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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue sur Le Média. Je suis ravi de vous retrouver pour ce Toujours Debout du 17 avril 2024. Vous nous regardez en direct sur le canal 350 de la Freebox sur YouTube. Ou sur notre site internet, on ne le dira jamais assez, c'est grâce à votre soutien que le média est la première chaîne télé d'information indépendante au sein d'un écosystème médiatique largement contrôlé par les milliardaires. Vous nous donnez de la force de poursuivre la bataille de l'élargissement de la diffusion de notre chaîne de télévision aux autres box qui nous barrent encore la route malgré, vous le savez, l'agrément de l'ARCOM, ce qui, vous l'imaginez bien, freine notre ambition de constituer un véritable contrepoids aux médias mainstream. Mais on y croit, nous, ici, aux médias, on persiste, on occupe le terrain, l'espace et on reste toujours debout. On démarre cette émission comme habituellement avec le point sur l'actualité du jour vu par la rédaction du Média. Et présenté aujourd'hui par l'excellente Nadia Lazouni.
Merci Fabrice. Bonsoir Fabrice.
On parlera d'énormément de sujets, dont le sujet très important d'une conférence annulée qui a des relents de censure dont tu vas nous parler. Tu
as parfaitement bien résumé la brève.
Exactement. Et après ce flash actu, il sera question en première partie des tensions entre Israël et l'Iran qui suscitent beaucoup d'inquiétudes. à une escalade régionale, nous serons en ligne avec Rachid Chaker, docteur en sciences politiques et spécialiste du Moyen-Orient. Et enfin, dans la seconde partie, nous recevrons Jean-Pierre Mercier, candidat de la liste lutte ouvrière aux élections européennes. Voilà pour le programme. On passe tout de suite au Flash Actu de Nadia Lazouni. Alors Nadia, je le disais, la conférence de la candidate aux européennes, Rima Hassan, et du leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, sur la Palestine, elle devait se tenir aujourd'hui, le jeudi 18 avril, et elle n'aura pas lieu comme prévu.
Exactement, cette conférence organisée par l'association étudiante Libre Palestine avait été autorisée la semaine dernière, conformément au code de l'éducation garantissant le cadre de la liberté d'information et d'expression. explique l'université. Ces libertés publiques et fondamentales n'ont pas su résister aux menaces et pressions qui pèsent sur l'établissement depuis une semaine. L'université reconnaît à demi-mot avoir cédé aux pressions et dit les regretter, mais elle estime que les conditions ne sont plus réunies pour garantir la sérénité des débats. C'est ce qu'on peut lire dans le communiqué de l'université de Lille qui, pour justifier sa décision, vise l'escalade militaire intervenue les 13 et 14 avril au Moyen-Orient, provoquant... montée préoccupante des tensions internationales au cours de ces derniers jours des tensions qui se répercutent à l'échelle nationale à l'échelle locale tout comme l'université stop à la censure laisser les voix pour la paix s'exprimer nous ne nous tairons pas cet insurgé par voie de communiqué la france insoumise qui dénonce une censure. D'où viennent les pressions et quels sont les griefs invoqués ? Pour rappel, quand même, la France insoumise indique que la conférence sera maintenue, mais elle aura lieu dans un autre espace. Depuis le début de la semaine, un des élus macronistes de la droite et de l'extrême droite réclame l'annulation de la conférence après une interview de Jérôme Gage dans le cadre de la matinale de Sud Radio.
exemple, j'ai vu que dans quelques jours, il y a une conférence à l'université de Lille de Jean-Luc Mélenchon avec Rima Hassan, qui figure sur sa liste. Chacun a le droit de faire campagne électorale. Mais en bas à droite de cette affiche, en bas à droite de cette affiche pour ce meeting, il y a un petit logo où il y a écrit « Palestine libre ». Et « Palestine libre », il y a une carte. en réalité une carte d'Israël avec écrit dessus « Palestine libre ». Donc vous voyez, quand on a des gens qui continuent à… – De volonté de rayer Israël de la carte. – Écoutez, moi je ne suis pas parano, mais quand même, quand j'entends des gens qui expliquent qu'il faut la Palestine libre de la mer à la rivière, concrètement, ça veut dire quoi du devenir de l'État d'Israël ?
Il aura suffi que le PS Jérôme Gage dénonce le logo de l'association étudiante et qu'une députée macroniste appelle à créer des désordres pour anéantir la liberté universitaire et ses garants se coucher sans résistance. C'est ému Jean-Luc Mélenchon sur X. De fait, toujours le 15 avril, au milieu de matinée cette fois-ci, Xavier Bertrand, le président de la région Hauts-de-France, critique le logo de l'affiche. Nous ne pouvons tolérer dans une université française une telle confiance. de la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon et de Rima Hassan qui, à travers le logo Libre Palestine, nie l'existence de l'État d'Israël. De son côté, la députée Renaissance du Nord, Violette Spilbou, demande sur X l'annulation de cette conférence de propagande, car d'après elle, ce n'est pas avec ceux qui représentent l'antisémitisme le plus violent et la volonté de destruction d'Israël, rien que ça, que les débats progresseront vers la paix. Quant au vice-président de l'Assemblée nationale, Sébastien Chenu, Il avait affirmé que des propos antisémites seraient probablement tenus à cette occasion. La machine est enclenchée et elle conduit à l'interdiction d'aujourd'hui saluée par l'Union des étudiants juifs de France qui avait promis d'être présente lors de cette conférence pour marquer son opposition. Pourtant, l'organisation, sur son site internet, en diffuse une carte d'Israël qui invisibilise la Palestine. C'est la deuxième conférence de Jean-Luc Mélenchon qui est annulée en quelques jours. Un autre événement prévu le 10 avril à l'université Rennes 2 avait été annulé in extremis par l'établissement pour des raisons de sécurité. Aix-Marseille, c'est la présence de Sébastien Deloguer qui a été censurée aujourd'hui. La faculté des Arts, Lettres, Langues et Sciences Humaines a fait savoir aux députés de la France Insoumise que la réunion publique ayant pour dessein le cessez-le-feu immédiat et permanent au Proche-Ornuant... qui aurait dû avoir lieu aujourd'hui était annulé.
parle de toute autre chose maintenant. Le grand squat de France, le plus grand squat de France situé à Vitry-sur-Seine dans la banlieue sud de Paris a été évacué ce mercredi matin.
Ce sont plus de 400 personnes, dont des travailleurs réfugiés et des enfants scolarisés, qui ont été expulsés, manu militari, de cette entreprise désaffectée à l'approche des JO. L'humanité raconte leur parcours de vie. Beaucoup craignent un retour à la rue. Des squads comme celui-ci vont continuer à émerger en Ile-de-France parce qu'il n'y a pas de solution pérenne. C'est clair que ce n'est pas viable, mais c'est mieux que la rue, raconte Romain Prunier, porte-parole de l'association United Migrants. colonnes du journal. Les expulsions et fermetures de squats se multiplient à cause des Jeux olympiques. Depuis l'année passée, les personnes expulsées ont été orientées vers des sas temporaires en région. Les associations de terrain dénoncent une volonté de faire place nette pour les Jeux olympiques. C'est ce qu'on peut lire dans l'UMA. Des Jeux populaires qui tournent au tri social entre les déplacements forcés d'habitants et les non-sens écologiques. Sans parler des conditions de travail sur les chantiers. 1500 travailleurs de la restauration, du commerce ou encore des services. ont manifesté dans les rues de Paris à l'appel de la CGT. Ils dénoncent une régression sociale et une atteinte aux conditions de travail pendant les JO. Si l'on n'a pas de réponse, rien ne nous empêchera de nous mettre en grève, préviennent les manifestants. Il faudra également s'attendre à des grèves pendant les JO, à la RATP, SNCF et au sein de la fonction publique plus globalement. Tous protestent contre les dégradations de leurs conditions de travail et la politique austéritaire d'Emmanuel Macron. Un président qui, pour l'instant, ne paraît pas inquiet et demande une trêve quand les syndicats demandent des réponses.
Et on conclut ce flash avec l'actualité internationale.
Les trois explosions ont eu lieu à Tchernilly, vers 9h, heure locale, rapporté à la télévision nationale, le maire de la ville, qui ajoute que la triple frappe a directement visé un immeuble d'infrastructure sociale. Les communications dans cette zone électricité-gaz ont été coupées pour éviter des destructions plus importantes. Sur Telegram, Volodymyr Zelensky a déclaré que cette triple frappe ne serait pas arrivée si... L'Ukraine avait reçu suffisamment d'équipements de défense aérienne. C'est l'aide militaire des États-Unis, toujours bloquée par le Congrès, qui est visé par le président ukrainien et qui réclame par ailleurs aux parlementaires de l'Ukraine un soutien. accrue pour l'aider à se défendre.
En revanche, les Etats-Unis savent prendre des mesures rapides quand il s'agit d'apporter son aide à l'Israël.
Les Etats-Unis préparent une nouvelle salve de sanctions contre l'Iran moins d'une semaine après la riposte militaire de Téhéran contre Israël survenue dans la nuit du 13 au 14 avril et qui fait suite à la frappe israélienne du 1er avril contre l'ambassade d'Iran en Syrie faisant 11 morts. Washington a annoncé mardi soir que des mesures de rétorsion allaient être prises. la république islamique visant notamment ses programmes de drones et missiles jack sullivan le Un conseiller à la sécurité nationale du président américain a ajouté que ces nouvelles sanctions allaient poursuivre. La pression continue exercée sur l'Iran afin d'endiguer et de détériorer ses capacités militaires. De son côté, Israël continue de réfléchir à sa riposte de la riposte.
Merci beaucoup, merci Nadia pour ce bulletin d'information. Restez avec nous, on continue de parler d'actualité dans quelques instants. On vous rappelle que les autorisations de 15 chaînes nationales de la TNT... arrive à échéance en 2025. L'ARCOM a donc lancé un nouvel appel à la candidature qui représente un nouveau défi majeur pour le média. Nous allons déposer un dossier de candidature pour être diffusé sur la TNT. Une tâche loin d'être simple, c'est pourquoi l'on se tourne vers vous, spécialistes des médias, de la télé, juristes, experts et expertes techniques. Aidez-nous à monter ce dossier de candidature et marquer un nouveau tour. historique dans l'histoire des médias indépendants et engagés.
'est du jamais vu. Les Français ne le savent peut-être pas. Il y a 15 chaînes qui arrivent au bout de leur autorisation. Il y a LCI, il y a BFM, il y a W9, il y a TMC, il y a C8, il y a CNews. Leur fréquence est remise en jeu, qui prendrait alors leur place.
Le jeu est ouvert, le jeu est ouvert. Et le régulateur choisit en fonction des critères qui sont posés par la loi, d'abord le pluralisme, avoir une grande diversité d'opérateurs, et puis bien évidemment l'intérêt du public pour offrir une grande palette de programmes, des chaînes généralistes, des chaînes d'information, des chaînes thématiques. C'est entendu.
Le média relève le défi. Nous l'affirmons, nous voulons candidater et débarquer sur la TNT. Nous y avons toute notre place. Jamais un média citoyen n'a pu être diffusé sur ces fréquences qui pourtant appartiennent à toutes et à tous. Il est temps que ça change. Nous avons besoin de vous. Spécialiste des médias et de la télé. Juriste, expert technique, aidez-nous à monter notre dossier de candidature. Contactez-nous sur tnt.lemediatv.fr. Rejoignez-nous dans cette folle aventure. Ensemble, imposons une chaîne d'infos populaire, indépendante et engagée sur la TNT.
de nous retrouver sur le média. Je tiens tout d'abord à présenter les excuses de la rédaction puisqu'on vous avait annoncé un entretien avant celui que je m'en vais vous présenter sur les tensions au Moyen-Orient. Notre invité n'a malheureusement pas... pu être présent avec nous. Merci de nous retrouver en tout cas pour la seconde partie de cette émission axée sur la situation sociale en France qui continue de se dégrader. Alors que les appels à la grève se multiplient dans la fonction publique, le gouvernement opte pour le bras de fer avec les syndicats tout en menant une cure d'austérité pour faire revenir le déficit public sous les 3%. C'était l'objet, vous vous en souvenez, des annonces d'économie de 10 milliards d'euros. étriers des annonces de Bruno Le Maire, étriers depuis par le Haut Conseil des Finances Publiques et le FMI. Des mesures qui annoncent de lourdes conséquences pour les travailleurs précaires déjà fragilisés, dont lors de ces deux quinquennats d'Emmanuel Macron. Et comme si cela ne suffisait pas, on a appris cette semaine le montant controversé de la rémunération du patron de Stellantis, Carlos Tavares, un salaire de 36 millions d'euros qui pose. de nombreuses questions en termes de repartition des richesses et de justice fiscale. On en parle tout de suite avec mon invité Jean-Pierre Mercier, porte-parole de Lutte ouvrière et numéro 2 de la liste du parti de Nathalie Arthaud aux élections européennes. Bonjour Jean-Pierre Mercier. Bonjour. Alors, on commence par ce sujet que j'évoquais en ouverture. L'énorme rémunération de Carlos Tavares est élevée à 36,5 millions d'euros. Elle a été validée hier par les actionnaires de Stellantis, malgré de nombreuses critiques. On l'a entendu. Est-ce que vous êtes, vous, personnellement, choqué par cette rémunération ?
Oui, révolté et curé, comme tous mes camarades de travail, puisque je travaille à Stellantis depuis 28 ans maintenant, depuis 10 ans à l'usine de Poissy. Bien sûr, c'était sur toutes les lèvres, cette rémunération. Si on ramène ça au niveau de la journée, ça fait du 100 000 euros par jour. Voilà, 100 000 euros par jour. Du coup, on se pose tout de suite la question, mais c'est qui les personnes qui sont suffisamment riches dans la société pour pouvoir se payer un PDG à 100 000 euros par jour ? On a les actionnaires, la famille Peugeot, la famille Agnelli, qui collectivement, avec tous les autres actionnaires, ont perçu des dividendes. Et quand on divise par jour, ça fait 18,3 millions d'euros par jour. Voilà, donc l'argent, il est là, il est bien là. Et c'est ces gens-là qui nous font dire qu'on coûte trop cher. Nous, les ouvriers, les techniciens, les cadres, les ingénieurs, on coûte trop cher alors que les salaires à Stellantis sont à la cave, comme on dit. Les ouvriers comptent chaque dépense. On a du mal à joindre les fins de mois. Enfin voilà, bref, on a des intérimaires dans l'usine où, quand on connaît des périodes de chômage, ils peuvent avoir des payes en dessous de 1 000 euros. Donc c'est une vraie catastrophe. Et cet argent a été fait sur le dos de l'ensemble des salariés à coups de fermeture d'usines, de licenciements, de suppression d'emplois, de blocage des salaires. J'en passe et des meilleurs. Mais oui, c'est un vrai scandale.
Carlos Tavares a répondu aux critiques de façon un tantinet provocatrice. On va l'écouter tout de suite.
pour un joueur de foot et un pilote de formula, c'est une dimension contractuelle, il y a un contrat. 90% de mon salaire, il est fait par les résultats de l'entreprise. 90%. Donc ça prouve que les résultats d'entreprise sont apparemment pas trop mauvais. D'ailleurs, sur ces critères-là, si vous avez la performance de mes concurrents, le salaire aurait été beaucoup plus faible. Donc c'est ça ce qu'on vous répond. Et puis au-delà de la dimension contractuelle, il y a la dimension sociétale. Si vous estimez que ce n'est pas acceptable, faites une loi et modifiez la loi. Et je la respecterai.
Carlos Tavares a l'air de dire que cette rémunération, ce n'est pas lui qui la fixe et que c'est ainsi, c'est l'organisation de l'entreprise, de la loi. Et il se dédouane d'une certaine façon. Est-ce que vous le comprenez ?
Ce qui est vrai, c'est que c'est un contrat. Alors c'est pas les actionnaires qui ont décidé. Puisque là, l'Assemblée générale des actionnaires, si elle avait dû voter contre cette rémunération, c'était juste un vote consultatif. C'est pas eux qui décident. C'est en fait le conseil d'administration qui est composé de 12 personnes seulement qui, elles, représentent les plus gros actionnaires. La famille Peugeot, la famille Agnelli, certains fonds de pension. Même chez eux, c'est pas démocratique. Mais oui, c'est un contrat. Mais le contrat, il est fait sur le dos de l'ensemble des salariés, bien évidemment. Aujourd'hui, un certain nombre de salariés sont dans des entreprises, des usines qui sont en train de fermer. C'est Douvrain, dans le Nord, une usine de fabrication de moteurs. C'est Metz-Borni, dans l'Est, une usine de fabrication de boîtes de vitesses qui sont en train de fermer. Il y a des menaces qui pèsent sur Ordain, sur l'usine de Poissy dans laquelle je travaille. Bien sûr, c'est une attaque en règle contre l'ensemble des salariés. Carlos Tavares se définissait il y a quelque temps comme un obsédé de la rentabilité ou de la productivité. C'est terme à lui. C'est sûr que cette richesse sort du travail, de l'exploitation, de l'ensemble. des salariés du groupe Stellantis.
— En tout cas, je choquerais moins si, en termes de repartition, les salariés de cette grande organisation touchaient pas autant, mais étaient aussi bien confortables dans leur rémunération en termes de salaire.
— Bien sûr. Alors là, c'est avec un rapport de force qu'on pourra l'obtenir. C'est-à-dire que le problème de cette polémique annuelle, parce que c'est tous les ans qu'on a cette polémique autour du salaire de Tavares, c'est que ça cache deux catégories sociales bien distinctes et très opposées. C'est d'une part les actionnaires, dont on parle du coup très peu. à part moi, à part mes camarades de travail, c'est-à-dire cette fortune colossale qui s'est amassée au fil des années. Et puis on parle, du coup, pas du tout, des salaires de l'ensemble des travailleurs de Stellantis. Donc pour avoir, pour imposer des augmentations de salaires, il va falloir qu'on fasse comme nos camarades aux États-Unis, qui, il y a quelque temps, ont fait plusieurs semaines de grève. pour imposer de véritables augmentations de salaires. Et c'est la seule voie possible pour faire comprendre à Tavares qu'il faut qu'il arrête de nous mettre des salaires qui sont à la cave.
Alors Carlos Tavares a été pris au mot puisque un député insoumis, Mathias Tavelle, a annoncé le dépôt d'une proposition de loi pour fixer un salaire maximum dans les entreprises en limitant à 20 les écarts entre la plus grande rémunération et la plus petite. Il est soutenu dans cette démarche par les députés insoumis, donc normalement que c'est son camp, socialistes et communistes. Est-ce que ce genre de mesures vous semble suffisante
Non, pour deux choses. Première chose, Stellantis n'est pas une entreprise française. Son siège social est aux Pays-Bas. Ils ont bien fait les choses. Quand il y a eu le mariage entre PSA, famille Peugeot et Fiat Chrysler, famille Agnelli, le siège social qui était à Paris et à Milan, les deux sièges sociaux, quand ils se sont mariés, ils les ont mis en Hollande aux Pays-Bas. Donc de toute façon, s'il y a une loi comme ça qui passe, c'est pour ça que Tavares, il dit « allez-y, faites des lois ». De toute façon, alors ça, il le dit pas, mais en gros, il dit « je m'en fous ». Parce que moi, je vais passer outre. Mais il passe outre beaucoup de choses. Et puis deuxièmement, c'est pas parce qu'on va... Moi, je veux bien avoir le débat sur la limitation des salaires. des PDG. Mais ça va pas faire pour autant augmenter nos salaires à nous, les ouvriers, les travailleurs. Donc moi, je suis pour mettre d'abord sur la table le débat sur l'augmentation des salaires. Et après, si on veut, on discute du salaire des PDG. Encore, la rémunération des PDG, c'est l'arbre qui cache la forêt. Et la forêt, c'est les actionnaires. Comprenez que là, pour l'année 2023, les actionnaires de Stenanty sont touchés 6,6 milliards de dividendes. Sur les 6,6 milliards, ils vont... en cramer, excusez-moi de l'expression, 1,5 milliard d'euros en rachat d'actions, politique de rachat d'actions, c'est-à-dire qu'on les rachète, en gros, on les brûle, on les jette par la fenêtre pour faire monter artificiellement le cours de l'action à la bourse. Ils sont tellement riches qu'ils ne savent pas... pas quoi faire de leur argent. C'est ça qui est dingue. Voilà. Alors que les 1,5 milliards d'euros pourraient servir à augmenter les salaires, à maintenir les emplois, embaucher les jeunes. Enfin bref, pourraient servir pour les travailleurs. Pour ça, il faudra qu'on leur torde sinon le cou ou en tout cas le bras.
Alors c'est un peu ce qui ressort du discours du débuté Yann Brossat qu'on va écouter tout de suite. Il est lui aussi choqué par cette rémunération.
est comme moi, comme les Français attachés au principe d'égalité. Ce n'est pas une fierté, c'est une honte d'avoir des telles disproportions salariales. Et il serait grand temps que le gouvernement agisse. D'autant qu'il ne demande rien à ses grosses fortunes. C'est le même gouvernement qui a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune. Et dans le même temps, tous les jours, tous les jours, on a une taxe supplémentaire qui tombe sur les plus modestes. Hier, le gouvernement a annoncé par exemple le doublement. du reste à charge sur les consultations médicales. Ils ont augmenté la taxe sur l'électricité. Ils sont en train de créer, rendez-vous compte quand même, une taxe sur les livres d'occasion, n'importe quoi. Et dans le même temps, on a des gens qui peuvent gagner 36 millions d'euros par an et auxquels on ne demande pas le moindre effort. Et donc, il serait grand temps de remettre en place une réforme fiscale qui aille chercher l'argent là où il est, plutôt que d'aller taxer les classes moyennes et les classes populaires.
Yann Brossat, sénateur et pas député, donc sénateur PCF, est-ce que vous êtes d'accord avec lui qu'il y a un problème de volonté politique aussi d'aller chercher ces ultra-riches sur la fiscalité ?
bien sûr. Je fais le même constat. Par contre, je constate que quand la gauche était au pouvoir, elle n'a rien fait. Elle a laissé les riches s'enrichir et les pauvres s'appauvrir. Je me souviens de ce slogan de Hollande « Mon ennemi, c'est la finance ». La première chose qui est arrivée quand il a été élu au pouvoir, c'est qu'il a nommé comme son principal conseiller un certain Emmanuel Macron, qui sortait de la banque Rothschild. Ce n'est pas par une réforme fiscale que les travailleurs pourront s'en sortir. C'est par le combat social. C'est ce qui fait la différence entre mon parti lutte ouvrière et puis à la fois les filles et le parti communiste. C'est qu'on ne pense pas que c'est au palais Bourbon qu'on va pouvoir changer le sort des travailleurs. Ça, on l'a vécu avec Mitterrand, on l'a vécu avec la gauche plurielle Jospin, on l'a vécu avec Hollande. Chaque fois que la gauche est arrivée au pouvoir, elle a fait une politique pour les patrons et elle a écrasé les travailleurs. C'est pour ça qu'on est dans cette situation-là. C'est qu'on a tellement reculé et surtout aussi parce qu'on a arrêté de se battre, nous les travailleurs. Il faut que le monde du travail reprenne le chemin des luttes. C'est la seule manière pour nous de changer les choses. Faire payer les riches, oui, bien sûr, il faut les faire payer. Mais on ne pourra les faire payer véritablement que... en leur imposant par des revendications, mais surtout par des luttes sociales.
comprends en filigrane aussi que vous pointez du doigt la politique d'Emmanuel Macron. Je rappelle que la fortune des 500 ultra-riches a doublé sous Emmanuel Macron pour atteindre les plus de 1170 milliards d'euros en 2023. Sa politique est une politique d'abord favorable aux plus riches.
Bien sûr. Bien sûr. Et quand on entend Bruno Le Maire dire qu'il faut trouver 10 milliards pour boucher le trou de la dette, l'année prochaine, il faudra en trouver 20, il y a pourtant des solutions. Il y a les super bénéfices du 4,40 qu'on est passé les 140 milliards. Il y a tous ces dividendes. La France est la championne du monde de redistribution de dividendes, championne d'Europe, excusez-moi, de redistribution. de dividendes à ses actionnaires. Il y a les 200 milliards ou presque 200 milliards d'aides publiques qui sont données à fonds perdus, principalement aux grandes entreprises. Il y aurait des moyens de boucher le trou de la dette. Mais non, c'est dans les poches des travailleurs, des chômeurs, des retraités du monde du travail que le gouvernement va chercher.
Ils vous diront que l'objectif, c'est aussi d'améliorer la compétitivité de nos grandes entreprises à l'échelle internationale. entendez cet argument ?
Je l'entends, mais je le récuse. En tout cas, moi, je milite pour que le frigidaire du travailleur soit toujours rempli, pour qu'on puisse payer nos factures d'EDF, pour qu'on puisse payer nos loyers, pour qu'on puisse vivre décemment et élever nos gamins dans une société où notre salaire ou notre pension de retraite ou notre allocation... pourrait suffire à ce qu'on vive dignement. Et on n'arrive plus à vivre notre salaire, on n'arrive plus à vivre notre pension de retraite. Et ça, c'est pas normal. C'est vrai que là, depuis quelques années, le fossé entre les deux grandes classes sociales qui divisent la société, à la fois cette grande bourgeoisie qui est ultra riche, et l'ensemble de la classe rouillière s'est agrandi. considérablement. Et on ne pourra le reboucher, non pas par des réformes fiscales ou par des lois votées au Parlement, on pourra le reboucher, se fausser, qu'en allant chercher l'argent là où il est, c'est-à-dire dans les banques, dans les caisses de cette grande bourgeoisie, mais par le combat social. Quand on regarde l'histoire, il n'y a que comme ça qu'on a réussi à décrocher quelque chose.
Alors l'illustration un peu de cet écart de plus en plus grand entre... les plus riches et les plus précaires, c'est que les plus précaires se mettent de plus en plus en grève. Les mouvements de grève s'organisent dans la fonction publique à l'approche des Jeux olympiques. Je vous propose d'écouter ce qu'en dit le ministre de la fonction publique, Stanislas Guérini, à l'annonce des mouvements à venir à l'approche des Jeux olympiques.
'est toutes ces questions-là que nous travaillons avec les syndicats. Moi, c'est mon boulot, d'une certaine façon, de faire en sorte que, parce qu'on réponde bien, sérieusement, aux préoccupations des agents sont portés par les syndicats, il n'y ait pas de grève. Et je crois que tout le pays souhaite qu'il n'y ait pas de grève pour les Jeux Olympiques et Paralympiques. Il faut que ce moment soit un moment de réussite pour la nation. Vous savez, moi, je rencontre beaucoup, beaucoup d'agents publics. Il n'y en a pas un. Et je note d'ailleurs que la position de la CGT n'est pas la position de l'ensemble des syndicats de la fonction publique. Il n'y en a pas un qui m'ait annoncé son intention de faire grève pour les Jeux olympiques et paralympiques.
'est une position minoritaire de se mettre en grève pendant les Jeux Olympiques, comme a l'air de le dire Stanislas Guérini, où il faut justement tirer opportunité de cet événement, là où le monde entier aura les yeux rivés sur la France, pour montrer les défaillances sociales qui ont lieu.
je crois que si les travailleurs qui vont faire fonctionner les Jeux olympiques décident de faire grève, il faut qu'ils le fassent. Et peu importe les conséquences sur ces fameux Jeux olympiques. De toute façon, vous savez, c'est des milliards qui ont été injectés par l'État pour que ces Jeux olympiques puissent tourner. Et c'est les plus grandes industries privées. les plus grandes industries entreprises privées qui vont en récolter les bénéfices, les Bouygues, Vinci et compagnie, toute l'industrie de tourisme. Et par contre, c'est nous, les travailleurs, qui allons travailler. Alors vous avez tous les agents de la sécurité, ils ont manifesté récemment, une manif très réussie. C'est les congés, ils n'ont pas le droit de prendre leurs congés en juillet et en août. un temps de travail qui explose. Enfin bref, c'est des droits collectifs qui sont en recul, qui sont attaqués. Et on sait très bien que quand on a un gouvernement comme le nôtre, et que ce gouvernement arrive à faire reculer, gouvernement et patronat main dans la main, qui arrive à faire reculer ces droits collectifs pour un moment, si c'est possible une fois, ça peut être possible plusieurs fois. Et tout ça parce que les patrons privés ne veulent pas embaucher. ne veulent pas embaucher pour que les agents de sécurité soient en nombre suffisant pour qu'ils puissent prendre leur congé en juillet ou en août s'ils le veulent. Et ça, c'est un exemple qu'on pourrait multiplier sur tous les aspects de l'organisation des Jeux olympiques. Donc oui, de toute façon, moi, je suis convaincu qu'il n'y a que par la grève qu'on peut se faire entendre.
Je le disais, vous êtes numéro 2 de la liste de lutte ouvrière à l'approche pour les élections européennes de juin prochain. En général, les gens connaissent quand même assez mal le mouvement lutte ouvrière. Quelles sont les principales grandes lignes de votre programme pour les européennes
on se présente avec Nathalie Arthaud qui est la première de liste. On présente une liste de travailleuses et de travailleurs dans ces élections européennes justement pour faire entendre ce camp des travailleurs qui est à la base du fonctionnement de toute la société et de la production de la moindre richesse. Et on présente une liste communiste, révolutionnaire et internationaliste. On veut faire entendre cette voix dans ces élections européennes dans un moment... où tous les principaux États les plus riches du monde marchent à la guerre, où les budgets militaires sont en explosion, où on a à la fois deux points extrêmement sensibles, extrêmement chauds en ce moment, c'est l'Ukraine et puis c'est aussi le Moyen-Orient, avec des risques et des menaces de généralisation de la guerre au profit des plus grands capitalistes de cette planète. défendre comme idée, c'est que c'est le capitalisme, ce système économique qui est la cause de ces crises économiques, de ces guerres, de cette menace de généralisation de guerre, et que tant que les travailleurs n'auront pas renversé cette société, cette société capitaliste, tant qu'ils n'auront pas pris le contrôle entièrement de l'ensemble du système économique et du système politique, on aura de cesse de se battre à la fois pour nos salaires, pour nos congés, pour nos droits collectifs, mais aussi pour vivre en paix et pour éviter les guerres. Vous savez, les travailleurs sont des pacifistes. Ils ne veulent pas la guerre, les travailleurs. Ce n'est pas eux qui déclenchent les guerres. Ce sont toujours les marchands de canons, ce sont toujours les dirigeants politiques. Mais derrière, pour défendre des intérêts économiques des plus grands capitalistes, nous, les travailleurs, on est pour la paix. Mais s'arrêter à simplement être pour la paix... Quand on regarde le passé, quand on regarde l'histoire, c'est qu'on a toujours eu la guerre. Et pour véritablement avoir la paix, il faudra qu'on fasse la guerre à nos États, à nos gouvernements et à nos capitalistes.
'est-ce que vous pensez justement des propos ? Un poil belliciste d'Emmanuel Macron qui disait il y a quelques semaines ne rien exclure dans l'affrontement éventuel avec la Russie ou dans sa position parfois un peu floue concernant Israël et la guerre menée à Gaza. Quelle est la position de votre parti
Sur l'Ukraine, il a dit tout haut ce que tous les États-majors politiques et militaires ont déjà écrit sur le papier comme scénario possible. Bien évidemment. Alors il a franchi un cap oral. Mais dans cette guerre en Ukraine... Les États occidentaux, l'OTAN, a franchi mois après mois les lignes rouges. C'était d'abord livraison d'obus, après livraison de chars, livraison d'avions. Et là, on parle de possibilité d'envoyer des troupes au sol. Oui, Emmanuel Macron est dans le camp de l'Occident contre les oligarques russes. Sur le Moyen-Orient, il peut y avoir quelques phrases humanistes, mais sur le fond, l'État français continue à livrer des armes à Israël, continue à apporter un soutien sans faille à la politique de terrorisme d'État de Netanyahou, à la fois sur Gaza, mais aussi sur la Cisjordanie. Et là aussi, il a choisi son camp.
pour revenir à ces élections européennes, est-ce que comme d'autres forces politiques à gauche, vous craignez la montée de l'extrême droite donnée ? vainqueurs un peu partout en Europe de cette élection ? Est-ce que ça représente pour vous une menace ? Et comment se faire entendre dans ce contexte où les voix populistes d'extrême droite sont plus écoutées et plus répandues
constate année après année, élection après élection, la montée des voix du Rassemblement national. Et puis depuis peu, de Zemmour, de Reconquête. Quand on additionne les scores d'Asselineau après de Dupont-Aignan, on arrive avec un camp de l'extrême droite à plus de 40%. C'est une menace, bien sûr, une menace réelle. Mais Marine Le Pen ne fera pas autre chose comme politique économique qu'Emmanuel Macron. C'est-à-dire qu'elle servira la soupe aux plus grands, elle servira la soupe aux capitalistes. Elle
est souvent présentée comme étant de gauche. sur son programme économique. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette perspective qu'ont certains observateurs
C'est une bateleuse de foire. C'est une politicienne. Et comme tout bon politicien, elle se doit de dire ce que l'électorat veut entendre. Je reprends par exemple la retraite sur la retraite. Elle était pour la retraite à 60 ans, même si son père était pour repousser l'âge de la retraite à 65 ans. Elle, oui, elle ment. Elle ment comme tout bon politicienne qui est dans l'opposition. Donc elle présente un programme plutôt alléchant au niveau économique et social sur certains points. Maintenant, il faut bien l'écouter. C'est que derrière, elle a un discours de division. du monde du travail, c'est-à-dire qu'elle veut monter les travailleurs immigrés ou d'origine immigrée. contre les travailleurs français. C'est des attaques sur les allocations, sur les droits sociaux, comme si on enlevait les allocations de nos camarades immigrés, ça ferait monter les allocations des travailleurs français. Bien sûr que non. Donc il y a un discours, bien sûr, pour appâter. Un discours électoral pour appâter. Mais la plus grosse menace, vous savez, c'est l'illusion, que les travailleurs gardent l'illusion dans l'électoralisme. C'est-à-dire qu'il y ait toujours un sauveur suprême qui va nous sauver parce qu'il va dire qu'il est de notre côté. Ça a été le cas avec Hollande. C'est en ce moment le cas avec Marine Le Pen. Voilà, on ne l'a jamais essayé. C'est ce qu'on entend autour de nous. On ne l'a jamais essayé. Pourquoi pas, etc. Sauf que c'est à chaque fois, c'est des politiques qui sont de plus en plus réactionnaires, de plus en plus pro patronal. Et ils y vont. Ils y vont franchement. Et c'est sûr qu'on aura à redouter les futures élections et surtout ces conséquences politiques. Et la seule voie possible de comprendre. Combattre Marine Le Pen, Zemmour, Macron et puis tous ceux qui sont à côté de lui. Encore une fois, c'est le combat social. C'est quand il y aura des grèves. Il faudra un nouveau mai 68 dans ce pays, un nouveau juin 36. C'est la seule voie possible pour les faire reculer. Mais à ce moment-là, il ne faudra pas que les travailleurs s'arrêtent au milieu du guet. Il faudra qu'ils aillent jusqu'au bout. Et aller jusqu'au bout, c'est prendre des entreprises, c'est prendre le pouvoir politique.
on a l'impression quand même que cette voie... est un peu minoritaire parmi les travailleurs. Vous parliez de l'écho que peut avoir le discours de Marine Le Pen. On a vu pendant le mouvement de grogne dans le monde agricole que c'était le rassemblement national ou des voix un peu populistes qui influençaient un petit peu certains mouvements. Pourquoi les travailleurs, au sens large, sont-ils ? parfois tentés plus par l'extrême droite que par la gauche aujourd'hui.
Pourquoi ils sont plus attirés par Marine Le Pen que par Nathalie Arthaud ? Oui. Parce que le programme qu'on défend avec Nathalie Arthaud, c'est un programme de combat social. C'est un programme où on s'adresse à la conscience des travailleurs. On leur dit que ce n'est pas par le bulletin de vote qu'on pourra changer notre vie. Un député ou une assemblée nationale n'a aucun pouvoir, par exemple, par rapport au conseil d'administration de Stellantis. Mais vous vous présentez quand même à des élections. Et on se présente justement pour expliquer ça. pour affirmer que ce n'est pas par les élections qu'on peut changer les choses, c'est par le combat social. Alors c'est bien sûr se mettre en grève plusieurs semaines, cette idée qu'il faut que les travailleurs prennent les usines, prennent les banques, contrôlent tout dans la société. Elle est ambitieuse, elle est énorme, elle est ultra minoritaire. Ça, on en convient. Mais c'est la seule voie possible. Bien sûr que le discours de Marine Le Pen, il est beaucoup plus facile. Quand on n'a pas envie de se battre, on préfère essayer le bulletin de Marine Le Pen parce que voilà, en faisant une très grave erreur de calcul que ça ne va rien coûter. Si, ça va coûter très très cher. Ce qui peut coûter aux capitalistes, aux possédants, c'est justement le combat social, c'est les grèves. C'est le fait que le monde du travail prenne conscience que par-delà ses origines, par-delà ses nationalités, ses religions, on a un intérêt commun à défendre pour changer cette société qui soit s'enfonce dans la crise économique ou nous mène à la guerre.
Dernière question, une question d'actualité. Votre réaction en tant que force de gauche sur cette conférence de Jean-Luc Mélenchon annulée, censurée, dirait certains, à Lille, cette conférence sur la Palestine, comment vous réagissez à cette censure, qui apparemment a été aussi orchestrée politiquement par les Républicains ?
Scandalisé, révolté par cette décision, c'est la liberté d'expression qui est attaquée, qui est piétinée, bien sûr. Mais ça, ça fait partie de l'ambiance générale où aujourd'hui... C'est Marine Le Pen qui est présentée comme la défenseuse des Juifs. Et c'est Mélenchon qui est présentée comme un antisémite. Voilà, c'est quand même le monde à l'envers. Moi, je suis convaincu que Marine Le Pen, aujourd'hui, elle fait un calcul politique en prenant position. pour défendre Israël. Parce qu'une fois qu'elle sera attaquée aux musulmans en France, bien sûr qu'elle s'attaquera demain aux juifs. Parce que son mouvement politique, l'essence de son mouvement politique, il est bien sûr antisémite.
beaucoup Jean-Pierre Mercier d'avoir répondu à nos nombreuses questions sur l'actualité à la fois des européennes mais sur le mouvement social également en France. Je rappelle que vous êtes porte-parole de lutte ouvrière et deuxième sur la liste de votre parti pour les européennes. Et merci à vous de nous avoir regardé pour ce Toujours debout un petit peu écourté malheureusement à cause de l'annulation de l'un de nos invités Toujours debout se termine. Ici même, mais nos programmes se poursuivent que vous nous suiviez sur le flux 24-7 de YouTube ou sur le canal 350 de la Freebox. Le média tient à exprimer ses plus profonds remerciements aux donateurs de la campagne Kiss Kiss Bank Bank de septembre dernier. Les noms s'affichent dans le bandeau en bas de votre écran et sans qui ces personnes, sans qui, les programmes que vous appréciez n'existeraient tout simplement pas. Vous le savez, nos programmes sont donc financés que par vous. Et s'il vous plaise et que vous voulez que le média continue de traiter l'actualité comme il le fait, offrez-vous à partir de 5 euros par mois un véritable média libre et indépendant, un média des luttes à la télévision. Être à la télé, c'est bien y rester, c'est encore mieux. Il n'y a que de cette manière que nous pourrons développer la chaîne et renforcer les équipes et sa grille de programmes. Belle soirée sur le média.
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