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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Merci monsieur le Premier ministre. Allez, s'il vous plaît, un peu de silence. La parole est à monsieur Adrien Quatenas pour le groupe La France Insoumise.
Monsieur le Premier ministre, vous avez annoncé une nouvelle réforme de l'assurance chômage. Avec l'espoir que la séance de questions au Premier ministre soit, contrairement à la séance de questions au gouvernement, une véritable séance de réponses aux députés, je poserai deux questions directes. Y a-t-il, selon vous, un lien entre le niveau d'indemnisation du chômage et le niveau du chômage lui-même ? Ensuite, y a-t-il assez d'emplois pérennes non pourvus pour le nombre de demandeurs d'emploi en France ? Je vous remercie.
Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. Vous avez la parole.
Merci, madame la présidente. Je vais répondre à vos deux questions, monsieur Catenins. D'abord, je veux rappeler un fait. Il y avait 9,6% de chômage quand le président a été élu en 2017. On est aujourd'hui à 7,5%. On a le taux le plus bas depuis 40 ans, le taux de chômage des jeunes le plus bas depuis 25 ans et le taux d'emploi le plus haut depuis qu'il est mesuré. Qu'est-ce qui s'est passé entre les deux, entre 2017 et aujourd'hui, pour expliquer qu'on est deux points de chômage en moins, monsieur le député ? Qu'est-ce qui a été fait ? D'abord une politique économique et fiscale pour favoriser l'activité de nos entreprises. Est-ce que vous avez soutenu cette politique ? La réponse est non, pourtant c'est ce qui permet d'avoir le taux de chômage le plus bas depuis 40 ans et d'avoir 2 millions d'emplois qui ont été créés dans notre pays. Qu'est-ce qui a été fait entre les deux ? des réformes visant effectivement à tourner notre modèle social davantage vers l'activité, notamment une réforme de l'assurance chômage, une réforme du RSA. Est-ce que vous les avez soutenues ? La réponse est non. La réalité, c'est que vous avez systématiquement combattu tous les choix qui ont été portés par ce gouvernement et cette majorité pour favoriser le travail et que pour autant, nous avons tenu sur nos choix et nous sommes aujourd'hui à un taux de chômage historiquement bas. Vous pourriez reconnaître que vous vous êtes trompé ? Vous pourriez reconnaître ? que l'action qui a été menée par cette majorité permet d'avoir un taux de chômage faible. La réalité, c'est que vous n'êtes même pas capable de le reconnaître. Sinon, et avant de répondre à votre question, je vais vous en poser une autre. Sinon, comment expliquez-vous que le chômage est autant baissé, si ce n'est par l'activité et par la politique de ce gouvernement ? Je vous demande de me répondre sur les deux questions que vous avez posées. Nous avons en France, où nous avions avant la précédente réforme, un des modèles où la durée d'indemnisation était la plus longue et pourtant où nous avions le plus grand nombre de chômeurs, le taux de chômage le plus important. Beaucoup d'études qui sont réalisées montrent qu'après 12 mois, la réalité c'est que les chances de retrouver un emploi sont beaucoup plus faibles. A partir de là, il y a différents leviers sur lesquels vous pouvez agir. Il y a la durée d'affiliation, le nombre de mois que vous devez avoir travaillé sur les deux dernières années. Il y a la durée d'indemnisation, le temps pendant lequel vous êtes indemnisé. Et ensuite, il y a le niveau des indemnisations et la dégressivité qui peut être mise en place. J'ai moi-même dit que sur le niveau des indemnisations, cette piste n'avait pas ma préférence. Il y a une réforme récente qui a été mise en place en la matière. Sur le deuxième sujet, oui, monsieur le député, il y a des centaines de milliers d'emplois non pourvus chaque jour dans notre pays. On se déplace tous ici dans nos circonscriptions, partout sur le terrain. On rencontre partout des entreprises qui disent qu'elles cherchent à recruter, qu'elles sont freinées dans un certain nombre de projets, qu'elles pourraient s'étendre, qu'elles pourraient se développer économiquement, qu'elles ouvrent des emplois, qu'elles ne trouvent pas preneurs malgré toutes les démarches qu'elles entreprennent auprès de Pôle emploi, maintenant France Travail, des missions locales et autres. Donc oui, j'assume de dire qu'avoir un modèle social plus incitatif à l'activité permet de pourvoir un certain nombre de postes qui aujourd'hui ne sont pas pourvus, ce qui entraîne une... perte de financement pour nos services publics et pour notre modèle social.
bonne réponse était non. Il n'y a pas de lien entre le niveau d'indemnisation du chômage et le niveau du chômage lui-même. Le chômage était d'ailleurs au plus bas dans notre pays à l'époque où il était le plus indemnisé. Je veux rappeler ici que la perte d'un emploi est une souffrance, que le chômage tue directement 14 000 personnes par an. Je veux rappeler aussi que l'indemnisation du chômage n'est pas la charité mais une assurance pour laquelle les travailleurs cotisent. Et qu'avec vos précédentes réformes... Nous sommes passés de 70% de chômeurs indemnisés en 2008 à moins de 40% désormais. La seconde bonne réponse était non. Il n'y a pas assez d'emplois pérennes non pourvus pour le nombre de demandeurs d'emplois en France. Il y a environ un emploi non pourvu pour 22 demandeurs d'emplois disponibles. Vous pourrez donc atteindre des statistiques alléchantes du chômage à coups de radiation, de contrats d'apprentissage, de subventions, d'explosions des contrats de courte durée. La réalité, c'est que le marché ne produit pas assez d'emplois pérennes malgré l'argent public dont vous arrosez généreusement les vérités. véritables assistés de ce pays, les riches et les grandes entreprises. Vous ne cessez de répéter que le travail doit mieux payer que l'inactivité. Mais comme avec vos nouveaux amis de l'extrême droite, vous refusez l'augmentation des salaires, pour creuser l'écart entre ceux qui sont en emploi et les autres, vous appauvrissez ceux qui sont le plus en difficulté. Foutez donc la paix aux plus démunis et rendez l'argent que vous avez donné sans résultat à vos amis.
le député Catenins, j'ai répondu à vos deux questions. Vous n'êtes pas d'accord avec la réponse. C'est tout à fait votre droit. Je note que je vous ai posé une question. Qu'est-ce qui explique que le chômage ait autant baissé depuis l'élection du président de la République, si ce n'est l'action de cette majorité ? Vous n'avez pas répondu. C'est donc que vous reconnaissez que c'est l'action de cette majorité qui a permis la baisse historique du chômage. Il n'est jamais trop tard pour changer d'avis.
Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre. S'il vous plaît, un peu de silence.
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