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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
chers collègues, nous terminons ce jour les auditions de la commission d'enquête en recevant M. le ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin, que je remercie tout particulièrement d'avoir pu se rendre disponible au regard des contraintes de son agenda. Ces deux mois et demi de travail nous ont permis d'entendre à travers 44 auditions aussi bien les experts scientifiques et techniques. que les élus des différents territoires concernés, les services déconcentrés de l'État, mais aussi des universitaires, des assureurs, des opérateurs de réseaux, les organismes régionaux, les directions centrales des ministères concernés, et enfin, le ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires, M. Christophe Béchut, et vous-même aujourd'hui, M. le ministre de l'Intérieur et des Outre-mer. La gestion des risques naturels majeurs outre-mer concerne à l'évidence plusieurs ministères dont le premier, dont au premier chef, celui de l'intérieur des outre-mer, et c'est de leur synergie que découlent les différentes politiques publiques en matière d'anticipation de gestion de crise puis de réparation. De ces travaux, je retiens l'engagement de l'État et des collectivités concernées pour toujours améliorer la prévision, la prévention, puis la protection et la remise en état des territoires. La façon dont a été géré le cyclone Belal en est la parfaite illustration. Je retiens aussi la grande résilience de nos compatriotes d'outre-mer pour faire face à ces risques et qui font souvent partie de la mémoire collective de ces territoires, pour la plupart insulaires et souvent archipélagiques. Reste que le réchauffement climatique et ses effets amplificateurs sur le phénomène cyclonique, la découverte toujours possible de nouveaux risques, comme l'éruption du volcan sous-marin Fanny-Mahoré à Mayotte en 2018, l'extension des feux de forêt, les glissements de terrain et l'érosion côtière démontrent l'impérieuse nécessité de renforcer les actions. Ce sont ces attentes que je vous livre aujourd'hui, Monsieur le Ministre, au nom de tous les élus ultramarins et de leur population. Cette audition, je le précise, est transmise en direct sur le site de l'Assemblée nationale et l'enregistrement vidéo sera ensuite disponible à la demande. Monsieur le ministre, je vous laisserai la parole pour une présentation des différentes actions d'ores et déjà conduites, mais aussi celles à venir de votre ministère avant que nous poursuivions nos échanges sous la forme de questions-réponses. Je vous rappelle, monsieur le ministre, que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter le serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vous invite donc à lever la main droite et dire je le jure. Je le jure. Merci, monsieur le ministre. Je vous donne acte de votre prestation de serment. Faire votre propos introductif à nos débats.
Merci monsieur le président Camardine, je salue monsieur le rapporteur Vultet et tous les membres de votre commission. Vous m'interrogez dans le cadre de votre commission d'enquête et je serai évidemment en fonction des informations qui sont à ma connaissance. dans une logique évidemment de transparence, de tirer tous les renseignements utiles de à la fois l'expérience que j'ai pu avoir depuis deux ans au ministère de l'Intérieur et les Outre-mer, deux ans que l'Outre-mer est dans le portefeuille, mais aussi bien sûr dans les études que nous avons pu commander pour votre commission d'enquête. Si la principale mission du ministère de l'Intérieur et des Outre-mer en matière de risque naturel et surtout la gestion, vous le savez monsieur le Président, des crises, Une fois l'événement déclaré, bien sûr pour secourir les personnes, et je voudrais saluer évidemment tous ceux qui y concourent, les sapeurs-pompiers, les associations de protection civile, les agents de préfecture, les policiers, les gendarmes. Et je veux aussi dire que notre travail, ce sont des enjeux de prévention. même si ces préventions sont souvent le rôle précis du ministère de la Transition écologique ou des collectivités locales, ou des gouvernements autonomes quand c'est le cas. Mais le ministère intérieur ne veut pas voir qu'il a un rôle dans la prévention, la prévention des risques, bien sûr pour les personnes, mais aussi pour les biens. C'est donc bien dans vos travaux, dans la globalité qui m'intéresse, et à toutes les échelles. Je me suis souvent rendu sur les territoires de notre pays qui connaissaient... des risques naturels tellement avérés que le drame s'était déroulé. Je me rappelle d'ailleurs avant même mes fonctions ici au ministère de l'Intérieur des Outre-mer, être allé à Saint-Martin accompagner le président de la République puisque les douaniers et un certain nombre de reconstructions relevées du ministère des Comptes publics. Mais je me suis aussi récemment rendu à La Réunion après le passage de l'Oragon Bellal fin janvier pour montrer effectivement aux agriculteurs, aux citoyens, aux collectivités locales. D'abord, nous étions auprès d'eux en cas de drame, c'est le cas avec la vie de quatre personnes qui a été emportée avec le loup-dragan, mais aussi, bien sûr, dans la reconstruction économique et sociale. Le ministère de l'Intérieur, et le ministère de l'Intérieur et des Outre-mer en particulier, est le ministère des Crises. C'est bien le ministère de la Gestion des Crises. Qu'il y ait des lieux en Hexagone ou en territoire ultramarin, chaque riche, chaque événement doit évidemment faire l'objet d'une prise en charge efficace des personnes et des biens, et j'insiste évidemment sur les deux points. L'ensemble des centres opérationnels des préfectures, notamment, sont en permanence en alerte et nous font remonter, vous le savez, quand il y a une crise ou juste avant la crise, en temps réel, en lien avec les préfectures, tous les éléments qui permettent aux services de secours d'être coordonnés et laisser souvent aux préfets le soin de prendre des décisions tout en ayant au ministre de l'Intérieur des informations en temps réel. Cette dualité entre l'échelon local, dirigé par le préfet ou le haussaire, et l'échelon national, dirigé par le ministère de l'Intérieur avec le directeur général de la sécurité civile et des crises, implique aussi, je le sais, tous les acteurs locaux, notamment les collectivités locales, avec le binôme sacré maire-préfet, on le connaît depuis le Covid, mais singulièrement quand il y a une crise, le maire étant sans doute le premier agent de la sécurité civile, avant même parfois l'arrivée des professionnels de la sécurité civile. Il prouve, je crois, à chaque crise, ce modèle maire, préfet, autorité nationale, sa pertinence. Et je pense que l'on peut dire, dans les domaines sanitaires, sociaux, climatiques, mais aussi sécuritaires, que notre modèle, qui connaît de nombreuses crises, dans tous nos territoires ultramarins, quand on regarde les autres territoires comparables, est le modèle le plus résilient, et celui qui empêche le maximum de morts et de destructions. Si l'ensemble des travaux de votre commission me concerneront plus ou moins directement, vous ne m'en voudrez pas de limiter mes champs de réponse à ceux qui me sont propres. Mon collègue Christophe Béchut, je crois, a d'ores et déjà répondu à votre audition et d'autres le sauront peut-être sans doute, mais j'ai entendu que j'étais le dernier, donc je retire cette phrase. Le territoire français est très régulièrement soumis à des risques naturels. J'évoquais le cyclone Bédale, mais je peux aussi parler de la tempête Ciarran, qui a touché le Finistère aux résondations du Pas-de-Calais, la tempête Alex, qui a touché les Alpes-Maritimes, ou encore les mégatosephorées qui ont touché la Gironde. C'est de ces éléments de crise, en Outre-mer, en Hexagone, que nous nourrissons pour améliorer partout sur le territoire national des scénarios, et donc prédisposer des moyens et y mettre des investissements. Je veux cependant souligner que les évolutions climatiques vont rendre ces phénomènes de plus en plus nombreux, de plus en plus violents. Nos Outre-mer seront particulièrement touchés. En premier, je pense au recul du trait de côte. Si je prends l'exemple de la Nouvelle-Calédonie, 75% des habitants de Nouvelle-Calédonie habitent en direct sur une côte qui connaît peut-être demain une érosion. Je pense à la disparition d'atolles ou d'îles. Je pense évidemment à la polynésie française, à la sécheresse. que Mayotte a connue dans des conditions absolument terribles, et évidemment des cyclones, des ouragans, des tremblements de terre. Ces calamités qui sont de plus en plus fréquentes, sans doute avec l'achèvement climatique que nous évoquons, nos territoires ultramarins, sans doute ceux d'ailleurs qui sont en premier dans le Pacifique, puis dans l'océan Indien et dans les Antilles, sont touchés comme tous les autres territoires. avec, si j'ose dire, pour les autres territoires comme difficulté de ne pas avoir la France et son modèle de sécurité civile et son modèle d'investissement comme intervention. Ces événements sont désormais dans votre quotidien, à vous les élus ultra-marins et aux représentants publics qui travaillent sur les territoires ultra-marins. Plus personne, quel que soit son lieu de résidence, son niveau social, peut s'estimer totalement à l'abri de ces phénomènes. A la différence de l'Hexagone, les départements d'outre-mer sont soumis au cocktail de risques, pas simplement à un risque. Car tous les risques existent en Outre-mer, sauf le risque d'avalanche. Tous les risques existent en Outre-mer. La totalité des risques s'y trouvent donc. séismes, éruptions volcaniques, cyclones, tempêtes, mouvements de terrain, feux de forêt, et peut-être s'il devait y avoir d'autres événements qui se cumulent, tsunamis, comme d'autres territoires pas très loin de nos territoires ultramarins les ont connus. Cette palette de cocktails de crise impose donc un cocktail de réponses, c'est juste dire, dans chacun des territoires, d'autant plus difficiles, qui sont parfois très éloignés. du centre de décision qui est l'Hexagose. Cette spécificité implique évidemment une préparation et une anticipation extraordinaires. C'est en particulier l'objet des plans hors sec que vous connaissez et qui démontrent à chaque fois leur efficacité. Les phénomènes le plus fort donc sont de plus en plus récurrents et quasiment toutes ces collectivités sont soumises à plusieurs événements chaque année. S'ils ne sont fort heureusement pas tous d'une intensité extrême, s'ils ne causent pas tous des morts ou des blessés, ils nécessitent à chaque fois une capacité de prévention, d'intervention le plus en amont possible, notamment aidée par les grands progrès Café Météo France que je voudrais évidemment saluer. La récurrence de ces phénomènes permet aussi dans l'autre sens de mieux appréhender les impacts et donc de mieux nous préparer et prévoir ces phénomènes, c'est évidemment le travail principal de la sécurité. Il vaut mieux prévenir que guérir, comme dit le dicton. La distance et l'insularité, autre spécificité des territoires ultramarins, à l'exception peut-être de la Guyane, qui peut être une forme d'île aussi enrobée, si j'ose dire, par ces fleuves, doivent évidemment être intégrées tout particulièrement dans les dispositifs de gestion de crise. De ce fait, des renforts mettent un certain temps parfois pour arriver du territoire national ou des grands pays qui les entourent. Une coopération efficace avec les acteurs locaux est donc essentielle et la prédisposition des moyens également, ainsi que la culture du risque pour la population. Lors du dernier cyclone à la réunion, les équipes locales ont œuvré dès la fin de l'alerte violette, avant l'arrivée même des premiers renforts en provenance de Mayotte. Pour organiser la réponse, il faut donc installer des très en amont. des équipements et renforcer évidemment la formation des équipes sur place et permettre aussi le transport, ce qui était évidemment un sujet à la fois du matériel et des personnes. La loi de programmation du ministère de l'Intérieur, que vous avez votée dans votre grande majorité, messieurs les députés, prévoit, vous le savez, pour la première fois, un volet spécifique pour les Outre-mer avec la mise en place de détachements militaires de la sécurité civile des pays aux Antilles, les fameux formisques, en océan indien et donc aux Antilles, avec du matériel et des équipements pour les permettre, en cas de catastrophe, d'organiser en premier la réponse, sans attendre tout de suite l'arrivée des renforts nationaux. L'accroissement des événements et de leur intensité impose donc le développement d'actions de communication et de sensibilisation des populations aux risques, adaptés à chaque territoire, à force d'être habitués aux risques de répéter les mêmes gestes. On sauve des vies, parfois encore plus que lorsqu'on y met des moyens pour sauver des vies après le drame. Parce que si les territoires ultramarins, Monsieur le Président, ont déjà fait montre de leur très grande capacité de résilience, de reconstruction, notamment pendant la période Covid, elle est aussi vraie, s'agissant de cette reconstruction, de ce que nous connaissons aujourd'hui, ces phénomènes du cocktail, comme j'évoquais tout à l'heure, il faut donc s'y préparer et préparer sa jeunesse, qui aura à en connaître sans doute davantage encore que leurs aînés. Face au phénomène cyclonique, on range tout ce qui peut s'envoler, on protège parfois les parois vitrées, on se met en sécurité, mais aussi on construit, et on construit si possible en commun. Je veux dire que la République est grande pour les territoires ultramarins. J'ai eu à inaugurer, par exemple, depuis longtemps, nous y travaillons, avec plusieurs gouvernements différents, une école anti-cyclone dans une île d'Etoile-Boutou de 450 habitants. Désormais, d'ici la fin du quinquennat du président de la République, 75% des îles de la Polynésie française connaîtront un abri cyclonique qui sert à un autre usage, par exemple une école, par exemple une mairie, par exemple... un lieu de santé. La population qui est prévenue du lieu où elle doit se rassembler, des premiers gestes qu'elle doit faire, de la façon dont elle doit communiquer, c'est des vies sauvées et avant tout c'est ça la prévention des risques en Outre-mer. C'est aussi grâce à cette vigilance que le bilan est très souvent limité grâce à l'action de la population, notamment parce que les services de secours n'ont pas été saturés par des appels généralisés. La prévention a donc besoin de visibilité pour être bien intégrée et pleinement assimilée comme faisant partie du quotidien. Dans les Antilles par exemple, je veux prendre à témoin les semaines sismiques et répliques avec un cas, parties respectivement en Guadeloupe et en Martinique qui montrent des campagnes de prévention réussies. La journée de résilience, le 13 octobre, que nous avons lancée en 2022, doit mobiliser plus largement encore les populations ultramarines, mais aussi hexagonales. Nous devons travailler, si j'ose dire, à la japonaise, en mettant le citoyen au cœur de la sécurité civile et non pas comme un simple partenaire. C'est sans doute l'objet de ces journées de la résilience que nous devons généraliser. Et je crois, M. le Président, M. le rapporteur, que dans la généralisation du SNU, mais aussi dans ce que fait déjà le RSMA, La présence des gestes et du comportement de sécurité civile devra être davantage marquée. Pour nous adapter, il faut aussi mieux connaître le risque. Des travaux ont été effectués par la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, qui dépend de mon ministère, et des inspections pour mieux appréhender les impacts des différents phénomènes que nous avons évoqués. Les nouveaux risques doivent être aussi considérés. Je pense notamment à la découverte d'un nouveau volcan à proximité de Mayotte, M. le Président, en 2019, qui a largement changé les priorités d'action locale pour prendre en compte les effets, en particulier les risques émergents. Le ministère lancera le 23 avril prochain le Beauvau de la sécurité civile. Nous voulons une grande réflexion sur la sécurité civile et surtout sur les enjeux des sapeurs-pompiers, de leur action, des collectivités locales, devant à la fois des nouvelles technologies comme l'intelligence artificielle qui permet la prédictibilité de ces événements, souvent, mais aussi, bien sûr, le réchauffement climatique qui change la façon de fonctionner. Les territoires ultramarins y seront évidemment pleinement associés et j'organiserai moi-même un beau voile à la sécurité civile, au moins un territoire ultramarin, et la ministre des Automers également. Un dernier mot, peut-être M. le Président, m'excusez d'avoir été trop long, c'est que le renforcement de la coopération régionale est évidemment un enjeu d'efficacité, qui peut d'ailleurs permettre une diplomatie régionale, qui peut d'ailleurs permettre à la France de récupérer des moyens, mais aussi d'en apporter, ce que nous avons fait au Vanuatu par exemple, au lendemain du second qu'il a touché, qui a touché le nord de la Nouvelle-Calédonie. Il est aussi et surtout, ce moment de coopération régionale, le moyen de mettre en avant nos territoires. La réponse de l'Etat en Outre-mer sur le volet sécurité civile et assistance en cas de catastrophe naturelle représente une organisation que tous les Etats des zones régionales ne sont pas en mesure d'assurer. Et j'ose dire à votre micro que seule la France est capable, sur toutes les maires du monde, d'apporter un soutien identique à celui de l'Hexagone par sa solidarité et par le fait qu'évidemment tous les territoires ultramarins sont partie intégrante du territoire national, y compris les plus retirés comme Wallis et Futuna d'un certain point de vue ou Saint-Pierre et Miquelon. Saint-Pierre-Miquelon, nous travaillons évidemment à la prévention puisque je rappelle le grand travail que fait l'Etat à Saint-Pierre-Miquelon avec le déménagement du village de Miquelon grâce au fond Barnier et c'est le travail coordonné que nous faisons avec le ministère de la Transition écologique. A titre d'illustration depuis 1992, l'accord France... signé par la Nouvelle-Calédonie conjointement avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande, constitue une coopération des trois pays au profit des états insulniers du Pacifique, victimes de catastrophes naturelles majeures et qui peut-être permet à ces pays de faire appel à des puissances occidentales plutôt qu'à des grandes puissances asiatiques sans arrière-pensée. Par ailleurs, depuis 2019, la Croix-Rouge française, que je remercie également, via sa plateforme d'intervention régionale Amérique Caraïbe, PIRAC, pilote le programme Ready Together, destiné à renforcer la préparation des pays carabéens à ces catastrophes et à mieux coordonner l'aide. A cet effet, la France a tout intérêt à étendre en effet son oeuvre de coopération. Il existe une diplomatie de la sécurité civile. Elle permet souvent de mettre des ponts avec des populations. qui ne parlent pas forcément spontanément avec nous. Enfin, les systèmes qui marchent dans l'hexagone, je pense à FR Alert, par exemple, qui a permis de sauver des vies, notamment pendant les dernières tempêtes qui ont touché le nord de la France et la Bretagne. A la suite, vous le savez, du drame de Lubrizol, même s'il n'a pas engendré, évidemment, par rapport à l'explosion qui a pu connaître les dégâts humains que l'on aurait pu attendre, c'est-à-dire le fait que votre téléphone... En cette broadcast, même si vous n'avez pas donné votre numéro, puisse sonner, vous donner les éléments d'information, quand bien même, évidemment, vous seriez confiné chez vous, sera étendu dans les années qui viennent au territoire ultramarin pour que chacun puisse connaître, évidemment, les risques en cas d'alerte météo. en cas évidemment d'alerte volcanique ou dans tout autre risque naturel que j'évoquais, avoir la possibilité de toucher tous les citoyens désormais grâce à son téléphone portable, ce que nous pouvons faire largement dans l'Hexagone désormais. Premier pays au monde à le faire, la France. Nous le faisons pour tous les territoires ultramarins dans les mois et les années à venir. Merci, M. le Président.
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