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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
Vous êtes donc candidat à l'élection européenne au Parlement européen, où vous siégez dans le groupe Identité et Démocratie, aux côtés des néerlandais de Gardewilders, de la ligue de Matteo Salvini et des allemands de l'AFD, dont certains des membres proposaient, on le sait, un projet de remigration, donc d'expulsion de plusieurs centaines de milliers d'étrangers. C'est contesté par la direction
de l'AFD.
Vous avez dit être hostile à ce projet, mais pour autant vous souhaitez toujours siéger au sein de ce groupe. Vos alliés ne sont-ils pas ? encombrant et de plus en plus encombrant.
Je vais vous dire, moi je suis l'avocat de mon mouvement, de mes idées et de ma campagne. Je ne suis pas l'avocat de mouvement politique qui siège au Parlement européen. Écoutez, à l'évidence, nous avons vocation arriver au pouvoir. Parfois on vous sent plus proche de Georgia Mélanie que de vos alliés actuels au Parlement européen. Moi je travaillerai demain avec l'ensemble des dirigeants politiques qui sera... qui sont démocratiquement élus dans les différents États européens. Donc une alliance est possible
avec l'autre groupe souverainiste auquel appartient Georgia Melloni ?
Mais les équilibres des groupes vont très certainement bouger à l'issue des élections européennes. Parce que le risque
c'est de rester tout le temps minoritaire au Parlement.
Écoutez, pour la première fois... Dans l'histoire des élections européennes, nous avons la possibilité de faire émerger une minorité de blocage. Moi, je dis aux Français, il faut aller voter le 9 juin prochain. Parce qu'une grande partie de ce que vous subissez dans votre quotidien, de la politique d'immigration, au prix de l'électricité, en passant par ce que vous avez dans votre assiette… Ça a des conséquences chez vous, mais c'est décidé à Bruxelles. Donc il faut envoyer dans l'hémicycle du Parlement européen un maximum d'eurodéputés patriotes en France, mais aussi partout en Europe, qui défendent l'intérêt des peuples et qui défendent l'intérêt des nations.
Donc y compris vous rapprochez du parti de Giorgia Meloni à Bruxelles.
Mais écoutez, moi je ferai alliance. Je vais vous dire, moi j'ai un projet très simple. Souvent on est attaqué en disant vous voulez détruire l'Europe, vous voulez en sortir. Je ne veux pas sortir de l'Union Européenne parce que quand on est à la table des négociations et qu'on est en train de gagner la partie, on ne quitte pas la table des négociations. Quel parti vous gagnez ? Vous dites tout le temps ça, on est en train de gagner la partie, mais quel parti ? Je pense que les idées au Parlement Européen, c'est combien ? Oui, c'est quelle part du Parlement ? Ça ne vous aura pas échappé, M. Cohen, que les intentions de vote aujourd'hui nous donnent potentiellement gagnants des élections européennes, mais aussi potentiellement gagnants. C'est une hypothèse de la prochaine élection présidentielle. Au Parlement européen, pardon, c'est le PPE restreint, je pense. Largement
majoritaire.
Oui, enfin, écoutez, on parlait de l'Italie tout à l'heure. Le PPE de feu, M. Berlusconi, peine difficilement à atteindre les 5% dans les sondages. Et la droite républicaine française, on ne peut pas dire qu'elle soit en bon état. Par conséquent... Moi, je veux rassembler tous ceux qui, en Europe, veulent défendre l'intérêt des peuples, l'intérêt des nations. Et je dis aux Français que le 9 juin, c'est un choix très clair entre l'Europe de Macron, celle qui prône la décroissance agricole qui a mis nos agriculteurs dans la rue, celle qui prive les Français d'un prix de l'électricité et d'un prix de l'énergie français, celle qui impose la répartition obligatoire, c'est le pacte pour l'immigration dans les communes françaises, sous contrainte de menaces financières. C'est-à-dire que si... On refuse, c'est ce pacte pour l'immigration, si on refuse des migrants dans les communes françaises, les communes françaises devront... Payer des amendes. Ce sont ça les grands choix. C'est absolument faux ce que vous dites. Mais pourquoi c'est faux ? C'est faux. Chaque pays aura le choix soit d'accueillir dans un mécanisme de solidarité, soit de payer une contribution au système. Et ce n'est pas les communes qui payent. Quelle différence les communes paieront. C'est l'argent du contribuable. Pardon, mais ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. Mais enfin, M. Cohen, c'est l'argent du contribuable. L'argent ne va pas tomber du ciel. Vous dites que les communes paieront. Quelles communes paieront ? Ce n'est pas les communes. Les États auront le choix soit d'accueillir des migrants dans un organisme de solidarité, soit qu'on a baissé les dotations globales des fonctionnements des communes depuis maintenant plusieurs années et qu'on leur a su créer un certain nombre de dotations. Si, quand même, pardonnez-moi, c'est l'impôt du contribuable. Et donc, si on veut aller plus loin, ce sont donc les Français qui devront payer la Commission européenne s'ils refusent d'avoir des migrants dans leurs communes. C'est ça la réalité. Et donc, ce 9 juin, c'est aussi un choix entre ceux qui acceptent la subversion migratoire et ceux qui la refusent. Et pour vous répondre, il y a beaucoup... C'est beaucoup de partis politiques en Europe qui a inspiré ce processus-là. Vous me parlez de Madame Mélanie. Je ne vous ai pas parlé de Madame Mélanie. Moi, je combat ce pacte pour les migrations. On en parlait il y a une minute à propos des alliances éventuelles au Parlement. Mais c'est vous qui m'avez parlé de Madame Mélanie. Madame Mélanie, elle est l'alliée dans cette campagne d'Éric Zemmour
et
de Marion Maréchal. C'est à eux qu'il faut poser la question, puisque précisément, Éric Zemmour... Vous étiez prêt à
envisager une alliance avec tous les partis... Mais pas avec les
partis qui vont soutenir Ursula von der Leyen. Il se trouve que dans cette campagne européenne, ils pensaient toujours, on ne parlait jamais. Madame Mélanie s'apprête à soutenir pour un deuxième mandat. Madame von der Leyen, il faut poser la question à Éric Zemmour et à Marion Marion, qui vont donc soutenir des gens qui imposent l'immigration. Mais pas du tout. Il y a beaucoup de partis politiques dans ce groupe ECR. Mais enfin, ça, si vous voulez, c'est de la cuisine. Bah non. Si, si, c'est de la cuisine des couloirs du Parlement européen. Pour que les choses changent,
il faut
pouvoir faire passer... A quoi ça sert de voter pour vous ? Je dis aux Français que le 9 juin est un référendum sur la politique gouvernementale, mais aussi sur l'Europe de Macron. Et que s'il ne se soucie pas de l'Union européenne, alors c'est l'Union européenne qui va venir se soucier d'eux.
Parlement européen, vous siégez depuis 2019. Il y a certains qui vous reprochent de ne pas y être... Assez votre absentéisme à Strasbourg. Vous avez opposé un taux de présence de 94%.
Un
tout petit peu moins que certains de vos concurrents aux européennes. Mais en 5 ans, pour regarder un autre chiffre, vous avez déposé 21 amendements d'après un décompte arrêté en fin d'année dernière. Manon Aubry de la France Insoumise en avait déposé 3460. Ça a changé
quoi
?
Ah oui, d'accord.
3460. Non, mais c'est
une question intéressante. Déplacer des virgules... J'ai une autre conception du courant politique. Si les Français qui nous regardent ce soir ont le sentiment que les amendements de déplacement de virgule de Mme Aubry ont changé leur quotidien... Je termine
ma question. Manon Aubry, à LFI, 3460 amendements. Raphaël Luxman, 2033. D'autres, 1200. Est-ce que ce sont eux qui en font trop ? Vous, pas assez ? Est-ce que ça ne change absolument rien ? Vous n'avez rien à proposer ?
Je veux dire, je suis très fier de mon travail au Parlement européen. Parce que j'ai rempli le rôle que m'a confié la démocratie il y a cinq ans. Il ne faut pas avoir de mépris pour la démocratie et pour l'opposition. Parce que l'opposition dans laquelle nous sommes aujourd'hui, nous n'avons pas vocation à y rester. Nous avons précisément vocation demain à être de l'autre côté. Par conséquent, ceux qui ont des comptes à rendre sont ceux qui sont au pouvoir. Lorsque je serai au pouvoir... Et lorsque nous exercerons les idées pour lesquelles nous nous sommes toujours battus, alors sans doute, parce que c'est le jeu de la démocratie, nous aurons des comptes à rendre. Et je peux vous dire que je suis extrêmement fier pendant 5 ans d'avoir combattu la politique qui a été conduite par l'Europe de Macron. Gauche, droite, Macronie votent 80% des textes en commun. Nous sommes et nous avons été la seule force d'opposition au Parlement européen. J'ai combattu. le pacte vert et l'écologie punitive qui imposent aujourd'hui à nos agriculteurs une stratégie de décroissance agricole qui les met en concurrence avec des produits du bout du monde et qui en plus leur demande de baisser de 15 à 20% leurs exploitations agricoles ce qui va entraîner non seulement Une hausse du coût de l'alimentation, mais en plus une dépendance aux importations. Je suis très fier de combattre, M. Cohen, nous en avons parlé, le pacte pour l'immigration qui précisément va accélérer la répartition obligatoire des migrants dans les communes françaises. Donc j'ai mené le combat pour lequel j'ai été élu et si j'étais aussi absent qu'ils le disent au Parlement européen, sans doute que je ne serais pas donné aujourd'hui en tête de ces élections européennes et peut-être que les Français qui votent... pour moi et qui votent pour nous, trouvent peut-être un intérêt à ce que je sois dans la vie politique. En tout cas, je l'espère parce que c'est précisément pour eux que je me bats.
Vous avez annoncé ce week-end que l'essayiste Malika Sorel, autrefois proche de François Fillon, est numéro 2 sur votre liste aux européennes. Le Canard enchaîné, dans son édition d'aujourd'hui, fait état d'offre de service de sa part à Emmanuel Macron lors du dernier remaniement. Elle s'en est expliquée hier lors des états généraux de l'immigration auxquels vous avez participé.
'un m'a donné son portable, m'a supplié de l'appeler pour lui faire entendre raison parce qu'il estimait qu'Emmanuel Macron prenait des décisions à rebours des intérêts de la France et des peuples français. J'ai redit ma volonté d'aider la France en particulier sur les questions de l'éducation. Je lui ai dit que le général de Gaulle avait à ses côtés Couve de Meurville et André Malraux et que Emmanuel Macron avait Stéphane Séjourné et Rachida Dati à la culture. J'assume d'avoir voulu servir la France.
Ça vous étonne ? Vous étiez au courant qu'elle avait proposé ses services au président avant de vous rejoindre ?
Mais, enfin, évident, Malika Sorel est une... grande intellectuelle française qui a servi la République depuis plusieurs années. Elle a servi Dominique de Villepin, Nicolas Sarkozy au sein du Haut Conseil à l'intégration, François Fillon. Et aujourd'hui, elle a travaillé d'ailleurs aussi avec des gens qui, à gauche, sont venus la consulter. Et peut-être qu'Emmanuel Macron aurait dû prendre Malika Sorel dans ses équipes parce que, précisément, les idées que Malika Sorel défend depuis 20 ans sont à rebours d'une politique que... mène aujourd'hui Madame Belloubet à l'éducation nationale, qui est l'incarnation du laissé-aller socialiste par excellence, et qui a amené, d'après ce que Malika Sorel appelle dans ses livres, la décomposition française. C'est-à-dire que la politique migratoire qui est menée depuis 30 ans, les renoncements du quotidien, comme nous l'avons encore vu... cette semaine, ont créé aujourd'hui dans le pays une archipélisation du territoire qui fait que la République n'est plus entendue, qu'elle n'est plus respectée et que ses valeurs sont bafouées. Par conséquent, depuis...
Certainement plus
que celle de Mme Belloubet. Mais vous voyez, aujourd'hui, moi, je suis tête de liste aux élections européennes et je prépare précisément l'arrivée de mon mouvement politique au pouvoir. Le rassemblement, certains en parlent. Moi, je le fais. Je suis très heureux d'avoir quelqu'un comme Malika Sorel que je lis et que j'écoute depuis plusieurs années. Et j'ai aussi en troisième de liste Fabrice Ledgeri, qui est l'ancien patron de l'agence de garde frontière européenne Frontex, qui est un grand serviteur de l'État. Et nous avons aujourd'hui des profils de très haut niveau qui travaillent.
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