Chargement...
Chargement...
La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
La parole est à madame la vice-présidente Jacqueline Laforge pour le groupe démocrate.
Merci madame la présidente, monsieur le premier ministre, mes chers collègues. Vous le savez, le parlement européen va se prononcer aujourd'hui à 17h sur les 10 textes que forme le pacte asile-immigration. L'Union européenne a réussi après plusieurs années de négociations à s'unifier autour de ce pacte pour lequel beaucoup ont oeuvré. notamment nos collègues eurodéputés, et je cèterai aujourd'hui ici Fabienne Keller. Pour rappel, ces textes permettront un meilleur contrôle de l'immigration irrégulière à nos frontières, qui s'illustre d'ores et déjà avec un budget annuel de 900 millions d'euros pour l'agence Frontex, et les 629 000 vies sauvées en 10 ans. Un examen des procédures d'asile harmonisées et plus juste, ainsi que l'instauration d'un mécanisme de solidarité entre nos Etats membres. afin de mieux gérer les 960 000 demandes d'asile déposées en 2022. C'est avec des politiques publiques européennes adaptées à la réalité de terrain que nous pourrons vraiment agir. Ce pacte est donc un pacte social et cohérent. Néanmoins, alors que certains développent une certaine obsession autour du thème de l'immigration, ils ne brillent pas seulement par leur absence au débat de fond, mais également par leur incohérence politique. En effet, quand nos députés de la majorité travaillent avec nos partenaires européens, d'autres nourrissent les peurs et le rejet de l'autre, qu'en est-il de la cohérence quand des députés votent ici même pour des mesures afin de mieux contrôler l'immigration mais s'abstiennent ou votent contre ces mêmes actions au niveau européen ? Qu'en est-il quand certains appellent à protéger les frontières européennes mais souhaitent organiser un Frexit ? Ou finalement plus ? Enfin, on ne sait pas. Face à autant de démagogie, nous pouvons applaudir l'action qu'entreprend l'Europe pour harmoniser les décisions et agir en solidarité. Laissons le passé au nostalgique. Ma question est la suivante, monsieur le Premier ministre. Dans quelle mesure ce pacte européen, s'il était voté, pourrait répondre aux défis nationaux, européens et mondiaux ? Je vous remercie.
ma chère collègue. La parole est à monsieur le Premier ministre.
Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée Elodie Jacquier-Laforge. Vous avez raison de le rappeler. au niveau national, mais évidemment aussi au niveau européen. Et c'est bien parce que nous agissons fort au niveau français et fort au niveau européen que nous pourrons avoir une action efficace pour nos frontières, ce que nous souhaitons. A 17h, le Parlement européen votera sur un texte historique le pacte pour la migration et l'asile. Je dis bien... car ce pacte, c'est la démonstration, je le crois très profondément, que l'Europe prend enfin son destin en main en matière migratoire. C'est la preuve que l'Europe sort définitivement de la naïveté sur le sujet, qu'elle assume sa souveraineté et qu'elle contrôle ses frontières. Ce pacte, c'est la sécurité de nos frontières. C'est savoir qui rentre, qui nous accueillons et qui nous éloignons. Avec ce pacte, nous pourrons enregistrer toutes les entrées sur le territoire européen et soumettre tous ceux qui veulent y entrer à des contrôles identitaires, sanitaires et sécuritaires. Et pour celles et ceux qui viennent de pays où moins d'une personne sur cinq se voient accorder l'asile, nous étudierons leurs demandes. dès les frontières de l'Europe, et nous pourrons les raccompagner directement plus facilement si la demande n'est pas justifiée. Ce pacte, c'est donc éviter l'embolie de nos systèmes d'asile, en empêchant les demandes d'asile dans plusieurs pays. Ainsi, toute personne qui a déjà fait une demande dans un autre pays pourra y être renvoyée directement, désormais sur simple notification, alors qu'il fallait jusqu'à présent une autorisation du pays de première entrée. Ce pacte, c'est donc l'efficacité. Et ce pacte, je le dis aussi, c'est la solidarité. avec un système plus équitable entre les États membres, pour que les mêmes États dont la France ne soient pas toujours les mêmes qui accueillent. Ce sont plus de moyens pour les États. Ce pacte, je le dis ici, la France y travaille depuis des années. C'est le fruit de concertations denses pour parvenir à un accord. C'est un équilibre entre responsabilité, fermeté et solidarité. C'est à la fois la fermeté, l'efficacité, la dignité et l'humanité. Ce pacte, c'est tout simplement des frontières qui sont mieux protégées et mieux maîtrisées. Alors je pose la question ici, qui tout à l'heure, à Bruxelles, votera en faveur des neuf textes présentés au Parlement européen ? Ça sera très intéressant de le voir, parce que comme souvent, c'est toujours des doubles discours. Qui votera pour des frontières plus sûres, pour une immigration mieux contrôlée ? Les députés européens de la majorité, les députés Rignoux, le feront. Et je le crois et je le déplore malheureusement, ils seront, il me semble, les seuls au niveau français à voter clairement pour des frontières plus sûres. Et je le dis à un moment où d'autres groupes politiques s'interrogent, voire auraient déjà fait savoir leur intention de voter en tout ou partie contre le pacte. Je le dis clairement, ce ne serait ni responsable ni explicable aux Français alors que nous pouvons, avec ce pacte, reprendre le contrôle des flux migratoires au niveau européen. Voter contre ce pacte, c'est refuser un examen plus sécurisé et plus efficace des demandeurs d'asile, un examen aux frontières de l'Europe, ce qui est souhaité très largement par les Français. Voter contre ce pacte, c'est voter pour le statu quo et permettre à des demandeurs d'asile de déposer des demandes dans tous les pays de l'Union Européenne. C'est l'inverse que demandent les Français. Voter contre ce pacte, c'est renoncer à faire respecter nos lois et nos frontières. Cela ne me surprend pas de certains. Pour eux, il n'y aurait rien de pire qu'une Europe qui trouve des solutions sur l'immigration. Pour eux, régler les problèmes, c'est au fond casser leurs fonds de commerce. Sur l'immigration, notre ligne est claire depuis 7 ans. C'est la même que nous avons portée au niveau européen, la fermeté face à ceux qui se jouent de notre droit, l'humanité pour ceux que nous accueillons et c'est notre honneur de les accueillir. Avec le pacte Asile-Immigration, l'Europe fait le choix de la fermeté, le choix de la sécurité, le choix du respect de nos frontières, le choix du respect de nos valeurs, à commencer par le droit d'asile. En un mot, le choix que nous faisons, c'est le choix de la souveraineté et nous verrons à 17h qui est au rendez-vous de ce choix de la souveraineté.
Je vous remercie Monsieur le Premier ministre. La parole est
Transcription automatique — vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.