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La transcription complète de la vidéo, ouverte sur le tour de parole qui contient l'extrait : faites-la défiler pour lire tout ce qui précède et tout ce qui suit. Le tour cible est encadré.
est 7h19 à Paris, l'invité des RFI matin aujourd'hui est député européen, élu sur la liste française de La République En Marche en 2019, le parti d'Emmanuel Macron, membre du groupe Renew au Parlement européen. C'est dans son pays, l'Italie, qu'il menait avant cela sa carrière politique, notamment en tant que ministre des Affaires européennes. C'était entre 2014 et 2018. Bonjour Sandro Gozzi. Bonjour. Et merci d'avoir accepté l'invitation des RFI ce matin pour passer en revue quelques-uns des grands enjeux. européens du moment. L'Ukraine en est un, évidemment si ce n'est l'enjeu. Et sur ce sujet, Emmanuel Macron a suscité la polémique cette semaine en estimant qu'il ne fallait pas exclue en l'envoi de troupes occidentales en Ukraine, notamment pour des missions de formation. Dans la foulée, la plupart des alliés comme l'Allemagne, les Etats-Unis, le Royaume-Uni ont pris leur distance avec ces propos. Emmanuel Macron a-t-il pris le risque de montrer un visage désuni des Occidentaux et des Européens en particulier sur cette question ?
Non, il a dit la vérité, il a indiqué la voie comme il l'a fait il y a un an, quand d'autres ne voulaient pas envoyer des équipements militaires, ou ne voulaient pas envoyer des avions. Il est clair qu'il ne faut pas montrer de la faiblesse vis-à-vis de Poutine et il ne faut rien exclure. Après, il est clair qu'il s'agit, comme le président de la République l'a expliqué, d'envoyer des démineurs, d'envoyer des formateurs pour utiliser les équipements militaires. Mais c'est le béabat de la stratégie. Si on exclut dès le départ quelque chose, il est clair qu'on se montre faible face à l'agresseur. Et la guerre de Poutine à l'Ukraine, on l'a dit à plusieurs reprises, mais c'est la vérité. guerre à nous tous. Nous ne sommes pas en guerre avec la Russie, mais la Russie est en guerre avec nos valeurs. Et beaucoup se jouent de l'avenir des Européens en Ukraine. Donc je crois que le président de la République a raison
de se montrer déterminé. A ce sujet, Vladimir Poutine a répondu au propos d'Emmanuel Macron dans un discours à La Nation. Je cite quelques phrases du président russe. « Les Européens doivent comprendre que nous aussi avons des armes capables d'atteindre des cibles sur leur territoire. » Il évoque, je cite, « une menace réelle de conflit avec utile ». de l'arme nucléaire. Certains, notamment à gauche, estiment que les propos d'Emmanuel Macron ont donné à Vladimir Poutine des arguments supplémentaires pour sa rhétorique guerrière. Que leur répondez-vous ? Que
Poutine est en difficulté et le plus il durcit sa rhétorique, le plus il démontre qu'il y a une difficulté et que le plus nous allons aider les Ukrainiens, le plus nous amènerons Poutine finalement à la table de négociation, pas à ces conditions mais aux conditions que nous voulons.
Donc pas de quoi s'inquiéter au vu des propos de Vladimir Poutine hier. Ce n'est pas à prendre au sérieux. Je ne crois pas que les
Cossacks seront proches de la place de la Concorde.
Pensez-vous comme Emmanuel Macron que la défaite de la Russie est, je cite, indispensable à la sécurité et à la stabilité de l'Europe ? Absolument,
c'est lié. La Russie a remis en question... L'ordre de sécurité et de stabilité que nous avons bâti en Europe depuis la deuxième guerre mondiale et notamment depuis l'acte de Helsinki. Donc il faut tout reconstruire. Il faut reconstruire sans Poutine et avec la Russie, bien évidemment. Et donc il faut préparer l'avenir. Pour préparer l'avenir, il ne faut pas subir une défaite maintenant. Et tout se passe en Ukraine. C'est pour cela que Macron a lancé aussi la communauté politique européenne, un nouveau forum de sécurité dans lequel nous devons inventer nouveau ordre européen. Et c'est pour cela que nous avons décidé d'ouvrir les négociations avec l'Ukraine pour entrer dans l'Union européenne. Ce qui, évidemment, passe aussi à travers une réforme en profondeur de l'Union
européenne telle que nous avons aujourd'hui. Mais on voit aujourd'hui une forme de friture sur la ligne entre la France et l'Allemagne. Par exemple, quand Emmanuel Macron assume ce discours envers Moscou, Olaf Scholz, lui, dit vouloir éviter toute forme d'escalade avec le Kremlin. Paris et Berlin, on parle du moteur franco-allemand souvent, doivent-ils remettre ? à l'heure différent pour parler d'une seule voix de nouveau. Oui, il est
clair qu'aujourd'hui, il y a des difficultés dans les dialogues entre Paris et Berlin. Et il est clair que quand les choses ne vont pas... Quand il y a des difficultés dans les dialogues entre Paris et Berlin, c'est difficile pour toute l'Union européenne. Moi, je crois que le couple franc-allemand n'est plus déterminant de façon absolue pour l'avenir de l'Europe. Mais il est clair que c'est un couple nécessaire. Et de ce point de vue... Je crois que les ambiguïtés sont plutôt du côté des Schott de Berlin. Schott doit mieux nous expliquer son annonce qui n'a pas encore mis en œuvre des 100 milliards d'euros. pour renforcer la défense allemande. C'est sans doute, selon moi, une indication positive, importante, mais il faut expliquer comment cela se décline par rapport au pilier européen de l'OTAN, par rapport à l'autonomie stratégique. Donc il y a pas mal de questions qui doivent être clarifiées à Berlin. Je crois que quand Macron, déjà en 2017, indiquait de l'autonomie stratégique, de la construction d'une puissance militaire industrielle européenne, la voie de l'avenir, il avait raison et la tragédie... qu'on voit au port de l'Union Européenne en Ukraine. confirme que nous devons accélérer. Et c'est le grand enjeu de la prochaine mandature du Parlement européen aussi.
Sandro Gozzi, vous avez porté l'adoption par le Parlement européen d'un nouveau règlement sur la publicité politique. Et là encore, la Russie n'est évidemment pas très loin puisque c'est pour renforcer les protections contre les risques d'ingérence étrangère. De quoi s'agit-il exactement ? Il s'agit
de mieux protéger nos démocraties, de mieux protéger nos élections et de mieux nous protéger des ingérences. Protéger nos démocraties parce qu'il faut plus... de transparence. Aujourd'hui, on ne sait pas qui finance qui. Souvent, dans les réseaux sociaux, on a des postes qui semblent des opinions personnelles. En fait, ils font partie... – Qui sont de la
publicité déguisée ou du moins bien cachée. – Voilà, publicité politique
déguisée. Donc, nous avons imposé la transparence. Vous pouvez dire ce que vous voulez sur les réseaux sociaux, mais si vous les dites parce que vous êtes payé par les candidats Sandrogoti et les candidats Sandrogoti sont financés par une entreprise, ceux qui vous lisent doivent savoir que vous les dites parce que... que vous êtes payés par mois et que les financements arrivent de cette entreprise. Donc, plein de transparence de ce qui se passe dans la publicité politique, notamment dans les réseaux sociaux, mais pas que. Et interdiction du financement des campagnes électorales à trois mains des élections de la part d'acteurs non européens. Parce que nous avons vu les ingérences russes. pas seulement russes, mais notamment russes et chinoises, pendant la présidentielle en 2017, lors du Brexit, lors du référendum constitutionnel en Italie. Nous devons mieux défendre nos démocraties, donc plus de transparence. plus de protection par rapport aux ingérences étrangères. C'est un règlement important. Je suis dans vos studios et dans deux heures je partirai pour Washington et New York parce que j'irai aux Nations Unies à la Maison Blanche au Congrès à expliquer ce que nous avons fait. Je crois que ça pourrait être un modèle pour nos
amis américains. Des nouvelles règles qui ne s'appliqueront ceci dit qu'en 2025, c'est-à-dire après l'élection européenne du mois de juin. On a appris hier soir dans le journal Le Monde que les services de renseignement français s'intéressent de près à un projet de liste. pour défendre les intérêts de Moscou à ses élections européennes. D'autres pays seraient visés par des initiatives de ce type d'alliés du Kremlin. Une réunion inter-étatique est même prévue à ce sujet à la mi-mars entre services de renseignement. L'Europe est-elle, à quelques mois de ces élections, aujourd'hui en danger de déstabilisation de la part de Moscou ?
L'action des déstabilisations des Russes est en cours depuis plusieurs années. Elle passe aussi à travers leurs alliés européens. Les rassemblées nationales de Marine Le Pen, la Lega de Matteo Salvini, Alternative for Deutschland sont des alliés du Kremlin, des alliés de Poutine, ont été financés par des banques russes, ont signé des accords formels de coopération avec les partis de la Russie Unie. Donc on ne découvre rien. On sait qu'à l'intérieur de nos démocraties, dans les... européenne qui vont venir, il y a des alliés de Poutine. Et en France, les meilleurs alliés de Poutine se trouvent au Rassemblement national. Quant aux mesures que nous avons prévues, je vais vous rappeler que les États membres et les plateformes peuvent anticiper, même si l'ensemble des mesures va rentrer en vigueur en 2025, il y en a déjà. Il y a certaines règles qui vont s'appliquer aux lésions européennes et les plateformes peuvent, nous allons encourager les plateformes à anticiper la mise en œuvre pour que... toutes ces mesures puissent être appliquées lors des élections européennes.
Un mot, Sandro Gozzi, enfin, pour finir sur les élections européennes et sur la candidate française de la majorité présidentielle, Valérie Heyer, confirmée hier soir. Une eurodéputée, il faut le dire, peu connue du grand public, face notamment à un Jordan Bardella du RN très populaire et en tête dans les sondages. Certains dénoncent un choix par défaut. Qu'en dites-vous ? Que Valérie Heyer est très connue au
Parlement européen où personne ne connaît Bardella.
Oui, mais personne parmi les élections européennes. Les électeurs français, peu de gens connaissent Valérie.
Elle a fait les heures pour lesquelles avait été élue, la députée européenne, alors que Jordan Bardella n'a extrêmement rien fait au Parlement européen. On aura le temps, on a commencé hier soir avec son interview à TF1, les Français auront le temps d'apprécier la compétence et la détermination de Valérie Ayer. Et moi, je suis très satisfait qu'il soit quelqu'un de notre délégation qui est aujourd'hui au Parlement européen. qui mène la liste, que je crois fera une très bonne campagne. Mais honnêtement, la différence entre les deux sortants est flagrante. Moi, je n'irai pas à me souvenir d'une initiative législative de Bardella au Parlement européen.
Merci Sandro Gozzi, député européen, membre du groupe Renew au Parlement européen. Très bonne
journée et merci d
'avoir accepté l'invitation des RFI.
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