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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
parole est à monsieur le président Olivier Marlaix pour le groupe Les Républicains.
Il paraît que le président de la République veut réindustrialiser la France. Alors, parlons-en. Parlons d'Atos, 100 000 salariés, champion national européen du numérique, entreprise conçue pour assurer l'indépendance de la France dans le calcul de haute intensité. Il y a six mois, je vous ai invité à nationaliser temporairement Atos pour éviter un naufrage. Cela m'a valu à l'époque les railleries de vos ministres. Six mois plus tard, vous nationalisez. Tant mieux, mieux vaut tard que jamais. Mais vous semblez être les seuls à ne pas avoir compris qu'il fallait maintenir l'intégrité d'Atos et vous continuez à privilégier le plan de découpe conçu par la banque Rothschild et vos conseils américains. Parlons de Biogarant, champion français du médicament générique, notamment la moxiciline qui fait défaut dans nos pharmacies, dont nous consommons 61 millions de boîtes en France. L'entreprise est dans l'impasse parce que les remboursements de la sécurité sociale sont à un prix inférieur au coût de production. Aujourd'hui, l'actionnaire veut jeter l'éponge avec un risque de prise de contrôle par un investisseur étranger alors que le Covid nous a enseigné combien nous étions désormais démunis. Allez-vous vous y opposer fermement comme vous avez su le faire à une époque pour préserver Carrefour ? BioGarant doit rester français. Parlons aussi de Total, la plus grosse valorisation du CAC 40, entreprise construite pour assurer l'indépendance énergétique de la France dans le secteur pétrolier. A force de vouloir verdir la finance en refusant à Total le label ISR pour ses activités dans les renouvelables, vous les poussez à se financer aux Etats-Unis, au point qu'ils envisagent aujourd'hui une cotation sur la bourse de New York. Quand cesserez-vous d'être les liquidateurs de nos champions industriels français ?
vous remercie. La parole est à monsieur le Premier ministre.
Merci Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le Président Marlex. Oui, nous réindustrialisons la France. et ce depuis 2017 avec une action résolue pour faciliter l'implantation d'activités industrielles en France, la réimplantation après plusieurs décennies de désindustrialisation. Nous avons inversé la tendance. Est-ce que nous avons déjà effacé des décennies de désindustrialisation ? Évidemment non, pas encore. Mais la tendance s'est inversée. Ça fait cinq ans maintenant qu'on crée plus d'emplois industriels en France, qu'on en détruit, ça n'était pas arrivé depuis des décennies. Ça fait cinq ans qu'on ouvre plus d'usines en France, qu'on en ferme, c'était pas arrivé depuis des décennies. 200 usines qui ont été ouvertes l'an dernier en net dans notre pays. 176 l'année précédente. Il y a quelques jours, nous avons eu l'information qui a été révélée. Pour la cinquième année consécutive, la France est classée par les baromètres indépendants internationaux, pays le plus attractif d'Europe pour les investissements étrangers. C'est une bonne nouvelle pour notre pays, pour l'économie et pour les Français. L'an dernier, nos start-up ont réalisé un montant de levée financière supérieur à ce que nous constatons en Allemagne et chez nos principaux voisins européens. que tout va bien dans le meilleur des mondes. Je suis lucide. évidemment qu'il y a encore des difficultés. Ce que je dis, c'est que la tendance est la bonne. Et que cette tendance, je le crois très profondément, on la doit au cadre fiscal, au cadre économique qui a été posé par cette majorité depuis 2017 pour soutenir et faciliter l'activité économique. Dans quelques jours se tiendra le sommet Choose France qui se tient chaque année. Et je le crois à nouveau, de très grands projets d'investissement dans notre pays seront annoncés par des investisseurs internationaux. Il faut s'en réjouir. C'est aussi grâce à cela que nous avons le taux de chômage le plus bas depuis 25 ans. et que près de 2,5 millions d'emplois aient été créés dans notre pays. Restent des entreprises en difficulté. Nous les suivons au cas par cas et nous les suivons d'extrêmement près. Il y a le cas d'Atos que vous avez évoqué et le gouvernement a eu l'occasion d'annoncer un certain nombre de choses et de tracer des perspectives pour garantir notamment que les activités les plus stratégiques restent bien sous pavillon français. Il y a la situation de Biogarant que vous évoquez qui est, je le dis, suivie... de très près au jour le jour par le ministre de l'Industrie Roland Lescure et je le dis, nous imposerons des conditions drastiques sur l'avenir de cette entreprise et de Biogarant pour les raisons que vous avez évoquées, notamment en matière de souveraineté pour notre pays. Nous avons les instruments avec le CIRI notamment qui nous permettent de suivre les situations difficiles d'entreprises qui traversent des difficultés. Nous continuerons à les accompagner, à chercher à chaque fois des repreneurs, à chercher à chaque fois que les activités stratégiques restent sous pavillon français. Et surtout, nous continuerons avec une politique visant à faciliter le développement de l'activité économique, pour alléger le poids de la fiscalité sur les entreprises et sur l'activité économique, et pour tout faire pour que la France redevienne une grande nation industrielle. C'est possible et nous en voyons les premiers résultats.
vous remercie, monsieur le Premier ministre. Monsieur le Président.
seul chiffre, 9,5%, c'est le poids de l'industrie manufacturière dans le PIB. Il n'a jamais été aussi faible de notre histoire, monsieur le Premier ministre. Ne vous laissez pas griser par votre propre communication.
vous remercie, monsieur le Président Marlex. La parole est à présent...
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