d'Amiens adoptée le 13 octobre 1906, texte fondateur du syndicalisme français, de cette double besogne liant revendications immédiates et quotidiennes des travailleurs en lutte et transformation d'ensemble de la société par la grève générale. Et comme syndicaliste, comme militant, j'interroge cette charte. Je me pose la question du débouché politique aux luttes lorsque, par exemple, un mouvement social unitaire massif reste confronté à l'intransigeance d'un gouvernement refusant tout dialogue. Je me demande comment défaire les lois scélérates comme les ordonnances Macron ou la retraite à 64 ans, autrement qu'avec une nouvelle majorité politique, celle de l'Union populaire. Comment ne pas encore avoir un second tour d'une élection à voter pour battre l'extrême droite ? Dans le respect de leurs histoires, de leurs pratiques, sans que l'une ne soit à la remorque de l'autre et inversement, organisations syndicales et politiques n'ont-elles pas un intérêt majeur à construire une sorte de grand accord permettant au mouvement syndical de prendre position dès le premier tour pour 2027, pour contribuer comme en 1936 à ce que la victoire de l'Union populaire s'accompagne dans les entreprises et les services de hausses massives de salaires, de mesures concrètes pour les conditions. de travail, nous en aurions tellement besoin, en France comme en Europe. Car qui d'autre, ici et là-bas, défendra le camp des travailleurs et de leur lutte ? Qui, lorsque l'on sait que de Macron avant de der Leyen, leur seul objectif est d'en finir avec les conquis sociaux ? Il y a urgence à reconstruire un code du travail protecteur. Parce que, par exemple, la moitié des salariés de ce pays ne sont plus couverts par aucune instance en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail que chaque jour. Deux mille accidents du travail ont lieu et que plus de deux salariés partent le matin pour ne pas revenir chez eux le soir. C'est pour cela que dans cette campagne, avec Manon, avec Marina, nous défendons le projet d'une directive zéro mort au travail. Comment est-il possible encore aujourd'hui que notre code du travail ne prévoit aucune peine autre que celle délictuelle pour des employeurs ne respectant pas le droit, que la moyenne des indemnisations devant les tribunaux soit de 35 000 euros ? Je vais vous dire, j'étais il y a quelques semaines devant le pôle social du tribunal de Reims avec Fanny. Fanny, la compagne de Vincent, décédée 12 ans plus tôt dans un terrible accident du travail. Vous avez entendu. 12 ans pour commencer à parler de l'indemnisation du préjudice subi. Et vous savez quoi ? L'avocat de l'employeur va expliquer lors de cette audience que ces 12 années ont relativisé la peine de famille. Et il va proposer en conséquence une indemnité revue à la baisse. Leur système est sans morale, sans valeur. C'est le même qui permet à un employeur le groupe Action qui a réalisé en 2023... 11,3 milliards d'euros de licenciés Ludovic employés depuis 8 ans de la société parce qu'il avait mangé pendant sa pause une boîte de mini saucisses et un soda à 5,48 euros sans les payer. Mais posez-vous la question, qui sur le champ politique se soucie de Vincent, de Ludovic, de Sarah et des millions de salariés du public comme du privé ? Vous connaissez la réponse, c'est Manon sur le devoir de vigilance, c'est Léila sur la présomption de salariat des travailleurs ubérisés. Ce sont toutes celles et ceux que vous en verrez siéger. le 9 juin au Parlement européen. Ce sont les insoumises et les insoumis, infatigables militants de l'Union populaire. Et je serai fier demain au Parlement de me battre à leur côté avec vous pour aller chercher des victoires. Alors à la bataille, camarade !
enjeux majeurs des élections européennes c'est l'amélioration des conditions de travail et des droits sociaux en europe un travail qui est mené d'arrache-pied par marina mesure qui avant d'être députée a combattu des années dans le monde syndical pour défendre les droits des travailleurs dans le btp et qui aujourd'hui est soutenu par les syndicalistes du monde entier issus de 23 pays différents un tonnerre d'applaudissements pour marina mesure
Bonjour à toutes et tous, quel bonheur de me retrouver parmi vous aujourd'hui. Comme Anthony, on a tous une petite histoire avec le coin, puisque moi, c'était mon arrière-grand-mère qui était couturière à Amiens. Et on retrouve les photos de famille de cette histoire, de ce territoire riche. Et aujourd'hui, on me dit aussi qu'à Amiens, dans le département, dans la région, il y a des militants extrêmement actifs et déterminés. Et je vois qu'ils sont là ce soir. Alors je vous remercie pour votre mobilisation. Car c'est vous, c'est vous qui faites la campagne, c'est vous qui allez nous emmener à la victoire. Alors cette élection, Anthony le disait, la question sociale se pose, la question écologique se pose aussi, et l'écologie, on peut le dire, c'est un formidable levier de progrès social. Et c'est ce que nous voulons dire nous dans cette campagne. Pourquoi ? Parce que le changement climatique rabat toutes les cartes et questionne les fondements même de notre société. On nous permet, avec le changement climatique, de parler planification, relocalisation, réindustrialisation, bien commun. On s'attaque aux racines mêmes de notre système qui bénéficie à une petite caste en enfonçant évidemment le reste de la population dans la précarité. Alors moi, aujourd'hui, j'étais avec les camarades de mes textes et je vous dis que l'écologie populaire, celle que nous prenons, c'est un moteur de réindustrialisation pour notre pays. Parce que quand j'ai vu votre slogan derrière cette table ronde, vous aviez mis stop au dumping chinois. Eh bien, que se passe-t-il aujourd'hui ? Quand nous allons à Sistovi. Sistovi est l'un des derniers producteurs de panneaux solaires français. Eh bien, Sistovi, aujourd'hui, doit mettre la clé sous la porte. Pourquoi ? Parce qu'il est directement concurrencé, eux aussi. par les Chinois qui vendent à perte des panneaux solaires sur notre marché, à perte, deux fois moins que les coûts de production grâce aux subventions de leur gouvernement. Donc on nous dit, et sort des énergies renouvelables, besoin de produire, M. Bruno Le Maire vient à Manosque, pas très loin de chez moi, pour nous dire, vous inquiétez pas, j'ai un plan pour l'industrie solaire, j'ai un pacte solaire. La même semaine, l'un des deux derniers producteurs français de panneaux solaires met la clé sous la porte. Voilà ce qu'il nous propose aujourd'hui. Alors nous, on leur dit, c'est simple, ce qu'on prend, c'est le protectionnisme, c'est la fin du libre-échange. Si vous voulez un bulletin de vote utile pour parler de réindustrialisation, pour sauver des entreprises telles que Metex, telles que Sistovi, tels que Forvia, les entreprises de l'automobile, il n'y en a qu'un, le 9 juin, celui de l'Union populaire, celui porté par Manon Aubry. Celui du seul groupe politique au Parlement européen qui n'a pas donné une seule voix à ces accords de libre-échange. Arrêtons d'être naïfs de la mondialisation. Je le vois aussi dans le secteur automobile. Vous avez vu l'annonce que cette semaine, les États-Unis nous disent qu'ils vont taxer 100% des véhicules électriques chinois. Pendant ce temps, nous, nos entreprises du secteur automobile, qui contiennent 200 000 salariés qui travaillent dans ces entreprises en France, sont menacées face à la concurrence chinoise. Donc évidemment que nous devons réagir et sanctionner surtout. Toutes celles et ceux qui ne font rien au Parlement européen pour défendre nos industries, les industries qui sont nécessaires pour la bifurcation écologique. Et je pense notamment aux macronistes, aux libéraux, à l'extrême droite qui votent main dans la main tous les accords de libre-échange et qui refusent de proposer la seule voie viable qui est celle du protectionnisme solidaire. L'écologie, c'est aussi la protection de nos biens communs. Et moi, vous savez, pour ceux qui me connaissent, il y a un sujet qui m'intéresse particulièrement puisque ça a été la bataille de mon mandat européen, c'est celle de l'énergie. Parce que l'écologie, évidemment, c'est réaffirmer que les biens communs, les biens essentiels à toute activité humaine, les biens essentiels pour la transition écologique, puisque quand on parle électricité, c'est l'électrification des usages, des transports, des bâtiments, ces biens communs, ces biens essentiels n'ont absolument pas vocation à être gérés par le marché. Ces biens essentiels... Nous avons besoin de plus de 40% d'électricité d'ici 2035, c'est-à-dire demain. Et l'Union européenne nous a proposé la concurrence sur le secteur énergétique. Et cette concurrence est un véritable fiasco. Parce qu'il y a ceux qui se gavent, et ils sont nombreux, c'est les énergéticiens. Pendant la crise... Pendant que chacun souffrait pour payer les factures d'électricité, pendant que des entreprises, comme ils nous le disaient, ont vu leurs factures augmenter et multiplier par 4, les énergéticiens se sont fait 40 milliards d'euros. 40 milliards d'euros. Et pendant ce temps-là, vous avez raison, je l'ai huée, parce qu'ils le méritent. On a un million de foyers dans ce pays, un million de foyers, qui ont vu des coupures d'électricité parce qu'ils n'arrivaient pas à payer leurs factures ou des réductions de puissance. Un million de foyers dans notre pays. Ça a été multiplié par deux pendant la crise. Donc pendant que certains se faisaient 40 milliards, les ménages n'arrivaient plus à se chauffer, voire s'éclairer. Voilà ce qui a été organisé par l'Union européenne avec le marché européen de l'électricité. Alors que ça ne coûte pas plus cher de coûter l'électricité. C'est ça le pire. Les coûts de production sont les mêmes depuis 30 ans. Mais par contre, ils vous la vendent plus cher. Ils font plus de marge. Et ça, c'est permis par l'Union européenne. Mais on avait la possibilité de tout changer. C'était il y a quelques mois, lorsqu'on a réformé ce fameux marché de l'électricité. Nous étions nombreux à vouloir faire les choses différemment, en partant du principe... que l'électricité n'a pas vocation à être gérée par le marché, donc ça doit être une gestion publique, qu'il faut qu'il y ait des tarifs réglementés, comme c'était le cas avant la mise en concurrence du secteur. Et là, hallucinant, vous savez ce qu'ils nous ont proposé ? Plus de libéralisation et la fin des tarifs réglementés. Voilà la réponse de l'Union européenne lorsqu'on pose un problème concret qui est celui de la hausse des factures d'électricité et de ceux qui se gavent sur le dos de la majorité de la société et de nos entreprises et de nos artisans et de nos boulangers. Voilà ce qui a été proposé par l'Union européenne et qui est la seule liste, la seule tête de liste qui s'est opposée à la réforme du marché de l'électricité. Qu'un seul bulletin, qu'une seule tête de liste, c'est Manon Aubry. Monsieur Glussmann ne s'est pas donné la peine de venir voter. Alors, je me demandais quand même quelle était sa position sur le marché. Il nous l'a dit hier sur France 3. Il a dit, moi, je suis pour rester dans le marché. Comme ça, c'est clair. Et on lui a dit, mais pourquoi ? Il a dit, parce que vous vous rendez compte, quand il y a une crise, là, on a eu des problèmes pour s'approvisionner en électricité. Et donc, si on n'a pas le marché de l'électricité, on ne peut pas avoir de l'électricité de nos voisins. Ah bon ? Les échanges d'électricité existent dans notre pays depuis 1960. Je vous rappelle qu'à ce moment-là, il n'y avait pas de concurrence sur le secteur de l'électricité. Donc on peut continuer à échanger de l'électricité au niveau européen en sortant du marché de l'électricité. Mais bon, visiblement, il fallait relire les fiches. Ce qui n'a pas été fait. Donc monsieur Glussmann ne vient pas voter et quand il essaie d'expliquer quelque chose, il ne comprend toujours pas de quoi il parle. Et du côté du Rassemblement national, qui ont fait le tour des plateaux télé en vous expliquant qu'il fallait sortir du marché de l'électricité parce que c'était un véritable scandale. Ils avaient raison, c'est un véritable scandale. Monsieur Bardella, quand il doit voter, il s'abstient. C'est bien de compter pour le Rassemblement national, pour se battre, pour nos intérêts. Donc il s'abstient. Et combien d'amendements ils ont déposés sur cette réforme du marché de l'électricité essentielle pour les ménages, les artisans, les entreprises ? Zéro ! Ah ben vous savez, les personnes, pour celles et ceux qui prennent la valeur au travail, pas pour eux ! Donc voilà, le marché de l'électricité, c'est un véritable scandale. Et si vous voulez retourner à une gestion publique du secteur de l'énergie en se disant que ça n'a absolument pas vocation à être entre les mains d'acteurs privés, si vous voulez faire baisser les factures d'électricité, si vous voulez un retour à des tarifs réglementés, il n'y a qu'un vote possible le 9 juin, celui de l'Union populaire avec Manon. Qu'on parle d'industrie, qu'on parle d'énergie, qu'on parle d'agriculture, le 9 juin, leur capitalisme repère en vert, on n'en veut pas. Clairement pas. Leur écologie du libre-échange. On n'en veut pas. On préfère notre protectionnisme, la réindustrialisation. Leur écologie de l'agrobusiness, pareil. On vous le laisse. Nous, ce qu'on veut, c'est une agriculture bio, paysanne, de proximité. On veut retrouver notre souveraineté alimentaire. Leur écologie de la main invisible du marché, on n'en veut pas non plus. L'écologie que nous prenons, c'est une planification démocratique de la production. Donc le 9 juin, il n'y aura pas à choisir entre fin du monde, fin du mois. Le 9 juin, on choisit l'union populaire en se disant que l'écologie est un véritable levier de progrès social, que la lutte contre le changement climatique s'est donné le pouvoir d'améliorer le quotidien de chacune et chacun d'entre nous. Et donc le 9 juin, l'écologie sera populaire ou elle ne sera pas, avec Manon Aubry.
La prochaine personne à s'exprimer sur cette scène est un député qui a fait reculer l'extrême droite dans une région marquée par la délocalisation des usines Goodyear et Whirlpool et qui se bat sans relâche contre les délocalisations et les accords de libre-échange qui pourrissent nos régions. Tout de suite, François Ruffin.
Bonsoir. Mes premiers mots seront bien sûr des mots de remerciements pour toutes les petites mains invisibles qui y ont collé, qui y ont affiché et qui nous permettent d'être nombreux aujourd'hui et de nous réunir et de faire passer nos messages loin des médias dominants. Un grand merci à vous toutes qui avez fait tout ce travail. C'est une évitante joie pour moi, pour nous, d'accueillir à Amiens, Anthony, Marina... Et surtout Manon. Surtout Manon. Pas seulement parce qu'elle est tête de liste, pas seulement parce qu'elle court partout, entre une matinale, un parking d'usine et un meeting, pas seulement parce qu'à l'inverse de Bardella, elle bosse 30 fois plus de rapports que lui, des centaines de fois plus d'amendements que lui. Mais maintenant, parce qu'elle tient bon, parce qu'elle tient la ligne, malgré les chausses-trappes, malgré les pièges, malgré les pics, malgré les polémiques. Nous sommes fiers qu'elle porte le drapeau et qu'elle le porte haut. Je voulais démarrer avec un article des échos de mon ami Bernard Arnault. Je considère qu'il y a deux journaux marxistes dans le pays qui mettent au cœur la lutte des classes. Il y a les échos et l'humanité. Et c'est un papier qui date de 15 jours et qui, pour moi, raconte nos 20 dernières années d'histoire. Pour la France, titre, les délocalisations creusent le déficit avec l'Europe centrale. Et on ne lit ceci, les échanges avec les ex-Fays de l'Est ont basculé dans le rouge. Au fil des années, le déficit commercial de la France avec cette zone n'a cessé de se creuser pour approcher les 10 milliards d'euros en 2023. Qu'est-ce qui est particulièrement déséquilibré ? L'automobile ? Les biens d'équipement ? Ça s'explique par les délocalisations ? Et on nous dit, en Pologne notamment, la France est devenue le troisième employeur. En un peu moins de 20 ans, son stock d'investissement direct dans cette zone a presque triplé. Mais c'est les dernières lignes qui sont les plus intéressantes. En revanche, cette stratégie de délocalisation lui permet aujourd'hui de rapatrier des dividendes substantiels. Les revenus tirés des investissements directs ont ainsi fait rentrer dans l'Hexagone plus d'un milliard d'euros de Pologne, 740 millions de la République tchèque et 75 millions de Roumanie. Voilà notre histoire. Voilà notre histoire récente, voilà notre histoire de guerre des classes, comme le disait Warren Buffett quand il était première fortune mondiale. La guerre des classes existe, c'est un fait, mais c'est la mienne, la classe des riches qui mène cette guerre et nous sommes en train de la remporter. C'est notre histoire avec les vaincus ici en Picardie, dans notre pays, les O'Newell, les Magneti Marilly, et les vainqueurs qui sont à la une des échos. Quand je lis les échos, vous savez, c'est des titres « Les dividendes atteignent des nouveaux records ». Et on croirait qu'ils en sont eux-mêmes surpris. Si c'était ma fille qui écrivait, il y aurait des points d'exclamation au bout et des smileys, vous voyez ? Les bourses au sommet. Quand on voit comment ils se gavent, qui Bruno Le Maire vient rationner ? Nous, nos écoles, pillées de la République qui s'effrite. Nos hôpitaux, piliers de l'État social, qui vont mal. Honte à lui, honte à eux qui ne gouvernent pas pour les gens mais pour l'argent. Honte à lui, honte à eux qui ne cherchent pas le bien des Français mais les câlins des financiers. Raphaël Guxman vient à Amiens demain, à l'usine Metex aussi. Alors calmez-vous, ici on n'est pas à Saint-Etienne, on a le sens de l'hospitalité Picard. Je vais vous dire ce que je pense de ça, tant mieux. Tant mieux s'il émet texte, tant mieux si l'industrie, tant mieux si les ouvriers Picard attirent les projecteurs de Paris. Et même, je vais vous dire ma fierté, notre fierté, il y a 20 ans, il y a 10 ans, il y a même encore 5 ans, ils nous auraient raconté quoi les bons monsieur, les experts ? Il nous aurait dit qu'ils allaient mettre en place une cellule de reclassement, de la revitalisation. Il nous aurait dit que finalement les usines s'étaient un peu dépassées, que ça appartenait au passé, que c'était des cheminées qui puent et qui polluent. Il nous aurait dit que finalement il n'y avait pas tant que ça des délocalisations. Maintenant, Les socialistes viennent, les ministres viennent et ils nous parlent de souveraineté industrielle, ils nous parlent de concurrence déloyale, ils nous parlent de critique du libre-échange. C'est notre victoire. C'est notre victoire politique, c'est notre victoire idéologique parce que nous avons tenu bon malgré l'adversité, parce que nous n'avons rien à lâcher. Je vous dis ma fierté et je vous dis aussi mes désaccords évidents avec Raphaël Glucksmann. On avait eu un premier échange épistolaire puisqu'il avait dit « ceux qui sont contre l'élargissement à l'Ukraine, ils n'ont qu'à voter Rassemblement National ». Je lui ai dit « attendez, ce n'est peut-être pas la peine de faire en plus ce cadeau-là à Bardella, ça va assez comme ça ». Et après, il a dit, oui, j'ai raconté une ânerie, ça arrive à tout le monde. Je ne lui en veux pas, moi aussi, ça m'arrive. Mais le problème, ce qui est dans sa lettre de réponse, il écrit une deuxième ânerie, il me dit, bon, de toute façon, vous savez bien, monsieur Ruffin ou François, je ne sais pas comment il me dit, que finalement, des délocalisations vers la Slovaquie et la Pologne, il n'y en a pas eu tant que ça. Le gars, il ose me dire ça à moi. Moi, j'étais fatigué d'écrire des lettres, honnêtement. Mais il ose me dire ça à moi, ici, dans une région qui a vu partir Goudieur en Pologne, qui a vu partir Paris au siège de France en Roumanie, qui a vu partir le lave-linge de Whirlpool en Slovaquie, qui a vu partir le sèche-linge de Whirlpool en Pologne, qui a vu partir Continental en Roumanie aussi. Et évidemment, quand on parle de tout ça, de ces noms, quand les échos parlent de ces chiffres de déficit commercial, de milliards, ce ne sont pas seulement des usines. Ce ne sont pas seulement des emplois, ce sont des vies aussi. Ce sont des vies qui sont marquées, qui sont brisées. Mais même dans les boîtes qui continuent à tourner. Il y avait cet après-midi Valeo. Yavé Goudieur, c'est le couteau sous la gorge des salariés, où on leur dit, vous savez qu'on fabrique des pneus pour bien moins cher en Slovénie, vous savez qu'on peut délocaliser en Roumanie, avec ce chantage finalement qui est exercé en permanence, qui exerce une pression, qui met dans la dépression et qui conduit à la résignation. Ces délocalisations, ce chantage, cette Union européenne-là, elle ne fait pas seulement du mal au salaire, elle fait du mal aux âmes. Elle installe la peur dans le cœur des hommes. La peur pour soi, mais encore davantage, la peur pour ses enfants. Une angoisse. Quels vont-ils devenir ? Quelle va être leur place ? Voilà le mal qu'ils nous font. Cet après-midi, un gars me disait « il nous pisse dessus et il nous explique qu'il pleut ». Oui, parce qu'il ne faudrait pas croire que tout ce que je viens de décrire, c'est un malheur qui tombe du ciel, c'est une fatalité. Tout cela est voulu. Tout cela est organisé. Ce n'est pas un accident de l'histoire. C'est, depuis Jacques Delors, l'acte unique, le traité de Maastricht, les élargissements, la suppression des frontières, des barrières douanières, la construction de taureaux, des accords de libre-échange. Et finalement, vous savez, ce que je décris là, les gens l'ont bien compris, l'ont bien senti. Quand on se prend un coup de poing dans la gueule, on sait d'où il vient. Il n'y a pas besoin de long raisonnement pour ça. Et ça a donné quoi ? Ça a donné le traité constitutionnel européen. Le vote du 29 mai 2005, il y a près de 20 ans maintenant, avec un non à 55% en France, mais un non à 65% ici en Picardie. Un non à 80% chez les ouvriers. C'est un non de classe, c'est un non de masse. Et malgré ce non clair, qu'ont fait les élites, elles ont continué comme si de rien n'était, avec cet immense divorce d'une démocratie qui va contre le démos sans le démos, avec une concurrence partout qui est entretenue, une guerre de tous contre tous, étendue au monde entier, alors qu'il y a dans le cœur des gens, c'est marqué, c'est inscrit, c'est maintenant diagnostiqué, un désir d'autre chose. Aussi, pourquoi nous sommes là ? Nous sommes là pour le dire avec clarté et avec Manon. L'Europe du grand marché, c'est non. L'Europe de la concurrence libre et non faussée, c'est encore non. L'Europe du libre-échange à tout va, c'est non. L'Europe ouverte à tous les vents, c'est toujours non. Ce non doit résonner avec clarté. On ne peut pas recommencer avec une gauche qu'on ne comprend pas. Avec une gauche qui cultive le flou et c'est qu'il y a un loup. La retraite à 60 ans après 40 annuités, c'est oui ou bien c'est non. Le marché de l'électricité, c'est oui ou bien c'est non. Les accords de libre-échange, c'est oui ou bien c'est non. Et je viens le dire ici avec gravité, avec un profond désir d'unité. Parce que quand on a une extrême droite qui va flirter avec les 40%, quand on a des nos nazis qui défilent à Paris, quand chaque jour l'hypothèse d'une Marine Le Pen qui entre à l'Elysée devient plus probable, il y a pour nous une nécessité d'arriver à l'unité. Il faudra l'unité, il faudra des gauches réconciliées, mais réconciliées dans la clarté. Réconciliées, pas comme hier, avec à la bouche « mon ennemi c'est la finance » pour ensuite les gavets de cadeaux. des milliards en pleuvoir. Pas comme hier, je vais renégocier les traités pour ensuite se coucher le doigt sur la couture du pantalon devant Angela Merkel, signer le TSCG et enteriner l'austérité. Pas comme hier, un discours enflammé à Florange pour ensuite lâcher, sous les dorures de l'Elysée, perdre les sourires, ce n'est pas grave. Pas comme hier, se prétendre de gauche, en revendiquer l'héritage, mais pour mieux de le dilapider, pour mieux le liquider. Et tout ça, pourquoi ? Pour mettre Macron à l'Elysée. Et un Macron qui fait quoi ? Qui fait la courte échelle à Marine Le Pen et au RN. Je ne sais pas, bon, il va y avoir un débat, la Bardella-Attal. D'ailleurs, ce matin, Valérie Ayer sur STL, c'est elle qui en parlait le mieux, elle disait, le Premier ministre va débattre avec Jordan Bardella. Discuter, c'est le mot, parce qu'au fond, il parle le même langage. Fort avec les faibles, faible avec les forts. On pourrait jouer un petit jeu là. Qui a dit « Je veux porter pour le pays un état d'esprit qui se résume en trois mots, la croissance, la croissance, la croissance ? » Ce n'est pas Emmanuel Macron, quand il était rapporteur de la commission pour la libération de la croissance avec Jacques Attali, c'est Jordan Bardella, qui a dit « il n'y a pas d'autre solution que de déréverrouiller les contraintes qui pèsent aujourd'hui sur la croissance ». Toujours Jordan Bardella. Qui a dit « on m'avait savoir que je devais rassurer les milieux économiques ». Jordan Bardella. Qui a dit « les prix planchés au niveau français, c'est une trappe à pauvreté parce qu'on est dans une économie ouverte ». Jordan Bardella, qui a dit qu'il faut supprimer les impôts de production pour créer de l'emploi, Jordan Bardella. Je le dis aux salariés, aux citoyens de mon coin et d'ailleurs, vous voulez que pour les impôts, les petits payent petit et que les gros payent gros ? C'est de la gauche que ça arrive. Vous voulez que, comme hier, on aille vers les congés payés, les retraites, la sécurité sociale, le SMIC ? C'est de la gauche que c'est venu. Ce n'est jamais de là, ce n'est jamais de l'extrême droite que viennent les progrès pour les ouvriers et pour les employés. Alors, avec Leïla, pour retrouver un endroit où il y aurait de l'espérance, qu'on pourrait importer en France, la semaine dernière, on a franchi les Pyrénées. On est allé voir si on pouvait y trouver du prégrès, puisque en Espagne, ces cinq dernières années, le SMIC a augmenté de 54% contre 17% en France. En Espagne, on a diminué les contrats précaires, à l'inverse de l'en France où les contrats auto-entrepreneurs ont été multipliés. En Espagne, on a instauré le congé menstruel. Ça n'est pas le paradis, mais c'est mieux qu'ici. Et surtout... L'Espagne s'apprête, sous 15 jours, à reconnaître la Palestine comme État. J 'ai rencontré avec Leïla l'ambassadeur de Palestine à Madrid et je lui ai dit ma douleur, ma douleur que la France ne soit pas aux avant-postes, aux côtés de l'Espagne, aux côtés de l'Irlande, aux côtés de la Belgique, aux côtés de la Norvège, aux côtés de la Slovanie pour... Défendre les droits humains, les droits des Palestiniens, pour défendre ce principe moral simple qui nous dit depuis le 7 octobre, une vie vaut une vie, les larmes d'une mère palestinienne valent les larmes d'une mère israélienne. L'ambassadeur m'a répondu, ne luttez pas pour les Palestiniens, luttez encore moins contre les Israéliens, luttez pour l'humanité. Et bien sûr, nous devons lutter ici, parce que si la France voulait, la France pourrait. La France, membre du Conseil de sécurité des Nations Unies, pourrait porter une résolution en son nom pour un cessez-le-feu à Gaza, pour un arrêt des colonies en Cisjordanie. La France, qui accueille les Jeux olympiques cette année, pourrait proposer au comité international des mesures de sanctions, de rétorsions, comme pour les athlètes russes, ni hymnes ni drapeaux israéliens. La France, membre de l'Union européenne, premier partenaire commercial d'Israël, pourrait remettre en cause l'accord d'association. Il nous faut une France insoumise en Europe pour une Europe insoumise dans l'ordre du monde. J'étais en Espagne avec Leïla, qui était reçue comme une quasi-ministre pour ce qu'elle avait porté au niveau européen à Bruxelles sur les travailleurs Uber, s'inspirant de la LeyRider en Espagne. Et je vais vous dire une petite confidence, ce que j'avais dit à Leïla il y a cinq ans, puisqu'on se connaît bien. Je lui ai dit, mais qu'est-ce que tu vas faire dans cette galère d'aller à Bruxelles ? dans ces immeubles de fer et de verre, et je craignais qu'elle s'y perde et qu'elle n'y perde son âme. C'est l'inverse. Elle s'est accrochée à un dossier, elle a secoué le cocotier, elle est parvenue à prendre ce qu'il y avait de meilleur en Europe, et elle a combattu les lobbies, elle a combattu Macron aussi. Et plus ou moins, imparfaitement, mais là, elle l'a emportée. Elle l'a emportée, première surprise, au Parlement européen. Elle l'a emportée, enfin, pour moi c'était impensable, avec la Commission européenne. Et grâce à Leila, et à bien d'autres bien sûr, ce sont des millions. de travailleurs Uber en Europe, qui on l'espère, il faudra encore de la lutte, vous savez, ce n'est pas parce que c'est écrit dans une loi que ça devient des choses tout de suite, c'est évident que non, mais il y a la possibilité pour eux d'avoir le droit à la sécurité sociale, d'avoir le droit à des congés, d'avoir le droit à des retraites, d'avoir le droit à tout ce que les firmes ne voulaient pas leur octroyer. Bien voilà. Voilà. Voilà l'Europe que nous voulons. L'Europe de Leïla qui arrache la présomption de salariats. L'Europe de Manon qui obtient la transparence sur les multinationales. L'Europe de Marina qui bataille contre le marché de l'électricité. L'Europe d'Anthony qui défendra l'argent avant les gens. Il nous reste un mois. Un mois pour aller chercher les copains. Trois semaines, d'accord. Ah, je me suis planté. Je reprends comme ça, on fait une coupe au montage. L'Europe d'Anthony qui défendra les gens avant l'argent. Il nous reste un mois. Un mois pour aller chercher les copains, les cousins, les collègues, dans les vestiaires du club de foot, au repas du dimanche, au cours de Zumba. Un mois pour quoi ? Un mois pour envoyer des vigies à Bruxelles. Un mois pour semer des graines d'espoir. Des graines qui germeront demain. De l'espoir pour la gauche, de l'espoir pour la France. Et si on fait tout ça, à la fin c'est nous qu'on va ? A la fin c'est nous qu'on va ?
Fier de ce clip, il donne envie de bouger, il donne la pêche, il donne envie de s'engager. Diffusez-le en masse sur les réseaux sociaux. On regarde.
Alors, moi, j'ai pas d'origine, j'ai bien cherché dans ma généalogie. Je viens d'un peu plus au sud de la France. J'espère que vous m'acceptez quand même. Et merci d'être si nombreuses et si nombreux. Merci à François de nous accueillir, de montrer que non, la Picardie n'est pas reléguée pour toujours au Rassemblement National et qu'il y a une terre de résistance. soutien aux salariés de Metex, mais aussi à tous les salariés que nous avons rencontrés aujourd'hui. C'est pour tous les Metex du pays que nous nous battons pour que plus jamais, demain, une entreprise ne soit reléguée à mettre la clé sous le tapis. C'est pour tous les Metex du pays que nous allons nous battre au Parlement européen. Votre présence ce soir nous honore. Demain, nous nous battrons pour vous, chers amis. Macron et Le Pen continuent un petit peu leur danse de deux. Je veux débattre, je ne veux pas débattre. On ne sait jamais selon les jours. On est dispo, au besoin. Ils sont là pour nous confisquer cette élection. Et la réalité, c'est que ce sera à nous de nous imposer, à nous de faire irruption dans cette élection où ils auraient bien aimé nous reléguer au second plan. Pas de bol, on est là. Puis même, on commence à raconter que ça frémit un petit peu dans les sondages. Si ça frémit dans les sondages à un mois de l'élection, je pense qu'on peut être fiers, fiers de cette campagne. Et je voudrais... Rendre hommage à toutes les militantes et les militants qui ne comptent pas leurs heures pour tracter, afficher, differ, convaincre, pour aller inscrire sur les listes électorales, pour soutenir ce programme que nous avons publié. Parce que oui, dans une élection, c'est assez utile. On a un programme, l'unionpopulaire.fr, pour ceux qui pensent qu'on ne parle que d'un sujet ou de l'autre. 480 propositions, c'est pas rien. d'être avec vous toutes et vous tous ce soir à Amiens pour continuer notre montée en puissance dans cette campagne et lancer un appel à la mobilisation générale, la mobilisation de la jeunesse qui se lève face au massacre à Gaza, la mobilisation du monde du travail comme ici à Metex, Dunlop et toutes les autres entreprises qui se battent. contre la désindustrialisation et la casse des travailleurs, la mobilisation des classes populaires qui prennent de plein fouet l'explosion du coût de la vie. A vous toutes et à vous tous, je vous dis, venez nous aider, venez nous aider à construire l'après Macron, parce qu'il commence le 9 juin, il y a un tour, alors soyez au rendez-vous. Je vous parlais de cette jeunesse et qu'elle nous fait honneur, cette jeunesse. La jeunesse qui veut pouvoir étudier et qui refuse la destruction des écoles, le sous-financement des universités, qui se mobilise contre la 69 ou les méga-bassines. mais aussi cette jeunesse qui se mobilise pour ses frères et sœurs d'humanité contre les massacres à Gaza. Et je veux leur dire bravo et merci. Bravo de ne pas détourner le regard face à un génocide en cours dans la bande de Gaza. Malgré les intimidations, malgré la répression, malgré l'envoi de CRS, bravo à eux. Ces voix de la paix qu'on essaie de faire taire, comme Guillaume Meurisse, menacé de licenciement, pour une blague, pour une blague. Alors, si vous me le permettez, chers amis, en votre nom à tous, je veux dire ici, notre soutien plein et entier à Guillaume Meurisse. Honte ! Direction de Radio France et France Inter, caporalisée par le gouvernement de Macron et de Dati. Et bravo aux rédactions, aux journalistes, aux équipes de Radio France en grève contre leur direction, contre cette volonté de retour à l'ORTF. Ils pourront compter sur notre soutien. En quelques sommes, l'état du débat public en France, une jeunesse matraquée, les manifestants arrêtés, les opposants comme Mathilde Panot ou Rima Hassan convoqués, les humoristes muselés. Et pendant ce temps-là, vous avez des néo-nazis qui défilent tranquillement dans les rues de Paris sans que ça choque qui que ce soit. Et je veux le dire avec beaucoup de fermeté, la censure est l'arme de celles et ceux qui ont déjà perdu. Ils veulent nous faire taire. Alors, à l'heure où Israël a lancé l'offensive sur Rafa, crions plus fort encore puisqu'il va nous faire taire. Cessez le feu. Cessez le feu. Cessez le feu. Parce qu'on a dit... plateau, mais Emmanuel Macron est d'accord avec vous pour un cessez-le-feu. Ah oui ? Pourquoi il ne fait rien en pratique ? Qu'attend-il pour demander la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël ? Qu'attend-il pour décider un embargo sur l'envoi d'armes vers Israël ? Qu'attend-il pour reconnaître l'État de Palestine ? Voilà ce que nous ferons avec un maximum de députés le 9 juin au Parlement européen. En attendant, excusez-nous, on essaiera d'utiliser tous les leviers pour se faire entendre, y compris celui de l'Eurovision. Alors, on en déplaise à certains, oui, l'Eurovision est politique. Et d'ailleurs, on aura appris à cette occasion qu'il n'y a pas que à l'Assemblée nationale que les députés macronistes et l'extrême droite votent ensemble, il y a aussi à l'Eurovision. Toujours là, Gaël Braun-Pivet, Nadine Morano, des députés du Rassemblement national, ils se sont oppressés à défendre Israël pour clouer le bec aux islamo-insoumis que nous sommes tous. Mais à part ça, l'Eurovision ne serait pas politique, bien sûr. Alors qu'on nous explique pourquoi la Russie a été exclue en 2022 en réplique à ses crimes de guerre. Voilà ce que nous dénonçons, c'est précisément ce deux poids, deux mesures que nous ne supportons plus, dans l'application du droit international, dans les sanctions, dans le traitement médiatique. Alors, le 9 juin, envoyez au Parlement européen des députés dont la voix ne tremblera pas face au massacre et face au génocide. Nous nous battons pour que les hommes et les femmes du monde entier puissent vivre en paix, mais aussi pour que l'on puisse vivre mieux ici, dans notre pays. Tout changer pour vivre mieux, en quelque sorte pour résumer notre slogan. Voilà notre programme, notre objectif. Et malheureusement, on le sait trop bien, ici, en Picardie, François a longuement parlé des effets de la concurrence déloyale, des délocalisations, des licenciements boursiers. Et à cause de bornes, c'était ça l'absence dans ma tête. Vous allez penser qu'elle m'obsède, je vais en parler d'elle après, je vous préviens. C'est exactement le chantage que nous racontaient tout à l'heure les ouvriers de Dunlop à la délocalisation en Slovénie ou en Roumanie. Des délocalisations à tour de bras vers l'Europe de l'Est ou vers l'Asie pour profiter de la misère du monde en faisant du dumping social. Moins d'emplois ici, moins de droits là-bas. Voilà le résumé de leur politique du perdant-perdant. Pour les peuples, mais gagnant-gagnant. Pour une petite poignée, les multinationales et les ultra-riches. Il y a tant d'exemples que François et Marina notamment ont évoqués. c'est peut-être le meilleur symbole dans cette campagne. Pendant que Macron déroule le tapis rouge à Versailles, au multinational, avec son salon Choose France, nous, on était là. ici, avec les ouvriers de Metex, de Dunlop, de Valeo, de Farvia, sur un parking à Amiens, pour précisément choisir la France, les industries, le savoir-faire qui existe dans notre pays. Et c'est ça que nous allons défendre. Parce qu'en réalité, son salon Choose France, c'est Choose, les cadeaux fiscaux aux grandes multinationales, comme ça qu'on pourrait le renommer. Il vend la France à la découpe pour attirer quelques investisseurs, ça vaut bien quelques avantages fiscaux au passage. J'ai une question, puisque le salon n'est pas terminé. Dans son lot d'investisseurs, il n'y a vraiment aucun bienfaiteur pour venir sauver Metex, ou pour venir sauver Duralex, ou pour venir sauver l'usine Sistovi qu'évoquait Marina ? Personne ? Aucune grande entreprise ? Parce que si on prend l'usine Metex, qui a été si longuement évoquée, avec ses 300 emplois menacés, un savoir-faire, la lysine, un acide aminé qui est central dans la production de médicaments, la seule usine en Europe, celle qui produit aussi de manière cinq fois moins polluante qu'en Chine. Et bien après, on va voir Macron qui va venir, non mais attendez, on veut lutter contre les pénuries de médicaments, mais on ferme l'usine. de l'isine qui sert à produire des médicaments comme l'aspégique ? Mais de qui se moque-t-il ? Et surtout, de qui la Commission européenne se moque-t-elle ? Quand on discutait tout à l'heure sur le parking de Metec, ça me faisait bizarre, il y avait le drapeau européen derrière. Mais qui a organisé la perte de souveraineté de notre industrie ? Qui a organisé l'ouverture de nos frontières à des produits qui viennent des quatre coins du monde ? Qui a voté à tour de bras des accords de libre-échange ? C'est cette Union européenne-là que nous dénonçons aujourd'hui et contre laquelle nous nous battons pour construire et protéger nos industries en France et en Europe. Alors, je veux le dire. C'est pour tous les métextes du pays qu'on se bat. Et je comprends que des gens comme Gabriel Attal, qui, depuis son 7e arrondissement, n'a pas souvent dû voir des usines fermées. C'est un peu compliqué pour lui à comprendre. À comprendre aussi la fierté ouvrière du travail, bien fait, de l'accomplissement collectif. Qu'est-ce qu'ils savent ? Qu'est-ce qu'ils savent à la Commission européenne de la catastrophe sociale ? pour des bassins de vie entiers quand une usine ferme. Je disais ça sur le ton de la blague tout à l'heure. Mais si Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, descendait de sa tour d'oreille à Bruxelles et qu'elle venait ici à Amiens discuter avec les ouvriers de Metex, qui ont potentiellement leur vie, leur avenir sur la sellette, parce qu'on a voulu vendre à la découpe notre industrie, alors je suis sûre que s'ils vivaient... une journée, une semaine avec et aux côtés de ces ouvriers, que jamais ils ne les abandonneraient de la manière dont ils le fassent. Alors soit nous allons ramener Ursula von der Leyen de force ici à Amiens, soit nous emmènerons les ouvriers à Bruxelles. Mais vous pouvez compter sur nous pour ne pas les lâcher. La réalité, c'est que ceux qui ont ouvert les bras à la mondialisation n'en ont tiré absolument aucune leçon, aucune leçon. Après le dernier élargissement de l'Union européenne, la moitié des usines qui ont fermé et qui ont délocalisé, c'est au sein même de l'Union européenne. Donc on crée notre propre dumping social en Roumanie, en Pologne et tous les pays notamment d'Europe de l'Est. Et là on pourrait se dire, bon, les mecs ils ont fait la connerie une fois, peut-être ils vont retenir la leçon. Ah ben non, si on élargissait encore plus l'Union Européenne à des États qui ont des salaires minimums en dessous de 200 euros. Eh bien nous le disons très clairement, il n'y aura pas d'élargissement de l'Union Européenne sans harmonisation sociale et fiscale préalable, ça suffit. de mettre en concurrence nos ouvriers, nos salariés, nos savoir-faire. Voilà ce que c'est la gauche fidèle sur ses appuis, fidèle sur ses valeurs, celle qui ne doit pas transiger sur les accords de libre-échange. J'en dis un mot ici parce que vous connaissez ma légère obsession sur le sujet. Certains ont découvert que oui, on allait importer du lait de Nouvelle-Zélande. À cause de l'accord de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande, c'est vrai qu'on ne produit pas de lait dans notre pays, non ? Picardie et ailleurs. Ils veulent importer des haricots verts du Kenya, de la viande bovine du Brésil, alors qu'on sait très bien les produire ici. Alors je le redis pour ceux qui n'ont pas très bien compris de quoi nous parlons dans cette campagne. Nous sommes fiers et je suis fière de présider au Parlement européen le seul groupe qui n'a jamais donné aucune voix à ces accords de libre-échange. Voilà la gauche qui tient bon. qui défend ses industries et qui défend son agriculture. Mais on ne va pas s'arrêter là. Il est temps de retrouver les moyens de produire en France et en Europe ce dont nous avons besoin. C'est pourquoi dans cette campagne, nous proposons un grand plan de relocalisation industrielle qui assume oui. Ce que François disait, c'était un gros mot il y a quelques années, le fameux protectionnisme. Une taxe aux frontières de l'Union européenne et un droit de préemption des États pour les industries stratégiques. Pour que plus jamais, les amis, il n'y ait d'histoires comme celle de Metex, de Whirlpool, de Duralex ou d'usines de panneaux solaires en difficulté. Pour recréer des centaines de milliers d'emplois. en France, en Europe, sur nos territoires, pour suivre un principe très simple, produire ici ce dont nous avons besoin. Voilà ce que nous allons défendre au Parlement européen. Alors, j'entends déjà nos adversaires venir nous dire « Bon, vous êtes sympas à investir dans nos industries, ça coûte de l'argent, la France Insoumise qui veut toujours mettre à feu et à sang nos économies, bla bla bla ». Je me lasse moi-même à faire leurs arguments. Mais rassurez-vous, on a bien prévu d'en faire passer un petit nombre à la caisse. Par exemple, les ultra-riches et les grandes entreprises, les évadés fiscaux, comme Bernard, ton grand pote, François. On ira aller chercher personnellement cet argent, non ? Enfin, je ne sais pas. Mais aussi les grandes entreprises qui se gavent d'aides publiques, parce que ça m'a marquée cet après-midi quand on discutait avec les ouvriers des différentes entreprises. Toutes ces entreprises, qui sont des grandes entreprises multinationales, reçoivent des aides de l'État. Donc vos impôts, votre argent, utilisez directement pour que des entreprises puissent licencier. Et nous proposons aussi, puisqu'Emmanuel Macron a voulu se débarrasser de l'impôt sur la fortune en France, nous continuerons de le proposer au niveau européen, un ISF européen pour qu'enfin les gros payent gros. Alors pour finir sur le comment on va payer, vous aurez remarqué au passage qu'en 2008-2009, quand il s'agissait de sauver les banques, il ne s'était pas posé la question. Les milliards, même les centaines de milliards d'euros étaient assez bien au rendez-vous. Et vous connaissez le slogan « Si le climat était une banque, il aurait été sauvé depuis longtemps ». Ça marche aussi avec notre industrie remarquée. Si ça avait été une banque, si les ouvriers avaient été des traders, Samir, je ne sais pas si tu veux devenir trader, ça fait longtemps qu'il les aurait sauvés. Ils ont trouvé l'argent pour sauver les banques. Nous, nous trouverons l'argent pour sauver nos industries, des vies et des emplois. Mais produire ici suppose de protéger et de renforcer le droit du travail de celles et ceux qui le font vivre. L'autre enfant du pays, Macron, rassurez-vous, moi aussi je préfère François, mais désolé, l'autre enfant du pays, Il a affaibli le droit du travail dès son arrivée au pouvoir, au passage sans vote au Parlement, moins de pouvoir au syndicat, moins de protection aux travailleurs, mais il ne s'est pas arrêté en si bon chemin, avec en point d'orgue la réforme des retraites, la honteuse, l'injuste, la violente réforme des retraites, dans laquelle on a tous pris deux ans fermes de plus. Et je vois bien que certains ont vite oublié les revendications des manifestations, dans la rue, il y a pourtant pas si longtemps que ça, juste un an, et notamment Raphaël Glucksmann qui remet en cause le droit à la retraite à 60 ans. Alors, je vais aller vérifier ce qu'on avait dit exactement là-dedans. C'est le programme de la NUPES. Je rappelle qu'ils l'ont signé il y a à peine deux ans. Et dans ce programme, nous disons, il y a écrit noir sur blanc, « Restorez le droit à la retraite à 60 ans, à taux plein, pour toutes et pour tous ». Et j'ai bien vérifié, il y a le logo du Parti Socialiste dessus. Alors ils sont un petit peu amnésiques, ou ils ont la mémoire courte ? Mais je dois bien reconnaître une chose, le nouveau parti socialiste est un peu différent de l'ancien. D'habitude, ils attendaient d'être au pouvoir pour renier leur programme, maintenant ils n'attendent même plus, ils le font avant même d'être au pouvoir. Alors, on comprend mieux pourquoi. Les manifestations retraites ne l'ont jamais fait vibrer. Eh bien, je dois dire que nous, nous sommes fiers d'avoir mené cette belle, cette grande bataille pour le droit à la retraite, pour le droit au repos, pour le droit à s'occuper de ses petits-enfants, de sa famille. Alors ne vous trompez pas. le 9 juin. L'enjeu, c'est aussi de donner de la force à ceux qui veulent rétablir la retraite à 60 ans. Et pour cela, il y a un seul bulletin de vote, ceux qui portent le programme de la NUPES et de la retraite à 60 ans, celui de la France insoumise. En plus, Anthony en a dit un mot parce qu'on retrouve celle qui nous a fait tous mal sur la liste des macronistes, Elisabeth Borne. Il paraîtrait même qu'elle envisage un avenir présidentiel. J'ai lu ça quelque part. Alors Anthony, prépare-toi bien à débattre avec elle. Moi, je préfère Anthony comme président, perso. Mais cette même Elisabeth Borne qui ricane quand on parle de la souffrance au travail, celle qui a imposé cette réforme si dure. Pourtant, j'ai bien vérifié, elle, elle a ses trimestres. On le sait puisqu'elle a juste l'âge qu'il faut pour échapper aux effets de sa propre réforme. La vie est bien faite quand même. Et... Si elle est là, en dernière place de leur liste, c'est parce qu'en réalité, ils en sont fiers. Fiers de sa réforme, fiers de ses 49.3 à répétition, fiers de détruire nos droits et nos vies. Alors, le 9 juin prochain, envoyons définitivement Elisabeth Borne à la retraite. Elle verra que c'est un plaisir pour tous. On est comme ça, on est partageurs. Et je dois dire ma fierté à moi d'avoir sur notre liste, en quatrième position, Anthony Smith. Un inspecteur du travail qui a tenu tête et gagné contre Elisabeth Borne pour protéger les droits des salariés. Oui, le droit... Le droit du travail est l'arme des travailleuses et des travailleurs. Et face à ceux qui le détruisent, Élisée, ceux qui le protègent. Anthony Smith a déjà gagné une première bataille contre Elisabeth Borne. Alors aidez-nous à lui faire gagner une seconde bataille. Et ça se passe le 9 juin prochain. Qu'on se dise les choses, un malheur ne vient jamais seul. Manifestement, cette réforme des retraites, ça ne leur a pas suffi. Ils ne vont pas s'arrêter là, ils vont continuer, ils ne vont pas se contenter de nos droits à la retraite, ils s'en prennent aussi aux chômeurs. Dès cette semaine, Gabriel Attal, qui devrait faire de nouvelles annonces pour une énième réforme de l'assurance chômage, vous étiez encore en train d'essayer de comprendre la précédente, rassurez-vous, ils vont encore sucrer dans vos droits, enfin, rassurez-vous, ce n'est pas le bon terme, qu'ils vont encore continuer à détruire nos droits. Parce que, c'est bien connu, bande de fainéants qui est au chômage, se fait traverser la rue pour trouver un emploi, tout le monde le sait, ici en Picardie. Tout ça pour quoi, en fait ? Pour répondre, satisfaire leur soif d'austérité. Ils ne sont jamais rassasiés, en réalité. Parce que, je vous le dis, ces réformes, elles ne viennent pas de nulle part. Vous l'avez vu, ils se sont lancés dans un petit concours lépine des pires idées pour faire la poche des Françaises et des Français. Une forme de calendrier de l'Avent, des pires horreurs. Donc le lundi, vous avez la réforme de l'assurance chômage. Le mardi, vous avez le gel des pensions de retraite. Le mercredi, l'abaissement du remboursement des médicaments. Le jeudi, ils s'en prennent à la rénovation thermique des logements. Le vendredi, vous n'en avez pas assez allé. On s'en prend un peu aux hôpitaux, aux écoles. Bref. Tout y passera. La précarité est généralisée. Ce n'est pas leur adversaire, c'est au contraire leur objectif et leur programme. Et je vous le dis, ne vous laissez pas faire. Parce que voilà la conséquence concrète de leurs nouvelles règles budgétaires d'austérité, qui au passage ont été largement votées des socialistes, des macronistes et de la droite qui gouvernent ensemble au niveau européen. Et je veux ici lancer un appel solennel à tous ceux qui subissent de plein fouet. ces politiques d'austérité. À vous qui n'avez pas les moyens de vous payer des soins privés pendant que l'hôpital public est abandonné. À vous qui avez vos enfants dans des classes surchargées et pas à Stanislas. À vous qui subissez l'explosion du coût de la vie pendant qu'une poignée de multinationales se gavent. À vous tous, les précarisés, les oubliés, dans les quartiers comme dans la ruralité. Venez nous aider et faisons du 9 juin un grand référendum contre cette cure d'austérité. Mettons un stop à leur politique de raquette sociale. Croyez-moi, il va falloir qu'on soit un peu nombreux, qu'on serre les rangs, parce qu'en face, les puissances de l'argent se sont trouvées de nouveaux alliés, avec notamment le Rassemblement national. Et quelques jours, quelques semaines maintenant, on a fait une audition devant le MEDEF. Alors moi, je suis bonne élève, j'y suis allée, j'avais quelques vérités à leur dire, notamment la fois où ils ont écrit mot pour mot la position de la France pour bloquer une mesure de lutte contre l'évasion fiscale. J'en ai profité pour leur dire. Mais j'avais juste à côté de moi, en plus, pas de faute, pas de chance, c'était dans l'ordre alphabétique, et donc juste à côté de moi, j'avais Jordan Bardella, qui a fait une petite danse du ventre devant les grands patrons pour leur dire globalement comment il allait leur donner les pleins pouvoirs. Toujours là, évidemment, pour venir prêter main forte aux macronistes, mais aussi aux grands patrons pour s'opposer à un meilleur partage des richesses. Parce que si l'on regarde d'un peu plus près... On a proposé à l'Assemblée nationale comme au Parlement européen une taxation des super profits et des entreprises. Qui vote contre ? Macroniste et Rassemblement national, main dans la main. Nous avons proposé d'encadrer les écarts de salaire de 1 à 20 pour qu'il n'y ait plus de M. Stellantis qui ait payé 1700 fois le SMIC. Rassemblement national et Macroniste vote contre main dans la main. On a proposé d'augmenter le SMIC. Rassemblement national et Macroniste, vote contre. Nous avons arraché une directive, François en parlait, qui donne une vraie protection sociale aux travailleurs des plateformes qui s'est trouvé sur notre chemin. Macroniste et Rassemblement national, main dans la main. Le Rassemblement national, à Paris et en France, prend de la France aux Français. Mais à Bruxelles, en réalité, ils vendent la France aux marchés. Voilà la réalité du bilan du Rassemblement national. Emmanuel Macron et Marine Le Pen, ce sont deux clones au service de l'argent. Et si on ne déjoue pas ce duo le 9 juin prochain, alors vous pouvez être sûrs qu'on sera condamnés à le subir pour les prochaines élections. Et donc je le dis à toutes celles et à tous ceux qui ne veulent plus à juste titre de Macron, de sa politique antisociale qui nous fait les poches le 9 juin. Prochain, ne vous trompez pas de porte de sortie parce qu'il y a une porte qui vous ramène dans la pièce et elle s'appelle Jordan Bardella. Alors le 9 juin prochain, donnez-nous la force de construire l'après-Macron, de montrer que nous ne sommes pas condamnés à ce duo entre les macronistes et l'extrême droite, que nous pouvons tracer une alternative et nous donner la force de tout changer. se cacher, pour tout changer, il va falloir faire un peu le ménage dans les institutions européennes, un peu nettoyer les écuries d'Ogea, si vous voyez ce que je veux dire. Parce que si le Rassemblement national vote contre vos intérêts, contre l'intérêt du peuple, c'est parce qu'en réalité, il vote comme les lobbies lui ont dit. Bardella, ne vous trompez pas, je l'ai vu au MEDEF, c'est le larbin des grands patrons. Toujours là pour servir les intérêts des multinationales et des lobbies, on l'a vu pendant 5 ans, il n'a pas hésité une seconde à reprendre les amendements de McDo contre la réduction des emballages à usage unique, du lobby des pesticides, pour continuer à nous empoisonner la vie, ou encore de total contre la taxation des super-profits. Mais, je vais vous dire, ce n'est pas étonnant. Quand on sait qu'un quart des députés au Parlement européen reçoivent des rémunérations annexes, souvent qu'ils viennent de lobbies, d'entreprises privées ou d'États étrangers, des indemnités évidemment, en plus de leur mandat. Alors, manifestement, ça n'a pas plu à quelques-uns que je mette ce sujet sur la table. Désolée, je continuerai à le mettre autant, aussi longtemps qu'il dérangera. Parce que oui, il y a plein de cas. Je peux vous citer, par exemple, une ministre d'exercice qui était députée européenne il n'y a pas si longtemps que ça, Rachida Dati, qui a touché 900 000 euros de Renault ou 800 000 euros d'Orange quand elle était députée. Et le pire dans tout ça, c'est que c'était légal. Et on peut se poser une question légitime. À qui, ces députés, rendent-ils des comptes ? Est-ce qu'ils rendent des comptes aux citoyens qui les élisent ? Ou aux entreprises qui les payent ? Alors, on est en droit de se poser la question. On en déplaise à Mme Ayé, la tête de liste Macroniste, qui, à court d'arguments politiques, veut déplacer le débat sur le terrain judiciaire. Sans doute. pour masquer leur opposition à ma proposition d'interdire les rémunérations annexes qui posent des conflits d'intérêts, sans doute pour masquer le fait qu'ils ont voté contre il n'y a pas plus tard que quelques semaines, sans doute pour masquer les intérêts et protéger les intérêts d'un certain nombre de députés de son groupe, comme monsieur Verhofstadt, qui touche plus de 130 000 euros d'entreprises. Alors, nous, nous sommes clairs. Vous le savez, j'ai toujours fait de la lutte contre les lobbies la base de mon engagement politique avant même d'être élue au Parlement européen. Et je m'y engage au nom de toutes celles et tous ceux que demain vous ferez élire au Parlement européen. Aucun élu insoumis ne touchera le moindre centime, le moindre euro de lobby, d'entreprises, d'États étrangers. J'ai écrit une lettre ouverte à tous les autres pour qu'ils prennent le même engagement, assez simple et assez clair. À ce jour, personne n'a répondu. On vous laissera juger. Alors le 9 juin, si vous voulez envoyer des députés et des élus incorrutibles au Parlement européen, votez pour la liste de la France insoumise pour enfin faire primer l'éthique sur le fric. Les amis, il nous reste 27 jours. Oui, je me lève tous les matins en comptant. J'espère vous aussi. 27 jours. 27 jours, c'est beaucoup et peu à la fois. 27 jours. 27 jours pour déjouer. Ce faux duel entre vrais jumeaux, le Rassemblement national et les macronistes sur les questions sociales, unis pour l'austérité, unis pour protéger les grandes entreprises, unis pour protéger l'environnement, unis pour recevoir l'argent des lobbies. 27 jours pour en finir avec le libre-échange qui détruit nos vies, avec l'Europe co-gérée par Emmanuel Macron, von der Leyen et les sociodémocrates. 27 jours pour sauver tous les métextes du pays et de l'Union européenne. 27 jours. pour dire non et stop, enfin, Macron et son gouvernement, pour lui dire que son projet, il est minoritaire dans notre pays. 27 jours, les amis, pour se mobiliser, dans les cités U comme sur les marchés, au déjeuner de famille comme à la machine à café, dans les faubourgs comme dans les cités, partout. Ils veulent une jeunesse à soumets, un monde du travail aux ordres, des quartiers populaires serviles. Ce sont précisément elles et eux que nous allons mobiliser dans cette montée en puissance pour la paix, pour nos emplois, pour nos services publics. Leur meilleur allié, c'est la résiliation, la résignation de toutes et de tous. Mais notre plus grande force, c'est notre détermination. Votre nombre ce soir en est la démonstration dans cette salle qui déborde, avec des gens que je veux saluer, qui ont regardé tout ce meeting en dehors de la salle. Nos salles qui débordent à Grenoble, à Montpellier, qui déborderont encore à Bordeaux, à Marseille, à Paris, de porte à porte, de cité en cité, Je compte sur vous les amis et le 9 juin c'est nous qu'on va gagner pour rendre en marche Jean-François. Cette soirée pleine d'énergie où, j'espère, vous êtes venus avec la banane et vous repartirez avec un sourire encore plus grand, repartir avec ces mots d'espoir et de lumière de Paul Éluard. La nuit n'est jamais complète. Il y a toujours, puisque je le dis, puisque je l'affirme, au bout du chagrin, une fenêtre ouverte, une fenêtre éclairée. Il y a toujours un rêve qui veille, désir à combler, fin à satisfaire, un cœur généreux, une main tendue, une main ouverte, des yeux attentifs, une vie. La vie à se partager. Voilà le meilleur résumé de notre programme. Alors les amis, rendez-vous le 9 juin
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