Chargement...
Chargement...
La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Alors il faut
que je reprenne la main, je vais vous repasser, reposer la question parce qu'apparemment il y a un problème de micro. Donc quand on me dira que le micro est réparé, on pourra vous entendre. Est-ce que ça marche ? Oui. Alors on va vous donner un micro-main, désolé. Voilà, c'est comme si vous étiez dans un meeting, mais vous n'êtes pas dans un meeting. Je vous posais la question de savoir si le gouvernement doit faire encore plus d'aide au carburant, des aides directes ou s'il faut changer de méthode.
dans le Calvados, et que je vois bien à quel point la situation est difficile pour tous ceux qui doivent prendre leur voiture chaque jour pour aller travailler, faire parfois 20-30 km aller-retour. Donc je pense qu'il y a deux sujets. Il y a à la fois le niveau de l'aide, parce que depuis le début de la crise, c'est 120-160 euros de surcoût pour les Français. Donc il faut augmenter
cette aide ?
Donc je pense qu'il faut réévaluer l'aide. Jusqu'à combien à peu
près
? Je pense qu'il faut que le gouvernement déjà anticipe sur ce que sont les prix aujourd'hui. Et puis il y a un sujet aussi sur la possibilité d'accéder à cette aide. Ça devait être simple. Manifestement, ça ne l'est pas complètement. Donc je pense qu'il faut aussi regarder comment on rend cette aide facilement accessible. C'est-à-dire quoi ? Il faut changer l'outil ? Je pense que, vous voyez, normalement, on avait compris qu'il suffisait d'aller sur le site des impôts, demander l'aide et que ça se passait facilement. Manifestement, ça n'est pas aussi simple que ça. Donc je pense qu'il faut à la fois réévaluer et avoir un dispositif très simple. Changer
de méthode, quoi
Sans doute.
Sans doute changer de méthode. Est-ce que le retour à la ristourne à la pompe ? Comme ça a existé, vous avez connu ça, ça pourrait être envisageable.
Écoutez, tous ceux qui demandent ça aujourd'hui, ce sont les mêmes qui reprochent. d'avoir dépensé trop d'argent qui reproche aujourd'hui l'état des finances publiques. Donc je pense qu'il faut un peu de cohérence. On a des Français qui sont en difficulté. Je pense que c'est important de cibler les aides prioritairement sur ces Français en difficulté. Donc
pas question de retourner à la rue sur la la pompe. Je crois que chacun
peut voir l'état des finances publiques. Il y a assez de critiques sur le sujet. Donc ne demandons pas de remettre en place des aides qui sont par ailleurs critiquées.
Dans ce contexte, Sébastien Lecornu doit préparer le budget pour l'année prochaine. Où se trouvent les économies possibles à vos yeux ? Il doit trouver 54 milliards.
pense que ce qui est très important, d'abord le chiffre de 54 milliards, je crois que l'objectif c'est d'avoir un déficit qui ne dépasse pas 5%. Suite, vous savez, des chiffres d'économies par rapport à des hausses potentielles, au bout d'un moment on n'y comprend plus grand chose, mais en tout cas viser 5% de déficit ça me paraît important. Où trouver des économies ? Tout le monde attend, c'est que l'effort soit réparti le plus justement possible. Et donc, chacun doit prendre sa part de la façon la plus juste possible.
Est-ce que vous pensez que Sébastien Lecornu pourra se passer du
49-3 ? Alors si vous me demandez si les oppositions vont voter le budget, je pense qu'elles ne le voteront pas. Ce qu'on peut attendre de tous ceux qui aspirent à diriger le pays, c'est qu'il n'empêche pas que la France ait un budget. On s'habitue un peu à ces lois spéciales. qui finalement permettent de continuer la vie courante. Mais ensuite, on vient nous dire, la croissance est moins forte en France. Oui, évidemment, si on ne peut pas investir pendant plusieurs mois, la croissance est moins forte. Ça ne permet pas de faire face à des crises. Donc je pense que ce qu'on peut attendre de tous ceux qui veulent exercer des responsabilités, c'est qu'ils permettent que le pays ait un budget. De ne pas bloquer le budget. De ne pas censurer le gouvernement.
Mais si c'est le cas, Sébastien Lecornu, il ne faut pas qu'il hésite à utiliser le 49-3.
Je vous dis, de toute façon, ce budget ne sera pas voté par les oppositions, donc que le Premier ministre recourt au 49-3 et que les oppositions ne censurent pas le budget. Au
passage, Sébastien Lecornu veut réduire les indemnités des ministres. Est-ce que vous trouvez que c'est une bonne idée
? Je pense que les Français attendent qu'on leur montre que... Tout le monde participe à l'effort. Donc je pense que c'est dans cette idée-là que Sébastien Lecornu avance cette idée de demander des efforts, y compris aux ministres. Je
pose cette question parce que quand Michel Barnier avait demandé aux anciens premiers ministres, dont vous, de réduire les dispositifs auxquels ils ont droit, officiers de sécurité, chauffeurs, secrétaires, ça dépend de l'ancienneté, vous aviez dit que ce n'est pas là-dessus qu'on fait des économies, surtout qu'il y a un problème de sécurité aussi.
Moi j'avais dit que c'est des dispositifs de sécurité, mais voilà, je pense que, en tout cas, symboliquement, quand on demande des efforts aux Français, les Français... On sait attendre que tout le monde y participe.
À propos des retraites, parce que le gouvernement là aussi envisage un gel des pensions à partir de 2034 euros par mois, est-ce que vous y êtes favorable ?
aura ce débat. Je pense que là encore, je vous dis, on ne va pas demander aux retraités de supporter à eux seuls l'effort qui doit être fait. Dans une logique, et ça suppose qu'on ait la vision d'ensemble, où chacun participe, il faut effectivement sans doute que les retraités y participent aussi. On sait qu'il y a deux façons de le faire, soit de geler les pensions à partir d'un certain niveau, soit de revenir sur... L'avantage fiscal, l'abattement de 10%. Qu'est-ce que vous préférez ? A titre personnel, je pense que c'est plus juste de... d'intervenir par l'impôt, mais de toute façon c'est de revenir ou de plafonner cet abattement de 10% parce que quand on cotise, il y a un contrat social qui est que la pension est indexée. Donc voilà, je pense que la logique voudrait qu'on intervienne par l'impôt.
Donc plutôt revoir l'abattement de 10%. L'an dernier, pour obtenir la bienveillance du Parti Socialiste, le Sébastien Lecornu avait gelé votre réforme des retraites à 64 ans. Pensez-vous que le prochain locataire de l'Elysée devra reprendre ce dossier là où vous l'avez laissé, 64 ans voire plus ?
Ce dont je suis certaine, c'est que pour financer notre modèle social, pour pouvoir investir dans la recherche, l'innovation, la formation, la transition écologique, notre défense, on a besoin de maîtriser nos dépenses sociales. Et donc, je n'ai pas de doute sur le fait qu'il faut qu'on soit plus nombreux à travailler et pour ceux qui le peuvent un peu plus longtemps. De repousser encore au date 64. Non, je n'ai pas dit ça. Je pense que beaucoup de nos voisins... ont un système dans lequel l'âge de départ se décale en fonction de l'espérance de vie. Finalement, c'est une règle qui est simple, prévisible et peut-être qu'on devrait s'en inspirer.
Vous étiez ce week-end à la rentrée politique de François Bayrou à Lille-sur-la-Sorgue dans le Vaucluse. Il a appelé à une primaire allant du centre-gauche à la droite, donc de Bernard Cazeneuve à Bruno Rutaillot pour donner des noms, pour choisir le candidat du bloc central. Est-ce que vous approuvez cette idée
pense que tous ceux qui étaient présents à ces universités du Modem partagent le fait qu'on a besoin de se rassembler. Et moi, ce que je note, c'est qu'aujourd'hui, le centre n'est pas représenté dans cette campagne. Et je pense que c'est important que ses valeurs, que sa vision soient portées. Mais alors c'est quoi, c'est qui le centre Écoutez, le centre, je ne vais pas vous faire la théorie de ce qu'est le centre, mais quand effectivement Edouard Philippe dit « moi je suis un homme de droite, j'ai bien compris qu'il fallait rallier le centre » et que Gabriel Attal revendique de ne pas être au centre ou de ne pas être centriste, je pense que ces valeurs, cette vision du centre, c'est précisément à la fois, à mes yeux, ce qui peut permettre de répondre aux défis et ce qui peut permettre de rassembler. Mais qu'est-ce qui manque à Gabriel Attal ou à Edouard Philippe savez, je pense que quand on est au centre, on croit par exemple que le droit doit primer sur la force. On pense que... doit peut-être adapter les règles au sein des entreprises, mais qu'on ne supprime pas le code du travail. On pense qu'on doit être exigeant sur le niveau des élèves, mais qu'on ne doit pas leur fermer la porte à l'entrée du collège. Donc voilà, c'est ce genre de vision qui doit être
portée dans la campagne. Je dis Gabriel Attal parce que c'est le patron de votre parti, il devrait être le candidat naturel.
Je vous dis ce à quoi je crois. Je crois aussi, par exemple, que quand un jeune de 14 ans commet un crime... Il doit être sanctionné sévèrement, mais pas jugé comme un adulte. Donc c'est ça les valeurs du centre que moi je porte et que je souhaite voir porter dans cette campagne.
Alors il y a plusieurs personnes qui sont sur la ligne de départ. Je vous ai ajouté, parce qu'Yael Brunpillet, la présidente de l'Assemblée nationale, l'autre fois avait dit qu'il manque de femmes, vous auriez pu ajouter Elisabeth Borne. Vous êtes sur la liste de départ pour la présidentielle ? On aurait pu rajouter Yael Brunpillet. Non mais vous, vous êtes sur la ligne de départ pour la présidentielle ? Non mais je vous
dis, la situation est grave. Je pense qu'il faut... Du coup, se concentrer et proposer un projet qui redonne de l'espoir aux Français. Yael Brown-Pivet vous demande clairement d'y aller. D'autres aussi. Je pense que ce que pointe Yael Brown-Pivet, c'est qu'il y a beaucoup d'hommes et assez peu de femmes.
C'est factuel. Merci Elisabeth Borne d'avoir accepté notre invitation sur le plateau des cas de vérité et de vous être adapté à notre micro qui était en panne. Et vous nous avez indiqué aujourd'hui qu'il fallait changer la méthode des aides au carburant. Merci beaucoup.
Transcription automatique — vérifiez toujours avec la vidéo source horodatée.